Archive pour le Tag 'licenciements'

Coronavirus : interrogations sur l’ampleur des licenciements

Coronavirus : interrogations sur l’ampleur des licenciements

La Dares évoque le triplement des plans de sauvegarde et considère qu’environ 70 000 emplois sont menacés. Quand on additionne les plans sociaux des grandes entreprises 50 à 70 000 emplois auraient été supprimés ou sont sur le point de l’être. On est loin des 700 000 emplois qui ont disparu depuis le début de l’année. La crise sanitaire est évidemment la cause principale de l’explosion du chômage mais visiblement nombreux d’entreprises structurellement en difficulté déjà avant le Coronavirus en ont profité pour ajuster les effectifs.

Cela signifie aussi que la crise a peut-être encore davantage touché les entreprises moyennes et les très petites. En outre elle a changé le statut de nombre de salariés. En effet beaucoup de postes à durée indéterminée ont été transformés- pour ceux qui restaient -en emplois précaires. Le paradoxe,  c’est que les chiffres officiels font apparaître une baisse du chômage mais  si le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A demeure à un niveau élevé, 3,872 millions;  il explose à six millions d’inscrits lorsque l’on comptabilise les catégories B et C, ceux ayant exercé une activité réduite. Au creux de la vague (avril-mai) les Français sans emploi étaient confinés et n’ont pas pu procéder à la recherche active d’un nouveau poste, ni se déclarer disponibles pour reprendre une activité.

 

American Airlines: 19 000 licenciements de plus

American Airlines:  19 000 licenciements de plus

 

En dépit d’une aide de plus de 20 milliards d’euros American Airlines envisage de licencier 19 000 salariés de plus soit au total 40 000 en moins. American Airlines a annoncé mardi qu’elle pourrait licencier 19.000 personnes en octobre si les pouvoirs publics ne prolongent pas le mécanisme d’aide au financement des salaires dont bénéficie le secteur du transport aérien.

Les compagnies aériennes américaines ont reçu en mars 25 milliards de dollars (21,17 milliards d’euros) de l’Etat fédéral, afin d’assurer le paiement des salaires et de préserver l’emploi jusqu’à fin septembre.

Alors que ces aides s’épuisent et que le marché reste sinistré, les compagnies et les syndicats du secteur tentent d’obtenir de Washington 25 milliards de dollars supplémentaires mais les discussions sont au point mort.

En prenant en compte les départs volontaires et les congés sans solde, les effectifs d’American Airlines pourraient tomber à 100.000 personnes en octobre contre 140.000 avant la crise.

“En bref, l’équipage d’American comptera au moins 40.000 employés de moins le 1er octobre que lorsque l’épidémie a commencé,” ont déclaré le directeur général Doug Parker et le président Robert Isom dans un mémo adressé aux employés que Reuters a pu lire.

D’après eux, le seul moyen d’éviter les départs contraints est le prolongement du plan de soutien au financement des salaires.

Les suppressions de postes supplémentaires envisagées concernent 17.500 salariés syndiqués, parmi lesquels 1.600 pilotes et 8.100 membres du personnel navigant commercial, ainsi que 1.500 postes d’encadrement.

En se basant sur la demande actuelle, le groupe envisage pour le quatrième trimestre moins de 50% de son offre de vols habituelle, et un quart seulement pour les vols internationaux, ont précisé les deux dirigeants.

A Wall Street, l’action American Airlines perdait plus de 3% à la mi-journée, entraînant dans sa chute d’autres compagnies aériennes.

Croissance : en attendant la reprise , les licenciements bondissent

Croissance : en attendant la reprise  , les licenciements bondissent

Faute de reprise à la hauteur des espérances,  les institutions ont toujours tendance à gonfler les futurs indicateurs. C’est ainsi que la plupart des institutions internationales  prévoient pour la France une baisse du PIB supérieure  à 10 % tandis que le gouvernement français tablait il y a encore peu sur une baisse limitée à 10%.  Profitant du petit rebond en mai et en juin, l’INSEE insuffle un petit vent d’optimisme en considérant que la chute pourrait n’être  que de 9 % en 2020.

 

De toute manière ces différences ont essentiellement encore une portée pédagogique qui vise  surtout à rassurer les acteurs économiques et notamment les ménages qui constituent le moteur de la croissance du fait du ralentissement des échanges internationaux mais aussi des investissements.

 

L’enjeu du débat économique ne se situe pas autour de cette différence de chute de PIB. la crainte, c’est  la montée en régime d’une énorme vague de licenciements partout qui pourrait connaître son apogée vers la fin d’année. En clair un million et demi de chômeurs à prévoir vers cette échéance. Une vague de chômage mécaniquement va en moyenne faire baisser le pouvoir d’achat mais aussi la confiance. Des inquiétudes légitimes sur la solidité de la reprise. Il paraît peu vraisemblable dans le meilleur des cas qu’une reprise en 2021 compense la chute de 2020.

La situation pourrait devenir encore plus grave et même dramatique si on devait affronter une deuxième vague Coronavirus. Et la les statisticiens ne se risquent à aucune prévision.

Daher: moins de 1000 licenciements ?

Daher: moins de 1000 licenciements ?

Le directeur général de Daher Didier Kayat explique dans une interview accordée à La Tribune qu’il compte bien sauver le maximum d’emplois et passer sous la barre des 1.000 licenciements en France. Cette crise violente va faire perdre à Daher entre 300 et 400 millions d’euros de chiffre d’affaires et entre 80 à 100 millions d’EBITDA et d’EBIT en 2020.

