Archive pour le Tag 'l’irresponsabilité'

La condamnation des « boites noires » sur les voitures relève de l’irresponsabilité totale

La condamnation des « boites noires » sur les voitures relève de l’irresponsabilité totale

«La voiture n’est pas qu’un instrument de liberté, c’est aussi l’occasion de déployer un esprit d’autonomie», estime le philosophe et universitaire américain Matthew Crawford , passionné de mécanique qui condamne l’installation de boîtes noires sur les voitures. Visiblement l’intéressé comme la plupart d’ailleurs des grands médias qui évoquent le sujet ignorent totalement que ces boîtes dites noires ne sont pas inspirées de l’aviation mais des poids-lourds. En effet le chronotachygraphe–désormais numérique–existe depuis des dizaines et des dizaines d’années et permet de suivre les conditions de conduite pendant toute la durée du parcours. C’est  de cette manière que les poids-lourds et les autocars ont pu devenir les véhicules les plus sûrs de la circulation automobile.

 

Les propos de l’universitaire américain sont d’une irresponsabilité désarmante. Pour preuve cette déclaration dans le Figaro:

Matthew CRAWFORD. - Comme dans tant d’autres domaines, la sécurité permet de justifier ce qui finit par être un transfert de souveraineté à une entreprise technocratique qui, en général, ne répond de rien démocratiquement. Comme d’habitude, on le justifie en évoquant les moins honnêtes d’entre nous. Il y a des conducteurs imprudents et incompétents. Mais en faire la base d’une règle générale, c’est proposer une vision irréellement basse des capacités humaines. C’est un genre d’infantilisation qui s’installe.

 

 

Une loi du Sénat sur l’irresponsabilité pénale

  • Une loi du Sénat sur l’irresponsabilité pénale
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Suite notamment à la faire Halimi une proposition de loi a été adoptée par le Sénat). Elle  vise à faire évoluer le code de procédure pénale pour répondre aux cas où «l’abolition temporaire du discernement de la personne mise en examen résulte au moins partiellement de son fait». Le juge renverrait alors l’auteur devant le tribunal correctionnel ou la cour d’assises qui statuerait sur sa responsabilité pénale.

La proposition de loi prévoit en outre d’introduire dans le code pénal «une aggravation systématique des peines pour les auteurs de crimes et délits en cas d’ivresse ou de consommation de produits stupéfiants». Reprenant les propositions de Jean Sol, elle comporte également des dispositions relatives à l’expertise psychiatrique et psychologique en matière pénale.

Affaire Halimi : l’irresponsabilité pénale , un déni de justice

Affaire Halimi : l’irresponsabilité pénale , un déni de justice

Le  responsable du Conseil représentatif des institutions juives de France Francis Kalifat dénonce le jugement de l’affaire Halimi qui consacre l’irresponsabilité pénale suite à la prise de drogue.(Interview JDD)

 

Il n’y aura pas de procès dans l’affaire Sarah Halimi, cette sexagénaire juive tuée en 2017 à Paris. Mi-avril, la Cour de cassation, tout en entérinant le caractère antisémite du crime, a confirmé l’irresponsabilité pénale du meurtrier, pris d’une « bouffée délirante » lors des faits. Le responsable du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Francis Kalifat estime que les magistrats ont manqué de courage. Alors qu’Emmanuel Macron a annoncé une modification de l’article sur l’irresponsabilité pénale, il souhaite que celle-ci porte le nom de Sarah Halimi.

Lire aussi -  Pourquoi dénoncez-vous la décision de la Cour de cassation?
Dans un contexte où l’antisémitisme et l’islamisme ne faiblissent pas dans notre pays, cette décision est à l’évidence un très mauvais signal envoyé aux délinquants. Je la vois comme une terrible régression et une trahison dans le combat que nous menons contre ces fléaux et elle induit une impunité qui nous inquiète terriblement. De plus, elle suscite une question légitime : comment la justice de notre pays peut-elle à la fois reconnaître le caractère antisémite d’un crime et offrir l’impunité à son auteur en refusant qu’il soit jugé? C’est une justice schizophrène!

