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Législatives : la confiance contre le repli

Législatives : la confiance contre le repli 

 

 

C’est la conclusion que tire le Premier ministre des résultats des législatives. . « Les Français ont pour leur grande majorité préféré l’espoir à la colère, l’optimisme au pessimisme, la confiance au repli ». Une analyse qui n’est pas sans fondement même s’il convient de relativiser en tenant compte du niveau exceptionnel des abstentions. Le repli c’est d’abord celui  de ceux qui ne se sont pas déplacés pour voter au second tour des législatives. Des électeurs sans doute déçu d’avoir à choisir essentiellement entre le mouvement en marche et les républicains. Le repli caractérise les orientations des partis extrêmes qui imaginent surtout le  futur comme une  reproduction du passé. Le repli c’est aussi celui d’une partie des Républicains et des socialistes qui contestent les orientations de Bruxelles et même le principe même de l’union européenne. S’il était possible d’additionner électoralement tous les souverainistes en tout cas les sceptiques– de droite comme de gauche- il est vraisemblable qu’une majorité ce dégagerait. La première tâche de Macron et des députés qui le soutiennent sera de restaurer cette confiance qui peut nourrir une espérance de renouveau économique, social voire sociétal. Pour cela un travail pédagogique immense est à  entreprendre car les Français constituent le peuple le plus pessimiste du monde. En cause peut-être,  cet esprit contestataire par principe mais davantage encore le manque de formation économique de la plupart des électeurs. Faut-il rappeler encore une fois qu’un sondage effectué par Allianz  montre que sur 19 pays européens la France occupe le dernier en en matière de connaissances économiques et financières. Il faudra donc expliquer, expliquer encore, décentraliser  le débat, former  y comprit les élus locaux qui dilapident les fonds publics dans des projets somptuaires et des dépenses de fonctionnement complètement incontrôlées. C’est un changement de culture qu’il convient d’opérer avec l’obsession de la priorité à la croissance et la formation, à la rigueur et à l’exemplarité. De ce point de vue macro n’échappera pas à la nécessité de se séparer de certains vieux crocodile de la politique et de certains élus douteux. « La confiance des électeurs passe par notre exemplarité, un engagement sans faille et des résultats tangibles », a estimé Edouard Philippe. « La victoire est claire et elle nous oblige. Le gouvernement abordera les prochains mois avec une grande humilité et une détermination totale ».

Macron- législatives : une victoire contraignante

Macron- législatives : une victoire contraignante

 

La victoire de Macron aux législatifves  est indiscutable Avec plus de 350 députés, il  dispose d’une large majorité. Pour autant le niveau de l’abstention pose une hypothèque sur le résultat. L’abstention dépasse 56%, un record pour des législatives sous la Ve République, on objectera que l’abstention concerne toutes les sensibilités politiques et encore davantage l’opposition. La légitimité de la victoire de Macron ne peut donc être contestée. Ce n’est pas pour autant une victoire d’adhésion mais une sorte de résultat par défaut. En effet il y a un peu plus d’un an tout le monde s’attendait au triomphe de Juppé. Il aura fallu des oppositions  internes à droite, notamment celle de Sarkozy, pour tuer la candidature de Juppé. Les socialistes étés condamnés par avance par le lamentable quinquennat de François Hollande tout autant que par ses divisions internes. Les extrêmes, eux,  se sont enfermés dans leur radicalisme et leur proposition surréaliste. Macron est donc apparu rapidement comme le seul potentiel réformateur. Il lui faudra cependant prouver très rapidement sa compétence, sa détermination et son courage. Surtout on exigera de lui des résultats rapides non seulement en matière de réforme structurelle mais aussi concernant les résultats économiques conjoncturels. De ce point de vue Macron bénéficie d’un bon alignement des planètes avec une amélioration sensible du climat économique mais surtout du moral des acteurs. La victoire est contraignante car l’opinion publique qui majoritairement s’est réfugiée dans l’abstention attend des résultats concrets et pas seulement des lois. Il semble que le Premier ministre soit bien conscient de cette contrainte. »La victoire est claire et elle nous oblige », a déclaré Edouard Philippe dimanche soir. « Cette majorité aura une mission : agir pour la France. » Il a évoqué « une ardente obligation de réussir », fait part de sa « détermination totale » et de son souhait d’accueillir toutes les bonnes volontés. Edouard Philippe a demandé aux ministres une feuille de route sur les actions qu’ils entendent mener et utilisera ces textes pour son discours de politique générale. Ces résultats et estimations sont moins favorables au camp d’Emmanuel Macron que les projections réalisées après le premier tour, qui le voyaient dépasser largement les 400 députés. Emmanuel Macron et Edouard Philippe vont pouvoir comme ils le souhaitent mener rapidement des réformes contestées. La réforme du droit du travail, probablement la plus dangereuse pour le gouvernement, doit selon l’exécutif passer par des ordonnances et donc une loi d’habilitation. Le projet de loi doit être présenté au conseil des ministres le 28 juin et au Parlement durant l’été. L’exécutif affrontera également moins d’opposition parlementaire pour le projet de loi sur le terrorisme et la sécurité, très critiqué par les syndicats de magistrats. Même si la victoire est large, « aucun risque d’absolutisme », avait assuré Emmanuel Macron, alors que ses adversaires brandissaient la menace d’une majorité toute puissante. Au second tour, les Français « n’ont pas voulu faire un chèque en blanc, ils n’ont pas voulu donner de blanc-seing », a dit le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

