Archive pour le Tag 'local'

Valoriser le rôle local d’intermédiation du député

Valoriser le rôle local d’intermédiation du député

Cécile Untermaier, députée socialiste, propose dans une tribune au « Monde » que l’on reconnaisse dans le droit le rôle d’élu de terrain des députés, pour le moment insuffisament mis en valeur. Ce rapprochement avec l’échelle locale pourrait aider à surmonter la défiance qui s’est installée.(Le Monde)

Tribune. 

 

Le constat d’une crise de la représentation n’est pas nouveau, mais il s’accélère depuis plusieurs années. Les chiffres de l’abstention aux dernières élections présidentielles l’attestent : 26 % au premier tour, 28 % au second tour, selon deux sondages de l’IFOP. La défiance de la société civile à l’égard des gouvernants trouve en partie ses racines dans le fonctionnement actuel de nos institutions.

Représentant du peuple détenteur de la souveraineté nationale, le rôle national du député est consacré par les articles 3 et 24 de la Constitution. Ce dernier vote la loi, contrôle l’action du gouvernement et évalue les politiques publiques. Mais, juridiquement, il est sans lien avec sa circonscription dans laquelle il est pourtant élu. Cependant, reconnaître par le droit, les missions spécifiques du député sur le terrain, c’est élargir le champ de son action et nouer un lien fort, concret et de cohérence entre la politique nationale et la vie locale.

Certes, le mandat impératif est prohibé, mais un cadre juridique apporterait un fondement aux actions qu’il déploie à l’échelle locale, tout en donnant le droit aux citoyens de lui demander des comptes sur l’accomplissement de cette mission. Ce contrat de confiance, que représente l’élection, l’oblige. En tant qu’élu de proximité, il lui incombe d’œuvrer en faveur de sa circonscription et des habitants, de porter des projets de développement économique, social et écologique.

Il doit être à l’écoute des citoyens, notamment lors des permanences parlementaires, où les administrés viennent chercher une aide pour résoudre une difficulté sérieuse ou bien un soutien à une action qu’ils portent. Il agit aussi comme une interface entre le Parlement, le territoire, les autorités déconcentrées et le gouvernement. C’est là tout l’apport de la loi de 2014 interdisant le cumul d’un mandat de parlementaire avec un mandat exécutif local, portée par la majorité socialiste.

La multiplication des mandats n’a pour conséquence que de réduire le temps consacré à chacun d’entre eux et donc la portée des actions. Le mandat de parlementaire exige du temps, de l’énergie, tout autant qu’une présence dans l’Hémicycle. Et, l’argument selon lequel cette réforme produirait des élus « hors-sol », déconnectés de la réalité du terrain, revient en fait à méconnaître, voire à renier, la dimension locale intrinsèque du député.

Le député est un élu éclairé par les administrés et les élus de son territoire. En tant que législateur, il est de sa responsabilité d’exprimer son point de vue sur un texte et, dans cet objectif, de recueillir aussi les observations du terrain. Les diverses rencontres qu’il accepte ou qu’il organise favorisent l’approche concrète des projets. Les ateliers législatifs citoyens que j’ai créés en 2012 ainsi que les conseils citoyens en 2017 sont un moyen d’éclairer la loi, en apportant un autre regard.

Le local préféré au bio ?

Le local préféré au bio ?

 

 

Il y aurait deux tiers des Français qui achèteraient des produits bio. Cependant la tendance serait maintenant de privilégier le local par rapport au bio. Plusieurs facteurs explicatifs à ce phénomène;  parfois le doute qui peut peser sur certains produits bio puisque au moins la moitié provient de l’étranger et que ces produits ne sont pas toujours soumis aux mêmes exigences écologiques qu’en France. Le deuxième facteur est constitué par le prix avec des différences sensibles pouvant aller presque jusqu’au double par rapport aux produits traités.

Toutefois l’origine locale des produits ne garantit pas le caractère biologique évidemment. Simplement cela manifeste le souci de réduire l’impact logistique, son coût et ses incidences sur l’environnement.