Quel est votre sentiment?
Par cette décision de la Cour de cassation, Sarah Halimi meurt une seconde fois. Et ça, nous ne pouvons pas l’admettre. Nous savons qu’elle a été assassinée non pas parce qu’elle se trouvait par hasard sur le chemin de son assassin ou parce qu’elle avait de l’argent, mais uniquement parce qu’elle était juive. Elle a été la victime d’un crime antisémite pensé, planifié et exécuté dans un rituel islamiste barbare et sordide. La justice française peine à reconnaître et à nommer cet antisémitisme. En confirmant l’irresponsabilité pénale de l’assassin, la Cour de cassation prive la famille de Sarah Halimi du procès indispensable à son travail de deuil mais elle vient aussi priver la France entière d’un procès historique : celui de l’antisémitisme qui tue encore aujourd’hui en France.

Doit-on juger les fous?
Dans une démocratie, on ne juge pas les fous, et c’est heureux, mais dans une démocratie, on ne considère pas non plus comme pénalement irresponsable celui qui par ses propres actes a lui-même déclenché son état psychique. Peut-on considérer aujourd’hui que lorsqu’on prend de la drogue régulièrement et massivement, on peut en ignorer les effets? La prise de cannabis ne peut pas être un facteur excusant lorsqu’il s’agit d’un crime antisémite et aggravant dans tous les autres cas! Au lieu de faire porter la responsabilité de l’acte sur celui qui s’est volontairement drogué, on fait porter la responsabilité sur la drogue. C’est horriblement choquant et injuste.

Dans ses commentaires, la Cour de cassation renvoie au législateur, soulevant l’imprécision de l’article sur l’irresponsabilité pénale quant à la consommation de stupéfiants…
La Cour de cassation n’a dit que la part du droit qu’elle a voulu voir dans cet article. Une autre interprétation était possible. Elle aurait pu en faire une lecture différente, et prendre la décision courageuse de contribuer à l’évolution de la jurisprudence à l’aune de l’évolution de la société. Le courage aurait été de laisser à une cour d’assises et à un jury populaire la responsabilité du débat contradictoire et du verdict. Celui-ci, rendu au nom du peuple français, n’aurait ouvert la voie à aucune contestation quel qu’il eût été.

Pourquoi dites-vous qu’elle a manqué de courage?
Pourquoi dans d’autres affaires la Cour de cassation a-t-elle fait la jurisprudence et dans celle-ci, a-t-elle renoncé? Elle n’a eu qu’une lecture mécanique de la règle de droit sans se saisir de la possibilité qu’elle a d’interpréter le texte. Or, l’application mécanique du droit entraîne des conséquences pour le moins choquantes voire révoltantes du point de vue de l’équité. Les hauts magistrats ont manqué de courage en renvoyant la balle au législateur. Ils ont sûrement dit le droit de façon très restrictive mais ils n’ont pas dit la justice. J’y vois une décision inique, un déni de justice et aussi peut-être une décision politique.

Pourquoi?
Sarah Halimi n’est-elle pas aussi la victime collatérale d’un conflit non dit entre l’exécutif et le pouvoir judiciaire? Plus précisément entre les magistrats et le président de la République à qui ils ont voulu redire leur indépendance. Alors que l’émotion exprimée par ­Emmanuel Macron traduisait celle d’une grande partie de la société française et sa volonté légitime que justice soit rendue. C’est une vraie question.

Selon vous, y a-t-il eu des difficultés dans la gestion de cette affaire depuis le début?
Dès le début, il y a eu une véritable omerta sur ce dossier avec une difficulté énorme pour faire admettre le caractère antisémite. Pourtant, nous sommes face à un cas d’école du meurtre antisémite islamiste! Ensuite, il y a eu le refus catégorique de la juge d’instruction de procéder à une reconstitution. Pourquoi? J’ai encore une fois le sentiment que l’on peine dans notre société à nommer le mal, à en reconnaître l’évidence lorsqu’il s’agit d’une victime juive. Il a fallu attendre de nombreuses années pour qu’enfin l’on reconnaisse que les actes et violence que subissent les Français juifs ne sont pas de la violence ordinaire mais bien l’expression violente d’un antisémitisme nouveau. Douze Français juifs ont été tués en France depuis le début des années 2000 uniquement parce qu’ils étaient juifs. Voilà la triste réalité!

