Archive pour le Tag 'L’Iran'

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Gaza- L’Iran provoque Israël en utilisant Hamas

Gaza- L’Iran provoque Israël en utilisant Hamas

par
André Versaille
Editeur et documentariste

Derrière les attaques meurtrières perpétrées par le Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre et le déclenchement d’un nouveau conflit israélo-palestinien, l’éditeur et documentariste André Versaille pointe, dans une tribune au « Monde », le jeu de l’Iran. La doctrine de la République islamique d’Iran est de « vaincre sans tirer une seule cartouche ». Avec les relais dont celle-ci dispose, elle parvient à s’épargner des guerres en en chargeant ses séides. C’est ce qu’elle a fait avec le Hamas. Depuis des années, la question palestinienne avait disparu des radars des chancelleries. Celles-ci ayant considéré ce dossier sorti des agendas diplomatiques, Israël s’était convaincu que cet effacement délitait la question palestinienne dans les territoires occupés.

C’était oublier la détermination du Hamas, l’un des mouvements terroristes les plus riches du monde, de détruire l’Etat hébreu. Cette émanation des Frères musulmans lutte beaucoup moins pour la libération des territoires occupés de la Cisjordanie que pour l’éradication totale et définitive de toute présence juive en terre d’islam. Tant il est vrai qu’après le retrait de la bande de Gaza par Israël en 2005, le Hamas au pouvoir a utilisé les centaines de millions de dollars, envoyés par plusieurs Etats, pour surarmer l’enclave et la bunkériser.

Au lieu de se bonifier, les conditions de vie déjà difficiles des Palestiniens se sont, dès lors, dramatiquement érodées. Depuis la prise de pouvoir du Hamas, l’autoritarisme et l’extrémisme l’ont toujours emporté sur le souci du bien-être et de l’amélioration de la vie quotidienne de la population gazaouie.

Le Hamas a les mêmes objectifs que Daech. Loin d’être nationalistes comme le Fatah, ces deux mouvements ont pour finalité l’exclusion de l’oumma de toute présence juive, quels que soient les moyens à mettre en œuvre et le coût humain (y compris du côté palestinien), pour y parvenir. Le pogrom du 7 octobre avait pour but de montrer que les services secrets de l’« entité sioniste » n’étaient plus guère performants. Et, afin de frapper les esprits, l’attaque devait avoir lieu cinquante ans après l’offensive égyptienne de 1973, qui avait plongé les Israéliens dans la guerre du Kippour.

Comment comprendre l’aveuglement des autorités israéliennes à la préparation de l’invasion dont elles voyaient les entraînements depuis quelque deux années ? Car ces manœuvres étaient exécutées à Gaza sans dissimulation (elles étaient même filmées et diffusées), dans des décors copiés de villages israéliens. Pour le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, il ne s’agissait là que de gesticulations. Il en tenait pour preuve le fait que, depuis quatre ou cinq ans, ses membres avaient fait l’effort de réduire leurs diatribes

Gaza- L’Iran provoque Israël à travers Hamas

Gaza- L’Iran provoque Israël à travers Hamas

par
André Versaille
Editeur et documentariste

Derrière les attaques meurtrières perpétrées par le Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre et le déclenchement d’un nouveau conflit israélo-palestinien, l’éditeur et documentariste André Versaille pointe, dans une tribune au « Monde », le jeu de l’Iran. La doctrine de la République islamique d’Iran est de « vaincre sans tirer une seule cartouche ». Avec les relais dont celle-ci dispose, elle parvient à s’épargner des guerres en en chargeant ses séides. C’est ce qu’elle a fait avec le Hamas. Depuis des années, la question palestinienne avait disparu des radars des chancelleries. Celles-ci ayant considéré ce dossier sorti des agendas diplomatiques, Israël s’était convaincu que cet effacement délitait la question palestinienne dans les territoires occupés.

C’était oublier la détermination du Hamas, l’un des mouvements terroristes les plus riches du monde, de détruire l’Etat hébreu. Cette émanation des Frères musulmans lutte beaucoup moins pour la libération des territoires occupés de la Cisjordanie que pour l’éradication totale et définitive de toute présence juive en terre d’islam. Tant il est vrai qu’après le retrait de la bande de Gaza par Israël en 2005, le Hamas au pouvoir a utilisé les centaines de millions de dollars, envoyés par plusieurs Etats, pour surarmer l’enclave et la bunkériser.

Au lieu de se bonifier, les conditions de vie déjà difficiles des Palestiniens se sont, dès lors, dramatiquement érodées. Depuis la prise de pouvoir du Hamas, l’autoritarisme et l’extrémisme l’ont toujours emporté sur le souci du bien-être et de l’amélioration de la vie quotidienne de la population gazaouie.

Le Hamas a les mêmes objectifs que Daech. Loin d’être nationalistes comme le Fatah, ces deux mouvements ont pour finalité l’exclusion de l’oumma de toute présence juive, quels que soient les moyens à mettre en œuvre et le coût humain (y compris du côté palestinien), pour y parvenir. Le pogrom du 7 octobre avait pour but de montrer que les services secrets de l’« entité sioniste » n’étaient plus guère performants. Et, afin de frapper les esprits, l’attaque devait avoir lieu cinquante ans après l’offensive égyptienne de 1973, qui avait plongé les Israéliens dans la guerre du Kippour.

