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Cahuzac : une commission parlementaire pour enterrer les vraies responsabilités

Cahuzac : une commission parlementaire  pour enterrer les vraies responsabilités

 

Résumons tout le monde était en faiat au courant de l’affaire Cahuzac mais personne n’a rein vu et surtout n’a rien faiat y compris à l’Elysée. La commission va enterrer les vraies responsabilités ; pas étonnant elle est présidée d’une part par un socialiste qui ne tient pas à mettre l’Elysée ou le gouvernement dans un embarras supplémentaire et par un centriste de l’UDI, UDI dont le président est Borloo (ancien avocat de Tapie, ancien ministre des finances et alors patron De Richard l’actuel  PDG de Richard) qui semble à l’origine du scandale de la médiation.  La commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Jérôme Cahuzac se heurte à une véritable « omerta », en particulier de l’administration fiscale, et doit se montrer beaucoup plus « pugnace », dénonce le député UMP Pierre Morel-A-L’Huissier. Membre de cette instance, il appelle son président, Charles de Courson (UDI), et son rapporteur, Alain Claeys (PS) à se faire communiquer une série de documents administratifs et à mettre en oeuvre « les procédures adéquates ». « Tout semble être fait pour que la commission d’enquête Cahuzac ne débouche sur rien. On a auditionné une vingtaine de personnes et il apparaît qu’ils n’ont rien vu », a-t-il dit à Reuters. Cette commission doit faire la lumière sur la façon dont le gouvernement et ses services ont agi entre la révélation, le 4 décembre par le site d’informations Mediapart, de l’existence du compte en Suisse de Jérôme Cahuzac et le 2 avril, date à laquelle l’ancien ministre du Budget a reconnu les faits. Pierre Morel-A-L’Huissier cible Alain Zabulon, alors directeur de cabinet adjoint de François Hollande, qui a déposé mardi devant la commission et a été nommé mercredi coordonnateur du renseignement. Ce préfet a en effet confirmé devant les députés avoir été informé le 15 décembre par Michel Gonelle, ancien rival de Jérôme Cahuzac dans le Lot-et-Garonne, de l’existence d’un enregistrement dans lequel l’ex-ministre du Budget évoquait son compte en Suisse qui a entraîné sa démission. Alain Zabulon a précisé avoir rapporté cet entretien directement à François Hollande, qui a alors estimé que l’élu UMP devait porter ces éléments à la connaissance de la justice. Mais Pierre Morel-A-L’Huissier juge « scandaleux » qu’aucune suite n’ait été donnée par l’Elysée « à cette information grave », en violation de l’article 40 du code pénal qui impose à une autorité constituée d’en informer la justice. Le député précise avoir demandé une nouvelle audition de Michel Gonelle, dont des propos sont apparus en contradiction avec ceux du juge Jean-Louis Bruguière, qui avait détenu un temps une copie de l’enregistrement. »Il y a une omerta, voire une volonté d’obstruction de l’administration fiscale et de toute l’administration », insiste Pierre Morel-A-L’Huissier. Il revient sur le cas de l’inspecteur des impôts Michel Garnier, qui avait alerté sur la situation fiscale de Jérôme Cahuzac et avait été sanctionné pour avoir consulté de sa propre initiative le dossier fiscal du futur ministre. « Toute l’administration fiscale avait été informée des faits délictueux par l’inspecteur Garnier. Il a gagné 11 procès et a mis en évidence des qualifications pénales », explique le député. « Or, aucun fonctionnaire n’a fait usage comme il devait le faire de l’article 40 du code de procédure pénale. Aucune juridiction administrative saisie par M. Garnier n’a transmis au procureur de la République », ajoute-t-il. Pierre Morel-A-L’Huissier précise qu’il va réclamer également l’audition de l’épouse de Jérôme Cahuzac, qui a engagé un détective privé dans le cadre d’une procédure de divorce engagée contre son mari.

 

Un fonds pour boucher les trous financiers des collectivités

Un fonds pour boucher les trous financiers des collectivités

 

