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Réforme des retraites:  » après la crise  » déclare Lemaire

Réforme des retraites:  » après la crise  » déclare Lemaire

 

De façon un peu intemporelle et mécanique, le ministre de l’économie a rappelé l’importance de reprendre les grandes réformes mais après la crise. Le problème évidemment c’est de s’entendre sur le concept de crise. En effet si l’on tient compte de l’évolution probable de la situation économique et sociale, il faudra plusieurs années et pas avant 2023 pour vraiment retrouver des niveaux d’activité économique comparable à ceux de fin 2019. Notons aussi qu’une perspective de réforme va se heurter au calendrier électoral avec pour les plus proches les élections départementales et régionales

 

Il y a bien entendu l’échéance centrale de l’élection présidentielle en 2022 et il paraît évident que les réformes les plus stratégiques seront mises entre parenthèses dans la perspective de cet élection.

 

Du coup, on a un peu de mal à comprendre ce rappel du ministre de l’économie à la nécessité des réformes surtout pour dire des banalités . Mais l’objectif est peut-être surtout pour Bruno Lemaire de soigner son image de marque tout autant que de rassurer Bruxelles sur le sérieux de la gestion française.

 

Au plan de la politique intérieure, les propos de Bruno Lemaire font un peu tomber à plat car ils ne trouveront pas d’écho dans les orientations à moyen terme du gouvernement. Des propos par ailleurs trop généraux comme  «La réalité a la vie dure et il y a un certain nombre de choses qui doivent rester dans nos grandes orientations politiques», a déclaré le ministre sur BFM TV.

 

«Une dette, ça se rembourse. Des finances publiques, ça doit être bien tenu», a-t-il souligné. «Aujourd’hui, on protège les Français, on protège les salariés, on protège les entreprises, mais il faudra le moment venu qu’on retrouve des finances publiques qui soient saines.» «Sur le travail c’est la même chose: nous sommes (…) le pays développé qui travaille le moins. Et dans le même temps, nous sommes le pays qui a le système de protection sociale qui est parmi les plus généreux. Ce n’est plus tenable», a-t-il poursuivi, «et les Français le savent.»

Garder un système de protection sociale généreux et efficace «a un coût», «et si on veut collectivement arriver à se le payer sans que ça pèse sur les retraites des Français (…), il faut qu’on accepte tous ensemble de travailler davantage», a expliqué Bruno Le Maire.

Un rejet du rachat de Carrefour: qui prend à revers les libéraux…. y compris Lemaire ?

Un rejet du rachat de Carrefour: qui prend à revers les libéraux…. y compris Lemaire ?

 

 

Laurent Izard évoque longuement dans le Figaro la problématique du rachat de Carrefour par une société canadienne. Un rachat refusé par le gouvernement qui surprend sans doute les plus libéraux y compris peut-être Lemaire  lui-même qui a milité pour ce refus!

 

 

Laurent Izard  sst normalien et agrégé de l’Université en économie et gestion. Diplômé en droit de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, professeur de chaire supérieure, il est l’auteur de nombreux manuels d’enseignement supérieur en économie et gestion. Il est l’auteur deLa France vendue à la découpe (L’Artilleur, janvier 2019). Au mois de mars il publiera l’ouvrage À la sueur de ton front (Éditions de l’Artilleur), qui analyse les conséquences de la mondialisation sur l’emploi et la souffrance au travail.


Le géant français de la distribution Carrefour a été sollicité par le groupe d’alimentation canadien Couche-Tard pour un «rapprochement », ont indiqué mardi dernier les deux sociétés dans des communiqués distincts. Qu’en est-il plus précisément?

 

 

Laurent IZARD. - Pour le moment, on ignore les modalités exactes de l’offre proposée par le groupe canadien qui évoque une «lettre d’intention non-engageante en vue d’un rapprochement amical». En réalité, tout porte à croire qu’il s’agit purement et simplement d’une offre publique d’achat, pas nécessairement amicale. Celle-ci, sur la base d’un prix départ de 20 euros par action, valoriserait le groupe Carrefour à environ 16 milliards d’euros hors dettes.

Ce projet de grande ampleur comporte des enjeux de pouvoir et de souveraineté évidents. Précisons tout d’abord que cette offre s’inscrit dans un contexte géopolitique et économique particulier: la douloureuse ratification du CETA tout d’abord, un accord de libre-échange avec le Canada, contesté aussi bien pour des raisons écologiques qu’économiques et même de santé publique.

L’incertitude économique qui pèse sur la grande distribution ensuite: la montée en puissance des géants de l’e-commerce et la crise sanitaire ont déstabilisé de nombreux groupes et Carrefour est de surcroit financièrement fragilisé par les conséquences d’une stratégie d’expansion internationale aventureuse qui a contraint la nouvelle équipe dirigeante à se désengager de plusieurs pays dont la Chine en 2019.

On ne peut s’empêcher de voir dans l’offre de Couche-Tard une stratégie opportuniste

Sous la présidence d’Alexandre Bompard, le groupe Carrefour est parvenu à réduire son endettement mais sa valorisation boursière reste faible et l’un de ses principaux actionnaires, le Groupe Arnault, a clairement annoncé en septembre 2020, son intention de céder la majorité des actions Carrefour qu’il détient, ouvrant ainsi la voie à l’arrivée de nouveaux investisseurs.

Dans ce contexte, on ne peut s’empêcher de voir dans l’offre de Couche-Tard une stratégie opportuniste, d’où une première réaction prudente de la direction de Carrefour qui précise dans une note interne qu’elle va «examiner le projet qui lui est soumis par Alimentation Couche-Tard», afin de «déterminer si un projet peut être conçu dans l’intérêt» du groupe…

 

«Carrefour est un chaînon essentiel de la souveraineté et la sécurité alimentaire des Français, qui est en jeu dans cette opération» a souligné Bruno Le Maire sur France 5. Le ministre de l’Économie n’est «a priori pas favorable à l’idée que carrefour se fasse racheter par un groupe étranger.» Doit-on s’attendre à ce que Carrefour reste français ou est-ce simplement une opération de communication?

Le ministre de l’Économie et des Finances a effectivement immédiatement réagi après l’annonce de l’offre de Couche-Tard et a adopté un ton particulièrement offensif: il s’oppose à titre personnel à ce rapprochement, en évoquant les risques que cette opération représente pour la sécurité et la souveraineté alimentaires des Français. Une attitude qui contraste avec l’enthousiasme de ce même ministre à l’égard du traité CETA et interroge sur la cohérence de la politique du gouvernement…

D’autre part, Bruno Le Maire affirme que Bercy dispose des outils juridiques pour bloquer ce projet dans le cadre des dispositifs de contrôle des investissements étrangers visant nos entreprises stratégiques. C’est tout à fait exact: depuis un décret du 31 décembre 2019, la liste des secteurs soumis à la procédure d’autorisation préalable inclut la «sécurité alimentaire», un terme certes imprécis, mais qui ne saurait exclure la question de la logistique et de la distribution.

