Archive pour le Tag '«L’épargne'

Pas de taxe de l’épargne….C’est déjà fait

Pas de taxe de l’épargne….C’est déjà fait

 

 

Le ministre de l’économie a déclaré qu’il ne voulait pas taxer l’épargne. En fait , c’est déjà fait puisque le livret A par exemple ne rapporte que 0.5% quand l’inflation officielle est de 1%  % (en réalité entre 2 et 3% car l’indice des prix de l’INSEE est devenu complètement obsolète depuis la crise sanitaire).

Parmi les pistes évoquées pour inciter les Français à libérer leur épargne, le ministre de l’Economie a préconisé une fiscalité nulle pour les donations de « quelques milliers d’euros » afin de « permettre à des grands-parents de soutenir leurs petits-enfants ».

« Donner quelques milliers d’euros à son petit-fils ou sa petite-fille, pour moi ce n’est pas une politique pour les riches, c’est une politique de justice pour les classes moyennes, pour la solidarité entre générations », a déclaré Bruno Le Maire.

« Ce sera un plafond réduit », a-t-il ajouté. « Zéro taxe, zéro impôt pour quelques milliers d’euros, pas plus. Il ne s’agit pas de faire sauter les plafonds, de faire une politique qui bénéficierait uniquement aux catégories les plus aisées de la population française. »

La mesure sera arbitrée dans les jours qui viennent, a-t-il précisé.

Un nouveau concept macronien : l’épargne de conviction !

 

 

 

 

À défaut de vraies réformes le gouvernement aura au moins réussi à faire progresser l’ingénierie SEMANTIQUE. Par exemple en matière d’épargne l’ancienne socialiste Grégoire , SOUS MINISTRE, suggère de développer l’épargne de conviction ! Des explications assez convenues et pour le moins alambiquéés. Bref un discours pseudo techno pour masquer surtout l’immobilisme alors qu’il suffirait de créer un plan d’épargne bien rémunéré destiné au financement des entreprises notamment engagées dans la RSE. Bref quand une ancienne socialiste se noie dans la gestion bureaucratique.

 

L’épargne des Français a considérablement augmenté depuis un an. Plutôt que de taxer ce bas de laine, comme certains le suggèrent, vous souhaitez flécher cet argent…

A cette heure, nous sommes encore au stade de la réflexion. J’ai fait passer l’an dernier un amendement dans le cadre de la loi de finances permettant des donations, dans le cadre familial, exonérées jusqu’à 100.000 €, en vue de financer la création ou le développement de l’entreprise, la construction ou des travaux de rénovation énergétique de la résidence principale d’un descendant, et ce jusqu’au 30 juin 2021. Au-delà de ce mécanisme, nous avons la volonté d’encourager l’investissement productif. Nous réfléchissons aussi à mobiliser ces sommes au bénéfice des jeunes générations.

Avez-vous aussi des projets pour orienter cette épargne vers le financement de la transition énergétique ?

J’y suis bien sûr sensible, en tant qu’ancienne présidente de la commission spéciale de la loi Pacte. Je considère cette loi, adoptée en mai 2019, comme une étape, et non un aboutissement. Cette loi crée toutes les conditions pour l’orientation de l’épargne au service de l’ISR (investissement socialement responsable), des actifs verts et durables (par exemple sous label Greenfin) et de la finance solidaire (sous label Finansol). Ainsi, depuis le 1er janvier 2020, tout contrat d’assurance-vie doit proposer dans sa gamme au moins une unité de compte servant l’une de ces destinations. Il en faudra trois à partir de janvier 2022. Cela entraîne une mutation profonde au sein des banques, des assureurs et des gestionnaires d’actifs.

