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Lettre de Macron : texte très réducteur de la problématique

 

Lettre de Macron : texte  très réducteur de la problématique

 

«On se demande pourquoi il a fallu attendre autant de temps pour aboutir à un texte aussi médiocre, aussi réducteur et presque simpliste par endroit. Un texte élaboré sans doute par plusieurs énarques qui donnent une idée du niveau pitoyable des auteurs dont Macron. Concernant l’organisation du grand débat,  c’est la confirmation du grand flou artistique et la démonstration que les auteurs ont bien peu d’expérience sociale et politique. Pour simplifier, le grand débat aura lieu mais sans animateur (brève allusion sans savoir qui ils seront). Bref sans animateur, le débat se réduira un simple dépôt et juxtaposition de revendications voire à une discussion de bistrot confuse et contradictoire qui permettra de renforcer le pouvoir central et sa verticalité. La plus grande insuffisance réside dans la confusion la plus totale entre les fonctions de l’État et la manière de les prendre en charge. La confusion classique entre le concept de service public, les organismes chargés de l’assumer et même le statut du personnel. Bref, une lettre qui devrait réjouir quand même les corpos qui entretiennent cette confusion afin protéger leur statut sous le parapluie de l’intérêt général. Dans son texte pour illustrer son propos, Macron pose  une trentaine de questions encore une fois très réductrice de la problématique. Notons la quasi absence de la politique industrielle, de l’Europe ou du pouvoir d’achat !) Sur la transition écologique, Macron n’envisage que la stratégie fiscale pour réguler ne faisant même aucune allusion à la régulation par les  normes et l’offre industrielle. Or on pourra mettre toutes les taxes qu’on veut s’il n’y a pas d’offre industrielle alternative il n’y aura  pas de changement de comportement des consommateurs. Dernier point concernant la citoyenneté, réduite à son état le plus primitif,  à savoir: le dépôt d’un bulletin de vote lors des échéances électorales, point, c’est tout ! Aucune proposition d’association à l’évaluation des politiques publiques, aucune proposition ou interrogation sur la nécessité d’associer les salariés vis-à-vis l’entreprise, les citoyens vis-à-vis des élus ou les administrés vis-à-vis des grandes administrations. C’est la confirmation d’une vision néandertalienne de la démocratie. Dernier point concernant la fiscalité, Macron réaffirme le cadre du débat : pas question de revenir sur les décisions déjà prises et notamment sur l’impôt sur la fortune. Bref on se prépare à un débat confus, réducteur et presque caricatural compte tenu notamment des conditions d’organisation.

 

Lettre Macron : thèmes et questions

Lettre Macron : thèmes et questions

 

 

En gras les thèmes et les questions :

 

«Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes,

Dans une période d’interrogations et d’incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes.

La France n’est pas un pays comme les autres.

Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte.

Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. Chez nous, l’éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés, grâce à l’effort partagé par tous.

C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires.

C’est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d’opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.

Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans la conception des lois, dans les grandes décisions à prendre.

Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous: c’est tout cela, la nation française.

Comment ne pas éprouver la fierté d’être Français?

Je sais, bien sûr, que certains d’entre nous sont aujourd’hui insatisfaits ou en colère. Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n’offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu ou la famille d’où l’on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste.

Cette impatience, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d’effort et de travail.

En France, mais aussi en Europe et dans le monde, non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble ont gagné les esprits. Il nous faut y répondre par des idées claires.

Mais il y a pour cela une condition: n’accepter aucune forme de violence. Je n’accepte pas, et n’ai pas le droit d’accepter la pression et l’insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n’accepte pas et n’ai pas le droit d’accepter la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait!

Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir.

 

 

C’est pourquoi j’ai proposé et je lance aujourd’hui un grand débat national qui se déroulera jusqu’au 15 mars prochain.

Depuis quelques semaines, de nombreux maires ont ouvert leurs mairies pour que vous puissiez y exprimer vos attentes. J’ai eu de nombreux retours que j’ai pu prendre en compte. Nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées. Dans l’Hexagone, outre-mer et auprès des Français résidant à l’étranger. Dans les villages, les bourgs, les quartiers, à l’initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens… Dans les assemblées parlementaires comme régionales ou départementales.