Législatives :majorité « écrasante » pour Macron

Législatives :majorité « écrasante » pour  Macron

 

La majorité risque d’être écrasante pour Macron, écrasante pour ses adversaires mais aussi pour lui. En effet,  avec un tel succès (à relativiser en raison de l’abstention), l’échec ne sera pas permis ; le nouveau président de  va disposer de tous les pouvoirs et il ne bénéficiera d’aucune excuse en cas d’échec. On l’attend sur l’enjeu essentiel à savoir la relance de la croissance pour réduire le  chômage. En cas d’atermoiements de type Hollande voire d’échec, la chute risque d’être aussi rapide que l’ascension. Pour réformer réellement le pays il lui faudra du courage, de la détermination et de la compétence. La compétence il la possède par contre son action risque d’être entravée par les lourdeurs politiques, administratives et celles des différents lobbys. Il lui faudra aussi arbitrer pour sortir de certains flous et de certaines contradictions. Enfin il devra sans doute se débarrasser rapidement des vieux crocodiles  et des élus douteux. Macro a sans doute moins d’un an pour réussir. De ce point de vue l’immense succès attendu au deuxième tour des législatives constitue à la fois un atout mais aussi une hypothèque lourde car rien ne pourra lui être pardonné tellement il a nourri d’espérances. En effet  les dernières projections réalisées par les instituts de sondages accordent à l’ensemble La République en marche-MoDem une écrasante majorité de 430 à 470 sièges, dimanche pour le second tour des législatives. Les autres formations seraient en perdition.  Forte de ses 28,21% des voix obtenues dimanche dernier (32,3 avec le MoDem), La République en Marche est la plus représentée avec 454 candidats, devant Les Républicains (264), le FN (120), La France insoumise (67), le PS (65) et le MoDem (62). La majorité ne peut plus donc échapper au mouvement d’Emmanuel Macron. Reste à connaître l’ampleur du raz-de-marée. Les derniers sondages lui promettent une domination écrasante pour la prochaine législature.  Plus des trois-quarts des sièges promis à Macron Le record peut être battu : avec 472 députés sur 577 élus en 1993, la droite disposait de la plus large majorité jamais vue à l’Assemblée nationale. Avec son allié MoDem, La République en marche pourrait avoir dimanche soir jusqu’à 470 sièges (voir notre infographie ci-dessus). Trois projections ont en fait été publiées depuis le premier tour : les instituts Harris Interactive et OpinionWay accordent à la future majorité entre 440 et 470 sièges, tandis qu’Odoxa évoque plutôt une fourchette de 430 à 460 mandats. C’est de toute façon nettement plus que ce qu’indiquaient toutes les autres projections réalisées avant le premier tour. L’hypothèse la plus haute, fixée par Ipsos, était alors de 427 sièges…  Odoxa précise dans son enquête « qu’une cinquantaine de sièges » reviendrait en tout au MoDem. Cela signifie que LREM atteindra de toute façon la majorité absolue à lui seul et ne dépendra donc pas de son allié centriste dans le vote des lois. Un risque potentiel que s’évite Emmanuel Macron. Et avec au moins 380 sièges, le parti présidentiel battrait également un record historique, quand l’UMP avait obtenu 359 mandats à elle seule en 2002.

