Archive pour le Tag 'livraison'

Perspectives de la livraison à domicile de denrées alimentaires

Perspectives de la livraison à domicile de denrées alimentaires

Un article du Wall Street Journal qui s’appuie sur l’analyse de l’entreprise Instacart

Bientôt, vos applications de livraison alimentaire pourraient ressembler furieusement à vos feeds de réseaux sociaux. Et vous le devrez à Instacart.

Le géant de la livraison de courses en ligne a annoncé la semaine dernière que Fidji Simo, ancienne vice-présidente de Facebook et en charge de l’application historique du réseau social, succéderait au fondateur d’Instacart Apoorva Mehta à la tête de l’entreprise à partir du mois prochain. Elle apportera sans doute des changements à Instacart qui pourraient exercer une influence durable sur le secteur de la livraison alimentaire.

En surface, le modèle d’Instacart peut sembler comparable à celui des plateformes de livraison de repas, s’appuyant sur des travailleurs indépendants pour livrer de la nourriture aux clients. Toutefois, il existe des différences notables. Instacart indique que la majorité de ses livreurs sont des travailleurs indépendants, mais l’entreprise emploie également des salariés à temps partiel dans certains magasins. Par ailleurs, compte tenu notamment du panier plus rempli, les courses constituent une unité économique très distincte des repas de restaurant. L’an dernier, Instacart dit avoir enregistré 1,5 milliard de dollars de chiffre d’affaires, mais « traité » des « dizaines de milliards » de dollars en valeur de transaction brute. La comparaison n’est pas parfaite, mais DoorDash a dégagé le double de ce chiffre d’affaires l’an dernier, traitant environ 25 milliards de dollars en valeur de commande brute pour son activité principale.

Toutefois, cette dynamique pourrait changer. En plus de son activité de livraison de courses, Instacart développe une entreprise de publicité, qu’il espère porter un jour au niveau des plus grandes agences de publicité numérique. L’embauche à la tête de la société de Fidji Simo, qui a mené le lancement des publicités sur le fil d’actualité de Facebook ainsi que l’équipe responsable de la monétisation des publicités mobiles pour la plateforme, signale l’ambition d’Instacart d’accélérer cette activité. Au cours des deux dernières années, Instacart a débauché trois hauts responsables d’Amazon et de Google pour piloter sa division publicité.

Bien qu’Instacart ne soit pas coté en Bourse et révèle peu de données financières, son activité de publicité a généré environ 300 millions de dollars l’an dernier et pourrait croître à 1 milliard de dollars l’an prochain

Des données d’Edison Trends et de Bloomberg Second Measure montrent que la part de marché d’Instacart dans la collecte et livraison de courses a atteint un pic au début de la pandémie. Cette part de marché reste élevée comparée aux niveaux d’avant la crise sanitaire, mais a diminué. En avril 2020, Instacart s’imposait avec une part de marché clairement en tête auprès des consommateurs américains parmi une sélection d’entreprises de collecte et livraison de courses aux Etats-Unis, selon Bloomberg Second Measure, après avoir pris une part de marché significative à Walmart. Mais en mai 2021, Walmart était de nouveau en tête.

Bien qu’Instacart ne soit pas coté en Bourse et révèle peu de données financières, son activité de publicité a généré environ 300 millions de dollars l’an dernier et pourrait croître à 1 milliard de dollars l’an prochain, selon une source proche du dossier. Ces perspectives de croissance seront sans doute scrutées par les investisseurs potentiels, alors que l’entreprise se prépare à une introduction en Bourse très attendue. En plus de renforcer la valeur ajoutée d’une plateforme pour ses clients en touchant des consommateurs qui sont en train de faire leurs courses, les publicités sont une activité lucrative avec des marges élevées qui peuvent compenser une croissance lente dans d’autres domaines. C’est ainsi grâce à son modèle dominé par la pub que Facebook a publié une marge brute de plus de 80 % l’an dernier, contre un peu plus de 50 % pour DoorDash. Avec l’essor lié à la pandémie l’an dernier, Instacart dit avoir pu dégager des bénéfices sur la base de son Ebitda ajusté en 2020, ce qu’il n’était pas parvenu à faire avant la pandémie en 2019.

