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Permanences des députés LREM vandalisées : les raisons

Permanences des députés LREM vandalisées : les raisons  

 

 

Chaque jour de nouvelles permanences de députés LREM sont agressées et ce n’est certainement pas terminées avec la montée de la colère notamment dans le secteur agricole. Les responsables politiques de la majorité et les députés en  particulier s’offusquent que les permanences des élus de l’Assemblée nationale soient souvent vandalisées. Au nom de la démocratie, il condamne avec fermeté ces actions. Le problème c’est qu’ils oublient les facteurs explicatifs qui sont à l’origine de ces manifestations de colère à l’égard des élus. Observons d’abord que la plupart de ces députés n’ont aucune légitimité et expérience sociale qu’en outre ils se permettent parfois des provocations naïves qui sont une sorte de mépris à l’égard des réalités économiques et sociales. Non seulement certains sont inexpérimentés mais en plus ce sont parfois des grandes gueules comme la députée LREM Claire O ‘Petit qui justifie tout et n’importe quoi dans la politique gouvernementale. Nombre de députés de la république en marche se comporte comme dans une cour d’école. Ils ont été élus, ce qui est incontestable. Juridiquement,  on ne peut donc discuter leur légitimité. Mais  la sociologie des députés de la république en marche est essentiellement composée de cadres supérieurs et de petits bourgeois idéologiquement plutôt à droite. Pour ne pas être injurieux, on parle de centre-droit ! En outre il faut aussi constater de nombreuses contradictions entre les propos de Macron lors de sa campagne électorale et les mesures antisociales voir anti économiques prises depuis par le gouvernement. Dernier aspect,  la politique globale de Macron est un échec. D’abord un échec économique là où se vantait de réussir. Le problème c’est que Macon n’est pas un économiste mais un littéraire, aussi un poète comme beaucoup d’autres. Ainsi quand on regarde les résultats économiques,  on s’aperçoit que la croissance sera encore très maladive en 2019 avec autour de 1,2 % de croissance pour le Pib. Pas de quoi faire bouger le chômage encore moins de rétablir les équilibres financiers. Enfin Macron n’a aucune vision sur la politique industrielle qui fout le camp ; il faut par exemple constater  -encore le recul de la production  industrielle de plus de 2 % en juin. Pire,  Macron brade ce qui reste de l’industrie comme chez Alstom par exemple. La politique agricole n’est pas dans le meilleur état et il faut s’attendre au pire avec d’une part avec le CETA,  d’autre part le Mercosur et cette année sera particulièrement catastrophique pour le résultat des importations agricoles (sauf pour les céréales). Les députés de la république en marche feraient bien de mettre en veilleuse leurs discours prétentieux et  provocateur et d’approfondir leur connaissance des réalités sociales et économiques au lieu de jouer aux vierges effarouchées par quelques tags et autres dépôts de fumier.

 

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Scandale Tapie : nouvelle entourloupe procédurière pour ne pas rembourser les 400 millions

Scandale  Tapie : nouvelle entourloupe procédurière pour ne pas rembourser les 400 millions

 

 

Tapie demande maintenant la saisine de la cour de justice européenne évidemment pour gagner encore du temps dans une affaire qui dure depuis 25 ans. S’il n’est pas entendu, on suppose qu’il tentera de solliciter l’Onu  voire le pape. Bernard Tapie espère évidemment que la procédure sera ainsi prolongée encore de quelques années. Ce qui remettrait à plus tard la perspective du remboursement des 400 millions qu’il doit dans l’affaire Adidas. Certes,  il a été  exonéré de responsabilité en correctionnelle mais il a pourtant été condamné à rembourser intégralement la somme touchée après le sulfureux arbitrage favorisé par Sarkozy. Une affaire particulièrement lamentable qui commence avec Mitterrand qui permet à Tapie (via le Crédit Lyonnais) d’emprunter pour  acheter Adidas, qui continue avec Sarkozy avec une procédure très sulfureuse d’arbitrage qui octroie la bagatelle de 400 millions à Tapie et qui se prolonge avec Macron. Notons que Tapie s’est montrée proche politiquement et même très proche successivement de Mitterrand, de Sarkozy et maintenant de Macron. Bref une affaire politico financière qui risque comme de nombreuses autres de s’embourber dans les procédures judiciaires.  L’homme d’affaires Bernard Tapie demande donc  à chaque juridiction européenne qui a eu à connaître de l’affaire du Crédit Lyonnais, dans laquelle il a été relaxé le 9 juillet dernier, de saisir la Cour de justice de l’Union européenne.