La préférence des produits locaux est surtout motivée par le souci de diminuer de manière drastique le circuit production distribution sachant que des produits parfois très simples comme les yaourts par exemple exigent des milliers de kilomètres avant de rejoindre l’étal des supermarchés. Il en est de même pour nombre d’autres produits industriels

 

 

 

 

Paris: un nouveau plan local d’urbanisme , modèle de verbiage

Paris: un nouveau plan local d’urbanisme , modèle de verbiage

 

 

Alors que la Mairie de Paris vient de rendre public le document programmatique qui fixe l’orientation générale de son PLU, le géographe Guy Burgel regrette, dans une tribune au « Monde », que la Ville se contente d’énoncer des vœux pieux plutôt que de se confronter à la réalité.

 

Tribune.

 

En appui de son nouveau plan local d’urbanisme (PLU) « bioclimatique », en cours d’élaboration, la Mairie de Paris vient de rendre public son document programmatique, le projet d’aménagement et de développement durable (PADD). Il s’agit d’un modèle du genre à ne pas suivre dans les écoles d’urbanisme. J’ai pu, pendant des décennies, enseigner en quelques instants le plan directeur de l’agglomération parisienne de Paul Delouvrier (1965), avec un schéma simple : deux axes Sud-Est Nord-Ouest, encadrant la vallée de la Seine, limités par les cinq villes nouvelles, contrôlaient et ordonnaient la croissance parisienne.

Je serais bien en mal de le faire pour les orientations produites actuellement par l’Hôtel de ville. Si une politique urbaine se définit par l’articulation logique et chronologique entre ses enjeux stratégiques et l’issue possible de leurs contradictions, loin d’illustrer cette vertu, le texte apparaît souvent comme un inventaire de propositions légitimes, mais difficilement compatibles entre elles. Que l’on en juge.

Qui serait contre une « ville inclusive et solidaire », « durable et vertueuse »« attractive et productive », offrant « un logement de qualité pour toutes et tous » (entendons couches moyennes et populaires), permettant au surplus le développement d’une « agriculture urbaine », le tout dans une densification maîtrisée, maintenant ou restaurant des « respirations » nécessaires dans le tissu des quartiers ? Quand on sait par le document lui-même que la capitale a gagné environ 3 millions de mètres carrés construits de 2006 à 2020, tout en perdant quelques dizaines de milliers d’habitants, et que le renchérissement des prix immobiliers n’a pourtant cessé de s’affirmer, on ne comprend pas par quel coup de baguette magique, ces objectifs idéaux deviendraient soudain accessibles.

 

Il en est de même pour l’autre grand chantier de la ville : la transformation du boulevard périphérique en « boulevard urbain, pacifié, habité et végétalisé ». Là encore, qui serait opposé à la suppression de cette nuisance respiratoire, acoustique et visuelle, subie quotidiennement par des dizaines de milliers de Parisiens ? Mais on ne dit mot du problème politique majeur que pose la frontière durable – depuis 1860 ! – entre Paris et sa banlieue, et surtout des moyens de substitution à la fonctionnalité circulatoire majeure d’une artère vitale, dans l’état actuel, pour la mobilité des habitants et le transport des marchandises. Toujours la vertu proposée en lieu et place de la réalité.

CORONAVIRUS ALLEMAGNE : UN RECONFINEMENT LOCAL

CORONAVIRUS ALLEMAGNE : UN RECONFINEMENT LOCAL

Les autorités allemandes ont annoncé un reconfinement au niveau local, dans le  canton de Rhénanie du Nord-Westphalie, dans l’ouest du pays. C’est là que plus de 1500 cas d’infections ont été détectés, en lien avec un abattoir, présenté comme le plus grand d’Europe.

« Nous allons réintroduire un confinement dans l’ensemble du canton de Gütersloh », qui compte environ 360.000 habitants dans l’ouest du pays, a dit à la presse le dirigeant de la région, la Rhénanie du Nord-Westphalie, Armin Laschet.

 

Un deuxième cas de reconfinement a été annoncé dans mardi après-midi dans un canton de plus de 200.000 habitants dans l’ouest du pays, après l’apparition d’un important foyer de contamination dans un abattoir.

Ce reconfinement, prévu dans un premier temps jusqu’au 30 juin, va se traduire par la limitation stricte des contacts entre personnes, la fermeture des bars, cinémas, musées, l’interdiction des activités de loisirs dans des espaces fermés.

Les restaurants pourront rester ouverts mais n’accueilleront que des clients d’un même foyer, a précisé Armin Laschet, potentiel successeur d’Angela Merkel et candidat à la direction de leur parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU) en décembre prochain.