Les plateformes de livraisons de repas de restaurant peinent elles-mêmes à réaliser des bénéfices réguliers, malgré la forte hausse de leur chiffre d’affaires. DoorDash est parvenu à enregistrer un bénéfice l’an dernier pour l’ensemble de l’exercice sur la base de son Ebitda ajusté, mais Uber Eats n’y est pas arrivé. Les pressions réglementaires ont augmenté la rémunération des livreurs dans certaines zones et plafonné les commissions que les plateformes peuvent facturer aux restaurants, du moins temporairement. La ville de New York envisage un plafond permanent de ces commissions. Les plateformes de livraison ont pu compenser la baisse des commissions aux restaurants en facturant des tarifs plus élevés aux clients. Mais avec le retour de la restauration sur place, les clients pourraient rechigner à continuer de payer ces frais.

La publicité représente un moyen de combler l’écart, et les plateformes de livraison semblent discrètement renforcer leur présence publicitaire. Uber Eats a lancé son premier format publicitaire en annonces sponsorisées en août dernier et dit viser une performance de 100 millions de dollars pour son activité publicitaire cette année. Toutefois, le directeur général d’Uber, Dara Khosrowshahi, a déclaré en mai que sa division Eats était nettement en avance sur cet objectif. Uber a aussi récemment engagé un ancien dirigeant d’Amazon spécialiste de technologie publicitaire pour diriger son activité publicité. DoorDash indique que bien qu’il propose des remises aux clients, l’entreprise doit encore payer la note pour certaines de ces promotions. Un porte-parole de l’entreprise a déclaré qu’elle n’était pas prête à discuter des progrès de la publicité pour le moment. Toutefois, selon LinkedIn, DoorDash a un vice-président à la tête de son activité publicitaire et recherche actuellement un directeur des revenus publicitaires.

A mesure que les entreprises de livraison se focalisent moins sur la croissance et plus sur les bénéfices, la publicité pourrait se présenter comme le saint Graal. Et Instacart semble déterminé à prouver sa valeur.

Amazon et livraison en un jour : Danger pour les petites entreprises

Amazon et livraison en un jour : Danger pour les petites entreprises

Christopher Mims é voqueDans le Wall Street Journal les conséquences néfastes du raccourcissement des délais de livraison exigé notamment par les grands du numérique comme Amazon .( Notons aussi que ces délais conduisent à une fragmentation des envois qui constituent une véritable catastrophe environnementale NDLR)

Les affaires marchaient bien pour Charleston Gourmet Burger, une petite entreprise familiale basée en Caroline du Sud. Fondée par le couple Chevalo et Monique Wilsondebriano en 2012, elle vendait ses sauces et marinades pour hamburgers dans des milliers de magasins à travers les Etats-Unis, sur la chaîne de téléachat QVC et directement aux clients via son site web. Mais juste avant que la pandémie n’entraîne des confinements en mars, le couple a pris la décision fatidique d’arrêter de vendre en magasins et de se concentrer sur le e-commerce.

Cela a failli être une erreur fatale pour la petite entreprise, seule source de revenus de la famille qui emploie les quatre enfants adolescents et adultes du couple, ainsi que la sœur et la mère de Mme Wilsondebriano.

A l’ère d’Amazon, vendre en ligne est une chose, mais livrer les produits aux clients assez rapidement pour les satisfaire en est une autre. Et les choses deviennent particulièrement difficiles si, comme les Wilsondebriano, le commerçant ne vend pas ses produits par l’intermédiaire d’Amazon, mais se sent quand même obligé de s’aligner sur les promesses de livraison gratuite et rapide du géant du e-commerce.

Le chiffre d’affaires de Charleston Gourmet Burger a alors chuté, passant de plus de 20 000 dollars par mois à seulement 3 000 dollars, selon Mme Wilsondebriano. La famille n’a eu d’autre choix que d’emballer et d’expédier elle-même les commandes, car elle n’avait plus les moyens de payer l’expéditeur tiers qu’elle utilisait jusqu’alors.

Les petites et moyennes entreprises américaines de commerce en ligne se divisent entre gagnants et perdants en fonction de leur capacité à s’adapter aux bouleversements logistiques largement dictés par Amazon et d’autres grands distributeurs

Pourtant, de nombreux acheteurs potentiels se sont plaints des frais de port — environ 8 dollars pour une commande de 40 dollars — et du fait que les sauces et les marinades mettaient trop de temps à arriver, poursuit Mme Wilsondebriano.