Législatives : Abstention record, pourquoi ?

Législatives :  Abstention record, pourquoi ?

Comme souvent plusieurs facteurs explicatifs permettent d’éclairer le record d’abstention de dimanche pour le second tour.  D’abord la lassitude, trop de politique tue la politique, ensuit le doute général vis-à-vis des promesses électorales, enfin la grande désillusion à l’égard de la compétence des mouvements essentiellement contestataires. De ce point de vue,  le débat Macron-Le Pen aura souligné que les extrêmes sont davantage des syndicats protestataires que des organisations à vocation gouvernementale. On s’attend à 53% d’absentions selon un sondage Odoxa pour franceinfo* pour le second tour, un record historique sou la 5ème république.  Ve République. Au premier tour du scrutin, le 11 juin, 51,29% des Français s’étaient abstenus, ce qui était déjà un record. Selon le sondage, 48% des sympathisants de gauche comptent s’abstenir, 35% des sympathisants de droite hors FN, 61% des sympathisants FN et 35% des sympathisants d’En Marche.  Ce sont les jeunes qui devraient le plus s’abstenir : 61% des 18-24 ans et 63% des 25-34 ans ne se rendront pas aux urnes. Du côté des catégories socioprofessionnelles, 58% des employés et ouvriers devraient s’abstenir.  En ce qui concerne les raisons, 27% des abstentionnistes déclarent ne pas se rendre aux urnes parce qu’ils pensent que l’élection est jouée d’avance et que La République en marche va l’emporter, alors que 24% ne se reconnaissent pas dans les projets ou les personnalités des candidats qui se présentent. Selon ce sondage, 6 Français sur 10 estiment qu’une large majorité En Marche à l’Assemblée nationale serait une mauvaise chose, étant donné que le mouvement n’a recueilli qu’un tiers des votes au premier tour des élections législatives. Dans le détail, c’est ce que pensent 65% des sympathisants de gauche, 77% des sympathisants de droite hors FN et 85% des sympathisants du FN.

Sondage législatives : 450 sièges pour Macron

Sondage législatives : 450 sièges pour Macron

 

Macron, obtiendrait entre 440 et 470 élus sur 577 à l’issue du second tour des législatives dimanche, garantissant à l’exécutif une très large majorité absolue à l’Assemblée, selon deux sondages publiés jeudi. Aucune autre formation ne serait en mesure de faire élire 100 députés. La première enquête, réalisée par Opinionway pour Orpi, Les Echos et Radio Classique, crédite l’alliance des Républicains et de l’UDI de 70 à 90 sièges, loin devant les socialistes et leurs alliés, qui ne réuniraient que 20 à 30 députés. La France insoumise, avec entre cinq et 15 députés, ainsi que le Front national, qui devrait obtenir entre un et cinq sièges, pourraient ne pas être en mesure de pouvoir constituer un groupe parlementaire. Cette enquête a été réalisée en ligne du 13 au 15 juin, auprès d’un échantillon de 2.901 personnes inscrites sur les listes électorales, issu d’un échantillon représentatif de 2.973 personnes. Un autre sondage effectué par Harris Interactive-Indeed pour LCP donne exactement la même projection – 440 à 470 sièges – pour le nombre d’élus du mouvement du président de la République. Dans ce deuxième sondage, la droite et le centre pourraient obtenir 60 à 80 sièges, le PS et ses alliés auraient 22 à 35 élus. La France insoumise et le Parti communiste disposeraient de 14 à 25 sièges tandis que le FN en obtiendrait entre un et six. Les résultats de cette enquête effectuée en ligne auprès de 914 inscrits sur les listes électorales issus d’un échantillon de 1.022 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus.