Avant même l’adoption de la loi Pacte, entre 2018 et 2019, la masse investie dans les fonds ISR avait été multipliée par cinq, passant de 5,4 à 25 milliards d’euros. Dans le même temps, les encours des fonds sous label Greenfin avaient doublé et ceux de Finansol avaient triplé. Nous sommes dans un moment de mutation extrêmement profonde et nous avons d’ailleurs une vraie avance en France. Du côté des investisseurs comme du côté des épargnants, le temps de l’épargne de conviction est arrivé : après avoir constitué une épargne de précaution, les Français souhaitent mobiliser leur épargne au service de leurs convictions, qu’il s’agisse de financer l’économie responsable, la transition écologique ou des projets à impact social.

L’abondance des labels « verts » n’est-elle pas source de confusion pour les épargnants ?

Quand des tendances deviennent structurelles et massives, il est normal qu’il y ait du foisonnement. Je parlerais, du reste, plutôt d’émulation et de créativité. Aujourd’hui, dans cette jungle, certains labels sont autodéclaratifs, d’autres très sectoriels, d’autres encore très engageants. Durant la loi Pacte, une mission sur les labels RSE avait été confiée à la députée LREM Coralie Dubost, s’agissant de l’ensemble des entreprises. Concernant les établissements financiers, le débat est concentré sur trois labels dominants, que j’ai déjà évoqués : ISR, Greenfin, Finansol.

Mais nous voulons aller plus loin. L’Inspection générale des finances a présenté un rapport sur le label ISR qui doit nourrir nos réflexions. Nous pourrions lui apporter encore plus de robustesse, faire en sorte qu’il soit plus éclairant sur le volet transition, pour valoriser la dynamique. Notons aussi que 10 % de l’épargne réglementée gérée par les banques (c’est-à-dire la part non centralisée à la Caisse des dépôts), soit 18 milliards d’euros, sont consacrés à la transition. Nous travaillons avec la Caisse des dépôts pour améliorer l’analyse et le reporting de cette épargne réglementée. C’est un gros chantier, indispensable pour s’assurer que cet argent est bien employé.

Au niveau européen aussi, d’importants changements arrivent, avec la révision de la directive sur l’information non financière (NFRD).

L’Europe entre en action pour bâtir son standard extrafinancier à la suite des travaux réalisés sur la taxonomie européenne verte [qui permet de classer les activités économiques en fonction de leur impact environnemental]. La révision de la directive NFRD est attendue pour fin avril 2021. Il s’agit d’enclencher la création d’une norme européenne de reconnaissance de la performance extrafinancière des entreprises, et nous comptons faire progresser les travaux sur cette directive durant la présidence française de l’Union européenne, à partir du 1er janvier 2022.

L’enjeu est que les entreprises européennes de plus de 250 salariés, d’ici fin 2023-début 2024, communiquent des indicateurs convergents, mais aussi certains indicateurs sectoriels. La directive devrait également prévoir que ces données ESG soient en accès libre et gratuit, pour permettre leur réutilisation par les parties prenantes (presse, ONG, scientifiques…). Il ne faut pas non plus oublier la dimension dynamique, la mesure du chemin parcouru. La publication d’indicateurs ESG ne crée pas ipso facto de mesure de l’impact. Il est indispensable que cette directive s’articule avec la taxonomie et les standards internationaux pour qu’il n’y ait pas de redondance ni de complexité pour les entreprises. Il faut mettre en place une autorité de la norme européenne, qui pourrait être l’Efrag [Groupe consultatif pour l’information financière en Europe]. Celui-ci a, d’ailleurs, rendu un rapport de mission préparatoire sur un référentiel commun d’information extrafinancière. Un autre enjeu est la création d’une autorité indépendante de contrôle.

L’Europe fait-elle le poids face aux Etats-Unis pour imposer ses propres normes ?

