Archive pour le Tag 'l’hypothèse'

COVID-19: L’HYPOTHÈSE D’UN ACCIDENT DE LABORATOIRE ?

COVID-19: L’HYPOTHÈSE D’UN ACCIDENT DE LABORATOIRE ?

L’équipe de spécialistes envoyée en Chine avait rencontré de nombreuses difficultés pour accéder aux données. Par ailleurs on sait que l’OMS a tendance à ménager la Chine. Pourtant des experts indépendants n’écartent pas l’hypothèse d’un accident de laboratoire une hypothèse possible après la parution d’une lettre dans la prestigieuse revue Science, dans laquelle 18 biologistes qui n’écartent pas cette possibilité.

L’hypothèse d’un virus échappé du laboratoire de Wuhan – source de théories complotistes – n’est donc pas à exclure selon ces chercheurs, qui considèrent que cette piste a été trop rapidement écartée par le rapport établi par l’équipe de l’OMS parti dans la ville chinoise entre janvier et février.

 

« Seules quatre pages sur les 313 du rapport et de ses annexes abordent la piste d’un accident de laboratoire », déplorent les signataires de la lettre, qui appellent à prendre « autant au sérieux l’hypothèse d’une origine naturelle que d’une origine en laboratoire, tant que nous ne disposons pas de données suffisantes ».

COVID-19: l’hypothèse d’un demi confinement

COVID-19: l’hypothèse d’un demi confinement

 

La sémantique aura un rôle essentiel pour habiller les mesures que doit prendre enfin macron pour tenter de maîtriser une pandémie qui évolue de manière exponentielle. Ainsi par exemple le ministre de la santé a évoqué un nouveau concept de primo injections pour habiller le scandale du manque de vaccins. De la même manière dans les jours qui viennent, le président de la république devra solliciter l’ingénierie sémantique pour trouver la bonne formule qui ne rappellera pas le fâcheux confinement qui tue liberté et économie mais ne sera pas bien entendu la levée des mesures restrictives déjà prises

 

. Il y aura du en même temps. Peut-être même pas le terme confinement ou alors un demi confinement. Un auto confinement, un confinement à la carte, un confinement partagé etc.

Les chiffres de l’épidémie dérapent sérieusement, il y a donc urgence à agir. Pourtant jusque-là Macron refuse de s’exprimer, il va pourtant le faire pas forcément de bon cœur. En effet, il craint les réactions suite à de nouvelles atteintes aux libertés et à la mobilité.

 

D’après BFM et selon un proche d’Emmanuel Macron, « les enseignements des deux premiers confinements ont été tirés. Il faut aller vers une formule hybride, sans changer notre doctrine ». Le problème c’est que la doctrine a surtout ressemblé à une sorte de Salom. Faut-il rappeler les discours sur l’inutilité du masque au départ, les critiques même sur l’intérêt des tests, maintenant la stratégie d’escargot de la vaccination.

Pour éviter une révolte, Emmanuel Macron souhaite un reconfinement moins dur pour les jeunes, car « le président est plus inquiet que jamais des impacts psychologiques d’un troisième confinement », confie un conseiller ce jeudi.

Covid : » l’hypothèse d’une troisième vague »

Covid : » l’hypothèse d’une troisième vague »

L’épidémiologiste montpelliérain Mircea Sofonea alerte sur le risque de rebond de l’épidémie en cas de relâchement.

Comme de nombreux français, Mircea Sofonea, maître de conférences en épidémiologie et évolution des maladies infectieuses à l’université de Montpellier, est évidemment attentif aux mesures annoncées pour l’allégement du confinement. L’épidémiologiste craint toutefois un relâchement des mesures, alors que le chef de l’Etat cherche un équilibre périlleux entre assouplissement du confinement pour permettre la préparation des fêtes de fin d’année, et maîtrise de la crise sanitaire.

