Archive pour le Tag 'L’information'

Non à l’arbitrage de l’information par le gouvernement ( société des journalistes)

Non à l’arbitrage de l’information par le gouvernement ( société des journalistes)

« Les sociétés des journalistes (SDJ) et sociétés des rédacteurs (SDR) signataires du présent texte dénoncent avec la plus grande fermeté l’initiative gouvernementale consistant à reproduire, sur un site officiel de la République (www.gouvernement.fr), un florilège d’articles estampillés fiables, consacrés au Covid-19.

La presse française est indépendante de l’État et du pouvoir politique. Elle doit même exercer, dans sa pluralité et sous l’œil critique de ses lecteurs, auditeurs et téléspectateurs, son rôle de contre-pouvoir. Les journalistes sont, comme le souligne la Cour européenne des Droits de l’Homme, les « « chiens de garde » de la démocratie ».

En distinguant tel ou tel article sur son site, le gouvernement donne l’impression, dans un mélange des genres délétère, de labelliser la production de certains médias. Selon cette même logique, les autres ne seraient pas dignes d’un imprimatur que l’État n’a pourtant aucune légitimité à délivrer dans un pays où la liberté de la presse est une liberté fondamentale.

Ce faisant, le pouvoir actuel démontre, une fois encore, la défiance qu’il nourrit à l’endroit d’une presse libre et plurielle. Les SDJ et SDR signataires du présent texte demandent donc que cette rubrique du site www.gouvernement.fr soit supprimée sans délai.

*Signataires : les SDJ et SDR d’Arrêt sur Images, BFM-TV, Courrier international, Les Echos, Europe 1, Le Figaro, France 2, France 3 National, France Info, franceinfo.fr, France Inter, Le JDD, Libération, M6, Marianne, Mediapart, LCP, Le Monde, L’Obs, Le Parisien, Paris Match, Le Point, Premières Lignes, RFI, RMC, RTL, Sud Ouest, Télérama, La Tribune, TV5 Monde, 20 Minutes, et la société des personnels de L’Humanité. »

 

Les lobbies opposés à la publication de l’information nutritionnelle des aliments

Les lobbies opposés à la publication de l’information  nutritionnelle des aliments

Dans une tribune au Monde ,  trois eurodéputés de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates, Eric Andrieu, Sylvie Guillaume et Marc Tarabella dénoncent l’opposition des lobbies à la publication de l’information nutritionnelle des aliments.

 

 

Tribune.

 

« Le constat à la base est assez édifiant. La santé des Européens se dégrade : un adulte sur deux et près d’un enfant sur trois est en situation de surpoids en Europe, près d’un citoyen sur cinq est atteint d’obésité et ces chiffres ne font qu’augmenter, l’organisation mondiale de la santé qualifiant même ce phénomène de grave épidémie. Parallèlement les personnes victimes de diabète, d’hypertension ou de maladies cardiovasculaires sont de plus en plus nombreuses également. Un des principaux responsables ? La malbouffe.

Partant de cet état des lieux, en 2010, l’Europe a entrepris de rénover l’étiquetage des produits alimentaires via une nouvelle législation, le but étant de permettre davantage de transparence sur le contenu de ces produits, leur provenance, une signalisation plus claire des composants mais aussi des allergènes potentiels.

C’est alors que la question d’un Nutri-score s’est invitée à la table des discussions. L’idée était simple : proposer un logo qui indique la qualité nutritionnelle des aliments avec des notes allant de A à E avec un objectif louable et à encourager, celui de comparer plus rapidement et facilement des produits. Le calcul se fait sur base d’un algorithme conçu quelques années plus tôt par un groupe de scientifiques d’Oxford et prend en compte des paramètres à favoriser comme les fruits, les légumes, les fibres ou les protéines ainsi que les paramètres à limiter comme les acides gras saturés, les sucres, le sel…

Mais le texte législatif résultant de ces travaux a été très vite la proie des lobbies de l’industrie agroalimentaire qui ne voulait pas qu’on lui dicte ce qu’elle devait mettre sur les étiquettes ni qu’on l’oblige à mentionner les composants de ses produits ou leur origine. Alors rajoutez à cela un logo Nutri-score, les grandes marques ont crié au scandale, elles qui avaient déboursé près d’un milliard d’euros les années précédentes en lobbying et marketing espérant que jamais une obligation européenne ne verrait le jour. »

 

«Les chaînes d’info en continu : la caricature de l’information» (Gérald Bronner, sociologue)

«Les chaînes d’info en continu :  la caricature de l’information» (Gérald Bronner, sociologue)

 

Le sociologue Gérald Bronner dénonce dans l’OPINION  la médiocrité des chaines d’information continue qui notamment  transforme en expert n’importe quel intervenant et se caractérise par une recherche du sensationnalisme et des informations approximatives.