 

Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l’intermédiaire légitime de l’expression des citoyens.

Pour moi, il n’y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger, de débattre.

Et peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d’accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu’on ne le croit.

Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un va avec l’autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer. Je pense toujours qu’il faut rebâtir une école de la confiance, un système social rénové pour mieux protéger les Français et réduire les inégalités à la racine. Je pense toujours que l’épuisement des ressources naturelles et le dérèglement climatique nous obligent à repenser notre modèle de développement. Nous devons inventer un projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace. Sur ces grandes orientations, ma détermination n’a pas changé.

Mais je pense aussi que de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d’envisager l’avenir, de nouvelles idées.

À ce débat, je souhaite que le plus grand nombre de Français, le plus grand nombre d’entre nous, puisse participer.

 

 

Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines. C’est pourquoi, avec le Gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la nation: la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’Etat et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Sur chacun de ces thèmes, des propositions, des questions sont d’ores et déjà exprimées. Je souhaite en formuler quelques-unes qui n’épuisent pas le débat mais me semblent au cœur de nos interrogations.

 

Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l’action publique. L’impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C’est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d’avenir, notre recherche, notre culture, ou d’entretenir nos infrastructures. C’est aussi l’impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps.

Mais l’impôt, lorsqu’il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s’investir dans les entreprises, créant ainsi de l’emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d’être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable. Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin.

Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité?

Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique.

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire?

Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité? À l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer?

 

Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d’autres trop cher en raison des cotisations qu’ils paient. L’efficacité de la formation comme des services de l’emploi est souvent critiquée. Le gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour notre santé, pour lutter contre la pauvreté, et pour lutter contre le chômage.

 

Comment mieux organiser notre pacte social? Quels objectifs définir en priorité?

Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques.

 Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux: école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale.

Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens? À quels niveaux et pour quels services?

Comment voudriez-vous que l’État soit organisé et comment peut-il améliorer son action? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment?

Comment l’Etat et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous?

La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir. Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air. Aujourd’hui personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses.

Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses contraintes des ménages en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes.

Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir.

Comment finance-t-on la transition écologique: par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité?

Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier?

Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale?

La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous.

Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers?

 

Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu’il nous faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté. Être citoyen, c’est contribuer à décider de l’avenir du pays par l’élection de représentants à l’échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l’issue des élections.

Faut-il reconnaître le vote blanc? Faut-il rendre le vote obligatoire?

Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques?

Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus?

Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile? Faut-il les transformer et comment?

En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d’écouter plus souvent la voix de ses citoyens.

Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative?

Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique?

Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative?

La citoyenneté, c’est aussi le fait de vivre ensemble.

Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol: c’est le devoir de l’asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s’est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d’un avenir meilleur: c’est comme cela qu’elle s’est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd’hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l’immigration et aux défaillances de notre système d’intégration.

Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer?

La question de la laïcité est toujours en France sujet d’importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu’elle permet à chacun de vivre selon ses choix.

Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’Etat et les religions de notre pays? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République?

 

 

Dans les semaines qui viennent, je vous invite à débattre pour répondre à ces questions déterminantes pour l’avenir de notre nation. Je souhaite aussi que vous puissiez, au-delà de ces sujets que je vous propose, évoquer n’importe quel sujet concret dont vous auriez l’impression qu’il pourrait améliorer votre existence au quotidien.

Ce débat est une initiative inédite dont j’ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n’est ni une élection, ni un référendum. C’est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici requise, sans distinction d’âge ni de condition sociale. C’est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence.

C’est ainsi que j’entends transformer avec vous les colères en solutions.

Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l’action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat.

Françaises, Français, je souhaite que le plus grand nombre d’entre vous puisse participer à ce grand débat afin de faire œuvre utile pour l’avenir de notre pays.