Je me bats pour que l’Europe y parvienne. La question est de savoir si l’Europe sera capable de bâtir sa norme pour promouvoir un modèle européen des critères ESG, et ne pas dépendre du modèle américain. Aujourd’hui, le continent de l’ESG, c’est l’Europe ! Selon Morningstar, 82 % des encours de fonds ESG sont européens. C’est l’Europe qui a créé les obligations vertes, c’est la France qui a été le premier Etat à en émettre, et nous lançons d’ailleurs une nouvelle émission d’obligations vertes. Il ne serait pas compréhensible de commettre la même erreur qu’il y a vingt ans avec les normes comptables IFRS, et la délégation de facto aux Etats-Unis et à des acteurs privés de la régulation de ces enjeux. Le risque serait alors que des entreprises européennes soient mal notées, par exemple parce qu’elles ne pratiquent pas l’extraction de gaz de schiste ou parce qu’elles ne fournissent pas de données relatives à la diversité ethnique.

L’examen de la loi climat et résilience, issue des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, a débuté à l’Assemblée nationale. Comment accompagner les entreprises pour qu’elles suivent ce mouvement ?

Parmi les entreprises qui sont tenues de faire un bilan de leurs émissions de gaz à effet de serre (BEGES) aujourd’hui, seulement 30 % les dressent de façon satisfaisante. Notre objectif est que davantage d’entreprises réalisent ce bilan, mais surtout qu’elles le fassent bien. Cela suppose un investissement en matière de ressources. Les BEGES sont un outil stratégique de la transition, et il est indispensable d’emmener le plus d’entreprises possible, mais cette transition est exigeante, et il faut toute une dynamique d’accompagnement. Les articles 16, 17 et 18 de la loi climat et résilience, notamment, visent à mieux accompagner les entreprises face à ces enjeux. Il faut de la formation, il faut permettre aux petites entreprises d’embaucher pour cela. Le dispositif VTE (volontariat territorial en entreprises) vert apporte une aide jusqu’à 8.000 € pour l’embauche d’une personne chargée de ces sujets. Les opérateurs de compétences (Opco), soit plus de 2.000 personnes sur le territoire, pourront aussi apporter leur soutien pour accompagner les DRH des petites et moyennes entreprises.

Beaucoup d’entreprises, et notamment de PME, s’orientent sur la voie de la RSE de façon sincère. Elles ont déjà fait évoluer leur processus de production, d’achat, ont rendu paritaire leur comité de direction… Enfin, nous allons obliger l’ensemble des marchés publics, soit 100 milliards d’euros de commande publique annuels, à intégrer au moins un critère environnemental dans l’attribution et l’exécution des contrats, à l’horizon de cinq ans, c’est-à-dire plus vite que ce que demandait la Convention des citoyens. Les enjeux s’alignent, et l’ESG est sur le chemin pour devenir un élément puissant de compétitivité, mais aussi d’attractivité vis-à-vis des jeunes actifs sur le marché du travail et des consommateurs.

Utiliser l’épargne pour la réindustrialisation

Utiliser l’épargne pour la réindustrialisation

Un groupe de sénateurs les indépendants proposent d’utiliser l’épargne pour industrialiser la France. ( Tribune dans l’opinion ) ( mais les modalités manquent cruellement de précisions  -NDLR)

 

 

Tribune

La crise sanitaire a mis fin à la croyance naïve en une « France sans usines » taillée pour la mondialisation. Lorsque le monde entier s’est mis à l’arrêt pour lutter contre la pandémie, notre pays a soudainement pris conscience de sa très forte dépendance vis-à-vis de l’étranger. Pour certains, c’était une révélation, pour d’autres une piqûre de rappel : la souveraineté d’une nation dépend aussi de son appareil productif.

Finies les lubies d’un monde post-industriel ! La crise nous a brutalement confrontés à la réalité : notre société est devenue, pour reprendre le mot de Pierre Veltz, « hyper-industrielle ». Les transitions, notamment écologique, loin de condamner l’industrie, la replacent au contraire au cœur de nos modèles de développement. En délaissant ce secteur, dont la part dans notre PIB a, depuis 1980, chuté de 10 points, la France pensait faire un grand bond en avant dans la modernité. C’est l’inverse que l’on constate aujourd’hui : la France s’est désindustrialisée, contrairement à l’Allemagne et l’Italie. Elle a accumulé un retard inquiétant, en ratant des virages technologiques et en négligeant ses domaines d’excellence.