Législatives : score « extrêmement décevant du FN » (Marine le Pen)

Législatives : score « extrêmement décevant du FN » (Marine le Pen)

Marine Le Pen, a reconnu que le score de son parti aux élections législatives était « extrêmement décevant ». C’est le moins que l’on puisse dire puisque le Front National recule en nombre de voix et en pourcentage au point d’ailleurs qu’il pourrait n’obtenir qu’un ou deux députés. Le problème est structurel car même si le Front national a été victime de l’abstention,  il n’en demeure pas moins que sa principale faiblesse réside dans le fait qu’il ne dispose pas de réserves de voix. En outre, Marine Le Pen a  une lourde responsabilité dans la détérioration du résultat au législatives. Sa prestation lamentable et son agressivité lors du débat avec Macron a plombé les résultats de son parti au point qu’on peut se demander si aujourd’hui elle n’est pas le principal obstacle au développement du Front national. De toute évidence elle n’a pas un profil de présidentiable sa méconnaissance des dossiers, sa vulgarité et son agressivité la condamnent  à une posture d’opposition « mais nous avons bien résisté à la vague contrairement aux autres formations. Les Républicains sont passés de 7 millions de voix en 2012 à 3,5 millions. Le PS est passé de 7,6 millions à 1,7 million. Nous sommes passés de 3,5 millions à 3 millions. Tout le monde subit les conséquences de cette vague. Nous ne sommes pas heureux de ces résultats. » a-t-elle déclaré. Pour la première fois sous l’ère Marine Le Pen présidente du FN, c’est-à-dire depuis 2011, le FN a reculé d’une même élection à une autre en nombre de voix et en pourcentage. En termes de frontistes qualifiés pour le second tour, le parti progresse néanmoins. 120 frontistes sont qualifiés au second tour, dont 20 en tête, contre respectivement 61 et 5 en en 2012. Mais à cause de la forte abstention, les frontistes auront 119 duels à mener, dont 102 contre des candidats de la majorité présidentielle, des configurations particulièrement difficiles pour le parti d’extrême droite qui préfère les triangulaires. Pour le second tour, il y a l’exception Marine Le Pen : comme en 2007 et 2012, la présidente du FN a réalisé le meilleur score FN au 1er tour avec plus de 46% des voix, et semble promise à la victoire dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, celle de la mairie FN d’Hénin-Beaumont. Ailleurs, quelques cas semblent encore jouables, notamment Emmanuelle Ménard (Hérault), Bruno Bilde et José Evrard (Pas-de-Calais), Sébastien Chenu (Nord). Mais sauf surprise, Florian Philippot (Moselle) et Louis Aliot (Pyrénées-Orientales) ne gagneront pas, Gilbert Collard (Gard) perdra son mandat acquis en 2012 tandis que Marion Maréchal-Le Pen (Vaucluse) avait renoncé à être à nouveau candidate et que d’autres ténors sont déjà éliminés.

 

Macron législatives, un raz-de-marée avec 15 % des voix !

Macron législatives, un raz-de-marée avec 15 % des voix !

 

 

En termes d’élus ce sera un véritable ras de marée pour en marche avec sans doute plus de 400 députés sur 577. Autant dire que les autres partis sont réduits à pas grand-chose hormis les Républicains. Pourtant par rapport aux inscrits la république en marche ne recueille qu’un peu plus de 15 % des voix. Le résultat de la logique du mode de scrutin. Un scrutin majoritaire qui favorise les candidats arrivés en tête. L’énorme victoire de la république en marche est juridiquement indiscutable mais pose évidemment la question politique de la représentativité réelle des élus. En cause évidemment la très grande fatigue des électeurs après une période d’élection qui aura duré environ un an, des primaires qui auront fini en eau de boudin,  des programmes le plus souvent surréalistes  et des candidats aux présidentielles au profil croquignolesque ( Hamon, Fillon, Le Pen, Mélenchon et autres petits candidats exhibitionnistes pas même capables de se faire élire député ). Plus fondamental encore le doute sur la capacité des politiques à réellement réformer  le pays pour l’inscrire dans une dynamique économique capable de résoudre le chômage. En pourcentage des électeurs inscrits, le grand vainqueur de ce premier tour de scrutin, LREM / Modem n’obtient « que » 15,4%. Et, bien entendu, c’est pire pour les autres familles politiques : LR /UDI 10,3% ; FN 6,3% ; La France Insoumise 5,3% et PS et ses alliés…4,5%. La domination « écrasante » des soutiens à Emmanuel Macron est donc à relativiser dans ce contexte. Certes, en raison des règles du scrutin, LREM et ses alliés du MoDem devraient se retrouver avec une majorité absolue de députés littéralement écrasante. Pour autant, on ne peut parler de véritable vote massif d’adhésion mais plutôt d’un vote de raison voire de résignation. Macon triomphe grâce à son programme et à sa personnalité mais surtout en raison de la nullité de ses opposants. Autant d’éléments qui expliquent l’ampleur de l’abstention.