En confiance,

Emmanuel Macron »

Lettre de Macron : trop long et trop court à la fois, surtout très réducteur de la problématique

Lettre de Macron : trop long et trop court à la fois,  surtout très réducteur de la problématique

 

«On se demande pourquoi il a fallu attendre autant de temps pour aboutir à un texte aussi médiocre, aussi réducteur et presque simpliste par endroit. Un texte élaboré sans doute par plusieurs énarques qui donnent une idée du niveau pitoyable des hauteurs dont Macron. Concernant l’organisation du grand débat,  c’est la confirmation du grand flou artistique et la démonstration que les auteurs ont bien peu d’expérience sociale et politique. Pour simplifier, le grand débat aura lieu mais sans animateur (brève allusion sans savoir qui ils seront). Bref sans animateur, le débat se réduira un simple dépôt et juxtaposition de revendications voire à une discussion de bistrot confuse et contradictoire qui permettra de renforcer le pouvoir central et sa verticalité. La plus grande insuffisance réside dans la confusion la plus totale entre les fonctions de l’État et la manière de les prendre en charge. La confusion classique entre le concept de service public, les organismes chargés de l’assumer et même le statut du personnel. Bref, une lettre qui devrait réjouir quand même les corpos qui entretiennent cette confusion afin protéger leur statut sous le parapluie de l’intérêt général. Dans son texte pour illustrer son propos, Macron pose  une trentaine de questions encore une fois très réductrice de la problématique. Sur la transition écologique, Macron n’envisage que la stratégie fiscale pour réguler ne faisant même aucune allusion à la régulation par les  normes et l’offre industrielle. Or on pourra mettre toutes les taxes qu’on veut s’il n’y a pas d’offre industrielle alternative il n’y aura  pas de changement de comportement des consommateurs. Dernier point concernant la citoyenneté, réduite à son état le plus primitif,  à savoir: le dépôt d’un bulletin de vote lors des échéances électorales, point, c’est tout ! Aucune proposition d’association à l’évaluation des politiques publiques, aucune proposition ou interrogation sur la nécessité d’associer les salariés vis-à-vis l’entreprise, les citoyens vis-à-vis des élus ou les administrés vis-à-vis des grandes administrations. C’est la confirmation d’une vision néandertalienne de la démocratie. Dernier point concernant la fiscalité, Macron réaffirme le cadre du débat : pas question de revenir sur les décisions déjà prises et notamment sur l’impôt sur la fortune. Bref on se prépare à un débat confus, réducteur et presque caricatural compte tenu notamment des conditions d’organisation.

 

Lettre de Macron : une lettre nulle pour les nuls

Lettre de Macron : une lettre nulle   pour les nuls

 

Il faudra sans doute plusieurs jours « aux experts »  des grands médias pour analyser un texte complètement réducteur qui par ailleurs rend bien compte du niveau de formation des énarques. La problématique aussi bien socio-économique que démocratique est des plus simplistes voire même caricaturale. Bref une sorte de lettre nulle  pour les nuls. Ne parlons pas évidemment des conditions d’organisation de ce débat qui sont scandaleuses puisqu’aucun cadre sérieux n’est prévu. Chacun pouvant prendre l’initiative d’organiser la discussion. On se demande sur quelle problématique, sur quelle introduction et avec quelle capacité de synthèse. Bref on renvoie la responsabilité surtout aux maires de base qui pour la plupart ne sont pas formées à ce type d’exercice et plus compétents pour décider du curage des fossés, de l’édification d’équipements inutiles et de  l’embauche de fonctionnaires dans des structures de plus en plus incontrôlable. Pourtant les maires sont les élus qui seraient les plus appréciés mais dans une marée de telle incompétence politique générale la performance n’a guère de signification. Évidemment on aurait souhaité une lettre déjà beaucoup plus courte se limitant aux attentes. Une lettre qui aurait pu être complétée dans des annexes avec une problématisation un peu pertinente sur chaque thème. Au lieu d’un -bla-bla général qu’on peut entendre dans tous les bistrots et autres grands médias. Cette lettre démontre à l’évidence le niveau politique général du pays y compris au niveau le plus élevé. Bref on reste dans le verbiage approximatif non quantifié et qualitativement très médiocre. De quoi peut-être satisfaire les fidèles de bistrot après trois tournées d’apéritif mais sûrement pas des citoyens plus sobres et plus lucides du XXIe siècle.