Car entre-temps, les chaînes de valeur ont évolué et se sont globalisées. Les innovations qui compteront demain se préparent dès aujourd’hui. Elles exigent, dans les territoires, des collaborations renforcées entre acteurs scientifiques, entreprises, investisseurs privés et décideurs publics. Surtout, cette nouvelle donne nous impose de réindustrialiser le pays en commençant par les industries d’avenir, grâce au financement de projets d’infrastructures régionaux qui eux-mêmes bénéficieront aux écosystèmes locaux.

La dynamique lancée par les divers dispositifs gouvernementaux doit désormais être renforcée, amplifiée et relayée, dans un contexte conjoncturel profondément marqué par la pandémie. Et pour cause : alors que les besoins en capitaux n’ont jamais été aussi cruciaux, nos finances publiques n’ont jamais été aussi dégradées. Les mesures d’urgence heureusement prises pour sauvegarder l’économie pèseront encore longtemps sur les comptes de l’Etat, obérant ainsi nos capacités d’investissements publics, tandis que s’est constituée une importante épargne privée.

Effet de levier. Il s’agit désormais de convertir une part de cette sur-épargne en investissements structurants, productifs et orientés vers la transition des territoires. L’année 2020 vient d’enregistrer un record : les ménages ont épargné près de 200 milliards d’euros, près du double du montant accumulé usuellement, selon la Banque de France. Au total, ce sont quelque 100 milliards d’euros supplémentaires sur les livrets A et autres produits d’épargne – soit le montant total de notre plan de relance. Ces potentialités considérables doivent être en partie exploitées en vue de la sortie de crise. Comment mobiliser cette sur-épargne pour accélérer la relance et la reconstruction ?

Maximiser l’impact des 100 milliards engagés via « France relance » implique que chaque euro public fasse effet de levier sur cette sur-épargne, afin de préparer la France et ses infrastructures aux défis de demain. Il s’agirait d’hybrider cette sur-épargne avec les fonds publics nationaux et européens pour investir par l’intermédiaire de « fonds souverains régionaux ». Pour ce faire, il conviendrait de faire confiance aux élus locaux pour réaliser les investissements les plus adaptés à la réalité de leur territoire ; d’accélérer la transition écologique en mobilisant des fonds importants dans un contexte de forte dégradation des finances publiques ; de dynamiser le tissu économique local, notamment industriel, et d’assurer la montée en gamme des compétences et savoir-faire, en permettant à des TPE, des PME et ETI des territoires de participer à la réalisation de ces projets d’investissement.

«Le principe de subsidiarité doit jouer à plein pour optimiser les chances de réanimation et de développement de notre industrie. Les fonds souverains régionaux seraient ainsi garants que l’épargne est bien dirigée vers les écosystèmes des territoires, et pas exclusivement vers les grands groupes»

Ces fonds pourraient ainsi financer par la dette des projets locaux d’investissement dans les infrastructures, que ce soit dans la production, le stockage de l’énergie, la régulation du réseau électrique ou le développement de l’hydrogène (flottes de bus et/ou de camions, stations-service adaptées et autres solutions de transport hydrogène).

Elan national, déclinaisons territoriales. Ainsi parviendrait-on à mobiliser tous les échelons de la gouvernance, des collectivités locales à l’Union européenne en passant par l’Etat. Mais, pour être efficace, la réponse apportée doit s’ancrer dans les territoires. En effet, il n’est plus soutenable d’administrer, depuis « le haut » des solutions calibrées à Paris, de façon uniforme au sein de territoires aux besoins et ressources si divers.

