Archive pour le Tag 'législatives'

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Législatives : cette gauche lutte qui cautionne l’oppression ailleurs

Législatives : cette  gauche lutte qui  cautionne l’oppression ailleurs Pour les électeurs de gauche qui épousent le programme social et écologique de Jean-Luc Mélenchon, il est douloureux de devoir composer avec ses positions sur le pouvoir russe, sur la Syrie ou ses silences sur le sort des Ouïgours en Chine Par Jean Birnbaum dans le Monde   En 1936, un écrivain signe une lettre magnifique, qui tient une place d’honneur dans les archives de la lucidité. Le militant libertaire Victor Serge (1890-1947) s’adresse à André Gide, compagnon de route du Parti communiste français. Quand il interpelle le célèbre auteur français, Victor Serge sort à peine des geôles soviétiques. Né à Bruxelles dans une famille modeste, il aura été de tous les combats. En 1919, il se bat aux côtés des bolcheviques. Exclu du Parti en 1928, puis arrêté, il a connu les procès truqués, les camps, le climat de délation généralisée, qu’il décrira dans ses romans, à commencer par S’il est minuit dans le siècle (1939), son chef-d’œuvre. Il est libéré en 1936 grâce à une campagne internationale menée par André Malraux, Romain Rolland et André Gide. La lettre qu’il envoie plus tard à ce dernier conjugue gratitude et franchise. Il y exhorte l’auteur des Nourritures terrestres à rompre avec l’aveuglement et à reconnaître les immenses crimes commis au nom de l’idéal communiste : « Si je vous comprends vraiment, cher André Gide, votre courage a toujours été de vivre les yeux ouverts, note-t-il. Vous ne pouvez pas les fermer aujourd’hui sur cette réalité. » Ainsi, demande Victor Serge, peut-on prétendre combattre le fascisme en Europe quand on cautionne l’épuration de masse en Russie ? Il prévient : « Nous faisons front contre le fascisme. Comment lui barrer la route avec tant de camps de concentration derrière nous ? »

 

Un paradoxe douloureux Avec ce courrier, Victor Serge transmettait le flambeau d’une tradition certes minoritaire mais longtemps prestigieuse parmi les progressistes : celle d’une gauche antitotalitaire et internationaliste qui voulait maintenir vivante l’espérance socialiste malgré le cauchemar soviétique. Cet internationalisme antistalinien, qui héritait lui-même du cosmopolitisme des Lumières, affirmait un principe simple : on ne peut prétendre lutter pour l’émancipation ici quand on cautionne l’oppression ailleurs. Ce principe a largement structuré ce qu’on appelle « la gauche », bien au-delà de ses seules franges révolutionnaires. Au fil du temps et à travers les épreuves (guerre d’Espagne, conflits coloniaux…), il aura été maintes fois malmené. Notre époque nous permet de vérifier qu’il est maintenant mort et enterré. Paradoxe douloureux : en France, l’homme qui aura joué le rôle de fossoyeur est aussi celui dont on aurait pu attendre qu’il sauve cette morale internationaliste. Car enfin, Jean-Luc Mélenchon, désormais chef tout-puissant des gauches françaises, n’a-t-il pas été formé à l’école du trotskisme ? N’a-t-il pas lu les textes des dissidents antistaliniens, et notamment ceux de Victor Serge, qu’aimaient citer ses anciens camarades lambertistes ? N’a-t-il pas été imprégné par le souci du monde qui fait depuis toujours l’identité de cette maigre troupe révolutionnaire ? En théorie, si. Dans un entretien publié par la Revue internationale et stratégique (n° 100, 2015), il déclarait d’ailleurs : « J’ai toujours considéré que la géopolitique commandait la politique. » Mais, justement, si l’on prend M. Mélenchon au mot, et si l’on admet que sa géopolitique « commande » sa politique, alors il apparaît que celle-ci vise autre chose qu’un avenir d’émancipation. L’histoire de ses prises de position, même récentes, l’atteste.

Sondage législatives: Nupes et majorité à égalité

Sondage législatives: Nupes et majorité à égalité

Selon un nouveau sondage Opinion 2022 réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV, l’Express avec notre partenaire SFR, la formation Ensemble (La République en marche, le MoDem, Horizons et Agir) arrive tout juste devant la Nupes dans les intentions de vote au premier tour des élections législatives de ce dimanche.

Les candidats Ensemble sont ainsi crédités au niveau national de 27% des intentions de vote, quand ceux soutenus par la Nupes (Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale qui regroupe la France Insoumise, Europe Écologie Les Verts, le Parti Socialiste et le Parti communiste) sont donnés à 26,5% dans l’enquête d’opinion.

Les deux coalitions bénéficient toutes deux d’un double phénomène: une mobilisation des électeurs d’Emmanuel Macron et des électeurs de Jean-Luc Mélenchon en hausse ces dernières semaines pour se rendre aux urnes, et d’un soutien en augmentation pour chacune de ces alliances politiques.

À ce jour, 74% des électeurs qui ont l’intention d’aller voter se disent certains de leur choix. À l’inverse, 26% d’entre eux pourraient changer d’avis d’ici à l’élection. À trois jours du 1er tour des élections législatives, les électeurs les plus sûrs de leur choix sont ceux du RN, d’Ensemble, de la Nupes, soit les trois principales formations politiques en France.

Législatives : vers une abstention record ?

 

Législatives : vers une abstention record ?

 

D’une manière générale , la plupart des Français sont assez indifférents à l’égard de la campagne électorale des législatives. Pire ils sont assez désabusés , plus de 60 % ne croient ps à une perspective de changement. Du coup,  les législatives prochaines pourraient enregistrer  un nouveau record d’abstention. C’est abstention pourrait peser lourdement sur les résultats et notamment menacer sérieusement la majorité absolue qu’espère Macron.Selon la dernière enquête d’Ipsos Sopra-Steria pour le Cevipof, la Fondation Jean Jaurès et Le Monde publiée mercredi, l’abstention pourrait atteindre dimanche entre 52% et 56%, avec un point moyen à 54%, très au-delà des 51,3% du 11 juin 2017, précédent record pour un premier tour de législatives.

Une estimation convergente avec celle des autres instituts de sondage et qui confirme que, malgré les appels aux urnes des politiques, cette élection peine à intéresser les Français. Selon l’étude d’Ipsos, cet intérêt a même baissé de quatre points en trois semaines (70% contre 74%).

, Bernard Sananès, président de l’institut de sondage Elabe, confirme que « cette campagne ne passionne pas les Français » puisque « selon un sondage récent 4 personnes sur 10 qui disaient suivre cette campagne et 1 sur 2 qui déclaraient s’intéresser vraiment aux législatives. »

Selon lui, ce désamour peut s’expliquer plusieurs points: « la désaffection pour la politique que l’on enregistre maintenant à tous les scrutins », la date du scrutin, « les législatives suivent les présidentielles, les électeurs ont le sentiment que tout est joué », mais aussi « le fait que dans les grandes circonscriptions, on ne connaît pas son député. »

 

Sondage Législatives : la majorité présidentielle menacée

Sondage Législatives : la majorité présidentielle menacée

 

Selon une réalisée par Ifop-Fiducial, les candidats de la confédération électorale Ensemble! qui regroupe LREM, le Modem, Horizons et Agir obtiendraient de 250 à 290 députés contre 195 à 230 sièges pour la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), alliance électorale associant LFI, EELV, le PC et le PS, selon le baromètre Ifop-Fiducial pour LCI.

Dans le précédent sondage Ifop, la majorité obtenait de 275 à 310 sièges contre 170 à 205 pour la Nupes. La majorité absolue correspond à la barre des 289 députés sur les 577 futurs élus qui siègeront sur les bancs du Palais bourbon.

En projection de sièges, LR avec ses alliés de l’UDI arriverait en troisième position avec de 40 à 55 députés, suivis par le RN de 20 à 45 sièges. Le score de Reconquête, le parti de l’ex-polémiste d’extrême droite Eric Zemmour oscillerait entre 0 et 2 députés, celui des divers gauche hors Nupes de 4 à 8. Six à douze élus sont rangés dans la catégorie divers.

Conclusion : la majorité absolue est loin d’être acquise pour la république en marche.