A défaut de réformer les collectivités locales, création d’un nouveau fonds par le gouvernement. .Le gouvernement français a annoncé mardi un projet de fonds pour venir en aide aux nombreuses collectivités locales, plus d’un millier, villes comme départements, qui ont contracté des emprunts bancaires structurés dits « toxiques ». Dans un communiqué commun, les ministres de l’Economie, de la Fonction publique et de la décentralisation indiquent que ce fonds se verra doté « de moyens significatifs, notamment par une contribution du secteur bancaire ». Ses modalités « seront arrêtées en étroite coopération avec les collectivités locales et viseront en particulier à faciliter la conclusion de transactions entre les banques et les collectivités locales ou leurs groupements, sur une base acceptable par l’ensemble des parties », précisent-ils. L’annonce de la création de ce fonds intervient après une décision du tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) qui a donné raison au département de Seine-Saint-Denis contre la banque franco-belge Dexia dans un contentieux sur les taux de ces prêts. En échange de ce projet, le gouvernement soumettra au Parlement une disposition législative permettant de mettre fin aux incertitudes juridiques suscitées par ce jugement, qui risquait de faire jurisprudence. Celle-ci aurait pu avoir un impact lourd pour l’Etat qui a repris, dans le cadre du nouveau dispositif de financement public des collectivités locales, 8,3 milliards d’euros de prêts toxiques vendus par Dexia, qui ont déjà fait l’objet de recours juridiques pour un montant de 1,5 milliard d’euros. Indexés sur des paramètres comme la parité euro-franc suisse, ces crédits ont vu leurs taux exploser lors de la crise de 2008-2009, mettant de nombreuses collectivités en difficulté. Leur encours total a été estimé jusqu’à 17 milliards d’euros, dont plus de la moitié ont été vendus par Dexia, l’ancien numéro un mondial du financement des collectivités locales aujourd’hui démantelé.

économie, politique, société: pages les plus regardées 17 juin 2013

 

 

économie, politique, société: pages les plus regardées 16 juin 2013

 

 

économie, politique, société: pages les plus regardées 15 juin 2013

 

 

économie, politique, société: pages les plus regardées 14 juin 2013

 

 

Les comptes en Suisse des ministres expliquent la lenteur de l’exploitation de la liste HSBC

Les comptes en Suisse des ministres expliquent la lenteur de l’exploitation de la liste HSBC

 

L’informaticien de la banque suisse qui a révélé la fameuse liste de 6000 noms est toujours réfugié en Espagne, il craint pour son intégrité physique; Il attend depuis des années que le FISC exploite cette liste de 6000 noms français, il attend aussi une protection officielle. Notons au passage que cet informaticien a été accueilli à bras ouvert par les services fiscaux espagnols puisqu’il existait aussi à HSBC une liste d’exilés fiscaux espagnols (et de bien d’autres pays). En fait 86 exilés fiscaux français  seulement ont été inquiétés. Pourquoi ? Parce que ,comme l’a constaté la Suisse elle-même,  cette liste a été bidouillée par la France pour faire disparaître certains noms gênants. Ce que confirme aujourd’hui un ancien banquier suisse qui affirme que des ministres de droite et de gauche n’ont bien des comptes en Suisse pour des raisons fiscales. La fameuse liste  est en possession du ministère des finances depuis 4 ans mais on a toujours pas demandé à l’informaticien de collaborer. Juste après l’émission de France 2 qui dénonçait ce scandale, le ministère du budget a déclaré qu’il était prêt travailler avec ce témoin( un peu encombrant). Comment s’étonner dès lors de la lenteur de la lutte contre la fraude fiscale. De toute évidence il y a trop d’implications entre les milieux politiques et les milieux financiers et finalemenet l’affaire Tapie n’en est qu’une petite illustration.

Pôle emploi : les convocations enfin revues

Pôle emploi :  les convocations enfin revues

 

Plus de souplesse pour les chômeurs convoqués à Pôle emploi. C’est ce que préconise un rapport parlementaire publié la semaine dernière sur le service public de l’emploi. Dans 9 cas sur 10 (91%), c’est l’absence à une convocation qui entraine la radiation. Sauf que dans certains cas, c’est Pôle emploi qui en porte la responsabilité. Et les exemples ne manquent pas : convocation jamais reçue en raison d’un changement d’adresse pas pris en compte, convocation envoyée par mail à quelqu’un qui n’a pas internet. « On a vu très souvent des radiations pour absences à un entretien par téléphone, raconte également Rose-Marie Péchallat, une ancienne conseillère de Pôle emploi. Sauf que « vous avez la batterie qui tombe en panne, vous avez le monsieur sourd que l’on appelle au téléphone… », énumère-t-elle. Des « gaffes » de Pôle emploi qui peuvent coûter cher au demandeur d’emploi, puisque toute absence à une convocation entraîne la suppression pendant deux mois des indemnités chômage. « Le problème avec les radiations, c’est qu’elles ne sont pas graduées, reconnaît Monique Iborra, députée PS de Haute Garonne et rapporteur de la mission parlementaire sur le service public de l’emploi. Un demandeur d’emploi qui ne s’est pas présenté à la première convocation a les mêmes sanctions qu’un demandeur d’emploi qui est susceptible d’avoir triché. L’autre anomalie, c’est que la décision de radier appartient au directeur de l’agence Pôle emploi (auquel est rattaché le demandeur, NDLR) et donc l’avis d’un directeur d’agence peut être opposé à celui d’un autre directeur. Il n’y a pas égalité de traitement pour les demandeurs d’emplois. C’est quelque chose qu’il faut revoir de manière urgente ». Les mêmes règles pour tout le monde, et surtout, une gradation des sanctions selon les manquements, voilà les solutions que préconise le rapport parlementaire.