Comment comprendre l’aveuglement des autorités israéliennes à la préparation de l’invasion dont elles voyaient les entraînements depuis quelque deux années ? Car ces manœuvres étaient exécutées à Gaza sans dissimulation (elles étaient même filmées et diffusées), dans des décors copiés de villages israéliens. Pour le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, il ne s’agissait là que de gesticulations. Il en tenait pour preuve le fait que, depuis quatre ou cinq ans, ses membres avaient fait l’effort de réduire leurs diatribes

Au Moyen-Orient: la main de l’Iran

Au Moyen-Orient: la main de l’Iran


Si l’on considère la totalité du champ de bataille du Moyen-Orient, en intégrant l’histoire de ces 50 dernières années, Téhéran est plus que l’instigateur. L’Iran est l’architecte du combat idéologique contre Israël, et l’organisateur régional de cette opposition radicale. Par Gérard Vespierre (*) président de Strategic Conseils, chercheur associé à la FEMO (Fondation d’Études pour le Moyen-Orient). dans la Tribune

Voir plus de 1.000 combattants du Hamas pénétrer sur le territoire israélien par terre, air et mer en se jouant du mur électronique mis en place par Israël tout autour de la bande de Gaza a créé un formidable choc dans l’armée et la population israélienne. Un plus grand choc encore a été l’ampleur des massacres de civils commis par les assaillants, et la capture de plus de 200 otages emmenés à Gaza.

Cette opération menée en quelques heures a cependant nécessité un long temps de préparation, et des compétences militaires et techniques hors des capacités du Hamas. L’Iran a clairement fait comprendre son implication par la bouche d’Ali Akbar Velayati conseiller de Khamenei, en charge des relations internationales, et ministre des Affaires étrangères du régime pendant 16 ans : « Les États-Unis ont pensé qu’en éliminant le Général Solemani le 3 janvier 2020 à Bagdad, ils avaient éliminé toutes capacités de la force Al-Qods des Gardiens de la Révolution. Les évènements du 7 octobre leur ont montré qu’il avait été remplacé ». Les plus hautes autorités du cercle du pouvoir de Téhéran revendiquent donc haut et fort la paternité de l’opération.

Les Gardiens de la Révolution ont donc fortement aidé à la conception de cette opération ainsi qu’à son financement. L’an dernier, au cours d’un échange télévisé, depuis Téhéran, Ziad Nokhleh chef duDjihad islamique, a révélé que l’aide iranienne au Hamas s’élevait à 150 millions de dollars par an, en plus de l’aide accordée aussi par l’Iran à son propre mouvement.

Mais l’implication de Téhéran ne s’arrête pas là car elle s’étend aux pays limitrophes d’Israël.

En plus de son implication auprès des Palestiniens de la bande de Gaza, via le Hamas et le Djihad islamique, Téhéran a aussi organisé une pression sur Jérusalem à partir de ses positions au Liban et plus récemment en Syrie. La création du Hezbollah remonte au début des années 1980. Appuyé sur la très forte minorité chiite libanaise, il fut officiellement présenté en 1985. Israël ne s’est pas inquiété de la création de cette milice qui au fil des années et des centaines de millions de dollars apportés par Téhéran a fini par constituer une armée forte de plusieurs dizaines de milliers de combattants, dotés de dizaines de milliers de roquettes, bien entraînés et fortement motivés. Les affrontements entre Tsahal et le Hezbollah, au sud-Liban, ont fait prendre conscience à l’armée et au gouvernement israélien de la force qui avait été créée par l’Iran sur sa frontière nord.

Le soulèvement contre le régime de Bachar al-Assad depuis 2011 et le printemps arabe ont conduit l’Iran a apporté à son allié syrien une aide importante. Les membres du Hezbollah ont été mis à contribution en traversant la frontière libano-syrienne. Téhéran a également envoyé en Syrie des éléments de la force Al-Qods des Gardiens de la révolution, ainsi que des miliciens chiites, hazaras, venant d’Afghanistan regroupés dans les brigades « Fatemiyoun ». Cette présence iranienne conséquente explique les bombardements régulièrement menés par l’armée de l’air israélienne en Syrie.

Téhéran dispose donc d’une capacité militaire significative, de plusieurs dizaines de milliers d’hommes, à ses ordres, sur les frontières nord d’Israël, au Liban et en Syrie. Le Hezbollah est entré en action depuis le 7 octobre et utilise la nuisance de ces lancements de roquettes sur le territoire israélien. Cette gesticulation militaire coordonnée par Téhéran poursuit trois objectifs.

Le premier est de forcer l’armée israélienne à maintenir une forte présence sur la frontière nord, empêchant donc ces troupes de participer à une offensive sur Gaza. Le second vise à créer une menace d’un engagement de beaucoup plus grande ampleur en cas d’opération forte israélienne dans la bande de Gaza. Le troisième est de créer une menace sur les implantations militaires américaines en Syrie. Les envois de drones sur 3 de ces sites dont celui d’Al Tanf, matérialisent cette capacité d’intervenir fortement sur ces implantations en cas d’intervention américaine contre le Hezbollah, en soutien à Israël.

Ce premier cercle, géographiquement au contact d’Israël, est complété par une présence plus éloignée en Irak et au Yémen.

L’Iran a saisi l’opportunité de la désorganisation de l’État irakien faisant suite au renversement de Saddam Hussein et a implanté dans ce pays de puissantes milices s’appuyant sur la majorité musulmane chiite du pays. Les brigades « hachd al chaabi », Unités de Mobilisation Populaires, représentent plusieurs dizaines de milliers de combattants. La résistance iranienne a réussi à publier les noms de ses membres dont la solde est payée par Téhéran.