Il est toutefois difficile de savoir si la déclaration spontanée de Bruno Le Maire traduit réellement sa pensée ou s’il s’agit d’une simple posture destinée à se positionner favorablement en vue de futures négociations sur les modalités du rapprochement. Car les enjeux sont multiples: Carrefour, ce sont plus de 1200 magasins et 320 000 salariés à travers le monde, dont 100 000 en France.

Par le passé, la plupart des fusions ont donné lieu à d’importantes compressions d’effectifs. C’est d’ailleurs l’une de leurs finalités: les fusions ne visent pas qu’à atteindre des objectifs de dimension ou de complémentarité industrielle ou commerciale: il s’agit aussi, dans le cadre d’une démarche stratégique, de rationnaliser l’activité, ce qui se traduit notamment par la fermeture ou le repositionnement des sites non rentables et une inévitable chasse aux «doublons» même si, dans le cas présent, l’absence de recoupement territorial limite les risques. On comprend dès lors l’inquiétude d’Élisabeth Borne, la ministre du Travail, qui a elle aussi immédiatement exprimé son opposition à ce projet en mentionnant les risques d’une évolution de l’actionnariat de Carrefour, notamment pour l’emploi des jeunes…

Notre pays (…) risque très prochainement de ne plus être, pour la première fois de son Histoire, en situation d’autosuffisance alimentaire

Et on peut d’autre part légitimement s’interroger sur la capacité financière de Couche-Tard à accompagner le développement du groupe Carrefour en tenant compte des intérêts des différentes parties-prenantes. Quant à la question de la souveraineté alimentaire, elle reste au cœur du débat: notre pays, souvent qualifié de «grenier de l’Europe» risque très prochainement de ne plus être, pour la première fois de son Histoire, en situation d’autosuffisance alimentaire, les spécialistes affirmant qu’à partir de 2023, nos importations alimentaires dépasseront nos exportations.

Enfin, faut-il rappeler que notre indépendance politique repose sur notre indépendance économique? Plus les centres de décisions économiques s’éloignent de notre pays, plus les marges de manœuvre de nos dirigeants se réduisent.

Carrefour est le premier employeur privé du pays. Si même un gros poisson comme Carrefour est susceptible de se faire racheter, qu’est-ce que cela veut dire pour nos autres fleurons? Sommes-nous capables de freiner ce mouvement?

Il convient d’abord de rappeler qu’en quelques décennies, nous avons perdu le contrôle de nos principaux fleurons industriels: Péchiney, Arcelor, Rhône-Poulenc, Alstom Power, Lafarge, Alcatel, Technip… et que, ces opérations ont parfois conduit au démantèlement ou à la disparition pure et simple du groupe racheté. L’appétit des investisseurs internationaux est sans limite et concerne tous les secteurs de notre économie. Le capital des entreprises du CAC 40 est d’autre part contrôlé à 50 % par des investisseurs étrangers.

Et ceux-ci s’intéressent également à nos ETI et PME/PMI, particulièrement lorsqu’il s’agit de s’approprier nos innovations dans le domaine de la haute technologie ce qui explique, entre autres, les acquisitions d’Altis (semi-conducteurs), d’Aldebaran Robotics (robots pédagogiques), de Savoye (solutions logicielles, conception de systèmes automatisés), de Latécoère (pionnière de la technologie Lifi), de Souriau (spécialiste de l’interconnexion pour la défense), de HGH (expert des technologies infrarouges civiles et militaires), de Tronics (microsystèmes électromécaniques utilisés dans l’aéronautique, la défense ou le médical), de SCPS (spécialiste des batteries électriques) ou encore de Linxens (leader mondial de la fabrication de circuits gravés flexibles et spécialiste des paiements sans contact), absorbée par l’entreprise d’État chinoise Tsinghua Unigroup avec l’approbation de Bercy…

Pour freiner ce mouvement, il faut en premier lieu une volonté politique. Car au niveau micro-économique, chaque opération d’absorption peut se justifier, par une stratégie de croissance commune, une logique de filière ou encore la préservation de l’emploi voire le sauvetage d’une entreprise menacée.

Or, jusqu’à présent, ce processus s’inscrit dans un contexte mondial de libre circulation des capitaux, avec une volonté politique assumée d’intégrer davantage la France dans le processus de mondialisation, ce qui nous interdit par principe de contrôler les prises de participation étrangères ou les fusions-acquisitions.

Pour freiner la perte de contrôle de notre patrimoine économique, il faut trouver de nouvelles sources de financement pour nos entreprises

Au contraire, nous déployons des efforts considérables pour attirer les investisseurs étrangers sans opérer de distinction entre ceux qui contribuent réellement à la croissance de notre pays et ceux qui adoptent des comportements de prédateurs. C’est pourquoi le dispositif juridique de contrôle des investissements internationaux en France s’est jusqu’à présent révélé peu efficace: il n’a pas abouti au blocage d’appropriations de nos entreprises, même stratégiques, par des investisseurs étrangers, et a davantage servi à imposer aux repreneurs des engagements qu’ils n’ont, en pratique, que rarement respectés.

Mais le vrai problème n’est pas là: pour freiner la perte de contrôle de notre patrimoine économique, il faut trouver de nouvelles sources de financement pour nos entreprises et proposer des garanties permettant de surmonter la frilosité des investisseurs français. Car sinon, il sera difficile de résister à la pression des investisseurs internationaux.

Lors de ses allocutions présidentielles pendant les divers confinements, le Président de la République s’est soudainement mis à insister sur la notion de «souveraineté», thème que reprend depuis son ministre de l’Économie. Pensez-vous que nous assistons à un changement d’ère sur cette question ou alors à une simple mode éphémère?

Il me semble que les Français sont de plus en plus sensibles à la question de notre souveraineté économique et politique. Il est vrai que la crise sanitaire, qui était tout a fait prévisible, a révélé notre incapacité à disposer des équipements de base indispensables comme les respirateurs, les blouses, les gants, le gel hydro-alcoolique ou même les masques, sans parler des vaccins. Cette crise a mis en lumière notre déclassement économique et génère une prise de conscience de notre dépendance à l’égard de puissances étrangères potentiellement hostiles.

Dans un tel contexte, on voit bien qu’il est particulièrement hasardeux de dépendre d’importations étrangères: les contraintes logistiques sont fortes, les règles du jeu économiques bouleversées, et la logique du chacun pour soi peut primer sur les intérêts commerciaux ou diplomatiques. Le principe de précaution implique donc de pouvoir fabriquer en France les produits vitaux pour notre économie et en particulier ceux nécessaires à la lutte contre les risques épidémiques. Il est même de notre devoir de pouvoir aider les pays dont l’économie ne permet pas de réaliser de tels investissements.

Mais plus généralement, il s’agit de tirer les conséquences de la fragilité des chaînes de valeur mondiales et de notre dépendance à l’égard de la Chine et des USA. Le Président de la République et les membres du gouvernement, tout en s’inscrivant dans une logique mondialiste libérale, évoquent de plus en plus l’impératif de souveraineté économique et ont envoyé certains signaux forts en ce sens: on peut par exemple citer le renforcement de notre arsenal juridique sur le contrôle des investissements étrangers en France, les nouvelles ambitions de Bpifrance, la nationalisation provisoire des Chantiers de l’Atlantique, ou le blocage, après de multiples rebondissements, du rachat de Photonis, notre spécialiste des systèmes de vision nocturne, par l’américain Teledyne.

