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Crise sanitaire: Pour une priorité à l’enfant

Crise sanitaire: Pour une priorité à l’enfant

 

Les cinq organisations représentatives nationales des infirmières puéricultrices, soutenues par la Société française de pédiatrie, réclament, dans une tribune au « Monde », des mesures d’urgence du président de la République, face au mépris du gouvernement en pleine crise sanitaire, et dénoncent une opportunité gâchée pour la santé de l’enfant.

 

Tribune.

L’épidémie de bronchiolite est cette année en France précoce et intense. Cette pathologie, qui entraîne une détresse respiratoire aiguë en particulier chez les plus petits (moins de 6 mois), fait peser une charge importante sur les services d’urgences, de réanimation pédiatrique et de pédiatrie générale, pourtant déjà fortement mobilisés par la crise sanitaire que nous vivons actuellement. Chez les moins de 10 ans, le taux d’incidence des contaminations au coronavirus explose, même si le nombre d’hospitalisations reste contenu.

Dans le même temps, les alertes se multiplient : fermetures de services d’urgences pédiatriquespénurie de soignants formés en pédiatrie… La situation s’avère catastrophique. Progressivement, ce sont les professions expertes dans la santé de l’enfant qui disparaissent, y compris les médecins pédiatres, dans une triste indifférence. Emmanuel Macron, à travers sa politique des « 1 000 premiers jours », avait fait de l’enfance une priorité de son quinquennat.

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Force est de constater que la réponse du gouvernement à la situation actuelle est aujourd’hui incohérente, voire défaillante. Que dire du mépris affiché envers les infirmières puéricultrices, représentant plus de 22 000 professionnels aujourd’hui en France, qui ne cessent d’alerter le gouvernement depuis des mois ?

Leur demande : reconnaître enfin une profession créée il y a plus de soixante-dix ans, œuvrant chaque jour dans les services hospitaliers (maternité, néonatalogie, pédiatrie…) et extrahospitaliers (protection maternelle et infantile, modes d’accueil…) pour accompagner les familles et la santé de l’enfant.

Cette crise ne touche pas que l’hôpital. Un rapport de mai 2021 de l’inspection générale des affaires sociales relevait déjà le manque criant de suivi de la santé des enfants en ville, la pénurie de pédiatres, et la nécessité de valoriser les acteurs de la santé de l’enfant. Le déploiement des compétences des infirmières puéricultrices était alors pointé comme une des solutions à mettre en œuvre, d’autant plus depuis 2009 alors que la formation initiale d’infirmier ne comporte plus d’enseignements pédiatriques.

Rama Yade , l’enfant gâtée qui n’a pas de légitimité pour parler “privilège blanc”

 Rama Yade ,  l’enfant gâtée qui  n’a pas de légitimité pour parler “privilège blanc”

Rama Yade a provoqué un certain étonnement en rejoignant des thèses du wokisme et notamment en contestant présence de statues de Colbert en France. Rama Yade fille de hauts diplomates sénégalais a bénéficié un parcours particulièrement bienveillant qui l’ont conduit grâce au sarkozysme à  un poste de ministre que ne justifiait nullement son passé militant. Grâce à cela notamment elle occupe le poste important Rama Yade directrice Afrique de l’Atlantic Council, un think tank américain. 

 De par son parcours, l’ancienne secrétaire d’État est pourtant la preuve que les privilèges sociaux, et non raciaux, déterminent les trajectoires, analyse Céline Pina ( le Figaro).

Ancienne élue locale, Céline Pina est essayiste et militante. Elle est la fondatrice de «Viv(r)e la République», elle a également publié Silence coupable (Kero, 2016) et Ces biens essentiels (Bouquins, 2021).

 

Dans une interview accordée à L’Express, Rama Yade explique vivre «comme une micro-agression» le fait qu’il y ait une statue de Colbert à Paris. Se faisant l’égérie du mouvement «woke», elle explique qu’en France le racisme est partout, dénonce le «privilège blanc» et explique qu’à cause de sa couleur de peau, «certaines portes (lui) sont fermées». Le problème est que son parcours témoigne exactement du contraire et rend sa complainte victimaire d’autant plus inaudible que celle qui tire à boulet rouge sur la France et voudrait déboulonner la statue de Colbert, ne voit aucun problème à vivre dans une ville qui porte le nom de Georges Washington, lequel posséda nombre d’esclaves.