Les réponses à la crise doivent, au contraire, être différenciées et élaborées à l’échelon local avec un double soutien, public et privé, pour être réellement efficaces. C’est le principe de subsidiarité qui doit ici jouer à plein pour optimiser les chances de réanimation et de développement de notre industrie. Les « fonds souverains régionaux » seraient ainsi garants que l’épargne est bien dirigée localement vers les écosystèmes des territoires, et pas exclusivement vers les grands groupes.

Mutation verte. Ce dispositif permettrait aux Français d’être acteurs de la relance envisagée comme un véritable effort de reconstruction de « la France d’après », et de contribuer à financer la mutation verte des territoires. Les citoyens contributeurs pourraient mesurer les effets concrets de leur apport personnel à la relance de l’économie. Surtout, cette dynamique ferait des Français des acteurs de la relocalisation des chaînes de valeur. La mondialisation redeviendrait ainsi ce qu’elle est déjà aux Etats-Unis, en Allemagne, en Chine : une réalité locale.

C’est la meilleure façon d’ouvrir nos territoires à la mondialisation : toutes les collectivités doivent y prendre leur part si nous souhaitons éviter le décrochage de la France, à commencer par les régions, qui disposent de la compétence économique. Alors que la campagne pour les élections régionales peine à décoller, tant les préoccupations sanitaires saturent l’espace médiatique, il est urgent d’ouvrir de nouveaux horizons de projection politique. Ces « fonds souverains régionaux » permettraient d’articuler participation citoyenne, développement industriel et transition écologique.

Claude Malhuret est président du groupe Les Indépendants-République et Territoires du Sénat. Vanina Paoli-Gagin est sénatrice de l’Aube, membre de la commission des finances. Elle vient de déposer une proposition de loi pour créer des fonds souverains régionaux, et des livrets de développement des territoires destinés à les financer. Emmanuel Capus, Daniel Chasseing, Jean-Pierre Decool, Joël Guerriau, Jean-Louis Lagourgue, Alain Marc, Pierre Médevielle, Colette Mélot, Franck Menonvielle et Dany Wattebled sont membres du groupe Les Indépendants.

L’épargne bientôt taxée ?

L’épargne bientôt taxée ?

 

L’épargne fait de nombreux envieux. Un surplus d’épargne de l’ordre  de 200 milliards qui serait lié à la crise sanitaire mais peut-être autant à des motifs structurels antérieurs au Coronavirus. Il y a d’abord les financiers qui considèrent que cette épargne est encore bien trop rémunérée alors que le rendement est déjà insignifiant si on prend en compte l’inflation réelle l’inflation est  actuellement sur un rythme annuel de 0,6 %.)

 

Les banques en particulier considèrent que cette épargne coûte cher à gérer et demande avec la Banque de France une réduction du taux de rémunération.

 

Le monde économique et  certain de ces lobbys militent  pour que cette épargne jugée et stérile soit orientée vers des investissements productifs avec des mesures d’incitation plus ou moins punitives

.

 Et comme d’habitude il y a les fiscalistes, notamment à gauche n’est pas seulement , qui proposent tout simplement de taxer non seulement l’épargne qui figure sur les comptes spécifiques mais aussi les comptes courants. Notons évidemment que la quasi-totalité des sommes qui figurent sur les comptes d’épargne n’appartient pas aux milliardaires mais aux couches moyennes  et que cette épargne a déjà fait l’objet d’un prélèvement fiscal.

 

Cette proposition vise sans doute à conforter encore la première place mondiale de la France en matière de prélèvements obligatoires .

 

L’épargne en hausse mais pour les plus aisés

 L’épargne en hausse mais pour les plus aisés

L’épargne atteint des sommets en France. Il faut cependant relativiser car il n’y a qu’environ la moitié de la population qui est en capacité de mettre de l’argent de côté. Par ailleurs, la hausse et surtout le fait des 10 % d’épargnants les plus riches.