 

Cette journée était à la fois importante et douloureuse pour le groupe Daher avec le coup d’envoi du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Quel est l’impact de la crise sur Daher ?


DIDIER KAYAT : 
Face à une crise violente et inédite, Daher doit faire face à une baisse brutale d’activité que nous estimons à 40% sur l’année 2020. Nous allons donc perdre de 300 à 400 millions de chiffre d’affaires et de 80 à 100 millions d’EBITDA et d’EBIT cette année. Le groupe perd de l’argent tous les jours, je suis donc obligé de réagir en traitant deux sujets : la capacité industrielle et le dimensionnement des effectifs par rapport à la charge prévisionnelle de l’entreprise. Pendant la crise, nous avons constaté une surcapacité industrielle de 45%. Cela veut dire que nos usines ne tournent aujourd’hui en moyenne qu’à 55% de leurs capacités. Notre usine de Nantes (thermoplastique pour l’A350) n’est encore aujourd’hui qu’à 25%. Dans deux à trois ans, en sortie de crise, Daher aura encore un tiers de surcapacités industrielles si on ne fait rien. Nous avons clairement un problème de surcapacités industrielles en France et nous devons adapter le groupe à sa charge prévisionnelle.

Qu’allez-vous faire pour absorber cette surcapacité industrielle ?
Après avoir étudié tous les scénarios possibles, nous avons proposé aujourd’hui aux partenaires sociaux de nous désengager de l’usine d’aérostructures de Saint-Julien-de-Chédon (région Centre, ndlr) tout en recherchant activement un repreneur pour ce site. A sa fermeture, nous privilégions le scénario d’une cession. Nous avons déjà des marques d’intérêt pour cette usine. Sur une période de deux ans, nous allons progressivement transférer un certain nombre d’activités de ce site vers nos usines de Tarbes et de Nantes. Nous avons besoin de deux ans pour effectuer ce transfert. Cette usine sera disponible fin 2022 pour un repreneur au moment du redémarrage des cadences dans l’aéronautique. Cela peut également permettre de limiter l’impact sur l’emploi de ce site, qui emploie 300 personnes environ, dont 200 compagnons et 100 cols blancs.

Confirmez-vous les chiffres de 1.300 CDI supprimés, qui ont circulé ces dernières semaines ?
Sur le volet emploi, nous avons déjà traité 400 départs au sein de nos sites à l’étranger (États-Unis, Mexique, Maroc). Nous avons également dû nous séparer des intérimaires : de 1.700  environ, il n’y en aura plus que 300 en juillet. Enfin, nous avons lancé aujourd’hui avec les organisations syndicales des négociations sur un Plan de sauvegarde l’emploi (PSE), qui vont durer six mois.

Un nouveau dispositif d’activité partielle: arme contre les licenciements massifs

Un nouveau dispositif d’activité partielle: arme contre les licenciements massifs

ce nouveau dispositif vise surtout à éviter les plans massifs de licenciements grâce à la prise en charge partielle par l’État de charges  salariales..Inspiré par le Kurzarbeit allemand, cet outil permet de diminuer le temps de travail des salariés – dans une limite de 40% du temps de travail global – pour baisser les charges salariales. L’Etat vient compenser le manque à gagner. Les salariés toucheront donc 70% de leur rémunération brute, dans la limite de 4,5 smic, sur les heures qui seront chômées. Cette indemnisation sera versée à hauteur de 85% par l’Etat si le dispositif est sollicité par une entreprise avant le 1er octobre, et 80% s’il l’est après cette date. Le reste à charge des entreprises variera ainsi entre 20 et 15%.

“La CFDT se réjouit de ce dispositif, nous l’avions poussé”, a déclaré son secrétaire général, Laurent Berger à l’issue d’une réunion à l’Elysée, un avis partagé par FO, la CFTC, l’UNSA, même si certains ont émis des inquiétudes.“C’est important que dans les entreprises, il y ait un outil qui existe qui soit autre chose que le plan social et les suppressions d’emploi massives”, a-t-il ajouté.

Ce dispositif, qui sera disponible au 1er juillet, ne pourra toutefois être instauré qu’avec la signature d’un accord collectif d’entreprise ou de branche et devra s’accompagner de garanties sur le maintien de l’emploi ainsi que d’obligations de formation pour les salariés sur le temps non travaillé.

“Ça réclame du dialogue social, donc on va pousser les entreprises, notamment les plus petites”, a dit le président du Médef, Geoffroy Roux de Bézieux.

Force ouvrière et la CGT ont néanmoins regretté que les garanties de maintien d’emploi ne soient pas contraignantes pour les entreprises: il sera toujours possible supprimer des emplois si l’accord l’autorise.

La CFTC a quant à elle mis en garde contre les effets d’aubaine et aurait souhaité que le dispositif soit limité aux entreprises qui connaissent des difficultés liées à la crise du coronavirus et non des difficultés structurelles.

Le dispositif d’activité partielle actuel qui ne nécessite pas d’accord, sera moins favorables aux salariés et aux employeurs d’ici le 1er octobre prochain.

Dans sa nouvelle formule, les salariés verront leur rémunération passer de 70% à 60% de leur salaire brut sur les heures chômées. Le gouvernement ne financera que 60% de cette indemnisation, contre 85% aujourd’hui, ce qui amènera le reste à charge pour les entreprises à 40% et non plus 15%.

Ce dispositif, qui concernait 7,8 millions de salariés à la fin du mois de mai, selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud, ne pourra à l’avenir être utilisé que sur une période de trois mois, renouvelable une seule fois.