Ce sont des éléments de ces brigades qui ont mené des frappes contre deux implantations des forces américaines en Irak. A nouveau, il s’agit là d’un signal menaçant les forces US de frappes beaucoup plus importantes en cas d’intervention militaires américaine en appui à Israël. Ces actions expliquent la décision américaine d’envoyer au Moyen-Orient des systèmes supplémentaires de défense anti-aérienne, afin de renforcer la protection de leurs bases.

En parallèle, Téhéran a également fait agir les milices Houthis depuis le Yémen. Minorité chiite instrumentalisée par Téhéran depuis les années 1980, les forces Houthis ont procédé à des lancements de missiles de croisière et de drones depuis leur région à l’extrême ouest du Yémen, bordant la mer Rouge. Le destroyer américain USS Conway présent en mer Rouge a intercepté ces missiles se dirigeant vers le nord, et potentiellement Israël.

Téhéran a donc fait appel et mis en œuvre l’ensemble du dispositif de forces que le régime iranien a constitué dans la régions depuis 40 ans maintenant.

Il s’agit d’une véritable stratégie visant à l’anéantissement d’Israël, articulée sur une vision idéologique et une organisation militaire intérieure, basée sur les Gardiens de la Révolution.

Avant même de prendre le pouvoir à Téhéran en 1979, l’imam Khomeini, réfugié en Irak, décrète que « Israël est l’ennemi de l’Islam ». La doctrine est claire et annoncée. L’ennemi est à combattre, et si possible éradiquer.

Trois mois après son arrivée au pouvoir, l’organisation des Gardiens de la Révolution est mise en place. Ces éléments vont constituer l’armée idéologique du régime, l’armée régulière issue du régime impérial n’étant pas estimée fiable et loyale au nouveau pouvoir.

A l’intérieur de cette organisation est créée une « division internationale », destinée à organiser et réaliser des opérations extérieures. Elle sera dénommée force « Al Qods ». Traduisible par « le lieu » ou « lieu sacré », donc Jérusalem. L’objectif est donc clairement annoncé, il s’agit de « reprendre » Jérusalem.

Cette vision idéologique sera fermement maintenue par Khamenei, succédant à Khomeini. Il a déclaré : « Israël est une tumeur cancéreuse »… On ne peut être plus clair. Ahmadinejad, président de la République islamique pendant 8 ans, étonnera le monde par la virulence de ses propos anti-israéliens et antisémites.

Après la description de cette vision idéologique de la République islamique d’Iran, de l’organisation des Gardiens de la Révolution, et des milices chiites régionales, on ne peut que s’étonner d’entendre la question si l’Iran est « impliquée » dans les tragiques évènements récents en Israël ?

Plus qu’impliqué, Téhéran est la source qui perpétue la tension et le conflit entre Israël et les Palestiniens. Son absolue volonté est de mettre un terme au développement des accords d’Abraham. Son objectif est d’empêcher tout accord entre Israël et l’Arabie Saoudite. Une telle situation est totalement à l’opposé de ses desseins.

Téhéran entend que rien ne puisse être construit au Moyen-Orient sans son aval.

Si le peuple iranien parvenait à renverser ce régime, alors, une solution pacifique pourrait réellement essayer de se mettre en place entre Israéliens et Palestiniens.

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(*) Gérard Vespierre, analyste géopolitique, chercheur associé à la FEMO, fondateur du média web Le Monde Décrypté www.lemonde-decrypte.com

Les palestiniens véritables victimes du Hamas, de l’Iran et des régimes théocratiques arabes

Les palestiniens véritables otages du Hamas, de l’Iran et des régimes théocratiques arabes


Le conflit entre Israël et les palestiniens suscitent évidemment la plus grande compassion dans le monde entier en raison de ses conséquences dramatiques sur le plan humain, social et économique. Et chacun y va de son couplet pour souhaiter la paix et l’aide humanitaire aux palestiniens.

Toutefois ce soutien aux palestiniens et particulièrement hypocrites de la part de nombre de pays. En particulier et principalement de l’Iran qui organise l’instabilité permanente grâce à son bras armé : le Hamas et le Hezbollah.

La vérité c’est que les palestiniens sont aussi les otages du Hamas qui se montre particulièrement incompétent pour gérer le pays et l’aide internationale dont une grande partie va dans les poches de l’organisation politique et militaire. On objectera que c’est aussi sans doute le cas du côté du Fatah. Ce qui ne constitue pas une explication très convaincante.

L’objectif de l’Iran et de déstabiliser la plupart des régimes politiques arabes pour leur substituer des républiques islamiques à la main de fer. Pour cela l’Iran manœuvre le Hamas, se sert des catastrophes humaines pour mobiliser la rue arabe. Du coup les régimes théocratiques arabes en rajoutent une couche pour garder le pouvoir et font semblant de soutenir les palestiniens. Mais la vérité c’est que ces pays arabes craignent surtout l’extrémisme palestinien et ne veulent surtout pas l’émancipation d’un nouveau pays susceptible de stabiliser les autres.

La plupart des pays arabes sont comme Iran les responsables de ce drame et permettent au Hamas de tenir la population en otage. Pour preuve juste avant la guerre des manifestations importantes s’était déroulée à Gaza pour protester contre la mauvaise gestion du hamas et sa corruption.