Mais la victimisation ne s’embarrasse jamais de cohérence puisque l’essentiel n’est pas le rapport à la vérité et à l’histoire, mais la détermination à faire le procès des peuples et Nations que l’on choisit de cibler. Rama Yade déroule donc son catéchisme «woke» sans même se rendre compte qu’elle est l’exemple même du fait que les privilèges sociaux et non raciaux sont prépondérants dans les trajectoires. Elle en est l’illustration mais refuse de l’assumer et pour satisfaire son ego victimaire oublie même qu’au lieu d’alimenter la haine raciale, elle pourrait être au contraire l’exemple même d’une France où la couleur de peau n’est pas un obstacle aux ambitions individuelles.

Rama Yade aurait pu être un modèle. Certes pas d’ascension sociale, elle est issue d’un milieu privilégié et a fait un parcours tout à fait représentatif de sa classe sociale.

Car Rama Yade aurait pu être un modèle. Certes pas d’ascension sociale, elle est issue d’un milieu privilégié et a fait un parcours tout à fait représentatif de sa classe sociale. Fille de diplomate, elle a intégré Sciences Po puis réussit le concours prestigieux des administrateurs du Sénat. Elle est devenue ministre alors qu’elle était à peine trentenaire, puis a été nommée ambassadrice à l’Unesco avant de partir aux États-Unis, dans un de ces postes dorés où se recasent les privilégiés du pouvoir. Entre-temps elle aura même ambitionné de se présenter à la présidence de la République après avoir créé son propre parti. Bref un parcours marqué par la faveur et les avantages où on a peine à distinguer une quelconque violence raciale.

Ce serait même plutôt l’inverse. Au vu de sa jeunesse et de son très maigre bilan politique au moment de sa nomination, il est probable qu’elle a été choisie comme ministre justement par souci de montrer qu’en République, la couleur de peau ne limitait pas les ambitions, encore moins l’exercice de responsabilités au plus haut niveau. Il n’y a pas à lui en faire reproche, lorsqu’un ministre est choisi, il l’est autant parce qu’on parie sur un potentiel ou une expérience, que parce qu’il représente ou symbolise quelque chose qui le dépasse.

Tant de privilèges donnent des devoirs normalement, l’un des premiers est d’essayer de transformer des avantages personnels en opportunités pour ceux qui ne bénéficient pas des mêmes chances. C’est ainsi que l’on explique souvent que les personnes les plus défavorisées ont du mal à se projeter vers des parcours scolaires et professionnels ambitieux car elles manquent de modèles de réussite auxquels s’identifier. En leur temps, l’arrivée de femmes ministres dans les gouvernements a fait avancer la cause des femmes, simplement parce qu’elles démontraient dans les faits que c’était possible et que le chemin qu’elles avaient emprunté pouvait être suivi par d’autres.

Le fait de nommer des personnalités d’origine africaine, arabe ou des outremers au gouvernement est aussi une manière d’envoyer un message d’égalité et de rappeler que l’on ne juge pas un être humain sur sa couleur de peau mais sur ses capacités et ses mérites. Ce message-là est un des plus républicains qui soit. C’est ainsi que Léopold Sédar Senghor, dont le père de Rama Yade fut très proche ou Félix Houphouet Boigny ont été ministres de la IVe République, Gaston Monnerville fut président du Sénat entre 1946 et 1968, la liste de ministres noirs s’est étoffée sous la VRépublique avec Roger Bambuck, Kofi Yamgnane, Sibeth N’diaye, Christiane Taubira, Hélène Geoffroy, Georges-Pau Langevin, Laura Flessel, Elisabeth Moreno… Dans la diversité de leurs parcours, de leurs histoires, nombre de jeunes peuvent se projeter.

Rama Yade aurait pu se servir de son histoire pour transmettre l’idée qu’en France, la couleur de peau n’est pas un frein. Elle est la preuve que celle-ci ne barre pas l’accès aux postes et concours prestigieux de la République, ni à l’exercice du pouvoir.

Certes il est paradoxal qu’il faille mettre en avant la couleur de peau d’une personne pour envoyer un message disant que celle-ci n’a guère d’importance et que nous sommes égaux dans nos aspirations et notre capacité à nous élever au-dessus de notre condition sociale d’origine, mais pour que l’égalité ne reste pas un concept abstrait, il faut qu’elle s’incarne dans des réalités individuelles aussi.

Rama Yade aurait pu se servir de son histoire pour transmettre l’idée qu’en France, la couleur de peau n’est pas un frein. Elle est la preuve que celle-ci ne barre pas l’accès aux postes et concours prestigieux de la République, ni à l’exercice du pouvoir. Elle aurait pu faire de son histoire un levier pour que nombre de jeunes femmes et de jeunes hommes noirs se battent pour réaliser leurs ambitions, même s’ils n’ont pas les mêmes atouts sociaux et culturels qu’elle.