Ceux  qui ont les moyens manifestent toujours des réticences à s’engager dans des dépenses supplémentaires notamment d’investissement et cela crée un climat de méfiance qui porte préjudice à la croissance. Selon une note éclairante du conseil d’analyse économique (CAE) rendue publique ce lundi 12 octobre, même si la consommation a redémarré depuis le déconfinement, le retour d’une seconde vague menace clairement la reprise de l’économie.

« La consommation a bien rebondi pendant l’été mais elle est sur une ligne de crête depuis la rentrée. Les revenus des ménages les plus modestes ont été les plus affectés par la crise. L’urgence est de renforcer l’arsenal à l’égard des plus modestes » a expliqué l’économiste et enseignant à la London School of Economics (LSE) Camille Landais ce matin lors d’un point presse. Alors que les discussions sur le projet de loi de finances 2021 débutent ce lundi à l’Assemblée nationale, beaucoup d’associations et d’organisations ont tiré récemment la sonnette d’alarme sur la situation des plus modestes et des plus précaires.

«L’épargne immobilière au service sa transition écologique et sociale ? – ( Frédéric Bôl*)

 «L’épargne immobilière au service  sa transition écologique et sociale ? – ( Frédéric Bôl*)

Frédéric Bôl , président de l’ASpim milite pour le développement des placements dans  durable ; si la dimension durable paraît indiscutable l’aspect social semble beaucoup moins visible. (Chronique dans l’opinion)

 

«  Ces dernières années, un mouvement de fond en faveur d’investissements responsables et vertueux s’est imposé au secteur de la gestion d’actifs face à la demande croissante des épargnants. Cette demande s’inscrit dans le cadre d’une prise de conscience générale sur la nécessité pour le monde économique de prendre en compte son impact sur le climat et la société pour répondre aux grands défis du XXIe siècle. Il y a fort à parier que la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19 contribue à renforcer cette aspiration des Français à donner du sens à leur épargne.

Pour répondre à cette demande, de nombreuses sociétés de gestion de portefeuille se sont engagées dans une démarche de transparence extra-financière et de prise en compte grandissante des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leur politique d’investissement. Pour accroître la visibilité des produits d’investissement socialement responsable (ISR), les pouvoirs publics ont mis en place en 2016 un label ISR pour les valeurs mobilières. Les fonds contribuant à financer les entreprises dont l’activité bénéficie à la société par leur impact social et environnemental sont ainsi récompensés. Ce label offre un engagement aux épargnants que leur capital sera alloué de façon à concilier performance économique et développement durable.

Ce sont des chiffres connus, le secteur du bâtiment est le plus gros consommateur d’énergie en France et produit plus du quart des émissions de gaz à effet de serre. Cela fait de nombreuses années que les acteurs multiplient les initiatives pour améliorer leur impact social et environnemental. L’absence de label ISR adapté aux fonds immobiliers a pu être à ce titre perçue comme une lacune par les acteurs les plus engagés comme par les épargnants qui souhaitent bénéficier des avantages des produits d’épargne en immobilier tout en s’assurant de financer des actifs vertueux.

C’est fort de ce constat que les professionnels de l’investissement immobilier se sont réunis pour élaborer un projet de référentiel permettant d’étendre le champ du label ISR aux fonds qui investissent dans la classe d’actifs préférée des Français. Après plus de trois années de travail et d’échanges avec les autorités publiques, il voit enfin le jour. C’est une avancée considérable qui incitera, je l’espère, les gestionnaires à redoubler d’efforts pour relever le défi climatique et les évolutions sociétales au cœur desquelles se trouve plus que jamais aujourd’hui le bâtiment. A côté de la recherche de rendement, elle contribuera également à sensibiliser les épargnants sur la possibilité qui leur est offerte d’arbitrer leurs placements en pierre-papier selon des critères sociaux et environnementaux. »

*Frédéric Bôl, Président de l’ASPIM, association française des sociétés de placement immobilier

L’Association française des Sociétés de Placement Immobilier (ASPIM) promeut, représente et défend




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol