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Edouard Philippe en tête pour « réinventer la France » loin devant Macron

Edouard Philippe en tête  pour « réinventer la France » loin devant Macron

Selon un  sondage IFOP pour La Tribune et Europe 1. Interrogés pour savoir en qui ils ont confiance pour « réinventer la France », les Français ont placé Édouard Philippe largement en tête avec 45% des répondants, sur une liste de 40 personnalités.

L’écart se creuse nettement avec Emmanuel Macron qui apparaît au neuvième rang à 32%, talonné par le Général de Villiers, l’ancien chef d’État-major des Armées qu’il avait viré manu militari en 2017. Édouard Philippe, choisi au début du quinquennat pour incarner le « en même temps » macronien par une belle « prise » à droite, est en train de réaliser un joli contrepied de boxeur en imposant sa carrure dans l’opinion face à un président dont il devient en quelque sorte le caillou dans la chaussure, celui qui fait mal quand on marche trop longtemps avec, mais que l’on ne peut que difficilement enlever.

Selon Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP, Édouard Philippe connaît « un véritable état de grâce » : 94% des sympathisants LREM ont confiance en lui pour réinventer la France et malgré la « trahison » de 2017, le Premier ministre qui n’a jamais rallié En Marche, le parti du président, il bénéficie de la confiance de 65% des sympathisants LR. Quels que soient les scénarios pour son avenir, maintien à Matignon ou retraite dans sa ville du Havre, il semble donc devenu incontournable. Il est en tout cas devenu plus difficile pour Emmanuel Macron de justifier son départ, sinon pour se débarrasser d’un rival. Le chef de l’Etat, sans que rien ne perce de ses intentions, a salué dimanche soir la « belle victoire » de son Premier ministre et le recevra ce lundi « en tête à tête » avant l’échange prévu avec les 150 Français membres de la convention citoyenne pour le climat.

Selon ce  sondage, les personnalités issues de la droite l’emportent nettement dans l’opinion pour réinventer la France. Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, devenu le premier opposant du président de la République, sort du lot en quatrième position avec 38% de confiance devant Nicolas Sarkozy (5e à 36%), François Baroin, Bruno Le Maire ou Valérie Pécresse. « Un nouvel espace politique semble en train de s’ouvrir pour la droite modérée », souligne Frédéric Dabi.

Quant à la gauche, « elle souffre toujours de son absence d’incarnation » souligne Frédéric Dabi: on ne trouve dans les quinze premiers de la liste que Jean-Yves Le Drian, possible successeur d’Édouard Philippe à Matignon (8e place avec 35% de confiance) et Arnaud Montebourg (12e avec 26%), qui fait son come-back sur la dé-mondialisation ambiante. De même, analyse Frédéric Dabi, « la crise sanitaire ne semble pas avoir profité aux partis tribuniciens » : Marine le Pen (RN) y apparaît à la quinzième place et Jean-Luc Mélenchon (LFI) à la 29e.

Le trio de tête qui ressort du sondage Ifop est aussi très signifiant puisque juste derrière Édouard Philippe vient en second Nicolas Hulot, l’ancien ministre de l’Écologie qui a quitté avec fracas le gouvernement pour dénoncer l’impuissance de l’État sur la transition énergétique. Avec 44% de confiance pour réinventer la France, c’est tout un symbole alors que les municipales de 2020 ont permis à EELV de conquérir plusieurs grandes villes. En troisième position, avec 42% de confiance, et ce n’est sans doute pas qu’anecdotique, on retrouve Didier Raoult, le vibrionnant médecin épidémiologiste marseillais, qui incarne désormais mieux que personne le camp des « anti-système » en brandissant son remède miracle contre la Covid-19 et son bon sens de praticien face aux lobbys du médicament.

Economie UE : Plan de relance à 27 : c’est loin d’être ficelé

Economie UE  : Plan de relance à 27 : c’est loin d’être ficelé

Si le principe semble maintenant acquis après l’accord entre Merkel et Macron restent à en finir définir les modalités ce qui est loin d’être le cas notamment concernant le montant des aides, des prêts et des conditions de gestion budgétaire que certains pays exigent. Les pays d’une nord  sont très réticents à accorder des sortes de subventions à des pays considérés comme irresponsables sur le plan budgétaire. Ces pays visés sont l’Italie mais aussi l’Espagne, la Grèce et la France qui voudrait bien s’inviter, elle aussi, à cette nouvelle modalité de financement des emprunts pour éviter d’avoir à subir une augmentation de taux d’intérêt de la part des agences de notation.

Dans sa «lettre d’invitation» au sommet, le président du Conseil européen, Charles Michel, estime qu’«un consensus se fait jour» sur la nécessité d’un tel plan et sur le fait qu’il devra «être financé par des emprunts» communs. Mais les divergences restent nombreuses, qu’il s’agisse de son montant, de sa durée, de l’équilibre entre prêts et subventions, des critères de répartition des aides, ainsi que de la délicate question d’une «conditionnalité», c’est-à-dire la contrepartie (par exemple des réformes) réclamée à un Etat en échange de ces fonds.

 

Partisans d’une plus grande rigueur financière, les quatre «frugaux» réclament un niveau de dépense «proportionné», beaucoup moins élevé que les 750 milliards annoncés. Et il optent pour des prêts, que chaque Etat devra donc rembourser, plutôt que des subventions, dont les modalités de remboursement ne sont pas définies dans la proposition de la Commission. Le Premier ministre suédois, Stefan Löfven, se dit «très critique sur le fait que l’UE devrait réunir 500 milliards d’euros (…) pour les distribuer ensuite sous forme de subventions, sans aucune obligation de remboursement, envoyant ainsi la facture aux futurs contribuables». Il faut noter que les divergences sont encore importantes sur la nature et les modalités de cette mutualisation des aides européennes. En outre sur ce terrain l’unanimité incontournable d’où une difficulté diplomatique qui pourra sans doute rallonger les délais au-delà de juillet.

 

Economie UE : Plan de relance à 27 : c’est loin d’être ficelé

Economie UE  : Plan de relance à 27 : c’est loin d’être ficelé

Si le principe semble maintenant acquis après l’accord entre Merkel et Macron restent à en finir définir les modalités ce qui est loin d’être le cas notamment concernant le montant des aides, des prêts et des conditions de gestion budgétaire que certains pays exigent. Les pays d’une nord  sont très réticents à accorder des sortes de subventions à des pays considérés comme irresponsables sur le plan budgétaire. Ces pays visés sont l’Italie mais aussi l’Espagne, la Grèce et la France qui voudrait bien s’inviter elle aussi à cette nouvelle modalité de financement des emprunts pour éviter d’avoir à subir une augmentation de taux d’intérêt de la part des agences de notation.