Elle aurait pu montrer que les entrepreneurs identitaires, qui capitalisent leur influence en faisant de l’accusation de racisme le moteur de leur réussite, sont avant tout des prédateurs : ceux-ci découragent et radicalisent toute une jeunesse parfois paumée en leur faisant croire qu’ils n’ont pas d’avenir et qu’il n’y a pas de place pour eux. Ils les envoient ainsi dans le mur au lieu de leur enjoindre de s’emparer de tous les outils qui peuvent en faire des acteurs de leur destinée et de leur réussite. À commencer par l’investissement dans l’école, mais aussi en leur montrant que la France essaie de les aider aussi socialement en prenant en charge le logement dans les quartiers HLM, en aidant les familles grâce aux allocations… Notre pays investit sur eux et plutôt que cultiver un ressentiment néfaste qui empêche toute une partie de la jeunesse de croire en son avenir, Rama Yade aurait pu être de ceux qui montrent que la couleur de peau n’est pas un obstacle, ou du moins que celui-ci est loin d’être indépassable.

Sauf qu’elle n’a pas choisi l’exemplarité mais la complaisance. Il n’est donc pas étonnant, à ce titre, que cette sortie outrancière et ridicule lui ait valu une volée de bois vert. Il ne s’agit pas de nier qu’il existe des discriminations, en France comme ailleurs. Mais le fait d’avoir bâti notre Nation sur un idéal égalitaire et universel fait que nous les combattons mieux ici qu’ailleurs. La France n’a pas un passé ségrégationniste comme les États-Unis, car elle a pensé très tôt l’égalité en droit au-delà du sexe, de la différence de couleur de peau, de la différence sociale ou religieuse. Elle a fait très tôt de l’esclavage un crime contre l’humanité. C’est ce qu’a rappelé d’ailleurs dans L’Express Sarah El Haïry, la secrétaire d’État chargée de la jeunesse, qui est toujours impeccable de fermeté et de courage sur ces questions-là et dont l’interview est remarquable : «Mais qui trahit la République et finalement tout ce qui a été reçu ? C’est elle ! Les républicains ce sont ceux qui se refusent à tomber dans cette culture du relativisme, qui se refusent fondamentalement à opposer les gens selon leur couleur de peau, leur nom de famille, leur lieu de naissance». On ne saurait mieux dire.

Macron: l’immaturité de l’enfant gâté

Macron: l’immaturité de l’enfant gâté  (Nathalie Segaunes )

Nathalie Segaunes   dans l’OPINION dresse le portrait de cet inconnu de 2017 élu président de la république.

« En 2017, les Français ont élu un inconnu. Après trente mois de conduite du pays, la personnalité du Président se dessine peu à peu, y compris pour ceux qui l’entourent . Deux ans et demi après son entrée à l’Elysée, Emmanuel Macron exclut de « tirer le bilan » lui-même de cette première mi-temps, mais réfléchit, selon son entourage, à une prise de parole « d’ici la fin de l’année », afin de proposer une perspective aux Français.

Qui est Emmanuel Macron ? Qu’a-t-il dans le ventre ? Qu’a-t-il en tête ? Placés sous la lumière des projecteurs à l’épreuve du pouvoir, les présidents de la Ve République se révèlent, dans tous leurs défauts et leurs qualités. Energique mais irascible, pour Nicolas Sarkozy. Résilient mais impuissant, pour François Hollande. A mi-mandat, le profil de l’actuel Président est toujours aussi insaisissable. A la fois ange et démon, charpenté et déstructuré, capable de sang-froid en pleine crise des Gilets jaunes et perdant ses nerfs lorsque sa candidate à la Commission européenne est rejetée, le chef de l’Etat français est un homme complexe, que l’exercice du pouvoir découvre peu à peu.

Arrivé à l’Elysée comme le jeune taureau déboule dans l’arène, Emmanuel Macron promettait de renverser la table en mai 2017. Les banderilles des Gilets jaunes l’ont obligé depuis à « baisser le col », comme on dit en tauromachie. « Il était sûr de lui et triomphant au début du quinquennat, il est aujourd’hui prudent et aux abois, résume l’ancien député socialiste Gilles Savary. Il n’y a plus de petites phrases malencontreuses et on observe une immense prudence sur les réformes : il laisse désormais le Premier ministre et les ministres les annoncer. On est entré dans une phase un peu normalisée ». Le philosophe Marcel Gauchet va plus loin: « Il s’est déprésidentialisé, estime-t-il. Lorsqu’il a été élu, Macron avait une ligne claire, contrairement à Hollande. Aujourd’hui, il donne l’impression de n’avoir plus du tout de projet clair, mais de courir après les évènements et d’exploiter les opportunités ».