S’agit-il d’un virage politique? Il faudrait davantage de cohérence stratégique et de décisions courageuses de cet ordre pour en être vraiment convaincus.

Événement du Capitole : alerte démocratique pour Lemaire

Événement du Capitole : alerte démocratique pour Lemaire

 

«Ce genre d’événement devrait être une sorte d’alarme pour toutes les démocraties européennes et occidentales.»

Pour le ministre de l’économie les événements du capital constituent une alerte démocratique pour le monde moderne. La France tient une élection présidentielle au printemps 2022. Le principal challenger le plus probable du président Emmanuel Macron sera Marine Le Pen, chef du parti d’extrême droite Rassemblement national).

Pendant des années, Le Pen a épousé une marque de nationalisme économique qui est anti-Europe, anti-immigration et anti-mondialisation.

Elle a été durement battue par Macron lors du second tour du scrutin présidentiel de 2017, mais son mandat a été embourbé dans des troubles sociaux, et les sondeurs prévoient un concours plus serré l’année prochaine si les deux se disputaient à nouveau.

Le Pen a vanté la victoire électorale de Trump en 2016 et le Brexit comme un signe avant-coureur de la montée du populisme en France ailleurs en Europe, et n’avait pas reconnu la victoire électorale du président élu Joe Biden avant la prise du Capitole – une scène qu’elle a décrite comme choquant ».

Le Maire a déclaré qu’il faisait pleinement confiance aux institutions démocratiques américaines et à la capacité du pays à surmonter ses difficultés.

«Les démocraties sont fragiles», a-t-il averti. «Nous devons en être conscients.»

Bruno Lemaire soutient l’économie comme la corde soutient le pendu

Bruno Lemaire soutient l’économie comme la corde soutient le pendu

 

Changement de discours chez le ministre de l’économie il y a encore quelques semaines, Lemaire annonçait la fin du soutien indéfectible du gouvernement à l’économie et la remise à l’ordre du jour de la rigueur. Mais la pandémie version troisième phase est passée par là et le discours change encore.

 

À demi-mots Bruno Lemaire celui qui critiquait le slogan quoi qu’il en coûte de Macron revient sur ses déclarations antérieures récentes et annonce un prolongement des aides  économiques. Mais une aide  qui ressemble à la corde qui soutient le pendu.

 

La troisième vague explique sans doute ce nouveau revirement gouvernemental. On pensait en effet que 2021 serait l’année du redressement en tout cas d’un certain rattrapage. Le gouvernement avait même fixé une perspective d’augmentation de la croissance à 6 %. Un objectif plutôt en dessous de 5 % d’après des institutions internationales.

 

Un objectif qui pourrait être atteint sans mesures de confinement. Mais on s’oriente de plus en plus vers des mesures davantage respectives voire vers un confinement total en raison notamment de la progression du virus britannique.  Partout autour de la France, on reconfirme d’une manière ou d’une autre. C’est vrai en Allemagne, surtout en Grande-Bretagne, en Espagne. On voit mal pourquoi la France serait à l’abri le moment venu.

 

Du coup, de  nombreux d’activités vont continuer d’être interdites, paralysées ou en tout cas freinées. Pour l’hôtellerie restauration on escomptait au début de la crise un taux de défaillance de 30 % maintenant on envisage les 50 %. Les mêmes taux de faillite sont à prévoir dans nombre d’autres activités fortement touchées par les mesures respectives du gouvernement.

 

Il y a aussi et peut-être surtout la question du moral des investisseurs et des consommateurs. De ce point de vue, on vient de prendre connaissance que la la consommation avait chutée de 20 % en novembre. Un véritable plongeon qui ne rassure pas sur les résultats de 2021 mais surtout indique une tendance structurelle à la baisse pour la croissance. Tous les observateurs s’attendent à une vague de faillites sans précédent mécaniquement accompagnée d’une vague de licenciements qui va tuer le moral des acteurs économiques.

 

Alors que le soutien financier devait s’arrêter fin 2020 voire début 2021, le dispositif est prolongé voire amplifié aussi bien par exemple pour le chômage partiel, que pour le fonds de solidarité ou même la prolongation des délais pour le remboursement des emprunts type PGE.

 

La poursuite du soutien à ces entreprises se décline en plusieurs axes. D’abord, le maintien du dispositif de chômage partiel à 100 % aussi longtemps que les fermetures le nécessiteront. Le fonds de solidarité s’apprête ensuite à être, une nouvelle fois, musclé. « Il est évident que le plafond d’aides de 200.000 euros n’est pas suffisant pour les petites chaînes hôtelières, les groupes de restauration ou les salles de sport, a ainsi concédé Bruno Le Maire. Je souhaite que toutes ces entreprises puissent, au-delà de la subvention pour la perte de chiffre d’affaires, si elles ont des charges lourdes non couvertes, cocher une case supplémentaire et que cette compensation puisse aller jusqu’à 3 millions d’euros sur la période de crise. ». Le dispositif est en cours de négociation à Bruxelles et devrait être annoncé dans les prochains jours.

Le remboursement des prêts garantis par l’État (PGE) sera enfin assoupli. La Fédération bancaire française (FBF), que le ministre a applaudie, se déclarant prête à décaler automatiquement à 2022 la première année de remboursement de tous les prêts des secteurs fermés. « Nous aimerions que le différé de remboursement de deux ans puisse être automatique pour les entreprises du commerce, plaide Yohann Petiot, délégué général de l’Alliance de commerce, qui représente de grandes enseignes de l’habillement et des grands magasins. Mais ensuite, les difficultés à rembourser seront grandes… »

 

Quelle que soit l’issue des prochaines semaines, la France sortira de cette vaste épreuve passablement surendettée. Bercy table pour fin 2021 sur une dette équivalente à 122,4 % du PIB. Le ministre ex-LR, qui se présente depuis le début du quinquennat comme la vigie des finances publiques, est attendu sur ce point. Mais il assume là aussi ne pouvoir s’engager sur aucun calendrier. « Le rétablissement des finances publiques ne se fera que quand la crise sanitaire sera derrière nous », s’est-il contenté d’avancer, remettant donc l’effort de rationalisation des dépenses publiques à l’après-présidentielle de 2022.

«Pas de hausses d’impôts» ! la promesse de coiffeur de Bruno Lemaire

 «Pas  de hausses d’impôts» !  la promesse de coiffeur de Bruno Lemaire

 

 

Encore davantage que l’autre pays, la France va se heurter un mur de dettes ingérables. Pour l’instant autour de 200 milliards ,chiffre sans doute sous-estimé puisque la dette représentait  autour de 100 % du produit intérieur brut en 2019 mais qu’elle va passer à 120 % du produit intérieur brut fin 2020. Une différence de 250 milliards !