économie, politique, société: pages les plus regardées 12 juin 2013

 

 

Logement location ; mesures contre les pratiques abusives

Logement location ; mesures contre les pratiques  abusives

Le ministère du logement a annoncé ce mercredi 12 juin que le projet de loi sur le logement, dévoilé fin juin, prévoyait notamment de plafonner les frais d’agence payés par le locataire et encadrer les tarifs des syndics. La ministre du Logement Cécile Duflot veut lutter contre les « pratiques abusives » de certains professionnels de l’immobilier, pour « aider les Français à accéder au logement dans de bonnes conditions et favoriser la fluidité et le bon fonctionnement des marchés immobiliers », explique le ministère, confirmant des informations parues mercredi matin dans Le Parisien. Parmi les mesures les plus marquantes, les agences immobilières ne pourront plus faire payer systématiquement un mois de loyer aux locataires d’un nouveau bien. Elles ne pourront en effet leur facturer que la moitié de la réalisation de l’état des lieux et de la rédaction du bail, les autres services étant à la charge du bailleur.  Concernant les syndics, le projet de loi va limiter strictement les prestations pouvant faire l’objet d’une tarification supplémentaire par rapport au tarif de base. Les syndics sont souvent mis en cause pour le manque de transparence de leurs tarifs. Autre pratique souvent pointée du doigt, les vendeurs de liste devront détenir un mandat exclusif sur les biens figurant sur les listes qu’ils vendent, afin d’éviter que leurs clients ne se voient proposer que des logements en réalité déjà loués. Sur Canal +, Benoist Apparu a jugé que cette mesure était une “erreur”.   »Quelle est son idée ? J’imagine que c’est redonner du pouvoir d’achat aux locataires », a dit  le député de la Marne. « Mais où est son erreur ? Aujourd’hui, l’agent immobilier est payé par les deux et donc il travaille pour les deux. S’il est payé par le propriétaire, qui va-t-il avantager ? Le propriétaire ». A partir « d’un bon sentiment », « je crains que la conclusion de tout cela ne soit un suravantage aux propriétaires », a-t-il ajouté. Benoist Apparu s’est dit également hostile à tout durcissement d’un encadrement des loyers, « une erreur très lourde, qui va totalement bloquer la construction de logements ». Le projet de loi de réforme du logement et de l’urbanisme doit être présenté en Conseil des ministres fin juin ou début juillet.

Les impôts ont tué la consommation et la croissance

Les impôts ont tué la consommation et la croissance.

 

La consommation des ménages - a reculé de 0,4 % en 2012 (recul historique), après la petite hausse de 2011 (+0,5 %), indique une note récapitulative de la situation publiée lundi par l’Insee. Ce sont ainsi des secteurs entiers qui ont pâti de la frilosité des ménages, de la culture en passant par les loisirs (cinéma, restaurant…), les achats en automobiles neuves étant les plus touchés. La consommation en biens et services de téléphonie et celle liée au logement restent «dynamiques». Mais, au total, c’est bien la restriction qui a dominé…Les ménages ont pourtant, en 2012, moins alimenté leurs bas de laine que l’année précédente, leur taux d’épargne ayant baissé de 0,4 point pour s’établir à 15,6 %. Mais cela n’a pas suffi à compenser la perte de niveau de vie. Sur l’ensemble de l’année, le pouvoir d’achat total des Français a en effet baissé de 0,9 % - le premier recul depuis 1984. Encore plus inquiétant, le pouvoir d’achat mesuré «par unité de consommation» - qui colle davantage à la réalité, car il tient compte de la croissance de la population et de la composition d’un ménage, donc de la mutualisation de certaines dépenses (habitation, électroménager, électricité, etc.) - s’est replié de 1,5 % en 2012. «La forte hausse des impôts (+ 10 % en 2012 après + 6,6 % en 2011) est le principal facteur de cette baisse», expliquait récemment une autre étude de l’Insee. De fait, les ménages n’ont pas été épargnés par la pression fiscale. Les mesures de loi de finances initiale du gouvernement de François Fillon (gel du barème de l’impôt sur le revenu, plafonnement des niches, etc.) ont ­commencé à peser ; mais ce sont surtout celles de la loi de finances rectificative pour 2012, votée l’été dernier par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault (fin de la défiscalisation sur les heures supplémentaires, contribution exceptionnelle sur la fortune, etc.), qui étaient pointées du doigt par l’institut de statistiques. 2013 ayant été une nouvelle fois fortement marquée par une progression des prélèvements obligatoires, la frénésie acheteuse qui a été la marque de l’Hexagone pendant des décennies ne devrait donc pas revenir cette année. «Le pouvoir d’achat en moyenne annuelle s’inscrirait encore en léger repli en 2013», peut-on lire dans le programme de stabilité que le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, vient d’envoyer à Bruxelles. Plus de 30 milliards d’efforts sont en effet demandés en 2013 aux Français, dont 20 milliards de hausse d’impôts (une moitié pour les entreprises, l’autre pour les ménages). Le seul moyen d’inverser la tendance sur le front de la consommation? Améliorer le niveau de vie des ménages. Et donc arrêter de chercher à améliorer la situation de finances publiques à coup de hausses de prélèvements. Le gouvernement le sait, qui répète depuis plusieurs semaines déjà que, l’an prochain, les efforts porteront aux trois quarts sur la maîtrise des dépenses. Ce qui jouera non seulement sur la confiance - élément nécessaire pour faire repartir l’activité économique - mais redonnera concrètement des marges de manœuvre financière aux Français. À cette condition, ils se remettront à consommer. Mais ce ne sera pas avant 2014