« C’est un combat quotidien que d’essayer de suivre le rythme d’Amazon, et ce n’est pas une partie de plaisir », constate-t-elle.

Charleston Gourmet Burger, qui a quitté Amazon il y a deux ans parce que les commissions étaient trop élevées, envisage aujourd’hui d’y retourner.

Les petites et moyennes entreprises américaines de commerce en ligne se divisent entre gagnants et perdants en fonction de leur capacité à s’adapter aux bouleversements logistiques largement dictés par Amazon et d’autres grands distributeurs. Les embauches massives et la construction ininterrompue d’entrepôts par le géant du e-commerce facilitent une livraison toujours plus rapide, qui plus est gratuite avec l’offre Prime.

En conséquence, même les commerçants qui ne vendent pas sur Amazon s’efforcent d’expédier leurs produits aussi vite que possible, soit en supportant un coût supplémentaire, soit en augmentant les prix — au risque de subir une baisse de leurs chiffres d’affaires —, tout en faisant face à des goulets d’étranglement dans la chaîne logistique.

Pour les Wilsondebriano, cela se traduit par un rituel quotidien impliquant toute la famille.

Toutes les deux semaines, des palettes de marchandises — de 1 500 à 3 000 bouteilles — quittent l’usine pour être déposées dans un atelier attenant à leur garage, qui sert d’entrepôt de fortune. En plus de gérer les campagnes publicitaires en ligne qu’ils utilisent pour stimuler leurs ventes, Mme Wilsondebriano et son mari doivent traiter chaque commande reçue sur leur site web.

A leurs moments perdus, entre les cours à distance dispensés sur Zoom, leurs filles de 15 et 16 ans aident à l’emballage et écrivent des messages personnalisés pour remercier les clients. Leur fils de 25 ans, leur fille aînée et la mère de Mme Wilsondebriano donnent aussi un coup de main quand ils sont disponibles.

Une fois les étiquettes apposées sur les colis, le couple les charge dans un SUV et les amène au bureau de poste local.

« C’est comme une chaîne de production », résume Mme Wilsondebriano.

Mais ce n’en est pas une, et encore moins un entrepôt rempli d’humains et de robots, fonctionnant selon un workflow optimisé par des logiciels et destiné à réduire le coût de chaque achat en ligne.

Amazon a été l’une des premières entreprises de e-commerce à faire de sa chaîne logistique un avantage concurrentiel, note Matt Crawford, directeur général des expéditions chez BigCommerce, qui aide les commerçants à créer et à gérer des boutiques en ligne. Lorsque le géant a eu créé sa marketplace — où tout le monde peut vendre des marchandises — et Expedié par Amazon — son service logistique pour l’entreposage et l’expédition des articles que ces entreprises vendent sur la plateforme —, cet avantage s’est étendu à tous les vendeurs prêts à payer pour ces services.

Depuis, Amazon n’a cessé d’accélérer la vitesse à laquelle la plupart des produits vendus sur son site arrivent sur le pas de la porte des acheteurs, en proposant d’abord la livraison sous deux jours, puis le lendemain, et maintenant fréquemment le jour même, grâce à la mise en place du service Prime Now sur son site principal et son application.

« Vous allez assister à une disparition progressive des commerçants qui ne peuvent pas résoudre leur problème de chaîne logistique [pour leurs ventes en ligne] ». Les frais de port des commerçants, via des transporteurs comme UPS, des services postaux américains et FedEx, vont augmenter de 5 à 7 % cette année, en raison de l’explosion de la demande

Selon Steve Denton, directeur général de Ware2Go, une filiale d’UPS qui met en relation des PME de commerce en ligne avec des entrepôts depuis lesquels ils peuvent distribuer leurs marchandises, les vendeurs qui souhaitent bénéficier du très convoité badge Prime d’Amazon — qui garantit une livraison rapide et permet d’augmenter considérablement les ventes — sont confrontés à un choix difficile.

Deux options s’offrent désormais à eux, dit-il. Soit ils paient des commissions de plus en plus élevées à Amazon pour stocker et expédier leurs marchandises à partir des installations de la société, soit ils expédient leurs produits à partir d’entrepôts autres que ceux d’Amazon, mais qui répondent aux exigences strictes du programme Seller Fulfilled Prime de l’entreprise — notamment bénéficier d’une disponibilité au niveau national et d’une expédition rapide. Certains marchands, en particulier ceux qui proposent des articles volumineux ou des produits qui ne se vendent en général pas vite, trouvent cette option plus abordable.