 

Lettre ouverte aux habitants des quartiers populaires (secrétaire d’État à la ville)

Lettre ouverte aux habitants des quartiers populaires (secrétaire d’État à la ville)

 

Plutôt sympa cette lettre aux résidents des quartiers populaires de la part d’une secrétaire d’État à la ville dont on découvre ou redécouvre l’existence, un peu comme à chaque élection. Une lettre ouverte que publie le JDD. Première observation pourquoi une lettre ouverte ? Une sorte de concept inversé ! Un peu quand même grandiloquente, excessive et hors sol cette de lettre,  sorte de pathos qui vante l’action du gouvernement jusqu’à parler de révolution démocratique pour les quartiers populaires. Pas sûr que cette forme de dialectique puisse être très bien comprise par des résidents qui attendent sans doute autre chose que des déclarations d’intention ou d’amour. Une missive dans le style Taubira avec l’éloquence et  le talent littéraire en moins

 

Madame, Monsieur,

À vous qui habitez nos quartiers populaires ou nos villes de banlieue ; à vous qui avez parfois le sentiment d’être abandonnés et, vivez pour un certain nombre d’entre vous le fait d’être exclus de la promotion sociale ; à vous qui êtes les 5,5 millions de citoyens à vivre dans les quartiers situés en « Politique de la Ville », je tenais à m’adresser à vous pour vous dire que l’Etat est bien présent parce que vous êtes pleinement une part de France.

Et je vous l’affirme avec toute la force de mon vécu d’habitante et d’élue de Vaulx-en-Velin, de mes convictions et de mon engagement de femme de Gauche.

La République nous appartient. Elle est solidaire de chacun. La République, par nature et par devoir, ne différencie pas. L’âge, la condition, la couleur de peau ou la religion lui importent peu. La République, par-delà notre statut social et nos histoires personnelles, fait de nous tous ses « Enfants de la Patrie », à égalité en Droits et en Devoirs.

Malgré les obstacles, la complexité et les dysfonctionnements, malgré les retards, les doutes, les déceptions, il me paraissait important de rappeler ce principe, cet idéal indéfectible que la Gauche porte avec fierté.

