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Macron contre les dérèglements du capitalisme !!!

Macron contre les dérèglements du capitalisme !!!

 

 

Pour récupérer des voix des déçus de sa politique, Marcro est prêt à leur délivrer les promesses qu’ils veulent entendre. Ainsi devant l’organisation internationale du travail dont c’était le centenaire, Macron n’a pas hésité à condamner les dérèglements du capitalisme. Précisément celui dont il est le produit et qu’il sert avec zèle et efficacité. Macron a par ailleurs affirmé qu’il voulait mettre désormais de l’humain dans sa politique, se montrer davantage à l’écoute, associer les préoccupations sociales, écologiques à la problématique économique. Bref, il  y en a pour tout le monde. Si  les nudistes avaient présenté une liste aux européennes en obtenant un score significatif, on imagine que Macron aurait accepté de développer les vertus de l’homme à poil. À la veille du discours de politique générale d’Édouard Philippe, Emmanuel Macron s’est engagé mardi à «plus d’humanité et plus de proximité» dans l’acte II de son quinquennat. Continuant sur les vertus du dialogue, le chef de l’État disait avoir vécu la crise des «gilets jaunes» comme «une forme d’opportunité»: «nous avons entendu l’intuition et le message profond: nos concitoyens veulent plus de sens, plus d’humanité et plus de proximité». Face à la «souffrance» exprimée ces derniers mois notamment par les «gilets jaunes», «je veux remettre de l’humanité, de la proximité, c’est un changement de méthode que j’ai dessiné», a indiqué Emmanuel Macron. Durant son discours, le chef de l’État a reconnu avoir fait une «erreur fondamentale» non de fond mais de méthode dans la gestion de la crise des «gilets jaunes». «Nous avons peut-être parfois construit des bonnes réponses trop loin de nos concitoyens en considérant qu’il y avait des sachants et des subissants. C’était une erreur fondamentale», a-t-il admis. Bref Macron reprend à sa manière le fou mea culpa de l’inénarrable Gilles Legendre, président des députés en marche et qui avait déclaré lui : peut-être avons-nous été trop intelligent !

Édouard Philippe : des chaussettes de velours dans les vieilles bottes de Juppé

Édouard Philippe : des chaussettes de velours dans les vieilles bottes de Juppé

 

Pas facile exercice auquel est convié le premier ministre devant l’assemblée nationale. Ce discours de politique générale doit définir les grands axes et les échéances du nouveau train de réformes. Il faudra d’abord justifier l’efficacité de l’acte 1)  et tout comme Macron consentir à faire un petit mea culpa vis-à-vis de la posture un peu condescendante voire méprisante. On va affirmer que la politique menée jusque-là a été efficace. Ce qui reste évidemment à démontrer car globalement contrairement ses partenaires européens après deux ans, la France n’a guère réussi son challenge en matière de lutte contre le chômage. La croissance, elle, reste anémié même si cette année elle résiste un peu mieux dans la dégringolade générale de l’Europe. Quant aux grands équilibres financiers ils sont particulièrement malmenés qu’il s’agisse du budget général, de la sécurité sociale, des retraites ou encore de l’indemnisation du chômage. Au gouvernement, on évoque une nouvelle méthode qui consisterait à introduire dans la ligne libérale, surtout profitable au plus défavorisés, un zeste de social  et d’écologie. Pas vraiment la tasse de thé  tes du premier ministre mais qui devra quand même faire allusion à la nouvelle dialectique de Macron qui se veut plus humain, plus social et plus écolo. Le premier ministre va traiter de dossiers très difficiles les retraites bien sûr, l’indemnisation du chômage, la santé. Par contre on va enterrer  la réforme constitutionnelle faute de majorité possible au Parlement et par crainte d’un référendum qui mettrait Macon en minorité.  le premier ministre Édouard Philippe voudra quand même mettre sa petite part de personnalités. Pour cela il fera sans doute comme d’habitude en enfilant des bottes déjà bien obsolètes de son modèle Alain Juppé. Il voudra parler fort, en tout cas affirmer sa grande fermeté à la manière d’un Valls. Une fermeté d’autant plus proclamée que le contenu risque d’être caractérisé par une grande mollesse. En effet il n’ira pas d’actes 2 dans la politique de Macron mais juste des réformettes et surtout l’acte un de sa campagne électorale de 2022.

Chez Les Républicains : choisir entre la soupe et les convictions

Chez Les Républicains : choisir entre la soupe et les convictions

Nul doute que chez les républicains, comme dans la plupart des partis, se trouvent des hommes de conviction animés seulement de l’intention de servir l’intérêt général. Malheureusement on trouve aussi chez les républicains, comme ailleurs, grand nombre d’opportunistes qui ont transformé la politique en métier et dont les convictions molles  s’accommodent de l’évolution de l’opinion publique. La seule et unique conviction est de parvenir au pouvoir et de le conserver. Une problématique qui va se poser aux maires républicains. Certains vont élargir le champ des sensibilités de leurs listes électorales. D’autres vont tout simplement rejoindre la république en marche en priant le ciel qu’un responsable national du parti de Macron ne soit pas parachuté dans la circonscription. Aujourd’hui l’étiquette républicain constitue plutôt un handicap auprès des électeurs partagés entre l’attirance des listes de Macron, de celle du rassemblement national voir des écolos. Le ralliement de responsables républicains à Macron traduit bien la dimension pathétique de la politique chez certains toujours prêt à se vendre au plus offrant Florence Berthout, par exemple jusqu’ici présidente du groupe LR au conseil municipal, a claqué la porte à son tour, après Valérie Pécresse notamment, en dénonçant dans Le Figaro le “rétrécissement idéologique” de sa formation d’origine. Valérie Pécresse, décidée à “refonder” la droite en contournant LR, l’opposante à Anne Hidalgo a annoncé son soutien à la majorité présidentielle. “Je note qu’autour d’Emmanuel Macron et de son projet de gouvernement, il existe aujourd’hui une capacité à rassembler des électeurs que le gaullisme savait réunir”, a justifié Florence Berthout, qui a par la même occasion cédé la place à la tête de son groupe au conseil de Paris.

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Discours de politique générale de Philippe: Dans les bottes de Juppé

Discours de politique générale de Philippe: Dans les bottes de Juppé

 

Comme d’habitude il ne faudra pas s’attendre à beaucoup d’originalité ou de charisme dans le discours de politique générale que le premier ministre va prononcer aujourd’hui. Édouard Philippe va continuer de mimer son modèle à savoir Alain Juppé. Montrer qu’il est droit dans ses bottes en dépit du relatif revers aux élections européennes. Il va réaffirmer la continuité de sa politique. Il passera sans doute sous silence certain recul comme sur les 80 km/h où la fusion Renault FCA. On peut compter sur lui pour qu’il parle longuement des questions environnementales pour repeindre en vert  une ligne politique où dans les faits l’écologie est marginalisée. Il parlera donc environnement en raison du score réalisé par les écolos de Jadot. On aura sans doute droit à un petit couplet sur le social mais surtout pour la forme car précisément les gros dossiers sont surtout à dominante sociale la réforme de l’assurance-chômage, des retraites, plan pauvreté, revenu universel d’activité. Il parlera aussi de la loi bioéthique et du serpent de mer de la réforme constitutionnelle. Une réforme constitutionnelle qui semble bien difficile à gérer au sein du seul Parlement mais pourrait être encore plus dangereuse si elle devait être soumise à un référendum. Bref cette réforme pourrait  se résumer à pas grand-chose. On voit mal Macon prendre le risque politique en l’état actuel du faible soutien de l’opinion publique vis-à-vis de ses orientations. Sans parler du fait que les réformes de nature sociale risquent de produire de nouveaux mécontentements. En fait, Édouard Philippe va surtout soigner son image, un peu à la manière d’un Manuel Valls la forme sera  d’autant plus volontariste que le fond demeure approximatif voire douteux.

Réponse aux taxes sur les GAFA , Trump veut taxer le vin français

Réponse aux taxes sur les GAFA , Trump veut taxer le vin français

Comment le sait le président Trump ne fait pas dans la dentelle. D’une manière générale il reproche non sans raison à la Chine d’exporter à bon compte aux États-Unis, c’est-à-dire sans les contraintes notamment fiscales,  sociales voir environnementales. Mais un reproche du même type est également adressé à l’Europe en particulier à l’Allemagne et à ses  automobiles. La France est également visée suite à la décision  de mettre en place une taxe sur les Gafa. La France a échoué à étendre cette taxe au plan européen mais a réussi à convaincre le G20 d’engager une réflexion sur le sujet. La réplique de Trump  ne s’est pas fait attendre et le président des États-Unis a décidé de viser l’un des symboles français les plus significatifs à savoir les importations de vins

«La France taxe beaucoup le vin américain et nous taxons peu le vin français», a-t-il critiqué sur CNBC. Pour Donald Trump, les Etats-Unis laissent «le vin français – qui est très bon – [...] entrer» sur le territoire national «pour rien». Une situation dont pâtissent, selon lui, les viticulteurs nationaux, notamment californiens. «Les producteurs viennent me voir, et me disent : Monsieur, nous payons beaucoup d’argent pour vendre nos produits en France, et vous laissez [les vins français] venir pour rien. Ce n’est pas juste». Un raisonnement particulièrement fallacieux mais on connaît la stratégie de communication de Trump. Plus c’est gros plus ça passe et le moment venu il sera toujours possible de faire un pas en arrière à condition d’obtenir cependant des compensations.

 

 

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Huawei : dans la corbeille des négociations entre les États-Unis et la Chine

Huawei : dans la corbeille des négociations entre les États-Unis et la Chine

 

 

La technologie cinq j’ai constitue évidemment un enjeu économique majeur pour la maîtrise de la l’information. D’où pour l’instant l’opposition radicale des États-Unis a laissé pénétrer la cinq j’ai chinoise. Les États-Unis donnent cependant l’impression d’assouplir leur position en plaçant l’avenir de la 5 G  de l’opérateur chinois Huawei dans la corbeille des négociations commerciales globales avec la Chine. Il s’agit autant d’un enjeu économique que d’un enjeu stratégique “Je crois que ce que le président dit, c’est que si nous progressons sur le commerce, il sera peut-être prêt à faire certaines choses à propos de Huawei s’il obtient certaines garanties de la Chine à ce sujet”, a dit Steven Mnuchin dans une interview accordée à CNBC. Des propos qui se trouvent confortés par la nouvelle dégradation des échanges au profit de la Chine. Les exportations chinoises ont en effet progressé en mai alors que les importations ont chuté, signe de plus de la faiblesse de la demande intérieure, ce qui pourrait inciter Pékin à intensifier ses mesures de relance. D’après les données publiées par les douanes, les exportations ont progressé de 1,1% en mai par rapport au même mois de l’an dernier. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient au contraire un recul de 3,8%, après une contraction de 2,7% en avril. Les importations ont chuté de 8,5% en mai alors que les analystes tablaient sur une baisse de 3,8% par rapport au même mois de l’an dernier, après une croissance de 4,0% en avril. L’excédent commercial de la Chine a ainsi atteint 41,65 milliards de dollars (36,81 milliards d’euros) le mois dernier. Mais au-delà des aspects conjoncturels se posent des questions d’ordre stratégique pour les États-Unis. Le secrétaire d’État américain aux 13 heures a en effet aussi déclaré “ il s’agit de questions de sécurité nationale”, a-t-il ajouté à propos de la décision des Etats-Unis d’exclure notamment Huawei du réseau 5G.“Si la Chine veut aller de l’avant sur un accord, nous y sommes prêts aux conditions que nous avons posées. Si la Chine ne veut pas aller de l’avant, le président Trump sera ravi de maintenir les droits de douane pour rééquilibrer nos relations”, a-t-il dit.

Industrie : les causes du désastre

Industrie : les causes du désastre

 

Sébastien Laye, entrepreneur dans le domaine des services financiers, souligne le sérieux retard que la France accuse sur le plan industriel.

 

«La politique la plus ruineuse, la plus coûteuse, c’est celle d’être petit». Nous avons tous en mémoire cet adage gaullien alors que l’annonce de licenciements sur l’ancien site d’Alstom devenu General Electric – à la faveur d’un rachat controversé de la branche énergie par un géant américain lui-même en difficulté désormais – s’ajoute à la litanie de mauvaises nouvelles industrielles ce printemps: Ascoval avec un repreneur British Steel lui-même en difficulté, Whirlpool….

Car pour comprendre le désastre industriel français, il convient de revenir sur les erreurs stratégiques des pouvoirs publics français et de nos grands patrons, eux-mêmes issus du moule techno-politique via les grands corps. Nous devons à Serge Tchuruk dans les années 90, le patron de ce qui était alors Alcatel (depuis démantelé en de nombreuses entités), d’avoir théorisé chez nous le concept d’industrie sans usines, sans actifs, «asset-light»: une hérésie stratégique vite abandonnée par les Américains mais qui a perduré en France jusque dans les années 2000. Or notre monde économique actuel, loin d’avoir vu la disparition de la vieille industrie au profit d’une économie purement tertiaire et de services, est beaucoup plus complexe. En réalité nos économies sont devenues hyper industrielles, avec le logiciel ou les services à valeur ajoutée qui sont venus transformer l’usine d’antan. Les smart factories embarquent des compétences en informatique, robotique et automatisation en brouillant la frontière avec l’univers de la technologie et des GAFA. Ainsi, d’une certaine manière, l’industrie n’existe peut-être plus en tant que secteur autonome mais paradoxalement elle est omniprésente: même les acteurs des nouvelles technologies doivent déployer des plateformes industrielles et logistiques colossales, que ce soit Amazon ou Google avec ses data centers.

Alors que la puissance économique est avant tout une puissance industrielle, la France et victime d’un vrai décrochage industriel.

Les États-Unis ont compris depuis une dizaine d’années qu’un modèle économique uniquement orienté vers la consommation domestique est voué à l’échec: ce mouvement s’est accéléré sous le mandat Trump, qui a vu la création de 400 000 emplois manufacturiers. Par un subtil équilibre de baisses massives d’impôts (alors que les impôts sur la production obèrent toute rentabilité de nos usines.) et de menaces, Trump a obtenu de Softbank/Sprint, de GoPro ou encore d’Apple une relocalisation aux États-Unis de leur base manufacturière. Pfizer, Comcast, Boeing, notamment en rapatriant les profits offshores, investissent à nouveau dans leurs usines américaines. Les Américains ont supprimé en deux ans la moitié du code des réglementations pour créer de nouvelles usines ; les Chinois, avec un modèle moins libéral mais un État visionnaire, développent non seulement leur base industrielle mais sont aussi en train de réindustrialiser toute l’Asie par leur projet de nouvelle route de la soie, qui se traduit par de colossales infrastructures de transport.

Alors que la puissance économique est avant tout une puissance industrielle, comme en attestent la réindustrialisation de l’Amérique de Donald Trump ou les grandes réalisations chinoises, la France est victime d’un vrai décrochage industriel. Or développer la seule économie de services (petits boulots en chaîne) ou des start-up (peu intense en capital humain) ne permettra pas à la France de juguler le fléau du chômage et de la croissance molle. On ne peut qu’être sidéré par le manque de volontarisme des pouvoirs publics français en la matière, alors que notre génie industriel était la marque de fabrique de la France encore dans les années 1990 (il suffit de noter le rayonnement des produits de Schneider, Airbus, Alstom, Dassault, à cette époque) et que le complexe militaire, comme aux États-Unis, fournissait un excellent levier public pour le développement de l’industrie privée.

En 2018, la part de l’industrie dans la richesse nationale en France n’était plus que de 11 %, contre 17 % à la fin des années 1990, ce qui est le niveau actuel de la plupart des autres économies développées. À l’origine du déclin de l’industrie, on peut noter la détérioration générale de la compétitivité des entreprises françaises. Face à la concurrence mondiale, l’industrie française ne fait plus le poids dans certains secteurs. D’autre part, en quinze ans, alors que les ventes de biens ont augmenté de plus de 50 % sur nos territoires, notre production manufacturière… est restée au même niveau. Sans compter qu’au-delà des ventes de biens, les services à haute valeur ajoutée ont accru leur part dans notre PIB, et à ce niveau la domination des GAFA et autres entreprises technologiques étrangères a signifié d’irrémédiables pertes de marché: elles sont visibles dans les chiffres du déficit du commerce international, qui se creuse depuis notre plus haut point en 2004 ; non seulement nos entreprises ne produisent plus ce que les Français consomment, mais elles ne disposent pas des compétences et technologies clefs dont nos concitoyens ont besoin. Enfin, l’absence de fonds de pension entrave le développement de nos entreprises, empêchant le financement de l’innovation de long terme et poussant les plus grandes d’entre elles à abandonner leur base hexagonale.

Les conséquences de ces défaillances sont visibles: notre industrie est l’une des moins robotisées (126 robots pour 10 000 salariés contre 270 en Allemagne), les investissements dans les NTIC sont deux fois moins nombreux que dans le reste de la zone euro et trois fois moins nombreux qu’aux USA. Le très poussif basculement du CICE en baisse de charges, l’hypothétique baisse de l’IS promise à l’horizon 2022 et l’absence de baisse des impôts sur la production ne laissent pas augurer un redressement rapide de l’investissement privé. Il faut donc rapidement changer de braquet et promouvoir des partenariats publics-privés ancrés sur des dépenses d’investissement public (que Bruxelles doit mieux distinguer des dépenses de fonctionnement).

On est en droit de douter de la volonté du gouvernement actuel de redresser notre industrie.

Il convient en premier lieu de favoriser la montée en gamme de nos industries informatique, robotique et d’intelligence artificielle: cela passe par le redéploiement des interventions de la BPI trop centrées sur l’internet grand public, et par plus de précisions sur le plan d’investissement promis par Macron sur le quinquennat, qui pour l’instant inclut essentiellement des dépenses de fonctionnement dans l’éducation. La robotisation est aussi une opportunité pour notre industrie et souvenons-nous que les pays les plus robotisés sont aussi ceux où le chômage est le plus faible. Elle doit être couplée par un plan massif d’équipement 5G sur notre territoire, car ces nouveaux robots et objets doivent pouvoir communiquer, seul moyen de révéler le vrai potentiel de nos territoires.

On est en droit de douter de la volonté du gouvernement actuel de redresser notre industrie: clientélisme à l’égard d’autres secteurs, manichéisme économique simpliste (l’industrie c’est l’ancien monde, la start-up le nouveau qui doit aller de l’avant.), remise aux calendes grecques des mesures pour favoriser l’investissement et la modernisation: la survie politique plus que la vision stratégique semble servir de cap aux décisions économiques. À Bercy, nous avions déjà testé le manque de détermination, voire l’ambiguïté d’Emmanuel Macron sur ces sujets, lorsqu’il avait écarté hâtivement toutes les alternatives, notamment françaises, au rachat par General Electric. L’amateurisme actuel est si évident que Bercy version Lemaire n’a jamais lu les comptes du repreneur d’Ascoval, British Steel, en état de faillite théorique dès le rachat du site français….

Il est plus qu’urgent de rééquiper notre secteur industriel, afin de monter en gamme, de produire à nouveau sur notre territoire, de redevenir une machine à exporter et à créer des emplois. À défaut, toutes les réformes lancées par le pouvoir actuel, ne viendront jamais à bout de notre chômage structurel.

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Les Républicains : comme le PS, vers l’extinction

 

 

Les experts s’interrogent sur les conditions qui permettraient aux républicains de se redresse : La ligne politique  comme la personnalité des dirigeants. Dans un récent sondage sondage plus de la moitié des Français estimaient que les républicains étaient condamnés à disparaître. En cause surtout le fait que l’espace politique qu’occupaient  les républicains a disparu et qu’il est désormais totalement occupé par Macron. Un Macron clairement positionné au centre droit qui s’appuie sur les mêmes couches sociologiques, sur les mêmes valeurs à telle enseigne que dans l’entourage de Sarkozy on considère que Macron est l’un des meilleurs présidents que la France ait connus !  Macron a d’abord tué la gauche en donnant l’illusion aux électeurs socialistes qu’il incarnait la continuité du PS. Rapidement cependant Macron a délibérément choisi d’appliquer des orientations très libérales et très inégalitaires. De sorte qu’aujourd’hui le vrai parti de droite est incarné par Macron. On voit mal ce que la majorité des électeurs des républicains pourrait contester de la ligne stratégique de Macron. En fait, la seule opposition provient de ce qui reste de la base militante des républicains repliés  sur des valeurs identitaires finalement proches de celles de Marine Le Pen encore davantage de sa nièce Marion Maréchal. Un sondage exclusif Ifop pour le JDD confirme la déroute des Républicains : pour une partie des Français, le parti doit désormais se rapprocher de La République en marche ou du Rassemblement national pour exercer le pouvoir.   »Un doute s’est instillé dans l’esprit du peuple de droite sur la pérennité de ce parti, qui perd son caractère de parti d’alternance, capable de conquérir et d’exercer le pouvoir », diagnostique Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Pour 57% des sympathisants LR seulement, l’avenir du parti ne passe par aucun rapprochement, quand 24% d’entre eux imagine une alliance avec le Rassemblement national (RN) et 19%, avec La République en marche (LREM)… Le problème c’est que les sympathisants LR ne sont plus en face avec l’ensemble de l’opinion.

G20 : la croissance menacée par les tensions commerciales

G20 : la croissance menacée par les tensions commerciales

 

Le G20 finances n’a pu que constater les risques que font porter les tensions commerciales sur la croissance. En fait,  le G20 avait fait l’hypothèse d’une relative stabilisation de la croissance voir d’une petite reprise vers 2020. Mais une reprise qui pourrait bien être remise en question du fait du protectionnisme qui se développe un peu partout et caractérisé par des mesures de rétorsion qui freinent les échanges internationaux. En cause d’abord sans doute les relations toujours très tendues entre la Chine et les États-Unis mais aussi vis-à-vis de l’Europe avec notamment la question de l’avenir des exportations d’automobiles allemandes aux États-Unis ou encore la question de la pénétration de la technologie chinoise 5G. Comme souvent on se contente de constat sans prendre de décision. Les tensions commerciales menacent un rebond modéré de la croissance mondiale prévu au second semestre 2019 et en 2020, peut-on lire dans le projet de communiqué des ministres des Finances et banquiers centraux du G20 réunis ce week-end au Japon. Mais le texte montre également que les intervenants restent divisés sur l’urgence de trouver une solution.“La croissance mondiale semble en voie de stabilisation et est généralement attendue en rebond modéré plus tard dans l’année ainsi qu’en 2020”, dit le texte du communiqué, qui pourra être modifié d’ici sa publication dimanche.“Cependant, (…), les risques restent orientés à la baisse. Cela inclut en particulier les tensions commerciales et géopolitiques qui s’intensifient”, poursuit le communiqué. Les ministres des Finances du G20 ont également approuvé l’idée de mettre en place un ensemble de règles communes afin de réduire les avantages fiscaux qui profitent aux géants du numérique, montre le projet de communiqué.

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Situation de la France: Les mensonges de Macron

Situation de la France:   Les mensonges de Macron

 

Le premier mensonge concerne la situation de la France quand Emmanuel Macron a affirmé dans son interminable conférence de presse  que la croissance du pays était plus forte que dans la plupart de l’union européenne, que les investissements reprenaient et qu’on recréait de l’emploi. Évidemment, c’est faux si l’on se fie aux résultats de 2018 où la croissance française à seulement atteint 1,5 % tandis que la moyenne de l’union européenne était de 2 % (1,9 % pour la seule zone euro). Notons que sur 18 mois , Macron a fait moins bien que Hollande en matière d’ emploi! Pour 2019, les perspectives apparaissent meilleures en comparaison des autres pays de l’UE  mais il est évidemment trop tôt pour le savoir.Il faut observer que pour le premier trimestre le PIB n’a augmenté que de 0.3% et que la consommation des ménages se tasse.  Dans le domaine du chômage, les choses on peu bougé; quand elles bougent  c’est à hauteur de quelques milliers d’emplois chaque mois quand on compte à 6  millions de chômeurs. Certes des emplois sont créés mais il faut prendre en compte le solde en incluant des emplois détruits y compris dans le secteur industriel. Les derniers résultats démontrent malheureusement le maintien d’une situation alarmante. À fin mars 2019,  le nombre d’inscrits à pôle emploi reste stable pour s’établir à 5,9 millions de personnes et il a baissé de 0,4% sur un an. Au total, si l’on tient compte également des personnes qui ne sont pas tenues de chercher un emploi (catégories D et E), le nombre d’inscrits, qui atteint 6,562 millions de personnes, fait également du surplace par rapport au trimestre précédent et recule de 0,6% sur un an. D’autres mensonges et autres approximations prouvent que Macron a tendance à tordre la vérité dans le sens qu’il souhaite. Un autre exemple significatif quand il reparle de ce chômeur rencontré en septembre 2018 dans les jardins de l’Elysée pendant les Journées du patrimoine, le chef de l’Etat a raconté : « Il m’a dit : ‘Je suis prêt à prendre un emploi dans l’hôtellerie, la restauration.’ » Ce n’est pas exactement ce qu’il s’était passé. Au contraire, c’est le président de la République qui avait suggéré à cet horticulteur sans travail de tenter sa chance dans des hôtels ou des restaurants. Globalement contrairement ce qu’affirme Emmanuel Macron les réformes engagées n’ont pas modifié de manière substantielle la situation du pays en matière économique et sociale. Sur le plan social au contraire des mesures ont été prises qui affectaient par exemple le pouvoir d’achat et sur lesquelles Macron a dû revenir en partie sous la pression. On ne peut pas parler vraiment de réforme.

 

