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Scandale taux LIBOR ; plainte contre 16 banques

Scandale taux LIBOR ;  plainte contre 16 banques

L’agence fédérale de garantie des dépôts bancaires aux Etats-Unis (FDIC), a annoncé vendredi avoir porté plainte contre 16 banques, accusant ces dernières d’avoir lésé des dizaines d’autres établissements, aujourd’hui disparus, via la manipulation du taux interbancaire Libor. Selon la FDIC, ces institutions financières ont rompu certains contrats qu’elles avaient noués avec les banques aujourd’hui fermées en faussant le taux Libor auxquels ces contrats étaient liés. Certaines des banques citées dans la plainte – dont UBS, Rabobank, Royal Bank of Scotland (RBS) et Barclays – se sont déjà acquittées d’amendes représentant au total plusieurs milliards de dollars auprès des autorités américaines et britanniques pour leur rôle dans le scandale de manipulation du Libor. Début décembre, la Commission européenne a infligé des amendes d’un montant total de 1,712 milliard d’euros à six banques pour entente illicite sur le marché des produits dérivés financiers, dont Citigroup, Deutsche Bank, RBS, JPMorgan, Société générale et le courtier RP Martin. Les établissements financiers visés sont accusés d’avoir artificiellement manipulé le Libor entre 2005 et 2010 en communiquant des informations trompeuses sur les taux d’intérêt auxquels elles se finançaient sur le marché interbancaire. Le taux Libor (London Interbank Offered Rate) sert de référence pour des milliers de milliards de dollars de produits financiers, qu’il s’agisse de crédit à la consommation, de prêts immobiliers ou étudiant ou encore d’obligations à taux variable. Les agissements des institutions financières incriminés par la FDIC ont entraîné des « pertes substantielles » pour les 38 banques qui avaient été placées sous son administration, dont Washington Mutual Bank et IndyMac Bank. Le régulateur n’a pas quantifié ces pertes. Et la plainte ne précise pas non plus les dommages réclamés par la FDIC. En plus d’UBS, de Rabobank, de RBS et de Barclays, les banques citées par cette plainte sont Bank of America, Citigroup, Credit Suisse, Deutsche Bank, HSBC, JPMorgan, Lloyds Banking Group, Société générale, Norinchukin Bank, Royal Bank of Canada, Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ et WestLB.

 

Manipulation des taux du Libor : 1 milliard d’amende pour UBS

Manipulation des taux du Libor : 1 milliard d’amende pour UBS

Amende considérable pour la manipulation des taux sur le Libor ; qui pourrait aussi avoir des conséquences sur les mêmes manipulations de l’Euribor. Une semaine après HSBC, c’est au tour d’UBS de régler la note pour son implication du scandale du Libor. Et elle est salée. La facture atteint 1,4 milliard de francs suisses pour la banque helvétique, soit un peu plus d’un milliard d’euros. Le géant britannique, lui, avait écopé d’une amende record de 1,9 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros). A l’ouverture de la Bourse de Zurich, le titre UBS a reculé de 0,6% mais a rapidement réduit sa perte à 0,26% à 15,21 francs suisses dans un marché en hausse de 0,22%. Ces deux importantes sanctions marquent un tournant dans cette affaire. Jusque-là, le régulateur était réticent à sanctionner durement les banques, de peur que leur activité ne soit trop pénalisée. Ainsi, en juin, la banque britannique Barclays n’avait écopé «que» de 450 millions de dollars (360 millions d’euros) d’amende pour la même affaire. Dans le détail, UBS versera 1,2 milliard de dollars au département de la Justice et à la Commodity Futures Trading Commission (CTFC) des Etats-Unis, 160 millions de livres à la Financial Services Authority (FSA) britannique et 59 millions de francs suisses, à partir de son bénéfice estimé, au régulateur suisse Finma. En conséquence, UBS a fait savoir qu’elle enregistrera une perte nette record au quatrième trimestre comprise entre «deux et 2,5 milliards de francs suisses» (environ deux milliards d’euros). Mais le groupe bancaire table pour l’exercice annuel sur un bénéfice imposable de 2,5 à 3 milliards de francs.  Le scandale du Libor implique des banques françaises et étrangères qui se sont entendues sur des taux définissant les conditions dans lesquelles les banques se prêtent de l’argent entre elles mais qui sert également de référence à de nombreux produits financiers. Les variations infimes de ces taux, calculés à partir des informations quotidiennes données par les banquiers, impliquent pour certains établissements des millions de bénéfices mais aussi, en contrepartie, des millions de pertes pour d’autres. Toute manipulation de ces taux, lorsqu’elle est révélée, peut ainsi être synonyme de procès multiples au civil.  Dans un communiqué, les dirigeants ont admis une fraude de la part de «certains de leurs collaborateurs» dont ils jugé le comportement «inacceptable». «Aucun bénéfice financier ne saurait primer sur la réputation de notre groupe, et nous sommes fermement décidés à mener nos activités en toute intégrité», affirme Sergio Ermotti, CEO d’UBS. Et le PDG du groupe, Axel Weber d’ajouter: «Notre crédibilité auprès des clients, des investisseurs et des collaborateurs est primordiale. Nous devons donc continuer à renforcer les activités de la banque, sa culture d’entreprise et sa sensibilisation au risque».