Ces mesures drastiques, qui interviennent à dix jours du début des vacances scolaires dans cette région très peuplée et très industrialisée, visent « à calmer la situation » et « accroître les tests » de dépistage.

L’Allemagne était jusqu’ici relativement épargnée par le virus à la différence de ses partenaires européens comme la France, l’Italie ou l’Espagne. Le pays est sous le choc depuis la découverte de ce foyer de contamination dans l’abattoir Tönnies, qui emploie près de Gütersloh 6700 personnes, pour beaucoup venues de Bulgarie et de Roumanie.

Lundi soir, les autorités locales ont annoncé que 1553 personnes étaient contaminées par le Covid-19 dans le canton. Quelque 7000 personnes ont été placées en quarantaine, 21 hospitalisées et 6 sont en soin intensifs.

Le plan de déconfinement imposé au niveau local,

Le plan de déconfinement imposé au niveau local,

 

Contrairement à ce qu’affirme le Premier ministre, le plan de déconfinement ne pourra pas être adapté au plan local. L’essentiel des mesures découle d’orientations nationales par ailleurs très bureaucratique comme par exemple la coloration en vert s ou en rouge des départements. La seule possibilité d’adaptation sera en fait de  confiner encore davantage que ne le prévoit le plan gouvernemental. Ce sera sans doute le cas des écoles car nombres de maires ne voudront pas prendre la responsabilité d’une reprise de la pandémie via les  établissements scolaires d’autant qu’on vient de découvrir très récemment des effets très nocifs chez des enfants eux-mêmes; sans parler des possibilités de transmission du Corona virus à la famille et aux enseignants.

Le plan de déconfinement a vocation à être complété par les autorités locales, les organisations syndicales et patronales et pourra être adapté en fonction des territoires et des circonstances, a pourtant déclaré mardi le Premier ministre Edouard Philippe.

Il n’est pas inutile et même nécessaire de prendre en compte les différences entre les territoires dans la façon dont le déconfinement doit être organisé, a souligné le chef du gouvernement lors de la présentation de “la stratégie nationale de déconfinement” devant l’Assemblée nationale.

Le gouvernement veut laisser aux autorités locales, notamment aux maires et aux préfets, la possibilité d’adapter la stratégie nationale en fonction des circonstances, a-t-il ajouté.

La curieuse dialectique du gouvernement laisse entendre qu’il donne ainsi aux autorités locales c’est-à-dire aux maires est aussi aux préfets  le soin d’adapter les orientations nationales. Comme si les préfets constituaient des autorités locales alors qu’elles ne sont que les commissaires politiques appliquant  les directives du gouvernement et de l’administration centrale.

Sondage Municipales : l’élu local préféré des Français, pourquoi !!!

Sondage Municipales : l’élu local préféré des Français, pourquoi !!!

Encore un sondage qui montre que l’élu local serait le représentant politique des Français le plus aimé . On peut se demander si l’opinion aiment réellement les maires mais ont moins  en cause que des élus nationaux très critiqués. On voit mal en effet ce qui pourrait justifier cette espèce d’amour de l’élu local. La plupart du temps en effet dans les grandes villes, les plus administrées ignorent à peu près tout de l’action du maire dont la responsabilité est par ailleurs assez limitée dans ses champs d’action. Des maires qui ne sont pas plus préoccupés que cela des questions économiques et de l’emploi et assez souvent développent des projets d’investissement assez irresponsable destiné surtout à marquer l’opinion. En outre, en matière de fonctionnement, rares sont les maires qui ont témoigné de leur compétence de gestion si l’on en juge par la dérive des coûts et des effectifs.

La vérité c’est que les superstructures municipales se reproduisent sans aucun contrôle politique. Il en va différemment dans les agglomérations de plus petite taille et dans les villages. Reste que dans ces zones les élus se comportent aussi parfois comme de petits barons reproduisant à leur échelle les mêmes dérives démocratiques qu’au plan national et confondant parfois intérêt général et intérêt particulier. Il n’y a guère que dans les très petits villages que les maires sont au four et au moulin et directement en contact avec les problèmes sociaux, économiques et culturels.

D’après un sondage OpinionWay-Public Sénat-La Tribune pour l’UNCCAS (*) réalisé auprès de 1.001 personnes. 68% du panel cite en effet le titulaire de l’écharpe tricolore devant le conseiller régional (6%), le parlementaire (député ou sénateur à 6%), le président de la République (5%), le conseiller départemental (5%) ou le député européen (3%).