Dans sa «lettre d’invitation» au sommet, le président du Conseil européen, Charles Michel, estime qu’«un consensus se fait jour» sur la nécessité d’un tel plan et sur le fait qu’il devra «être financé par des emprunts» communs. Mais les divergences restent nombreuses, qu’il s’agisse de son montant, de sa durée, de l’équilibre entre prêts et subventions, des critères de répartition des aides, ainsi que de la délicate question d’une «conditionnalité», c’est-à-dire la contrepartie (par exemple des réformes) réclamée à un Etat en échange de ces fonds.

Partisans d’une plus grande rigueur financière, les quatre «frugaux» réclament un niveau de dépense «proportionné», beaucoup moins élevé que les 750 milliards annoncés. Et il optent pour des prêts, que chaque Etat devra donc rembourser, plutôt que des subventions, dont les modalités de remboursement ne sont pas définies dans la proposition de la Commission. Le Premier ministre suédois, Stefan Löfven, se dit «très critique sur le fait que l’UE devrait réunir 500 milliards d’euros (…) pour les distribuer ensuite sous forme de subventions, sans aucune obligation de remboursement, envoyant ainsi la facture aux futurs contribuables». Il faut noter que les divergences sont encore importantes sur la nature et les modalités de cette mutualisation des aides européennes. En outre sur ce terrain l’unanimité incontournable d’où une difficulté diplomatique qui pourra sans doute rallonger les délais au-delà de juillet.

Coronavirus : on est loin des conditions d’unité nationale 1944

Coronavirus : on est loin des conditions d’unité nationale 1944 

L’historien, Laurent Douzou rappelle, dans une tribune au « Monde », les circonstances de la naissance du programme du Conseil national de la Résistance après la seconde guerre mondiale, texte auquel Emmanuel Macron a fait référence dans son discours du 13 avril.

Tribune. En juin 1944, le programme du Conseil national de la Résistance (CNR) fut publié sous le titre « Les jours heureux » dans une brochure de huit pages éditée et diffusée par le mouvement Libération-Sud. 200 000 exemplaires sortirent de l’imprimerie Lions et Azzaro de Toulon. Une édition numérotée de 100 exemplaires avec couverture cartonnée fut même réalisée sur un papier de qualité chez l’imprimeur Gaulier, à Paris. Ce titre a aussi contribué à conférer à ce programme une étonnante longévité mémorielle. Ainsi s’explique qu’il ait suffi que le président de la République promette, le 13 avril, qu’on « retrouverait les jours heureux » pour que les commentateurs saisissent l’allusion et s’interrogent sur le point de savoir si cette référence historique traduisait un changement de paradigme.

Pourtant, Emmanuel Macron s’est évertué à démentir par avance ce pronostic puisque le 13 juin 2018 à Montpellier, devant le congrès de la Mutualité française, le chef de l’Etat avait salué « cette solidarité visionnaire des membres du Conseil national de la Résistance qui ont inventé le système convenant parfaitement à un peuple meurtri et à une nation en reconstruction », mais avait aussitôt ajouté « ne pas avoir peur du changement, car la société a changé ». Et de renchérir : « Nous pourrions, nous aussi, après tant d’autres, céder à l’adoration des totems, mais je préférerai toujours la justice sociale effective aux incantations, et l’efficacité au fétichisme. » Grâce à une impeccable rhétorique, le programme du CNR était célébré et en même temps relégué aux oubliettes d’un passé révolu.

Le cap aurait-il donc changé sous l’effet de la crise que nous affrontons ? L’avenir le dira, mais la politique conduite depuis 2017, dans la droite ligne des quinquennats précédents, invite à la plus grande circonspection.

Pour l’heure, ce qui intrigue, c’est qu’au cœur de cette grave crise au cours de laquelle il sait sa parole scrutée, le président de la République ait choisi cette référence alors que rien ne l’y obligeait. Ce choix tient probablement à l’écho que ce programme, adopté à l’unanimité le 15 mars 1944 par toutes les composantes de la Résistance unifiée, a suscité et suscite encore. Ses signataires posaient là les bases de l’organisation économique et sociale du pays à mettre en œuvre après la Libération. Ce n’était pas rien.

Que penser de l’assertion, formulée en 2018, selon laquelle les nobles mais poussiéreux principes du programme du CNR seraient inadaptés au nouveau monde et nécessiteraient d’être remplacés par des principes plus neufs ? Cette antienne n’est pas l’apanage de M. Macron ; elle revient de façon entêtante chez les partisans des comptes bien tenus et d’une économie libérée de la pesante tutelle d’un Etat dont on ne se méfierait jamais assez…

 

 

Dacia Sandero : le meilleur rapport qualité prix et de très loin

  • Dacia Sandero : le meilleur rapport qualité prix et de très loin 

Les ventes de voitures aux particuliers ont l’an dernier, passant sous la barre du million de véhicules sur un marché global français à 2,2 millions de véhicules immatriculés. 56% des voitures neuves sont aujourd’hui immatriculées par les entreprises, les flottes, les loueurs, non pas des ménages. « En France, la part des ventes aux ménages ne cesse de reculer, il y a une réorientation depuis 30 ans », nous expliquait le mois dernier Flavien Neuvy, président de l’Observatoire Cetelem de l’Automobile.

Avec un tarif qui débute à 7.990 euros, la Dacia Sandero est l’une des voitures les moins chères du marché. Elle permet surtout d’en avoir pour son argent. Avec une motorisation essence de 75 chevaux, presque toutes les options (sellerie cuir, caméra de recul, écran tactile avec GPS ou encore  vitres électriques), son prix grimpe autour des 13.500 euros. Soit plus de 10.000 euros de moins que le prix moyen de la voiture neuve vendue en France.

 

La Dacia Sandero se montre aussi très sobre au quotidien. Selon des données compilées par L’Argus, une Sandero de 75 chevaux ne demande de dépenser que 33 centimes d’euro par kilomètre roulé, contre 79 centimes par exemple pour un SUV Nissan Qashqai. Le prix de revente de la Dacia après plusieurs années ne chute pas trop non plus. Selon la dernière évaluation de La Tribune Auto, après 4 ans, une Sandero Stepway conserve 46% de sa valeur.

Résultat, avec ce profil d’achat malin, la Sandero truste les premières places dans les achats automobiles des Français. 82% des 69.343 Sandero immatriculées au total l’an dernier en France, particuliers comme entreprises, l’ont été chez des personnes privées. A titre de comparaison, seules 43,5% des Peugeot 208 vendues le sont à des particuliers. 545.500 Dacia Sandero circulent actuellement sur les routes de France.