« Vous allez assister à une disparition progressive des commerçants qui ne peuvent pas résoudre leur problème de chaîne logistique [pour leurs ventes en ligne] », assure M. Crawford. Les frais de port des commerçants, via des transporteurs comme UPS, des services postaux américains et FedEx, vont augmenter de 5 à 7 % cette année, en raison de l’explosion de la demande. Et depuis que la Covid a perturbé la logistique dans le monde entier, les commerçants doivent payer plus cher pour stocker davantage de marchandises. Parallèlement, la demande d’expédition plus rapide oblige les distributeurs à déterminer avec précision le nombre d’articles à stocker dans les différents entrepôts d’un réseau qui s’étend sur tout le pays, ajoute-t-il. (Les commissions d’Amazon dissuadent les détaillants de garder longtemps des articles dans ses entrepôts).

La généralisation du modèle de marketplace et la façon dont Amazon façonne les attentes des clients signifient que les exigences croissantes que la société impose aux vendeurs Prime se répercutent sur l’ensemble du secteur du e-commerce

Pour intégrer le programme Seller Fulfilled Prime (SFP), les vendeurs doivent stocker des marchandises dans des entrepôts à partir desquels les clients peuvent être livrés en un ou deux jours, afin de maximiser le nombre de vues sur le site et l’appli d’Amazon.

Le succès d’Amazon avec sa marketplace a engendré de nombreuses copies. Les articles que vous achetez sur les sites de Walmart, Target, Wayfair et de dizaines d’autres grands distributeurs peuvent être vendus et expédiés non par ces entreprises, mais par de plus petites qui versent à ces géants de la distribution une partie de revenus tirés de ces ventes et paient éventuellement d’autres frais en échange de leur référencement.

La généralisation du modèle de marketplace et la façon dont Amazon façonne les attentes des clients signifient que les exigences croissantes que la société impose aux vendeurs Prime se répercutent sur l’ensemble du secteur du e-commerce, explique M. Denton. Les autres marketplaces modifient en effet continuellement leurs propres exigences en matière de livraison pour les vendeurs en s’inspirant largement des standards en vigueur chez Amazon.

Le géant de Seattle dit avoir « apporté des changements à Seller Fulfilled Prime, afin que les clients bénéficient d’une expérience de livraison Prime cohérente, quelle que soit la méthode de traitement de commandes. Amazon prospère quand les vendeurs ont du succès, et ces changements permettent de s’assurer que les vendeurs SFP continuent à satisfaire les clients Prime en leur offrant l’expérience d’achat qu’ils attendent. »

Pour les commerçants en ligne de petite ou moyenne taille, répondre aux dernières exigences de Prime nécessite de prendre des mesures qui, jusqu’à récemment, étaient considérées comme exceptionnelles. Cela signifie qu’il faut faire fonctionner les entrepôts au moins six jours par semaine, et parfois recourir à des envois coûteux à J+1 ou la nuit.

Certains vendeurs prospèrent toutefois dans ce nouveau monde. Au début des années 2000, Lee Siegel a fondé ECR4Kids, un fabricant de meubles et d’équipements de jeux pour enfants en kit. L’entreprise commercialisait alors ses produits auprès d’acheteurs traditionnels — revendeurs et districts scolaires ainsi qu’aux grandes surfaces et même à Amazon — mais uniquement en tant que grossiste et marchand. Fin 2018, pour augmenter ses ventes, M. Siegel a référencé certains de ses produits directement sur la marketplace d’Amazon.

Lorsque la pandémie a frappé, M. Siegel pensait que son chiffre d’affaires allait s’effondrer, mais il a, au contraire, explosé, car les parents d’élèves suivant leurs cours à distance se sont précipités pour acheter des articles comme des bureaux, des chaises et des casiers pour enfant.

A peu près au même moment où il a commencé à vendre sur la marketplace d’Amazon, ECR4Kids a cessé de gérer de ses propres entrepôts pour confier la logistique de ses commandes à des tiers, dont Ware2Go.