Soutenir le Hamas n’a aucun sens, c’est au contraire enfoncer un peu plus une population sous tutelle des intérêts les plus contradictoires et les plus détestables.

En soutenant bêtement le Hamas, nombre de personnalités et de pays font l’économie d’une analyse complexe de la situation géopolitique et finalement contribue à enfoncer les palestiniens eux-mêmes dans la plus grande misère.

Politique-Les palestiniens véritable otages du Hamas, de l’Iran et des régimes théocratiques arabes

Politique-Les palestiniens véritable otages du Hamas, de l’Iran et des régimes théocratiques arabes

Le conflit entre Israël et les palestiniens suscitent évidemment la plus grande compassion dans le monde entier en raison de ses conséquences dramatiques sur le plan humain, social et économique. Et chacun y va de son couplet pour souhaiter la paix et l’aide humanitaire aux palestiniens.

Toutefois ce soutien aux palestiniens et particulièrement hypocrites de la part de nombre de pays. En particulier et principalement de l’Iran qui organise l’instabilité permanente grâce à son bras armé : le hamas et le Hezbollah.

La vérité c’est que les palestiniens sont aussi les otages du Hamas qui se montre particulièrement incompétent pour gérer le pays et l’aide internationale dont une grande partie va dans les poches de l’organisation politique et militaire. On objectera que c’est aussi sans doute le cas du côté du Fatah. Ce qui ne constitue pas une explication très convaincante.

L’objectif de l’Iran et de déstabiliser la plupart des régimes politiques arabes pour leur substituer des républiques islamiques à la main de fer. Pour cela l’Iran manœuvre le Hamas, se sert des catastrophes humaines pour mobiliser la rue arabe. Du coup les régimes théocratiques arabes en rajoutent une couche pour garder le pouvoir et font semblant de soutenir les palestiniens. Mais la vérité c’est que ces pays arabes craignent surtout l’extrémisme palestinien et ne veulent surtout pas l’émancipation d’un nouveau pays susceptible de stabiliser les autres.

La plupart des pays arabes sont comme Iran les responsables de ce drame et permettent au Hamas de tenir la population en otage. Pour preuve juste avant la guerre des manifestations importantes s’était déroulée à Gaza pour protester contre la mauvaise gestion du hamas et sa corruption.

Soutenir le Hamas n’a aucun sens, c’est au contraire enfoncer un peu plus une population sous tutelle des intérêts les plus contradictoires et les plus détestables.

En soutenant bêtement le Hamas, nombre de personnalités et de pays font l’économie d’une analyse complexe de la situation géopolitique et finalement contribue à enfoncer les palestiniens eux-mêmes dans la plus grande misère.

Politique–Moyen-Orient : la grande manipulation de l’Iran

Politique–Moyen-Orient : la grande manipulation de l’Iran

Il est clair que la grande médiatisation de la terrible explosion sur un hôpital de Gaza qui aurait fait 200 morts est de nature à enflammer l’opinion de la rue au Moyen-Orient. Pour l’instant, plusieurs thèses s’opposent quant aux responsabilités de cette terrible catastrophe.M ais la plupart des services de renseignements occidentaux considèrent qu’Israël n’est pas responsable ; il s’agirait d’une roquette locale qui a été détournée.

Reste qu’on comprend mal l’intérêt qu’aurait eu Israël a bombarder un hôpital sachant que l’opinion arabe est déjà très remontée par les bombardements et le blocage de Gaza.

On ne peut évidemment écarter la responsabilité des islamistes soit du Hamas, soit d’autres organisations terroristes par suite d’un incident de tir de roquettes. Et ce ne serait pas la première fois.

Derrière tout cela, l’Iran manœuvre tranquillement dans la mesure où l’Occident n’a pas pris encore conscience qu’il s’agit d’une immense instrumentalisation de la rue arabe pour bousculer tous les gouvernements du Moyen-Orient et assumer sa suprématie.

En Occident, il y a une véritable sous-estimation des risques d’extension de la guerre y compris des troubles dans les pays développés.

Le manque de lucidité des politiques tout autant que le manque de courage se conjugue aussi avec le corporatisme militaire en France en particulier. Un pays dont le système de défense constitue en fait une sorte de miniature. Pourtant dans les conflits en cours on se rend compte que le nombre de troupes formées à temps est essentiel.

La France serait bien et incapable d’être en capacité d’assurer sa défense face un conflit majeur. Il faudra sans doute encore un grand nombre de victimes en France comme à l’étranger pour que les responsables prennent conscience des véritables enjeux de défense du moment.

Suite au bombardement de l’hôpital à Gaza, de nombreuses manifestations contre Israël, parfois émaillées d’incidents, ont eu lieu mercredi au En Palestine bien sûre mais aussi au Liban, en Tunisie, au Maroc, en Turquie, en Égypte ou encore au Yémen.

Politique-Moyen-Orient : la grande manipulation de l’Iran

Politique-Moyen-Orient : la grande manipulation de l’Iran

Il est clair que la grande médiatisation de la terrible explosion sur un hôpital de Gaza qui aurait fait 200 morts est de nature à enflammer l’opinion de la rue au Moyen-Orient. Pour l’instant, plusieurs thèses s’opposent quant aux responsabilités de cette terrible catastrophe. Il faudra du temps pour connaître les auteurs de cet hécatombe qui finalement profite surtout à l’Iran.

Reste qu’on comprend mal l’intérêt qu’aurait eu Israël a bombarder un hôpital sachant que l’opinion arabe est déjà très remontée par les bombardements et le blocage de Gaza.