Bien évidemment, je ne cherche pas à gommer les difficultés du quotidien, les précarités, les inégalités. Je ne les ignore pas. Oui, pour les enfants, pour les habitants de nos quartiers, les chemins de la réussite sont plus sinueux, plus difficiles. Mais doit-on s’y résigner? Non, bien au contraire. C’est pour changer cette réalité injuste que le Gouvernement agit depuis quatre ans. C’est court au regard de l’ampleur de la tâche. Dans le domaine de l’Education, nous avons décidé que les établissements scolaires aient plus de moyens humains et financiers pour accueillir nos enfants et créer de bonnes conditions d’acquisition des savoirs. Nous portons un programme ambitieux de réussite éducative et de soutien à l’éducation populaire. Nous allons aussi lancer un plan de rénovation de nos écoles. J’exhorte, quelles que soient nos histoires personnelles, à continuer à croire en l’Ecole Publique, celle qui porte toujours la promesse républicaine. Face à la difficulté de trouver un emploi, y compris pour ceux qui sont diplômés, l’Etat mobilise le secteur économique pour donner du réseau à ceux qui n’en n’ont pas. Je vois le monde de l’entreprise comprendre de plus en plus  la valeur de nos enfants, comprendre que la force de leur parcours, lui permettra d’affronter plus efficacement les évolutions profondes et  les enjeux à venir. Faire reculer les préjugés et évoluer les mentalités, est aussi un dur combat. Face à la discrimination à l’adresse, au nom ou à la couleur de peau, nous serons intraitables. Nous avons lancé une campagne de lutte pour observer, convaincre et, s’il le faut, poursuivre en justice. Notre société, a besoin de se renouveler, de s’enrichir des apports de chacun et cela ne peut se faire qu’avec vous. Vous devez être, en plus grand nombre encore, parmi les acteurs, les décideurs d’aujourd’hui et de demain. C’est pourquoi le Gouvernement a, par exemple, décidé d’ouvrir davantage l’accès à la fonction publique.  Nous agissons aussi pour améliorer l’habitat. Nous avons investi fortement pour financer la rénovation urbaine et certains d’entre vous ont vu leur quartier se transformer.  Nous le poursuivons, car nos quartiers ont droit au beau, à la qualité et au durable ! Nous avons décidé d’augmenter les crédits à destination du monde associatif, parce que nous savons que, dans nos quartiers, les actions pour la réussite scolaire, l’accès à la culture, au sport, aux droits des femmes, aux solidarités, aux divertissements sont essentielles et représentent, pour beaucoup, l’engagement d’une vie.  J’aurais encore beaucoup à vous dire. L’occasion de nous rencontrer et d’échanger de vive voix nous sera certainement donnée lors d’une de mes visites, mais ces quelques mots vous montrent que l’heure est toujours à l’action. Dans le cadre de la transformation de nos quartiers, je crois à votre intervention, votre expertise pour la pertinence des projets en cours ou à l’étude.  Les conseils citoyens en cours d’installation dans tous nos quartiers de la politique de la ville constitueront ainsi une vraie révolution démocratique. Mon intention n’est pas d’établir une liste exhaustive des mesures prises mais de rappeler, que le Gouvernement est à l’œuvre, qu’il agit dans des quartiers où le travail est considérable et forcément long pour sortir d’une forme de relégation territoriale et de représentation symbolique dégradée.  Mon propos s’adresse à vous, mais il s’adresse aussi au Pays tout entier qui doit entendre que nos quartiers et banlieues sont aussi des lieux de créativité, de courage, d’intelligence, des lieux d’une exceptionnelle force de vie. Ils sont le berceau d’une richesse humaine porteuse de France. Nous sommes nombreux à en être convaincus ; pas assez encore dans une période où certains alimentent et instrumentalisent de dangereuses inclinations identitaires et populistes. Certains dans notre pays prônent un développement séparé. Nous devons sortir d’un « eux » et d’un « nous » et parler collectivement de  l’ensemble des citoyens qui sont porteurs des valeurs de la République. La République gagnera, car je sais que tous nos quartiers plus populaires ou plus  favorisés produisent déjà leurs anticorps républicains. En ces jours de mai où nous célébrons, dans de nombreux pays du monde, un retour à la Paix, à la Liberté et à la Fraternité, gardons à l’esprit l’Histoire et ne laissons pas des impatiences, des mécontentements et des nostalgies identitaires, se transformer en ferments d’affrontement. Jean Jaurès nous disait : « L’Histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir. » Je porte « cet invincible espoir » car je vois l’avenir de la France se construire aussi dans nos quartiers populaires. Je voulais partager avec tous nos concitoyens la conviction que l’action forte et constante de tous, institutions, Etat, citoyens, associations, monde économique continuera à faire émerger des talents, une classe moyenne diverse et métissée qui irriguent déjà notre pays.  Soyons collectivement fiers de notre pays, de ses valeurs et de son ambition pour le monde.

IR : Une lettre en cas de baisse … et en cas de hausse ?

IR : Une lettre en cas de baisse … et en cas de hausse ?

 