 

Spanghero: les salariés bloquent un établissement Labeyrie

Spanghero: les salariés bloquent un établissement Labeyrie

Les salariés de Spanghero dont l’entreprise a été tuée par l’irresponsable ministre de la consommation Benoist Hamon manifestent leur colère (irresponsable car les produits ne menaient nullement la santé). Une double colère à cause de l’injuste fermeture d’usine, d’autre part sur leur indemnisation Les salariés de Spanghero, l’entreprise de Castelnaudary (Aude) menacée de disparaître à cause du scandale de la viande de cheval, ont entrepris lundi matin de bloquer un établissement Labeyrie à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne), continuant ainsi à faire pression sur la maison mère Lur Berri, a indiqué un représentant du personnel.  Ils étaient une cinquantaine à se poster vers 6H00 devant les accès de l’usine, a dit à l’AFP par téléphone Jean Aparicio, élu Force Ouvrière.  C’est la troisième opération menée en moins d’une semaine par les employés de Spanghero contre la coopérative basque Lur Berri, qui a racheté leur entreprise en 2009 et détient aussi 49,8% du capital de la maison mère de Labeyrie depuis 2010.  Les 230 salariés de Spanghero, très éprouvés, veulent obtenir de Lur Berri plus d’argent pour accompagner leur plan social.  Ils risquent d’être pour une grande partie, voire tous, licenciés dans quelques semaines. Leur entreprise a brutalement sombré après avoir été mise en cause par le gouvernement mi-février comme un acteur majeur du scandale européen de la viande de cheval. Les clients se sont massivement détournés d’une société accusée d’avoir sciemment revendu du cheval à la place de boeuf à des entreprises produisant elles-mêmes des plats cuisinés comme des lasagnes pour de grandes marques ou de grands distributeurs.  La société est en liquidation judiciaire depuis avril avec maintien de l’activité pendant trois mois jusqu’au 19 juillet, le temps de peut-être trouver un repreneur. Un plan social est en route. Lur Berri a mis sur la table des mesures pour accompagner le départ de ceux qui seront licenciés. Les salariés les trouvent indignes.  Ils ont déjà bloqué jeudi l’entrée d’une usine de produits Labeyrie à Saint-Geours-de Maremnes (Landes), et ont manifesté vendredi devant le siège de Luc Berri à Aïcirits-Camou-Suhast (Pyrénées-Atlantiques). Ils ne « lâcheront rien », disent-ils.

 

