Archive pour le Tag 'logique'

«Retour de la logique chronologique pour enseignement de l’histoire ( Eric Anceau)

«Retour de la logique  chronologique pour enseignement de l’histoire  (  Eric Anceau)

Retour  la chronologie pour l’enseignement de l’histoire, ce bouleversement permet d’extraire la discipline historique des affrontements idéologiques.


Éric Anceau enseigne l’histoire contemporaine à Paris-Sorbonne et à Sciences-Po Paris, il  justifie le retour à la logique chronologique. Dans le figaro.


« C’est en donnant aux jeunes les moyens de maîtriser tôt les fondamentaux et les grands repères, qu’on libérera leur esprit pour leur permettre de comprendre les phénomènes les plus complexes, et non en leur faisant prioritairement et préalablement construire leurs propres connaissances. Depuis l’arrivée de Jean-Michel Blanquer rue de Grenelle et la nomination de Souâd Ayada à la tête du Conseil supérieur des programmes, cette approche est de nouveau à l’ordre du jour dans toutes les disciplines, et en particulier en histoire. Les orientations définies pour le nouveau lycée et le travail du groupe d’experts mandaté sur les programmes d’histoire-géographie et d’histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques, examinés depuis quelques jours par le CSP en témoignent. On ne peut que s’en réjouir.

Deux éléments doivent être pris en considération: le contenu des programmes et la façon de les mettre en œuvre.

Les nouveaux programmes de Seconde et de Première et ceux des classes de Terminale qui entreront en vigueur respectivement aux rentrées 2019 et 2020 ne bouleverseront pas fondamentalement les précédents qui datent de 2010 et c’est très bien ainsi car ces derniers étaient plutôt satisfaisants – contrairement à ceux du primaire et du collège de 2015. Le curseur se déplace simplement. Les programmes de 2010 tiennent compte des avancées historiographiques – car l’histoire est une science en mouvement – sur les mondialisations, les migrations, l’histoire des femmes et celle de tous les «sans grades». En dépit des âmes chagrines qui prétendent le contraire, ces approches seront toujours bel et bien présentes dans les nouveaux programmes. Parce que la vérité historique est singulièrement plus complexe que l’image que veulent en donner les jusqu’auboutistes d’une chapelle ou d’une autre, il a été décidé de faire davantage comprendre aux jeunes le lien charnel qui les lie au pays et à son histoire.

 

Cela ne signifie évidemment pas revenir à l’histoire telle qu’elle était enseignée sous la Troisième République, mais partir du processus de construction de la France, de son État et de sa nation, pour pouvoir ensuite s’ouvrir à l’Europe et au monde. Ainsi, l’apparition d’un nouveau thème en Seconde sur la construction de l’État moderne en France et en Angleterre, le déplacement au début de la Première de la Révolution française, rejetée jusqu’ici en fin de Seconde et possiblement non traitée par les enseignants qui n’arrivaient pas à terminer le programme, l’introduction de la Révolution en voie technologique et en voie professionnelle pour les élèves qui s’orienteront ensuite vers ces filières, sont autant de bonnes nouvelles. Il en est de même de la réévaluation de la place accordée au décryptage de notre société et aux grands enjeux géopolitiques.

La principale nouveauté, et pour tout dire, le bouleversement par rapport à des années de pédagogisme, réside dans le retour salutaire de la périodisation, des repères chronologiques et géographiques, des portraits vivants des grands acteurs de l’histoire et du récit. Cela permet de sortir de l’enfermement dans des logiques purement inductives, de redonner au récit du professeur une place centrale et de concevoir le travail sur les documents comme des «points de passage et d’ouverture». Les professeurs redeviennent libres pédagogiquement d’associer récit et travail sur documents dans le respect des programmes. Cela revient surtout à redonner de la chair à l’histoire et à permettre à l’esprit critique des lycéens de se développer réellement, en s’exerçant non plus sur des schémas généraux, mais sur une histoire vivante, incarnée et saisissable. On ne peut également que s’en féliciter.

