Archive pour le Tag 'l’exclusion'

Mali : chape de plomb avec l’exclusion de journalistes

Mali : chape de plomb avec l’exclusion de journalistes

 

 

 

La junte malienne sans doute inspirée par la Russie et la force de Wagner (Mercenaires de Poutine)  a décidé d’employer les mêmes méthodes en Russie en expulsant des journalistes  Français. Cela au motif de  la diffusion d’informations selon lesquelles l’armée malienne est impliquée dans des exactions contre des civils. Une pratique déjà habituelle en temps normal et qui forcément s’est renforcée avec la dictature.  Cette décision est «grave» et «le signe d’une course en avant vers le pire» pour le pays sahélien, a dénoncé le président français Emmanuel Macron.

 

France Médias Monde, la maison mère de RFI et France 24, a réagi : «Le groupe déplore cette décision et proteste vivement contre les accusations infondées mettant gravement en cause le professionnalisme de ses antennes. France Médias Monde étudiera toutes les voies de recours pour qu’une telle décision ne soit pas mise en œuvre et rappelle son attachement sans faille à la liberté d’informer comme au travail professionnel de ses journalistes».

Les deux médias français sont suivis quotidiennement par près d’un tiers des 20 millions de Maliens. Dans le pays, la radio RFI est diffusée en FM grâce à 6 relais, mais aussi grâce à plusieurs satellites et via des radios partenaires. Elle diffuse en plusieurs langues : le français, le mandenkan et le fulfulde. La chaîne d’info France 24 est diffusée en clair par satellite, dans le bouquet Canal+ et est disponible dans les offres des opérateurs maliens.

Le Mali est un pays stratégique pour France 24 et RFI. Les deux médias comptent au total 9 correspondants au Mali. Leur présence devient chaque jour plus compliquée à mesure que les rapports politiques entre le Mali et la France se dégradent.

Sport international : l’exclusion de la Russie en cours partout

Sport international : l’exclusion de la Russie en cours partout

 

Déjà fortement suspecté de dopages  systématiques, les sportifs russes pourraient bien être exclus pendant un bon moment des épreuves internationales en raison de l’invasion de l’Ukraine.

  • La Fédération internationale de football a annoncé la suspension des sélections nationales et des clubs russes « jusqu’à nouvel ordre ». Hôtes du dernier Mondial en 2018, les Russes sont donc exclus de l’édition 2022 au Qatar, pour laquelle ils devaient disputer des barrages. Le comité exécutif de l’UEFA se réunira prochainement pour décider de l’impact de l’exclusion de l’équipe russe sur l’Euro féminin prévu en juillet.
  • Le Comité international olympique a recommandé de bannir les Russes et les Biélorusses des compétitions sportives.
  • Ces derniers jours, la Fédération internationale de ski a annoncé l’annulation de toutes ses compétitions en Russie et la Fédération internationale de biathlon (IBU) avait banni hymnes et drapeaux de la Russie et de la Biélorussie. En réponse, les Russes ont mis un terme à la saison de leurs biathlètes.
  • Les fédérations suédoise et norvégienne de ski ont fait savoir que les sportifs russes n’étaient pas les bienvenus sur leurs territoires pour les épreuves de mars. Les autorités britanniques ont, elles, prévenu que « les sélections nationales » russes et biélorusses étaient persona non grata. Les basketteurs biélorusses en ont déjà fait les frais.
  • La Fédération internationale de hockey sur glace a décidé de suspendre toutes les équipes nationales russes et biélorusses, ainsi que tous les clubs de ces deux pays, de toute participation dans ses compétitions dans toutes les catégories d’âge « jusqu’à nouvel ordre ». La Russie, dont la présence aux Mondiaux en mai en Finlande est désormais menacée, s’est vue en outre privée des droits d’organisation du championnat du monde junior prévu en 2023.
  • World Rugby a de son côté suspendu « jusqu’à nouvel ordre » la Russie et la Biélorussie, ce qui entraîne la fin des minces espoirs russes de qualification à la Coupe du monde de rugby, qui se disputera l’année prochaine en France.
  • Le Grand Prix de Russie de Formule 1 prévu à Sotchi a été retiré du calendrier. L’écurie américaine Haas a de son côté remis en cause son partenariat avec son sponsor russe Uralkali. Et l’avenir en F1 de Nikita Mazepin, fils d’un dirigeant d’Uralkali, qui devait piloter une des deux monoplaces, semble remis en question.
  • Les escrimeurs ukrainiens, qui devaient affronter dimanche les Russes en Coupe du monde par équipes de fleuret au Caire, se sont retirés de la compétition. Vêtus en jaune et bleu, les membres de l’équipe masculine ont brandi des pancartes : « Arrêtez la Russie ! Arrêtez la guerre ! ».
  • Les quatre grandes fédérations de la boxe n’autoriseront plus de combats en Russie.
  • La Fédération internationale de natation a annulé les Mondiaux juniors de Kazan en août et prévenu qu’aucune compétition ne serait tenue en Russie.
  • La participation des trois clubs russes alignés en Euroligue de basket a été suspendue lundi et leurs résultats pourraient être annulés « si la situation n’évolue pas dans la bonne direction ».
  • Prévus du 26 août au 11 septembre, les mondiaux de volley-ball semblent menacés même si la fédération internationale n’a pas encore réagi. Polonais et Français, respectivement champions du monde et olympiques, ont prévenu qu’ils seraient forfait si la compétition était maintenue en Russie.