Législatives : les grands battus.

Législatives : les grands battus.

Jean-Christophe Cambadélis

Sa défaite a été annoncée par son opposant, le secrétaire d’Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi (LREM)… mais il l’a confirmée. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a été défait dans la 16ème circonscription de Paris (19ème arrondissement).

Selon des résultats partiels, Mounir Mahjoubi serait arrivé en tête avec 35% des voix.

Cécile Duflot

Après sa défaite à la primaire écolo, sa défaite aux législatives, dès le premier tour. L’ex-ministre et ancienne secrétaire nationale d’EELV Cécile Duflot a été éliminée dimanche au premier tour des élections législatives dans la 6e circonscription de Paris , dont elle était la députée sortante, selon des résultats encore partiels.

Elle s’est classée derrière Pierre Person (La République en marche), largement en tête avec plus de 38% des voix, et Danielle Simonnet (La France insoumise, environ 20%), tous deux qualifiés pour le second tour.

Matthias Fekl

Le dernier ministre de l’Intérieur de François Hollande vient d’être évincé de sa circonscription du Lot-et-Garonne . Le haut-fonctionnaire socialiste est placé troisième avec 17% des suffrages, derrière la candidate FN Hélène Laporte (20,32% des suffrages) et Alexandre Freschi (28,39%).Aurélie Filippetti

En 2012, celle qui était ministre de la Culture de François Hollande avait été facilement élue dans la 1ère circonscription de Moselle. Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture (2012 et 2014), est battue dès le premier tour, avec 11,80% des suffrages. Elle est devancée par le candidat de la République en marche (28%) et la candidate du Front national (18,30%). « C’est évidemment une grande déception », a réagi Aurélie Filippetti, se disant victime d’une  »vague » LREM.

Matthias Fekl 

Avec 17% des voix, Matthias Fekl est battu dès le premier tour, dans la 2e circonscription du Lot-et-Garonne. Ephémère ministre de l’Intérieur, le député sortant est devancé par le candidat de La République en marche (28,39%) et la candidate du FN (20,32%).Christian Eckert

L’ancien secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert a été éliminé dans la 3e circonscription de Meurthe-et-Moselle avec 9,49% des voix. Au second tour, le candidat de La République en marche, Xavier Paluszkiewicz (32,23%), et celui de La France insoumise, Patrice Zolfo (15,91%), qui se disputeront son siège à l’Assemblée.

Ségolène Neuville

Députée socialiste sortante, Sègolène Neuville est, elle aussi, battue dans la 3e circonscription des Pyrénées-Orientales. L’ancienne secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées de 2014 à 2017 arrive troisième (15,7% des voix) derrière la candidate de La République en marche (22,7%) et la candidate du FN (19,3%).

Pascale Boistard

Dans la première circonscription de la Somme, la défaite est sévère pour Pascale Boistard. L’ancienne secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes puis secrétaire d’État chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie n’a réuni que 7,06%. Pascale Boistard est devancée par le candidat de La République en marche (34,13%), le candidat de La France insoumise et auteur de Merci patron !, François Ruffin (24,32%), le candidat du FN (15,94%) mais aussi le candidat des Républicains (13,38%).

Juliette Méadel

Juliette Méadel ne termine que cinquième du premier tour dans sa circonscription de Seine-et-Marne. L’ancienne secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes n’obtient que 8,3% des voix derrière la candidate LREM (38,12%) et le candidat de La France insoumise (15,02%), mais aussi derrière l’UDI (12,77%) et le FN (11,11%)

.Kader Arif

Ancien ministre délégué puis secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, Kader Arif n’est pas qualifié pour le second tour, dans la 10e circonscription de Haute-Garonne. Il arrive en cinquième position derrière LREM, La France insoumise, un centriste et un frontiste. Christophe Sirugue

Secrétaire d’Etat à l’Industrie puis secrétaire d’Etat au Numérique et à l’Innovation, Christophe Sirugue était député sortant de la 5e circonscription de Saône-et-Loire. Il arrive troisième (15,63%), derrière le candidat LREM (30,09%) et le candidat LR (19,66%).