Législatives : un débat anesthésié par Macron

Législatives : un débat anesthésié par Macron

Le politologue et constitutionnaliste Olivier Rouquan (*) analyse dans les Echos  l’« anesthésie du débat » de la campagne des législatives. Tirant la sonnette d’alarme, il observe que « tout reste à faire en matière de refondation politique ».

Comment qualifier le climat de la campagne des législatives ?

Elle est dans la continuité de la présidentielle, avec une sorte d’anesthésie du débat pour le plus grand nombre. Les enjeux saillants apparus lors du quinquennat précédent – gestion de crise, enjeu sanitaire, cohésion des territoires et des services publics, transformation du travail, répartition des richesses etc. – sont finalement peu débattus et abordés par de la communication flash : visite des hôpitaux ou des écoles , ou annonce d’un Conseil national de la refondation pour « bâtir des projets »… Après une présidentielle bouleversée, on pouvait souhaiter que les législatives soient l’occasion de préciser lesdits projets. Or Emmanuel Macron ne donne un peu de voix qu’au tout dernier moment pour prolonger la présidentielle. La nouvelle Première ministre n’imprime pas sa marque et ne préfigure pas de programme de gouvernement. A part la Nupes, les acteurs politiques n’ont pas voulu se mobiliser pour cette élection.

Elections Législatives : la grande indifférence !

Elections Législatives : la grande indifférence !

 

Un article de France Info rend compte de la grande indifférence de l’opinion publique vis-à-vis des prochaines élections législatives. Un constat même partagé au sein de la majorité .

 

 

Quand on les interroge, ils partagent tous le même constat : les législatives n’intéressent pas« Sur le terrain, tout le monde se fout des législatives, il va y avoir une abstention de folie », alerte Sereine Mauborgne, députée LREM sortante du Var, qui se retrouve  »à marteler d’aller voter ». Après l’abstention record de 2017, l’édition de 2022 risque aussi d’être marquée par une faible participation. Selon le baromètre d’Ipsos-Sopra Steria du 23 mai, 47% des interrogés ont l’intention d’aller voter. « C’est un pensum d’accueillir de nouveau les tracts pour les gens, ça ne va pas déplacer les foules », assure encore le député LREM de l’Eure, Fabien Gouttefarde, lui aussi candidat à sa réélection.

Ces élections des 12 et 19 juin sont cruciales pour le parti présidentiel : sans majorité absolue (289 sièges), il sera difficile pour Emmanuel Macron de mettre en œuvre ses promesse de réforme. Or, à moins de dix jours du scrutin, le manque d’implication du président et d’annonces concrètes à distiller sur le terrain inquiètent la majorité« On aimerait bien que le président descende de nouveau dans l’arène et impulse des messages structurants pour cette campagne », souffle un député en campagne.

Emmanuel Macron n’est sorti sur le terrain que mardi avec un déplacement à Cherbourg (Manche) sur le thème de la santé, puis jeudi à Marseille pour parler éducation. Sa précédente apparition remontait au 29 avril dans les Pyrénées. Si aucun des candidats contactés ne doute de remporter ce scrutin, beaucoup constatent un manque d’enthousiasme des électeurs. « Il n’y a pas d’envie, d’appétence pour Macron dans le sens où les gens se diraient : ‘Il va changer nos vies’. On est plutôt dans une forme de continuité avec la présidentielle », observe un candidat LREM.

Un président longtemps absent et une Première ministre, cheffe de la majorité, dont l’implication dans la campagne, déçoit.  »Il nous manque un référent et Borne n’a pas cette ambition. Lors de la première réunion en visio, elle nous a parlé dix minutes », raconte un député sortant, qui dit regretter Edouard Philippe. « Borne ne fait pas beaucoup de déplacements de terrain », juge un autre candidat. La Première ministre, elle-même candidate dans le Calvados, s’y est mise sur le tard. Elle était, par exemple, jeudi, en visite dans trois circonscriptions de l’Essonne pour soutenir les candidats de la majorité.

 

Ce même candidat ajoute : « Surtout qu’il ne se passe rien. » Aucune mesure d’envergure – excepté des annonces sur l’éducation, jeudi – n’a encore été dévoilée sur les thématiques chères aux Français, que sont l’inflation, la santé ou l’écologie. Il faudra attendre, notamment sur le volet pouvoir d’achat, l’après-législatives pour le détail des mesures. Ce qui laisse certains candidats sur leur faim. « J’aimerais bien qu’une mesure forte soit annoncée avant le premier tour », lance ainsi Catherine Osson, députée sortante de la 8e circonscription du Nord. Dans ce département marqué par des difficultés socio-économiques, elle verrait d’un bon œil  »une mesure symbolique et politique » sur le pouvoir d’achat« Ça me manque sur la circo mais bon, après, c’est à moi de porter ces sujets », ajoute-t-elle.

A quelques kilomètres de là, sa collègue de la 12e circonscription, Anne-Laure Cattelot, préfère au contraire que  »le gouvernement nous attende pour travailler ». « Cela permet d’éviter les erreurs type la TVA sociale de Borloo [qui avait coûté des sièges à la droite en 2007] et puis il y a toujours des surinterprétations sur les mesures… Si elles sont de droite, de gauche… »

Faute du détail des mesures du programme présidentiel, les candidats doivent improviser. « Dans les réunions publiques où il n’est déjà pas évident de faire venir du monde, quand on m’interroge sur des mesures concrètes comme le leasing social à 100 euros pour des voitures électriques, on me demande si c’est batterie comprise, rapporte un député sortant. J’ai tendance à dire oui mais on est obligé d’extrapoler. » Un autre candidat acquiesce. « On n’a pas les modalités que ce soit sur la réforme du RSA ou sur le chèque alimentaire. Certes, ce sera à nous de les voter mais on sent que ce n’est pas prêt côté gouvernement. »

A défaut de parler du fond des mesures, la campagne s’est polarisée autour de deux dossiers embarrassants pour le gouvernement : les accusations de viol qui visent le ministre des Solidarités, Damien Abad et la polémique qui a suivi les incidents au Stade de France lors de la finale de la Ligue des champions.  »Les affaires nous polluent un peu, c’est comme ça, il faut gérer et soutenir son gouvernement », assure Catherine Osson. Mais de l’avis de ceux interrogés, ces polémiques, si elles polluent le débat politique dans les médias, ne gênent pas sur le terrain.

« Les gens n’en ont rien à cirer d’Abad ou du Stade de France. »

« On ne m’en a jamais parlé, les gens me parlent de leurs problèmes ou de Macron qui continue à polariser sur sa personne que ce soit en bien ou en mal », abonde Fabien Gouttefarde.

En 2017, la campagne des législatives avait aussi été marquée par des affaires comme celle des assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen. Elles avaient conduit, après le scrutin, à la démission de trois ministres, dont François Bayrou. Pourtant, cela n’avait pas empêché Emmanuel Macron d’obtenir une large majorité à l’Assemblée nationale. L’époque était alors au renouvellement de la classe politique avec des candidats venus de différents horizons dont beaucoup n’avaient jamais fait de politique.

L’ambiance est différente à présent.  »Il y a cinq ans, il fallait un nouveau souffle, il y avait un enthousiasme. Cette année, d’un point de vue national, il y a assez peu d’intérêt », note le député de Paris candidat à sa réélection Sylvain Maillard. « En 2017, on était dans le dépassement politique avec des personnalités venues de la droite, de la gauche et de la société civile, relativise Victor Albrecht, candidat LREM dans l’Yonne. On ne peut pas refaire la même chose, les gens savent qui est Macron, on est dans une fidélisation ».

Pour cette génération Macron qui aspire à un second mandat elle aussi, la flamme des débuts n’est plus tout à fait aussi brillante. « Le pouvoir use, lâche un député sortant. Il y a cinq ans, on était facilement affublé du statut du candidat de la réforme. Là, c’est beaucoup plus compliqué. »

Législatives Français de l’étranger : alerte pour le pouvoir

Législatives Français de l’étranger : alerte pour le pouvoir

 

La majorité présidentielle est  relativement secouée après les résultats des élections législatives dans les 11 circonscriptions concernées, elle  perd une quinzaine de points même si elle  arrive en première position dans huit des 11 circonscriptions des Français de l’étranger . Des résultats qui pourraient préfigurer peut-être ceux de l’Hexagone. Traditionnellement les Français de l’étranger d’abord votent très peu et se situent plutôt à droite. Ceux qui ont voté ont cependant marqué un rééquilibrage à gauche. À noter évidemment la spectaculaire c laque pour le ténébreux Valls.