On ne peut évidemment écarter la responsabilité des islamistes soit du Hamas, soit d’autres organisations terroristes par suite d’un incident de tir de roquettes. Et ce ne serait pas la première fois.

Derrière tout cela, l’Iran manœuvre tranquillement dans la mesure où l’Occident n’a pas pris encore conscience qu’il s’agit d’une immense instrumentalisation de la rue arabe pour bousculer tous les gouvernements du Moyen-Orient et assumer sa suprématie.

En Occident, il y a une véritable sous-estimation des risques d’extension de la guerre y compris des troubles dans les pays développés.

Le manque de lucidité des politiques tout autant que le manque de courage se conjugue aussi avec le corporatisme militaire en France en particulier. Un pays dont le système de défense constitue en fait une sorte de miniature. Pourtant dans les conflits en cours on se rend compte que le nombre de troupes formées à temps est essentiel.

La France serait bien et incapable d’être en capacité d’assurer sa défense face un conflit majeur. Il faudra sans doute encore un grand nombre de victimes en France comme à l’étranger pour que les responsables prennent conscience des véritables enjeux de défense du moment.

Suite au bombardement de l’hôpital à Gaza, de nombreuses manifestations contre Israël, parfois émaillées d’incidents, ont eu lieu mercredi au En Palestine bien sûre mais aussi au Liban, en Tunisie, au Maroc, en Turquie, en Égypte ou encore au Yémen.

Moyen-Orient : la grande manipulation de l’Iran

Moyen-Orient : la grande manipulation de l’Iran

Il est clair que la grande médiatisation de la terrible explosion sur un hôpital de Gaza qui aurait fait 200 morts est de nature à enflammer l’opinion de la rue au Moyen-Orient. Pour l’instant, plusieurs thèses s’opposent quant aux responsabilités de cette terrible catastrophe. Il faudra du temps pour connaître les auteurs de cet hécatombe qui finalement profite surtout à l’Iran.

Reste qu’on comprend mal l’intérêt qu’aurait eu Israël a bombarder un hôpital sachant que l’opinion arabe est déjà très remontée par les bombardements et le blocage de Gaza.

On ne peut évidemment écarter la responsabilité des islamistes soit du Hamas, soit d’autres organisations terroristes par suite d’un incident de tir de roquettes. Et ce ne serait pas la première fois.

Derrière tout cela, l’Iran manœuvre tranquillement dans la mesure où l’Occident n’a pas pris encore conscience qu’il s’agit d’une immense instrumentalisation de la rue arabe pour bousculer tous les gouvernements du Moyen-Orient et assumer sa suprématie.

En Occident, il y a une véritable sous-estimation des risques d’extension de la guerre y compris des troubles dans les pays développés.

Le manque de lucidité des politiques tout autant que le manque de courage se conjugue aussi avec le corporatisme militaire en France en particulier. Un pays dont le système de défense constitue en fait une sorte de miniature. Pourtant dans les conflits en cours on se rend compte que le nombre de troupes formées à temps est essentiel.

La France serait bien et incapable d’être en capacité d’assurer sa défense face un conflit majeur. Il faudra sans doute encore un grand nombre de victimes en France comme à l’étranger pour que les responsables prennent conscience des véritables enjeux de défense du moment.

Suite au bombardement de l’hôpital à Gaza, de nombreuses manifestations contre Israël, parfois émaillées d’incidents, ont eu lieu mercredi au En Palestine bien sûre mais aussi au Liban, en Tunisie, au Maroc, en Turquie, en Égypte ou encore au Yémen.

Guerre Hamas–Israël -objectif de l’Iran: déstabiliser le Moyen-Orient et les démocraties en Occident

Guerre Hamas–Israël -objectif de l’Iran: déstabiliser le Moyen-Orient et les démocraties en Occident

Les pays occidentaux, les observateurs et les médias ont souvent des pudeurs de gazelle pour qualifier les responsables d’un événement tragique comme n Israël. Un manque de lucidité sans doute tout autant qu’un manque de courage.

Comment en effet comprendre la politique suicidaire du Hamas vis-à-vis des palestiniens sans mettre en cause la responsabilité première de l’Iran. Ce pays était d’ailleurs présent lors de la réunion stratégique tenue à Beyrouth pour décider l’opération. D’une certaine manière, les palestiniens du Hamas jouent les idiots utiles et les martyrs en même temps d’une opération qui les dépasse. En effet la barbarie de l’attaque du Hamas sur des civils ne pouvait que provoquer la dure réaction d’Israël. De la même manière ,cette réaction guerrière sur Gaza va provoquer l’indignation et la colère de la rue au Proche-Orient. L’objectif pour l’Iran et aussi de déstabiliser les pouvoirs des pays visés pour leur substituer des républiques islamiques. Mais l’Iran a aussi des objectifs en Occident pour susciter aussi la colère de musulmans extrémistes voire pour les inciter indirectement à commettre des actes de sauvagerie.

L’Iran se conduit à l’extérieur comme à l’intérieur de ses frontières; En dictature sanglante notamment vis-à-vis des femmes et de toutes les oppositions. La grande différence avec l’Occident ,c’est que au nom d’une pseudo religion, la vie ne compte pas en Iran. La vie ne compte pas à l’intérieur des frontières et pas davantage à l’extérieur.

D’une certaine manière, l’Iran a repris le rôle de daesh souvent avec le soutien implicite d’autres dictatures comme la Russie voire la complicité de la Chine. Deux pays qui ne considèrent pas le Hamas comme une organisation terroriste.