L’homme d’affaires affirme avoir déposé trois mémoires à la Cour de cassation dans le cadre des recours qu’il avait introduits afin d’obtenir que des questions préjudicielles soient adressées à la Cour européenne, mécanisme par lequel les juridictions nationales demandent aux juges de Luxembourg d’interpréter le droit de l’Union pour les éclairer. Bernard Tapie y dénonçait ce qu’il considère comme “les multiples violations du droit européen de la concurrence commises par le Crédit lyonnais, ses filiales, ses offshores, acheteurs d’Adidas”.

“Une telle concentration ne pouvait pas être autorisée, car elle était totalement contraire aux traités en vigueur : défaut de notification d’une opération de concentration, défaut de notification d’une aide d’État, accord anticoncurrentiel, abus de position dominante”, ajoute-t-il. “Toutes ces violations sont susceptibles d’entraîner des conséquences extrêmement graves, raison probable pour laquelle la Cour de cassation a choisi la politique de l’autruche”, écrit-il en soulignant qu’elle a refusé de poser les questions préjudicielles évoquées.

S’estimant floué par le Crédit Lyonnais lors de la vente du fabricant d’équipements sportifs Adidas en 1993, Bernard Tapie avait obtenu 15 ans plus tard 403 millions d’euros lors d’un arbitrage contesté.

Mais il était accusé, avec son avocat Maurice Lantourne, d’avoir obtenu frauduleusement cet arbitrage en collusion avec un des arbitres, Pierre Estoup, et avec l’aide de Stéphane Richard, alors directeur de cabinet de la ministre de l’Economie et des Finances Christine Lagarde.

Malgré la relaxe dont il a bénéficié, l’homme d’affaires reste condamné à rembourser les 403 millions d’euros. Il ne dit pas dans sa tribune s’il espère que la saisine de la Cour de justice de l’Union européenne lui permettra de remettre en cause ce remboursement et présente sa démarche comme une défense des valeurs européennes.

Le parquet de Paris a annoncé le 16 juillet qu’il faisait appel de la relaxe générale prononcée une semaine plus tôt. Bref encore des années gagnées  pour Tapie !

Pourquoi les permanences des députés LREM sont vandalisées

Pourquoi les permanences des députés LREM sont vandalisées  

Les responsables politiques de la majorité et les députés en  particulier s’offusquent que les permanences des élus de l’Assemblée nationale soient souvent vandalisées. Au nom de la démocratie, il condamne avec fermeté ces actions. Le problème c’est qu’ils oublient les facteurs explicatifs qui sont à l’origine de ces manifestations de colère à l’égard des élus. Observons d’abord que la plupart de ces députés n’ont aucune légitimité et expérience sociale qu’en outre ils se permettent parfois des provocations naïves qui sont une sorte de mépris à l’égard des réalités économiques et sociales. Non seulement certains sont inexpérimentés mais en plus ce sont parfois des grandes gueules comme la députée LREM Claire O ‘Petit qui justifie tout et n’importe quoi dans la politique gouvernementale. Pas étonnant elle fait de la politique un métier après être passée par le PS, l’UDF, le Modem et LREM. Une sorte de grande gueule, sans vraie conviction au profil de marchande de poissons.  Nombre d’autres  députés de la république en marche se comportent de façon moins vulgaire mais  comme dans une cour d’école. Ils ont été élus, ce qui est incontestable. Juridiquement,  on ne peut donc discuter leur légitimité. Mais  la sociologie des députés de la république en marche est essentiellement composée de cadres supérieurs et de petits bourgeois idéologiquement plutôt à droite. Pour ne pas être injurieux, on parle de centre-droit ! En outre il faut aussi constater de nombreuses contradictions entre les propos de Macron lors de sa campagne électorale et les mesures antisociales voir anti économiques prises depuis par le gouvernement. Dernier aspect la politique globale de Macron est un échec. D’abord un échec économique là où se vantait de réussir. Le problème c’est que Macron n’est pas un économiste mais un littéraire, aussi un poète comme beaucoup d’autres. Ainsi quand on regarde les résultats économiques,  on s’aperçoit que la croissance sera encore très maladive en 2019 avec autour de 1,2 % de croissance pour le Pib. Pas de quoi faire bouger le chômage encore moins de rétablir les équilibres financiers. Enfin Macron n’a aucune vision sur la politique industrielle qui fout le camp ; il faut par exemple constater  -encore le recul de la production  industrielle de plus de 2 % en juin. Pire,  Macon brade ce qui reste de l’industrie comme chez Alstom par exemple. La politique agricole n’est pas dans le meilleur état et il faut s’attendre au pire avec d’une part avec le CETA,  d’autre part le Mercosur et cette année sera particulièrement catastrophique pour le résultat des importations agricoles (sauf pour les céréales). Les députés de la république en marche feraient bien de mettre en veilleuse leurs discours prétentieux et  provocateur et d’approfondir leur connaissance des réalités sociales et économiques au lieu de jouer aux vierges effarouchées par quelques tags et autres dépôts de fumier.