 

Les candidats de la macronie, réunis sous l’étiquette Ensemble, sont arrivés majoritairement en tête chez les Français de l’étranger pour ce premier tour. En Amérique du Nord, Roland Lescure, président de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, devance la candidate de la Nupes. Même configuration en Amérique latine et dans les Caraïbes avec Eléonore Caroit ; en Europe du Nord avec Alexandre Holroyd ; au Benelux avec Pieyre-Alexandre Anglade ; en Suisse et au Liechtenstein avec Marc Ferracci ; en Europe centrale avec Frédéric Petit ; au Proche-Orient et en Afrique avec Amélia Lakrafi ; en Europe orientale, en Asie et en Océanie avec Anne Genetet.

Les candidats de la majorité présidentielle se classent en revanche en deuxième position dans 8e circonscription (Italie, Grèce, Turquie et Israël), où Deborah Abisror-de Lieme (LREM) est devancée par le député sortant UDI, Meyer Habib ; ainsi que dans 9e circonscription (Maghreb et Afrique de l’Ouest) où Karim Ben Cheikh, le candidat de Génération.s, investi par la Nupes, arrive en tête devant Elisabeth Moreno, ancienne ministre de l’Egalité femmes-hommes, investie par LREM.

Enfin, dans la 5e circonscription (Espagne, Portugal et Monaco), Manuel Valls, officiellement investi par la République en marche, est battu. C’est Renaud Le Berre, candidat de la Nupes, qui est arrivé en tête au premier tour et qui affrontera Stéphane Vojetta, le député sortant et candidat dissident de la majorité présidentielle.

 

Malgré une abstention très forte, les Français de l’étranger – ils sont 1,4 million d’inscrits sur les listes hors du territoire national – semblent s’être davantage mobilisés qu’en 2017, lorsque seuls 19,1% des inscrits s’étaient déplacés, selon des chiffres provisoires.

Plus encore qu’à la présidentielle, l’abstention est attendue à un niveau record pour le premier tour des législatives le 12 juin (52 ou 53% selon les sondages, contre 51,3% en 2017). L’abstention des jeunes et des classes populaires pourrait avantager la majorité actuelle, qui s’appuie sur un électorat plus âgé et plus aisé que celui du RN ou de la Nupes, estiment des spécialistes.

Politique-Législatives : la grande indifférence !

Politique-Législatives : la grande indifférence !

 

Un article de France Info rend compte de la grande indifférence de l’opinion publique vis-à-vis des prochaines élections législatives. Un constat même partagé au sein de la majorité .

 

Quand on les interroge, ils partagent tous le même constat : les législatives n’intéressent pas« Sur le terrain, tout le monde se fout des législatives, il va y avoir une abstention de folie », alerte Sereine Mauborgne, députée LREM sortante du Var, qui se retrouve  »à marteler d’aller voter ». Après l’abstention record de 2017, l’édition de 2022 risque aussi d’être marquée par une faible participation. Selon le baromètre d’Ipsos-Sopra Steria du 23 mai, 47% des interrogés ont l’intention d’aller voter. « C’est un pensum d’accueillir de nouveau les tracts pour les gens, ça ne va pas déplacer les foules », assure encore le député LREM de l’Eure, Fabien Gouttefarde, lui aussi candidat à sa réélection.

Ces élections des 12 et 19 juin sont cruciales pour le parti présidentiel : sans majorité absolue (289 sièges), il sera difficile pour Emmanuel Macron de mettre en œuvre ses promesse de réforme. Or, à moins de dix jours du scrutin, le manque d’implication du président et d’annonces concrètes à distiller sur le terrain inquiètent la majorité« On aimerait bien que le président descende de nouveau dans l’arène et impulse des messages structurants pour cette campagne », souffle un député en campagne.

Emmanuel Macron n’est sorti sur le terrain que mardi avec un déplacement à Cherbourg (Manche) sur le thème de la santé, puis jeudi à Marseille pour parler éducation. Sa précédente apparition remontait au 29 avril dans les Pyrénées. Si aucun des candidats contactés ne doute de remporter ce scrutin, beaucoup constatent un manque d’enthousiasme des électeurs. « Il n’y a pas d’envie, d’appétence pour Macron dans le sens où les gens se diraient : ‘Il va changer nos vies’. On est plutôt dans une forme de continuité avec la présidentielle », observe un candidat LREM.

Un président longtemps absent et une Première ministre, cheffe de la majorité, dont l’implication dans la campagne, déçoit.  »Il nous manque un référent et Borne n’a pas cette ambition. Lors de la première réunion en visio, elle nous a parlé dix minutes », raconte un député sortant, qui dit regretter Edouard Philippe. « Borne ne fait pas beaucoup de déplacements de terrain », juge un autre candidat. La Première ministre, elle-même candidate dans le Calvados, s’y est mise sur le tard. Elle était, par exemple, jeudi, en visite dans trois circonscriptions de l’Essonne pour soutenir les candidats de la majorité.

 

Ce même candidat ajoute : « Surtout qu’il ne se passe rien. » Aucune mesure d’envergure – excepté des annonces sur l’éducation, jeudi – n’a encore été dévoilée sur les thématiques chères aux Français, que sont l’inflation, la santé ou l’écologie. Il faudra attendre, notamment sur le volet pouvoir d’achat, l’après-législatives pour le détail des mesures. Ce qui laisse certains candidats sur leur faim. « J’aimerais bien qu’une mesure forte soit annoncée avant le premier tour », lance ainsi Catherine Osson, députée sortante de la 8e circonscription du Nord. Dans ce département marqué par des difficultés socio-économiques, elle verrait d’un bon œil  »une mesure symbolique et politique » sur le pouvoir d’achat« Ça me manque sur la circo mais bon, après, c’est à moi de porter ces sujets », ajoute-t-elle.

A quelques kilomètres de là, sa collègue de la 12e circonscription, Anne-Laure Cattelot, préfère au contraire que  »le gouvernement nous attende pour travailler ». « Cela permet d’éviter les erreurs type la TVA sociale de Borloo [qui avait coûté des sièges à la droite en 2007] et puis il y a toujours des surinterprétations sur les mesures… Si elles sont de droite, de gauche… »

Faute du détail des mesures du programme présidentiel, les candidats doivent improviser. « Dans les réunions publiques où il n’est déjà pas évident de faire venir du monde, quand on m’interroge sur des mesures concrètes comme le leasing social à 100 euros pour des voitures électriques, on me demande si c’est batterie comprise, rapporte un député sortant. J’ai tendance à dire oui mais on est obligé d’extrapoler. » Un autre candidat acquiesce. « On n’a pas les modalités que ce soit sur la réforme du RSA ou sur le chèque alimentaire. Certes, ce sera à nous de les voter mais on sent que ce n’est pas prêt côté gouvernement. »

A défaut de parler du fond des mesures, la campagne s’est polarisée autour de deux dossiers embarrassants pour le gouvernement : les accusations de viol qui visent le ministre des Solidarités, Damien Abad et la polémique qui a suivi les incidents au Stade de France lors de la finale de la Ligue des champions.  »Les affaires nous polluent un peu, c’est comme ça, il faut gérer et soutenir son gouvernement », assure Catherine Osson. Mais de l’avis de ceux interrogés, ces polémiques, si elles polluent le débat politique dans les médias, ne gênent pas sur le terrain.

« Les gens n’en ont rien à cirer d’Abad ou du Stade de France. »

« On ne m’en a jamais parlé, les gens me parlent de leurs problèmes ou de Macron qui continue à polariser sur sa personne que ce soit en bien ou en mal », abonde Fabien Gouttefarde.

En 2017, la campagne des législatives avait aussi été marquée par des affaires comme celle des assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen. Elles avaient conduit, après le scrutin, à la démission de trois ministres, dont François Bayrou. Pourtant, cela n’avait pas empêché Emmanuel Macron d’obtenir une large majorité à l’Assemblée nationale. L’époque était alors au renouvellement de la classe politique avec des candidats venus de différents horizons dont beaucoup n’avaient jamais fait de politique.