Hollande a demande qu’uen lettre personnalisée soit adressée à chaque français bénéficiaire de baisse d’impôt en 2015. Curieux on aurait aimé aussi uen lettre quand les impôts ont augmenté en 2013 et 2014. . Michel Sapin a confirmé, ce jeudi 30 avril sur Europe 1, que son ministère avait été chargé par l’Elysée de la rédaction de cette lettre.   Elle sera envoyée à l’automne, lorsque les contribuables seront amenés à payer le dernier tiers provisionnel. Le document va détailler le montant des impôts qui aurait dû être versé si aucune mesure d’allégement n’avait été prise, ainsi que la baisse accordée. Un exercice de calcul dont Bercy se serait bien passé. L’Elysée met la pression sur le ministère des Finances pour que tout soit prêt dans les temps.    L’enjeu est de taille pour l’exécutif qui, face au ras le bol fiscal, a annoncé à l’automne dernier des mesures d’allègement sur l’impôt sur le revenu. Concrètement, la première tranche d’impôt sur le revenu,  à 5,5 %, a été supprimée. Pour éviter que les ménages plus aisés ne profitent de cette suppression, le seuil d’entrée dans la nouvelle première tranche d’imposition, à 14%, a été abaissé à 9.690 euros de revenu par part (au lieu de 11.991 euros).  De plus, le mécanisme de la décote, qui permet une entrée progressive dans l’impôt, a été revu. Son plafond a été relevé à 1.135 euros pour les célibataires et à 1.870 euros pour les couples.   Cette réforme doit permettre un allègement maximal de l’ordre de 300 euros pour un célibataire, de 595 euros pour un couple, de 956 euros pour un couple avec deux enfants, selon les évaluations du gouvernement. Au total, 3,2 milliards d’euros vont ainsi être redistribués.

Budget : Hollande refuse de divulguer lettre de recadrage de Bruxelles

Budget : Hollande refuse de divulguer lettre de recadrage de Bruxelles

 

En fait cette lettre est une claque de Bruxelles à la France et Hollande, en toute démocratie, refuse pour le moment de la divulguer. Une lettre du type de celle reçue par l’Italie ; L’Italie qui a diffusé la missive et en même temps jugé inacceptable ce que demande Bruxelles. De la part de Hollande c’est évidement un déni de démocratie. Une sorte d’entourloupe pour cacher les incohérences dénoncées par Bruxelles. La France a bien reçu une lettre de la Commission européenne lui demandant des précisions sur son budget 2015, et elle y répondra « à la fin de la semaine », a affirmé vendredi 24 octobre le président François Hollande. « C’est une lettre très banale », conforme « à la procédure » et « qui n’a pas de grande signification au-delà de demander un certain nombre d’informations et de précisions », a déclaré Hollande lors d’une conférence de presse au sommet de Bruxelles.  »Il faudra donner notre réponse à la fin de la semaine, ce que nous ferons », a-t-il ajouté en précisant que « le dialogue se poursuit dans de très bonnes conditions » avec Bruxelles. Rappelant que la France entendait respecter ses « engagements européens mais avec le maximum de flexibilité« , il a aussi indiqué qu’elle n’irait pas au-delà des 21 milliards d’euros d’économies prévus dans son budget 2015.  »Les économies, nous les avons présentées » et elles s’élèvent à « 21 milliards d’euros en 2015″, a insisté le président français.  »On peut voir comment on peut mieux mobiliser certaines ressources, mieux calculer certaines dépenses, mais il n’y aura pas de modifications sur ce point », a assuré Hollande. Outre la France, quatre autres pays de la zone euro ont reçu des courriers de Bruxelles: l’Italie, l’Autriche, la Slovénie et Malte. Seule l’Italie a rendu le document public. A son arrivée à Bruxelles, Hollande avait réaffirmé que la croissance restait l’objectif « prioritaire » de la France.  »Rien ne nous fera dévier de cet objectif. Cela vaut pour l’interprétation de notre propre budget, qui respectera les règles avec un maximum de flexibilité, mais aussi pour l’objectif de croissance », a-t-il dit. Le cas de la France est particulièrement sensible. Son projet de budget prévoit en effet un déficit à 4,3% du PIB en 2015, loin des 3% auxquels Paris s’était engagé. Même en termes structurels (sans les effets de la conjoncture), le compte n’y est pas, avec un effort structurel de seulement 0,2%.