Afghanistan : l’exclusion sociologique des femmes

 

Afghanistan : l’exclusion sociologique des femmes

 

Le nouveau pouvoir de Kaboul vise « l’exclusion sociologique » des femmes mais aussi « l’effacement de l’identité de genre » dans l’imaginaire collectif officiel, alerte l’anthropologue, Véronique Nahoum-Grappe,  dans une tribune au « Monde » ( extrait).

 

 

 

 

 

Zarifa Ghafari, première femme afghane élue maire, expliquait le 4 septembre, dans les colonnes du Figaro Madame, que les talibans « tentent de faire disparaître l’identité des femmes, de les faire disparaître de la société. Ils les effacent même des murs en recouvrant leurs visages sur les affiches. Ils refusent qu’elles travaillent, qu’elles étudient et même qu’elles sortent ». Elle définit ce que le pouvoir taliban tente de faire aux Afghanes : les exclure de tout enseignement et de tout travail rémunéré, éliminer leur image physique distinctive partout dans l’espace public. Chassées des institutions sociales, elles doivent l’être aussi du monde du dehors et ne plus être reconnues en tant que femmes dans les rues, ni même figurées sur un mur.

Ce pouvoir vise donc une double disparition des femmes dans la société extérieure : à une exclusion sociologique effective s’ajoute une tentative d’effacement de l’identité de genre féminin dans l’imaginaire collectif officiel. Les moyens de cette double exclusion sociale sont : une drastique perte d’autonomie avec l’empêchement de la solitude « choisie », non seulement dans les rues mais aussi dans la vie, avec l’interdiction du célibat ; la disparition dans l’espace public de toute visibilité des corps et visages féminins grâce au voile intégral opaque et déshumanisant, et le confinement forcé dans la sphère privée familiale.

Pouvoir circuler librement dans l’espace public et faire face aux autres, visage découvert, deviendra impossible pour les femmes car il ne faudra plus qu’elles soient vues dans le monde commun extérieur, où pourtant on naît, on fait sa vie et où l’on meurt, où l’on travaille et où, parfois, l’on vote.

La solitude choisie est interdite aussi : il faut un gardien, un homme à côté, ce qui constitue un déni insensé de l’existence adulte des femmes. Bien sûr, comme toujours, elles vont ruser de façon géniale, elles vont retourner toutes ces entraves dans l’autre sens, mais le piège des croyances religieuses traditionnelles va aussi entraîner le consentement de bien des femmes à cette situation, notamment la nécessité du mariage pour leurs filles, afin qu’elles soient protégées.