L’ambiance est différente à présent.  »Il y a cinq ans, il fallait un nouveau souffle, il y avait un enthousiasme. Cette année, d’un point de vue national, il y a assez peu d’intérêt », note le député de Paris candidat à sa réélection Sylvain Maillard. « En 2017, on était dans le dépassement politique avec des personnalités venues de la droite, de la gauche et de la société civile, relativise Victor Albrecht, candidat LREM dans l’Yonne. On ne peut pas refaire la même chose, les gens savent qui est Macron, on est dans une fidélisation ».

Pour cette génération Macron qui aspire à un second mandat elle aussi, la flamme des débuts n’est plus tout à fait aussi brillante. « Le pouvoir use, lâche un député sortant. Il y a cinq ans, on était facilement affublé du statut du candidat de la réforme. Là, c’est beaucoup plus compliqué. »

 

Politique–Législatives : la grande indifférence !

Politique–Législatives : la grande indifférence !

 

Un article de France Info rend compte de la grande indifférence de l’opinion publique vis-à-vis des prochaines élections législatives. Un constat même partagé au sein de la majorité .

 

 

Quand on les interroge, ils partagent tous le même constat : les législatives n’intéressent pas« Sur le terrain, tout le monde se fout des législatives, il va y avoir une abstention de folie », alerte Sereine Mauborgne, députée LREM sortante du Var, qui se retrouve  »à marteler d’aller voter ». Après l’abstention record de 2017, l’édition de 2022 risque aussi d’être marquée par une faible participation. Selon le baromètre d’Ipsos-Sopra Steria du 23 mai, 47% des interrogés ont l’intention d’aller voter. « C’est un pensum d’accueillir de nouveau les tracts pour les gens, ça ne va pas déplacer les foules », assure encore le député LREM de l’Eure, Fabien Gouttefarde, lui aussi candidat à sa réélection.

Ces élections des 12 et 19 juin sont cruciales pour le parti présidentiel : sans majorité absolue (289 sièges), il sera difficile pour Emmanuel Macron de mettre en œuvre ses promesse de réforme. Or, à moins de dix jours du scrutin, le manque d’implication du président et d’annonces concrètes à distiller sur le terrain inquiètent la majorité« On aimerait bien que le président descende de nouveau dans l’arène et impulse des messages structurants pour cette campagne », souffle un député en campagne.

Emmanuel Macron n’est sorti sur le terrain que mardi avec un déplacement à Cherbourg (Manche) sur le thème de la santé, puis jeudi à Marseille pour parler éducation. Sa précédente apparition remontait au 29 avril dans les Pyrénées. Si aucun des candidats contactés ne doute de remporter ce scrutin, beaucoup constatent un manque d’enthousiasme des électeurs. « Il n’y a pas d’envie, d’appétence pour Macron dans le sens où les gens se diraient : ‘Il va changer nos vies’. On est plutôt dans une forme de continuité avec la présidentielle », observe un candidat LREM.

Un président longtemps absent et une Première ministre, cheffe de la majorité, dont l’implication dans la campagne, déçoit.  »Il nous manque un référent et Borne n’a pas cette ambition. Lors de la première réunion en visio, elle nous a parlé dix minutes », raconte un député sortant, qui dit regretter Edouard Philippe. « Borne ne fait pas beaucoup de déplacements de terrain », juge un autre candidat. La Première ministre, elle-même candidate dans le Calvados, s’y est mise sur le tard. Elle était, par exemple, jeudi, en visite dans trois circonscriptions de l’Essonne pour soutenir les candidats de la majorité.

 

Ce même candidat ajoute : « Surtout qu’il ne se passe rien. » Aucune mesure d’envergure – excepté des annonces sur l’éducation, jeudi – n’a encore été dévoilée sur les thématiques chères aux Français, que sont l’inflation, la santé ou l’écologie. Il faudra attendre, notamment sur le volet pouvoir d’achat, l’après-législatives pour le détail des mesures. Ce qui laisse certains candidats sur leur faim. « J’aimerais bien qu’une mesure forte soit annoncée avant le premier tour », lance ainsi Catherine Osson, députée sortante de la 8e circonscription du Nord. Dans ce département marqué par des difficultés socio-économiques, elle verrait d’un bon œil  »une mesure symbolique et politique » sur le pouvoir d’achat« Ça me manque sur la circo mais bon, après, c’est à moi de porter ces sujets », ajoute-t-elle.

A quelques kilomètres de là, sa collègue de la 12e circonscription, Anne-Laure Cattelot, préfère au contraire que  »le gouvernement nous attende pour travailler ». « Cela permet d’éviter les erreurs type la TVA sociale de Borloo [qui avait coûté des sièges à la droite en 2007] et puis il y a toujours des surinterprétations sur les mesures… Si elles sont de droite, de gauche… »

Faute du détail des mesures du programme présidentiel, les candidats doivent improviser. « Dans les réunions publiques où il n’est déjà pas évident de faire venir du monde, quand on m’interroge sur des mesures concrètes comme le leasing social à 100 euros pour des voitures électriques, on me demande si c’est batterie comprise, rapporte un député sortant. J’ai tendance à dire oui mais on est obligé d’extrapoler. » Un autre candidat acquiesce. « On n’a pas les modalités que ce soit sur la réforme du RSA ou sur le chèque alimentaire. Certes, ce sera à nous de les voter mais on sent que ce n’est pas prêt côté gouvernement. »

A défaut de parler du fond des mesures, la campagne s’est polarisée autour de deux dossiers embarrassants pour le gouvernement : les accusations de viol qui visent le ministre des Solidarités, Damien Abad et la polémique qui a suivi les incidents au Stade de France lors de la finale de la Ligue des champions.  »Les affaires nous polluent un peu, c’est comme ça, il faut gérer et soutenir son gouvernement », assure Catherine Osson. Mais de l’avis de ceux interrogés, ces polémiques, si elles polluent le débat politique dans les médias, ne gênent pas sur le terrain.

« Les gens n’en ont rien à cirer d’Abad ou du Stade de France. »

« On ne m’en a jamais parlé, les gens me parlent de leurs problèmes ou de Macron qui continue à polariser sur sa personne que ce soit en bien ou en mal », abonde Fabien Gouttefarde.

En 2017, la campagne des législatives avait aussi été marquée par des affaires comme celle des assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen. Elles avaient conduit, après le scrutin, à la démission de trois ministres, dont François Bayrou. Pourtant, cela n’avait pas empêché Emmanuel Macron d’obtenir une large majorité à l’Assemblée nationale. L’époque était alors au renouvellement de la classe politique avec des candidats venus de différents horizons dont beaucoup n’avaient jamais fait de politique.

L’ambiance est différente à présent.  »Il y a cinq ans, il fallait un nouveau souffle, il y avait un enthousiasme. Cette année, d’un point de vue national, il y a assez peu d’intérêt », note le député de Paris candidat à sa réélection Sylvain Maillard. « En 2017, on était dans le dépassement politique avec des personnalités venues de la droite, de la gauche et de la société civile, relativise Victor Albrecht, candidat LREM dans l’Yonne. On ne peut pas refaire la même chose, les gens savent qui est Macron, on est dans une fidélisation ».

Pour cette génération Macron qui aspire à un second mandat elle aussi, la flamme des débuts n’est plus tout à fait aussi brillante. « Le pouvoir use, lâche un député sortant. Il y a cinq ans, on était facilement affublé du statut du candidat de la réforme. Là, c’est beaucoup plus compliqué. »

 

Législatives : la grande indifférence !

Législatives : la grande indifférence !

 

Un article de France Info rend compte de la grande indifférence de l’opinion publique vis-à-vis des prochaines élections législatives. Un constat même partagé au sein de la majorité .

 

Quand on les interroge, ils partagent tous le même constat : les législatives n’intéressent pas« Sur le terrain, tout le monde se fout des législatives, il va y avoir une abstention de folie », alerte Sereine Mauborgne, députée LREM sortante du Var, qui se retrouve  »à marteler d’aller voter ». Après l’abstention record de 2017, l’édition de 2022 risque aussi d’être marquée par une faible participation. Selon le baromètre d’Ipsos-Sopra Steria du 23 mai, 47% des interrogés ont l’intention d’aller voter. « C’est un pensum d’accueillir de nouveau les tracts pour les gens, ça ne va pas déplacer les foules », assure encore le député LREM de l’Eure, Fabien Gouttefarde, lui aussi candidat à sa réélection.