Emmanuel Macron a annoncé une modification de l’article sur l’irresponsabilité pénale. Qu’en pensez-vous?
C’est le seul point positif de toute cette affaire. C’est important pour qu’à l’avenir toute situation terrible ne se reproduise plus, mais malheureusement cette évolution ne s’appliquera pas à Sarah Halimi. Avec d’autres, je demande solennellement que cette nouvelle loi porte le nom de Sarah Halimi afin que son nom soit inscrit dans la mémoire collective de notre pays. C’est une forme d’hommage qui lui serait rendu faute de lui avoir rendu justice.

Serez-vous présent au rassemblement dimanche à Paris?
Je serai présent à ce rassemblement citoyen pour dire que le combat contre l’antisémitisme et le choc de ce désastre judiciaire concernent chacun d’entre nous, ce n’est pas l’affaire des Français juifs mais bien celle de toute la société française : c’est l’affaire de la France.

JO reportés et l’IRRESPONSABILITÉ EN FRANCE ( kevin Meyer)

JO reportés  et l’IRRESPONSABILITÉ EN FRANCE ( kevin Meyer)

 

Invité de RMC ce dimanche, Kevin Mayer, recordman du monde du décathlon, pense que les Jeux olympiques 2020 à Tokyo seront reportés. Et déplore l’attitude des Français face à la pandémie de coronavirus.

 Pour Kevin Mayer , recordman du monde du décathlon, les Jeux olympiques de Tokyo n’auront pas lieu cet été (24 juillet-9 août) à cause du coronavirus. Ils  seront reportés, a-t-il confié ce dimanche sur RMC. Je ne pense pas qu’ils seront annulés. A un moment donné, il faut avoir des priorités. Il faut oublier ces pensées individualistes, avancer avec le groupe et essayer que tout le monde s’en sorte. Je suis un peu en retrait, je ne sais pas encore s’il faut qu’on abandonne totalement les Jeux. »

Bien au-delà des impacts sur le monde du sport, Kevin Mayer déplore l’attitude des Français face au coronavirus, que l’on voit encore rassembler dans la rue, dans les lieux publics, malgré les consignes gouvernementales. « Honnêtement, quand on voit l’Italie et les Français qui font des choses comme aller manifester, alors qu’on leur dit de ne pas être en groupe… Je suis un peu pessimiste. En Chine, on leur a demandé de se confiner, ils se sont confinés et ça va de mieux en mieux. Ici, on leur dit de faire attention de ne pas être en groupe, ils disent ‘moi je m’en fous, ça ne me concerne pas’. Cet esprit individualiste me gêne un peu. Je trouve qu’il y a un peu d’irresponsabilité en France. Ça peut devenir beaucoup plus grave. Le sport, tous nos petits loisirs, c’est bien beau mais on parle de santé, de crise internationale. Un peu plus de maturité serait bienvenue. »

Coronavirus: « la situation est sous contrôle » ou l’irresponsabilité des décideurs

Coronavirus: « la situation est sous contrôle » ou l’irresponsabilité  des décideurs

 

 

Qu’il s’agisse de l’OMS, des responsables politiques français comme la ministre de la santé ou des maires  de grandes villes, l’irresponsabilité est de rigueur avec ce slogan mensonger consistant à affirmer : la situation est sous contrôle. Or chaque jour de nouveaux cas apparaissent dans des zones du monde très éloignées. Chaque jour aussi en Chine l’épidémie se développe au point qu’il a fallu confiner 40 millions d’habitants. La France n’est évidemment pas à l’abri pas davantage que d’autres pays pourtant le ministère se veut rassurant.

“Les trois patients, ayant séjourné en Chine, sont actuellement hospitalisés dans des établissements de santé de référence (ESR), l’un à Bordeaux et deux à Paris. Toutes les mesures d’isolement et d’hygiène nécessaires ont été prises”, ajoute le ministère.

Un troisième cas d’infection par le nouveau coronavirus apparu en Chine a été confirmé en France, annonce vendredi soir le ministère de la santé, quelques heures après avoir signalé les deux premiers.

“La ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé ce vendredi 24 janvier deux premiers cas d’infection par le nouveau coronavirus 2019-nCoV. Un troisième cas, proche parent de l’un des cas, qui était en cours d’investigation, vient d’être confirmé”, écrit-il dans un communiqué.

“Les trois patients, ayant séjourné en Chine, sont actuellement hospitalisés dans des établissements de santé de référence (ESR), l’un à Bordeaux et deux à Paris. Toutes les mesures d’isolement et d’hygiène nécessaires ont été prises”, ajoute le ministère.

Toutes ces déclarations rassurantes relèvent de l’irresponsabilité dans la mesure où personne n’est en capacité aujourd’hui de contrôler la mobilité de voyageurs éventuellement affectés du virus. Et pour cause il faut une période d’incubation de l’art de sept à 15 jours avant de déceler des signes de fièvre annonciateur.

La vérité c’est qu’une fois de plus le business l’emporte sur les préoccupations de santé. Personne ne veut ce passé avec la Chine à la fois cuisine du monde mais aussi premier marché pour nombre de produits comme l’automobile par exemple. En Chine, le pays étend plus affecter par un ralentissement économique particulièrement sérieux que la pandémie pourrait encore accroître. Pas question donc de part et d’autre de stopper toute mobilité notamment par voie aérienne entre la Chine et les autres parties du monde.

 

Virus chinois: l’irresponsabilité de l’OMS !

Virus chinois: l’irresponsabilité de l’OMS !

Il est clair que ce qui s’oppose aujourd’hui une véritable prévention à l’égard du virus chinois  c’est la préoccupation du business. L’OMS estime   qu’il n’y a pas encore lieu de déclarer l’état d’urgence vis-à-vis de l’épidémie. Une épidémie qui déjà avait officiellement d’après les autorités chinoises une trentaine de morts et près d’un millier de malades. Des chiffres évidemment totalement fantaisistes comme la plupart de ceux qui émanent du régime communiste. Il y aurait en effet des milliers de victimes d’ores et déjà et le virus ne cesserait de ce développer ailleurs qu’à Wuhan, épicentre de l’épidémie.

Cet épisode est typique du rôle stratégique du business dans la régulation économique bien sûr mais d’une façon plus générale dans la régulation d’autres sujets y compris sociétaux. Voir à cet égard comment certains responsables français défendent par exemple la technologie chinoise 5G qui met pourtant en cause la souveraineté des Etats et les libertés. Il en va de même en matière de santé. Les liens économiques avec la Chine sont devenus tellement importants qu’ils dépassent toute considération sanitaire ou sociétale; pas question  de s’opposer à la mobilité notamment des personnes en provenance ou à destination de Chine. Du coup,  on va attendre qu’il y ait des milliers de morts dans le monde entier avant de considérer la situation en état d’urgence. Pour l’instant les mesures prises notamment par les Chinois sont dérisoires il s’agit de mesurer la température des candidats au voyage aérien. Or l’incubation du virus demande huit à 15 jours. Autant dire que la mesure de température est assez illusoire en tout cas ne repère pas la totalité de ceux  qui peuvent être atteints. Preuve des cas ont déjà révélé au Japon et aux États-Unis.

La ville de Wuhan, foyer dans le centre de la Chine de l’épidémie de coronavirus, est en train de bâtir promptement un nouvel hôpital disposant d’un millier de lits pour traiter les patients du virus, a rapporté vendredi la presse officielle chinoise. Le nouveau centre hospitalier, dont les autorités veulent pouvoir disposer en début de semaine prochaine, est en construction près d’un complexe de villégiature initialement destiné aux travailleurs locaux, dans des jardins situés près d’un lac en périphérie de Wuhan, selon le Changjiang Daily. Les bâtiments en préfabriqué disposeront d’un millier de lits, a ajouté le journal. Plus d’une trentaine de pelleteuses et une dizaine de bulldozers sont arrivés jeudi soir sur le site, a-t-il précisé.

Wuhan a été placée à l’isolement. Cette démarche s’inspire de celle engagée en 2003 par les autorités chinoises, lorsqu’une épidémie du Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère) s’était déclarée à Pékin – épidémie qui avait fait 774 morts dans le monde après s’être propagée à près d’une trentaine de pays. A l’époque, un hôpital avait été bâti dans le nord de la capitale en à peine une semaine, par plusieurs milliers d’ouvriers. Près de 700 patients y avaient été soignés.