L’École de la République, grande cause nationale par excellence, mérite mieux que les affrontements idéologiques. Elle a pour devoir de donner à la jeunesse des racines et des ailes et, comme l’a rappelé le ministre aux récents rendez-vous de l’histoire de Blois, c’est parce qu’elle lui donne des racines qu’elle peut ensuite lui donner des ailes. Pour y parvenir, l’histoire a un rôle primordial à jouer. »

 

Huile de palme : la logique du fric

Huile de palme : la logique du fric

 

L’affaire de l’huile de palme caractérise le vrai rapport de la classe dirigeante. Aux grands intérêts financiers et relativise évidemment sa pseudo posture écolo. Il se confirme de ce point de vue que Nicolas Hulot sert d’alibi à Macron pour masquer sa vision productiviste et très libérale de l’économie. Nicolas Hulot n’a jamais servi à rien se contentant d’agiter quelques hochets environnementaux, exemple, les éoliennes pour masquer la politique nucléaire. Non seulement Nicolas Hulot ne sert à rien mais il est devenu même nuisible depuis les affaires qui le paralysent. Ses affaires financières qui démontrent que pour lui l’environnement est d’abord un business mais aussi ses affaires personnelles qui ne pourront être enterrées sans un appui fort de l’Élysée. La contrepartie c’est la capacité du ministre de l’environnement à avaler des couleuvres de plus en plus grosses comme par exemple la question de l’huile de palme. C’est évidemment déjà un non-sens vis à vis des productions alimentaires …..Pour faire tourner des moteurs (huile de palme ou de colza). Par contre on  doit encourager l’exploitation des déchets végétaux pour produire du carburant ou du gaz.  C’est aussi la démonstration qu’un secteur économique comme l’agriculture ne pèse pas lourd par rapport aux intérêts de la multinationale Total. Total qui comme nombre d’autres grandes entreprises a porté à bout de bras la candidature de Macron et l’a financée. Aujourd’hui c’est le retour d’ascenseur (comme avec la suppression de l’impôt sur la fortune). On peut vraiment se demander quel est la rationalité de faire venir de l’huile  de palme à plusieurs milliers de kilomètres et  de la transformer en carburant. Quelle rationalité économique et environnementale. C’est précisément parce qu’on s’assoit sur les critères sociaux et écologiques que cette  huile de palme qui détruit par ailleurs les forêts parvient à être plus rentable que des productions locales. Une problématique qui concerne bien d’autres produits,  alimentaires ou non. Le secteur agricole et de peu de poids face aux intérêts des grandes multinationales qui pillent  les ressources naturelles, sociales et détruisent la   biodiversité. Dans ce dossier le gouvernement montre son vrai visage.

Catalogne : la logique de l’affrontement

Catalogne : la logique de  l’affrontement

 

 

À Madrid comme à Barcelone on a délibérément choisi une logique d’affrontement dont on mesure mal aujourd’hui les conséquences. La raison aurait voulu qu’on organise des élections de manière sereine mais sans mesures répressives à l’égard du Parlement régional. Or Madrid a voulu montrer ses muscles a suspendu l’exécutif de Catalogne et dissous le Parlement régional. Ces mesures répressives n’étaient vraiment pas nécessaires. De leur côté,  les indépendantistes ont aussi fait dans la provocation en déclarant l’indépendance sans élection préalable légale (la précédente consultation sur l’indépendance outre le fait qu’elle était illégale n’a réuni qu’environ 40 % de votants). Dans cette affaire les deux perdants seront à la fois la Catalogne st l’Espagne. L’Espagne un pays qui commençait juste à sortir la tête de l’eau après une crise économique particulièrement sévère.-  “Nous pensons qu‘il est urgent d‘entendre les citoyens catalans, tous les citoyens, de sorte qu‘ils puissent décider leur avenir, et nul ne peut agir en leur nom en dehors de la loi”, a déclaré le chef du gouvernement espagnol à l‘issue d‘un conseil extraordinaire des ministres. Autorisé dans l‘après-midi par le Sénat à prendre les premières mesures de mise sous tutelle de la Catalogne, conformément à l‘article 155 de la Constitution, jamais appliqué, il a annoncé que le président de la Generalitat de Catalogne, Carles Puigdemont, son vice-président, Oriol Junqueras, et les autres conseillers du gouvernement autonome de même que le chef des Mossos d‘Esquadra, la police de Catalogne, étaient destitués. Le Parlement est dissous et des élections auront lieu le 21 décembre. Rajoy a précisé que les ministères du gouvernement central assumeraient les pouvoirs de l‘administration catalane et que les délégations de la Généralité de Catalogne à l’étranger seraient fermées. Reste à savoir comment les mesures décidées par Madrid seront appliquées et dans quelle mesure les Catalans les accepteront. Certains partisans de l‘indépendance ont appelé à une campagne de désobéissance civile. “Maintenant, la répression va être terrible mais nous devons prendre ce que nous pourrons. Nous devons résister et demander de l‘aide quand ce sera nécessaire”, confiait Jordi Cases, un agriculteur de la province de Lleida croisé vendredi soir parmi les manifestants indépendantistes.