 

Les cinq modèles les plus achetés par les particuliers en 2019

  • 1. Dacia Sandero – 57.010 exemplaires (-8%)
  • 2. Peugeot 208 – 38.002 exemplaires (-27%)
  • 3. Citroën C3 III – 37.119 exemplaires (-7%)
  • 4. Renault Clio IV – 31.756 exemplaires (-36%)
  • 5. Dacia Duster 2 – 31.199 exemplaires (-14%)

Intelligence artificielle : « Les humains sont loin d’avoir perdu leur place en entreprise »

Intelligence artificielle : « Les humains sont loin d’avoir perdu leur place en entreprise »

Sur cette question très complexe et très controversée, Cyril Le Mat, responsable data & IA dans une société spécialisée en ressources humaines, l’intelligence artificielle sert à humaniser le travail et non à le remplacer, dit-il dans une tribune au « Monde ».Un vision qui mérite attention mais peut être un peu idyllique car personne ne sait vraiment quelles seront les conséquences de l’IA notamment en matière d’emplois.

Tribune. Nous sommes aujourd’hui submergés d’articles, d’entretiens et de Tweet sur l’intelligence artificielle (IA) émanant de personnes déconnectées de la réalité technique, mais qui puisent sans vergogne dans un imaginaire de concurrence et de soumission afin de générer toujours plus d’émotion et de clics.

En tant qu’expert et praticien de l’IA en entreprise, ma volonté est ici d’éclairer sur les enjeux du développement de ces nouveaux outils, qui se révèlent plus humains qu’on ne pourrait le penser. Car la réalité est là : ce qu’on appelle l’intelligence artificielle n’est qu’une succession d’outils spécialisés, chacun consacré à l’optimisation d’une unique tâche répétitive. Exemple classique : l’imagerie médicale, où un algorithme va analyser pour un cancer précis des centaines d’images afin de proposer au médecin un diagnostic. Œuvre de l’humain, l’IA n’est rien de plus que ce que l’on décide d’y mettre.

 

L’IA permet avant tout d’automatiser des actions souvent répétitives, parfois ingrates, jusque-là opérées par des collaborateurs. Il faut en finir avec l’idée reçue qui remettrait aux mains des machines la majorité de l’activité humaine de l’entreprise. L’IA doit être abordée comme une opportunité technologique qui permet de dégager du temps au salarié et de l’aider à prendre des décisions. 

Le collaborateur va donc pouvoir se concentrer sur d’autres missions plus « humaines », où il aura plus de valeur ajoutée. Il pourra d’un côté se focaliser sur sa créativité, son innovation et son analyse ; de l’autre, se consacrer aux relations humaines, qu’elles soient internes ou externes à l’entreprise : par exemple, une infirmière pourra passer plus de temps avec ses patients. En cela, l’IA redonne du sens au travail, quête essentielle pour les jeunes générations.

 

Opaque dans son fonctionnement, l’IA est un outil qui nécessite une interaction par certains aspects similaire à celle entre humains. Sur ce point, les solutions connues du grand public sont encore loin de la maturité. En effet, les GAFA [Google, Apple, Facebook et Amazon] ont pour principal but de garder captifs leurs utilisateurs en ne leur fournissant ni outils de pilotage ni justification. Il faut pourtant s’assurer qu’humains et IA se comprennent tant sur les questions que sur les réponses ! La collaboration avec l’humain est un enjeu phare pour les solutions d’entreprise dont la progression va affecter positivement la réalité du travail. 

Ne soyons pas naïfs, des suppressions d’emplois causés par l’IA auront lieu. Mais la réalité sera loin des nombreuses prédictions de certains groupes de réflexion ou d’essayistes hors sol annonçant, selon les cas, la suppression de 30 % à 90 % des emplois actuels. Les humains sont loin d’avoir perdu leur place en entreprise. Avec le développement des solutions IA au travail, les salariés se tourneront vers des missions plus enrichissantes pour des carrières plus épanouissantes.

Accords franco Chinois de Macron : anecdotiques et loin des enjeux

Accords franco Chinois de Macron  : anecdotiques et loin des enjeux

 

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Il est clair que la France en négociant seule face à la Chine ne pouvait obtenir de résultats miraculeux. Ce sont donc des bricoles qui ont été obtenues par Emmanuel Macron- On annonce des contrats pour un montant d’un peu plus de 13 milliards d’euros. En fait,  des accords  dans les domaines de l’aéronautique, des énergies “propres”, de l’agroalimentaire, de la finance et de l’électricité, mais dont  l’application va s’étaler dans le temps sur cinq ans  minimum en moyenne. Du coup,  annuellement cela représente un montant inférieur à 3 milliards d’euros. Or comme on le sait la balance commerciale française accuse régulièrement un déficit de leurs de 50 à 60 milliards dont la moitié imputable au commerce avec la Chine. Les accords passés  par Macron avec le président chinois apparaissent donc dérisoires. Il suffit d’ailleurs de les citer :

 

-  la reconnaissance de 26 IG françaises( alors qu’il en existe des centaines et des centaines) : Beaujolais, Bordeaux, Champagne, Graves (Graves de Vayres), Médoc, Saint-Emilion, Haut-Médoc, Alsace, Côtes du Rhône, Côtes de Provence, Margaux, Pays d’Oc, Pauillac, Pessac-Léognan, Pomerol, Languedoc (Coteaux du Languedoc), Côtes du Roussillon, Châteauneuf-du-Pape, Calvados, Cognac, Armagnac, Pruneaux d’Agen-Pruneaux d’Agen mi-cuits, Comté, Roquefort et Genièvre – dont l’IG est détenue à la fois par les Pays-Bas, la France et l’Allemagne.

-le projet de construction d’une usine de traitement de combustibles usés

-l’agrément à l’exportation en Chine de vingt entreprises agroalimentaires françaises (volaille, bovine et porcine, charcuterie)

- Un accord d’une valeur d’un milliard d’euros été signé entre GTT, filiale d’Engie, et Beijing Gas Group pour le développement d’un terminal et d’un stockage GNL à Tianjin, et d’une canalisation de 230 km pour acheminer le gaz à Pékin.

-Un accord de vente d’uranium du groupe nucléaire français Orano (ex-Areva) auprès de China national nuclear corporation (CNNC) a été signé.

-Un accord sur la construction aéronautique et qui sans doute permettra avant 10 ans à la Chine de commercialiser l’équivalent chinois de l’A320.

 

Rien finalement en matière de régulation réciproque des capitaux qui s’investissent dans chacune des zones économiques. Ainsi les capitaux chinois vont continuer de prendre des participations dans des activités économiques françaises y compris des participations majoritaires tandis que la France, elle, sera toujours contrainte de s’associer avec une entreprise chinoise pour avoir le droit de produire et de commercer.