 

Une dette évidemment qui ne pourra être amortie en quelques années y compris avec des augmentations d’impôts. On objectera que les taux d’intérêt sont presque nuls et qu’emprunter aujourd’hui ne fait pas flamber les charges financières. Le problème c’est qu’il faudra bien rembourser un jour le capital et que l’inflation et les taux d’intérêt ne seront sans doute pas les mêmes qu’aujourd’hui. Un tel volume de dettes ne pourra être remboursé que sur une période de 20 à 30 ans et il risque  de se passer pas mal de choses dans le paysage financier notamment un envol de l’inflation, des taux d’intérêt et des dévaluations de fait. Les promesses de Bruno Lemaire, ministre de l’économie ressemble donc à celle d’un coiffeur.

 

Au Parisien, Bruno Le Maire a précisé les chiffres des aides économiques. «Les aides de l’État, comme le chômage partiel, les exonérations de charges et le fonds de solidarité représentent 86 milliards d’euros de dépenses. Les prêts garantis par l’État s’élèvent à 130 milliards d’euros. Ce soutien à l’économie tricolore est le plus important depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais ces dépenses sont des investissements sur le capital humain et matériel de notre pays et lui permettront de repartir très rapidement.», a-t-il déclaré.

«Non, nous ne reviendrons pas sur les baisses d’impôts décidées depuis 2017. Le président de la République est très clair sur ce point. Nous n’augmenterons pas les impôts. Les propositions ont fleuri ces dernières semaines, mais nous les avons toutes refusées.», a ajouté le ministre de l’Économie.

Pour le ministre de la Santé, «L’ensemble des soins Covid, la vaccination demain, etc. creusent le déficit de la Sécurité sociale à près de 50 milliards d’euros en 2020. Je suis aussi le ministre de la Sécurité sociale, très attaché à un équilibre de nos comptes sociaux. Il n’y aura pas de hausses d’impôts, mais il va falloir identifier d’autres solutions.»

 

Le ministre de l’Économie se veut optimiste. «L’État remboursera sa dette d’abord grâce au retour de la croissance, ensuite par une maîtrise de nos dépenses de fonctionnement et, enfin, par des réformes structurelles comme celle des retraites, qui doit être la priorité absolue. C’est une conviction forte.»

 

Réforme Retraites: opposition entre Borne et Lemaire

Réforme Retraites: opposition entre Borne et Lemaire

 

L’opposition entre Lemaire et Borne est nette. Le ministre de l’économie veut profiter de la réforme des retraites  pour rembourser une partie de la dette du Coronavirus.

À l’inverse la ministre du travail estime que «la priorité absolue, c’est de sortir la crise sanitaire économique» finalement les deux positions classiques qui s’affrontent entre ce qui veulent une réforme de nature paramétrique c’est-à-dire de réduction des coûts pour rapprocher les dépenses des recettes et ceux qui veulent limiter pour l’instant la réforme à une évolution systémique de nature universelle passant notamment par le nouveau système à points.

De toute manière, en l’état de la conjoncture et de l’opinion ce débat paraît assez suranné et obsolète. On voit mal le pouvoir créer un nouveau foyer d’opposition non seulement entre la majorité et  l’opposition mais aussi à l’intérieur de la majorité. Une reprise des discussions sur ce sujet devrait en effet s’étaler sur des mois presque jusqu’aux élections présidentielles de 2022.

Décaler le Black Friday (Lemaire)…… et reporter Noël en juillet !!!

Décaler le Black Friday (Lemaire)…… et reporter  Noël en juillet !!!

 

 

La mode est au décalage calendaire un peu partout. On peut le comprendre dans le sport et dans quelques autres activités. Exemple, on a également décalé la date des élections départementales et régionales auxquelles d’ailleurs peu de monde attachent de l’importance tellement l’abstention sera importante. Par contre, imaginer -comme le fait le ministre de l’économie- de reporter  le Black Friday normalement prévu le 27 novembre à une date ultérieure paraît pour le moins surprenant.

Dans la même logique, comme le gouvernement ne cesse d’hésiter sur les conditions d’organisation des fêtes de fin d’année, on pourrait lui suggérer de reporter Noël et le jour de l’an en juillet. Bien sûr, les traditionalistes ne manqueront pas de protester avec véhémence en soulignant notamment l’absence d’un élément essentiel : la neige. Justement un argument complètement obsolète puisqu’il y a longtemps qu’il n’y a plus de neige dans la plupart des régions à Noël du fait du réchauffement climatique.

La proposition du ministre de l’économie présente un air de ressemblance avec son report des difficultés du budget 2021. Avec les nouvelles mesures de soutien décidées récemment, le projet de budget 2021 voté par le Parlement est complètement obsolète. Bruno Lemaire en a convenu tout en considérant qu’on traitera plus tard les conséquences. Bref un report de plus.

Bien sûr la période de juillet est plus favorable aux activités balnéaires. Il sera impossible de skier en plein été sur les pentes de nos montagnes. Pourquoi dès lors  ne pas créer un immense chantier de production de neige artificielle, ce qui permettrait de relancer la croissance. Cette production de neige artificielle pourrait occuper au moins 5 millions de chômeurs voire davantage car avec le soleil la neige va fondre et il faudra régulièrement la renouveler.

Bref une sorte de croissance vertueuse qui au lieu de faire des trous financiers pour reboucher d’autres trous consiste au contraire à développer le nouveau concept de montagne augmentée. De montagne intelligente même, puisque tout doit être intelligent –sauf certains individus notamment dans le milieu politique–.

Certains grincheux vont encore objecter que l’activité de ski est réservée à certains ménages assez favorisés. Pourquoi alors ne pas recouvrir les plages populaires de neige également pour lier les plaisirs de la glisse à ceux du bain. Bref ce concept de report calendaire ouvre d’énormes horizons pour des activités nouvelles notamment pour résoudre le chômage.

La Cour des Comptes par contre pourrait s’inquiéter de la dérive financière de ce soutien à la nouvelle économie de neige artificielle. Les experts patentés du monde financier pourront sans doute comme ils le font en ce moment proposer de résoudre la question avec de la monnaie artificielle , artificielle comme la neige. Et d’expliquer qu’il n’y a rien à craindre puisqu’on a aussi décalé dans le temps aussi l’inflation et les taux d’intérêt. Enfin on l’espère !

Un retour douteux de la croissance au niveau d’avant crise en 2022 ( Lemaire)

Un retour douteux de la croissance au niveau d’avant crise en 2022 ( Lemaire)

 

Même les propos du ministre de l’économie font douter de la reprise en 2022 de la croissance quand il déclare «Il faudra attendre au moins 2022 pour revenir à un niveau d’activité comparable à 2019», a-t-il expliqué. Mais le défi reste immense: «la crise sera longue, dure (…) C’est une prévision très volontariste. Il faut en avoir conscience», a admis le ministre.

Pourtant les chiffres sont têtus; en effet, pour l’année 2020 la France fera partie des pays modernes les plus touchés par la baisse d’activité. La régression du produit intérieur brut va atteindre au moins 11 %. L’année prochaine, les institutions financières internationales prévoient seulement une croissance de 5 %. Il faudrait donc un taux de croissance assez exceptionnelle en 2022 pour revenir au niveau de 2019. Cela d’autant plus que si la crise sanitaire a affecté évidemment très fortement la conjoncture économique, déjà en  2019 s’amorçait une baisse tendancielle de la croissance en fin de cette année. En outre ,il faut aussi prendre en compte le fait que lorsque la crise sanitaire sera enfin maîtrisée peut-être précisément début 2022 commenceront les mises en œuvre de politiques budgétaires destinées à assainir les comptes financiers qui dérivent complètement actuellement. Ainsi par exemple la dette est-elle passée de 100 % du PIB  à 120 % en quelques mois. Les déficits sont énormes pour le budget comme pour les comptes sociaux, sans parler de ceux des entreprises notamment des secteurs très fragilisés. Il y au ra sans doute une reprise à partir de 2022 mais elle sera très progressive car il faudra absorber le choc thérapeutique de l’enflure de l’endettement.