 

François Lamy

Ancien ministre délégué à la Ville dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, député sortant de la 6e circonscription de l’Essonne, François Lamy se présentait dans la 1ère circonscription du Nord, à Lille. Comme beaucoup de candidats socialistes, il a été laminé au premier tour, avec 9,1% des voix, loin derrière Christophe Ittier (LREM) et Adrien Quatennens, candidat de La France insoumise, qualifiés pour le second tour.

Amer, François Lamy a pointé du doigt François Hollande et Manuel Valls, sur Twitter, ajoutant un petit tacle personnel à l’ancien président de la République : « merci pour ces moments ».

Législatives: Jean Lassalle tué par le ridicule

Législatives: Jean Lassalle tué par le ridicule

 

 

 

Jean Lassalle aura beaucoup de mal à se faire élire député des Pyrénées atlantiques alors qu’il était député sortant. On ne sait quelle sorte de folie l’a saisi pour qu’il se présente aux présidentielles.  il a montré à leurs le vide absolu de sa pensée et cela jusqu’au ridicule. En s’exposant ainsi nombreux d’anciens électeurs de Jean Lassalle du éprouvé une certaine honte. La même honte sans doute ressentie  par les sélecteurs de nombre de petits candidats dont on  se demande bien ce qu’ils faisaient dans une élection présidentielle. À moins que leur ego ne leur ait commandé de faire le singe à  la télé. Pas de quoi en tout cas redorer l’image de la politique avec ses petits candidats aux positions souvent surréalistes et pas même capables de se faire élire député encore moins d’en faire élire d’autres. On objectera sans doute que « c’est la démocratie » preuve sans doute que la démocratie  conserve quelques ADN néandertaliens pour permettre à n’importe qui de se présenter et pour dire n’importe quoi.  La tâche s’annonce donc difficile pour Jean Lassalle. Le député sortant de la 4ecirconscription des Pyrénées-Atlantiques s’est adjugé une petite deuxième place à l’issue du premier tour des législatives, avec 17,71% des voix. Le 7eme homme de la présidentielle de 2017 (1,21% des voix) est assez nettement distancé par le candidat d’En Marche!, Loïc Corrégé (25,41%). Jean Lassalle est député de la circonscription depuis 2002. Il avait été réélu de justesse en 2012, avec 50,98% des voix.

Abstention législatives : la fatigue et le désintérêt

Abstention législatives : la fatigue et le désintérêt

Plusieurs facteurs explicatifs pour comprendre un taux d’abstention record aux législatives. Il y a peut-être d’abord un phénomène d’usure de la chose politique car la France connaît un environnement électoral depuis un an (depuis les primaires). Des primaires qui ont constitué une véritable caricature de la démocratie puisque ont été élu les candidats les plus extrêmes qui avaient le moins de chance de triompher aux présidentielles. Les affaires de Fillon ensuite n’ont guère contribué à redorer l’image de la politique. Il faut aussi surtout ajouter que la plupart des grandes formations sont relativement usées : les Républicains mais surtout le parti socialiste, usées par le pouvoir et les querellent internes.  Macron obtient un véritable raz-de-marée au premier tour des législatives mais il le doit surtout au découragement de nombreux électeurs qui ne voyaient plus l’intérêt de se déplacer compte tenu des faibles chances de leur champion. Enfin et peut-être surtout il faut souligner le scepticisme de plus en plus important de nombre d’électeurs à l’égard de la chose publique. En cause sans doute l’absence depuis une trentaine d’années de résultats significatifs tant dans le domaine économique que social ou encore sociétal. Pour ceux qui ont voté,  on a donc appliqué la logique républicaine de la Ve République qui veut qu’on accorde une majorité au président de la république élu. Un vote de raison davantage que d’adhésion, un vote de cohérence qui a prit le pas sur les réflexes partisans et qui se concrétise en particulier par l’écroulement du parti socialiste, le recul du Front National et des insoumis et la défaite des Républicains. En quelque sorte les Français encore mobilisés ont voulu donner sa chance à Macron qui jusque-là n’a pas commis de faute bien au contraire mais qui sera rapidement confronté aux réalités pouvoir en particulier pour la gestion des réformes sociales où l’extrême gauche l’attend.