Référendum ADP : encore loin des 4.7 millions nécessaires

Référendum ADP : encore loin des 4.7 millions nécessaires

 

Ace jour, seulement autour de 600 000 signatures pour permettre l’organisation d’un referendum. Un referendum d’ailleurs très théorique puisque le parlement pourra se saisir de la question et éviter ainsi la consultation. C’est surtout la démarche qui prend un caractère symbolique.  Les promoteurs du référendum ont neuf mois au total pour rassembler les quelque 4,7 millions de soutiens requis – 4.717.396 précisément, soit 10% du corps électoral.

“Au 30 juillet 2019, 615.000 soutiens ont été enregistrés sur le site internet du ministère de l’Intérieur dédié à cette procédure”, indique le Conseil constitutionnel dans un communiqué. “À cette même date, 97% de ces soutiens, soit près de 597.000 soutiens, ont franchi avec succès le stade des vérifications administratives auxquelles il incombe au ministère de l’Intérieur de procéder dans les cinq jours suivant le dépôt de la demande”, ajoute-t-il.

Une fois passé le délai de neuf mois, le Conseil constitutionnel aura un mois pour dire si le seuil des 4,7 millions de soutiens a bien été atteint. Le cas échéant, Assemblée et Sénat pourront se saisir de la question de la privatisation d’ADP (ex-Aéroports de Paris), faute de quoi une consultation sera organisée.

Le Conseil constitutionnel indique avoir enregistré depuis le début des opérations 3.400 réclamations, dont plus de 725 ont reçu réponse à ce jour. L’essentiel de ces réclamations “ont trait à des difficultés apparues lors du déploiement du site internet du ministère de l’intérieur dédié à cette procédure”, précise-t-il, en soulignant que leur nombre a baissé au cours du mois de juillet.“Il apparaît ainsi que les ajustements qu’il a été demandé d’apporter au site dans les premières semaines de son fonctionnement ont permis de le rendre plus maniable pour ses usagers”, dit-il. Le Conseil constitutionnel annonce encore que, à compter de fin août, il publiera un décompte des soutiens reçus pour la procédure tous les quinze jours.

Macron : Plus loin, plus vite …..dans le mur

 Macron : Plus loin, plus vite …..dans le mur

On peut légitimement s’interroger sur la vraie stratégie de Macron qui passe du discours de compréhension et de contribution à la déclaration de guerre contre les factieux que sont les gilets jaunes. Un jour il écrit à l’une des inspiratrices des gilets jaunes : « je suis d’accord avec vous », un autre, il met au ban les gilets jaunes considérés comme des “ “agitateurs” souhaitant “renverser le gouvernement”. Pour le moins il y a du flou dans la stratégie de Macron dont le comportement à caractère binaire semble traduire un certain vide en tout cas de nombreuses contradictions. Des contradictions qui pourraient d’ailleurs expliquer le départ de nombre de collaborateurs de l’Élysée. On a bien du mal à comprendre une telle posture guerrière d’autant plus que le mouvement des gilets jaunes s’affaiblit nettement même si globalement le mécontentement et la colère demeure. En effet 75 % des Français sont vis-à-vis  de la politique du gouvernement demeure (selon un sondage Odoxa Dentsu consulting publié jeudi). Peut-être le durcissement est-il essentiellement adressé à ceux qui soutiennent encore Macron. Mais de toute évidence ce n’est pas une posture de rassemblement et de mobilisation du plus grand nombre. Pour tout dire, ce raidissement est même assez incompréhensible et en décalage avec les attentes du pays notamment en matière de pouvoir d’achat et de justice fiscale. Dans la foulée de ses “voeux aux Français” lundi soir, le président “a estimé qu’il était nécessaire que nous allions plus fort, plus loin et plus radicalement dans la transformation du pays”, a rapporté le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux lors du compte rendu du conseil. “Avec le constat que nous avons pris le bon chemin mais que des choses peuvent naturellement être améliorées”, a-t-il souligné. “Pour beaucoup de nos concitoyens, les choses n’ont pas réellement changé dans leur vie et dans leur quotidien (…), ils n’ont pas connu de changement suffisamment substantiel et concret dans leur vie de tous les jours”. Le moins que l’on puisse dire c’est que ces déclarations du président de la république constituent un curieux tissu de contradictions surtout quand en plus le pouvoir s’appuie sur le mécontentement actuel pour justifier des méthodes encore plus radicales !

Auto-entrepreneurs: le plafond du chiffre d’affaires doublé, ça ne pisse pas loin !

Auto-entrepreneurs: le plafond du chiffre d’affaires doublé, ça ne pisse pas loin !

Le plafond du chiffre d’affaires qui doit être respecté pour bénéficier de ce statut sera doublé en 2018. C’est ce qu’a annoncé ce jeudi le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. Pourtant cette annonce ne pisse pas loin si l’on s’en tient à l’analyse des chiffres d’affaires des autos entrepreneurs. La réalité c’est que le statut d’auto entrepreneur peut procurer des revenus satisfaisants mais à condition de le cumuler avec un statut de salarié. Sinon le revenu moyen est particulièrement bas de l’ordre de 400 € par mois. Et ce revenu tend à diminuer.  Un tiers des auto-entrepreneurs ont en effet cumulé cette activité avec un emploi salarié, contre un non-salarié classique sur dix. En incluant leur salaire, les auto-entrepreneurs « ont perçu au total 2.100 euros par mois ».  Des salariés devenant auto entrepreneurs, le rêve de certains qui veulent supprimer le salariat et ses contraintes économiques et sociales (voir un autre article sur le sujet sur le site). L’intermédiation numérique justifierait ce changement de statut. Revenons d’abord sur la définition que donne Wikipedia à la définition de journalier :  « Les termes de  brassier » et  manouvrier » (terme qui a perduré avec « manœuvre ») ont un sens proche et désignent également des ouvriers agricoles pauvres ; les deux mots indiquent une personne qui loue sa force physique, ses bras ou ses mains, et qui donc ne possède pas de train de culture (charrue et animaux de trait, bœufs, cheval ou mulet). Les journaliers et manouvriers existaient aussi dans les villes, pratiquant une multitude de petits métiers et louant là leurs bras à la journée. Celui qui s’en sortait le mieux était celui qui réussissait à se faire embaucher régulièrement, même si les salaires étaient minimes. ». En France le nombre d’autos entrepreneur ne cesse de progresser en raison notamment de la situation du chômage. Mais pour quel revenu ? Alors même que le régime connaît un franc succès dans tous les secteurs d’activité ou il est éligible, les autoentrepreneurs semblent, globalement, avoir du mal à se générer un revenu décent. 400 euros par mois c’est peu.  . On objectera que beaucoup ne travaillent pas à plein temps mais même ceux qui font les mêmes horaires qu’un salarié voire davantage ont des difficultés à dégager un revenu satisfaisant. Un monde d’autoentrepreneurs peut a priori faire rêver car il supprime le lien de subordination vis-à-vis du patron mais du coup on lui substitue une autre subordination celle du client mais en réalité celle d’une nouvelle intermédiation type Uber. L’outil numérique n’est qu’un prétexte pour réduire la rémunération aussi pour supprimer les couvertures sociales (santé, retraite, chômage). En même temps qu’on transfère les charges sociales, on  transfère aussi souvent les charges de capital. Un phénomène bien connu dans le transport routier quand certaines entreprises avaient transformé leurs salariés en sous-traitants devant y compris investir dans l’achat d’un camion et hypothéquer leur maison. Ce monde de nouveaux  journaliers est évidemment une vision ultra libérale. Certes il faut sans doute encourager la création d’entreprise y compris celles d’auto entrepreneurs sous réserve toutefois de réguler les conditions de concurrence afin d’une part que les intéressés puissent dégager des revenus immédiats convenables mais aussi afin de ne pas hypothéquer les équilibres de la protection sociale (même si cette dernière mérite d’être réformée sérieusement). Le changement annoncé par le ministre de l’économie changera peu de choses pour la majorité des autos entrepreneurs. Pour l’heure, au-delà d’un certain chiffre d’affaires l’auto-entrepreneur doit abandonner ce statut lui permettant de bénéficier d’un régime fiscal et social simplifié et opter pour statut juridique plus contraignant. Ce seuil varie de 33.100 à 82.800 euros en fonction du type d’activités exercées. Dans un communiqué la FEDAE (fédération des auto-entrepreneurs) s’est réjoui de cette mesure.   »Une France d’autoentrepreneurs ne pourrait ni investir massivement ni embaucher », a de son côté regretté dans un communiqué la CPME, critiquant « une concurrence déloyale inacceptable par rapport aux autres formes sociétales, et en particulier les artisans ».