L’épidémie de coronavirus qui s’est déclarée le mois dernier à Wuhan, ville du centre de la Chine, a fait 25 morts dans le pays selon le dernier bilan effectué jeudi soir, rapporte vendredi la presse officielle chinoise, qui fait par ailleurs état désormais de 830 cas confirmés. Des chiffres qui peuvent évidemment être multipliés par 10.

Les autorités chinoises ont placé jeudi une deuxième ville, après Wuhan, en quasi-quarantaine, confinant au total près de 20 millions de personnes pour tenter d’endiguer la propagation de la maladie.

Un deuxième cas a été confirmé au Japon. Dans un communiqué publié vendredi, le ministère japonais de la Santé indique qu’il s’agit d’un homme âgé d’une quarantaine d’années qui réside à Wuhan et est arrivé dimanche au Japon.

Par ailleurs, la BBC a rapporté jeudi que cinq personnes étaient examinées en Ecosse pour déterminer si elles avaient contracté le coronavirus. Il s’agirait, le cas échéant, des premiers patients connus en Europe.

L’irresponsabilité et l’incompétence du Premier ministre vont prolonger le conflit

L’irresponsabilité et l’incompétence  du  Premier ministre vont  prolonger le conflit

Finalement il semble bien que le gouvernement n’ait pas retenu grand chose du conflit des gilets jaunes qui s’est complètement enlisé pendant des semaines et des mois. Pendant longtemps, le pouvoir s’est refusé d’abord à considérer ce mouvement puis à tenir compte des revendications avant de céder sur nombre d’entre elles. On a ainsi perdu des semaines et des mois avec des conséquences économiques sans parler de la détérioration de l’image du pays. Finalement, le même scénario recommence mais à la place des gilets jaunes on a désormais le mouvement des gilets rouges qui risquent de déborder bien au-delà du 1er janvier et sans doute de  s’étaler pendant des semaines voire des mois. Certes le pouvoir a fait quelques concessions mais il reste à les préciser, approfondir et concrétiser. En outre, elle n’en sont pas à la hauteur des enjeux. Et sur la question centrale du report de l’âge à 64 ans, le pouvoir est en train de perdre la bataille médiatique. D’une manière ou d’une autre, il devra lâcher mais il donne des raisons aux plus radicaux de prolonger l’agitation sociale voir même de susciter un mécontentement plus global concernant d’autres sujets par exemple sur les salaires.

Progressivement le gouvernement va qui m’a lâché compris sur les régimes spéciaux ce qui videra la réforme de son contenu. Mais pour l’instant les syndicats ont seulement obtenu la tenue de discussions début janvier sur quatre chantiers : pénibilité, transitions vers le futur système unique de retraites par points, minimum contributif et fins de carrière. Sur l’instauration progressive à partir de 2022 d’un âge pivot à 64 ans à l’échéance 2027, le chef du gouvernement a dit avoir pris acte de l’hostilité des syndicats, la CFDT au premier chef, mais maintient le principe de cette option “juste” selon lui pour rééquilibrer financièrement le système.

“Dès les premiers jours de janvier, nous consulterons les partenaires sociaux et je proposerai mi-janvier une méthode qui nous permettra soit d’atteindre un accord qui pourrait se substituer à la solution proposée, soit d’améliorer celle-ci en tenant compte des propositions des syndicats”, a-t-il précisé lors d’une déclaration à l’issue des discussions. “Ça ne veut pas dire qu’il n’y aurait que l’âge d’équilibre. Il y a des marges de manœuvre, elles ne sont pas immenses mais elles existent”, a-t-il ajouté, en se disant confiant en un accord avec, sans les nommer, les centrales réformistes de la CFDT et de l’Unsa, favorables au système par points.