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Affaire Tapie : nouvelle entourloupe procédurière pour ne pas rembourser les 400 millions

Affaire Tapie : nouvelle entourloupe procédurière pour ne pas rembourser les 400 millions

 

 

Tapie demande maintenant la saisine de la cour de justice européenne évidemment pour gagner encore du temps dans une affaire qui dure depuis 25 ans. S’il n’est pas entendu, on suppose qu’il tentera de solliciter l’Onu  voire le pape. Bernard Tapie espère évidemment que la procédure sera ainsi prolongée encore de quelques années. Ce qui remettrait à plus tard la perspective du remboursement des 400 millions qu’il doit dans l’affaire Adidas. Certes,  il a été  exonéré de responsabilité en correctionnelle mais il a pourtant été condamné à rembourser intégralement la somme touchée après le sulfureux arbitrage favorisé par Sarkozy. Une affaire particulièrement lamentable qui commence avec Mitterrand qui permet à Tapie (via le Crédit Lyonnais) d’emprunter pour  acheter Adidas, qui continue avec Sarkozy avec une procédure très sulfureuse d’arbitrage qui octroie la bagatelle de 400 millions à Tapie et qui se prolonge avec Macron. Notons que Tapie s’est montrée proche politiquement et même très proche successivement de Mitterrand, de Sarkozy et maintenant de Macron. Bref une affaire politico financière qui risque comme de nombreuses autres de s’embourber dans les procédures judiciaires.  L’homme d’affaires Bernard Tapie demande donc  à chaque juridiction européenne qui a eu à connaître de l’affaire du Crédit Lyonnais, dans laquelle il a été relaxé le 9 juillet dernier, de saisir la Cour de justice de l’Union européenne.

L’homme d’affaires affirme avoir déposé trois mémoires à la Cour de cassation dans le cadre des recours qu’il avait introduits afin d’obtenir que des questions préjudicielles soient adressées à la Cour européenne, mécanisme par lequel les juridictions nationales demandent aux juges de Luxembourg d’interpréter le droit de l’Union pour les éclairer. Bernard Tapie y dénonçait ce qu’il considère comme “les multiples violations du droit européen de la concurrence commises par le Crédit lyonnais, ses filiales, ses offshores, acheteurs d’Adidas”.

“Une telle concentration ne pouvait pas être autorisée, car elle était totalement contraire aux traités en vigueur : défaut de notification d’une opération de concentration, défaut de notification d’une aide d’État, accord anticoncurrentiel, abus de position dominante”, ajoute-t-il. “Toutes ces violations sont susceptibles d’entraîner des conséquences extrêmement graves, raison probable pour laquelle la Cour de cassation a choisi la politique de l’autruche”, écrit-il en soulignant qu’elle a refusé de poser les questions préjudicielles évoquées.

S’estimant floué par le Crédit Lyonnais lors de la vente du fabricant d’équipements sportifs Adidas en 1993, Bernard Tapie avait obtenu 15 ans plus tard 403 millions d’euros lors d’un arbitrage contesté.

Mais il était accusé, avec son avocat Maurice Lantourne, d’avoir obtenu frauduleusement cet arbitrage en collusion avec un des arbitres, Pierre Estoup, et avec l’aide de Stéphane Richard, alors directeur de cabinet de la ministre de l’Economie et des Finances Christine Lagarde.

Malgré la relaxe dont il a bénéficié, l’homme d’affaires reste condamné à rembourser les 403 millions d’euros. Il ne dit pas dans sa tribune s’il espère que la saisine de la Cour de justice de l’Union européenne lui permettra de remettre en cause ce remboursement et présente sa démarche comme une défense des valeurs européennes.

Le parquet de Paris a annoncé le 16 juillet qu’il faisait appel de la relaxe générale prononcée une semaine plus tôt. Bref encore des années gagnées  pour Tapie !

Le retour de l’ alcool dans les stades : une loi pour les pinardiers ou le sport ?

Le retour de l’ alcool dans les stades : une loi pour les pinardiers ou le sport ?