Climat: aller plus loin que l’Accord de Paris (Macron)

Climat aller plus loin que l’Accord de Paris (Macron)

 

 

Pour mettre  les Etats-Unis dans un embarras supplémentaire, le président de la république française en rajoute encore et déclare qu’il faut aller encore plus loin l’accord de Paris. Une manière de tenter de tordre le bras à Trump  lors de  la rencontre internationale qui se déroulera dans le cadre du G20 à Hambourg. Pas sûr cependant que ce volontarisme français soit apprécié par le président américain et le G20 pourrait bien aboutir un échec total dans le domaine du climat. À vouloir trop assurer son leadership sur cette question environnementale, la France met aussi dans l’embarras la chancelière allemande qui souhaitait un texte moins contraignant que celui proposé par la France. L’Accord de Paris sur le climat est une étape mais pas suffisante, a en effet déclaré jeudi Emmanuel Macron, souhaitant que la communauté internationale puisse aller plus loin, à quelques heures de l’ouverture du sommet du G20 à Hambourg. « L’Accord de Paris (…) est une étape mais elle n’est pas suffisante et donc nous devons, à plusieurs, continuer à avancer et à montrer, en termes de projets concrets, en termes de financement, notre capacité à aller plus loin », a dit le président français lors d’une déclaration avec le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, après un entretien à l’Elysée. Il a souhaité que l’Europe s’engage, ainsi que la communauté internationale, pour pouvoir « de manière très rapide » faire en sorte que de nouvelles annonces d’engagements concrets puissent être faites. Le président de la Banque mondiale a assuré de son côté que l’institution soutenait fermement l’Accord de Paris et œuvrerait pour aller plus loin à l’avenir. Depuis l’annonce du retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, les chances d’aboutir à un texte commun fort au G20 sur cette question sont quasiment nulles. Avec sa déclaration très volontariste, le président français veut sans doute isoler encore un peu plus Trump et le mettre en contradiction y compris avec une partie de sa population. Mais cette exigence française hypothèque largement le compromis éventuel qui pouvait peut-être être espéré. La présidence allemande, qui avait fait du climat une priorité du sommet, va probablement être contrainte de revoir ses ambitions à la baisse.

Sondage législative : en Marche loin devant

Sondage législative : en Marche loin devant

 

En marche! arrive largement en tête des intentions de vote (30%) devant Les Républicains et le Front national au premier tour des élections législatives, selon un sondage BVA Salesforce diffusé mercredi. A quatre jours du scrutin, le mouvement d’Emmanuel Macron allié au MoDem devance LR de 10 points (20%) et de 12 le FN (18%), ses deux principaux concurrents. Les candidats de La France insoumise (LFI) recueillent 12,5% d’intentions de vote, ceux du Parti socialiste allié au PRG 8%, selon cette enquête pour Orange et la Presse régionale. Les écologistes d’EELV sont crédités de 3%, le Parti communiste et Debout la France de 2% chacun, l’extrême gauche de 1%. L’indice de participation au premier tour est évalué à 59% du corps électoral.

2017: Valls à 9% préféré à Hollande à 7% mais loin derrière Macron et Mélenchon

2017: Valls à 9% préféré à Hollande à 7% mais  loin derrière Macron et Mélenchon

Si effectivement selon le sondage Elabe pour BFMTV, Les Echos et Radio Classique, 62% des Français % préfèrent Valls à Hollande, il n’en reste pas moins que le candidat du PS fera à peine 10% dans tous les cas : autour de 7% pour Hollande et 9% pour Valls. Macron et Mélenchon devancent  le candidat socialiste avec chacun autour de 13. François Hollande termine en 5e position avec 7% des intentions de vote au premier tour, derrière Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Idem pour Manuel Valls qui est lui crédité de 9 points.

« Valls, Macron sont loin de l’histoire » (Rocard)

« Valls, Macron sont loin de l’histoire » (Rocard)

 

 