Le remboursement de cette dette passera par «la croissance, la responsabilité et les reforme», selon le ministre. «Nous ferons de la croissance avec le plan de relance qui fonctionne déjà bien. Il faudra sans doute compléter encore des mesures de soutien. Nous mettons de l’argent pour investir. Il faut enfin des réformes de structure, la première étant celle des retraites. On n’a rien abandonné. C’est clairement le premier chantier», prévient-il. La vérité c’est que le gouvernement est certainement dans le brouillard quant à l’avenir économique et financier cela d’autant plus que la crise de l’endettement concerne une grande partie du monde et qu’il faudra bien un jour ou l’autre payait le prix de la prodigalité de la machine à billets.

Suez-Veolia-Engie: » débrouillez-vous » ! ( Lemaire)

Suez-Veolia-Engie: » débrouillez-vous » !  ( Lemaire)

Ce n’est pas exactement ce que dit le ministre de l’économie mais cela y ressemble quand il affirme : « que chacun prenne ses responsabilités ». Autrement dit, il ne fixe aucune perspective, aucun cadre et démontre que l’État ne sert à rien dans une opération de mécano capitalistique qui touche l’intérêt général puisqu’il s’agit de la gestion de l’eau et des déchets notamment. Dans le Figaro, Bruno Lemaire fait la démonstration de son impuissance alors qu’il pouvait parfaitement bloquer les actions que possède Engie dans Suez puisque l’État français est très dominant dans le capital d’Engie. L’interview de Bruno Lemaire le Figaro:

L’État a été mis en minorité chez Engie et n’a pas pu empêcher la vente de sa participation dans Suez à Veolia. Est-ce un échec personnel?

Bruno LE MAIRE. - Il n’y a rien de personnel dans des décisions qui engagent des dizaines de milliers de salariés, l’industrie française et la place de l’État. Ce vote résulte de l’arithmétique: l’État a trois voix sur treize au conseil d’administration d’Engie. Il a exprimé son choix, la majorité du conseil en a exprimé un autre. Cela est déjà arrivé dans d’autres occasions, notamment sur les rémunérations de dirigeants d’entreprise.

Dans le dossier Suez, c’était le rôle de l’État d’affirmer que les décisions stratégiques d’une entreprise ne peuvent pas être prises sur la seule base de ses intérêts financiers. La responsabilité du conseil allait au-delà du prix payé à Engie pour sa participation dans Suez. Avions-nous des assurances suffisantes sur l’emploi? Non. Avions-nous des assurances fermes sur la préservation de la concurrence? Non.

Il est clair pourtant que l’État avait possibilité de geler la vente immédiate des actions Suez possédées par Engie. En cas de refus, il suffisait de changer le patron d’Engie qui s’est aussi précipitée dans cette opération douteuse afin d’affirmer son autorité avant l’arrivée de la nouvelle directrice générale chargée de remettre de l’ordre dans une entreprise dont la stratégie est pour le moins confuse et les résultats insuffisants.

OPA de Veolia sur Suez : de quoi se mêle Bruno Lemaire ?

OPA de Veolia sur Suez : de quoi se mêle Bruno Lemaire ?

D’une certaine manière Bruno Lemaire a donné son aval à l’OPA de Veolia sur Suez même s’il est fixe des conditions. La première observation est de savoir pourquoi le ministre de l’économie met son grain de sel dans cette affaire. Une affaire typique de la conception du capitalisme français avec des relations sulfureuses entre l’État et les grandes entreprises. Pas étonnant d’ailleurs puisque ces grandes entreprises sont souvent dirigées par d’anciens fonctionnaires. En réalité Bruno Lemaire appuie cette éventuelle fusion pour n’avoir pas à mettre au pot d’énergie d’Engie en fragilité financière et stratégique. Ensuite il y a le mythe de la concentration. Sans doute le même mythe qui a conduit à abandonner la branche Alstom électrique à général électrique. Cette fois le ministre de l’économie et des finances souhaitent un actionnariat français. On voit mal cependant en l’état de la législation comment il pourrait s’opposer à un actionnariat étranger. Le ministre de l’Économie et des Finances a listé les conditions de rachat des parts de Suez par Véolia, avec notamment le maintien de l’emploi et l’actionnariat majoritairement français.

«Toute offre peut toujours être améliorée», a estimé dimanche le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, deux jours après les déclarations du patron d’Engie qui a jugé insatisfaisant le prix offert par Veolia pour racheter les parts de son groupe dans Suez.

 

«Nous regardons avec un souci d’équité l’offre de Veolia ou les autres offres qui pourraient venir (en posant) trois conditions impératives: l’emploi; l’empreinte industrielle française et l’actionnariat majoritairement français; et la valorisation patrimoniale», a-t-il réaffirmé dans un entretien à Europe1/Les Échos/CNews. À noter que le premier ministre lui-même approuve ce regroupement qui va déstabiliser la position des acteurs français sur le les marchés étrangers, renchérir le prix de l’eau et provoquer une vague de plusieurs milliers de licenciements en France notamment.

Jean Castex, qui évidemment n’y connaît rien, estime que le rapprochement entre Suez et Véolia «fait sens». Une formulation de sociologue de bistrot !

Taxe Gafa : Lemaire botte en touche sur l’Europe

Taxe Gafa : Lemaire botte en touche sur l’Europe

 

La France et quelques autres pays ont décidé de manière unilatérale d’imposer une taxe aux Gafa . Cependant devant les réactions américaines proposant de renchérir de manière considérable les exportations des pays qui décident cette taxe, la France avait décidé de se rallier à la discussion ouverte à l’OCDE. Le problème c’est que cette négociation est complètement bloquée du faîte de l’attitude des États-Unis. Du coup le ministre français de l’économie, Bruno Lemaire renonce, en fait à l’application en France de la taxe décidée et botte en touche sur l’Europe. Il espère que l’Europe prendra le relais pour instituer cette imposition nouvelle sur les GAFA. Pas sûr cependant que l’Allemagne soutienne cette initiative car elle craint beaucoup les mesures de rétorsion des États-Unis mais aussi de la Chine sur ses exportations. Elle préférerait un accord sur ce point avec les États-Unis. Un accord encore très hypothétique

« S’il n’y a pas d’accord à l’OCDE, nous aurons une solution européenne dans le courant de l’année 2021″, a indiqué le ministre sur RMC/BFMTV.

« Au niveau européen, la mobilisation, notamment avec le commissaire européen [chargé de l'Économie] Paolo Gentiloni, est totale », a-t-il ajouté.