Ces élections des 12 et 19 juin sont cruciales pour le parti présidentiel : sans majorité absolue (289 sièges), il sera difficile pour Emmanuel Macron de mettre en œuvre ses promesse de réforme. Or, à moins de dix jours du scrutin, le manque d’implication du président et d’annonces concrètes à distiller sur le terrain inquiètent la majorité« On aimerait bien que le président descende de nouveau dans l’arène et impulse des messages structurants pour cette campagne », souffle un député en campagne.

Emmanuel Macron n’est sorti sur le terrain que mardi avec un déplacement à Cherbourg (Manche) sur le thème de la santé, puis jeudi à Marseille pour parler éducation. Sa précédente apparition remontait au 29 avril dans les Pyrénées. Si aucun des candidats contactés ne doute de remporter ce scrutin, beaucoup constatent un manque d’enthousiasme des électeurs. « Il n’y a pas d’envie, d’appétence pour Macron dans le sens où les gens se diraient : ‘Il va changer nos vies’. On est plutôt dans une forme de continuité avec la présidentielle », observe un candidat LREM.

Un président longtemps absent et une Première ministre, cheffe de la majorité, dont l’implication dans la campagne, déçoit.  »Il nous manque un référent et Borne n’a pas cette ambition. Lors de la première réunion en visio, elle nous a parlé dix minutes », raconte un député sortant, qui dit regretter Edouard Philippe. « Borne ne fait pas beaucoup de déplacements de terrain », juge un autre candidat. La Première ministre, elle-même candidate dans le Calvados, s’y est mise sur le tard. Elle était, par exemple, jeudi, en visite dans trois circonscriptions de l’Essonne pour soutenir les candidats de la majorité.

 

Ce même candidat ajoute : « Surtout qu’il ne se passe rien. » Aucune mesure d’envergure – excepté des annonces sur l’éducation, jeudi – n’a encore été dévoilée sur les thématiques chères aux Français, que sont l’inflation, la santé ou l’écologie. Il faudra attendre, notamment sur le volet pouvoir d’achat, l’après-législatives pour le détail des mesures. Ce qui laisse certains candidats sur leur faim. « J’aimerais bien qu’une mesure forte soit annoncée avant le premier tour », lance ainsi Catherine Osson, députée sortante de la 8e circonscription du Nord. Dans ce département marqué par des difficultés socio-économiques, elle verrait d’un bon œil  »une mesure symbolique et politique » sur le pouvoir d’achat« Ça me manque sur la circo mais bon, après, c’est à moi de porter ces sujets », ajoute-t-elle.

A quelques kilomètres de là, sa collègue de la 12e circonscription, Anne-Laure Cattelot, préfère au contraire que  »le gouvernement nous attende pour travailler ». « Cela permet d’éviter les erreurs type la TVA sociale de Borloo [qui avait coûté des sièges à la droite en 2007] et puis il y a toujours des surinterprétations sur les mesures… Si elles sont de droite, de gauche… »

Faute du détail des mesures du programme présidentiel, les candidats doivent improviser. « Dans les réunions publiques où il n’est déjà pas évident de faire venir du monde, quand on m’interroge sur des mesures concrètes comme le leasing social à 100 euros pour des voitures électriques, on me demande si c’est batterie comprise, rapporte un député sortant. J’ai tendance à dire oui mais on est obligé d’extrapoler. » Un autre candidat acquiesce. « On n’a pas les modalités que ce soit sur la réforme du RSA ou sur le chèque alimentaire. Certes, ce sera à nous de les voter mais on sent que ce n’est pas prêt côté gouvernement. »

A défaut de parler du fond des mesures, la campagne s’est polarisée autour de deux dossiers embarrassants pour le gouvernement : les accusations de viol qui visent le ministre des Solidarités, Damien Abad et la polémique qui a suivi les incidents au Stade de France lors de la finale de la Ligue des champions.  »Les affaires nous polluent un peu, c’est comme ça, il faut gérer et soutenir son gouvernement », assure Catherine Osson. Mais de l’avis de ceux interrogés, ces polémiques, si elles polluent le débat politique dans les médias, ne gênent pas sur le terrain.

« Les gens n’en ont rien à cirer d’Abad ou du Stade de France. »

« On ne m’en a jamais parlé, les gens me parlent de leurs problèmes ou de Macron qui continue à polariser sur sa personne que ce soit en bien ou en mal », abonde Fabien Gouttefarde.

En 2017, la campagne des législatives avait aussi été marquée par des affaires comme celle des assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen. Elles avaient conduit, après le scrutin, à la démission de trois ministres, dont François Bayrou. Pourtant, cela n’avait pas empêché Emmanuel Macron d’obtenir une large majorité à l’Assemblée nationale. L’époque était alors au renouvellement de la classe politique avec des candidats venus de différents horizons dont beaucoup n’avaient jamais fait de politique.

L’ambiance est différente à présent.  »Il y a cinq ans, il fallait un nouveau souffle, il y avait un enthousiasme. Cette année, d’un point de vue national, il y a assez peu d’intérêt », note le député de Paris candidat à sa réélection Sylvain Maillard. « En 2017, on était dans le dépassement politique avec des personnalités venues de la droite, de la gauche et de la société civile, relativise Victor Albrecht, candidat LREM dans l’Yonne. On ne peut pas refaire la même chose, les gens savent qui est Macron, on est dans une fidélisation ».

Pour cette génération Macron qui aspire à un second mandat elle aussi, la flamme des débuts n’est plus tout à fait aussi brillante. « Le pouvoir use, lâche un député sortant. Il y a cinq ans, on était facilement affublé du statut du candidat de la réforme. Là, c’est beaucoup plus compliqué. »

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Politique Sondage Législatives : La majorité de Macron menacée ?

Politique Sondage Législatives : La majorité de Macron  menacée ? 

 
Selon le baromètre Ifop-Fiducial pour LCI, la  majorité présidentielle (Ensemble!) arriverait en tête en nombre de sièges pour les législatives de juin sans être toutefois certaine de décrocher la majorité absolue à l’Assemblée nationale, selon les projections d’un sondage diffusé mardi par France-Info. Les candidats de la confédération électorale Ensemble ! qui regroupe LREM, le Modem, Horizons et Agir obtiendrait de 275 à 310 sièges contre 170 à 205 pour la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), alliance électorale associant LFI, EELV, le PC et le PS, selon le baromètre Ifop-Fiducial pour LCI.

La majorité absolue correspond à la barre des 289 députés sur les 577 futurs élus qui siègeront sur les bancs du Palais bourbon. En projection de sièges, LR avec ses alliés de l’UDI arriverait en troisième position avec entre 35 et 55 députés, suivi par des élus du RN (de 20 à 50). Reconquête, le parti de l’ex-polémiste d’extrême droite Eric Zemmour pourrait glaner de 1 à 4 sièges dans la future assemblée.

 

Sondage Législatives : La majorité de Macron menacée ?

Sondage Législatives : La majorité de Macron  menacée ? 

 

 
Selon le baromètre Ifop-Fiducial pour LCI, la  majorité présidentielle (Ensemble!) arriverait en tête en nombre de sièges pour les législatives de juin sans être toutefois certaine de décrocher la majorité absolue à l’Assemblée nationale, selon les projections d’un sondage diffusé mardi par France-Info. Les candidats de la confédération électorale Ensemble ! qui regroupe LREM, le Modem, Horizons et Agir obtiendrait de 275 à 310 sièges contre 170 à 205 pour la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), alliance électorale associant LFI, EELV, le PC et le PS, selon le baromètre Ifop-Fiducial pour LCI.

La majorité absolue correspond à la barre des 289 députés sur les 577 futurs élus qui siègeront sur les bancs du Palais bourbon. En projection de sièges, LR avec ses alliés de l’UDI arriverait en troisième position avec entre 35 et 55 députés, suivi par des élus du RN (de 20 à 50). Reconquête, le parti de l’ex-polémiste d’extrême droite Eric Zemmour pourrait glaner de 1 à 4 sièges dans la future assemblée.