N’oublions pas aussi la terreur de la loi islamique pour soi et les siens. Petit à petit, les Afghanes vont disparaître des secteurs-clés de production et seront écartées de tout le savoir technique et théorique que ces secteurs mettent en œuvre. Elles seront alors chassées non seulement du dehors physique mais du fonctionnement même de leur propre monde social.

Crise sanitaire : « Le soleil noir de l’exclusion »

Crise sanitaire : « Le soleil noir de l’exclusion »

Les  psychanalystes Samuel Dock et Roland Gori rappellent dans une tribune au « Monde » qu’on ne sauvera pas les nouvelles générations en sacrifiant les anciennes .

Par Samuel Dock(Psychologue et écrivain) et Roland Gori(Psychanalyste, professeur honoraire de psychopathologie)

 

Tribune. Le couvre-feu se poursuit, sans fin, nul ne sait quand il cessera d’obscurcir le ciel du pays. Les lieux soutenant le lien social, la culture, le sens irriguant l’existence, demeurent clos, tandis que la détresse croît et les solitudes grandissent. Dans le silence politique qui accompagne ces mesures et consacre notre impuissance, des voix, de plus en plus nombreuses, sur les réseaux sociaux et dans la presse se font entendre. Elles ne réclament pas tant un changement de stratégie du gouvernement ou le retour au débat démocratique, mais le confinement, ou l’autoconfinement, des plus vulnérables. 

Les auteurs de ces prises de position ne manquent jamais de pragmatisme et proposent des « solutions » concrètes pour permettre l’isolement des vieux et des faibles pour lesquels ils s’expriment, dans une violence symbolique difficilement acceptable. Face à la crise que nous traversons, certes, l’imagination pourrait tous nous sauver.

 

Cependant, est-ce faire preuve d’imagination que d’ostraciser toute une frange de la population au profit d’une idéologie ? De vanter les mérites d’une exclusion qui a conduit l’année dernière des milliers de personnes à souffrir et à mourir seules en Ehpad ? Doit-on encore accentuer un peu plus les logiques d’opposition qui saignent notre modernité tardive ? 

Difficile de ne pas songer au philosophe Georges Canguilhem (1904-1995) pour qui ce type de projet rejoint une effroyable thèse politique : la vocation naturelle de l’humain serait d’être un outil. Quitte à ce que les imprudents qui se risquent à faire l’éloge de cet utilitarisme moral puissent en devenir eux-mêmes les victimes. La promotion de la force et de la jeunesse conduit au mépris de la vulnérabilité et conduit tôt ou tard à la cadavérisation du vivant et de la nature à l’origine, en partie, de l’épidémie.

Certes, nous sommes tous vulnérables aujourd’hui. La crise sanitaire actuelle est d’abord anthropologique, psychologique, humaine. Mais on ne sauvera pas les nouvelles générations en sacrifiant les anciennes, en mettant qui que ce soit de côté. Le microbiologiste Charles Nicolle (1866-1936), Prix Nobel de médecine, écrivait, en 1933 : « La connaissance des maladies infectieuses enseigne aux hommes qu’ils sont frères et solidaires. Nous sommes frères parce que le même danger nous menace, solidaires parce que la contagion nous vient le plus souvent de nos semblables. Nous sommes aussi, à ce point de vue, quels que soient nos sentiments vis-à-vis d’eux, solidaires des animaux, surtout des bêtes domestiques [qui] portent souvent les germes de nos infections. »

Règlement de compte chez les mandarins avec l’exclusion du professeur Christian Perronne

Règlement de compte chez les mandarins avec l’exclusion du professeur Christian Perronne

 

 

On constate de nombreux règlements de comptes entre les mandarins, ceux qui sont proches du gouvernement et des laboratoires et ceux qui contestent la politique sanitaire. Le professeur Christian Péronne  vient d’être victime comme le professeur Raoult de la vindicte de ses confrères. Curieuse régulation dans ce monde scientifique où on se hisse parfois au plus haut niveau grâce aux coups de menton et aux relations politiques et économiques.