« Le maire est le dernier élu à « portée d’engueulades », dixit le président du Sénat Gérard Larcher. Il est sur le marché tous les week-ends et se doit de répondre à toutes les sollicitations », explique le directeur général de l’Union nationale des centres communaux d’action sociale (UNCCAS) Benoît Calmels. « On est sorti des relents dégagistes de 2017 et de l’après-gilets jaunes. Il est redevenu la figure de proximité en qui nos compatriotes ont confiance. »

Avec le triomphe du Franglais: le français au rang de dialecte local ?

Avec le triomphe du Franglais:  le français au rang de dialecte local ?

A juste titre, l’académie française lance un cri d’alarme vis-à-vis de l’invasion du franglais. Sur la tendance, le français pourrait bien devenir une sorte dialecte locale pratiqué en privé. Dans le monde politique ou dans les médias, le franglais est instrumentalisé pour conférer  un caractère plus pertinent aux propos; D’ une certaine façon, c’est ainsi que procédaient les médecins de Molière pour donner l’illusion du caractère scientifique de leur diagnostic et de leur potion magique. On comprend que dans certaines disciplines des expressions d’origine anglaise puisse être utilisées quand il s’agit de caractériser des mots très nouveaux qui n’ont pas eu encore le temps d’être francisées. Par contre,  truffer un discours de locution anglaise pour faire sérieux relève d’une tartuferie linguistique. L’exemple le plus caractéristique est sans doute le mot de start-up nation ou start-up City. Esthétiquement, le mot est brillant mais on a bien du mal à en donner une définition. Exemple ce que dit Macron :

«  Une start-up nation est une nation où chacun peut se dire qu’il pourra créer une start-up. Je veux que la France en soit une. » . Lors de la  campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait plaidé pour une économie tournée vers l’entrepreneuriat et l’innovation.

Traduit de l’anglais, le terme « start-up » vient de « startup company » et signifie société qui démarre. Il peut être défini plus précisément comme une jeune entreprise innovante – ou jeune pousse – dans le secteur des nouvelles technologies. Si le concept n’a pas de définition stricte, il suppose, outre l’utilisation de technologie nouvelle, une forte croissance potentielle, le besoin de financement élevé et un marché mouvant où les risques sont difficiles à évaluer. Bref tout simplement le monde entrepreneurial . En plus, avec un détournement sémantique quand il s’agit de smart city visant simplement à numériser des services publics.

On pourrait citer d’autres exemples d’utilisation de ce nouveau latin de messe qui permet aux technocrates de se donner à bon compte un vernis scientifique. De ce point de vue, Macron ne fait pas exception à la règle , c’est même le prophète de cette tartuferie sémantique.

 

L’Académie française a donc demandé, jeudi 21 novembre, aux pouvoirs publics de mieux respecter la loi Toubon de 1994 sur la défense de la langue.

Les violations répétées de la loi Toubon dénaturent notre langue, autant par l’invasion des termes anglo-saxons que par la détérioration qu’ils entraînent de sa syntaxe. L’Académie française dans un communiqué adressé à l’AFP

« Fidèle à la mission qui lui a été confiée de veiller sur la langue française et de la défendre, l’Académie alerte solennellement les pouvoirs publics et les invite en premier lieu à respecter eux-mêmes la loi », a souligné l’Académie.

Si ceux-ci ne réagissent pas vigoureusement, si l’opinion ne prend pas la mesure du danger qui le menace, le français cessera d’être la langue vivante et populaire que nous aimons. L’Académie française dans un communiqué adressé à l’AFP

 

Dernière femme accueillie à l’Académie française, la philologue Barbara Cassin avait profité de son discours inaugural sous la Coupole pour fustiger en octobre pour fustiger le « global English » et plaider pour le plurilinguisme. « Nous voulons contribuer à fabriquer une Europe résistante, qui refuse de s’en tenir à cette non-langue de pure communication qu’est le global English », avait déclaré l’académicienne. « Nous refusons que nos langues, celles que nous parlons, le français, l’anglais lui-même (celui de Shakespeare, d’Emily Dickinson ou de Churchill), deviennent de simples dialectes, à parler chez soi », avait-elle ajouté.

 

Franglais: le français au rang de dialecte local ?