 

Lorsque LCI et franceinfo sont passées sur la TNT gratuite, certains y voyaient un point positif pour le pluralisme de l’information. Au vu des derniers mois, doit-on toujours partager ce sentiment ?

Il n’est pas déraisonnable de dire que la concurrence sur le marché de l’information est une sorte de garantie minimum pour la véracité de celle-ci. Songez à une situation où il y aurait un monopole de sa diffusion, souvenez-vous de la Pravda, qui veut dire « la vérité » mais qui portait bien mal son nom. Dans tout système totalitaire, où il n’existe pas de concurrence de traitement de l’information, sa fiabilité peut être questionnée. A l’époque, il pouvait donc y avoir un espoir raisonnable, mais pas tant parce que les médias sont plus vertueux lorsqu’ils sont en situation de concurrence mais plutôt parce que chacun est contrôlé par les autres. Si vous faites une erreur, vous serez dénoncé par vos concurrents, cela induit du sérieux. Cependant, cette concurrence est un élément favorable jusqu’à un certain niveau de pression concurrentielle. Sur le marché de l’information, lorsque celle-ci devient trop forte, elle réduit, par exemple, le temps de vérification. Prendre le risque qu’un de vos concurrents parle de quelque chose sans que vous en parliez vous-même, c’est prendre le risque de perdre des parts de marché, c’est-à-dire des parts d’attention et donc du capital économique. La tentation devient ainsi très forte de réduire le temps de qualification de l’information d’autant plus que les télévisions sont désormais en concurrence directe avec les réseaux sociaux.

Observez-vous une « twitterisation » des chaînes d’information en continu ?

Je ne sais pas si Twitter est le bon modèle car il a des caractéristiques qu’on ne retrouve pas dans les chaînes d’information continue mais celles-ci ont deux caractéristiques. La première, c’est l’immédiateté, c’est là que se situe leur plus-value, dans leur capacité à informer en temps réel. La seconde, c’est la vacuité. Elles se répètent beaucoup et font du moindre évènement un objet d’actualité. Elles filment une piste en attendant l’arrivée d’un avion, puis son atterrissage, puis la porte qui s’ouvre, etc. Nous avons tous assisté à ces scènes et nous savons tous que ces chaînes d’information en continu ne doivent pas être regardées en continu. Le problème, ce n’est pas seulement la rapidité de diffusion de l’information mais également comment celle-ci est éditorialisée car, comme les réseaux sociaux, elles vont mettre en avant des éléments d’actualité qui frappent l’imagination et retiennent l’attention pour des raisons concurrentielles. Tous les objets cognitifs qui retiendront notre attention facilement auront une place éditoriale très largement supérieure à leur représentativité. C’est le cas par exemple concernant les violences dans les manifestations. Oui, bien sûr, ces faits doivent être traités mais faut-il en faire un exposé qui prend 50 % du temps d’antenne ? Une poubelle en feu, c’est dommage, mais cela mérite-t-il qu’on y revienne toutes les deux minutes pendant des heures ? Cela change le barycentre du traitement de l’information et donc la représentation que nous en avons. Or nous comptons sur les médias pour avoir une organisation raisonnable du monde.

 

Pensez-vous qu’un traitement « raisonnable » de l’information soit possible sur ces chaînes ?

C’est extrêmement difficile parce que comment savoir sur le moment ce qui va vraiment être important ​? Cela me rappelle les réflexions de Raymond Aron sur la question de l’histoire du temps présent alors que souvent, c’est lorsque l’histoire se déploiera que se fera l’élément historique. Le putsch de la brasserie de Munich est devenu un événement historique parce qu’Hitler a pris le pouvoir en Allemagne sinon, cela n’aurait été qu’un fait que l’histoire n’aurait pas retenu. Il est donc très difficile au temps présent de savoir ce qui est digne d’être traité mais le problème c’est que les journalistes n’ont pas tellement le choix. Les chaînes d’information en continu ne sont d’ailleurs pas les seules responsables. Nous avons vu surgir dans plusieurs journaux le traitement des faits divers alors qu’ils ont longtemps été réservés à la presse régionale. Or un fait divers n’a pas grande signification pour comprendre le monde, qu’un individu en assassine sauvagement d’autres ne nous éclaire en rien sur les questions géopolitiques. Pourtant c’est ce genre d’histoire que nous avons envie d’entendre, moi aussi elles m’intriguent et je suis tenté de lire ce genre d’articles. La presse et les médias en général, de plus en plus menacés économiquement, vont avoir tendance à faire une offre d’information fondée sur la demande potentielle. En fait les chaînes d’information continue ne sont rien d’autre que la caricature de ce qui est en train d’arriver sur le marché de l’information en général, c’est-à-dire la mise à l’indexation de l’offre d’information sur la demande d’information. Et donc sur le fonctionnement ordinaire de notre cerveau. Or il me semble que c’est une mission des médias d’informer mais également d’essayer d’édifier les esprits, pas seulement de flatter les pentes les moins honorables.