Les chaussures Paraboot à 350 à euros : ça marche

Les chaussures Paraboot à 350 à euros : ça marche

Un contre exemple du déclin industriel, les chaussures Paraboot ; en fait des produits de luxe entre 250 et 350 euros. Créée en 1927 par Rémy Richard, la petite manufacture familiale a pourtant connu des phases de crise aiguë et a même frôlé la faillite en 1983. « A un moment donné, on hésitait. On s’est demandé s’il ne fallait pas délocaliser pour baisser nos prix », reconnaît sans ambages Régis Feuillet, directeur général de la société.  Par la volonté de ses dirigeants, la société a tenu bon et gardé son coeur de métier en France, ne délocalisant que des productions annexes.  Aujourd’hui, elle affiche une santé insolente: des exportations en hausse de 31% entre août 2012 et mai 2013, un objectif de progression du chiffre d’affaires de 5 à 10% par an et « pas un poil de dette », selon Régis Feuillet. Elle emploie 135 salariés en fabrication et 55 dans les magasins. En 2011/2012, elle a dégagé un bénéfice net de 1,5 million d’euros pour 18,2 millions de chiffre d’affaires.  Sur sa lancée du « made in France », Paraboot prévoit même de rapatrier la production de baskets de ville actuellement réalisée au Portugal. Le tout dans un secteur sinistré qui a vu ses effectifs fondre de 62% entre 2003 et 2012 pour tomber à 5.700 employés, selon la fédération de la chaussure. La production française de chaussures est elle passée de 61 millions de paires en 2003 à 21 millions de paires aujourd’hui.  L’Asie concentre désormais 87% de la production mondiale de chaussures.   »Par nos fournisseurs, on souffre indirectement de la crise du secteur », confie Marc-Antoine Richard, directeur de la production.  Par manque de clients, des fournisseurs disparaissent ou cessent de produire certains articles essentiels à la fabrication de chaussures: colle, fils, lacets, oeillet, contreforts. « On est sans cesse obligé de trouver des substituts », souligne Marc-Antoine Richard.  D’autant que l’entreprise, réputée pour la qualité de ses chaussures vendues entre 250 à 350 euros, s’attache à choisir avec soin ses matières premières. Pour ses cuirs, elle travaille depuis sa création avec la tannerie alsacienne Degermann.  Richard-Pontvert se revendique par ailleurs comme le seul fabricant au monde à réaliser ses propres semelles en caoutchouc, selon un procédé imaginé par son fondateur. Découpe, piquage, grattage du cuir, teinture des bords, rabotage de la semelle, laçage et mise en boite: pas moins de 150 opérations manuelles sont nécessaires pour élaborer une chaussure Paraboot.   »Dans une fabrication standard, il faut 15 à 20 mn pour fabriquer une chaussure. Nous, on met deux heures en moyenne », explique Pierre Colin, directeur commercial France. Aujourd’hui, produire en France reste un défi, affirment les dirigeants, en citant des réglementations toujours plus strictes et les difficultés à embaucher. Mais c’est aussi un gage de qualité pour une clientèle fidèle. « Il n’y a pas de perversion du produit, c’est toujours le même, on le reconnaît », met en avant Clémentine Colin, directrice générale des magasins Paraboot.  Et à l’export, c’est un atout non négligeable, souligne-t-elle, car « l’Asie cherche du made in France et l’histoire qui va avec ».  Depuis 1988, Paraboot dispose en outre d’un réseau de magasins en propre (29 en France, 2 en Belgique) qui lui permet de mettre en valeur son savoir-faire et de ne pas dépendre du bon vouloir des détaillants. « Sans les boutiques, on ne s’en sortirait pas comme ça. Ça a été un choix décisif », se félicite Augusto Gomez, secrétaire du comité d’entreprise de l’usine de Fures.  Cet ancien syndicaliste CGT vante le bon climat social au sein de l’entreprise, qui n’a pas connu de grève « depuis plus de 20 ans ».  Seul bémol: les salaires qu’une ouvrière juge « trop bas ». « Il y a encore pas mal de smicards. Pour moi, c’est pas assez payé parce que c’est un travail que j’ai mis longtemps à, apprendre », dit-elle.  

 

L’impôt va tuer la croissance et les rentrées fiscales en 2013

L’impôt  va tuer la croissance et les rentrées fiscales en 2013

 

Cette fois la France est engagée dans un cercle vicieux type Espagne voire Grèce. Le matraquage fiscale tue non seulement la croissance mais mécaniquement plombe les recettes fiscale ;  résultat :  la fiscalité supplémentaire qui devait régler les déficits ne fait que les aggraver. Si ce rythme se prolongeait sur l’ensemble de l’année, la progression des recettes fiscales nettes de l’Etat serait de 1,3 milliard d’euros en 2013, alors qu’elle est prévue à 30,2 milliards par rapport à l’exécution du budget 2012 en raison des fortes hausses de prélèvements votées. En cause, les rentrées de TVA, la principale recette de l’Etat, qui reculent de 2,3% sur fond de consommation atone et sans doute, estime Denis Ferrand, de problèmes de trésorerie des entreprises. Celles de l’impôt sur les sociétés régressent dans le même temps de 5,8% et la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques de 6,1%. Parallèlement, les dépenses de l’Etat ont augmenté de 5,6% à fin avril, une hausse ramenée à 1,1% hors éléments non récurrents qui est en ligne avec la progression en valeur de 1% attendue cette année. Dans le détail, les dépenses de personnel de l’Etat affichent d’un an sur l’autre une progression de 1,6% à périmètre constant et celles d’investissement reculent de 14,1%. Quant aux prélèvements sur recettes au profit des collectivités locales, ils sont en repli de 2,2% sur quatre mois. Le gouvernement prévoyait de ramener les déficits publics, dont le solde est la principale composante, à 3% du PIB en fin d’année, un objectif auquel il a renoncé avec le feu vert de la Commission européenne en raison de la faiblesse de la croissance en ce début d’exercice. Cet objectif reposait sur un déficit budgétaire ramené à 62,3 milliards d’euros à fin 2013 contre 87,2 milliards en 2012. Le gouvernement prévoit maintenant un déficit public à 3,7% du PIB cette année sur la base d’une croissance limitée à 0,1%, des hypothèses jugées trop optimistes. Les décalages substantiels déjà constatés amènent l’opposition à réclamer un projet de loi de finances rectificative, que le gouvernement a jusqu’ici refusé. « Le déficit s’aggrave, les recettes fiscales ne rentrent pas. Le gouvernement cache la réalité », a déclaré l’ancienne ministre du Budget Valérie Pécresse dans un « tweet ».