Les palestiniens seront les premières victimes de cette stratégie mortifère et les Israéliens ensuite. À moins que l’Occident se réveille enfin pour comprendre les facteurs explicatifs de la politique iranienne et au-delà pour affaiblir d’abord ce régime et contribuer à l’abattre.

Hamas- Une double sauvagerie sans nom inspirée par l’Iran

Hamas- Une double sauvagerie sans nom inspirée par l’Iran

On découvre chaque jour un peu plus le caractère particulièrement barbare des terroristes du Hamas manipulés par l’Iran. Les palestiniens sont en effet instrumentalisé par l’Iran d’abord qui essaye de masquer ainsi ses graves problèmes économiques, sociaux et sociétaux. Ensuite, qui compte sur la rue dans les pays arabes pour déstabiliser les régimes en place notamment sunnites.

Les premières victimes ont été les juifs d’Israël, les seconds seront les civils palestiniens mais pour l’Iran la vie ne compte pas ni à l’intérieur du pays ni à l’extérieur. Seul compte la doctrine inhumaine de l’ordre religieux chite. Le véritable enjeu est sans doute d’abattre Israël mais bien au-delà pour l’Iran de prendre la main politiquement et culturellement dans les pays musulmans. Un enjeu majeur qui justifie la sauvagerie sans nom.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré mardi soir que l’attaque du Hamas contre Israël était d’« une sauvagerie jamais vue depuis la Shoah », lors d’un entretien téléphonique avec le président américain, Joe Biden.

« Nous avons été frappés samedi par une attaque d’une sauvagerie jamais vue depuis la Shoah », a déclaré Benjamin Netanyahu, dans une vidéo publiée par son bureau. « Des centaines de massacres, des familles anéanties dans leur lit, dans leur maison, des femmes brutalement violées et assassinées, plus d’une centaine d’enlèvements (…), ils ont pris des dizaines d’enfants, les ont ligotés, brûlés et exécutés, ils ont décapité des soldats », a-t-il ajouté parlant au téléphone avec Joe Biden.

Une double sauvagerie sans nom inspirée par l’Iran

Une double sauvagerie sans nom inspirée par l’Iran

On découvre chaque jour un peu plus le caractère particulièrement barbare des terroristes du Hamas manipulés par l’Iran. Les palestiniens sont en effet instrumentalisé par l’Iran d’abord qui essaye de masquer ainsi ses graves problèmes économiques, sociaux et sociétaux. Ensuite, qui compte sur la rue dans les pays arabes pour déstabiliser les régimes en place notamment sunnites.

Les premières victimes ont été les juifs d’Israël, les seconds seront les civils palestiniens mais pour l’Iran la vie ne compte pas ni à l’intérieur du pays ni à l’extérieur. Seul compte la doctrine inhumaine de l’ordre religieux chite. Le véritable enjeu est sans doute d’abattre Israël mais bien au-delà pour l’Iran de prendre la main politiquement et culturellement dans les pays musulmans. Un enjeu majeur qui justifie la sauvagerie sans nom.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré mardi soir que l’attaque du Hamas contre Israël était d’« une sauvagerie jamais vue depuis la Shoah », lors d’un entretien téléphonique avec le président américain, Joe Biden.

« Nous avons été frappés samedi par une attaque d’une sauvagerie jamais vue depuis la Shoah », a déclaré Benjamin Netanyahu, dans une vidéo publiée par son bureau. « Des centaines de massacres, des familles anéanties dans leur lit, dans leur maison, des femmes brutalement violées et assassinées, plus d’une centaine d’enlèvements (…), ils ont pris des dizaines d’enfants, les ont ligotés, brûlés et exécutés, ils ont décapité des soldats », a-t-il ajouté parlant au téléphone avec Joe Biden.

Hamas: Une double sauvagerie sans nom inspirée par l’Iran

Hamas: Une double sauvagerie sans nom inspirée par l’Iran

On découvre chaque jour un peu plus le caractère particulièrement barbare des terroristes du Hamas manipulés par l’Iran. Les palestiniens sont en effet instrumentalisé par l’Iran d’abord qui essaye de masquer ainsi ses graves problèmes économiques, sociaux et sociétaux. Ensuite, qui compte sur la rue dans les pays arabes pour déstabiliser les régimes en place notamment sunnites.

Les premières victimes ont été les juifs d’Israël, les seconds seront les civils palestiniens mais pour l’Iran la vie ne compte pas ni à l’intérieur du pays ni à l’extérieur. Seul compte la doctrine inhumaine de l’ordre religieux chite. Le véritable enjeu est sans doute d’abattre Israël mais bien au-delà pour l’Iran de prendre la main politiquement et culturellement dans les pays musulmans. Un enjeu majeur qui justifie la sauvagerie sans nom.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré mardi soir que l’attaque du Hamas contre Israël était d’« une sauvagerie jamais vue depuis la Shoah », lors d’un entretien téléphonique avec le président américain, Joe Biden.

« Nous avons été frappés samedi par une attaque d’une sauvagerie jamais vue depuis la Shoah », a déclaré Benjamin Netanyahu, dans une vidéo publiée par son bureau. « Des centaines de massacres, des familles anéanties dans leur lit, dans leur maison, des femmes brutalement violées et assassinées, plus d’une centaine d’enlèvements (…), ils ont pris des dizaines d’enfants, les ont ligotés, brûlés et exécutés, ils ont décapité des soldats », a-t-il ajouté parlant au téléphone avec Joe Biden.