Popularité Hollande : la baisse logique après la hausse

Popularité Hollande : la baisse logique après la hausse

C’est finalement assez logiquement que François Hollande reperd du terrain. Sa hausse subite de popularité était essentiellement due au climat d’union nationale qui s’était installé après les attentats de novembre ; l’effet des  attentats s’estompe donc maintenant progressivement d’autant que la gauche a enregistré une cuisante défaite lors des élections régionales. Certes Hollande a pris le soin de se mettre à l’écart de ces élections dont il connaissait le caractère catastrophique pour la gauche. Il ne sait même pas exprimer une seule fois sur le sujet ;  pour autant cette posture de « neutralité » ne l’empêche pas d’être rattrapé par les d’autres sujets relatifs à sa gestion du pays. Un seul motif de satisfaction toutefois pour Hollande : Sarkozy de plus en plus contesté dans l’opinion publique l’est également dans son camp et plusieurs personnalités le précèdent maintenant en termes de popularité chez les sympathisants de droite selon un sondage BVA pour Orange et iTELE publié samedi. Trente pour cent des Français déclarent faire confiance au chef de l’Etat, soit trois points de moins qu’un mois plus tôt, alors que sa cote avait bondi de huit points juste après les attentats de Paris et Saint-Denis. BVA souligne que ce phénomène de hausse et de baisse de la popularité du président avait déjà été observé suite aux attentats de janvier.   »Cette baisse plutôt contenue montre que la défaite des listes de gauche aux élections régionales ne lui porte un préjudice que limité sur le plan de la popularité alors qu’il avait perdu sept points de bonnes opinions à l’issue des municipales de mars 2014″, indique l’institut. Le Premier ministre Manuel Valls, qui s’est beaucoup impliqué dans la campagne des régionales, a mieux résisté avec une baisse limitée à 1% de sa cote, à 39%. Le jugement sur leur politique est toujours aussi sévère, 27% des personnes interrogées (-1 point) considérant qu’elle est juste et 17% (-5 points) efficace. Les résultats des régionales ont un impact fort sur la cote d’influence des autres personnalités politiques.  L’ancien Premier ministre Alain Juppé arrive toujours nettement en tête des responsables dont les sympathisants de droite souhaitent qu’ils aient plus d’influence dans la vie politique mais il est désormais suivi par Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, les nouveaux présidents de Nord-Pas-de-Calais-Picardie et d’Ile-de-France, en forte hausse. Les deux arrivent même en tête chez les sympathisants des Républicains, juste devant Alain Juppé. Ce sondage confirme une nouvelle fois qu’à gauche comme à droite les candidats  prévus » pour 2017 à savoir Sarkozy et Hollande souffre d’un déficit de popularité par rapport à d’autres personnalités de leur camp, ce qui n’est pas sans poser quelques questions démocratiques sur le processus de désignation des candidats. D’une certaine manière, les Français seraient prêts à souscrire au principe du « ni-ni » de Sarkozy mais en l’appliquant aux candidats pour 2017 : ni Hollande, ni Sarkozy !




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