Franglais:  le français au rang de dialecte local ?

A juste titre l’académie française lance un cri d’alarme vis-à-vis de l’invasion du franglais. Sur la tendance, le français pourrait bien devenir une sorte dialecte locale pratiqué en privé. Dans le monde politique ou dans les médias le franglais est instrumentalisé pour donner un caractère plus pertinent et plus scientifique aux propos; D’ une certaine façon, c’est ainsi que procédaient les médecins de Molière pour donner l’illusion du caractère scientifique de leur diagnostic et de leur potion magique. On comprend que dans certaines disciplines des expressions d’origine anglaise puisse être utilisées quand il s’agit de caractériser des mots très nouveaux qui n’ont pas eu encore le temps d’être francisées. Par contre,  truffer un discours de locution anglaise pour faire sérieux relève d’une tartuferie linguistique. L’exemple le plus caractéristique est sans doute le mot de start-up nation ou start-up City. Esthétiquement le mot est brillant mais on a bien du mal à en donner une définition. Exemple ce que dit Macron :

«  Une start-up nation est une nation où chacun peut se dire qu’il pourra créer une start-up. Je veux que la France en soit une. » . Lors de la  campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait plaidé pour une économie tournée vers l’entrepreneuriat et l’innovation.

Traduit de l’anglais, le terme « start-up » vient de « startup company » et signifie société qui démarre. Il peut être défini plus précisément comme une jeune entreprise innovante – ou jeune pousse – dans le secteur des nouvelles technologies. Si le concept n’a pas de définition stricte, il suppose, outre l’utilisation de technologie nouvelle, une forte croissance potentielle, le besoin de financement élevé et un marché mouvant où les risques sont difficiles à évaluer. Bref tout simplement le monde entrepreneurial . En plus, avec un détournement sémantique quand il s’agit de smart city visant simplement à numériser des services publics.

On pourrait citer d’autres exemples d’utilisation de ce nouveau latin de messe qui permet aux technocrates de se donner à bon compte un vernis scientifique. De ce point de vue Macron ne fait pas exception à la règle , c’est même le prophète de cette tartuferie sémantique.  

. » L’Académie française a donc demandé, jeudi 21 novembre, aux pouvoirs publics de mieux respecter la loi Toubon de 1994 sur la défense de la langue.

Les violations répétées de la loi Toubon dénaturent notre langue, autant par l’invasion des termes anglo-saxons que par la détérioration qu’ils entraînent de sa syntaxe. L’Académie française dans un communiqué adressé à l’AFP

« Fidèle à la mission qui lui a été confiée de veiller sur la langue française et de la défendre, l’Académie alerte solennellement les pouvoirs publics et les invite en premier lieu à respecter eux-mêmes la loi », a souligné l’Académie.

Si ceux-ci ne réagissent pas vigoureusement, si l’opinion ne prend pas la mesure du danger qui le menace, le français cessera d’être la langue vivante et populaire que nous aimons. L’Académie française dans un communiqué adressé à l’AFP

Dernière femme accueillie à l’Académie française, la philologue Barbara Cassin avait profité de son discours inaugural sous la Coupole pour fustiger en octobre pour fustiger le « global English » et plaider pour le plurilinguisme. « Nous voulons contribuer à fabriquer une Europe résistante, qui refuse de s’en tenir à cette non-langue de pure communication qu’est le global English », avait déclaré l’académicienne. « Nous refusons que nos langues, celles que nous parlons, le français, l’anglais lui-même (celui de Shakespeare, d’Emily Dickinson ou de Churchill), deviennent de simples dialectes, à parler chez soi », avait-elle ajouté.

Le bio et le local à toutes les sauces

Le bio et le local à toutes les sauces

 

 