Législatives : les membres du gouvernement rassurés

Législatives : les membres du gouvernement rassurés

Selon les premiers résultats, les six ministres qui jouaient leur maroquin dans ce scrutin se sont qualifiés pour le second tour et cinq d’entre eux sont en ballottage favorable : Bruno Le Maire (Economie), Christophe Castaner (Relations avec le Parlement), Richard Ferrand (Cohésion), Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et Mounir Mahjoubi (Numérique). « Malgré l’abstention, le message des Français est sans ambiguïté », a estimé le Premier ministre Edouard Philippe au Havre (Seine-Maritime). « Pour la troisième fois consécutive, vous avez été des millions à confirmer votre attachement au projet de renouvellement, de rassemblement et de reconquête du président de la République ». »Dimanche prochain, l’Assemblée nationale incarnera le nouveau visage de notre République, une République forte, une République rassemblée, une République attentive aux besoins de chacun, la République française », a-t-il ajouté. « Au fond, le président de la République aura pas à pas conquis sa légitimité dans le pays », souligne le politologue Stéphane Rozès, président de CAP. « Le pays a consenti à donner à Emmanuel Macron une majorité, non pas tant par l’ampleur du vote en sa faveur que par le fait que ceux qui auraient pu voter pour une autre formation sont restés chez eux ». En plus des ministres issus de la droite qui ont bénéficié de leur ralliement à Emmanuel Macron, les députés sortants qui avaient décidé de rejoindre la majorité présidentielle, à l’image de l’ex-écologiste François de Rugy en Loire-Atlantique, ou qui ont reçu le soutien implicite de LREM, comme Yves Jégo en Seine-et-Marne, arrivent en tête du scrutin. « Les électorats ne sont pas captifs, les électorats bougent, les hommes politiques qui savent accompagner ces mouvements sont ceux qui arrivent à tirer leur épingle du jeu », souligne Stéphane Rozès.

Sondages législatives : 350-380 sièges pour LREM-

Sondages législatives : 350-380 sièges pour LREM-

Selon les projections d’un sondage Harris Interactive-Indeed pour LCP publié jeudi  La République en marche (LREM) d’Emmanuel Macron et ses alliés du MoDem disposeraient d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale avec un contingent de 360 à 390 élus, selon les projections d’un sondage Harris Interactive-Indeed pour LCP publié jeudi. L’alliance Les Républicains-UDI est créditée dans la même enquête de 125 à 140 sièges, le Parti socialiste de 20 à 30 sièges, la France insoumise et le Parti communiste de 15 à 25 sièges et le Front national de 8 à 18 sièges. En termes d’intentions de vote, LREM et le MoDem sont à 30%, un point de moins que dans une précédente enquête publiée le 1er juin, Les Républicains et l’UDI à 19% (+1 point), le Front national à 17% (-1 point). Suivent la France Insoumise (12%, +1 point) et le PS (7%, – 1 point). L’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 931 personnes inscrites sur les listes électorales choisies parmi un échantillon représentatif de 1.016 personnes âgées de 18 ans et plus et interrogées en ligne du 6 au 8 juin.

Législatives : l’immobilisme ou l’action (Macron)

Législatives : l’immobilisme ou l’action  (Macron)

Le président a estimé qu’ »au fond les Français avaient une réponse simple à apporter à une question simple, la question c’est : stop ou encore ? La question, c’est : est-ce qu’on veut de l’action ou de l’impuissance ? Et la question c’est celle de savoir si on se place dans l’humilité, dans la conviction ou plutôt dans l’affirmation et dans la dénonciation ? », a dit Christophe Castaner devant la presse. Emmanuel Macron a demandé à ses troupes de « faire en sorte que les Français soient suffisamment éclairés dimanche prochain pour y répondre de la façon la plus simple », a-t-il ajouté. La République en marche et son allié centriste du MoDem présentent 537 candidats aux élections législatives, dont une grande partie est novices en politique. Selon un sondage de l’Ifop et du Cecop pour la Fondation pour l’Innovation Politique publié mercredi, qui fait écho aux autres enquêtes, entre 350 et 380 députés LREM seraient élus. La majorité absolue à l’Assemblée nationale est de 289 sièges.

