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Vivendi: les dirigeants en partance se servent dans la caisse, en toute justice sociale évidemment !

Vivendi: les dirigeants en partance se servent dans la caisse, en toute justice sociale évidemment !

 A tout seigneur, tout honneur: un parachute doré vient d’être mis en place au profit du directeur financier Philippe Capron, qui n’en bénéficiait pas jusqu’à présent. Il sera octroyé en cas de « départ contraint, à l’initiative de Vivendi », et ne sera pas versé « en cas de démission, de faute grave ou de départ à la retraite ».  Le montant précis de ce golden parachute n’a pas été rendu public, et Vivendi, interrogé, refuse de le communiquer. Seul a été publié une formule de calcul: ce parachute s’élèvera à un an et demi de salaire, en incluant salaire fixe et bonus variable cible. Si le salaire fixe est connu (405.000 euros par an), en revanche le bonus cible n’a pas été publié, et Vivendi refuse de le communiquer. On peut juste supposer, en examinant les bonus effectivement touchés ces dernières années, que le bonus cible doit être légèrement supérieur à un an de salaire fixe. Ce qui ferait donc un golden parachute d’un peu plus de 1,2 million d’euros.  Mais ce parachute, adopté par le conseil de surveillance le 22 février, a apparemment suscité des critiques. Le 17 avril, Vivendi a donc décidé de le modifier « après différents échanges avec certains actionnaires« . Finalement, il a été décidé de le soumettre à des conditions performance. En pratique, si certains objectifs financiers ne sont pas atteints, alors le parachute sera plafonné à deux ans de salaire effectifs, voire pas versé du tout.  Toutefois, ce parachute n’est qu’une aumône en comparaison de ceux mis en place pour les dirigeants d’Activision Blizzard, dont Vivendi détient 61,5%. En effet, il a été décidé d’accorder un bonus en cash compris entre 30 et 45 millions de dollars au PDG Bobby Kotick en cas de « changement de contrôle » de l’éditeur de jeux vidéo, ou si le PDG est remercié dans les six mois précédant un changement de contrôle. Cette disposition, valable entre janvier 2013 et mi-2016, a été introduite dans le nouveau contrat de travail de Bobby Kotick, et ne figurait pas dans le précédent. En outre, en cas de changement de contrôle, le PDG pourra aussi exercer par anticipation ses différentes stock options, ce qui lui rapportera 37,5 millions de dollars supplémentaires. Soit au total la somme colossale de 67,5 à 82,5 millions de dollars… Enfin, Bobby Kotick bénéficiera aussi d’un parachute s’il quitte la société, mais cette disposition existait déjà dans son contrat précédent.   Pareillement, un bonus en cash similaire, compris entre 15 et 22,5 millions de dollars, a aussi été mis en place dans le nouveau contrat du vice-président Brian Kelly.  A noter que le nouveau contrat de Bobby Kotick a été signé le 15 mars 2012, et celui de Brian Kelly le 30 juin 2012. Soit juste au moment où Vivendi essayait -en vain- de vendre Activision Blizzard, et où donc un « changement de contrôle » de l’éditeur de jeux vidéo paraissait proche. Une vente d’Activision qui a récemment été remise sur le tapis… « En accordant ces mégas bonus, Vivendi voulait sans doute que les dirigeants d’Activision Blizzard soient financièrement incités à trouver un acquéreur« , suppose un analyste financier. Cette analyse est corroborée par l’appellation donnée à ces bonus dans les contrays: « change of control success bonus« , c’est-à-dire « bonus versé en cas de changement de contrôle réussi ».  Ces parachutes seront examinés par l’assemblée générale d’Activision Blizzard qui se tient le 6 juin. Quant au parachute de Philippe Capron, il a déjà été approuvé mardi 30 avril à 87% par l’assemblée générale de Vivendi. Aucun petit porteur ne s’en est ému.  En revanche, Louis Bulidon, un habitué des assemblées générales, s’est plaint mardi du golden parachute de 3,9 millions d’euros versé à l’ancien président du directoire, Jean-Bernard Levy, parti mi-2012. « Jean-Bernard Levy doit restituer cette indemnité, d’autant plus qu’il n’est pas chômeur, il est président de Thalès! Car cette indemnité ne lui est pas dûe en cas de départ volontaire. Si vous lui avez payé cela, c’est que vous l’avez mis dehors, c’est qu’il a commis des erreurs, comme de racheter SFR au plus haut« , a-t-il déclaré sous les applaudissements des petits porteurs.  Louis Bulidon se référait aux conditions figurant dans le document de référence de Vivendi, qui indique en effet que Jean-Bernard Levy avait droit à son parachute « lors de la cessation de ses fonctions, sauf faute grave« , et sauf « s’il quitte la société de sa propre initiative ».  L’idée que Jean-Bernard Levy a claqué la porte a été accréditée par le président du conseil de surveillance Jean-René Fourtou lui-même, qui a déclaré mardi dans son discours introductif: « des divergences importantes sont apparues avec Jean-Bernard Lévy, qui ont conduit à son départ. Ce départ n’était pas anticipé. Il a été soudain et immédiat« . Toutefois, après l’interpellation de Louis Bulidon, Jean-René Fourtou a tenu un discours un peu différent: « j’ai personnellement soutenu le fait qu’on verse à Jean-Bernards Levy l’indemnité contractuelle qui était dans son contrat. On a quand même analysé par précaution quelles étaient les possibilités de contester cette indemnité. Or il n’y a pas eu le moindre doute: tous les avis juridiques nous ont dit qu’il n’y avait aucun moyen de contester cette indemnité de toutes façons. Mais ce n’est pas ce qui nous a conduit à lui verser finalement cette indemnité, c’est en considération du redressement spectaculaire réalisé depuis 2002« .




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