 

Lettre de JM Lepen à sa fille : tragicomique

Lettre de JM Lepen à sa fille : tragicomique

 

C’est pas Dallas mais ça y ressemble, l’argent, le pouvoir, les familles qui  se déchirent (même le sexe quand madame Lepen s’était mise nue pour embêter son ancien mari). Là c’est Jean-Marie Le Pen qui publie sur son site la lettre ouverte qu’il a envoyé à sa fille, où il règle ses comptes, après qu’elle a qualifié de « faute politique » la vidéo où son père parle de « fournée ».  Ce qui est savoureux, c’est qu’elle est un peu cachée. Jean-Marie Le Pen publie pourtant sur son site Internet la lettre qu’il a envoyée à sa fille (à lire en intégralité ci-dessous). La tension est forte entre les deux représentants du FN, depuis que Jean-Marie Le Pen a parlé de « fournée » à propos d’artistes anti-FN, dont Patrick Bruel qui est juif, dans une vidéo qui est réapparue sur le site du FN. Marine Le Pen avait qualifié les propos de son père de « faute politique ». Cette lettre n’apparaît donc pas directement sur la page d’accueil du site de Jean-Marie Le Pen. Il faut cliquer sur l’icône « Plus d’articles » pour y accéder. La missive débute par 2 citations. La première de Rudyard Kipling :  »Si tu peux supporter d’entendre des paroles travesties par des gueux pour exciter des sots, et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles, tu seras un homme mon fils« . La deuxième citation est signée Saint-Jean : « C’est la vérité qui vous rendra libres ! » Voilà pour la mise en bouche. Le plat de résistance est plus relevé après un très formel : « Madame la Présidente« , Jean-Marie Le Pen estime que la suppression de son journal de bord était une « injustice supplémentaire« . Il revient sur les propos de sa fille qui l’a accusé d’avoir commis « une faute politique » en employant le terme de « fournée ». Et contre-attaque : « Vous-même, n’avez-vous pas été mise en cause par votre déclaration sur l’occupation de rues par des fidèles musulmans ou encore votre présence à Vienne à un bal réputé nazi par nos ennemis ?« . « Vous estimez-vous donc fondée à sanctionner le fondateur et président d’honneur du FN, député européen depuis 30 ans et brillamment réélu ? » Jean-Marie Le Pen en profite pour régler aussi ses comptes avec les autres élus du FN qui l’on lâché. « S’il y a eu faute politique« , dit-il, « c’est le fait de responsables du parti qui l’ont accréditée, la faute donc, par leurs déclarations« . Jean-Marie Le Pen cible sans les nommer Louis Alliot, le vice-président du parti et compagnon de Marine Le Pen et Gilbert Collard, « un député qui n’est pas membre du Front National tout en lui devant son élection« … Gilbert Collard qui avait suggéré à Jean-Marie Le Pen de prendre sa retraite. La lettre se termine par un glacial : « Je vous prie Madame la Présidente, d’accepter les devoirs que je vous présente« .  

 

Lettre de Lagarde à Sarkozy : le sommet de la flagornerie

Lettre de Lagarde à Sarkozy : le sommet de la flagornerie

 

 

La lettre retrouvée chez Christine Lagarde lors d’une perquisition à propos de l’affaire Tapie en dit long sur l’Etat de notre démocratie et sur le personnel politique ; Un monument de flagornerie et de tartufferie en même temps. De quoi aussi s’inquiéter sur la santé mentale de celle qui dirige maintenant le FMI (après DSK, aussi tordu pour d’autres raisons) ; Comment un responsable politique peut-il à ce point s’humilier et à ce point se ridiculiser sinon pour évidemment en tirer profit pour sa carrière. Cette lettre illustre bien la nature des rapports hiérarchiques entre la cour et le monarque républicain. Tous n’écrivent pas mais ils se comportent de la même manière, en flattant. L’attitude courtisane vaut partout auprès du monarque mais aussi après des petits marquis que sont les ministres. Du coup, les responsable enivrés de leur propre parfum, ne sentent plus rien, ne comprennent plus rien des réalités économiques et sociales. Poussée à ce point la flagornerie interroge sur l’état psychologique de nos dirigeants. Après la loi sur ‘l’évaluation du patrimoine matériel on se demande sil ne faudrait pas une loi pour l’évaluation psychiatrique des élus.