“L’âge d’équilibre, ce n’est pas simplement demander à certains de partir un peu plus tard, c’est aussi pour beaucoup de permettre de partir beaucoup plus tôt”, a-t-il notamment plaidé alors que la CFDT reste fermement opposée à un scénario paramétrique “inacceptable”. Edouard Philippe a fait état d’”avancées” à l’issue de la discussion de jeudi, mais plusieurs d’entre elles figurent déjà dans le document de travail diffusé par ses services après son discours du 11 décembre, notamment sur la pénibilité, le forfait jours ou la retraite progressive. Il a en outre identifié des pistes d’amélioration pour le minimum contributif prévu par la réforme, parmi lesquelles une hausse “au-delà de 85% du smic” pour les carrières complètes. Tout en maintenant l’objectif d’une suppression des régimes spéciaux, il a indiqué que les discussions au sein de la SNCF et de la RATP avaient ouvert des voies d’aménagement. “En ce qui concerne les agents de SNCF au statut, le gouvernement confirme son accord pour la mise en place de mesures favorisant la progressivité de la mise en œuvre de la réforme et le respect des droits acquis”, a-t-il dit. Pour les agents de la RATP, “les derniers échanges ont permis d’aboutir à des avancées importantes sur la question des transitions, ces avancées sont sur la table, chacun les jugera.”

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, pour qui “rien n’a changé”, a appelé dès sa sortie de la réunion à une nouvelle journée d’actions interprofessionnelle le 9 janvier. Pour Yves Veyrier (FO), “le Premier ministre essaye de nous prendre dans une forme de piège”. “On nous propose des discussions très vite, mais avec une contrainte (…), le projet de loi est écrit”, a-t-il indiqué. “C’est au gouvernement d’appuyer sur le bouton pause”. “Il y a un désaccord sur la temporalité qui consiste à dire qu’il y aura besoin urgemment de mesures punitives pour les travailleurs et un désaccord sur la méthode elle-même”, a jugé Laurent Berger, tout en saluant “une volonté de dialogue” à l’issue de la réunion. “Si début janvier cet âge d’équilibre était toujours dans l’horizon, nous aurions des initiatives”, a ajouté le secrétaire général de la CFDT qui ne se joint pas à l’appel du 9 janvier.

L’irresponsabilité totale du Premier ministre va prolonger le conflit

L’irresponsabilité totale du  Premier ministre va prolonger le conflit

Finalement il semble bien que le gouvernement n’ait t pas retenu grand chose du conflit des gilets jaunes qui s’est complètement enlisé pendant des semaines et des mois. Pendant longtemps, le pouvoir s’est refusé d’abord à considérer ce mouvement puis à tenir compte des revendications avant de céder sur nombre d’entre elles. On a ainsi perdu des semaines et des mois avec des conséquences économiques sans parler de la détérioration de l’image du pays. Finalement, le même scénario recommence mais à la place des gilets jaunes on a désormais le mouvement des gilets rouges qui risquent de déborder bien au-delà du 1er janvier et sans doute de  s’étaler pendant des semaines voire des mois. Certes le pouvoir a fait quelques concessions mais il reste à les préciser, approfondir et concrétiser. En outre, elle n’en sont pas à la hauteur des enjeux. Et sur la question centrale du report de l’âge à 64 ans, le pouvoir est en train de perdre la bataille médiatique. D’une manière ou d’une autre, il devra lâcher mais il donne des raisons aux plus radicaux de prolonger l’agitation sociale voir même de susciter un mécontentement plus global concernant d’autres sujets par exemple sur les salaires.

Progressivement le gouvernement va qui m’a lâché compris sur les régimes spéciaux ce qui videra la réforme de son contenu. Mais pour l’instant les syndicats ont seulement obtenu la tenue de discussions début janvier sur quatre chantiers : pénibilité, transitions vers le futur système unique de retraites par points, minimum contributif et fins de carrière. Sur l’instauration progressive à partir de 2022 d’un âge pivot à 64 ans à l’échéance 2027, le chef du gouvernement a dit avoir pris acte de l’hostilité des syndicats, la CFDT au premier chef, mais maintient le principe de cette option “juste” selon lui pour rééquilibrer financièrement le système.

“Dès les premiers jours de janvier, nous consulterons les partenaires sociaux et je proposerai mi-janvier une méthode qui nous permettra soit d’atteindre un accord qui pourrait se substituer à la solution proposée, soit d’améliorer celle-ci en tenant compte des propositions des syndicats”, a-t-il précisé lors d’une déclaration à l’issue des discussions. “Ça ne veut pas dire qu’il n’y aurait que l’âge d’équilibre. Il y a des marges de manœuvre, elles ne sont pas immenses mais elles existent”, a-t-il ajouté, en se disant confiant en un accord avec, sans les nommer, les centrales réformistes de la CFDT et de l’Unsa, favorables au système par points.