Au niveau mondial, « il y a surtout des réticences aux États-Unis. En Europe elles sont en train de tomber les unes après les autres », a-t-il insisté, même s’il a dit espérer un accord mondial sur ce dossier.

Pour une fin de la guerre entre Airbus et Boeing (Bruno Lemaire)

Pour une fin de la guerre entre Airbus et Boeing (Bruno Lemaire)

 

Bruno Lemaire, ministre de l’économie, s’est dit satisfait que les États-Unis n’envisagent pas de nouveaux tarifs douaniers suite au litige sur les conditions de concurrence entre Airbus et Boeing. Un conflit qui dure depuis une bonne quinzaine d’années. Chacun considère que les conditions de concurrence sont faussées du fait du soutien implicite des Etats  au constructeur . Un soutien technique, économique et financier.

Ainsi dernièrement les États-Unis ont passé des dizaines de milliards de commandes militaires à Boeing pour compenser la baisse du carnet de commandes notamment des 737. De son côté, Airbus essaie aussi de se repositionner sur le matériel militaire. Le ministre français de l’Economie et des Finances espère cependant un règlement définitif sur ce dossier avec les États-Unis.  Plusieurs productions françaises ont subi la hausse de fiscalité imposée par les États-Unis notamment le vin.

Les Etats-Unis ont annoncé, mercredi 12 août, la levée de taxes imposées sur des produits importés de Grèce et du Royaume-Uni dans le cadre du litige sur les subventions à Airbus et Boeing. Ces modifications entreront en vigueur le 1er septembre, a déclaré le bureau du Représentant au Commerce, Robert Lighthizer, tout en annonçant sa volonté d’entamer une nouvelle procédure diplomatique avec l’UE pour parvenir à une solution. En juillet, en guise de signe d’apaisement, Airbus a accepté un relèvement des taux d’intérêt sur des prêts obtenus auprès de la France et de l’Espagne.

Washington avait reçu en octobre dernier le feu vert de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour appliquer des taxes douanières sur 7,5 milliards de dollars d’importations de l’UE dans le cadre de cette querelle sur l’aéronautique qui dure depuis plus de 15 ans.

 

Le niveau des taxes américaines est de 15% pour l’aéronautique et de 25% pour tous les autres produits.

 

Réouverture des commerces le 11 mai ? ( Lemaire)

Réouverture des commerces le 11 mai ? ( Lemaire)

« Nous souhaitons que tous les commerces puissent rouvrir le 11 mai de la même manière, pour un principe d’équité. La seule différence qu’il pourrait y avoir, mais ça n’a pas encore été tranché (…) c’est est-ce qu’on le fait au niveau national, est-ce qu’il faut tenir compte des disparités régionales, ça c’est une évaluation sanitaire qui devra être faite », a déclaré le ministre. « Il faut que tous les commerces qui rouvrent, les activités qui reprennent se fassent dans des conditions de sécurité sanitaire totale pour les salariés, les entrepreneurs et les commerçants », affirme le ministre

« Je laisse simplement de côté la restauration, les bars et les cafés », qui feront l’objet d’un « traitement spécifique », a-t-il ajouté en défendant pour les autres commerces « un principe d’équité, c’est-à-dire que tout le monde doit être traité de la même manière ». Pour les commerces de la restauration, « rien ne serait pire pour cette profession que de rouvrir dans la précipitation ». Interrogé sur la réouverture des cafés et des restaurants au 15 juin, Bruno Le Maire a indiqué qu’aucune date n’a été fixée pour le moment.

« Nous sortons de la phase de crise et nous allons aborder une deuxième phase qui va être une phase de transition dans laquelle l’activité va reprendre (…). Dans un dernier temps il y aura effectivement un retour à la normale (…), mais nous n’y sommes pas », a prévenu Bruno Le Maire.

Bruno Lemaire : prochain Premier ministre ?

Bruno Lemaire : prochain Premier ministre ?

Il paraît de plus en plus évident que le Premier ministre actuel Édouard Philippe ne sert guère à la protection du président de la république dont la cote continue de reculer dans l’opinion. En cause sans doute, l’omniprésence de Macron qui joue un peu tous les rôles celui de président, de premier ministre et de ministre. mais un  autre facteur est à prendre en compte, celui de la raideur idéologique d’Édouard Philippe. On l’a vu notamment à l’occasion de la réforme des retraites quand Macron était prêt à ouvrir à des concessions . Édouard Philippe a rapidement refermé la porte à toute ouverture. Du coup, la réforme des retraites qui a toujours connu une opposition d’une majorité de Français finit lamentablement dans le fond d’un tiroir.

La vérité c’est que ce Premier ministre est usé jusqu’à la corde et qu’il faudra le remplacer pour redonner un peu de dynamisme à une équipe bien fatiguée. D’où l’appel de Macron à un gouvernement d’union nationale. Un appel qui sera peu suivi sans doute mais qui ouvre l’hypothèse d’un changement d’équipe. Le ministre de l’économie et des finances pourrait bien tenir la tête pour remplacer Édouard Philippe. D’abord Bruno Lemaire a beaucoup évolué sur le fond comme sur la forme.

Sur la forme, il faut bien convenir qu’il était précédemment aussi charismatique qu’ une limande mais avec l’exercice du pouvoir il a surtout su s’entourer, écouter et mieux s’exprimer ( sauf sur la nationalisation d’ADP et la FDJ  où là il s’est ridiculisé). Ensuite, il a clairement laissé entendre qu’il n’était pas en accord avec la politique de rigueur d’Édouard Philippe. Dernièrement à l’occasion de la crise du Coron virus,  il a surpris beaucoup de monde en prenant immédiatement les moyens exceptionnels pour tenter de soutenir l’économie, le pouvoir d’achat des ménages et l’emploi. Pire, il a même suggéré d’augmenter les salaires. Bref, Bruno le maire a beaucoup changé par rapport à ses positions quand il était dans l’opposition . Alors que Édouard Philippe est resté un pur et dur du parti républicain ( auquel il adhère toujours)  Bruno Lemaire, lui, a plutôt glissé vers une conception un peu plus social- démocrate qui colle bien avec les enjeux du moment.

« Il faire des efforts pour réduire la dette » Lemaire essaye de rassurer l’Europe

« Il faire des efforts pour réduire la dette » Lemaire  essaye de rassurer l’Europe

Pour tenter de rassurer l’Europe , le ministre de l’économie Bruno Lemaire déclare qu’il faudra réduire l’endettement de la France. Exactement le contraire de ce qu’il fait dans la mesure où la France va s’endetter de manière considérable en raison d’une part de la perte de ressources fiscales liées à la diminution de l’activité d’autre part du fait des dépenses supplémentaires pour soutenir les entreprises, les ménages et financer la crise sanitaire. En fait,  la dette de la France devrait augmenter de manière assez considérable de l’ordre de 500 milliards avec une perspective d’endettement équivalent à 120 % du PIB .( les intérêts de la datte actuelle sont de 50 milliards)

Les propos du ministre de l’économie paraissent un peu décalé à moins que sa préoccupation soit seulement de satisfaire l’orthodoxie allemande et en même temps la commission économique européenne. “Entre des milliers de faillites et la dette, nous avons choisi la dette”, a déclaré sur Europe 1 le ministre de l’Economie, qui a annoncé la veille dans Les Echos que la dette publique de la France bondirait à 112% du produit intérieur brut à la fin de l’année en raison des diverses mesures de soutien à l’activité prises pour aider les entreprises et les salariés à surmonter la crise.“Cet endettement doit être provisoire et nous devons le plus rapidement possible, dès que l’économie pourra redémarrer, réduire cette dette”, a-t-il poursuivi.