 

Le sondage pronostique également de 5 à 10 députés divers gauche, soit des candidats de gauche dissidents de l’accord de la Nupes. Huit à quinze élus sont rangés dans la catégorie divers dans ce sondage. En terme de pourcentage de suffrages exprimés au premier tour des élections législatives, la majorité présidentielle et la Nupes sont au coude-à-coude avec respectivement 27 et 25% des intentions de vote. Ils sont suivis par le RN avec 21% des intentions de vote.

Sondage Législatives : la majorité recule

Sondage  Législatives : la majorité recule

 D’après le baromètre OpinionWay-Kéa Partners (1) pour « Les Echos » et Radio classique publiée ce mercredi, l’alliance des partis soutenant Emmanuel Macron perd 1 point, à 26 % d’intentions de vote, et voit ainsi la coalition de gauche marcher sur ses talons.

 « En 2017, la nomination d’Edouard Philippe avait permis à En Marche de progresser dans les sondages avant les législatives en captant des voix à droite, rappelle-t-il. Mais Elisabeth Borne n’est pas perçue comme étant de droite ou de gauche, elle est identifiée comme macroniste. Cela a logiquement moins d’effet sur les électeurs. »

L’avance reste toutefois confortable. Bénéficiant de sa position centrale et de la dispersion des oppositions, La République En marche (LREM) rebaptisée Renaissance, le Modem de François Bayrou et Horizons, le parti d’Edouard Philippe, peuvent espérer obtenir entre 295 et 335 sièges à l’Assemblée nationale, soit au-dessus de la majorité absolue (289).

De son côté, l’alliance de gauche progresse doucement mais sûrement. Au niveau national, la Nouvelle union populaire et sociale (Nupes) gagne 1 point cette semaine, à 25 % d’intentions de vote, à 1 petit point seulement de la majorité présidentielle.

« La gauche surfe encore sur l’annonce de leur alliance, qui a dominé l’actualité politique ces dernières semaines. Il reste à voir si elle arrive à maintenir cette visibilité pour la suite de la campagne », avertit Bruno Jeanbart.

La coalition comportant le PS, EE-LV, LFI et le PCF pourrait remporter entre 155 et 185 sièges à l’Assemblée. Un chiffre largement insuffisant pour décrocher une majorité

Crédités de 11 % d’intentions de vote à l’échelle nationale, Les Républicains se retrouveraient en revanche considérablement affaiblis, avec entre 50 et 70 députés. Quant au Rassemblement national, il perd encore 1 point cette semaine, avec 21 % d’intentions de vote au soir du premier tour. Mais ne bénéficiant pas de réserves de voix, la formation de Marine Le Pen n’obtiendrait qu’entre 14 et 34 sièges, alors que la formation d’un groupe parlementaire nécessite au minimum 15 députés.

Législatives : Les vieilles combines des parachutages des politicards

Législatives : Les vieilles combines des parachutages des politicards

 

Les responsables de l’association Tous élus, dont les coprésidents Julien Loyer et Tatiana Mariotto protestent, dans une tribune au « Monde », contre la manière dont, soit des candidats hors-sol, soit des personnalités déjà élues ont été désignés pour représenter la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale.

 

Nous sommes en 2022, et un accord qualifié d’historique réjouit tous les partisans et militants de la gauche et de l’écologie. Tous ? Non ! Les organisations qui, depuis quelques années, tentent d’insuffler un renouveau dans les institutions ne s’y reconnaissent pas.

Nous désapprouvons les conséquences de cet accord pour les candidatures issues de la société civile. Notre démocratie, qui est aujourd’hui malade, a besoin d’être réoxygénée. Cela commence par un profond besoin de renouvellement.

Ce sont des techniques de l’ancien monde qui viennent de se jouer sous nos yeux. Que l’on se félicite chez les partisans de la gauche et de l’écologie d’avoir réussi à rassembler, sous la même bannière, des opinions que tout semblait séparer il y a quelques mois, nous le comprenons.

Ce que nous dénonçons, ce sont les négociations qui mènent à envoyer des candidatures hors-sol de personnalités souvent déjà élues, parce qu’il est plus stratégique de présenter une étiquette Parti socialiste (PS) qu’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ou parce que l’on a des relations dans le parti. Ces accords ont parfois été conclus au mépris d’une candidature citoyenne, portant les mêmes valeurs, qu’on a alors écartée. Ce n’est pas ce que nous attendons d’un renouvellement véritable.

Nous ne pouvons pas attendre demain pour commencer ce renouvellement profond au sein de nos institutions politiques, aujourd’hui décriées, boudées, et dont les représentants, pour beaucoup, ont perdu la confiance de leurs administrés. Cela tombe bien, des citoyens se tiennent prêts à agir. Ils y pensent et sont parfois engagés sur le terrain depuis des années, et prolongent leur engagement militant par un engagement politique. Ils se sont formés rigoureusement, pendant des semaines, et font campagne avec leurs petits moyens, ou cherchent une investiture depuis plusieurs mois.

L’égalité des chances, que vous prônez, s’arrête-t-elle donc aux portes de l’Assemblée nationale ? La promotion et la représentation des femmes, de la jeunesse et de toutes les classes populaires n’ont-elles de sens que portées par des hommes (surtout) et des femmes expérimentées ? Alors que c’est aujourd’hui, plus que jamais, que nous devons rester fermes sur ce que nous attendons de nos élus et des politiques pour la démocratie. Que cela dit-il de notre exercice de la politique ? Qu’il doit être nécessairement professionnel et que les « petites gens » désintéressés n’ont pas voix au chapitre ? Ce n’est pas ce que nous défendons. En agissant ainsi, vous ne réécrivez pas les règles du jeu politique que vous dites combattre,

Législatives : Des retournements de veste pitoyables

Législatives : Des  retournements de veste pitoyables

Maxime Tandonnet explique que les retournements de veste’à l’occasion des législatives sont particulièrement pitoyables et mortelles pour la classe politique  (Le Figaro)

TRIBUNE - Les personnalités qui, avant ou après la présidentielle, ont abandonné le parti de la droite classique pour Emmanuel Macron, contribuent au discrédit de LR et au rejet des politiques en général, s’inquiète l’historien.

Historien et essayiste, Maxime Tandonnet est l’auteur de nombreux ouvrages salués par la critique. Il a notamment publié 1940: un autre 11 Novembre (Tallandier, 2009), Histoire des présidents de la République (Perrin, 2013, édité en poche dans la coll. Tempus et actualisé en 2017), Les Parias de la République (Perrin, 2017) et André Tardieu, l’incompris (Perrin, 2019). Dernier ouvrage paru : Georges Bidault. De la Résistance à l’Algérie française (Perrin, 2022, 368 p., 23,50 €).

Le mot « trahison » a pris une place importante dans le discours politique de ces derniers mois. Pour Carole Delga, présidente socialiste du conseil régional d’Occitanie, « Le dégoût que les Français ont pour la politique, ce sont toutes ces trahisons ». Le député LR Aurélien Pradié l’affirme: « Quelqu’un qui trahit sa famille politique pour une gamelle est un traître, évidemment ». Par-delà le caractère infamant des termes de « trahison » et de « traître », force est de constater que les retournements de veste ont pris depuis quelques années une ampleur jusqu’alors inusitée sous la Ve république.

En certaines périodes particulièrement confuses des régimes précédents, il était habituel d’associer, dans un même gouvernement des personnalités issues de courants politiques antagonistes. À la fin de la IIIème République à partir de 1935, les cabinets mêlaient indifféremment des hommes présumés de droite comme Flandin ou Laval et d’autres marqués à gauche, tels Daladier ou Chautemps. De même sous la IVème République agonisante à compter de 1954 se retrouvaient dans les mêmes ministères des personnalités de tout bord. Telle était la règle du jeu.

Par réaction, la Ve République a longtemps fonctionné sur une logique de clivage entre une majorité et une opposition, relativement homogènes. Cependant, la réélection en 1988 du président Mitterrand et la désignation de Michel Rocard a donné lieu à quelques «débauchages » de personnalités classées jusqu’alors dans le camp de la droite et du centre. Puis en 2007, le président Sarkozy a constitué son gouvernement en donnant une place importante à « l’ouverture » c’est-à-dire la désignation emblématique de personnalités de gauche dans son gouvernement, à l’image de Bernard Kouchner aux Affaires étrangères. Ces nominations paradoxales restaient l’exception.