“L’âge d’équilibre, ce n’est pas simplement demander à certains de partir un peu plus tard, c’est aussi pour beaucoup de permettre de partir beaucoup plus tôt”, a-t-il notamment plaidé alors que la CFDT reste fermement opposée à un scénario paramétrique “inacceptable”. Edouard Philippe a fait état d’”avancées” à l’issue de la discussion de jeudi, mais plusieurs d’entre elles figurent déjà dans le document de travail diffusé par ses services après son discours du 11 décembre, notamment sur la pénibilité, le forfait jours ou la retraite progressive. Il a en outre identifié des pistes d’amélioration pour le minimum contributif prévu par la réforme, parmi lesquelles une hausse “au-delà de 85% du smic” pour les carrières complètes. Tout en maintenant l’objectif d’une suppression des régimes spéciaux, il a indiqué que les discussions au sein de la SNCF et de la RATP avaient ouvert des voies d’aménagement. “En ce qui concerne les agents de SNCF au statut, le gouvernement confirme son accord pour la mise en place de mesures favorisant la progressivité de la mise en œuvre de la réforme et le respect des droits acquis”, a-t-il dit. Pour les agents de la RATP, “les derniers échanges ont permis d’aboutir à des avancées importantes sur la question des transitions, ces avancées sont sur la table, chacun les jugera.”

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, pour qui “rien n’a changé”, a appelé dès sa sortie de la réunion à une nouvelle journée d’actions interprofessionnelle le 9 janvier. Pour Yves Veyrier (FO), “le Premier ministre essaye de nous prendre dans une forme de piège”. “On nous propose des discussions très vite, mais avec une contrainte (…), le projet de loi est écrit”, a-t-il indiqué. “C’est au gouvernement d’appuyer sur le bouton pause”. “Il y a un désaccord sur la temporalité qui consiste à dire qu’il y aura besoin urgemment de mesures punitives pour les travailleurs et un désaccord sur la méthode elle-même”, a jugé Laurent Berger, tout en saluant “une volonté de dialogue” à l’issue de la réunion. “Si début janvier cet âge d’équilibre était toujours dans l’horizon, nous aurions des initiatives”, a ajouté le secrétaire général de la CFDT qui ne se joint pas à l’appel du 9 janvier.

Whirlpool: un exemple de l’incompétence et de l’irresponsabilité de Macron

Whirlpool: un exemple de l’incompétence et de l’irresponsabilité de Macron

 

Le projet de reprise de Whirlpool défendu par le chef de l’Etat est aujourd’hui un échec. WN, l’entreprise qui avait repris l’usine en mai 2018, a été  liquidée. Et ses projets de voitures électriques et de casiers réfrigérés ne sont jamais sortis des bâtiments. Franceinfo a interrogé Antonio Abrunhosa, délégué CGT, avant la venue du président de la République.

 

 Que représente la venue du chef de l’Etat à Amiens ? 

Antonio Abrunhosa : Celle d’un fiasco, d’un échec. Car la reprise de l’usine Whirlpool est un raté total, il faut dire les choses. Aujourd’hui, sur les 280 salariés, 163 sont toujours sans emploi. Et cet échec, c’est aussi celui du président de la République. Il a sa part de responsabilité.

 

Pourquoi ? 

Parce que le chef de l’Etat a toujours soutenu le projet de reprise présenté par l’industriel Nicolas Decayeux et son entreprise WN. Personne n’a oublié les propos qu’il nous a tenus quand il est venu quelque temps après avoir été élu à l’Elysée, en 2017. Je me souviens très bien de tout : il m’a serré la main en me disant qu’il n’allait pas nous abandonner, que tout se passerait bien, que tout le monde aurait du travail, que toutes les lignes allaient fonctionner à bloc. On entendait même que le repreneur allait devoir recruter ailleurs tellement il y aurait des demandes.

 

Où en est l’usine aujourd’hui ? 

WN, la société choisie pour reprendre le site, a été liquidée. On n’aura jamais vu les couleurs de ses projets de voitures électriques et de casiers réfrigérés. C’est une usine fantôme aujourd’hui. Personne n’y travaille.