« Si on entend par là un vrai relâchement des mesures de restriction, oui, il est trop tôt. On est actuellement dans une période qui favorise la transmission du virus : le froid, la promiscuité à l’intérieur de milieux clos, ajouté à cela le contexte des fêtes avec des réunions familiales où les gestes barrières sont souvent oubliés . …

2022 : l’hypothèse du général de Villiers

2022 : l’hypothèse du général de Villiers

L’hypothèse du général de Villiers n’est pas totalement à exclure. « Plus ils se contentent de slogans militaires et de postures appelant à une politique d’ordre, plus ils s’imposent comme des figures de recours pour les Français », analyse l’historien Eric Deroo, (interview dans l’Opinion)

 

 

 

Alors que le général de Villiers publie un nouveau livre et s’exprime dans Valeurs Actuelles sur « la guerre» pour « terrasser le terrorisme », la chaîne Histoire va diffuser, ce mois-ci, le film documentaire réalisé par Eric Deroo La République et ses généraux, dans laquelle historiens et officiers, dont le chef d’état-major des armées, s’expriment. Première diffusion vendredi 6 novembre, à 20h50.

« Mon général, on marche sur la tête ! Y a-t-il un pilote dans l’avion ? Voilà ce que j’entends chaque jour, de plus en plus fort. » Avec ces mots, parus cette semaine dans l’hebdomadaire de droite Valeurs Actuellesle général Pierre de Villiers entend délivrer un message politique, à l’occasion de la parution de son troisième livre en trois ans, L’équilibre est un courage (Fayard). Pour comprendre le phénomène des généraux en politique, nous avons interrogé Eric Deroo, historien et documentariste, à l’occasion de la sortie, vendredi, sur la chaîne Histoire de son nouveau film, La République et ses généraux.

Pensez-vous que le général Pierre de Villiers pourrait avoir un avenir politique ?

En principe non, mais la situation est telle qu’on peut imaginer qu’une flambée du populisme en France le verrait être propulsé au pouvoir dans une élection. Ce n’est pas la personnalité de Pierre de Villiers qui compte, mais le fait qu’il soit général. Si ce n’était pas lui, ce pourrait être un autre. La parole des hommes politiques est aujourd’hui tellement démonétisée que celle des représentants de la Grande Muette apparaît, paradoxalement, plus sérieuse et plus fiable.

Quel discours portent ces généraux ?

Plus ils se contentent de slogans militaires du style « il faut être fidèle, courageux, etc. », de postures appelant à une politique d’ordre, plus ils s’imposent comme des figures de recours pour les Français. Quand les généraux restent dans les généralités, sans entrer dans le concret du débat politique, ils apparaissent loin de querelles partisanes. C’est le paradoxe que je montre dans mon film, avec l’historien Nicolas Roussellier qui rappelle le fait suivant : moins les généraux parlent, plus ils sont populaires.

Vous remontez à la Révolution française pour expliquer ce phénomène très français…

Oui, parce que jusqu’à la Révolution, le Roi concentrait les pouvoirs politiques, religieux et militaires. Ensuite, chaque homme politique s’est mis à chercher un sabre, parce que le pouvoir politique devait être assis sur la force. Cela a abouti, dix ans après 1789, à la prise du pouvoir par le général Bonaparte. Il était propulsé par Sieyes, mais le militaire s’est libéré du civil et l’a emporté sur lui. Bonaparte a été une sorte de César, qui apportait avec lui le résultat concret de ses victoires militaires. Après la Révolution et l’Empire, on a vu tous les souverains (Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe, Napoléon III) porter l’uniforme pour bénéficier de l’aura militaire. On le voit encore dans les monarchies contemporaines en Europe.

Si l’on déroule l’histoire de France, on est frappé par le nombre de généraux en politique, même si l’Armée en tant que telle n’a jamais pris le pouvoir.

