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« Relance : l’heure est au reset» ( Aurélie Motta-Rivey et Mathilde Oliveau)

« Relance : l’heure est au reset» ( Aurélie Motta-Rivey et Mathilde Oliveau)

Tribune dans l’Opinion de Aurélie Motta-Rivey, Présidente, et Mathilde Oliveau, Directrice générale, Societer, Maison de Conseil aux dirigeants en Sustainable Leadership

 

 

Ce jeudi, le Premier ministre Jean Castex présentera le plan de relance prévu par l’exécutif suite à la pandémie. Les grandes lignes de ce plan, auquel sera allouée une enveloppe de 100 milliards d’euros, sont déjà connues : indépendance, écologie, solidarité, compétences. Cette approche intégrée est encourageante. Elle ne portera ses fruits toutefois qu’à une condition : dépasser l’idée même d’une simple « relance » – par nature conjoncturelle, pour acter la réalité de ce qui nous attend collectivement : une profonde refondation des modèles économiques et sociaux, un repositionnement structurel de nos façons de produire, travailler, consommer.

Nous abordons une décennie décisive, celle d’une déflagration sociétale et environnementale. L’entreprise et les acteurs économiques, en particulier, sont projetés en première ligne de ces défis. Pour saisir cette opportunité sans précédent de reprogrammer durablement nos économies, le plan de relance et son application devront déjouer plusieurs écueils. Le premier serait celui de l’agenda politique : la reconstruction de nos modèles productifs et de notre pacte social ne saurait se borner à l’horizon 2022. Le second, connexe, serait celui du court-termisme économique : la nécessité, légitime, de prendre toutes les précautions sanitaires nécessaires pour contenir la pandémie et la redynamisation progressive d’une économie encore sous perfusion ne doivent pas nous faire oublier de parler du monde d’après, encore moins de le préparer. Troisième écueil enfin : la défiance et la morosité, alors que nous entrons dans l’ère de l’incertitude.

Climat récessif. L’état d’esprit sera dès lors déterminant : dans un climat récessif, il est de la responsabilité des dirigeants d’avoir le courage de penser le long terme, d’insuffler optimisme et sérénité, de s’engager à faire de cette crise une opportunité unique de transformer business et operating models. N’oublions pas que la « croissance potentielle » ne cesse de diminuer. Qu’au printemps, la production mondiale a chuté de 10 %, que les échanges ont dévissé de 14 %, et que selon les économistes, il faudra plusieurs années pour retrouver une croissance égale à celle des années 2010. Qu’outre les dégâts économiques, la gouvernance mondiale s’est affaiblie, au profit d’un repli national galopant.

La séquence fait émerger des initiatives innovantes, comme la création d’un impact scoreprésenté par l’Université d’été de l’économie de demain – par lequel les entrepreneurs sociaux, réunis dans le collectif #nousommesdemain, se mobilisent pour intégrer des mesures de transition environnementale et sociale au plan de relance.

Plus largement, cette refonte structurelle de nos modèles repose sur des dynamiques fondatrices : intégrer les critères environnementaux et sociaux dans l’évaluation de la performance, adopter une approche collaborative fédérant toutes les énergies, privé, public, société civile, renforcer le dialogue entre grands groupes, start-ups, PME, cibler l’innovation à impact et tirer toutes les leçons que nous apportent nos start-up purpose-native… Dans cette nouvelle équation, il sera capital également de redonner le pouvoir au local : les territoires, comme le soulignent avec force les Nations Unies dans leurs 17 Objectifs de Développement durable, sont l’échelon clé de la transition écologique et solidaire globale.

L’heure n’est pas à la relance, mais bien au « reset ». Nous n’avons plus le loisir de seulement « réparer », il faut régénérer.

Aurélie Motta-Rivey, Présidente, et Mathilde Oliveau, Directrice générale, Societer, Maison de Conseil aux dirigeants en Sustainable Leadership

Un salarié français gagne en moyenne 34 euros de l’heure !!!!!

Un salarié français gagne en moyenne 34 euros de l’heure !!!!!

 

C’est le titre  surprenant dans la rubrique économique de rtl.fr. Un média généraliste qui comme nombreux d’autres se contente de reprendre les dépêches d’agence mais cette fois en confondant salaires et coûts. Bien entendu il s’agit du coût,  c’est-à-dire de la charge que doit supporter l’entreprise et non du revenu versé au salarié. La démonstration sans doute que la culture économique de nombre de journalistes est assez approximative. Aussi l’explication de la baisse d’audience de nombre de médias qui se contentent de reprendre les dépêches des agences, des institutions ou des lobbys sans autre analyse. 33,7 euros en moyenne ce que coûtait une heure de travail à un employeur en 2012 dans les entreprises de plus de 10 personnes, selon l’étude de l’Insee sur le coût de la main d’œuvre en France publiée ce mardi 28 septembre. Mis un cout qui évidemment varie selon les secteurs et la taille des entreprises  dans uen fourchette de l’ordre de 22 à 55 euros (et bien sûr ensuite en fonction des qualifications). Pour comparer avec d’autres pays il faut bien entendu prendre aussi en compte la productivité. De ce point de vue la France n’est pas spécialement compétitive.  En effet d’après les chiffres très récents d’Eurostat concernant l’industrie et les services marchands le coût de leur en 2015 et deux 36,19 euros pour la France, 33,91 pour l’Allemagne, 27,69 pour l’Italie, 33,33 pour les Pays-Bas, 29,12 pour le Royaume-Uni et 29,88 pour la l’ensemble de la zone euro. Une différence qui tient surtout aux poids de la fiscalité sur les salaires.  Le  montant de l’enquête INSEE de 2012 regroupe les salaires (environ les deux-tiers du coût), les cotisations sociales (30%) ainsi que des coûts annexes (impôts sur les salaires, dépenses de formation, etc.…).  Le coût du travail dépasse les 40 euros par heure dans quatre secteurs: la production et la distribution d’électricité et de gaz (55,3 euros par heure), la finance-assurance (52,8 euros donc), l’information-communication (45,7 euros) et les activités scientifiques et techniques (44,3 euros), qui regroupent en fait aussi bien les ingénieurs et chercheurs que les experts-comptables.  Plusieurs raisons expliquent ces différences. L’une d’entre elle tient notamment à la proportion de cadres qu’un secteur emploie. Plus cette proportion est élevée, plus le coût de la main d’œuvre est cher. L’Insee estime ainsi que 1% de cadre en plus équivaut à un coût du travail plus élevé de 0,65%. « A l’inverse, les établissements employant davantage de salariés, d’ouvriers ou de femmes (dont les postes sont souvent moins rémunérateurs) ont des coûts horaires moyens plus bas », ajoute l’Insee.  L’institut souligne également l’importance d’un facteur: la taille de l’entreprise. Plus celle-ci est grande, plus le coût a tendance à être élevé.




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