Hamas et Conflit Israël : la main de l’Iran pour empêcher le rapprochement avec l’Arabie Saoudite et d’autres pays arabes

Hamas et Conflit Israël : la main de l’Iran pour empêcher le rapprochement avec l’Arabie Saoudite et d’autres pays arabes

On peut s’interroger sur la nature et l’ampleur de l’attaque du Hamas sur Israël. Sans doute un conflit largement soutenu par l’Iran actuellement en position délicate dans la société iranienne et un peu marginalisé au plan international. L’Iran qui veut aussi déstabiliser les pays arabes en faisant monter la pression de la rue contre les gouvernements et annihiler ainsi toute perspective de rapprochement avec Israël.

En lâchant les troupes du Hamas sur Israël, l’Iran détourne ainsi l’attention internationale et surtout pose une grave hypothèque sur le rapprochement qui était en cours entre Israël et l’Arabie Saoudite. Une normalisation largement condamnée par Téhéran.

À noter aussi que l’attaque du Hamas correspond avec l’attribution du prix Nobel à une journaliste iranienne en prison pour 25 ans dans son pays pour avoir milité en faveur de la liberté des femmes.

L’Iran par ailleurs est de plus en plus critiqué dans la progression de son processus d’accès à l’arme nucléaire. Là aussi le conflit va détourner l’attention pendant des semaines voire des mois.

Au total cette nouvelle guerre entre Israël et le Hamas de Gaza aura nui aux populations des deux zones avec des milliers et des milliers de morts avec en plus une perspective de paix globale entre Israël et les palestiniens qui s’éloigne de plus en plus.

Le problème, c’est que le nombre de victimes ne compte pas dans la logique chiite iranienne, pas davantage dans le régime intérieur qu’à l’extérieur. D’une certaine manière Israël païen si le prix de la détérioration considérable au plan économique, politique et social intérieur de l’Iran.

Le rapprochement d’Israël avec les pays arabes sunnites est donc compromis par l’opération choc menée par le mouvement islamiste Hamas, soutenu par l’Iran.

À en juger par les réactions des pays arabes après l’attaque d’une ampleur inédite perpétrée samedi par les islamistes palestiniens du Hamas en Israël, la reconfiguration du Moyen-Orient autour d’un nouvel axe arabo-israélien hostile à l’Iran et oublieux de la cause palestinienne a du plomb dans l’aile. Exceptés les Émirats arabes unis et le Maroc – qui ont normalisé leurs relations en 2020 avec l’État hébreu et se sont contentés d’appeler à la désescalade – la plupart des pays arabes ont nommément tenu Israël et son occupation des Territoires palestiniens comme responsable de la flambée de violences. Même l’Arabie saoudite, pourtant engagée dans des négociations de normalisation avec Israël sous l’égide des États-Unis, a dénoncé la politique de l’État hébreu. « Il paraît évident que Riyad va ralentir cette tentative de normalisation », analyse l’ancien diplomate Denis Bauchard.

Conflit Israël : la main de l’Iran pour empêcher le rapprochement avec l’Arabie Saoudite

Conflit Israël : la main de l’Iran pour empêcher le rapprochement avec l’Arabie Saoudite

On peut s’interroger sur la nature et l’ampleur de l’attaque du Hamas sur Israël. Sans doute un conflit largement soutenu par l’Iran actuellement en position délicate dans la société iranienne et un peu marginalisé au plan international.

En lâchant les troupes du Hamas sur Israël, l’Iran détourne ainsi l’attention internationale et surtout pose une grave hypothèque sur le rapprochement qui était en cours entre Israël et l’Arabie Saoudite. Une normalisation largement condamnée par Téhéran.

À noter aussi que l’attaque du Hamas correspond avec l’attribution du prix Nobel à une journaliste iranienne en prison pour 25 ans dans son pays pour avoir milité en faveur de la liberté des femmes.

L’Iran par ailleurs est de plus en plus critiqué dans la progression de son processus d’accès à l’arme nucléaire. Là aussi le conflit va détourner l’attention pendant des semaines voire des mois.

Au total cette nouvelle guerre entre Israël et le Hamas de Gaza aura nui aux populations des deux zones avec des milliers et des milliers de morts avec en plus une perspective de paix globale entre Israël et les palestiniens qui s’éloigne de plus en plus.

Le problème, c’est que le nombre de victimes ne compte pas dans la logique chiite iranienne, pas davantage dans le régime intérieur qu’à l’extérieur. D’une certaine manière Israël païen si le prix de la détérioration considérable au plan économique, politique et social intérieur de l’Iran.

Le rapprochement d’Israël avec les pays arabes sunnites est donc compromis par l’opération choc menée par le mouvement islamiste Hamas, soutenu par l’Iran.

À en juger par les réactions des pays arabes après l’attaque d’une ampleur inédite perpétrée samedi par les islamistes palestiniens du Hamas en Israël, la reconfiguration du Moyen-Orient autour d’un nouvel axe arabo-israélien hostile à l’Iran et oublieux de la cause palestinienne a du plomb dans l’aile. Exceptés les Émirats arabes unis et le Maroc – qui ont normalisé leurs relations en 2020 avec l’État hébreu et se sont contentés d’appeler à la désescalade – la plupart des pays arabes ont nommément tenu Israël et son occupation des Territoires palestiniens comme responsable de la flambée de violences. Même l’Arabie saoudite, pourtant engagée dans des négociations de normalisation avec Israël sous l’égide des États-Unis, a dénoncé la politique de l’État hébreu. « Il paraît évident que Riyad va ralentir cette tentative de normalisation », analyse l’ancien diplomate Denis Bauchard.