En effet, après Bonaparte, on verra le général Cavaignac en 1848, puis le Maréchal de Mac Mahon devenir le premier président de la IIIe République, après Thiers, alors qu’il était monarchiste. La IIIe République (1870-1940) a été en permanence tétanisée par le césarisme. Les Républicains avaient vu à deux reprises, en 1799 puis en 1851, la République confisquée par le général Bonaparte puis par son neveu, qui s’étaient fait légitimer ensuite par des plébiscites. D’où la méfiance traditionnelle des Républicains pour le pouvoir personnel et les plébiscites – on parle aujourd’hui de référendum. Surtout, les Républicains ont tenu l’Armée, c’est-à-dire les généraux, à distance. Cela a permis à ces derniers de s’autonomiser par rapport au pouvoir civil et il a fallu atteindre la Première guerre mondiale pour que le gouvernement reprenne le contrôle, alors qu’en 1914, Joffre voulait les pleins pouvoirs.

Que pensez-vous du général Boulanger, qui fut tenté par le pouvoir dans les années 1880 ?

Politiquement, il ne faisait pas le poids, mais surtout la République a été suffisamment forte pour se donner les moyens de le marginaliser.

« C’est tout le paradoxe des Français de ce temps : ils sont pacifistes, mais admirent les généraux, qui sont vus comme de purs représentants de l’idéal patriotique »

Plus tard, on assiste au spectaculaire affrontement entre deux officiers, Philippe Pétain et Charles de Gaulle. Qu’en pensez-vous ?

Ce sont deux figures « en miroir ». Les deux hommes se connaissaient très bien et beaucoup de Français ont cru, à tort, à la légende du glaive De Gaulle et du bouclier Pétain. Sur ce dernier, il faut bien comprendre que les Maréchaux sortent déifiés de la Grande Guerre. Pétain, mais aussi Foch, mort en 1929, par exemple. On avait précédemment connu cela avec Lyautey ou Gallieni. Ils sont des personnages extrêmement populaires. C’est tout le paradoxe des Français de ce temps : ils sont pacifistes, mais admirent les généraux, qui sont vus comme de purs représentants de l’idéal patriotique. Et plus ceux-ci se taisent, plus on les aime. Pétain passe pour être républicain et c’est la République qui viendra le chercher dès avant juin 1940, d’abord comme ministre en 1934, puis comme ambassadeur auprès de Franco.

Et De Gaulle ?

Il faut rappeler que la République – dans sa quatrième version – a mis l’homme du 18 juin à la porte dès 1946. On lui rendait les honneurs… en lui demandant de rester chez lui. Sa tentative de retour, via le RPF, a été un échec politique. Toute la IVe République est d’ailleurs parcourue d’affaires politiques impliquant des généraux, en Indochine par exemple avec le général Revers. Leclerc, Juin, Koenig, De Lattre sont alors des grandes figures symboliques.

Le génie de De Gaulle, lorsqu’il revient au pouvoir en 1958, est qu’il parvient à incarner à la fois la Toge et le Glaive. Il fut plus un immense politique qu’un grand militaire, mais il réussit à être sa propre épée. On le voit durant la guerre d’Algérie à la manière dont il a réglé le putsch des généraux de 1961. Il a renvoyé les militaires dans leurs foyers en les ridiculisant. Souvenez-vous de ces mots contre le « quarteron de généraux en retraite » et leur « pronunciamiento ». Peu ou prou, il les fait ainsi passer pour des putschistes mexicains. C’est digne de dialogues de Michel Audiard.

Depuis De Gaulle, disparu il y a un demi-siècle, la figure du général en politique n’a-t-elle pas disparu ?

Oui, mais en partie seulement. On se souvient que Valéry Giscard d’Estaing était allé chercher le général Bigeard en 1975, pour en faire un secrétaire d’Etat à la défense, puis le président de la commission de la défense à l’Assemblée. Bigeard était une figure populaire, celle du petit gars parti de rien… Puis en 2019, Emmanuel Macron a confié le chantier de Notre-Dame au général Georgelin. Et l’on a bien sûr aujourd’hui le général de Villiers avec le succès de ses livres et qui a été acclamé par certains Gilets Jaunes.




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