Est-ce que les chaînes d’info, par leur modèle même de fonctionnement, accentuent la défiance de la population vis-à-vis des médias ​?

Si elles y participent, il ne faut pas les prendre comme des boucs émissaires. Elles sont un miroir grossissant de ce qui se produirait de toute façon mais parce qu’elles sont des chaînes d’information en continu, elles vont avoir tendance quantitativement à diffuser plus de fausses informations que d’autres médias. Néanmoins, elles mériteraient, je crois, d’être chapeautées éditorialement de façon beaucoup plus ferme qu’elles ne le sont, d’avoir davantage de cohérence dans la diffusion de l’information. Tout un chacun est présenté comme un expert au prétexte qu’il faut remplir les cases, c’est peut-être ça le plus grave, n’importe qui se fait passer pour un spécialiste.

 

Grands médias : L’information en vacances pendant deux mois !

Grands médias : L’information en vacances pendant deux mois !

 

Comme d’habitude, l’information des grands médias est en vacances pendant environ deux mois. Cela vaut pour la presse écrite, les sites Internet ou encore la télé. Pour s’en persuader, il suffit de lire les sommaires à peu près tous identiques pour la simple raison que la ligne éditoriale se compose essentiellement des principales pages des agences de presse. Peu d’analyses, pas de travail d’investigation et surtout la place centrale aux faits divers. Certains grands sites ne changent même pas une ligne pendant les week-ends. On comprend évidemment que les grands médias vivent une grave crise économique. L’enjeu c’est la baisse du lectorat avec la rentabilité qui s’écroule. Du coup,  la qualité de l ‘information se réduit mais c’est un cercle vicieux qui fait encore diminuer l’audience. Dans la grande presse écrite ou à la télévision,  pour remplacer les vedettes en vacances pendant deux mois, on a recours aux deuxièmes ou troisièmes couteaux. Il est clair que ces intervenants ne veulent pas trop se mouiller pour ne pas fragiliser un peu plus leur fragile position dans les rédactions. Du coup, encore davantage que l’habitude,  par exemple dans les télés, on assiste à de véritables discussions de bistrot, pas celle du café de Flore mais celle du troquet du quartier d’autant plus que les intervenants habituels sont également en congé. Même médiocrité pour les articles de la presse écrite, les sites Internet. La France à cette particularité de s’arrêter presque totalement au mois d’août sur le plan économique et d’être au ralenti en juillet. Une différence de taille avec la plupart des autres pays où les congés sont distribués sur six mois voire sur l’année. C’est tellement vrai que nombre d’entreprises sont complètement fermées en août, cela en plus en raison de la fermeture aussi de réseaux de transport de fret. Une situation qui sans doute coûteux de l’ordre de 0,3 à 0,5 % du PIB car on ne rattrape pas certaines absences de production pendant l’été.

 

Grands médias: L’information en vacances pendant deux mois

 

Grands médias: L’information  en vacances pendant deux mois  

 

Comme d’habitude, l’information des grands médias est en vacances pendant environ deux mois. Cela vaut pour la presse écrite, les sites Internet ou encore la télé. Pour s’en persuader, il suffit de lire les sommaires à peu près tous identiques pour la simple raison que la ligne éditoriale se compose essentiellement des principales pages des agences de presse. Peu d’analyses, pas de travail d’investigation et surtout la place centrale aux faits divers. Certains grands sites ne changent même pas une ligne pendant les week-ends. On comprend évidemment que les grands médias vivent une grave crise économique. L’enjeu c’est la baisse du lectorat avec la rentabilité qui s’écroule. Du coup,  la qualité de l ‘information se réduit mais c’est un cercle vicieux qui fait encore diminuer l’audience. Dans la grande presse écrite ou à la télévision,  pour remplacer les vedettes en vacances pendant deux mois, on a recours aux deuxièmes ou troisièmes couteaux. Il est clair que ces intervenants ne veulent pas trop se mouiller pour ne pas fragiliser un peu plus leur fragile position dans les rédactions. Du coup, encore davantage que l’habitude par exemple dans les télés on assiste à de véritables discussions de bistrot, pas celle du café de Flore mais celle du troquet du quartier d’autant plus que les intervenants habituels sont également en congé. Même médiocrité pour les articles de la presse écrite, les sites Internet. La France à cette particularité de s’arrêter presque totalement au mois d’août sur le plan économique et d’être au ralenti en juillet. Une différence de taille avec la plupart des autres pays où les congés distribués sur six mois voire sur l’année. C’est tellement vrai que nombre d’entreprises sont complètement fermés en août, cela en plus en raison de la fermeture aussi de réseaux de transport. Une situation qui sans doute coûteux de l’ordre de 0,3 à 0,5 % du PIB car on ne rattrape pas certaines absences de production pendant l’été.




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