 

 La lettre de Christine Lagarde à Nicolas Sarkozy

«Cher Nicolas, très brièvement et respectueusement.
1) Je suis à tes côtés pour te servir et servir tes projets pour la France.
2) J’ai fait de mon mieux et j’ai pu échouer périodiquement. Je t’en demande pardon.
3) Je n’ai pas d’ambitions politiques personnelles et je n’ai pas le désir de devenir une ambitieuse servile comme nombre de ceux qui t’entourent dont la loyauté est parfois récente et parfois peu durable.
4) Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting.
5) Si tu m’utilises, j’ai besoin de toi comme guide et comme soutien : sans guide, je risque d’être inefficace, sans soutien je risque d’être peu crédible.
Avec mon immense admiration. Christine L ».  

 

Une lettre de totale soumission de Lagarde à Sarkozy ; pathétique !

Une lettre de totale soumission de Lagarde à Sarkozy ; pathétique !

En perquisitionnant le domicile de Christine Lagarde, le 20 mars dernier, les enquêteurs en charge de l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais ont mis la main sur une lettre manuscrite de l’ancienne ministre, révèle lundi Le Monde. La missive, non datée mais destinée à Nicolas Sarkozy, ressemble à ce que le quotidien appelle un « serment d’allégeance ». Celle qui fut d’abord ministre de l’Agriculture puis ministre de l’Economie de l’ancien chef de l’Etat lui assure, en le tutoyant et « très brièvement et très respectueusement, sa fidélité et son dévouement. En cinq points, l’actuelle directrice générale du Fonds monétaire international, veut se montrer digne de toute confiance : 

« 1) Je suis à tes côtés pour te servir et servir tes projets pour la France.

2) J’ai fait de mon mieux et j’ai pu échouer périodiquement. Je t’en demande pardon.

3) Je n’ai pas d’ambitions politiques personnelles et je n’ai pas le désir de devenir une ambitieuse servile comme nombre de ceux qui t’entourent dont la loyauté est parfois récente et parfois peu durable.

4) Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting.

5) Si tu m’utilises, j’ai besoin de toi comme guide et comme soutien : sans guide, je risque d’être inefficace, sans soutien je risque d’être peu crédible.

Avec mon immense admiration.

Christine L. « 

Florange : lettre d’E. Martin à François Hollande

Florange : lettre d’E. Martin à François Hollande

 

Edouard Martin, chef de file de la CFDT à l’usine ArcelorMittal de Florange, dénonce « tous les mensonges et toutes les absurdités » sur ce dossier dans une lettre ouverte adressée à François Hollande. Le feuilleton du projet de nationalisation du site ArcelorMittal de Florange, défendue par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, est clos, a déclaré le 19 décembre la porte-parole du gouvernement. Mais dans sa lettre, le syndicaliste lui demande de reconsidérer le plan de nationalisation temporaire. « Monsieur le président, après vos promesses, nous laissez-vous être sacrifiés sans comprendre, et arrêter cette mécanique à nous broyer ? », écrit Edouard Martin, figure emblématique de la lutte des salariés de Florange. En fonction de l’accord signé par le gouvernement et le sidérurgiste, ArcelorMittal s’est engagé à annuler son projet de plan social à Florange et à y investir 180 millions d’euros durant cinq ans. Il assure être toujours prêt à soutenir Ulcos, projet européen de production d’acier à faible émission de CO2, qu’il a toutefois retiré au dernier moment de l’appel d’offres européen qui venait à échéance début décembre.  Mais Edouard Martin estime que « les Français se font berner par Mittal » qui va en réalité « supprimer 800 emplois si on englobe la filiale GEPOR ». Parmi les mensonges, le syndicaliste cite l’affirmation selon laquelle l’usine de Florange serait trop petite pour être rentable. « La plupart des usines continentales sont d’une taille voisine »,affirme-t-il. « Dire qu’on fera Ulcos, c’est faux. On nous dira dans deux ans ce qu’on nous dit aujourd’hui: que les chercheurs n’ont pas trouvé », ajoute-t-il. De même, Edouard Martin dit ne pas croire aux 180 millions d’investissements annoncés. « Ce montant contient les dépenses opérationnelles et de maintenance. Ce qui reste pour les investissements stratégiques est insuffisant », assure-t-il. Pour le syndicaliste, « la vérité, c’est que l’usine de Florange est compétitive, y compris sa filière chaude, ses hauts fourneaux, son aciérie ».

 




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