Archive pour le Tag 'limogé'

Déforestation en Amazonie : le directeur limogé dénonce Bolsonaro

Déforestation en Amazonie : le directeur limogé dénonce Bolsonaro

 

 

C’est bien connu pour ne pas connaître la température et l’étendue des dégâts, on casse le thermomètre. Ce qu’a fait  le nouveau chef d’État brésilien en limogeant le directeur responsable de la déforestation au Brésil. Ce directeur, Ricardo Galvao, avait eu l’audace  de dire que le processus de déforestation ne s’arrêtait pas mais qu’au contraire il se développait. Le nouveau président brésilien mène une politique ultra libérale d’extrême droite dans tous les domaines : économiques, sociaux, écologiques et sociétaux. La France s’apprête pourtant à ratifier un accord de commerce international avec ce même Brésil (et d’autres pays l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay), e Mercosur). De quoi favoriser l’importation de produits agricoles shootés aux  engrais et autres produits chimiques qui ne respectent absolument pas les règles environnementales et sanitaires de l’union européenne. Les opérations de déforestation au Brésil permettent en effet l’installation de grandes sociétés industrielles agricoles qui ne se privent pas d’utiliser tous les produits interdits dans l’union économique. Ricardo Galvao, limogé de la direction de l’organisme qui surveille la déforestation au Brésil après avoir été critiqué par le président Jair Bolsonaro, a appelé vendredi les scientifiques à ne pas accepter d’être réduits au silence.

« Les scientifiques ne peuvent pas rester silencieux! Nous devons nous manifester avec force. Nous ne pouvons pas baisser la garde! »

C’est ce qu’a déclaré M. Galvao, physicien et ingénieur âgé de 71 ans, lors d’une réunion à l’Université de Sao Paulo (USP) au cours de laquelle il a été ovationné par des centaines d’étudiants et de collègues.

M. Galvao était jusqu’à récemment le directeur de l’Institut national de recherche spatiale (INPE), qui observe et mesure l’évolution de la déforestation au Brésil.

 

Après la publication de données indiquant une forte augmentation de la déforestation en Amazonie au cours des mois précédents, M. Galvao a été accusé en juillet par le président d’extrême droite Bolsonaro de mentir et de nuire à l’image du Brésil.

Le scientifique a défendu l’exactitude des données publiées par l’INPE et a refusé de démissionner, mais il a été destitué début août de la direction de l’institut.

« Les autorités sont toujours indisposées lorsque les données disent des choses qu’elles n’ont pas envie d’entendre », a déclaré M. Galvao lors de son intervention à l’USP.

L’arrivée au pouvoir en janvier de M. Bolsonaro, un climato-sceptique notoire, a suscité de nombreuses craintes pour l’avenir de la forêt amazonienne, considérée comme « le poumon de la planète ».

De Rugy limogé par Macron

De Rugy limogé par Macron

 

En dépit des précautions oratoires de Macron lui-même, on aura compris que de Rugy a été viré sans ménagement du gouvernement. Normalement Macron avait indiqué qu’il attendait pour se prononcer les résultats des enquêtes concernant notamment les dîners de l’ancien président de l’Assemblée nationale et la réfection de l’appartement de fonction du ministre de l’écologie. Le problème c’est que la révélation de nouvelles frasques  ont précipité le départ de de Rugy. La dernière affaire connue concerne en effet l’utilisation de l’indemnité spéciale de députés. Soit la septième sixième révélation en une semaine. La goutte qui a fait déborder le vase de Macron qui n’a donc pas attendu les conclusions des enquêtes en cours. Ainsi tombe encore un ministre du gouvernement. Notons que c’est le 14e qui s’en va pour des raisons sulfureuses liées notamment des affaires financières. C’est un coup d’arrêt pour la carrière de l’écolo parvenu au plus haut niveau par une succession de hasards et de trahisons. Nombre d’écolos comme de Rugy se sont grillés les ailes à l’approche de la fascination des feux du pouvoir. En général, il commence plutôt à gauche, même plutôt à l’extrême gauche, devient ensuite plutôt centristes voire carrément à droite ultralibéraux. La plupart ne font qu’un passage éclair dans le paysage politique du fait surtout du leur propre partisan. De Rugy  est l’archétype de ces météorites écolos qui ont slalomé entre deux nombreux courants trahissent  pour servir leur carrière. On aura sans doute observé qu’il n’y a pas que les écolos qui s’assoient sur l’intérêt général au seul profit de leur intérêt personnel ! François Goullet de Rugy, 45 ans, avait connu la consécration en devenant président de l’Assemblée nationale dans la foulée de l’élection présidentielle puis, le 4 septembre 2018, en remplaçant Nicolas Hulot à l’Ecologie. Ministre d’Etat, il occupait la deuxième place du gouvernement dans l’ordre protocolaire. Là, il a repris les dossiers laissés par Nicolas Hulot – la biodiversité, le climat ou l’avenir de la filière nucléaire – sans avoir eu le temps d’imprimer véritablement sa marque dans ce que l’un de ses lointains prédécesseurs, Robert Poujade, nommait “le ministère de l’impossible”. En faite un ministère qui ne sert strictement à rien, qui n’impulse rien, ne contrôle rien et ne dispose d’aucun moyen. Un ministère de la parole car le pouvoir et surtout chez le premier ministre est à Bercy. De Russie aura en plus montré une grande souplesse d’échine sur à peu près tous les sujets environnementaux et ce sera caractérisé par sa capacité à 10 touts et son contraire.

 

Le préfet de police de Paris limogé : un bouc émissaire pour masquer les défaillances de Castaner

Le préfet de police de Paris limogé : un bouc émissaire pour masquer les défaillances de Castaner

Finalement le gouvernement a décidé de recourir aux vieilles méthodes qui consistent à désigner un bouc émissaire pour faire face à un mécontentement. Cette fois, c’est le préfet de Paris qui fait les frais de l’incompétence du pouvoir et en particulier du ministre de l’intérieur Castaner. Le plus curieux dans cette affaire c’est que le préfet de Paris est remplacé par le préfet d’Aquitaine qui n’a guère mieux réussi face aux troubles enregistrés à Bordeaux. On voit mal pourquoi ce remplacement changerait la donne. Il faut dire que

Michel Delpuech avait déjà été mis en difficulté dans l’affaire Benalla ; il était en effet  coincé entre la nécessité de dire la vérité et la version de l’Élysée. Il avait fini par avouer certaines dérives de Benalla  liées  à des « copinages malsains devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Une intervention pas  particulièrement apprécié par l’Élysée. Encore une fois la politique de maintien de l’ordre sous la responsabilité de l’ancien préfet de Paris peut-être mise en cause quant à son efficacité. La stratégie a d’ailleurs changé au cours des différentes manifestations des gilets jaunes. Mais le préfet de Paris ne saurait être seul rendu responsable de ce changement dans lequel la responsabilité du pouvoir et notamment celle du ministre de l’intérieur est également largement engagée. D’une certaine manière on peut même considérer que le fusible Michel Delpuech a sauté pour sauver Castaner  en grande difficulté qui non seulement n’a pas fait preuve d’un grand professionnalisme mais en plus a multiplié les provocations déclarant notamment que les manifestants venaient là pour tuer.

 




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