On vient d’apprendre que de façon assez conséquente, des fraises du Lot-et-Garonne venaient en fait d’Espagne. C’est vrai pour de nombreux fruits et légumes. C’est même vrai pour les truffes du Périgord dont une grande partie vient aussi d’Espagne. Les produits français sont-ils pour autant meilleurs ? Sans doute pas forcément, tout dépend de la dose d’engrais et de pesticides qu’avalent les plantes. Il semblerait toutefois que les contrôles sanitaires français soient un peu plus sérieux qu’en Espagne au Maroc ou dans des zones encore plus exotiques. Pour les produits locaux c’est un peu la jungle. On peut très bien produire de la viande locale avec du soja aux OGM. Pas sûr donc que les aliments soient produits à proximité, sans excès chimique. Le bio existe bien sûr et se développe même à un rythme en France qui contraint à en importer massivement. S’agit-il alors vraiment de bio quand le produit justifie des transports et des emballages particulièrement polluants. Comme d’habitude, Leclerc fait très fort avec en première page de sa dernière pub : « on peut manger bio, boire bio, goûter bio, se laver bio sourire bio, s’hydrater bio, presser bio, assaisonner, picorer bio, mélanger bio etc. »  ne manque plus que respirer, penser, pisser bio.  Bref c’est la grande vague un taxe de la mode bio. Notons que sur la photo de la pub figurent des bananes lisses comme du plastique et qui ont dû échapper au traitement de DTT encore en vigueur dans de nombreuses exploitations bananières industrielles. Subitement tout est devenu bio, même les prix qui ont pris un petit coup au passage. Certes on ne peut que ce réjouir sans doute de la tendance à vouloir manger et utiliser des produits plus naturels. Reste que le vrai bio constitue sauf rares exceptions une fumisterie ;  exemple quand des animaux sont élevés avec du soja au OGM provenant du Brésil ou d’ailleurs. Une partie non négligeable des engrais et autres pesticides s’évaporent avec l’eau et viennent arroser toutes les plantes sans distinction. Sans parler de la pollution  des nappes profondes. Peut-on considérer qu’un produit est bio quand,  par exemple, il a effectué des milliers et des milliers de kilomètres, subi aussi des transformations sans parler de ses conditions réelles de production. Le total bio n’existe sans doute pas car tout est plus ou moins contaminé y compris par les l’emballage et les manipulations. Dans le bio encore plus qu’ailleurs les références constituent une véritable jungle et  sont complètement bidons. L’idéal est encore, quand c’est possible, de consommer des produits locaux dont on connaît les producteurs (et ce n’est pas toujours une garantie suffisante). Pour un peu les grandes marques nous vendraient l’amour bio si elles pouvaient ! A quand les capotes bio ?

 

 

 

Immobilier : des variations de prix fonction du dynamisme économique local

Immobilier : des variations de prix fonction du dynamisme économique local

Une étude du réseau Orpi et d’autres études  confirment  les disparités de plus en plus grandes des prix selon le dynamisme économie des régions. Avec des prix fous en région parisienne et des prix complètement bradé dans des zones en déclin ou désertifiés. Des variations de prix qui peuvent aller  de 1 à 10 : 1 million en région parisienne, 100 000 euros dans certaines  zones rurales pour un bien équivalent. – Des  écarts de prix reflètent là aussi une «France à plusieurs vitesses».  «Ils sont l’illustration d’un marché paradoxal, fragmenté et corrélé à l’activité économique», estime Bernard Cadeau, président du réseau. Quelques grandes tendances.  L’attrait des métropoles dynamiques. Avec des hausses de prix supérieures à 10 % par rapport aux quatre premiers mois de 2013, les capitales régionales comme Lyon (Rhône) et Toulouse (Haute-Garonne) continuent d’attirer les acheteurs. Cette dernière, souligne Bernard Cadeau, portée par son activité industrielle, est en pleine expansion.» Le grand nombre de maisons et appartements à vendre dans la «ville rose» ? Il serait dû aux très nombreux programmes immobiliers accompagnant ce dynamisme au cours de ces dernières années.   La mer fait toujours rêver. Notamment sur la Côte-d’Azur avec des records de prix au m2 dans les Alpes-Maritimes et le Var (Cannes, Six-Fours). Même attirance pour la Côte atlantique avec Le Croisic et Pornichet, deux villes balnéaires où maisons et appartements sont vendus très cher. A l’opposé, des communes comme Calais (Pas-de-Calais) ou Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), voire Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), connaissant les prix les plus bas ou ayant le plus baissé, pâtissent de leur manque d’attractivité. La valeur du mètre carré y est six à huit fois moins élevée qu’à Paris. L’Ile-de-France, région de tous les extrêmes. La proximité de Paris joue là un rôle primordial dans la fixation des prix  : les plus hauts à Vincennes, Issy-les-Moulineaux ou Clamart. Les plus bas à Cergy, Corbeil-Essonnes, Sevran ou Clichy-sous-Bois !

 




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