Licenciements et de faillites : le nouveau défi économique, social et politique

Licenciements et de faillites : le nouveau défi économique, social et politique

Macron avait bien annoncé qu’aucune entreprise ne serait soumis aux risques de faillite au début de la crise sanitaire mais les réalités sont là. En dépit des dizaines et des dizaines de milliards injectés dans l’économie, toutes les entreprises ne pourront être sauvées en particulier les PME. Du coup ,le pouvoir admet maintenant que le pays pourrait être largement exposé au risque de défaillance et de licenciements massifs . Jusque-là la question du chômage a été masquée par le soutien massif du financement du chômage partiel qui a profité à plus de la moitié des salariés du privé. À partir du 1er juin, les modalités de financement de ce chômage partiel vont commencer à changer puisque sauf exception les entreprises devront participer à hauteur de 15 % au financement de ce dispositif.

«Tous les indicateurs montrent une chute de la production très forte, des trésoreries très atteintes et des répercussions sur l’emploi. Je crains que les licenciements en nombre soient inévitables», juge Raymond Soubie, président du cabinet de conseil en ressources humaines Alixio et ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy à l’Élysée. «II y aura des licenciements, c’est certain. Mais aujourd’hui, on ne peut pas en connaître l’ampleur», confirme François Asselin, président de la CPME. Il n’empêche, les employeurs n’ont pas attendu longtemps pour se tourner vers les avocats. «Dès le début du confinement, des entreprises m’ont sollicitée pour préparer des plans sociaux dans les secteurs les plus touchés, comme la restauration et l’hôtellerie», confie Isabelle Mathieu, avocate associée chez Daem Partners.

 «La phase la plus difficile est devant nous car il va falloir sortir du chômage partiel. L’État va continuer de faire fonctionner le dispositif mais sans maintenir le niveau d’aides actuel. Le choc va donc être très fort sur les entreprises et sur les salariés», juge Raymond Soubie. Petit à petit, les employeurs touchés par la crise vont devoir assurer financièrement les salaires et les charges de l’entreprise sans pour autant retrouver un niveau normal d’activité.

 «Dans cette phase de redémarrage, les entreprises pourraient être confrontées à de véritables crises de liquidité», prévient Hector Arroyo, partner en restructuration au sein du cabinet Baker McKenzie.

Pour l’heure, certaines entreprises essaient surtout préventivement de se réorganiser pour justement éviter des procédures de licenciement lourdes et coûteuses. Et, «l’accord de performance collective (APC) est le meilleur outil qui permet de s’adapter face à une crise conjoncturelle», estime Deborah David. Prévus dans les ordonnances Pénicaud, les APC signés à la majorité des syndicats offrent la possibilité aux entreprises de revoir temporairement les conditions de travail des salariés. «Avec les APC, on peut descendre jusqu’au smic mais ça ne se passe jamais comme ça. On vient plutôt raboter des RTT, augmenter la durée du travail, ou faire travailler quelques jours fériés», précise Olivier Angotti, avocat associé chez FTMS. Reste le risque politique : jusqu’à quel niveau de chômage l’opinion. Acceptera sans broncher les conséquences économiques de la crise sanitaire. Les sondages de septembre seront sans doute de ce point de vue significatif pour éclairer la situation

Une vague de licenciements qui va faire oublier les promesses du jour d’après

Une vague de licenciements qui va faire oublier les promesses du jour d’après

 

En ce moment se déroule un débat assez surréaliste entre les écolos bobos qui souhaiteraient un changement très rapide du mode de production et de consommation et ultralibéraux fous qui défendent le monde d’avant et sa pérennisation. Malheureusement,  le scénario probable c’est que l’après Coron virus sera surtout caractérisé par un tsunami  de défaillances d’entreprise avec son cortège de chômage et de misère. En effet, d’ores et déjà on peut prévoir une chute de la croissance de près de 15 % entraînant mécaniquement une hausse du chômage de près de 12 %, soit 2,5 chômeurs en plus. On passerait d’un taux de 8 % fins 2019 un taux de chômage de 20 %. Globalement le pouvoir d’achat moyen des ménages va s’écrouler. La priorité sera alors de conserver son travail coûte que coûte sans  vraiment être regardant sur les conditions de production et le respect de l’environnement. Ou alors il faudrait accepter une chute encore plus considérable de la croissance et donc du nom de chômeurs. Même sans crise sanitaire, une transition vers un autre modèle de production et de consommation davantage respectueux de l’environnement ne pourrait s’inscrire que dans une stratégie progressive. Cette stratégie est incontournable si  on ne veut pas gaspiller davantage les ressources de la planète et mettre en danger en particulier la biodiversité et le climat. Mais en période de crise sociale, il y a d’autres préoccupations .». Le premier ministre n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler que son objectif, via l’ensemble des mesures de soutien déployées, «est de sauvegarder ce qui peut l’être aujourd’hui pour permettre de relancer demain ce qui doit l’être». Le chef du gouvernement a en effet conscience de l’ampleur du choc, notamment en matière de suppression d’emplois, qui s’annonce. Et il sait, comme l’avait dit l’un de ses prédécesseurs en 1999, Lionel Jospin, lors de la fermeture de l’usine Renault Vilvorde, que «l’État ne peut pas tout». Pour l’instant on a trouvé la martingale à savoir faire tourner la planche à billets. La banque centrale européenne tourne à hisser ouvert et s’apprête à offrir une enveloppe de près de leurs dos -1000 milliards y compris contre des actifs pourris. Mais le problème se posera à moyen terme quant à l’enflure exceptionnelle du bilan de la Banque centrale est donc de la valeur de la monnaie. En clair les Européens au lieu de se retrouver avec un euro dans leur poche pourraient n’avoir que 80 ou  0,90 € n raison  de la dévaluation de fait.