“Ce choix que nous faisons du financement par la dette c’est un choix responsable, c’est un choix nécessaire (…) mais ça ne peut être qu’un choix provisoire”, a insisté Bruno Le Maire. “A la sortie de cette crise il faudra faire des efforts, le redressement sera long et il passera par le désendettement du pays.” sans doute mais pas avant une bonne dizaine d’années voire davantage.

Croissance: jusqu’à 20% de perte du PIB, Lemaire confirme

Croissance: jusqu’à 20% de perte du PIB, Lemaire confirme

 

Il est clair que le ministre de l’économie Bruno Lemaire ne veut plus se livrer au difficile exercice de prévision économique. Il avait fait état il y a quelques temps d’une perte  de 1 % du PIB . Plusieurs experts et même l’INSEE prévoient désormais une diminution du PIB  de 3 % par année de confinement. Bruno le maire avoue que cette perspective lui paraît  désormais raisonnable.

Il n’est pas besoin d’être un très grand économiste pour envisager les dégâts de la crise sanitaire sur l’économie. Aujourd’hui la production  est ralentie de l’ordre de 30 à 40 % du fait du confinement et de tous les problèmes d’approvisionnement. Si la crise devait durer jusqu’à l’été, la chute du PIB pourrait alors atteindre 15 à 20 %. Le calcul est assez simple puisqu’un mois de confinement dans les conditions actuelles représente une chute de près de 3 % du PIB. La chute de l’économie provient bien entendu du confinement qui provoque le relativement voire l’arrêt de nombre d’entreprises mais à cette crise s’ajoute aussi une crise de la demande. En effet, la consommation des ménages est sur une tendance de baisse de 35 %. Or la  consommation des ménages constitue pour la France un ressort majeur du dynamisme économique. Les ménages ont tendance à se recentrer sur les dépenses essentielles et diffèrent ou annulent  tout ce qui peut paraître accessoire, ils reportent aussi  dans le temps les investissements d’équipement.

« La perte d’activité en heures travaillées est de l’ordre d’un tiers pendant la durée du confinement, ce qui correspond à un coût de trois points de PIB annuel pour un mois de confinement. Si le confinement se poursuit au delà d’un mois, la récession sera pire que celle de 2009.  Un mois de confinement entrainerait une récession de 2,6%, alors que nous avions prévu +1,2% de croissance avant la crise sanitaire ». LINSEE prévoit maintenant 3% par mois de confinement. Pour l’économiste de COE-Rexecode, Emmanuel Jessua, interrogé par La Tribune

L’économie française est donc  frappée de plein fouet par cette crise sanitaire. La propagation du virus sur l’ensemble du territoire, le durcissement et la reconduction probable des mesures de confinement, la fermeture administrative d’un grand nombre d’établissements ont mis un coup d’arrêt brutal à des pans entiers de l’économie française.

Si les mesures de confinement se prolongent encore pendant des semaines et que la situation sanitaire ne s’améliore pas rapidement, la pandémie pourrait faire des ravages avec des faillites d’entreprises en cascade et des destructions

 

Avant la crise du coronavirus, le gouvernement tablait sur 1,3% de croissance en 2020. La semaine dernière, il avait averti que la crise sanitaire % par mois de confinement. entraînerait une chute du produit intérieur brut «bien supérieure» à 1%.

Coronavirus: un vague fonds de solidarité ! (Lemaire)

Coronavirus: un vague fonds de solidarité ! (Lemaire)

 

 

En dehors de la possibilité d’un report des cotisations sociales, les mesures prises pour l’instant par le gouvernement paraissent particulièrement anecdotiques par rapport à l’enjeu économique. La crise de l’offre se double maintenant d’une crise de la demande au plan économique et interagit avec la crise financière. Les principales victimes seront forcément les petites et moyennes entreprises qui ne disposent pas du matelas financier pour résister. La France perdra sans doute un point de croissance au cours de cet épisode sanitaire. On s’attendait en effet à une croissance autour de1 %, au mieux on aura la stagnation voir la régression. La perte d’activité pourrait situ se situer autour de 20 à 30 milliards pour le PIB. Une perte d’ activité qui pèsera lourd sur les entreprises les plus fragiles, quelques grandes mais surtout beaucoup d’entreprises moyennes et petites.

Jamais le gouvernement ne pourra décider d’une aide financière à la hauteur des dégâts. Une vague de défaillance d’entreprise se produira sans doute à partir de l’été si le système bancaire n’est pas incité davantage à soutenir les trésoreries de nombre de PME. Pour l’instant le ministère de l’économie propose seulement un report des cotisations sociales et fiscales. “Nous allons leur proposer ce report. Ce n’est pas à elle de le demander, c’est l’administration sociale et fiscale qui va proposer aux entreprises le report de leurs charges sociales et de leurs charges fiscales. Si, au bout du compte, des entreprises ne peuvent pas payer, nous ferons des dégrèvements fiscaux”, a promis Bruno Le Maire, s’adressant à la presse à l’issue d’une table ronde avec des chefs d’entreprise, à Colombes (Hauts-de-Seine).

“En matière de trésorerie, a-t-il poursuivi, nous souhaitons aussi que toutes les entreprises puissent avoir accès aux prêts dont elles ont besoin. Nous avons donc décidé de porter la garantie de l’Etat à travers la BPI de 70% à 90% (…) Nous élargissons cette couverture de l’Etat des PME aux entreprises de taille intermédiaire. Je pense que c’est un instrument extrêmement puissant.” Quant aux fonds de solidarité, sorte de fond de sauvetage il paraît particulièrement flou. La seule mesure un peu précise concerne le développement du chômage partiel dont une partie serait prise en charge par l’État. Tout cela sans un peu la panique et surtout l’impréparation en tout cas une très forte inadaptation au krach économique qui paraît maintenant inévitable.

Concernant le fonds de solidarité, Bruno Le Maire a souhaité qu’il soit “vraiment réservé aux entreprises les plus modestes, les plus petites, qui sont à court de trésorerie”. Il a promis d’en annoncer lundi les modalités de financement et de fonctionnement. Le ministre de l’Economie s’est enfin engagé à améliorer la couverture du chômage partiel, qui est, selon lui, “l’un des dispositifs les plus efficaces” pour aider les entreprises en difficulté.

“Nous voyons bien que rien n’est plus précieux pour une entreprise que ses employés et nous voulons absolument que les entreprises évitent les licenciements et recourent davantage à l’activité partielle”.

“Nous allons donc étudier avec Muriel Pénicaud (ministre du Travail) une amélioration des dispositifs (…) pour refonder l’activité partielle en France, afin qu’elle couvre mieux les salariés, qu’elle aille au-delà d’un Smic et permette aux entreprises de conserver leurs salariés et leurs compétences”, a-t-il ajouté.