Auparavant, déclare M. Siegel, les services de traitement de commandes pouvaient être fournis par n’importe qui disposant « d’un chariot élévateur, d’un quai de chargement et d’un grand entrepôt vide avec des étagères. Mais pour survivre face à Walmart, Costco, Amazon et Wayfair, il faut une approche complètement différente de la satisfaction client et de la rapidité d’expédition. »

Certains se tournent vers des entreprises telles que Productiv, qui exploite six entrepôts de distribution. Alors qu’Amazon a sa propre armée de robots de mise en rayon et de tri des colis, des entreprises comme Productiv testent des systèmes avec des robots d’appui qui suivent les employés de l’entrepôt lorsqu’ils se déplacent dans les rangées d’étagères, puis acheminent vers des convoyeurs tous les articles prélevés sur ces rayonnages.

Comme dans de nombreux autres secteurs, cette automatisation répond en partie à la hausse des salaires et à la rareté de la main-d’œuvre. La demande en matière d’entreposage et de traitement des commandes bat des records chaque mois, ce qui entraîne à la fois une concurrence accrue entre ces services et une plus grande variété d’offres en la matière.

Chez Charleston Gourmet Burger, les choses se sont beaucoup améliorées. Les températures ont grimpé et des millions d’Américains vaccinés se réunissent à nouveau avec leurs amis et leur famille — et sortent leur barbecue. Le chiffre d’affaires mensuel a rebondi à près de 14 000 dollars en mai, et Mme Wilsondebriano prévoit un mois de juin encore meilleur.

En outre, la famille va commencer à essayer de passer par Amazon à la fois pour vendre ses produits et traiter ses commandes. Le géant du e-commerce est, en effet, en train de lancer un programme pilote visant à fournir une assistance supplémentaire aux entrepreneurs noirs comme les Wilsondebriano. Celle-ci comprend notamment la gratuité de publicités, du stockage et du traitement des retours et des services de conseils ainsi que la suppression de certaines commissions. Au cours des deux prochaines semaines, environ 90 % des commandes passées sur le site web de la famille seront traitées par Amazon, et leurs produits apparaîtront sur sa marketplace.

« Etre exonéré d’autant de frais semble être une solution gagnante pour tout le monde, reconnaît Mme Wilsondebriano. Mais je ne sais pas ce que ça va donner concrètement. »

Vaccin Johnson&Johnson : livraison en avril en Europe et en Afrique

Vaccin Johnson&Johnson : livraison en avril en Europe et en Afrique

400 millions de doses du vaccin promises pour L’Union européenne et  pour l’Union africaine. Un vaccin unidose, peu couteux et facile d’utilisation. .

Ce vaccin a été, mi-mars, le quatrième à obtenir le feu vert de l’Agence européenne du médicament, après ceux de Pfizer-BioNTech, de Moderna et d’AstraZeneca. Il n’est actuellement administré qu’aux États-Unis et en Afrique du Sud, mais il a aussi été approuvé au Canada.

Les pays de l’Union africaine recevront de leur côté jusqu’à 400 millions de doses du vaccin, a annoncé lundi le géant pharmaceutique américain. Selon les termes de l’accord, 220 millions de doses du sérum, qui ne nécessite qu’une seule injection, seront distribuées aux 55 pays membres de l’Union africaine, les livraisons débutant au troisième trimestre 2021. Les pays concernés pourront s’ils le jugent nécessaire commander 180 millions de doses complémentaires, pour un total de 400 millions de vaccins Johnson & Johnson acheminés d’ici 2022.

Pour permettre d’augmenter sa production et de répondre à la demande, Johnson & Johnson a passé ces derniers mois plusieurs accords avec des laboratoires et des sous-traitants en Europe, qui seront chargés de sa formulation ou de sa mise sous flacon: il s’agit de Sanofi en France, de Catalent en Italie, et d’IDT Biologika en Allemagne. La substance active, qui donne son efficacité au vaccin, proviendra du site de Johnson & Johnson à Leyde aux Pays-Bas.

55 millions de doses pour l’Europe

L’UE, qui a passé une commande de 200 millions de doses au laboratoire américain (avec une option pour 200 millions de doses supplémentaires), devrait recevoir au deuxième trimestre quelque 55 millions de doses, avait expliqué mi-mars Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Le laboratoire n’a pas rendu public le calendrier exact de ses livraisons.