 

 

Il faut vraiment se demander si certains députés de la république en marche ne sont pas tombés sur la tête en proposant le rétablissement de la vente d’alcool dans les stades. En réalité il s’agit surtout du football professionnel ou l’argent coule à flots mais est jeté par les fenêtres via les salaires déments des joueurs (jusqu’à plusieurs millions par mois). Faire de la France une  nation sportive en passant par l’autorisation de vendre de l’alcool dans les stades, voilà que proposent 72 députés de la république en marche. Une curieuse. Ce sont évidemment les supporters abrutis qui vont se réjouir en retrouvant l’ivresse de la bibine pour alimenter leur enthousiasme et même leurs débordements. Certes la loi comporte d’autres éléments pour favoriser la pratique sportive mais on peut vraiment s’interroger sur le bien-fondé de la vente d’alcool dans les stades, cela vise surtout les compétitions professionnelles. On se souvient en effet que cet alcool a quelquefois grandement favorisé de véritables drames humains en France comme à l’étranger. Sans doute cette initiative est-elle soutenue par le lobby des producteurs d’alcool. L’objectif est de permettre aux organisations sportives de trouver de nouvelles recettes annexes. Il est vrai que les budgets sont souvent dans des situations périlleuses. Reste qu’on  pourrait sans doute envisager un autre mode de financement pour aider au développement du sport ; par exemple,  une taxe sur l’alcool qui serait affectée au développement sportif. Non seulement l’initiative des 72 députés de la république en marche n’est pas heureuse mais elle est même irresponsable ; elle montre  s’il le fallait que certains élus entretiennent des liens avec des lobbys.

L’Association nationale de prévention en alcoologue et addictologie (Anpaa) a réagi le 6 août dénonçant dans un communiqué «le lobby alcoolier» derrière les députés. Selon l’association, «la consommation d’alcool est incompatible avec le sport car la promotion de l’alcool auprès des jeunes via les compétitions sportives, vise à banaliser la consommation générale, et en premier lieu celle des jeunes qui constituent la majorité du public».

 

Les trois députés ne sont pas les premiers à se saisir du sujet. En février dernier, Stéphane Viry avait déposé une proposition de loi dans ce sens. L’élu LR des Vosges, accompagné de 13 autres députés, avançait les mêmes arguments que ses confrères expliquant que la vente à l’intérieur des stades permettrait d’encadrer la consommation et «renforcer leurs recettes». «Il s’agit de faire en sorte que ceux qui s’alcoolisent beaucoup en moins de 10 minutes avant d’entrer dans le stade n’aient plus besoin de consommer de l’alcool fort de cette façon, mais puissent tranquillement boire une bière entre potes avant le match et à la mi-temps», expliquait Stéphane Viry à RTL. L’Anpaa avait alors réagi répliquant que les supporters étaient «capables de se retenir de boire pendant deux fois 45 minutes de football».

 

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Crise Hong Kong : les risques d’une répression sanglante

Crise Hong Kong : les risques d’une  répression sanglante 

 

Après les nouvelles manifestations et la grève générale qui a paralysé les transports, on peut s’interroger sur les suites possibles de ce conflit entre Hong Kong et la Chine. Plusieurs hypothèses sont possibles mais elles sont toutes dangereuses pour la Chine. La première hypothèse consisterait à entériner le statut très particulier de Hong Kong, système judiciaire notamment,  et finalement à donner raison aux manifestants. Or ce n’est pas dans la culture du pouvoir actuel de reconnaître l’émergence d’opposants au système politique chinois. Cela pourrait donner des idées dans d’autres régions ; cela d’autant plus que le climat  économique et social est loin d’être au beau fixe avec une industrie manufacturière dans le rouge, une croissance en net recul sans parler des conséquences prévisibles de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. Les  États-Unis qui viennent de décider de taxer 300 milliards nouveaux d’importations chinoises, la Chine qui, elle, vient de décider de ne plus importer de produits agricoles américains. L’autre possibilité serait de mettre au pas Hong Kong en utilisant les moyens habituels de la dictature chinoise qui par exemple ont été utilisée contre les étudiants sur la place Tiananmen. Le pouvoir dispose de toute l’autorité juridique voulue pour cela dans la mesure où le président Xi a réussi l’exploit de faire sauter le verrou qui limitait la durée de son mandat. Il paraît difficile d’accepter pour lui une exception économique mais aussi politique et culturelle pour un territoire comme Hong Kong alors que parallèlement il est en train de siniser encore davantage ce les symboles culturels comme le nom des rues où les religions chrétiennes musulmanes. Le président  Xi rencontrerait toutefois quelques réticences au sein même de la classe dirigeante politique comme économique. En effet ces nouveaux riches bénéficiaires du régime de dictature par prudence et par intérêt placent leur fortune à Hong Kong. Aujourd’hui le président Xi dispose de tous les pouvoirs, c’est un peu le nouveau Mao avec tous ses excès. Mais justement ces  excès de pouvoir pourraient bien un jour produire un rejet surtout si parallèlement le développement économique et social devait être durablement en panne comme actuellement. Évidemment pour sauver sa place la chef de l’exécutif local a soutenu sans état d’âme la condamnation de Pékin. Au cours de sa première conférence de presse depuis le 22 juillet, la cheffe de l’exécutif local, soutenue par Pékin, a de nouveau rejeté les appels à la démission lancés par les manifestants et a affirmé que son gouvernement était résolu à maintenir la loi et l’ordre. “Ces actes illégaux qui menacent la souveraineté de notre pays et mettent en péril (la règle) ‘un pays, deux systèmes’ vont détruire la stabilité et la prospérité de Hong Kong”, a-t-elle prévenu.