Curieux ce décalage entre le concert de louanges après le décès de Michel Rocard et ce que pensait  Michel Rocard lui-même de ceux qui l’encensent  aujourd’hui. Sans doute faut-il attribuer cela au rituel  habituel après la mort d’un d’une très grande personnalité. dans  une interview très récente du 23 juin dans Le Point Michel Rocard considérait  encore que la gauche française était la plus rétrograde d’Europe. Une analyse récurrente chez Michel Rocard qui a toujours estimé  que la gauche française et en particulier le parti socialiste avec un retard de près d’un siècle sur son temps. Il estimait que la gauche française était restée marxiste et archaïque. Pas étonnant le parti socialiste s’est toujours accroché au vieux concept marxiste lors de ses congrès. Faut-il rappeler que François Mitterrand lui-même avait promit la rupture avec le capitalisme avant de capituler en rase campagne et d’abandonner ses convictions à peine deux ans après son accession au pouvoir comme président  de la république. Même ceux qui se déclarent ses héritiers ne trouvaient pas grâce aux yeux de Michel Rocard y compris Valls et Macron « qui sont bien loin de l’histoire ». Et pour cause ceux qui sont considérés comme les moins rétrogrades à gauche ne sont que le produit de l’oligarchie entrés par la petite porte des accointances  de l’élite. Valls d’abord ancien conseiller parlementaire entré comme beaucoup par effraction dans les instances dirigeantes du parti socialiste. Macron qui ne doit son entrée en politique et au gouvernement qu’à ses amitiés d’énarque avec Hollande. Que dire des autres (Sapin, Hamon,  Hollande etc.) qui certes ont approché Michel Rocard mais ne partagent rien de sa philosophie, de sa rigueur, de son intelligence et de son ouverture. Ouverture sur le monde, ouverture sur la société ouverture sur la complexité qui caractérise la crise aujourd’hui. Mort ce samedi 2 juillet, Michel Rocard a donné sa dernière interview au Point, dans l’édition du 23 juin, dans laquelle il n’épargne pas ses camarades du Parti socialiste. Dans cet entretien, il fustigeait la gauche française, « la plus rétrograde d’Europe » à ses yeux, et jugeait que « les droits des citoyens ne se résument pas aux ‘acquis sociaux’ ». « Le véritable socialisme, c’est l’accès pour tous aux activités de l’esprit », jugeait-il. Michel Rocard laisse un mordant testament politique. « La gauche a perdu la bataille des idées », considère-t-il. Lui qui a toujours incarné une « deuxième gauche », plutôt social-démocrate, s’éloignant du marxisme, juge que « dans toute l’Europe, la gauche française est celle qui a été la plus marquée par le marxisme ». « On peut admettre que la pensée politique marxiste, ou ce qu’il en reste, est rétrograde ». François Hollande n’échappe pas aux critiques de Michel Rocard, qui lui demande de « changer ». « Le problème de François Hollande, c’est d’être un enfant des médias », lâche-t-il, visant « sa culture et sa tête ancrées dans le quotidien ». « Mais le quotidien n’a à peu près aucune importance ». Et il ne manque pas de tacler celui qui fut son adversaire au sein du Parti socialiste pendant des années: « Cet excès de dépendance des politiques aux médias est typique de la pratique mitterrandienne ».

(Avec RTL)

Les Français travaillent ou résident de plus en plus loin ?

Les Français travaillent ou résident de plus en plus loin

D’après une étude de l’INSEE les Français travaillent de plus en plus loin. On pourrait cependant inverser la problématique et se demander si ce ne sont pas les Français qui résident de plus en plus loin par rapport au lieu de travail. En cause évidemment la crise qui restructure les lieux de production mais aussi la sururbanisation qui étale l’habitat dans les grandes agglomérations, aussi la désertification de certains territoires. Paradoxalement les habitants de zones très denses passent au moins autant de temps pour leurs déplacements que les habitants en zone rurale qui se déplace en général sur des distances plus longues. Selon une étude de l’Insee parue ce jeudi, de plus en plus de Français quittent leur commune pour aller travailler. La moité d’entre eux parcourent plus de 15 kilomètres. et parcourent des distances croissantes pour rejoindre leur travail, relève une étude de l’Insee parue ce jeudi. En 2013, deux personnes sur trois en emploi ne travaillaient pas là où elles habitent, contre 58% seulement en 1999. Quasiment tout le territoire est concerné par cette évolution, même si les «navetteurs» sont particulièrement concentrés dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Ile-de-France, deux régions très urbaines. Signe que les différences entre territoires se creusent, ce sont dans les régions peu denses comme la Bretagne, où le nombre de Français contraints de prendre la route chaque jour était déjà parmi le plus important, que la progression est la plus forte. Aux côtés de territoires qui abritent de plus en plus d’emplois, coexistent ainsi des espaces qui perdent au contraire en dynamisme. Les distances parcourues par les Français sont ainsi de plus en plus grandes. Désormais, la moitié de ceux qui travaillent parcourent plus de 15 kilomètres pour rejoindre leur employeur, soit deux kilomètres de plus qu’il y a 14 ans. Les trajets de moins de 10 kilomètres ont diminué au profit des trajets plus longs, de 20 à 50 kilomètres. La région Ile-de-France, à ce titre, est un cas particulier: alors que la distance parcourue par jour progresse dans toute la France métropolitaine, elle stagne dans et autour de la capitale. C’est que les Franciliens… ne peuvent simplement pas se déplacer davantage, du fait de la congestion du trafic! Paradoxalement, les Français qui habitent dans des régions très denses ont aussi des temps de trajet plus longs que ceux qui vivent dans des zones rurales, où la circulation est plus fluide. La capacité à se déplacer est en effet un levier essentiel pour trouver et conserver un emploi. Selon une étude réalisée par Auxilia l’année dernière, une personne sur deux a déjà refusé un emploi parce qu’elle ne pouvait pas effectuer chaque jour le trajet de son domicile vers ce travail. Les catégories sociales les plus défavorisées, notamment, sont à ce titre doublement pénalisées: elles habitent loin des zones d’emploi les plus dynamiques parce que le logement y est moins cher, et manquent de moyens pour acheter et entretenir une voiture. Si les Français sont plus mobiles, ils dépensent de ce fait davantage pour aller travailler. Selon le professeur d’aménagement à l’institut d’urbanisme de Paris, Jean-Pierre Orfeuil, un déplacement quotidien domicile-travail de 20 kilomètres représente en effet un coût équivalent à 25% du smic.

Argent et politique : « on est loin de la transparence  » (de Courson)

Argent et politique : « on est loin de la transparence  » (de Courson)