Une vague sans précédent de licenciements 2,5 millions de licenciements est inévitable

Une vague sans précédent de licenciements 2,5 millions de licenciements est inévitable

le jour d’après ne sera peut-être pas conforme aux espérances de ceux qui espèrent un changement de mode de production et de consommation voire de société. En effet la crise sanitaire pourrait bien laisser place à une immense crise économique et sociale. Jusqu’à la fin de l’année 2019 le taux de chômage était de 8 %. Il pourrait monter du fait des difficultés de nombre d’entreprises notamment des PME à près de 20 % soit 2,5 millions de chômeurs supplémentaires. Une véritable catastrophe où la préoccupation sociale va dominer sans doute pour étouffer des réorientations du système productif plus qualitative. Le  souci premier sera de conserver son emploi ou d’en  retrouver un.  globalement on connaîtra  de toute manière une baisse générale du pouvoir d’achat.

Certains secteurs seront forcément touchés de manière prioritaire, tout ce qui touche au tourisme, à la restauration, à l’hôtellerie et à l’événementiel. Là la cascade de faillites sera immense. Cela d’autant plus qu’on est complètement incapable de savoir si cela peut repartir d’ici  la fin de l’année. Mais beaucoup d’autres secteurs vont également être impactés. En premier sans doute, l’industrie automobile déjà affectée par une crise structurelle, d’autres industries qui sont liées aussi subir de graves dégâts. Globalement du fait de la baisse moyenne du pouvoir d’achat la demande va très nettement se tasser.

Beaucoup  les investissements seront décalés ou retardés. Le secteur de la construction va souffrir car tendanciellement les prix vont s’inscrire à la baisse du fait du net ralentissement de la demande notamment de primo accédants. La crise va en effet rendre insolvables nombre de candidats. Malheureusement la problématique de relocalisation et de meilleure prise en compte de l’environnement risque de passer derrière le problème social. La tendance baissière de l’économie sera largement alimentée par la perte des confiance des acteurs économiques et les éventuelles incitations gouvernementales pour encourager la consommation ne suffiront pas à relancer la mécanique économique.  Cette crise là pour l’instant est notoirement sous-estimé en raison sans doute de l’actualité  encore très forte d’une crise sanitaire qui par ailleurs est encore loin d’être terminée.

Grande distribution : nouvelle vague de licenciements avec Auchan

Grande distribution : nouvelle vague de licenciements avec Auchan

 

Un peu comme dans l’automobile, la grande distribution risque de connaître des vagues successives de dégraissage des effectifs de grande ampleur. En effet, le secteur est affecté par des bouleversements structurels liés au changement de la demande  mais aussi à l’évolution des systèmes de distribution notamment via les plates-formes numériques. Pour parler clair, des grandes plates-formes notamment américaines vont tuer d’abord les formes de distribution actuelles mais aussi l’économie. Il y a de grands changements chez les consommateurs aussi qui souhaitent moins de produits standardisés, davantage de proximité et de qualité mais qui recourt aussi de plus en plus aux plates-formes numériques.

Un double phénomène: une recherche de proximité en même temps qu’un recours à la vente par Internet. Après d’autres, Auchan a donc annoncé mardi la suppression nette de 517 emplois en France dans le cadre d’une réorganisation censée lui permettre de se relancer face aux bouleversements en cours dans la grande distribution avec l’essor du commerce en ligne et les changements d’habitude de consommation.

Ce plan de départs volontaires concerne les salariés des fonctions “siège” et “produits” et les services d’appui de l’organisation commerciale, précise le groupe de la famille Mulliez dans un communiqué.

Il se traduira en fait par la suppression de 652 postes actuellement occupés et la création de 135 autres. Auchan va en outre lancer une étude d’impact sur sa chaîne logistique qui devrait aboutir l’été prochain à la définition d’une nouvelle organisation.

“La distribution s’est développée sur un modèle puissant, devenu aujourd’hui inadapté pour répondre aux transitions digitale, alimentaire, écologique et économique qui sont à l’oeuvre”, déclare Edgard Bonte, président d’Auchan Retail, l’activité de distribution du groupe, cité dans le communiqué. “Auchan Retail a des atouts solides pour faire face à ces changements qui impactent son modèle (…) à condition d’engager un travail de transformation profonde.” Le groupe Auchan, qui a accusé une perte nette de près d’un milliard d’euros en 2018, a lancé l’an dernier un plan d’économies qui devrait atteindre 1,1 milliard d’euros d’ici 2022.

Le distributeur est notamment à la peine en France, son premier marché, où ses ventes baissent depuis des années, plombées par les contre-performances de ses hypermarchés.

Le plan de redressement, qui vise à atteindre une rentabilité de 6% en 2022, commence à produire des effets avec une érosion très modérée du chiffre d’affaires en 2019 et une meilleure année en France par rapport à l’année précédente, selon le quotidien La Voix du Nord, qui cite la direction du groupe.

Au-delà des suppressions de postes, Auchan dit vouloir transformer en profondeur son métier en misant sur une offre locale et en faisant de ses magasins des “lieux d’expérience” avec l’organisation d’événements tels que des cours de cuisine. Le distributeur veut aussi doubler d’ici 2022 le chiffre d’affaires alimentaire dans le commerce en ligne et réaliser plus de 15% du chiffre d’affaires global hors des hypermarchés et supermarchés.