Le vaccin repose sur un vecteur viral, selon une technologie déjà utilisée par la société, notamment contre le virus Ebola. Il utilise comme support un autre virus peu virulent, transformé pour y ajouter des instructions génétiques d’une partie du virus responsable du Covid-19. Une fois dans les cellules, une protéine typique du SARS-CoV-2 est produite, éduquant le système immunitaire à la reconnaître.

Ce vaccin est le premier, parmi ceux bénéficiant d’un feu vert de l’OMS, à ne nécessiter qu’une seule injection au lieu de deux, en plus de pouvoir être stocké à des températures de réfrigérateur. Le groupe pharmaceutique s’est par ailleurs engagé à le vendre à prix coûtant.

Les États-Unis bloquent la livraison de puces aux chinois

Les États-Unis bloquent la livraison de puces aux chinois

 

L’administration Trump a informé les fournisseurs de Huawei, y compris le fabricant de puces Intel, qu’elle révoquait certaines licences de vente à la société chinoise et avait l’intention de rejeter des dizaines d’autres applications pour fournir la société de télécommunications, des personnes familières avec le sujet a déclaré à Reuters.

Les États-Unis ont inscrit Huawei sur une «liste d’entités» du département du commerce en mai 2019, empêchant les fournisseurs de lui vendre des produits et technologies américains.

Mais certaines ventes ont été autorisées et d’autres refusées tandis que les États-Unis ont intensifié leur répression contre l’entreprise, en partie en étendant l’autorité américaine pour exiger des licences pour les ventes de semi-conducteurs fabriqués à l’étranger avec la technologie américaine.

Avant la dernière action, quelque 150 licences étaient en attente pour 120 milliards de dollars de biens et de technologies, qui avaient été retardées parce que diverses agences américaines ne pouvaient pas s’entendre sur la question de savoir si elles devaient être accordées, a déclaré une personne proche du dossier.

280 milliards de dollars supplémentaires de demandes de licence pour des biens et des technologies pour Huawei n’ont toujours pas été traités, a déclaré la source, mais sont désormais plus susceptibles d’être refusés.

Intel Corp a reçu des licences des autorités américaines pour continuer à fournir certains produits à Huawei Technologies, a déclaré un porte-parole d’Intel en septembre de l’année dernière.

Une règle d’août stipulait que les produits dotés de capacités 5G étaient susceptibles d’être rejetés, mais que les ventes de technologies moins sophistiquées seraient décidées au cas par cas.

Les États-Unis ont pris les dernières décisions au cours d’une demi-douzaine de réunions à partir du 4 janvier avec de hauts responsables des départements du commerce, de l’État, de la défense et de l’énergie, a indiqué la source.

Les responsables ont élaboré des directives détaillées sur les technologies capables de 5G, puis ont appliqué cette norme, a ajouté la personne.

Cela impliquait de refuser la grande majorité des quelque 150 applications contestées et de révoquer les huit licences pour les rendre compatibles avec les derniers refus, a déclaré la source.

Rungis: mise en service d’une plateforme de livraison

Rungis: mise en service d’une plateforme de livraison

 

Le  marché de Rungis va ouvrir une plateforme en ligne de livraison de fruits et légumes frais à domicile, dans Paris et la petite couronne uniquement. Le site «Rungis livré chez vous», est pour le moment inaccessible mais va être activé dans les prochains jours. L’initiative, pensée par les grossistes de Rungis en mal de clients et en partenariat avec la région Île-de-France, va permettre de ravitailler en produits frais les Franciliens confinés.

Ils pourront ainsi composer leur panier virtuel de fruits et légumes frais de saison, 100% français, et d’autres produits de circuit court exclusivement, assure le MIN (Marché d’intérêt national de Rungis). Concrètement, la livraison se fera sans contact, au pied d’un immeuble (ou sur le palier en fonction du lieu, souligne le MIN), de manière à éviter tout contact physique. Une fois devant l’habitation, le livreur appellera le client afin qu’il vienne chercher son panier.

Le prix minimum de la commande est fixé à 50 euros,. Si le total du panier est inférieur à 150 euros, les frais de livraison s’élèveront à 10 euros. Au-delà de 150 euros la livraison sera gratuite. «Le Marché encourage donc les commandes groupées, à la fois pour le prix final et parce que c’est une belle opportunité d’aider ses voisins, notamment ceux dans le besoin», précise le MIN.