Le site de l’ancienne usine Whirpool à Amiens (Somme), le 20 novembre 2019. (COLLECTION PRIVEE)

Qu’avez-vous à dire à Emmanuel Macron ? 

A vrai dire, on se demande surtout ce qu’il a encore à nous dire. Il n’a rien fait pour nous. Bien sûr qu’on lui en veut. Il y a des gens dans les ministères qui sont payés pour vérifier si un repreneur est viable ou pas. Là, ils n’ont même pas lu les papiers, sinon ils auraient vu que c’était une mascarade. Et tout ça, avec de l’argent public. C’est écœurant.

Surtout, on a le sentiment d’avoir été utilisés, comme si on s’était servi de nous. Souvenez-vous du fameux déplacement organisé parallèlement à celui de Marine Le Pen pendant la campagne électorale, en avril 2017. Aujourd’hui, on se sent abandonnés. Personnellement, je suis toujours en reclassement dans un cabinet. J’en suis à ma neuvième formation. Mais à 49 ans, je n’ai rien retrouvé.

 

Emmanuel Macron a néanmoins accepté de vous rencontrer…

Oui, il doit venir nous voir vendredi (à 9h30) directement sur le site. Mais que va-t-il bien pouvoir nous dire ? J’ai des doutes. En tout cas, qu’il ne s’attende pas un tapis rouge. Notre objectif, c’est de mettre la pression pendant ses deux jours à Amiens. Voilà pourquoi on va aller à sa rencontre dès cet après-midi à 14 heures, à la Citadelle [le député « insoumis » de la Somme, François Ruffin, appelle aussi à un rassemblement]. On va lui montrer ce que fait sa politique. Le premier de cordée s’en fout plein les poches et il part en courant. Point barre.

 

Catalogne: l’irresponsabilité du gouvernement

Catalogne: l’irresponsabilité du gouvernement

 

Plus de 500 000 manifestants officiellement d’après la police  ( peut-être 1 000 000) hier et  des incidents violents à Barcelone pour protester contre la condamnation de neuf dirigeants séparatistes pour la tentative de sécession de 2017. Des mots un peut forts car les indépendantistes ont seulement organisé dans le plus grand calme un référendum sur l’indépendance. Un referendum qui juridiquement et politiquement ne pouvait pas aller loin surtout compte ténu du manque de participation. C’était quand même une faute politique mais qui ne méritait pas de neuf à treize ans pour l’implication dans le référendum d’autodétermination d’octobre 2017 et la déclaration unilatérale d’indépendance qui a suivi.

 

Successivement la droite,  puis maintenant les socialistes au gouvernement choisissent la répression comme mode de régulation d’un conflit qui appellerait surtout le dialogue et le compromis vers une autonomie renforcée. Du coté des opposants indépendantistes, on se radicalise aussi, ce qui n’est pas la meilleure forme de responsabilité. De toute manière, l’indépendance de la Catalogne est une fiction notamment du fait que cela pourrait encourager une remise en cause de nombreuses frontières en Europe.

Il n’est pas du tout certain que la dureté du gouvernement espagnol  de nature à affaiblir le mouvement indépendantiste en Catalogne. Des sanctions plus clémentes auraient peut-être permis d’apaiser les tensions. Mais le gouvernement espagnol a voulu cogner fort. Le Tribunal suprême espagnol a en effet condamné lundi neuf dirigeants séparatistes à des peines de neuf à treize ans de prison pour leur implication dans le référendum d’autodétermination d’octobre 2017 et la déclaration unilatérale d’indépendance qui a suivi. L’ancien vice-président du gouvernement régional catalan Oriol Junqueras, élu au Parlement européen en mai, a écopé de la plus lourde peine de treize années de prison. La colère n’est pas retombée à Barcelone, au lendemain de la condamnation de neuf dirigeants indépendantistes à de lourdes peines de prison. De ce fait,

Le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez a dénoncé dans un communiqué la «violence généralisée» dans les manifestations ayant eu lieu à Barcelone. «Une minorité veut imposer la violence dans les rues des villes catalanes (…) Il est évident que nous ne sommes pas face à un mouvement citoyen pacifique mais coordonné par des groupes qui utilisent la violence dans la rue pour rompre la coexistence en Catalogne», a ajouté le gouvernement en promettant de «garantir la sécurité» avec «fermeté».

 

 




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