Les dangers sanitaires de l’industrie alimentaire

Les  dangers  sanitaires de l’industrie alimentaire

 

Nombre d’experts*  s’interrogent à propos de certains  risques sanitaires pour les aliments dits ultra transformé sans doute pour ne pas utiliser le terme plus clair mais plus accusateur d’industrie alimentaire,  sorte de chimie qui ajoute nombre d’additifs aux produits de base :

 

« Dans de nombreux pays, le degré de transformation des aliments a augmenté au cours des dernières décennies. Aujourd’hui, les aliments dits « ultra-transformés » représenteraient 25 à 60 % des apports énergétiques journaliers en Europe, aux États-Unis, au Canada, en Nouvelle-Zélande, et au Brésil.

Or, depuis quelques années, les études suggérant qu’une consommation excessive de ce type d’aliments pourrait avoir des effets délétères pour la santé s’accumulent. Plusieurs recherches ont notamment mis en évidence un lien entre la consommation d’aliments ultra-transformés et un risque plus élevé de surpoids ou d’obésité ainsi que d’hypertension artérielle dans une cohorte d’étudiants espagnols, tout comme un risque accru de dyslipidémies (taux anormalement élevé ou diminué de certains lipides dans le sang : cholestérol, triglycérides…) dans une cohorte d’enfants au Brésil.

Jusqu’à présent, aucune étude épidémiologique n’avait étudié les relations entre la consommation de ces aliments et le risque de maladies cardiovasculaires. C’est désormais chose faite.

Les travaux de l’équipe EREN, qui associe des chercheurs en épidémiologie nutritionnelle de l’Inserm, de l’Inra, de l’Université Paris 13 et du CNAM révèlent, dans un article publié dans le British Medical Journal, que la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires.

Ces travaux robustes s’appuient sur des données issues de la cohorte NutriNet-Santé. Ils ont inclus plus de 100 000 participants, suivis entre 2009 et 2018, et porté sur >3 300 aliments et boissons différents, classés en fonction de leur degré de transformation.

La notion de transformation des aliments est complexe à appréhender, car les procédés possibles et les additifs autorisés pour modifier les aliments sont très nombreux.

Afin de clarifier les choses, des chercheurs de l’Université de São Paulo ont proposé de classer les aliments en quatre groupes reflétant les niveaux de transformation des aliments. Cette classification « Nova » catégorise les aliments en 4 groupes :

  • les aliments pas ou peu transformés ;
  • les ingrédients culinaires (sel, sucre, matières grasses animales et végétales, épices, poivre…) ;
  • les aliments transformés combinant les deux premiers groupes ;
  • les aliments ultra-transformés.

Ce dernier groupe inclut, entre autres, les sodas sucrés ou édulcorés, les légumes assaisonnés de sauces contenant des additifs alimentaires, les steaks végétaux reconstitués avec ajout d’additifs, les confiseries et barres chocolatées, et tous les produits transformés avec ajout de conservateurs autre que le sel (nitrites par exemple). On y trouve aussi les produits alimentaires principalement ou entièrement constitués de sucre, de matières grasses et d’autres substances non utilisées dans les préparations culinaires, telles que les huiles hydrogénées et les amidons modifiés.

Ainsi, les viandes rouges ou blanches salées sont considérées comme des « aliments transformés » alors que les viandes ou charcuteries contenant des nitrites et des conservateurs ajoutés, comme les saucisses et le jambon, sont classées comme « aliments ultra-transformés ».

Dans le même ordre d’idée, les soupes liquides en brique préparées uniquement avec des légumes, des herbes et des épices sont considérées comme des « aliments transformés » alors que les soupes déshydratées sont classées comme « aliments ultra-transformés ».

Formulés pour être microbiologiquement sains et pratiques d’utilisation, les aliments ultra-transformés ont, en moyenne, une qualité nutritionnelle plus faible que les autres aliments. Ils sont en effet souvent non seulement plus denses en énergie, plus riches en sel, sucre et acides gras saturés, mais également plus pauvres en fibres et en vitamines, et ils pousseraient à manger davantage.

Qui plus est, ces aliments ultra-transformés contiennent pour la plupart des additifs alimentaires (colorants, émulsifiants, texturants, édulcorants, etc.).

Ils sont par ailleurs susceptibles de véhiculer des substances provenant des emballages au contact des aliments, ainsi que certains composés « néoformés », c’est-à-dire produits lors des processus de transformation (chauffage à haute température, hydrogénation, prétraitement par friture, hydrolyse, extrusion, etc.).

Dans le cadre de la cohorte NutriNet-Santé, une association significative avait déjà pu être observée entre la part d’aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire (en quantité) et une augmentation de divers risques : risque de cancers (au global et du sein), risque de mortalité, risque de symptômes dépressifs et de troubles fonctionnels digestifs.

Pour étudier les liens éventuels entre la consommation de ces aliments et le risque de maladies cardiovasculaires, nous avons recruté des participants qui n’avaient pas de maladie cardiovasculaire à leur entrée dans l’étude. Grâce à des enregistrements de 24 h répétés et validés, nous avons évalué la consommation alimentaire habituelle, et les milliers d’aliments et boissons consommés ont été classés en fonction de leur degré de transformation (selon la classification NOVA).

Les participants ont été suivis de 2009 à 2018 afin de détecter la survenue de maladies, et d’étudier les associations de ces maladies avec leurs consommations alimentaires. Les résultats sont clairs : la consommation d’aliments ultra-transformés s’est révélée être associée à un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires, à la fois coronariennes et cérébro-vasculaires.

Une augmentation de 10 points de la part d’aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire (par exemple, en comparant deux individus consommant respectivement 15 % et 25 % du poids de leurs aliments sous forme ultra-transformée) était associée à une augmentation de 12 % de risque de maladies cardiovasculaires au global (13 % pour les maladies coronariennes et 11 % pour les maladies cérébro-vasculaires).

Au sein des produits recensés par NutriNet-Santé, 85 % des produits de mauvaise qualité nutritionnelle (classés E par le NutriScore) étaient des aliments ultra-transformés.

Cependant, les résultats de nos travaux montrent que cette moins bonne qualité nutritionnelle globale des aliments ultra-transformés n’explique probablement pas à elle seule l’augmentation du risque cardiovasculaire. D’autres hypothèses mécanistiques sont envisageables, faisant par exemple intervenir des composés tels que certains additifs alimentaires ou substances formées lors des processus de transformation. Certains effets adverses sur la santé de tels composés ont en effet déjà été suggérés dans des études expérimentales.

C’est par exemple le cas de l’acrylamide, qui se forme au moment de la cuisson à haute température de certains aliments riches en asparagine (un acide aminé) et en amidon (frites/chips de pomme de terre, céréales du petit déjeuner, produits de panification, biscuits…). Cette molécule est reconnue comme cancérogène probable pour l’être humain, et a été liée au risque de maladies cardiovasculaires.

On peut aussi citer la carboxyméthylcellulose (E466), additif utilisé comme émulsifiant, qui, selon une étude sur des modèles animaux (souris), pourrait provoquer des réactions intestinales inflammatoires et augmenter le risque de syndrome métabolique, ou les matériaux au contact des aliments (comme le bisphénol A, maintenant interdit des emballages alimentaires et qui a lui aussi été lié à des désordres cardiométaboliques).

Les résultats obtenus dans cette étude sont robustes. Pour limiter les biais, ils tiennent compte d’un grand nombre de facteurs sociodémographiques et liés au mode de vie : âge, sexe, tabagisme, consommation d’alcool, niveau d’étude, activité physique, poids, les comorbidités métaboliques (maladies qui en accompagnent une autre), antécédents familiaux…

Cette étude observationnelle ne permet pas à elle seule de conclure à un lien de cause à effet. Cependant, des essais d’intervention au long cours, qui consisteraient à faire consommer des aliments ultra-transformés à des participants pendant plusieurs années, puis à évaluer l’impact sur leur santé (cancers, mortalité, maladies cardiovasculaires) ne sont pas envisageables.

Pour confirmer ces résultats, de nouvelles études épidémiologiques d’observation devront donc être réalisées, sur des populations diverses et dans d’autres pays. Il faudra également aller plus loin dans la compréhension des procédés de transformation grâce à de nouvelles approches épidémiologiques, couplées à des approches expérimentales in vitro et in vivo. Des essais randomisés, mais à court terme et portant sur des facteurs de risque précoces (comme la prise de poids) pourraient aussi être envisagés.

Aux États-Unis, un tel essai a récemment montré qu’un régime ultra-transformé favorise la consommation d’une quantité plus importante d’aliments, et la prise de poids.

En attendant d’en savoir plus, les recommandations nutritionnelles publiées récemment par Santé publique France dans le cadre du Programme national nutrition santé 2019conseillent, au nom du principe de précaution, de limiter la consommation d’aliments ultra-transformés et de privilégier la consommation d’aliments bruts ou peu transformés.

Pour parvenir à faire le tri dans les rayons des supermarchés, les consommateurs peuvent utiliser des applications gratuites comme celle d’Open Food Facts. S’appuyant sur une base de données ouverte et collaborative, elle permet en scannant le code-barre d’un produit alimentaire, d’afficher à la fois son NutriScore (logo qui renseigne sur la qualité nutritionnelle des aliments), sa catégorie NOVA (qui renseigne sur le degré de transformation), et la liste d’ingrédients (et d’additifs) qu’il contient.

Ce type d’outil est précieux pour atteindre l’objectif que s’est fixé le Haut Conseil de la Santé publique : réduire de 20 % la consommation d’aliments ultra-transformés en France d’ici à 2022.

Pour aller plus loin : À l’occasion des 10 ans de cette étude publique coordonnée par l’équipe EREN, un appel au recrutement est lancé. Vous souhaitez vous aussi faire avancer la recherche sur les liens entre nutrition et santé ? Rejoignez les 165 000 « Nutrinautes » de l’étude NutriNet-Santé ! Toutes les informations sont disponibles sur etude-nutrinet-sante.fr/.

  • Par Bernard Srour, Epidémiologiste – Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle EREN (Inserm U1153 / Inra U1125 / Cnam / USPC) – Centre de Recherche en Epidémiologie et Statistiques Sorbonne Paris Cité (CRESS), Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ; Mathilde Touvier, Directrice de l’Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle, U1153 Inserm,Inra,Cnam, Université Sorbonne Paris Cité (USPC) et Serge Hercberg, Professeur de Nutrition Université Paris 13 – Praticien Hospitalier Département de Santé Publique, Hôpital Avicenne (AP-HP), Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle, U1153 Inserm,Inra,Cnam, Université Paris 13 – USPC

 

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Alcool dans les stades : une loi pour les pinardiers ou le sport ?

Alcool dans les stades : une loi pour les pinardiers ou le sport ?

 

 

Faire de la France une  nation sportive en passant l’autorisation de vendre de l’alcool dans les stades. Une curieuse proposition de 72 députés de la république en marche, ce sont évidemment les supporters abrutis qui vont se réjouir en retrouvant l’ivresse de la bibine pour alimenter leur enthousiasme et même leurs débordements. Certes la loi comporte d’autres éléments pour favoriser la pratique sportive mais on peut vraiment s’interroger sur le bien-fondé de la vente d’alcool dans les stades, cela vise surtout les compétitions professionnelles. On se souvient en effet que cet alcool a quelquefois grandement favorisé de véritables drames humains en France comme à l’étranger. Sans doute cette initiative est-elle soutenue par le lobby des producteurs d’alcool. L’objectif est de permettre aux organisations sportives de trouver de nouvelles recettes annexes. Il est vrai que les budgets sont souvent dans des situations périlleuses. Reste qu’on  pourrait sans doute envisager un autre mode de financement pour aider au développement du sport ; par exemple,  une taxe sur l’alcool qui serait affectée au développement sportif. Non seulement l’initiative des 72 députés de la république en marche n’est pas heureuse mais elle est même irresponsable ; elle montre  s’il le fallait que certains élus entretiennent des liens avec des lobbys.

L’Association nationale de prévention en alcoologue et addictologie (Anpaa) a réagi le 6 août dénonçant dans un communiqué «le lobby alcoolier» derrière les députés. Selon l’association, «la consommation d’alcool est incompatible avec le sport car la promotion de l’alcool auprès des jeunes via les compétitions sportives, vise à banaliser la consommation générale, et en premier lieu celle des jeunes qui constituent la majorité du public».

Les trois députés ne sont pas les premiers à se saisir du sujet. En février dernier, Stéphane Viry avait déposé une proposition de loi dans ce sens. L’élu LR des Vosges, accompagné de 13 autres députés, avançait les mêmes arguments que ses confrères expliquant que la vente à l’intérieur des stades permettrait d’encadrer la consommation et «renforcer leurs recettes». «Il s’agit de faire en sorte que ceux qui s’alcoolisent beaucoup en moins de 10 minutes avant d’entrer dans le stade n’aient plus besoin de consommer de l’alcool fort de cette façon, mais puissent tranquillement boire une bière entre potes avant le match et à la mi-temps», expliquait Stéphane Viry à RTL. L’Anpaa avait alors réagi répliquant que les supporters étaient «capables de se retenir de boire pendant deux fois 45 minutes de football».

