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Réinsertion des condamnés : un manque de suivi lié aux moyens

Réinsertion des condamnés : un manque de suivi lié aux moyens

 

Après le féminicide de Mérignac se pose la question du suivi de l’insertion qui d’après la CGT manque de moyens. La mission d’inspection pour Mérignac a d’ailleurs souligné un certain nombre de défaillances.

 

INTERVIEW -de Julien Magnier, secrétaire national CGT insertion et probation,

 

 La mission d’inspection mandatée la semaine passée a pointé « une série de défaillances » dans le suivi judiciaire de l’auteur du féminicide de Mérignac, notamment dans la communication entre services. Julien Magnier, secrétaire national CGT insertion et probation, souligne que son métier demande du temps, et déplore qu’il soit aussi peu connu.

Interview (extrait)

 

En quoi consiste le métier de conseiller d’insertion et de probation?
Les services pénitentiaires interviennent en milieu ouvert ou fermé. En milieu fermé [en prison, ndlr], nous prenons en charge le suivi des personnes détenues pour préparer leur sortie et agir pour le maintien des liens familiaux, des activités sociales et culturelles, et pousser les personnes détenues à s’occuper, à travailler leur sortie. En milieu ouvert [hors de la prison], ce qui représente les trois quarts des personnes prises en charge par le Spip, on agit sous mandat judiciaire, c’est-à-dire qu’un juge nous mandate pour prendre en charge une personne. Cela peut être le juge d’instruction s’il s’agit d’un contrôle judiciaire, sinon dans la très grande majorité des cas, c’est le juge d’application des peines. La peine en milieu ouvert est souvent une alternative à l’incarcération ou une alternative à l’aménagement de peine prononcé en milieu fermé. Dans ce cas-là, on veille au respect des obligations, des interdictions, et on accompagne la personne pour favoriser l’insertion par le logement, le travail ou le remboursement des parties civiles.

Diriez-vous que votre travail est proche de celui d’un travailleur social?
Je partage tout à fait cette affirmation, nous sommes des travailleurs sociaux experts dans l’éducation aux peines, c’est comme ça qu’on pourrait le mieux le définir. Travailleur social car on travaille avec de l’humain pour faire évoluer une personne, prévenir au maximum la récidive et donc la faire adhérer à notre suivi, lui faire accepter la condamnation pénale. Même si le préalable reste le mandat judiciaire.

Comment s’accomplit ce travail social?
Les personnes ont des obligations de travail, de soins ou d’indemnisation des parties civiles. Ensuite, tout cela va être décliné : on va travailler sur le logement avec des personnes instables ou sans domicile fixe, on est souvent partenaires avec des foyers d’hébergement temporaires ou de long terme, on oriente les personnes vers des structures de soin… Cela passe aussi par l’obligation de travail, on oriente vers des partenaires de formation ou d’emploi – évidemment l’indemnisation des parties civiles est plus facile quand la personne a un revenu. Tout cela se complète, forme un tout et participe à la prévention de la récidive.

 

Combien de dossiers traite en moyenne un conseiller de probation et d’insertion?
Il y a forcément des variations importantes, avec des établissements plus petits et des publics plus spécialisés, comme dans les maisons centrales, où on suit 40 ou 50 personnes. Dans d’autres endroits, on devra traiter jusqu’à 120 ou 130 dossiers. Mais en moyenne, 80 à 90 personnes sont suivies par un conseiller d’insertion et de probation. Il n’y a pas énormément de conseillers sur le territoire, 3.500 en tout. Dès qu’il y a une absence dans un service, cela pèse.

 

A quoi est lié ce rythme de travail?
C’est une question de volonté politique, d’une part, le fait qu’on parte de loin aussi : les missions des Spip et des conseillers augmentent au fil du temps et les moyens ne suivent pas. Quand le président Macron, en mars 2018, s’est rendu à l’Ecole d’administration pénitentiaire, son objectif était de 50 personnes suivies par conseiller [Emmanuel Macron avait écrit dans son programme présidentiel vouloir augmenter les moyens du SPIP pour atteindre « une moyenne de 40 personnes » suivies par agents. En mars 2018, le chef de l’Etat a annoncé la création de 1.500 postes supplémentaires de conseillers d’insertion et de probation, ndlr]. Vous voyez qu’on n’y est pas.

 

Certains conseillers ont-ils le sentiment de mal faire leur travail?
Ils n’ont pas forcément le sentiment de mal faire mais ont un goût d’inachevé, puisque toutes les démarches qu’on souhaiterait mettre en place comme accompagner la personne sur une structure, aller la visiter à domicile, organiser des réunions avec des structures de soin ou des foyers, sont des choses qu’on n’a plus le temps de faire. On se concentre beaucoup sur le respect des interdictions et obligations, et on met un peu de côté toutes les autres démarches qui permettent vraiment une prévention de la récidive. C’est ce sur quoi on doit d’abord rendre des comptes car c’est mesurable, le reste dépend du long terme.

Maladie de Kawasaki : un premier décès lié au Coronavirus ?

 

 

Cette maladie touche essentiellement les jeunes enfants. Elle pourrait être liée au Coronavirus. Des symptômes ont été signalés sur environ 150 en France. Malheureusement un premier décès. L’enfant avait été admis le 2 mai à l’hôpital Nord de Marseille où une scarlatine avait été diagnostiquée. De retour chez lui, il a été victime d’un malaise cardiaque grave et placé en réanimation à l’hôpital marseillais de la Timone où il est décédé.

Dans son point quotidien sur l’épidémie de COVID-19, la direction générale de la Santé a fait état vendredi de 144 signalements d’enfants touchés en France par des “maladies systémiques atypiques pédiatriques” depuis le 1er mars.

Des cas de “pseudo-maladie de Kawasaki”, qui altère notamment le fonctionnement cardiaque chez l’enfant, ont aussi été observés en France et dans d’autres pays chez des enfants entre 5 et 20 ans, dit la DGS.

Selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), basé en Suède, quelque 230 enfants ont été affectés par ce syndrome inflammatoire peu connu dans toute l’Europe. Un autre décès a été signalé au Royaume-Uni.

“L’enfant présentait des signes pouvant ressembler à une maladie de Kawasaki. Sa sérologie pratiquée au sein du service de réanimation pédiatrique indiquait qu’il avait été en contact avec le coronavirus sans en développer les symptômes dans les semaines précédentes”, a déclaré le professeur Fabrice Michel, chef du service d’anesthésie réanimation pédiatrique de l’AP-HM, au sujet de l’enfant décédé à Marseille.

“La pathologie de cet enfant a entraîné une atteinte cardiaque provoquant des lésions cérébrales, cause de sa mort”, a-t-il ajouté.

“Le tableau clinique de l’enfant s’apparente au tableau clinique des 125 cas répertoriés par Santé Publique France en collaboration avec plusieurs sociétés savantes pédiatriques et ceci dans la France entière”, a dit le professeur Michel évoquant “une pathologie encore méconnue”.




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