Archive pour le Tag '« L’humour'

Médias, des journalistes licenciés : Bolloré ne badine pas avec l’humour

  • Médias, des journalistes licenciés : Bolloré ne badine pas avec l’humour
    • Il est clair que chez Bolloré on apprécie guère l’humour. À peine arrivé,  Bolloré avait supprimé la célèbre émission des guignols de Canal particulièrement suivie. D’autres départs se sont produits pour excès d’humour . Augustin Trapenard un journaliste supplémentaire quitte News.
    • Un départ de plus qui vient s’ajouter au licenciement de l’humoriste Sébastien Thoen, chroniqueur dans le Canal Sports Club et présentateur du Journal du Hard (il a été remplacé d’ailleurs par l’actrice érotique Lele O, ndlr) avait été licencié par Canal+ pour avoir participé à une parodie de l’émission de CNews, L’heure des pros. Plus récemment,
    • . Une parodie de l’heure des pros qui reflétait exactement le côté populiste, vulgaire et droitier de l’émission et de son animateur.
    • Stéphane Guy a également été viré pour avoir adressé un message de soutien à l’égard de son ex-collègue avant le coup d’envoi de la seconde période de Montpellier-PSG (1-3). « Je veux saluer l’ami Sébastien Thoen qui n’a pas eu la sortie qu’il aurait méritée », avait-il notamment dit.

L’humour condamné au nom du politiquement correct ? (Douglas Kennedy)

L’humour condamné au nom du politiquement correct ? (Douglas Kennedy) 

L’écrivain américain Douglas Kennedy déplore, dans une tribune au « Monde », que notre époque manque aussi cruellement d’humour et que les rares à oser encore manier la dérision subissent les foudres des forces du politiquement correct.

 

Tribune.

 

 Pour moi, tout a commencé par un sombrero. Il y a quelques années, dans une des petites universités les plus élitistes du pays, Bowdoin College, dans le Maine, ce chapeau est devenu objet de controverse. Un étudiant d’origine colombienne avait décidé d’organiser une fête d’anniversaire pour un ami, dont l’invitation disait : « Le thème est la tequila… faites-en ce que vous voulez. » Outre le breuvage mexicain, l’hôte avait aussi prévu pour ses invités des mini-sombreros, dont beaucoup se coiffèrent. Certains firent des photos et elles se retrouvèrent aussitôt sur les réseaux sociaux.

Et voilà soudain que les forces du politiquement correct s’abattirent sur les intéressés. De nombreux participants furent placés en « quarantaine sociale » par l’université. Les hôtes de la fête durent quitter la résidence étudiante. Bowdoin les accusait de « stéréotype ethnique » et le bureau des élèves – d’après un article du Washington Post – publia une « déclaration de solidarité » à l’égard de toutes les personnes « blessées ou affectées » par cet incident, qu’il considérait comme un acte d’« appropriation culturelle ».

Or la semaine suivante, par un délicieux hasard du calendrier, la cantine de l’université organisait un dîner à thème mexicain, et je ne pus m’empêcher de penser : « Au moins, personne n’avait de sombrero pour manger son guacamole. » Ce qui était une autre façon de dire que ce genre d’ironie survient toujours quand on a justement perdu tout sens de l’ironie.

Théâtre de l’absurde politique

L’ironie est un concept mouvant, surtout en ces temps déconcertants. J’écris ces lignes au milieu de ce qu’on pourrait décrire comme un théâtre de l’absurde politique, alors qu’un président américain continue d’affirmer que l’élection sans doute la plus rigoureusement administrée de l’histoire récente lui a été volée, et après que son avocat Rudolph Giuliani a livré une diatribe paranoïaque sur des malversations infondées. En voyant M. Giuliani littéralement péter les plombs en direct, je me suis dit : si c’était un opéra, ce serait assurément Pagliacci, de Ruggero Leoncavallo. Mais ce commentaire caustique n’est qu’une tentative d’humour sur un sujet – le sabotage de la démocratie – qui n’a rien de comique.

De même, à une époque où de nombreux chefs d’Etat sont animés d’une perspective totalitaire – de Donald Trump à Jair Bolsonaro en passant par Viktor Orban, Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan… –, peut-on vraiment se permettre d’être ironique à propos de tels démagogues ? Surtout quand plus de 70 millions d’Américains ont voté pour M. Trump avec enthousiasme. Ou que, selon un sondage récent, plus de 70 % de ses partisans croient encore que l’élection a été volée.

« L’humour , une violence »( F. Beigbeder) …. et la médiocrité ?

« L’humour ,  une violence »( F. Beigbeder) …. et  la médiocrité ?

 

4:Frédéric Beigbeder , écrivain mondain de la droite bête et méchante condamne la dictature du rire  qui d’après lui sévit partout en France dans les médias, la politique et plus généralement dans la société. C’est vrai, qu’il n’y a guère de motifs de  se divertir  même de manifester son intérêt à l’égard d’ une œuvre sorte de cocktail de sensationnalisme, de recettes de pub et  de préoccupations superficielles de l’ ancien de Sciences-po. L’intéressé est un pur produit de la démarche marketing qu’il dénonce par ailleurs. Son talent se réduit à ses relations dans les médias.  jamais dans ses propos, il n’a été capable de faire preuve de la moindre intelligence, la moindre originalité. Des propos plats, réactionnaires souvent et surtout caractérisés par une absence de talent. Du coup, assez aigri ,  l’intéressé commence à fatiguer son auditoire des salons  mondains. Sans doute aussi parce qu’il  ne témoignent pas lui-même  de la moindre goutte d’humour  , qu’il est particulièrement ennuyeux en plus d’être sentencieux voir moralisateur. Sa fausse provocation n’est que  l’outil classique pour promouvoir des œuvres assez nulles. On pourrait dire que Frédéric Beigbeder est à la littérature ce que McDo est à la gastronomie. Pour preuve cette interview  sur Europe 1.  « Quand l’humour devient la norme, c’est qu’on est complètement paumés. » Invité de La voix est livre dimanche, Frédéric Beigbeder a évoqué son dernier livre, L’homme qui pleure de rire (Grasset), un roman aux faux airs de pamphlet. Il y dresse une critique acerbe de la « dictature du rire » qui régit selon lui les sociétés contemporaines.  »Aujourd’hui, la drôlerie est obligatoire. Les présentateur plaisantent, les hommes politiques badinent, les chauffeurs de taxi galéjent, même les pilotes d’avion tentent des blagues au micro », écrit-il dans son livre, dont la couverture, dénuée de titre, est floquée d’un large « smiley » hilare.

« La grand rigolade est universelle », soupire Frédéric Beigbeder au micro d’Europe 1. L’écrivain voit dans cet humour « sacré » une manière d’éviter de faire face aux vrais problèmes. « C’est une forme de fuite devant apocalypse. Toujours plaisanter, sans jamais rien faire pour changer les choses… On veut fuir dans les blagounettes », regrette-il.

L’humour, selon lui, envahit même la politique, et souvent, aujourd’hui, pour le pire. « Ça a commencé avec Coluche en France, puis il y a eu l’élection de Beppe Grillo en Italie. Donald Trump est un animateur de télé-réalité, et Boris Johnson et surnommée ‘Bojo le clown’ en Angleterre. Sans oublier Volodymyr Zelensky, humoriste élu président de l’Ukraine », énumère-il. « L’humour est devenu un système. »

Après de tels propos il n’y a vraiment pas matière à rire mais plutôt à pleurer !

 




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