La V République concentre entre les mains du Président l’essentiel du pouvoir. Dans sa pratique quotidienne, Emmanuel Macron a accentué encore cette caractéristique. Se mêlant de tout, voulant tout contrôler – aidé par l’affaiblissement du Parlement, la défaillance des oppositions et la médiocrité de son propre parti.

Ministres aveugles. Sa toute-puissance n’est guère rééquilibrée, loin s’en faut, par son gouvernement. D’une part, parce qu’il a choisi des personnalités sans grande envergure politique. « Certains ministres de Hollande avaient une identité politique extrêmement forte, et n’étaient pas toujours d’accord avec lui », rappelle son ancien conseiller Gaspard Gantzer. Emmanuel Macron, lui, a composé ses gouvernements avec un évident souci de ne pas être challengé.

D’autre part, en limitant à 10 le nombre de collaborateurs dans les cabinets ministériels, ce qui s’est fait le plus souvent au détriment des conseillers budgétaires, « il a rendu ses ministres aveugles », souligne son biographe Marc Endeweld dans Le grand manipulateur (Stock, 2019). Et centralisé encore davantage le véritable pouvoir à l’Elysée et Matignon, où sont rendus les arbitrages.

Des ministres qui ne mouftent d’ailleurs pas sous Emmanuel Macron, comme s’ils redoutaient la foudre présidentielle. Exigeant et sans affect, le Président peut être sévère avec ses ministres ou ses conseillers. « Il respecte les ministres qui ont été élus, note l’un de ses proches. Pour les autres en revanche, ceux qui lui doivent tout, il peut avoir le plus grand mépris ».

« Avec lui, soit vous êtes loin, soit vous êtes soumis », résume un ancien ministre de François Hollande, qui s’est beaucoup demandé, avant la présidentielle de 2017, pourquoi il ne rejoignait pas Emmanuel Macron. « Il n’y aura jamais de large alliance autour de lui, car cela supposerait de vraies capacités de débat et de collectif, dont Macron n’est pas doté. Pour vous séduire, il peut parfaitement entendre des choses qui ne vont pas dans son sens. Mais il ne supporte pas qu’on lui résiste, qu’on émette une contradiction qui limite son expansion ».

Le prix de la liberté. Jean-Marc Borello, président-fondateur du groupe SOS, membre du bureau exécutif de La République en marche, est un visiteur régulier d’Emmanuel Macron, et lui dispense ses conseils. Lui n’est pas « soumis », et n’hésite pas à contredire son ancien élève à Sciences Po, ni à se moquer. « Mais il ne me paie pas, et je ne lui demande rien », précise-t-il. La liberté a un prix avec Emmanuel Macron.

« Intelligent », « rapide », « tactique à l’extrême », selon son ancien condisciple de l’ENA Gaspard Gantzer, Emmanuel Macron aurait ce côté« enfant gâté », voire « immature » que certains déplorent parfois, sous le couvert de l’anonymat, dans son entourage. Comme lorsqu’il accorde un entretien à l’hebdomadaire Valeurs actuelles sans en parler à ses principaux conseillers, dont il sait qu’ils désapprouveront l’initiative… Un entretien qui n’a pas été relu par les conseillers techniques de l’Elysée, afin d’en préserver la confidentialité, et donc parsemé d’erreurs de fond.

Premier président français à accorder un entretien à ce journal de la droite ultra-conservatrice, Emmanuel Macron a brisé les codes. Gaspard Gantzer voit dans cette initiative un « péché d’orgueil » : « Il a fait comme Hollande quand il se confiait à Davet et Lhomme. C’est une façon de dire : c’est moi qui sais, je suis le chef et je fais ce que je veux ».

Pour Marcel Gauchet, en cette mi-mandat, l’amateurisme apparaît cependant comme le « péché mortel » du macronisme : « Macron a de grandes idées, mais il lui manque le personnel compétent, et surtout la connaissance intime du pays. Il n’a pas trouvé le lien avec le pays, il est abstrait, hors sol ». La réforme des retraites est l’ultime ligne réformatrice du Président, alors que se profile, à l’horizon 2022, un nouveau duel Macron-Le Pen. »




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