 

Crise : les Espagnols ne consomment plus

Crise : les Espagnols ne consomment plus

Il faut être attentif au processus de dégradation espagnol car la France pourrait s’inscrire dans ce cercle vicieux. Moins de vêtements, moins de cigarettes, moins de voitures: dans une Espagne paralysée par la récession et un chômage galopant, les consommateurs mettent un sérieux coup de frein à leurs dépenses, fragilisant entreprises et petit commerce. Cette semaine, plusieurs grands noms du paysage espagnol, comme le groupe textile Blanco et le fabricant de tabac Altadis, en ont encore fait les frais.  Blanco, présent dans 23 pays avec près de 300 magasins et 2.000 employés, a déposé mardi son bilan, insistant sur « la situation économique délicate dont souffre le pays et qui touche de manière très spécifique les marchés du crédit et de la consommation ».  Loin des succès des marques Zara et Mango, le secteur de l’habillement espagnol est en effet mal en point: selon l’association des professionnels du textile Acotex, les ventes accumulent depuis début 2013 une baisse de 8,7%, augurant d’une 7e année consécutive dans le rouge.  Mardi également, Altadis a décidé de supprimer 10% de son effectif et de fermer son usine de Cadix en Andalousie, invoquant « une chute des volumes de ventes de cigarettes de 40% au cours des quatre derniers mois ».  Pour l’expliquer, le groupe, filiale du britannique Imperial Tobacco, cite « l’augmentation considérable du commerce illicite provoquée en grande partie par la situation de crise économique ». Entre 2008 et 2012, les ventes de tabac dans le pays ont fondu de 4,51 milliards à 2,67 milliards de paquets par an, souffrant aussi de l’interdiction de fumer dans les lieux publics.   »En Espagne, nous ne sommes pas seulement face à une crise financière, économique ou de l’emploi, c’est aussi une crise de confiance et cela se reflète dans la consommation, qui n’arrête pas de baisser », souligne Celia Ferrero, vice-présidente de la fédération des petits entrepreneurs ATA.  Dans la quatrième économie de la zone euro, frappée par un chômage de 27%, les ventes de détail ont reculé en avril de 2,6%, pour le 34e mois de suite.   »La hausse du chômage fait que la famille établit des priorités au moment de faire des achats: évidemment, elle ne peut se priver des articles essentiels comme les fournitures basiques et l’alimentation, mais le reste de la consommation diminue », raconte Rocio Algeciras, responsable du cabinet juridique de l’association de défense des consommateurs Facua.   »Nous craignons beaucoup que cela se poursuive tant que la situation de l’économie et de l’emploi ne s’améliorera pas », ajoute-t-elle.  Les exemples ne manquent pas pour illustrer ce phénomène.  Dans l’automobile, les ventes devraient atteindre péniblement 700.000 unités cette année, contre 1,5 million avant la crise, selon les fabricants.  Dans la téléphonie mobile, le nombre de lignes a baissé de 300.000 en mars, pour le 8e mois consécutif.  Durant ce mois de juin, les 43 magasins en Espagne de l’enseigne d’électroménager Darty baissent définitivement le rideau.  Le secteur qui paie le plus lourd tribut est sans aucun doute le commerce, avec la fermeture de nombreuses boutiques: depuis le début de la crise, « cela s’est traduit par la disparition de près de 47.000 petites entreprises et 500.000 emplois associés au commerce », regrette Celia Ferrero.   »C’est une situation très grave, parce que le secteur a un poids très important dans l’économie espagnole, en employant presque 3 millions de personnes », et « au final disparaissent énormément de petites entreprises qui constituent la base du tissu industriel en Espagne ».  Mais la crise peut être aussi l’occasion d’un nécessaire examen de conscience: « beaucoup de commerces doivent se réinventer, se moderniser » avec notamment des horaires mieux adaptés, estime-t-elle.  Il faut « une restructuration du commerce de détail », renchérit José Luis Nueno, professeur de direction commerciale à l’IESE Business School, qui estime que, « pendant les années de boom, on a ouvert trop de boutiques »: « l’Espagne est le pays avec le plus de magasins en Europe! »  Selon lui, le commerce pourrait légèrement repartir en 2014. Mais, prévient-il, « nous ne retrouverons pas le niveau de consommation que nous avons connu » avant la crise.

 

Les bateaux d’Eurotunnel bloqués

Les bateaux d’Eurotunnel bloqués

 