Dans le contexte de l’affaire Cahuzac, revient la récurrente question du rapport entre l’argent et la politique. Une question qui est de loin  d’être réglée considère Charles-Amédée de Courson, député UDI de la Marne qui pourtant n’est pas vraiment  un gauchiste. Effectivement la loi sur la transparence impliquant l’obligation de déclarer le patrimoine des députés n’a pas changé grand-chose. En réalité la déclaration n’est pas vraiment publique puisque les déclarations ne sont pas publiées. Elles sont seulement consultables par les citoyens mais à condition de ne rien divulguer. Une loi qui traduit bien toutes les ambiguïtés qui demeurent entre les élus et l’argent. Si cette loi est aussi bancale c’est à la demande même des élus qui ont considéré que la transparence souhaitée constituait une atteinte à la vie privée. L’argument n’est pas totalement faux mais la vérité c’est que les députés ne souhaitent pas montrer de façon claire à quelle couche sociologique ils appartiennet. La plupart sont en effet des bourgeois ou des petits bourgeois disposant d’un patrimoine confortable acquis ou conforté par les revenus finalement substantiels d’un élu national. (Surtout si on ajoute les différents avantages officiels liés à la fonction). La plupart des responsables nationaux ont par ailleurs sous-estimé leur patrimoine y compris d’anciens présidents de la république (ou actuel) ; ceci vaut aussi pour les principaux candidats à l’élection de 2017. Pas étonnant qu’il y ait eu autant d’opposants à la loi sur la transparence du patrimoine des élus nationaux. Un des principaux opposants à cette mesure était notamment le président de l’assemblée nationale politiquement positionnée plutôt assez à gauche  mais à la situation sociale plutôt à droite. Une totale transparence du patrimoine révélerait l’immense coupure sociologique entre les couches populaires(ou simplement le français moyen) et ceux  qui gouvernent. Sur France Info , Charles de Courson, ancien président de la commission d’enquête parlementaire chargée de l’affaire Cahuzac a fait le point sur la transparence des déclarations de patrimoine des députés, trois ans après le scandale impliquant le ministre du Budget, poursuivi pour fraude fiscale et blanchiment pour avoir omis de déclarer un compte en Suisse, et dont la suite du procès sera déterminée ce mercredi. Dans la foulée du scandale, une loi sur la transparence de la vie publique avait été votée, un texte « très imparfait » pour Charles-Amédée de Courson. « Trois ans après on est loin de la transparence promise par l’exécutif, mais on a progressé dans certains domaines », a-t-il concédé. Parmi les nouveautés de cette loi, la création d’une haute autorité de la transparence, mais le député a précisé qu’elle ne publie pas les déclarations, les patrimoines n’étant « consultables qu’en préfecture du lieu où le parlementaire est élu » ajoutant qu’il y a « interdiction de prendre des notes, de photographier et de publier quoique ce soit ». « Cette classe politique donne le sentiment qu’elle a beaucoup à cacher », a observé Charles-Amédée de Courson. Selon lui, certains de ses collègues « estiment que c’est une atteinte à leur vie privée », et que « c’est une attitude culturelle de la classe politique française à l’égard de l’argent », dont il ne faut pas parler, qu’il faut cacher. « C’est pire que tout », a déploré le député UDI, car selon lui « l’immense majorité des parlementaires sont des gens intègres et honnêtes. »

Réforme du code du travail : « pas assez loin » (Jean-Claude Bourrelier, Bricorama)

Réforme du code du travail : « pas assez loin » (Jean-Claude Bourrelier, Bricorama)

 

Le patron de Bricorama revient sur la réforme du code du travail et considère que les mesures ne sont pas à la hauteur de concernant le droit du travail en France et propose des pistes de réflexion pour redonner un élan à la croissance. (Interview Challenge)

L’ancien ministre de la Justice Robert Badinter a remis, ce lundi, ses propositions à Manuel Valls sur la réforme du code du travail. Le Premier ministre a redit que les 35 heures ne seraient pas remises en cause, fermant la porte aux propositions du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. Qu’en pensez-vous?

Selon moi, les employés ne voulaient pas plus de temps libre, mais davantage de revenus. Or les 35 heures ont totalement modifié leurs relations par rapport au travail. Les employés –sauf les cadres généralement- se sont adaptés à passer plus de temps libre. Mais pour en profiter, cela nécessite plus d’argent… Vouloir desserrer le carcan et redonner du pouvoir d’achat à ceux qui veulent travailler était une bonne chose. Il faut qu’on redonne de la liberté aux entreprises. Car il faut bien avoir en tête qu’il n’y a pas de charges patronales… mais des charges qui pèsent sur les salaires.

Quels sont les sujets à traiter en priorité dans la réforme code du travail?

Je pense qu’il serait bon de s’inspirer du modèle suisse. Mille huit cent quarante-quatre heures annuelles contre mille six cent sept en France, soit deux cent trente-sept heures de plus, et seulement quatre semaines de congés payés. Là-bas, les emplois sont mieux rémunérés, les antagonismes ne débouchent pas systématiquement sur des conflits et le code du travail suisse ne fait que cinq cents pages, alors que le français en compte plus de trois mille ! Il y a aussi plus de souplesse pour licencier, ce qui a pour corollaire de favoriser les embauches les patrons se mettant moins de pression. Alors qu’en France, ceux-ci vont prendre toutes sortes de précautions et ne recruter qu’en cas de nécessité absolue. De même, ce système est générateur de stress chez les salariés qui s’accrochent à leur emploi de peur de ne rien trouver d’autre s’ils le perdent.

François Hollande a présenté son plan d’ »urgence » contre le chômage [plus de deux milliards d'euros pour former 500.000 chômeurs et inciter encore les PME à embaucher, ndlr]. Est-ce suffisant?

Ce qui a été présenté est bien en vue des prochaines échéances présidentielles… Mais ça ne va pas assez loin! Aucune mesure annoncée n’est à la hauteur des défis qui s’annoncent pour les vingt prochaines années. La société a profondément changé. Il faut changer de logiciel, et avant, arrêter de faire porter autant de charges sur le travail. Je préconise de les transférer sur la consommation (par le biais d’une TVA sociale plus importante par exemple) et sur l’énergie (que l’énergie, le gaz et le pétrole soient davantage ponctionnés). Ces nouvelles rentrées d’argent permettraient de remplacer, voire de supprimer, les taxes sur le travail.

Partagez-vous le sentiment d’Emmanuel Macron selon lequel « la vie d’un entrepreneur, elle est bien souvent plus dure que celle d’un salarié »?

Oui, mais en y ajoutant quelques subtilités… Cela est vrai pour les petits patrons, pas pour les géants du CAC 40. Mais il est bon de rappeler combien c’est compliqué pour les éleveurs de canards, de porcs, les artisans boulangers et j’en passe. Ces « petits » patrons doivent mettre de côté pour laisser les gains dans l’entreprise. Et si les affaires vont mal, tous ces efforts n’auront servi à rien et peuvent conduire les entrepreneurs à de graves difficultés. On peut encore être entrepreneur en France, d’autant que cela correspond parfaitement à la génération Y qui veut être indépendante et se réaliser dans son activité professionnelle. Mais cela demande du courage car, encore une fois, les choses sont trop encadrées et laissent trop peu de place à la liberté entrepreneuriale et de gestion.

« Hollande : pas allé assez loin pour la jeunesse » (Benjamin Lucas) ….Un euphémisme !!!

« Hollande : pas allé assez loin pour la jeunesse » (Benjamin Lucas) ….Un euphémisme !!!

 

 

Il est passablement gonflé le jeune responsable des socialistes en affirmant que Hollande n’est pas allée assez loin pour la jeunesse…. Un euphémisme. D’autant qu’en fait il légitime  l’action du gouvernement en affirmant « la réduction du temps de travail dans ce pays ça crée des emplois, de la richesse, de l’activité ; et ça permet de travailler moins, mieux et tous »…. Enfin presque ! Devrait-il préciser.  Avec de tels propos il n’est pas étonnant que la jeunesse s’estime aussi exclue du débat démocratique. ( interview JDD).