L’Iran et la “révolte des voiles”

L’Iran et la “révolte des voiles”

Alors que la révolte en Iran, qui couvre désormais tout le pays, entame sa cinquième semaine, le régime de Tehéran ne semble montrer aucun signe d’ouverture aux revendications des manifestants, analyse Antoine Basbous, directeur de l’Observatoire des pays arabes dans le Figaro (extrait)

La «révolte des voiles», consécutive à la mort dans un commissariat de la police des mœurs de Mahsa Amini, entame sa cinquième semaine sans s’étioler. Elle n’est que le dernier affluant du torrent de colère qu’exprime toute une génération d’Iraniens née sous le régime des sanctions et saoulée par les slogans creux de la Révolution islamique. Si les précédentes contestations avaient avorté sous l’effet d’une féroce répression, ce dernier épisode a la particularité de couvrir tout le pays et d’embrasser toutes les catégories sociales. Il s’est désormais étendu aux universités, aux bazars et frappe aux portes de la très sensible industrie pétrolière, secteurs qui avaient fait basculer le règne du Chah. Au stade actuel toutefois, il serait illusoire de penser que la partie est gagnée : comme son satellite syrien, le régime dispose de moyens colossaux et d’une détermination sans faille pour réprimer. Il y va de la survie de ses dirigeants qui tiennent à leurs indéniables privilèges.
Avec le tchador, imposé jusque dans les communautés chiites satellisées à l’étranger, c’est pourtant un marqueur identitaire fort de la République islamique qui est ciblé. Pour se maintenir et compenser sa perte de légitimité, le régime a activé trois vecteurs. Tout d’abord, la répression à huis clos, en coupant Internet et les réseaux sociaux pour que la contestation ne fasse pas tache d’huile et ne soit pas exploitée à l’étranger – c’est l’application de la doctrine Soleimani, le commandant de la force al-Qods éliminé par un drone américain en 2020. Ensuite, la diversion en dénonçant l’éternel «complot» des opposants à la solde des Américains et des sionistes, en désignant le Kurdistan irakien, régulièrement ciblé par des missiles balistiques et des drones, comme leur base arrière. Enfin, le desserrement des sanctions qui nécessite un nouvel accord à Vienne, qui sera un cadeau du ciel. Pour accélérer ce processus et donner des gages aux Américains, Téhéran vient de libérer deux américano-iraniens en permettant au père de quitter l’Iran pour se faire soigner et à son fils, Siamac Namazi, de bénéficier d’une liberté provisoire… avant de le réincarcérer en raison, sans doute, d’un différend intervenu au sujet de rapatriement de fonds iraniens bloqués par les sanctions américaines en Asie. Autres coïncidences troublantes : le dénouement de la crise gouvernementale en Irak, après un an de vide politique dans un pays satellisé par Téhéran, et le feu vert donné par le Hezbollah à un accord maritime avec Israël, en violation de sa propre idéologie et de sa doctrine relative à «l’entité sioniste» !

Pour l’heure, le régime n’a pas enregistré de défections, ni montré de signes de divisions internes, conditions indispensables pour le faire vaciller – une intervention extérieure n’étant ni envisagée ni même envisageable, que ce soit par les États-Unis ou par Israël. Son talon d’Achille réside dans l’usure, voire la faillite, de son modèle politique, économique et social à l’intérieur et dans son rejet dans les pays du «croissant chiite» (Irak, Syrie, Liban, Gaza, Yémen), où la pauvreté le dispute à l’insécurité, au désespoir et à l’exode.
Les Arabes et Israël redoutent l’accélération d’une hégémonie perse qui s’enracine grâce à la patience du tapissier et la finesse d’un État pluriséculaire et sans scrupule.
Antoine Basbous

Depuis 2018 et le retrait de Donald Trump de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, Téhéran s’est retrouvée déliée de ses obligations et a accru son stock d’uranium, rapproché du taux d’enrichissement nécessaire à une bombe nucléaire. Sa persévérance aura payé : malgré les sanctions, le vol des archives nucléaires par Israël en 2018, les sabotages de ses infrastructures stratégiques et l’assassinat d’officiers supérieurs et d’ingénieurs du nucléaire, l’Iran se place désormais au «seuil» de la bombe.

Partants de ce constat, les Arabes et Israël redoutent l’accélération d’une hégémonie perse qui s’enracine grâce à la patience du tapissier et la finesse d’un État pluriséculaire et sans scrupule. Ils sont encore plus inquiets depuis que Vladimir Poutine banalise la menace de recourir à l’arme ultime. La prochaine poussée des feux iraniens pourrait cibler l’Arabie, déjà cernée par ses proxies : les milices irakiennes au nord et les Houthis yéménites au sud. La demande iranienne – au nom du chiisme – de briser le monopole des sunnites dans la gestion de La Mecque viserait à déstabiliser le royaume par l’instrumentalisation de sa minorité chiite qui vit sur les principaux gisements pétroliers. Déjà en 2006, Kadhafi avait déclaré La Mecque n’était «pas destinée aux seuls Arabes». En recomposition avancée, le Moyen-Orient nous réserve encore beaucoup de turbulences.

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