À l’issue de son élection à la présidence de la République en 2017, le président Macron, lui, a pris l’option de « déconstruire » un fondamental de la Ve République qui est l’opposition droite-gauche. Cet ancien conseiller, puis ministre de l’Économie des gouvernements socialistes de François Hollande, s’est doté en 2017 d’un premier ministre issu de la droite, Édouard Philippe, et de plusieurs ministres importants venus du même camp, associés à ses fidèles venus pour la plupart du parti socialiste.

Le ralliement à la candidature Macron d’une partie des notables de LR – déstabilisés par l’effondrement de la candidature de François Fillon – avait d’ailleurs été manigancé de longue date par « le groupe de Bellota (nom d’un restaurant où ils se réunissaient), comme le révèle Patrick Stefanini dans son livre Déflagration (Robert Laffont 2017).

Le jeu des « débauchages » dans le camp de la droite républicaine a repris à l’occasion des élections nationales de 2022. Deux personnalités de premier plan de LR, exerçant des responsabilités stratégiques à l’Assemblée nationale, ont ainsi changé de camp pour rallier le macronisme : Éric Woerth, président de la commission des finances avant la présidentielle et Damien Abad, président du groupe LR, dans la perspective des législatives.

Ces ralliements, quoique moins nombreux cette fois-ci qu’il était escompté, ont eu un effet ravageur pour la droite dite de gouvernement. Cumulés aux précédents intervenus en 2017, la cascade des défections en faveur de la présidence Macron a eu pour effet de dévaster la réputation d’un courant politique. Le soupçon d’infidélité aux engagements et aux convictions a rejailli – injustement – sur l’ensemble du mouvement : quelle confiance accorder à des hommes et des femmes si prompts, même potentiellement, à retourner leur veste et se compromettre dans le camp adverse ?

Pour l’opinion, ces ralliements sont bel et bien perçus comme relevant de l’opportunisme ou de la compromission et nourrissent une image extrêmement délétère de la politique ressentie comme une course aux fromages au détriment des convictions, de l’honneur et de l’intérêt général

Maxime Tandonnet

Ces vagues de transfert ont eu aussi pour effet d’accréditer l’idée d’une fongibilité entre macronisme venu du PS et droite dite « de gouvernement ». Elles sont en partie à l’origine de la débâcle de LR à la présidentielle et des sondages préoccupants pour ce parti en vue des législatives.

Les transfuges utilisent deux justifications.

La première est qu’ils ne se reconnaîtraient plus dans leur ancien parti qui selon eux, « court après l’extrême droite ». Mais les mêmes n’exprimaient aucune réserve quand leur parti avait le vent en poupe en tenant un discours au moins aussi droitier qu’aujourd’hui et triomphait, en 2007, sous l’étendard de l’identité nationale. Par ailleurs, ils affirment que le président Macron a réalisé « les réformes que la droite n’a jamais osé faire ». Pourtant, avant leur ralliement, ils n’étaient pas les derniers à fustiger une politique aux antipodes des projets de la droite : hausse vertigineuse des dépenses, des déficits et de la dette publique, augmentation considérable des flux migratoires, PMA sans père remboursée par la sécurité sociale, nivellement par le bas en matière éducative (effondrement du niveau scolaire), saccage des libertés individuelles pendant la crise sanitaire, fulgurant déclin industriel (déficits commerciaux records), violence en augmentation débridée, aggravation de la pauvreté et de l’assistanat (2 millions de RSA), etc.

 

Pour l’opinion, ces ralliements sont bel et bien perçus comme relevant de l’opportunisme ou de la compromission et nourrissent une image extrêmement délétère de la politique ressentie comme une course aux fromages au détriment des convictions, de l’honneur et de l’intérêt général. Environ 80% des Français ont une vision négative de la politique selon une enquête annuelle de Cevipof. Cette crise de confiance est la source d’un profond malaise démocratique, de la montée de l’abstentionnisme, de la poussée fulgurante des votes « antisystème » ou démagogique de gauche ou de droite. Elle conduit inévitablement, tôt ou tard, à la révolte et au chaos. La banalisation de la déloyauté en politique a toute sa part dans ce naufrage.

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Pouvoir d’achat: Un projet de loi spécial élections législatives

Pouvoir d’achat: Un projet de loi spécial élections législatives

 

Elisabeth Borne a déclaré, vendredi 20 mai, qu’un premier projet de loi sur le sujet serait examiné par le Parlement issu des élections législatives du mois de juin

 

Un projet de loi Fourre tout est annoncée par la nouvelle première ministre si tôt après les législatives. Sans doute pas un hasard du calendrier car le pouvoir veut peser sur les élections de l’assemblée nationale. Or le pouvoir d’achat est de loin la première préoccupation des ménages sachant que l’inflation en 2022 risques d’atteindre de 6 % et que le pouvoir d’achat en moyenne n’augmentera pas plus de 2 %. Résultat une perte de 4% ( officiellement)  qui fait payer aux ménages la facture de la crise. Il ne faut guère escompter une politique significative de réajustement des revenus salaires, pensions ou épargnes. Certes il y aura un petit coup de pouce mais très loin de ce qui serait nécessaire pour compenser l’inflation exceptionnelle actuelle. Du coup, le projet de loi risque d’être surtout composé de mesures accessoires voir gadget comme la distribution de chèques alimentation qui rappellent tristement l’après-guerre. On aura  sans doute aussi la prolongation de ce qu’on appelle la réduction du prix du carburant. En fait un gel temporaire de la fiscalité spécifique car le pouvoir va continuer de prélever d’énormes sommes sur tous les carburants ( plus de la moitié du prix). Et on donnera un habillage écolo à ces mesures d’austérité.

La Première ministre française a donc déclaré, vendredi 20 mai, que le premier projet de loi examiné par le Parlement issu des élections législatives du mois de juin serait consacré au soutien au pouvoir d’achat des Français, dans un contexte de forte inflation.

Invitée du journal de 20h de la chaîne TF1 après la présentation de la composition de son gouvernement, Elisabeth Borne a précisé que la création d’un chèque alimentation et la limitation des prix de l’énergie feraient partie des mesures proposées dès le début de l’été.

« On travaille sur un chèque alimentation qui fera partie de ce projet de loi, mais aussi sur des mesures de bouclier tarifaire, et la réduction des prix du carburant sera prolongée », a-t-elle déclaré, assurant avoir « bien entendu les inquiétudes des Français » sur le pouvoir d’achat. « Il y a aussi des mesures qui étaient attendues, comme la revalorisation des retraites et le triplement de la prime Macron », a-t-elle ajouté.

 

Elections législatives : Une caricature de la démocratie de l’ancien monde

Elections législatives : Une caricature de la démocratie de l’ancien monde 

 

Les responsables de l’association Tous élus, dont les coprésidents Julien Loyer et Tatiana Mariotto protestent, dans une tribune au « Monde », contre la manière dont, soit des candidats hors-sol, soit des personnalités déjà élues ont été désignés pour représenter la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale.

 

Nous sommes en 2022, et un accord qualifié d’historique réjouit tous les partisans et militants de la gauche et de l’écologie. Tous ? Non ! Les organisations qui, depuis quelques années, tentent d’insuffler un renouveau dans les institutions ne s’y reconnaissent pas.

Nous désapprouvons les conséquences de cet accord pour les candidatures issues de la société civile. Notre démocratie, qui est aujourd’hui malade, a besoin d’être réoxygénée. Cela commence par un profond besoin de renouvellement.

Ce sont des techniques de l’ancien monde qui viennent de se jouer sous nos yeux. Que l’on se félicite chez les partisans de la gauche et de l’écologie d’avoir réussi à rassembler, sous la même bannière, des opinions que tout semblait séparer il y a quelques mois, nous le comprenons.

Ce que nous dénonçons, ce sont les négociations qui mènent à envoyer des candidatures hors-sol de personnalités souvent déjà élues, parce qu’il est plus stratégique de présenter une étiquette Parti socialiste (PS) qu’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ou parce que l’on a des relations dans le parti. Ces accords ont parfois été conclus au mépris d’une candidature citoyenne, portant les mêmes valeurs, qu’on a alors écartée. Ce n’est pas ce que nous attendons d’un renouvellement véritable.