 

Convention de l’Onu pour les litiges commerciaux ?

Convention de l’Onu pour  les litiges commerciaux ?

Le projet d’une convention pour régler les litiges commerciaux internationaux peut participer de la simplification des procédures. Il s’agirait de trouver des méthodes de médiation qui évitent  le recours  juridique classique. Ceci pourrait présenter un davantage ; par contre,  il y aurait peut-être des risques de remettre en cause la souveraineté des Etats dans la mesure les règles juridiques ne s’appliqueraient plus. Tout dépendra des conditions de désignation de la médiation et des principes sur lesquels ils s’appuieront.- Quarante-six pays membres des Nations unies, parmi lesquels les Etats-Unis et la Chine, ont signé mercredi à Singapour une convention sur la médiation dont l’Onu espère qu’elle permettra de faciliter le règlement de différends commerciaux transfrontaliers et de stabiliser les relations commerciales.

L’objectif du texte est de définir un cadre mondial en lequel les entreprises pourront avoir confiance pour régler des conflits commerciaux à l’échelle internationale par la médiation plutôt que par des actions en justice, lesquelles peuvent donner lieu à des procédures longues et coûteuses.

“Cela va contribuer à faire progresser le commerce et l’investissement internationaux”, a déclaré le Premier ministre singapourien, Lee Hsien, lors de la cérémonie de signature.

La médiation, dont les vertus ne sont pas reconnues partout à travers le monde, est déjà utilisée dans certains pays comme les Etats-Unis et le Royaume-Uni pour régler des différends commerciaux transfrontaliers. La convention signée mercredi vise à rendre un tel processus plus crédible aux yeux de tous.

“L’incertitude entourant la mise en application des accords à l’amiable a été le principal obstacle à un recours plus large à la médiation”, a déclaré le secrétaire-général adjoint aux Affaires juridiques de l’Onu, Stephen Mathias.

Le Sénat italien bloque les opposants 5 étoiles à la liaison ferroviaire Lyon-Turin

Le Sénat italien bloque les opposants 5 étoiles  à la liaison ferroviaire Lyon-Turin

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Les sénateurs de la Ligue ont ajouté leurs voix aux groupes de l’opposition pour mettre en échec la motion du M5S qui voulait boquer le projet ferroviaire  Lyon Turin. Une motion concurrente présentée par le Parti démocrate (opposition de centre gauche) favorable au chantier a été adoptée par 180 voix contre 109. Cette liaison de près de 270 km, qui a fait l’objet de controverses au sein de la coalition gouvernementale italienne, prévoit notamment le percement d’un tunnel de 58 km à travers les Alpes. Les travaux de percement ont déjà été engagés par la co-entreprise franco-italienne Tunnel Euralpin Lyon-Turin.

Le M5S s’est depuis longtemps montré hostile à ce projet transnational, affirmant que l’Italie devait concentrer ses ressources sur l’amélioration de son propre réseau ferroviaire. Le mouvement s’inquiète aussi de l’impact environnemental du chantier.

Mais son partenaire de gouvernement, la Ligue d’extrême droite de Matteo Salvini, y est elle favorable, voyant dans le projet de TGV Lyon-Turin (TAV, Treno ad Alta Velocità en italien) un gisement d’emplois et un soutien pour la croissance économique. Elle juge aussi que favoriser le transport ferroviaire au détriment de la route répond au souci écologique.

Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, qui n’appartient à aucun des deux partis de la coalition, a déclaré le mois dernier que l’arrêt du chantier serait plus coûteux que sa réalisation.

Il a également indiqué que de nouveaux financements européens réduiraient la facture pour les finances publiques italiennes.

En l’état, le chantier est financé à 40% par l’UE, à 35% par l’Italie et à 25% par la France. Le coût du seul tunnel est évalué à huit milliards et demi d’euros. Conte a précisé que la part des financements européens serait portée à 55% de la facture totale.

Le projet de ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin, que rejettent des associations, a été lancé il y a une trentaine d’années.

D’après le ministère français des Transports, la LGV permettra de gagner près de deux heures sur le temps de trajet entre Lyon et Turin, qui sera ramené à environ deux heures, et mettra Milan à un peu plus de quatre heures de Paris, contre sept heures actuellement.

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