L’Autorité britannique de la concurrence redoute un abus de position dominante et une envolée des tarifs des liaisons transmanche. Eurotunnel conteste une mesure jugée « disproportionnée » et « en contradiction » avec la décision de l’Autorité française de la concurrence.  Pomme de discorde : les trois bateaux rachetés à l’ex-SeaFrance par Eurotunnel ; la nouvelle entité, baptisée MyFerryLink, emploie 460 personnes et effectue des liaisons transmanche avec le port de Douvres.  Mais, selon l’Autorité britannique de la concurrence, Eurotunnel voulait éviter que les bateaux ne tombent dans la flotte des compagnies DFDS et LD. Lesquelles auraient alors pu faire chuter les prix des liaisons Calais-Douvres. Mais en ajoutant les liaisons maritimes aux 40 % de parts de marché que représente le tunnel, Eurotunnel pourrait se placer en situation d’abus de position dominante, estime la Commission de la concurrence britannique. Qui a donc décidé d’interdire l’exploitation des ferries : les Britanniques craignent en effet qu’Eurotunnel n’en profite pour faire flamber les prix des liaisons transmanche, au détriment des consommateurs. Dans le détail, Eurotunnel est interdit de service maritime au port de Douvres pendant deux ans avec n’importe quel bateau, et pendant dix ans avec les gros ferries « Berlioz » et « Rodin ». Eurotunnel juge cette décision « incompréhensible et gravement disproportionnée ». Et « en contradiction » avec la décision de l’Autorité de la concurrence française qui n’avait pas vu de problèmes concurrentiels dans le rachat des bateaux par Eurotunnel — la seule réserve concernait le fret. La compagnie a décidé de faire appel, estimant que l’interdiction britannique « ne repose sur aucun fait concret » mais sur des « hypothèses

 

Grèce : Bruxelles refuse les critiques du FMI

Grèce : Bruxelles refuse les critiques du FMI

 

26.8% de chômeurs et ce n’est as un échec, en substance la position de Bruxelles ! La zizanie règne entre les créanciers publics de la Grèce. Ce jeudi 6 juin, Bruxelles affiche « ,son désaccord fondamental » avec les conclusions du Fonds monétaire international (FMI). C’est ce qu’a déclaré, Simon O’Connor, porte-parole de la Commission européenne.
 Dans son rapport évalant les résultats du premier plan d’aide à la Grèce, en 2010, le FMI a reconnu, mercredi 5 juin, des « échecs notables ».  Il questionne le rôle joué par la troïka, c’est à dire l’Union européenne, la Banque centrale européenne et lui-même, considérant que la restructuration de la dette dont le pays a été l’objet, en 2012, aurait du survenir dès 2010.  C’est sur ce dernier point que le FMI et la Commission européenne s’opposent. Simon O’Connor, indique notamment qu’une telle solution aurait, en 2010, déstabiliser l’ensemble de la zone euro. Le rapport du FMI « ne tient pas compte de l’interconnexion entre les pays de la zone euro », a-t-il dit, rappelant que la crise grecque constituait une « situation difficile et sans précédent ».  La troïka, qui regroupe la Commission, le FMI et la Banque centrale européenne, « n’existait pas il y a trois ans  » et « a été mise sur pied à partir de rien », a-t-il rappelé. « Nous avons des traditions et des approches différentes, mais nous avons toujours réussi à aboutir à des solutions solides », a-t-il insisté. Le FMI avait également tablé sur des prévisions de croissance trop optimistes, estimant que le PIB grec serait positif dès 2012, alors que le pays s’est enfoncé dans la récession en 2013. La Commission va elle-même publier un rapport sur le travail avec ses partenaires au sein de la troïka, a indiqué Simon O’Connor, sans préciser sa date de publication.

 

Affaire Tapie : les ordres venaient de l’Elysée

 

Affaire  Tapie : les  ordres  venaient de  l’Elysée

 

L’ordre de régler le litige entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais par un arbitrage est venu de l’Elysée, déclare l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, Stéphane Richard, dans Le Canard enchaîné à paraître mercredi. L’ancienne ministre de l’Economie, devenue directrice générale du Fonds monétaire international, a été placée sous le statut de témoin assisté dans cette affaire et l’un des trois juges du tribunal arbitral a été mis en examen du chef d’escroquerie en bande organisée. Plusieurs personnalités, dont l’ancien P-DG du Crédit Lyonnais Jean Peyrelevade, ont estimé que la ministre de l’Economie avait agi sur ordre de la présidence de la République. Mais Stéphane Richard, aujourd’hui P-DG de France Télécom, est plus direct dans Le Canard enchaîné. « En juillet 2007, Jean-François Rocchi, président du CDR (Consortium de réalisation chargé de gérer le passif du Lyonnais-NDLR), et moi avons été convoqués par Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée. Il nous a donné pour instruction de recourir à un arbitrage. Le choix de l’exécutif était parfaitement clair », dit-il. Stéphane Richard a fait part de son intention d’informer la justice de cette instruction lors de sa convocation le 10 juin, ajoute l’hebdomadaire. Joint par Reuters, Claude Guéant n’a pas souhaité s’exprimer au sujet de cet article.  En juillet 2008, les trois juges du tribunal arbitral ont condamné le CDR à verser à Bernard Tapie 285 millions d’euros d’indemnités, dont 45 millions à titre de préjudice moral (403 millions d’euros avec les intérêts).