Canal+ : nouvelle dégringolade et des licenciements en masse

Canal+ : nouvelle dégringolade et des licenciements en masse

Canal+ n’en finit pas de dégringoler depuis des années surtout depuis la reprise par Bolloré. En cause principalement : le flou de la ligne éditoriale. La chaîne des sportifs et des bobos est désertée par ses clients habituels. Alors que la majorité des clients de Canal+ était motivée par le sport, il ne trouve plus grand-chose dans ce domaine sur canal. La chaîne attire encore des bobos et des intellos pour ses productions cinématographiques mais elle est aussi concurrencée dans ce domaine. Le pire sans doute, c’est que Bolloré, lui-même, a voulu mettre son nez dans la ligne éditoriale de la chaîne et n’a fait que rajouter du flou au flou. Aujourd’hui Canal ressemble à une sorte de cocktail de productions populo bobo qui ne satisfait ni les uns ni les autres. La filiale du groupe Vivendi doit faire face sur son marché national à un contexte nettement plus ardu ces dernières années, avec d’un côté dans le sport la concurrence de BeIN Sports, SFR (Altice) et bientôt celle de Mediapro.  Confronté à une concurrence exacerbée et à une érosion de ses abonnés sur son marché historique, le groupe de télévision payante Canal+ veut supprimer au moins 500 postes en France, soit près de 20% de ses effectifs hexagonaux soit  au moins 500 postes en France, soit près de 20% de ses effectifs hexagonaux. La chaîne est concurrencée dans le sport notamment par BeIN, RMC et dans la production  cinématographique par Netflix et Amazon Prime. Heureusement canal se porte mieux au niveau international

. Le groupe comptait l’an dernier 16,2 millions d’abonnés dans le monde, dont 8,3 millions en France. Mais chez ces derniers, les abonnements individuels directs ont reculé de 300.000 par rapport à 2017, à 4,73 millions, les autres abonnés étant quant à eux issus de partenariats avec des opérateurs de télécoms.

 

Tupperware Joué les Tours : 235 licenciements

 

Tupperware Joué les Tours : 235 licenciements

Dans les villes moyennes comme Tours ou Angers, les fermetures d’activités se  succèdent. De sorte la désertification économique est largemenet entamée. A Tours après Michelin qui a avait supprimé 743 postes, c’est au tour de Tupperware d’annoncer la fermeture définitive.   Les salariés licenciés après plus de 30 ans de travail dans l’entreprise devraient recevoir des primes supra-légales allant de 24 à 36 mois de salaire, plafonnées à 100.000 euros. La direction générale de Tupperware a justifié sa décision de fermeture totale de l’usine par «une surcapacité industrielle notable de son réseau de fabrication européen liée à une amélioration de sa productivité et à un ralentissement de ses activités commerciales en Europe centrale et occidentale et notamment en France».

Pour l’élu socialiste au Conseil régional et ancien député Jean-Patrick Gille, la décision de fermeture de l’usine est «un choix stratégique opportuniste (de la direction de Tupperware) à partir des ordonnances Macron». «Tupperware a quatre usines en Europe: Portugal, Grèce, Belgique et France. On ne ferme que la française… On nous dit qu’on coûte trop cher!», avait dénoncé M. Antonio Constantino,  responsable CGT, le 19 octobre, encore sous le choc de l’annonce de la fermeture du site et de la délocalisation de la production française dans les autres usines européennes. «Il y a dix ans, il y avait 55 machines à l’usine de Joué-lès-Tours. Aujourd’hui, il y en a 8, et elles ne tournent pas à plein régime», a fait valoir la direction de Tupperware. Avec ses quatre sites de fabrication en Europe, la surcapacité de production en 2017 est de 35% (en Europe) et serait de 45% si le site français poursuivait ses activités, a-t-elle encore argumenté. Cette cessation d’activité à Joué-lès-Tours intervient alors que cette commune de l’agglomération de Tours a déjà vécu la suppression par Michelin de 742 postes dans le cadre d’un plan social de 2013.

Centre d’appel de Free : 266 licenciements pour faute grave ! ! !

Centre d’appel de Free : 266 licenciements pour faute grave ! ! !

 

 

 

Chez Free, entreprise dynamique souvent citée en modèle, on n’a pas l’habitude de faire dans la dentelle concernant le personnel. Ainsi pour éviter d’avoir à payer de lourdes allocations de licenciements l’entreprise a décidé que 266 salariés du centre d’appels avaient commis des fautes graves (sur 807 départs). Un rapport d’experts pointant « une logique de compression des effectifs non assumée » au sein de Mobipel, le centre d’appel de l’opérateur Free (Iliad), consulté par l’AFP lundi, dénombre une forte proportion de licenciements pour « faute grave ». Entre juin 2014 et septembre 2017, les effectifs de ce centre, filiale d’Iliad, situé à Colombes ont été réduits de 60% (de 711 à 287 salariés), indique le rapport, révélé par l’hebdomadaire Politis.   »Ces départs n’ont rien de +naturels+ puisqu’ils font suite à des licenciements disciplinaires massifs, des ruptures conventionnelles et des transferts intra-groupe qui ne sont pas indépendants de la volonté de l’employeur », affirment les experts. Sur les 807 départs recensés sur cette période, 266 étaient des licenciements pour faute grave – qui permettent à l’entreprise de ne pas verser d’indemnités de licenciement ou de préavis au salarié concerné. Ce rapport a été commandé par le Comité d’entreprise de Mobipel au cabinet Alter au moment de la diffusion en septembre de l’émission Cash investigation, qui s’était penchée sur cette pratique. La réalité décrite « confirmerait la thèse de certains représentants du personnel selon laquelle la direction de Mobipel chercherait par toutes les solutions individuelles possibles à contourner son obligation de mettre en oeuvre une procédure collective, qui l’obligerait notamment à mettre en oeuvre des mesures couteuses », peut-on lire.

Airbus : des licenciements secs ?

Airbus : des  licenciements secs ?

 

La direction d’Airbus qui envisage la suppression de plus de 1000 postes n’exclut plus maintenant des licenciements secs. une décision difficile à comprendre quand on sait que les commandes commerciales représentent enviton 1000 milliards. Airbus doit une grande partie de ses commandes à l’obligation de délocaliser certaines productions en particulier dans les pays acheteurs y compris parfois avec des transferts de technologies. Un phénomène qui ne touche pas seulement la construction aéronautique mais aussi par exemple la construction ferroviaire et bien d’autres produits. Il n’est pas si simple de s’opposer à cette forme de mondialisation. Si par exemple la France devait fermer ses frontières on se demande acquis les usines  d’Airbus situées  en France pourraient vendre ses avions. Certes la régulation mérite d’être régulée mais elle ne peut s’effectuer de manière irresponsable. Le PDG d’Airbus Group, Tom Enders, a donc jeté un froid sur l’avenir du groupe aéronautique européen, dans un entretien publié ce lundi 5 décembre dans le Figaro. Dans les colonnes du quotidien, Tom Enders affirme qu’il « ne peut pas garantir » que le plan de suppression de 1.164 postes chez l’avionneur n’entraînera pas de licenciement sec. Alors qu’on lui demande s’il peut prendre l’engagement qu’il n’y aura pas de licenciements secs, le PDG d’Airbus se contente de répondre : « Non, je ne peux pas le garantir ». « Nous nous préoccupons de nos employés. Nous mettrons en place toutes les mesures d’accompagnement possibles, notamment de formation, de mobilité et de reclassements internes », assure le PDG d’Airbus Group.  La direction d’Airbus a annoncé mardi dernier la suppression de 1.164 postes en Europe, tout en promettant de tout faire pour éviter des licenciements secs, mais le site de Suresnes, près de Paris, sera fermé selon les syndicats. 

 

Loi travail : aménagement des licenciements en fonction de la taille de l’entreprise ?

Le projet de loi : aménagement des licenciements en fonction de la taille de l’entreprise ?

 

Le gouvernement et le rapporteur de la loi travail souhaitaient  faire un geste en faveur des petites et moyennes entreprises, ce qui sera fait à l’Assemblée nationale avec cette proposition qui autorisera les licenciements en cas de baisse du chiffre d’affaires  à partir d’un trimestre pour les très petites entreprises et jusqu’à quatre trimestres pour les plus grands. Reste à savoir si cette disposition sera considérée comme constitutionnelle car elle introduit une différence de traitement selon la taille de l’entreprise. La commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a modifié jeudi le projet de loi réformant le Code du travail afin d’aider davantage les petites et moyennes entreprises sur la question des licenciements, comme elles le demandaient. Les députés ont voté l’article 30 sans changer son périmètre, qui prévoit que les difficultés économiques d’une entreprise seront évaluées sur ses seules filiales françaises et non plus au niveau international comme actuellement. Mais le rapporteur, Christophe Sirugue (PS), a fait adopter un amendement qui précise qu’il pourra y avoir licenciement en cas de « baisse significative » des commandes ou du chiffre d’affaires par rapport à la même période de l’année précédente. Cette baisse devra être égale à une durée d’un trimestre pour une entreprise de moins de 11 salariés, de deux trimestres consécutifs pour une entreprise de 11 à 49 salariés, de trois trimestres consécutifs pour une entreprise de 50 à 299 salariés et de quatre trimestres consécutifs pour une entreprise de 300 salariés et plus. Cette disposition, qui était proposée par la ministre du Travail, Myriam El Khomri, ne semble pas constitutionnellement assurée, estiment plusieurs députés. En août dernier, le conseil constitutionnel avait censuré une disposition, introduite par le gouvernement dans la loi Macron, qui fixait le barème relatif aux indemnités prud’homales en fonction de la taille des entreprises.

Loi travail –licenciements : le Medef mécontent

Loi travail –licenciements : le Medef mécontent

 

 

 

D’une certaine manière, le Medef relaie le mécontentement exprimé par la CGPME concernant la modification apportée aux conditions de licenciement dans le projet de loi travail. Du coup le patron du Medef demande de revenir à la première version du projet. Une contestation de nature économique mais aussi idéologique. Même s’il est vrai que le les conditions du contrat de travail doivent évoluer avec des garanties réciproques pour les patrons comme pour les salariés il n’empêche qu’il ne s’agit sans doute pas là du facteur explicatif dominant des difficultés d’embauche. Le frein à l’embauche est surtout constitué par le manque de consistance des carnets de commandes ensuite par le poids de la fiscalité qui tue la compétitivité. Le patron du Medef en relayant les préoccupations de la CGPME essaye de rééquilibrer ses revendications qui favorisaient surtout les grandes entreprises dans le projet initial sur la loi travail.  Alors que Manuel Valls a présenté ce lundi une version réécrite du projet de loi Travail, le Medef a lancé qu’il allait se battre pour demander une «version 3» du projet de loi sur le travail, dont la nouvelle mouture lèse principalement les petites entreprises selon l’organisation patronale, a indiqué mardi son président Pierre Gattaz. «Nous allons continuer de demander une version 3» du texte, a déclaré Pierre Gattaz lors de sa conférence de presse mensuelle. «Les grandes victimes de cette version 2 sont les petites entreprises», qui sont pourtant le «vrai gisement des créations d’emplois», a-t-il souligné, se disant «très déçu» par les reculs sur le barème des indemnités prud’homales et les mesures permettant aux dirigeants de petites et moyennes entreprises (PME) de trouver un accord directement avec leurs salariés.  Pierre Gattaz, le patron du Medef, se désole: «ce qui nous ennuie considérablement, c’est le déplafonnement des prud’hommes, car sachez que c’est un élément important pour que les employeurs, notamment les plus petits, puissent relancer l’emploi».  «C’est bien ce que nous craignions, c’est une réforme à l’envers», a souligné pour sa part le numéro un de la CGPME, François Asselin. «Il y aura malheureusement peu d’avancées» concernant les TPE et les PME, a-t-il déclaré, déplorant notamment un compte personnel d’activité qui s’élargit sur le champ de la formation avec un droit universel à la formation pour tout demandeur d’emploi. «Que restera-t-il pour la formation continue dans les entreprises?», s’est interrogé François Asselin qui redoute les changements éventuels que le texte pourrait encore subir lors de son examen à l’Assemblée nationale. Le dirigeant patronal craint que le texte ne se retourne contre ceux pour qui normalement il était fait.

 

Faciliter les licenciements économiques

Faciliter les licenciements économiques

C’est l’objectif du gouvernement dans le cadre de la loi que proposera la ministre du travail Myriam Khomri. Des propositions qui risquent de faire réagir fortement des syndicats mais aussi certains représentants de la gauche d’autant qu’il faudra aussi avaler en même temps la réforme du code du travail qui prévoit des aménagements sérieux sur l’organisation du travail et en particulier les 35 heures. Du coup, pour ne pas perdre de temps le gouvernement envisage de passer en force au Parlement avec application de l’article 49-3 de la constitution. Il s’agit de préciser les motifs de licenciement économique. Deux de ces motifs existent déjà dans la loi actuelle: la «cessation d’activité de l’entreprise» ou des «mutations technologiques». Le troisième a été extrait de la jurisprudence. Il s’agit d’ «une réorganisation nécessaire à la sauvegarde de l’entreprise». Le projet de loi précise enfin ce qui peut être considéré comme une difficulté économique, soit «une baisse des commandes ou du chiffre d’affaires de plusieurs trimestres consécutifs, en comparaison à la même période de l’année précédente ; soit des pertes d’exploitation pendant plusieurs mois ; soit une importante dégradation de la trésorerie, soit par tout élément de nature à justifier de ces difficultés». Cette précision a pour objectif de mieux encadrer la jurisprudence et ainsi, espère le gouvernement, de sécuriser les entreprises qui hésitent à embaucher par crainte de ne pouvoir se séparer de leurs salariés en cas de difficultés. Préciser dans la loi les motifs de licenciement économique serait «un grand pas en avant» et un «signal fort» de nature à redonner confiance aux entrepreneurs, avait ainsi estimé mardi, lors de sa conférence de presse mensuelle, le président du Medef, Pierre Gattaz.

BNP : profits en forte hausse…et licenciements

BNP : profits en forte hausse…et licenciements

A quelques jours d’intervalle BNP annonce une hausse de ses résultats financiers de plus de 10% et la perspective de suppression de milliers de postes. Une erreur sans doute de calendrier et de com. BNP, en dépit de la forte amende de 9 milliards infligés par les Etats-Unis (l’an passé) et du ralentissement économique  affiche en effet des résultats  plus que satisfaisants pour troisième trimestre.  BNP Paribas a annoncé vendredi avoir traversé avec bénéfices et revenus en hausse un troisième trimestre marqué par une forte volatilité des marchés et où d’autres groupes bancaires ont souffert d’un environnement réglementaire et économique difficile. « C’est l’une des seules banques qui a publié des résultats en ligne ou supérieurs au consensus », souligne un analyste. Il note que le titre bénéficie aussi d’un effet de rattrapage après ses pertes de la veille.  La banque de la rue d’Antin, qui note une « reprise progressive de la croissance en Europe », a vu son produit net bancaire progresser de 8,5% par rapport à la même période en 2014 pour atteindre 10,345 milliards d’euros.  L’activité est en hausse dans les trois divisions du groupe, même si la banque de détail dans les marchés clés (France, Italie, Belgique et Luxembourg) marque le pas avec une hausse de 0,8%.  Le pôle CIB (Corporate and Institutional Banking) dédié aux entreprises et aux investisseurs institutionnels a vu ses revenus progresser de 4,2% à 2,624 milliards d’euros, avec notamment une bonne tenue des activités actions dans un contexte perturbé par les craintes sur la croissance chinoise. BNP Paribas, qui souhaite selon des sources syndicales baisser les coûts de cette division de 20%, doit présenter un plan de réorganisation et de modernisation en début d’année prochaine. Le résultat brut d’exploitation du groupe est en hausse de 10,9% à 3,388 milliards d’euros et la rentabilité annualisée des capitaux propres s’élève à 9,6% alors que la banque a pour objectif de porter ce chiffre à 10% en 2016.  En termes de frais de gestion, l’augmentation est de 7,3% à 6,957 milliards d’euros. Elle comprend notamment les coûts du plan d’économie « Simple & Efficient » ou encore les investissements pour renforcer la conformité du groupe après l’amende de près de 9 milliards de dollars infligée l’année dernière aux Etats-Unis.  Le résultat net atteint 1,826 milliard d’euros contre 1,595 milliard un an plus tôt.

Air France licenciements en vue

Air  France licenciements en vue  

« Face à l’impossibilité de signer des accords permettant, au sein d’Air France, la mise en œuvre de mesures de productivité conduisant à un retour à la profitabilité pérenne, les administrateurs considèrent indispensable de mettre en place un plan alternatif », écrit le groupe qui précise que les membres du conseil, qui comprend des représentants du gouvernement français et du personnel, ont voté à l’unanimité. Ce plan, dont les détails seront présentés lors d’un Comité central d’entreprise lundi prochain, prévoit une réduction de l’activité de la compagnie française en 2016 et 2017.  Air France avait déjà annoncé le 4 septembre qu’elle risquait de devoir réduire de 10% son réseau long-courrier d’ici 2017, entraînant des suppressions de postes, dont des licenciements secs, si elle ne parvenait pas à mettre en œuvre le plan Perform 2020, qui vise à améliorer sa compétitivité.

Air France : licenciements ou productivité

Air France : licenciements ou productivité

Confrontée à une concurrence intense Air France fait succéder les plans de restructuration aux plans de restructuration. En cause, son manque chronique de compétitivité qui pourrait même mettre en jeu l’existence de la compagnie. Du coup il n’y a plus que deux solutions, des licenciements ou l’amélioration de la productivité notamment des pilotes. Pour rentabiliser davantage une activité menacée par la concurrence, Air France envisage pour l’immédiat soit de supprimer 10 appareils (avec comme conséquences la suppression de 4000 emplois, soit d’allonger la durée de travail des pilotes et de reculer l’âge de la retraite de 2 ans.  L’activité long-courrier d’Air France gagne de l’argent dans l’ensemble, mais la compagnie veut porter à terme de 50% à 80% la proportion des lignes rentables et revenir ainsi à un « équilibre économique plus satisfaisant » sur ce segment, a expliqué la source proche du groupe. Les navigants (pilotes, hôtesses et stewards) travaillent en moyenne 15% à 20% de moins à salaire équivalent que ceux de KLM, leurs confrères au sein du groupe Air France-KLM, ou que les navigants des concurrents Lufthansa, British Airways et Iberia (ces deux dernières compagnies appartenant au groupe IAG), a aussi indiqué la source. Air France-KLM a trouvé cet été un terrain d’entente avec le personnel de KLM, dans le cadre duquel les pilotes devraient travailler plus longtemps et voir leur départ à la retraite repoussé de deux ans. La situation contraste avec le blocage chez Air France où le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), majoritaire, a refusé de se rendre aux dernières réunions organisées par la direction, les deux parties ne parvenant pas à s’entendre pour solder le plan de restructuration précédent, « Transform 2015″.  Des analystes estiment qu’Air France, qui a annoncé près de 9.000 suppressions de postes depuis 2012, joue une partie serrée dans un contexte concurrentiel tendu et ses navigants n’ont d’autre choix que d’accepter de voler plus longtemps. « (Sinon) la société est condamnée à petit à petit réduire la voilure parce qu’elle fait face à des concurrents dont les coûts sont bien inférieurs et qui peuvent donc pratiquer des prix inférieurs et gagner des parts de marché », prévient Loïc Sabatier, analyste chez MainFirst Bank. A défaut d’une restructuration vigoureuse, Air France pourrait connaître un destin semblable à Alitalia, ajoute-t-il. La compagnie italienne, dont Air France-KLM était le premier actionnaire avant de se désengager, a multiplié les plans de restructuration et a dû finalement appeler Etihad à la rescousse, la compagnie du Golfe prenant 49% de son capital. Concurrencée notamment par les compagnies du Golfe, Air France-KLM a annoncé le 15 juin l’abandon l’hiver prochain de quatre lignes déficitaires et la réduction de fréquences sur d’autres liaisons dans trois pays. Le PDG d’Air France Frédéric Gagey avait déclaré le 15 juillet que la compagnie pourrait devoir fermer d’autres lignes long-courriers si les négociations avec les personnels navigants ne permettaient pas de dégager les économies de coûts nécessaires pour s’aligner sur la concurrence.

Vivarte : 1600 licenciements mais 3 millions d’indemnités pour le patron

Vivarte : 1600 licenciements mais 3 millions d’indemnités pour le patron

 

Un petit chèque de  3millions d’euros pour l’ ex patron de Vivarte qui vient pourtant d’annoncer 1+600 suppressions de postes. Sans doute pour le récompenser sa mauvaise gestion !  On se  demande si les patrons sont vraiment conscients des dégâts qu’ils causent à leur propre image. Retraites chapeaux, indemnités, salaires, stock-options autant d’éléments qui discréditent le patronat des grandes entreprises. Pas étonnant que les français aient tellement de mal à adhérer à la rationalité de la culture économique. Ces avantages patronaux sont complètement irrationnels. De telles pratiques portent un grave préjudice à l’ensemble des patrons y compris des PME qui le plus souvent ne peuvent se payer de tels gâchis financiers. Mais dans les grands groupes il d’usage de se servir d’abord avant même de servir l’intérêt de l’entreprise et bien sûr celui des salariés. Selon le journal Le Parisien-Aujourd’hui en France, qui révèle le chiffre, l’ex-PDG ne sera resté que deux ans en poste avant de partir, en « désaccord sur la conduite future du groupe ». Selon le détail de l’accord, Marc Lelandais a touché un « bonus pour restructuration » d’un million d’euros, auquel s’ajoute une indemnité de sortie d’un autre million, et un dernier million pour solde de tout compte. Un très gros parachute doré qui fait un peu grincer des dents chez les 17.000 salariés du groupe (La Halle, André, Kookaï), sonnés par l’annonce de 1.600 suppressions de postes. 174 des 620 magasins de La Halle aux vêtements vont fermer, et peut-être 23 de plus ; 37 magasins André également.

 

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