Les premières livraisons, prévues à la fin de cette semaine, vont permettre aux agriculteurs de la région qui ne peuvent plus vendre sur les marchés – la région en compte 700 – de commercialiser une part de leur production.

Le coût de non livraison des Mistral : plus d’un milliard !

Le coût de non livraison des Mistral : plus d’un milliard !

 

 

Au départ Hollande avait annoncé que l’annulation de la vente des Mistrals à la Russie serait une opération blanche. On ne devait rembourser que l’avance faite par les Russes. Avec le temps s’aperçoit que la facture risque d’être salée compte tenu des opérations d’entretien de montage et de démontage technique ainsi que des indemnités. Du coup la facture pourrait se monter à plus d’un milliard et on comprend que la France soit pressée de solder ces Mistral dans le prix intéresse de nombreux pays. Le démontage de matériels militaires russes intégrés aux deux navires de guerre de type Mistral, dont la vente par la France à la Russie a été annulée, devrait durer jusqu’en janvier, selon des informations transmises par un haut responsable français à des parlementaires et obtenues vendredi par l’AFP.  Le secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN), Louis Gautier, a également indiqué, lors d’auditions parlementaires organisées mardi à huis clos, que le montant total des indemnisations à verser au constructeur des navires militaires, le groupe DCNS, en attendant une éventuelle revente des navires, devrait grimper à 1,1 milliard d’euros.   »Les montants finalement garantis par la Coface pourraient être de l’ordre de 1,1 milliard d’euros, dont il faudra soustraire « le montant de la transaction » en cas de revente, a indiqué Louis Gautier aux élus, selon un résumé de l’audition obtenu par l’AFP. Cette estimation inclut notamment des frais de gardiennage et de maintien en état opérationnel des navires, qui s’élèvent à 2 millions d’euros par jour, mais pas encore les frais de remplacement des matériels russes en vue d’une revente à un autre pays, dont le montant n’est pas encore connu.  Le SGDSN, qui était le négociateur français avec Moscou dans ce dossier, a toutefois réfuté la facture totale de 2 milliards d’euros avancée par Le Canard Enchaîné, un montant jugé « absurde » au sein de l’organe gouvernemental, qui dépend de Matignon. Le Canada, l’Inde, Singapour mais surtout l’Egypte ont exprimé leur intérêt « sérieux » pour les navires, a également expliqué Louis Gautier, alors que la France espère conclure rapidement une revente. « Les opérations de démontage et de retour en Russie sont prévues pour durer six mois », a indiqué Louis Gautier lors d’une double audition à l’Assemblée nationale puis au Sénat. Des équipes d’ingénieurs et techniciens russes, assistées d’équipes techniques françaises, sont à Saint-Nazaire pour effectuer ces travaux, a confirmé son entourage. Le projet de loi entérinant l’accord franco-russe après la décision de Paris de renoncer à livrer deux Mistral, du fait de l’implication de Moscou dans la crise ukrainienne, doit être débattu jeudi à l’Assemblée.  Quelque 949,7 millions ont déjà été versés par la Banque de France à la Banque centrale russe dès la conclusion de l’accord avec Moscou le 5 août. Cette somme comprend l’avance de 893 millions versée par la partie russe, plus un montant de 56,7 millions payé par l’Etat français, qui couvre notamment des frais de formations de marins russes.

Sondage : Les Français la livraison des Mistral à la Russie

 