Vous venez d’être élu à la tête du Mouvement des Jeunes socialistes (MJS) pour un mandat de deux ans. Quels sont vos engagements?
Pour que la gauche réussisse et pour limiter la progression du Front national, des mesures sont à renforcer, notamment la lutte contre la pauvreté et la politique jeunesse. On a un besoin urgent de montrer que la politique peut changer le quotidien, parce qu’aujourd’hui 7 jeunes sur 10 s’abstiennent. Une grande partie des jeunes ne croit plus en la politique, ce qui fait progresser le Front national. Pour gagner en 2017, le troisième axe sur lequel je veux insister pendant ces deux ans, c’est la nécessité de l’union de la gauche. La gauche unie, c’est ce qui lui permet de gagner et d’entrer au pouvoir. On va proposer à toutes les organisations de la jeune gauche de se retrouver et de créer des propositions communes pour 2017. C’est la condition de sa victoire et de sa réussite.

Quel est le regard des jeunes sur l’état de la politique en France?
Aujourd’hui, il y a beaucoup de déception, de désespoir et de sentiment que la politique ne peut plus rien chez les jeunes. Pour mobiliser la jeunesse, il faut d’abord que l’on voit clairement la différence entre la gauche et la droite dans les actes et les paroles. C’est pour ça que je rejette absolument toute tentative de travailler avec des gens de droite. Nous n’avons pas du tout la même conception de la société. Ne reprenons pas les mots de la droite sur le temps de travail et sur les cotisations sociales. Ensuite, il y a le renouvellement des pratiques et de la vie politique. Finissons-en avec le cumul des mandats à gauche comme à droite et surtout à l’extrême droite, parce que c’est le parti qui cumule le plus. Aujourd’hui la plupart des présidents de régions nouvellement élus, ça reste des hommes blancs de plus de 50 ans. On a des responsables politiques qui ne ressemblent pas assez à la population. On a besoin de diversité, de parité et de jeunesse.

Justement la jeunesse était au cœur de la campagne de François Hollande en 2012. Sur quoi devrait-il travailler les seize mois qui viennent, avant la prochaine élection présidentielle?
Quand on se compare avec la droite, on peut se rassurer. Il y a beaucoup de choses qui ont été faites pour les jeunes : la réforme de l’école, l’ouverture de la prime d’activité en janvier 2016, avec des jeunes qui entrent dans le droit commun et qui ont accès aux minimas sociaux. On a augmenté les bourses au début du quinquennat, etc. Mais effectivement on n’est pas allé assez loin. Beaucoup de jeunes ne sentent pas dans leur quotidien l’impact de la gauche arrivée au pouvoir en 2012. C’est ce sur quoi il faut travailler. Aujourd’hui, quand on a moins de 25 ans, on n’a pas le droit au RSA et on ne voit pas au nom de quoi parce qu’on est jeune, on n’aurait pas les mêmes droits que les autres. Les jeunes forment la catégorie la plus pauvre en France et c’est une urgence de travailler sur ce point : augmenter les APL, augmenter les loyers, réduire le temps de travail pour créer des emplois, augmenter le Smic, etc.

2017 : Juppé très loin devant Sarkozy et Hollande

2017 : Juppé très loin devant Sarkozy et Hollande

55% des Français veulent que le maire Les Républicains de Bordeaux se présente en 2017, loin devant Marine Le Pen (37%), Nicolas Sarkozy (27%), François Hollande 24 %, Jean-Luc Mélenchon (24%) ou encore Cécile Duflot (14%), qui arrive en dernière position. Manuel Valls recueille 36 %, François Bayrou 36 % Nicolas Dupont régnant 22 %. Certes François Hollande progresse un tout petit peu par rapport à son score précédent après les départementales. Pour autant ce sondage démontre à l’évidence le décalage entre les deux appareils et l’opinion  publique puisqu’il est vraisemblable que Sarkozy sera le candidat des républicains et Hollande celui du PS. Clairement la logique des appareils prend le pas sur l’esprit des institutions de la Ve République, les appareils s’étant seraient appropriés le processus démocratique qui conduit à l’élection du président de la république. De quoi alimenter encore un peu plus la défiance des électeurs à l’égard des caciques de la politique qui pendant 30 ou 40 ans monopolisent  la scène politique et les mandats.  On attendrait évidemment un comportement beaucoup plus démocratique des principaux leaders des partis classiques. Dans les pays anglo-saxons par exemple lorsqu’un leader national est battu il se retire définitivement de la vie politique. En France tant pour les mandats nationaux que le mandat locaux les responsables appréhendent les élections comme un moment dans un  processus de carrière politique ;  de ce point de vue il y a évidemment confusion entre l’intérêt général et l’intérêt personne. Du coup en 2017,  l’offre politique va se réduire à proposer des candidats incapables de réunir sur leur nom une majorité. On votera donc par élimination non pas tellement en faveur d’un candidat mais pour éliminer les autres autant dire que le niveau d’adhésion aux thèses du vainqueur seront très faibles et qu’il faut s’attendre encore à des lendemains difficiles après 2017.

La coalition unique encore loin d’être réalisé contre l’EI

La coalition unique encore loin d’être réalisé contre l’EI

 

En dépit de la déclaration soutenue à l’unanimité concernant la nécessité de mettre en œuvre tous les moyens de lutter contre l’État islamique la grande coalition unique est encore loin d’être réalisée. Hollande qui a pris  l’initiative de cette opération doit encore en persuader les chefs des états les plus importants. Des obstacles demeurent encore. Du côté des pays arabes, il faut bien constater de nombreuses ambiguïtés notamment de la part de l’Arabie Saoudite. Les États-Unis, eux, méfient d’une alliance avec la Russie qui soutient à bout de bras le régime de Bachar El-Assad, comme l’Iran d’ailleurs. Du coup on pourrait aboutir à une alliance sur le papier mais en laissant la liberté de choix quant aux objectifs et aux moyens. Finalement ce qui était la position de la France il y a encore quelques semaines avant son retournement stratégique. La France a donc entamé lundi une semaine d’offensive militaire et diplomatique présentée comme décisive pour tenter de mettre sur pied une coalition unique contre l’Etat islamique (EI), dix jours après les attentats de Paris revendiqués par Daech. Rencontre avec le Premier ministre britannique David Cameron lundi, déplacement à Washington mardi, dîner informel avec la chancelière allemande Angela Merkel mercredi et étape à Moscou jeudi : l’agenda de François Hollande est quasiment entièrement consacré aux modalités de la « guerre » contre l’EI.  La France est engagée dans la lutte contre l’Etat islamique en Irak depuis septembre 2014 mais n’est entrée militairement sur le théâtre syrien qu’en septembre dernier, plus d’un an après ses alliés américains.  Depuis les attentats du 13 novembre, le partage de renseignements entre Washington et Paris s’est accru, permettant notamment à la France de mener un bombardement massif de Rakka, mais il faut aller

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