Nous ne pouvons pas attendre demain pour commencer ce renouvellement profond au sein de nos institutions politiques, aujourd’hui décriées, boudées, et dont les représentants, pour beaucoup, ont perdu la confiance de leurs administrés. Cela tombe bien, des citoyens se tiennent prêts à agir. Ils y pensent et sont parfois engagés sur le terrain depuis des années, et prolongent leur engagement militant par un engagement politique. Ils se sont formés rigoureusement, pendant des semaines, et font campagne avec leurs petits moyens, ou cherchent une investiture depuis plusieurs mois.

L’égalité des chances, que vous prônez, s’arrête-t-elle donc aux portes de l’Assemblée nationale ? La promotion et la représentation des femmes, de la jeunesse et de toutes les classes populaires n’ont-elles de sens que portées par des hommes (surtout) et des femmes expérimentées ? …

Elections législatives : Le municipalisme écologique pour succéder au communisme !

Elections législatives :  Le municipalisme écologique pour succéder au communisme ! 

Philippe Rio, maire (PCF) de Grigny (Essonne) et vice-président de la communauté d’agglomération Grand Paris Sud, estime dans une tribune au « Monde » que le municipalisme peut être un des moteurs de la victoire de la Nouvelle Union populaire et écologique et sociale, Sur le plan idéologique ce municipalisme  écologique serait le successeur du socialisme et du communisme ! Ou l’art du parti communiste d’accommoder les restes électoraux dans une curieuse tambouille idéologique. À quand une par exemple une politique nucléaire municipale ?  ( Le parti communiste veut maintenir le nucléaire et Mélenchon les supprimer). Ou naufrage de la vieille gauche prête à tout pour sauver sa peau.

 

L’élection présidentielle a entériné le bouleversement du paysage politique de notre pays. Trois blocs idéologiques, sociaux et territoriaux structurent aujourd’hui la carte électorale : bien sûr le bloc ultralibéral du président des riches et le bloc d’extrême droite, déjà dominants lors de l’élection de 2017, puis un troisième bloc, populaire, jeune, urbain, qui est venu jouer les trouble-fêtes.

Aujourd’hui, l’espoir créé lors du premier tour, amplifié par l’élargissement qui a abouti à la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), peut gagner les élections législatives. Il permettra ainsi la victoire inédite d’un mouvement issu notamment des villes populaires et des banlieues, offrant un débouché à nos luttes et à nos expériences du municipalisme.

C’est en effet d’abord dans les quartiers populaires de l’outre-mer et de l’Hexagone que ce bloc s’est constitué politiquement au soir du 10 avril 2022. Les territoires dits urbains périphériques, où les populations sont les plus déclassées, précarisées et enfermées par l’ubérisation du travail, ont permis à la gauche, et en premier lieu à Jean-Luc Mélenchon, d’y réaliser ses plus gros scores. Cela, avec des résultats jamais vus sous la Ve République.

Cette « surprise » électorale était déjà en gestation à travers les luttes qui ont été menées depuis des années dans nos villes et qui ont ébranlé le premier quinquennat d’Emmanuel Macron : les « gilets jaunes », partis de nos ronds-points jusqu’aux boulevards des grandes métropoles, la déferlante féministe, de collages de rue en campagnes contre le harcèlement dans les transports en commun, les manifestations de la jeunesse urbaine face à l’inaction climatique ou enfin le mouvement pour la justice et contre les violences racistes.

Ce formidable bloc populaire naît aussi des expériences locales du « municipalisme », qui font la démonstration qu’« un autre monde est possible » . Ce monde est non seulement possible, mais dans nos villes et dans nos quartiers, nous sommes déjà attelés à sa construction. Ce municipalisme constitue aujourd’hui un mouvement diffus, qui, partout dans le monde, offre des perspectives de transformation réelles, qui répondent aux urgences démocratique, sociale et climatique. Il a une histoire, ou plutôt des histoires : celles du socialisme, puis du communisme municipal, coagulées plus récemment à l’écologie communale.

 

Depuis vingt ans, et le Forum de Porto Alegre qui consacrait la démocratie participative et l’altermondialisme et où on osait démontrer une réponse concrète au « There is no alternative », le municipalisme a cherché, innové et parfois offert un débouché aux tâtonnements : là où nos institutions ont rendu nos Etats presque amorphes, la démocratie du coin de la rue, du groupe WhatsApp et du bas d’immeuble a su débusquer et remettre en cause les logiques d’un système où les mécanismes inégalitaires d’accumulation de richesses ont dépossédé les classes sociales travailleuses de tout pouvoir économique et démocratique, jusqu’à nous gouverner presque de l’extérieur.

Législatives : Thierry Solère 13 Chefs d’accusation… non candidat !

Législatives : Thierry Solère  13 Chefs d’accusation… non candidat !

 

Le député Thierry Solère, ex-Les Républicains et désormais proche conseiller d’Emmanuel Macron, n’a pas déposé sa candidature pour les élections législatives dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine comme il était prévu, a appris le service politique de France télévisions auprès de la majorité.

 

La candidature de celui qui est également conseiller régional d’Ile-de-France était critiquée en raison de l’existence d’une information judiciaire ouverte depuis 2019 contre lui, et dans laquelle l’élu, âgé de 50 ans, est mis en examen pour treize chefs d’accusation, dont « fraude fiscale », « emploi fictif » et « financement illicite de dépenses électorales ».

Il est soupçonné d’avoir « usé de son influence en vue de faire obtenir des marchés » à des sociétés immobilières entre 2007 et 2017, et à une société de conseil entre 2011 et 2012, d’après le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine), interrogé en janvier. Il a aussi été mis en examen pour manquements aux obligations déclaratives à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Elections législatives :L’impossible cohabitation

Elections législatives :L’impossible cohabitation

 

Compte tenu de l’opposition frontale entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon sur les questions européennes, le juriste Bertrand-Léo Combrade estime, dans une tribune au « Monde », que les quelques bénéfices liés à la cohabitation seraient annihilés.

 

Dès l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle 2022, le candidat La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a demandé aux Français de « l’élire » au poste de premier ministre lors des élections législatives, qualifiées de « troisième tour » de l’élection présidentielle. De son côté, la candidate du Rassemblement national (RN), sans évoquer expressément cette perspective, a souhaité une nette victoire des députés disposés à défendre son programme à l’Assemblée nationale.

A ce jour, la perspective d’une cohabitation entre, d’un côté, un gouvernement constituant l’émanation d’une Assemblée nationale dominée par le RN ou LFI, et, d’un autre côté, le président Emmanuel Macron, semble très improbable. D’une part, en raison du scrutin majoritaire à deux tours, a priori favorable à LRM et ses alliés. D’autre part, en raison de la démobilisation traditionnelle des électeurs dont le candidat a perdu l’élection présidentielle.

 

Toutefois, ainsi que le président de la République l’a exposé à plusieurs reprises, il ne semble pas exclu qu’il envisage un « choc de représentativité » destiné à renforcer le pluralisme au sein de l’Assemblée nationale. De leur côté, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon pourraient, contre toute attente, parvenir à remobiliser leurs électeurs en leur expliquant l’enjeu que représentent les élections législatives.

Incontestablement, la cohabitation a bien des mérites. L’interprétation présidentialiste de la VRépublique, qui domine lorsque le premier ministre et le président sont du même bord politique, s’efface au profit d’une interprétation parlementariste, plus conforme au texte de la VRépublique. En outre, une telle configuration politique, dans laquelle le détenteur de l’essentiel du pouvoir n’est plus le président mais le gouvernement, qui répond de son action devant le Parlement, apparaît plus saine dans un esprit d’équilibre des pouvoirs.

Du reste, les trois expériences de cohabitation (1986-1988, 1993-1995 et 1997-2002) ont montré que le premier ministre disposait effectivement des marges de manœuvre nécessaires pour mettre en œuvre l’essentiel du programme politique de sa majorité. Cependant, sans nier les bénéfices de cette configuration politique particulière, il faut souligner combien celle qui pourrait se profiler serait, à bien des égards, acrobatique.

 

Durant les trois précédentes cohabitations, en dépit de tensions ponctuelles, les deux têtes du pouvoir exécutif se sont efforcées de respecter leurs champs de compétences respectifs. « La Constitution, rien que la Constitution, toute la Constitution », expliquait le président Mitterrand en 1986.

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