 

Manipulation des taux: Scandale aussi de l’Euribor après le Libor

Manipulation des taux: Scandale aussi de l’Euribor après le Libor

La manipulation des indices et des taux est une pratique devenue courante pour réaliser de substantiels profits. Entre la mi-2005 et la mi-2008, des traders indélicats se seraient entendus pour demander à leurs collègues à la trésorerie de soumettre un taux plus haut ou plus bas, histoire de mieux valoriser leurs positions. Face à cela, Bruxelles s’interroge à la fois sur l’existence d’une fraude - avec un possible volet pénal - et sur un viol des règles de la concurrence. «C’est une enquête que nous considérons comme une de nos priorités», a précisé lundi un porte-parole du commissaire en charge de la Concurrence, Joaquin Almunia. Que ce soit le Libor ou l’Euribor, ces taux sont calculés à partir des déclarations d’un panel de banques, 18 au maximum pour le Libor et 43 pour l’Euribor: dès lors aucune d’entre elles ne pouvait agir seule. Afin d’établir la connivence, les enquêteurs tirent notamment, depuis des mois, le fil d’une pelote recueillie chez Barclays, la seule banque officiellement épinglée, à la fois sur le Libor et l’Euribor. Le britannique a accepté en juin dernier d’acquitter une amende de 450 millions de dollars aux gendarmes financiers américain (SEC) et britannique (FSA) et au département de la Justice américain en échange de l’abandon des poursuites et de sa pleine collaboration. Du britannique RBS au suisse UBS, d’autres établissements bancaires sont réputés négocier avec les autorités américaines, britanniques ou européennes des accords similaires. Concernant l’Euribor, selon le Wall Street Journal, une douzaine de banques feraient l’objet d’une enquête, y compris la Société générale, le Crédit agricole, HSBC et la Deutsche Bank. Ces noms reviennent régulièrement dans le sillage de l’affaire Barclays. Les autorités disposeraient, en effet, d’échanges de courriels compromettants entre certains traders de ces maisons et ceux de la banque britannique, suspectés d’avoir été au cœur d’un système de «truquage».

LIBOR : le scandale va coûter cher aux banques

LIBOR : le scandale va coûter cher aux banques

Depuis juin dernier, les banques susceptibles d’avoir trafiqué les taux entre 2005 et 2009, soit en les baissant pour «sauver» un système bancaire fragilisé, soit en les augmentant pour gonfler leurs profits, répètent qu’elles «coopèrent» avec les différentes autorités (américaines, européenne, britannique, suisse, allemande, singapourienne, etc.). Elles se sont également lancées dans des enquêtes internes pour faire la lumière sur les pratiques de certains traders. Des démarches qui constistent à éplucher des milliers d’e-mails et de conversations téléphoniques. Ici et là, des têtes sautent. La presse révèle régulièrement des licenciements ou suspensions de traders, notamment chez UBS, Deutsche Telekom, ou encore RBS.  Toutes veulent éviter à tout prix d’être condamnées à la décapitation – ce qui est arrivé en juin dernier à la banque britannique Barclays dont les têtes dirigeantes ont été poussées vers la sortie après avoir accepté de régler à l’amiable 360 millions de dollars pour stopper les enquêtes à son encontre sur le Libor. Malgré tout, certaines se préparent à devoir payer cher, à en croire les propos de Stephen Hester, le PDG de RBS: «RBS est une des banques empêtrées dans le scandale. Nous aurons aussi de mauvais jours à passer sous les feux des projecteurs», a-t-il concédé, s’attendant à devoir «payer beaucoup d’argent

 

 




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