Les français pourtant sévères quant à la responsabilité de Poutine dans le conflit ukrainien pensent qu’il faut cependant livrer les « Mistral » à la Russie. Les Français sont réalistes, ils ne désapprouvent pas les sanctions économiques mais considèrent que la non livraison des « Mistral » constitue une mesure vexatoire inutile. De fait, il ne faut sans doute pas donner des arguments supplémentaires à Poutine pour continuer de jeter des braises sur la guerre en Ukraine  car les Mistral dans ce conflit ne constituent pas un enjeu.  A une majorité très confortable (64%), les Français, dans un sondage IFOP- La tribune  sont favorables à la livraison des bateaux de projection et de commandement (BPC), de type Mistral, à Moscou. La marine russe en a commandé deux exemplaires au groupe naval DCNS pour environ 1,2 milliard d’euros dans le cadre d’un contrat conclu en juin 2011 sous l’ancien président Nicolas Sarkozy. Une majorité qui recrute aussi bien à gauche (66%) qu’à droite (71%). La semaine dernière, la Russie a officiellement envoyé une demande d’explication écrite à la France concernant son refus de lui livrer les navires de guerre Mistral, selon l’agence publique russe Ria-Novosti, citant une source militaire. Selon l’agence, qui cite une source anonyme au sein du Service fédéral russe de coopération militaire, ce dernier a adressé une demande à la direction générale de l’armement (DGA) « avec l’objectif de recevoir une réponse officielle« . « Pour décider de la suite, saisir un tribunal ou donner du temps à la France, la Russie doit disposer d’une explication écrite de la situation », a indiqué cette source. Les Français sont d’autant plus convaincus de la nécessité de livrer les deux Mistral à la Russie qu’ils considèrent, à une très large majorité (75%), que le refus de la France de remettre ces navires à la marine russe n’est pas efficace pour régler le conflit entre l’Ukraine et  la Russie. « L’opinion française est très déterminée sur ce sujet, notamment chez les plus de 35 ans (80%) », constate le directeur des études politiques à l’IFOP, Damien Philippot. Et de préciser que ce sondage s’écarte du « politiquement correct« . Une prise de position, alors même que 66% des sondés estiment que la situation dans le conflit entre l’Ukraine et la Russie n’a pas évolué ces dernières semaines. Un sondage réalisé avant les nouveaux combats de ces derniers jours dans la zone de l’aéroport Serge Prokofiev de Donetsk, où les séparatistes ont lancé une offensive depuis jeudi. L’Union européenne restera ferme envers la Russie, y compris sur les sanctions, alors que les violences ont regagné en intensité dans l’est de l’Ukraine, ont décidé lundi les ministres européens des Affaires étrangères.

Irak : livraison d’armes par la France ?

Irak : livraison d’armes par la France ?

 

La position officielle de la France est très floue vis-à-vis d’une éventuelle livraison d’armes à l’Irak pour combattre les djihadistes ; Fabius  officiellement s’en tient pour l’instant à une aide humanitaire mais  la classe politique française s’est globalement prononcée lundi pour une livraison d’armes aux forces kurdes irakiennes qui font face aux combattants de l’Etat islamique (EI), équipés en armes lourdes, tout en appelant à la prudence pour éviter qu’elles ne tombent entre les mains des djihadistes radicaux.  En visite en Irak, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a évoqué dimanche la possibilité d’une fourniture d’armes aux combattants kurdes, les Peshmerga, précisant qu’une décision en ce sens pourrait être prise dans les jours qui viennent en liaison avec ses partenaires européens.  A l’heure où la mobilisation de la communauté internationale commence à prendre forme, les observateurs émettent des doutes sur la capacité de la France, déjà engagée sur d’autres fronts en Afrique, à jouer un rôle de premier plan en Irak, zone d’influence des Etats-Unis qui multiplient depuis plusieurs jours les frappes aériennes sur des positions de l’EI.  A l’image de ses partenaires européens, le soutien de la France pourrait donc se traduire par une aide humanitaire -Paris a acheminé sa première livraison dimanche- et un appui militaire limité via une livraison d’armes sans pour autant intervenir directement en Irak.   »Quand on n’intervient pas directement, on a besoin de troupes au sol qui viennent appuyer une action par exemple aéroportée et ça suppose de livrer des armes », a déclaré le porte-parole du Parti socialiste Olivier Faure, sur RTL.   »En même temps, on sait que ces livraisons posent parfois des difficultés quand elles tombent dans de mauvaises mains, on l’a vu en Libye », a-t-il ajouté.  En 2011, lors de l’opération internationale lancée par la France et la Grande-Bretagne contre les forces libyennes de Mouammar Kadhafi, des armes avaient été fournies aux rebelles. Certaines de ces armes avaient par la suite été récupérées par les djihadistes et réutilisées, pour certaines, au Mali, où les forces françaises ont intervenues début 2013 pour contrer l’avancée de groupes islamistes armés.

Paris et Londres : livraison d’armes aux rebelles syriens

Paris et Londres : livraison d’armes aux rebelles syriens

Paris et Londres vont demander d’avancer la prochaine réunion de l’Union européenne sur l’embargo sur les armes pour la Syrie. Et s’il n’y a pas d’accord, ils décideront d’en livrer à titre national aux rebelles, a annoncé ce jeudi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius.




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