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Affaire Sarkozy : un événement de ‘l’histoire de la république (Fabrice Arfi)

Affaire Sarkozy : un événement de l’histoire de la république (Fabrice Arfi)

 

 

Patrice Arfi qui est à l’origine de la découverte du financement libyen  n’a peut-être pas de tort de considérer qu’il s’agit d’un événement dans notre histoire de la république. Certes, il ne fait pas insulter l’avenir, Sarkozy est encore loin d’être condamné, il va solliciter le droit pour repousser un procès qui pourrait n’avoir lieu que dans plusieurs années et encore ce n’est même pas certain. Mais le fait que la justice mette en examen un responsable politique de premier plan constitue vraiment un événement nouveau en France. En général, on se montre très tolérant avec les incartades de nature politico financières. Rares même sont les ministres qui démissionnent et encore plus rares ceux qui abandonnent la politique. A la différence des pays du nord qui parfois quittent ou sont chassés du pouvoir pour des motifs qui feraient rire en France. Pour tout dire,  il y a toujours eu uen certain laxisme de la justice vis à vis des politiques. Pensons par exemple à cette affaire Tapie qui dure depuis 25 ans dans laquelle Lagarde qui a donné son accord pour les 400 millions a reçu une simple remontrance de la cour de justice de la république ! Nombre d’affaires  ont fini en France en eau de boudin y compris dès le début de enquête.    »Parfois l’acharnement qui nous est reproché par certains peut avoir son utilité », a indiqué  mercredi 21 mars sur franceinfo Fabrice Arfi, invité de l’émission « Tout est politique », après la mise en examen de Nicolas Sarkozy. Le journaliste de Mediapart est à l’origine des révélations sur les soupçons de financement libyen de la campagne de l’ancien président de la République en 2007. Fabrice Arfi rappelle que Nicolas Sarkozy est présumé innocent, mais souligne que la mise en examen constitue  »une accélération judiciaire ». Selon le journaliste, c’est  »un évènement dans l’histoire de la Ve République et peut-être des Républiques qui lui précède ». Selon Fabrice Arfi, cette affaire est  »notre affaire d’ingérence russe », en référence à l’ingérence supposée de la Russie dans l’élection présidentielle américaine de 2016, qui fait l’objet d’une enquête aux États-Unis. Dans le cas de Nicolas Sarkozy, cette ingérence ne s’est pas faite  »avec n’importe quel pays, souligne Fabrice Arfi, mais avec une dictature épouvantable, celle de Mouammar Kadhafi. » Pour le journaliste de Mediapart, cette mise en examen est la  »concrétisation qui vient rappeler que ce que nous essayons de documenter depuis sept ans a une existence réelle », insiste-t-il.  »Nous ne sommes pas dans le fantasme, nous ne sommes pas dans le ’fake news’, nous ne sommes pas dans la diffusion de fausses nouvelles comme cela nous a été reproché par certains depuis sept ans », conclut Fabrice Arfi.

 

Réforme collèges : l’histoire revisitée ?

Réforme collèges : l’histoire revisitée ?

 

La réforme du collège est contestée à droite comme à gauche et parfois pour des motifs opposés. Ainsi l’autonomie accordée aux chefs d’établissement (20% du temps) serait une atteinte au principe du collège unique pour la gauche, tandis que la droite , ell,e contesta surtout la refonte de histoire, revisitée pour gommer par exemple la période des croisades ou encore le siècle des lumières. Au delà de ces aspects ce sont les enseignements pratiques interdisciplinaires où on traitera plusieurs matières en même temps qui sosnt condamnés par les enseignants. Autant dire que cette réforme qui n’en était pas une devient en tout cas maintenant à la fois un enjeu politique et un motif de contestation sociale. La réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem doit s’appliquer à la rentrée 2016. Le principe est de donner plus d’autonomie aux collèges, de libérer du temps pour des « enseignements pratiques interdisciplinaires ». En parallèle, il y a la réforme des programmes. Et parmi les points qui cristallisent les mécontentements, il y a l’histoire. De nombreux hommes politiques de droite se disent scandalisés. Plusieurs historiens de renom ont également pris la parole pour dénoncer une réforme qui rend obligatoire l’enseignement de l’Islam aux dépends des origines chrétiennes de la France. La polémique vient du fait que la réforme du collège instaure des thèmes obligatoires et d’autres facultatifs. C’est ainsi que l’histoire de l’Islam devra impérativement être abordée, mais au même titre que celle du judaïsme et du christianisme. Renforcer l’enseignement laïc des religions est devenu une priorité après les attentats du mois de janvier 2015. La chrétienté médiévale, donc à l’époque des croisades, ou encore le siècle des Lumières, sera facultative. Ce sont donc des pans entiers de l’Histoire de France qui sont passés à la trappe selon les détracteurs de la réforme. Selon eux, on essaie de gommer les racines chrétiennes de la France et dans le même temps, on insiste sur les pages les plus sombres comme les traites négrières et les conquêtes coloniales. Un choix, disent-ils, sous couvert d’ouverture à l’autre et pour acheter la paix sociale, le tout dans le cadre d’un programme allégé et à la carte. Pas du tout rétorquent les défenseurs de la réforme. Libre aux professeurs d’Histoire, disent-ils, d’aborder les thèmes facultatifs, l’idée étant de leur donner d’avantage d’autonomie.

 




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