Taxe américaine sur le numérique: il y aura des représailles françaises (Bruno Lemaire)

Taxe américaine sur le numérique: il y aura des représailles françaises (Bruno Lemaire)

 

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Bruno Lemaire, ministre de l’économie semble prendre de plus en plus de poids dans la stratégie du gouvernement tant sur le plan économique que sur le plan social. Sur le plan social par exemple, il a récemment incité le patronat à relever les salaires pour dynamiser la croissance. Concernant la menace américaine de taxer des produits français en représentent  en représailles de la taxe numérique française, le ministre de l’économie est décidé à punir l’économie américaine avec de nouvelles fiscalités. “S’il devait y avoir des sanctions, et c’est une possibilité aujourd’hui que nous prenons très au sérieux, nous saisirions immédiatement l’Organisation mondiale du commerce (OMC)”, a dit le ministre, qui a indiqué qu’il s’entretiendrait dans la journée avec le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin.

“Si les Américains décident d’aller jusqu’au bout, de mettre des sanctions contre la taxation du digital alors même qu’ils étaient pour cette taxation du digital et que notre taxation nationale n’est pas discriminatoire, dans ce cas-là, nous riposterions”, a-t-il ajouté.

“Mais cette guerre commerciale, je le redis, elle n’est dans l’intérêt de personne donc j’appelle nos amis américains à revenir à la sagesse, à la raison, à travailler à un compromis à l’OCDE, à éviter cette montée aux extrêmes qui ne profitera à personne.”

La taxation du numérique est à l’origine de tensions commerciales entre la France et les Etats-Unis, qui menacent d’imposer des droits de douane massifs à certains produits d’importation en guise de représailles à un impôt français sur les Gafa (Google, Amazon, Facebook, Apple, entre autres).

La France, qui dément tout caractère discriminatoire, souligne pour sa part que cette taxe ne vise pas seulement les géants américains du numérique.

General Electric : Bruno Lemaire s’engage….à rien

General Electric : Bruno Lemaire s’engage….à rien

 

 

Bruno Le Maire s’engagerait à vérifier l’accord de 2014 qui a permis au groupe américain GE  de mettre la main sur la branche électrique d’Alstom. Pour faire passer la pilule,  le gouvernement de l’époque et notamment Macron avait tenu à souligner la promesse de GE de créer 1000 emplois. La réalité est bien différente puisque sitôt les élections européennes passées (comme par hasard ?) GE a annoncé au contraire la suppression de 1000 postes. La vérité sans doute c’est que sur pression des Américains ( menaçant notamment de poursuites judiciaires des dirigeants d’Alstom), sur pression de Bouygues ancien actionnaire, on a bradé la branche électrique d’Alstom. Ce qui au passage a permis aux présidents de l’époque Patrick Kron d’éviter toute poursuite judiciaire et de toucher un joli pactole en récompense. Les syndicats bien sûr ont réagi face à cette catastrophe sociale mais aussi économique et technologique. Ils ont n otamment demandé à Bruno Lemaire que les engagements d’emploi soient tenus par GE.  le problème c’est que juridiquement il se pourrait bien que n’existe aucune contrainte et que les promesses d’emploi résultent du marketing politique de Macron quand il était ministre de l’économie et de la communication bidon de la part de GE. Il paraît curieux que Bruno Lemaire s’engage seulement aujourd’hui, dans une réponse aux syndicats de General Electric publiée vendredi par L’Est Républicain, à vérifier le respect de l’accord signé en 2014 entre le groupe américain, Alstom et l’Etat français, concernant le maintien des centres de décision de l’activité Turbines à gaz à Belfort. On aurait pu imaginer qu’il avait fait depuis longtemps

L’intersyndicale CFE-CGC, CGT, Sud, avait adressé le 18 juillet une “mise en demeure” au ministre de l’Economie et des Finances pour qu’il fasse respecter cet engagement, souscrit dans le cadre du rachat des activités “énergie” d’Alstom par GE et valable dix ans.Les représentants du personnel ont dénoncé la délocalisation de plusieurs fonctions de direction de l’activité Gaz en Suisse et l’aggravation du phénomène si le plan social, annoncé début juin, qui prévoit la suppression d’un millier d’emploi à Belfort, était finalisé.

 

«Je vous confirme avoir demandé à General Electric de démontrer que les centres de décision en matière de conception, de production et de vente de turbines à gaz seraient maintenues à Belfort à l’issue des restructurations envisagées», écrit Bruno Le Maire. Le ministre invite les représentants de l’intersyndicale à lui transmettre tous les éléments montrant «d’éventuels manquements passés de General Electric à ses obligations ou de formuler une analyse plus précise sur le plan (social)». «C’est à cette seule condition d’une analyse robuste et partagée que nous pourrons obtenir des évolutions de ce plan», ajoute-t-il quand les syndicats, qui boycottent les négociations sur le PSE (plan de sauvegarde de l’emploi), lui demandaient d’exiger sa suspension. «On sent qu’il y a, et pour ne pas dire autre chose, une certaine ‘réticence’ de la part du gouvernement», a réagi Cyril Caritey, représentant de la CGT au sein de l’intersyndicale, interrogé par Reuters. Les syndicats, qui estiment avoir déjà présenté leurs arguments au ministre et pour qui l’activité Turbines à gaz doit connaître un rebond important dès 2021, étaieront leur position sous la forme d’un “plan B” qu’ils présenteront en septembre.

Fusion Renault-FCA : peut-être ? (Lemaire)

 Fusion Renault-FCA : peut-être ? (Lemaire)

 

Il n’est pas certain que le ministre de l’économie soit très convaincu de ses propres propos en affirmant qu’une fusion Renault avec Fiat (FCA) n’est pas complètement impossible. Il s’agit sans doute de ménager les susceptibilités des Italiens qui ont reçu une belle gifle dans cette affaire. Une gifle cependant méritée car la sulfureuse opération capitalistique de la famille Agnelli visait tout simplement à sauver un groupe Italo américain en difficulté et à mettre la main à bon compte sur le constructeur français. Compte tenu de l’idéologie que partagent certains au  gouvernement et notamment macro, il n’est pas impossible qu’on ait été séduit par cette méga opération capitalistique qui ignorait cependant les enjeux industriels. La vérité, c’est que Fiat est dans une mauvaise posture, et ne gagne d’argent que sur les produits diffusés par FCA aux États-Unis. La gamme de Fiat est insignifiante et par ailleurs souffre  d’un manque chronique de fiabilité. Fiat a complètement manqué par ailleurs le virage électrique et ne dispose ni des moyens financiers ni des technologies nécessaires pour assurer  la transition du thermique vers l’électrique.“Une fusion avec FCA reste une belle opportunité, car elle permet (à Renault) d’accéder au marché américain et à FCA d’accéder aux technologies électriques dont il a besoin”, a cependant déclaré sans trop y croire le ministre français de l’économie, ajoutant que “rien n’avait changé pour l’Etat français” en ce qui concerne les conditions déjà définis pour une fusion. En clair Lemaire s’oppose à la mainmise de la famille Agnelli sur Renault.

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