 

Limiter les bonus des banquiers

Limiter les bonus des banquiers

 

Un peu sous  la pression de l’opinion publique, l’ Autorité bancaire européenne (ABE) a présenté mardi un projet d’encadrement des bonus des banquiers dont le salaire dépasse 500.000 euros, en précisant les conditions destinées à éviter que cet obstacle soit trop facilement contourné. L’ABE explique que l’objectif de ce projet, soumis à consultation jusqu’au 21 août, est de proposer un cadre uniforme aux régulateurs nationaux, chargés ensuite de déterminer qui sera concerné par les limitations. La législation que les autorités européennes souhaitent voir être mise en place devrait concerner les bonus versés à partir de 2014. L’Union européenne applique d’ores et déjà une législation extrêmement sévère et le cadre qu’elle entend mettre en place sera le plus restrictif du monde. Selon des juristes, les critères de l’ABE devraient concerner davantage de banquiers que le cadre actuel, limité aux versements différés de bonus étalés sur plusieurs années. « Cela aura un effet disproportionné sur Londres par rapport aux autres centres financiers, où il y a moins de personnes qui ont des salaires de ce niveau, et cela handicapera davantage encore la capacité de Londres à être compétitive à l’échelle mondiale », souligne ainsi Stefan Martin, spécialiste du droit du travail chez Allen & Overy.

L’ABE a fixé une série de trois conditions prévoyant un encadrement des bonus si un salarié répond à au moins l’une d’entre elles:

* 1. Si l’employé est un cadre dirigeant ou si ses fonctions lui permettent d’engager le risque de crédit de la banque au-delà d’un seuil à déterminer correspondant à un certain pourcentage du ratio de fonds propres.

* 2. Si l’un des quatre critères suivants est respecté:

- la rémunération annuelle du salarié est supérieure à 500.000 euros;

- le salarié fait partie des 0,3% d’employés les mieux payés de la banque;

- son salaire est supérieur ou égal à la rémunération la plus basse des dirigeants ou des employés dont les fonctions justifient qu’ils prennent des risques;

- la part variable de sa rémunération est supérieure à 75.000 euros et 75% de la part fixe.

Un salarié pourra également être concerné s’il remplit des critères fixés par la banque elle même.

 

Patrimoine : les parlementaires ne veulent pas qu’on le rende public ! Curieux, non ?

Patrimoine : les parlementaires ne veulent  pas qu’on le rende public ! Curieux, non ?

 Ce déballage  affolée les parlementaires qui doivent voter une loi sur la transparence. L’hostilité des socialistes a failli tout faire capoter, mais les opposants à la transparence absolue ont un porte-parole de choc : Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, un accord est sur le point de voir le jour et des casques bleus sont à la manœuvre. Le président du groupe PS au Sénat en fait partie, d’après François Rebsamen, il suffit de respecter trois conditions pour que les parlementaires acceptent de jouer la transparence : « Les parlementaires ne veulent pas être stigmatisés à cause de l’affaire Cahuzac. Ils ne souhaitent pas que l’on se livre à une forme d’exhibitionnisme avec des publications détaillées des patrimoines qui seront souvent, aussi, le patrimoine de leur conjoint. Ils souhaitent que la présentation soit faite de manière globale et par une haute autorité qui en assurerait la publication ou les conditions d’accès à la publication. A partir du moment où ces conditions seront remplies tout le monde reviendra à la position du président de la République. » Voilà donc les conditions posés par les parlementaires socialistes pour commencer à discuter de transparence :

  • pas de publication détaillée des patrimoines
  • pas de publication du patrimoine des conjoints
  • un accès limité à la publication

Pour en arriver là, François Hollande a du envoyer quelques messages réconfortants à ses troupes : « Je pense que c’est un processus irréversible la transparence. Il ne s’agit pas de faire de l’exhibition, de montrer du doigt, mais je suis conscient que les parlementaires veulent avoir une protection de leur vie privée, un certain nombre de garanties et ce sera le débat parlementaire qui permettra de trouver les bonnes dispositions. Je suis pour la  transparence des déclarations d’intérêt et dans certaines conditions des déclarations de patrimoine.« . Des principes réaffirmés avec les précautions qu’il fallait pour amadouer les parlementaires. François Hollande a même fait de la calinothérapie, il est allé voir les parlementaires après sa conférence de presse, poignées de main, discussion. Il fallait bien ça pour débloquer la situation analyse le porte parole du groupe socialiste à l’Assemblée, Thierry Mandon : « D’abord il y a la fermeté et la volonté du président. Ensuite, il y a l’amélioration des relations de travail entre le groupe parlementaire et le gouvernement. Il y a la prise en compte, beaucoup plus nette maintenant, de l’état de la législation en Europe sur ces questions. Il n’y a aucune raison que la France soit moins transparente que les autres pays. » Le projet de loi sur la transparence des patrimoines sera examiné en commission début juin. Le rapporteur du texte estime qu’il faudra durcir le projet de loi les incompatibilités professionnelles : être député ou sénateur et en même temps avocat ou bien avoir des activités de conseils sera bientôt interdit.

 

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