Un spectacle assez lamentable en vérité où certains scientifiques pris dans le piège des médias sont capables d’affirmer tout et son contraire. Derrière il y a aussi la main vindicative de Martin Hirsch patron l’APHP,  champion du slalom des amitiés politiques« Depuis plusieurs mois, dans un contexte de crise sanitaire, le Pr Christian Perronne a tenu des propos considérés comme indignes de la fonction qu’il exerce », écrit l’AP-HP. La sanction vient s’ajouter aux multiples plaintes déposées à son encontre auprès du Conseil national de l’ordre des médecins, qui doit rendre sa décision dans les prochaines semaines.

Masques, hydroxychloroquine, vaccins : l’infectiologue, fervent soutien de Didier Raoult, est de toutes les polémiques. Sur les radios et plateaux télévisés, il n’hésite pas à critiquer depuis le printemps la gestion de l’épidémie par les autorités sanitaires. Chez les mandarins, on ne critique pas les gourous, on les admire. Bref le retour aux médecins de Molière.

FN : nouveaux ennuis après l’exclusion de Jean-Marie Le Pen ?

FN : nouveaux ennuis après l’exclusion de Jean-Marie Le Pen ?

 

C’es Marion Maréchal-Le Pen,  candidate FN aux élections régionales en région Paca, qui le craint. Elle a par ailleurs affirmé qu’elle était « contre l’exclusion » de (son) mon grand-père ». Pour elle, « c’est s’ouvrir la porte à de nouveaux ennuis. » On peut comprendre la position de Marion Maréchal Le Pen qui sur le fond est très proche de son grand-père. Par ailleurs ce conflit pourrait effectivement entraîner des conséquences pour le Front National. Il est clair que Jean-Marie Le Pen ne peut compter sur des troupes très importantes pour le soutenir pour autant il dispose d’un pouvoir de nuisance incontestable. Piqué dans son amour-propre et opposé à la banalisation du FN, Jean-Marie Le Pen fera tout pour saboter la candidature de Marine aux présidentielles. Le principal problème pour le Front National c’est que ce conflit va s’éterniser pendant des semaines, des mois, voire des années. Incontestablement il va porter atteinte à l’image du politiquement correct que veut donner Marine Le Pen. En fait d’une certaine manière le Front National se banalise avec cette méthode de coups tordus internes et de pseudo démocratie. De toute manière il est vraisemblable que Jean-Marie Le Pen ira maintenant jusqu’au bout de son opposition. Il pourra encore ridiculiser sur le plan juridique l’impréparation totale de Marine Le Pen pour cette exclusion. Surtout il pourra peut-être disposer d’une influence suffisante pour nuire à Marine Le Pen lors des élections de 2017 Marine Le Pen est en effet aujourd’hui créditée d’environ 28 % des voix au premier tour, une candidature d’opposition suscitée par Jean-Marie Le Pen pourrait recueillir autour de 3 %. De quoi l’empêcher de gagner la présidentielle voir même d’être qualifiée pour le second tour. C’est à La Provence que Marion Maréchal-Le Pen a confié ses états d’âme après l’exclusion mercredi de Jean-Marie Le Pen du Front national. « J’étais contre l’exclusion de mon grand-père. J’en ai parlé longuement avec Marine. C’est s’ouvrir la porte à de nouveaux ennuis. Un congrès physique après les régionales me semble plus légitime. J’aurais préféré un temps mort. » Et parmi les « nouveaux ennuis » qui l’inquiètent, il y a sans doute l’éventualité que Jean-Marie Le Pen décide, finalement, de se présenter contre elle dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une perspective qu’elle aimerait bien éviter : « Il a voulu faire un coup de poker, mais il n’ira pas. Il n’est pas compris par les sympathisants. Je ne crois pas qu’il ait envie d’y aller ».




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