Loi énergie: les raisons d’un tel flou

Loi énergie: les raisons d’un tel flou

La nouvelle loi sur l’énergie qui doit permettre la programmation pluriannuelle sur la période 2018 2028 sera marqué par un certain flou pour ne pas offusquer certains écologistes. Certes on va rappeler l’objectif de ramener la part de l’énergie nucléaire de 75 à 50 % en 2035 au lieu de 2030, on va aussi annoncer la fermeture des centrales à charbon et la volonté de poursuivre le développement de filières renouvelables. Pourtant l’objectif central de rééquilibrage par rapport à l’atome sera difficilement tenable. Notons d’ailleurs que le président de la république a fait l’impasse sur cette question-là de sa dernière conférence de presse. La question est plus complexe qu’il n’y paraît dans les slogans écolos ou anti-écolos. Il s’agit en effet de développer une politique énergétique qui soit à la fois efficace, cohérente et juste. Efficace car il s’agit de privilégier la production d’énergie au moindre coût afin  d’améliorer la compétitivité du système de production et de rendre accessible l’énergie à tous les ménages. La cohérence vise à rendre compatible cet objectif de compétitivité avec la prise en compte de l’environnement et plus particulièrement du climat. Enfin la transition énergétique ne peut pas être brutale et ne doit pas pénaliser  des couches populaires qui ne peuvent immédiatement accéder aux techniques non polluantes (exemple voiture électriques ou à hydrogène ou encore chauffage à faible émission). Une transition cohérente impose de partir des réalités, de se fixer des objectifs à long terme avec des étapes à moyen terme réalisables et socialement acceptables. Pour partir des réalités, il faut notamment revenir aux chiffres. L’une des principales préoccupations environnementales concerne les gaz à effet de serre qui découlent directement de l’énergie produite et utilisée. L’énergie représente environ 80 % de ces émissions.  Notons que les  émissions de CO2 en France  sont inférieures de moitié à celle de l’Allemagne, quatre fois moins importantes que celle des États-Unis et inférieure aussi à celles de la Chine. Les émissions de la France représentent environ 1 % des émissions mondiales ; en cause, la nature de la consommation intérieure d’énergie primaire avec environ la moitié en combustibles fossiles dont 30 % de produits pétroliers, 44 % d’électricité primaire nucléaire, 10 % d’énergie renouvelable (7 % biomasse, 2 % hydrauliques, 1 % éolien et photovoltaïque). L’électricité, c’est environ un quart de la consommation finale d’énergie. Une électricité issue du nucléaire pour plus de 70 %, du renouvelable pour 18 % (hydroélectriques 10 % et éolien 5 % et 10 % des centrales thermiques fossiles). On sait que des programmes politiques prévoient de réduire la part de l’électricité nucléaire de plus de 70 % à 50 %. L’objectif avait été défini dans le programme de François Hollande avec une échéance à 2025, repoussée à 2035 et sans doute même bien plus loin. En raison notamment du fait que la production d’origine nucléaire ne sera pas réduite avant des années. Le gouvernement actuel n’envisage en fait que la fermeture de Fessenheim qui sera largement compensée par la mise en service de l’EPR de Flamanville ; sans parler de nouvelles centrales EPR qui pourront être décidée à partir de 2021 comme l’a indiqué le président de la république. Notons que la France est par ailleurs engagée dans un énorme plan de renforcement de la sécurité des centrales avec notamment le grand carénage qui découle des nouvelles normes après la catastrophe de Fukushima. Du coup, ce grand carénage d’un coût de 50 à 100 milliards selon les hypothèses rendra possible la prolongation de la vie des réacteurs de 20 à 30 ans. Ceci étant la fission nucléaire pose la redoutable question de la gestion des déchets radioactifs (et la fusion nucléaire n’est pas encore opérationnelle). Parallèlement, se développeront des énergies alternatives notamment  la méthanisation, le photovoltaïque, l’éolien et la géothermie. Techniquement, on voit mal comment les énergies  renouvelables pourraient se substituer aux éventuels suppressions de 20 à 25 % d’électricité nucléaire d’ici 10 ans voire 20 ans. Le problème étant que la plupart des énergies alternatives sont intermittentes alors que la production d’électricité doit être constante comme la distribution. Se pose aussi la question du coût et de l’efficacité énergétique. Ceci étant  des modifications non négligeables peuvent intervenir avec les évolutions techniques (stockage énergie, fusion nucléaire au lieu de la fission, filière hydrogène etc.) mais aussi les modifications du système de production et du mode de consommation. Cela suppose d’intervenir sur chacun des secteurs consommateurs d’énergie primaire. Ces consommateurs sont les ménages 30 %, l’industrie pour 20 % les transports pour 32 % les services pour 16 % l’agriculture pour 3 %. Techniquement la transition sera forcément progressive en France d’autant qu’une des principales préoccupations concerne l’influence des gaz à effet de serre sur le climat. La transition de ce point de vue doit être cohérente. On ne peut en effet souhaiter une réduction des gaz à effet de serre et en particulier du CO2 et en même temps promouvoir des centrales thermiques qui viennent compenser à chaque fois l’intermittence de certaines énergies renouvelables. Quand on examine l’utilisation de l’énergie primaire par secteur, on constate que l’effort et surtout à faire en direction des ménages et des transports. Des secteurs largement influencés par le mode de production, le mode de consommation et l’aménagement du territoire. Il est clair que l’éclatement du mode de production à l’échelle internationale est très consommateur d’énergie en particulier en logistique et en transport. Pour certaines productions notamment basiques on peut en effet s’interroger sur le bien-fondé de produire à des milliers de kilomètres. De la même manière qu’il est sans doute possible de réduire la complexification des processus de production tellement gourmande en prestations logistiques et en transport. Un transport nettement sous tarifé puisque par exemple  le prix de transport d’un container de Hong Kong à Anvers n’est pas plus cher qu’un transport du même container de Paris à Marseille. De ce point de vue, le renforcement de l’économie circulaire serait sans doute de nature à réaliser d’énormes gains  mais aussi à réduire de façon significative les émissions polluantes (sans parler des distorsions de concurrence sociales, fiscales ou environnementales). Le mode de consommation mérite lui aussi d’être mis en question compte tenu de l’obsolescence programmée de nombre de produits voire de leur inutilité. Dernières aspects liées au précédent, le problème de l’aménagement du territoire qui concentre des productions dans des métropoles spécialisées qui sont très gourmandes en transport. Alors que l’économie circulaire permettrait de satisfaire un certain nombre de besoins. En conclusion on voit que la problématique n’est pas simple qu’il convient d’articuler des éléments économiques, techniques, environnementaux et sociétaux.

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