Législatives PS : c’est cuit (Cambadélis)

Législatives PS : c’est cuit  (Cambadélis)

Cette fois il n’y a plus aucune illusion chez le secrétaire du parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis. Pas étonnant puisque les sondages ne donnent que 25 à 30 sièges pour l’alliance parti socialiste, radicaux de gauche Europe écologie les Verts alors que lors des dernières élections ils  pouvaient compter sur plus de 250 députés. Dans le pire des scénarios le parti socialiste espérait encore une cinquantaine de députés mais les différents sondages ne  leur attribue plus qu’une trentaine seulement ; en outre, sur cette base électorale très réduite entre parenthèses c’est à lui sans du corps électoral) les divisions n’ont jamais été importants avec d’un côté les frondeurs gauchistes et de l’autre les progressistes on voit mal comment ces deux camps pourraient continuer de cohabiter au sein du même parti au sein d’un même groupe parlementaire « Il y a d’autres responsabilités, on en parlera en temps et  en heure », a-t-il ajouté.  » Je n’ai pas réussi à faire en sorte que les socialistes soient unis malgré mes demandes, mes discussions… », a déclaré Cambadélis. Avant de poursuivre en mettant son camp en garde: « Je pense qu’aujourd’hui comme demain, s’il n’y a pas l’unité des socialistes et de l’ensemble de la gauche, il peut y avoir une déroute des socialistes dans une défaite historique de la gauche ». Le dirigeant du PS est lui-même en danger dans sa circonscription parisienne où il fait face à Mounir Mahjoubi, candidat de La République en marche et membre du gouvernement. « Nous faisons la guerre à celui qui est plus proche de nous par rapport à la droite et l’extrême droite », a déploré le député de Paris. Jean-Christophe Cambadélis est également revenu sur le choix de Benoît Hamon de soutenir le candidat communiste opposé à Manuel Valls aux législatives dans l’Essonne: « J’ai dit déjà que Benoît Hamon faisait à Manuel Valls ce que Manuel Valls lui avait fait » en votant pour Emmanuel Macron dès le premier tour de la présidentielle. « On peut continuer comme ça pendant 30 ans, je ne pense pas que ce soit comme cela qu’on peut redresser la gauche », a-t-il prévenu.

Législatives : en marche en tête presque partout à l’étranger

Législatives : en marche en tête presque partout à l’étranger

En Marche (LREM), en tête du premier tour des élections législatives dans dix des onze circonscriptions des Français de l’étranger, selon les résultats détaillés publiés lundi soir par le ministère des Affaires étrangères. La seule circonscription des Français de l’étranger échappant à cette vague LREM est la neuvième, qui couvre notamment les pays du Maghreb. Avec 20,29%, la sénatrice EELV de Paris, Leila Aïchi, y devance le candidat soutenu par LREM, M’Jid El Guerrab (18,93%).Les candidats de droite seront présents au second tour dans quatre circonscriptions mais ont réuni nettement moins de voix que les candidats LREM. Ainsi Frédéric Lefebvre, ancien secrétaire d’Etat et député Les Républicains (LR) sortant pour les Etats-Unis et le Canada, ne recueille que 14,53% des suffrages contre 57,53% pour son opposant LREM. L’ancien ministre Thierry Mariani, député sortant de la 11e circonscription, qui recouvre notamment de nombreux pays d’Asie, n’a quant à lui recueilli que 18,78% des suffrages. Le score est plus serré pour un autre sortant, Meyer Habib (UDI), qui talonne la candidate LREM dans la 8e circonscription (Europe du Sud, Israël, Turquie) avec 35,51% des voix contre 36,73% pour Florence Drory.Les deux députés sortants socialistes qualifiés pour le second tour arrivent eux aussi loin derrière leurs adversaires de la majorité présidentielle, notamment l’ancienne secrétaire d’Etat chargée du Numérique Axelle Lemaire, qui ne recueille que 9,83% des voix.

Législatives : Collard, le philosophe de bistrot du FN, battu

Législatives : Collard, le philosophe de bistrot du FN,  battu

Collard, apparenté FN mais qui parle en son nom pourrait bien être victime de ses saillies populistes, agressives et vulgaires. Un  sondage du JDD le donne battu. D’une  certaine manière,  Collard réunit toutes les tares du FN, une incompétence totale bien sûr mais aussi uen grossièreté, une hypocrisie et une haine de l’autre même à l’intérieur du FN.   Vendredi, Gilbert Collard a reproché à Florian Philippot de ne pas jouer collectif. Si le député RBM du Gard a «toujours» été contre la sortie de l’Euro – bien qu’il pense que cette monnaie est «pourrie» pour les Français -, il estime cependant qu’il faut suivre la ligne définie par le parti. Et selon lui, Philippot ne respecte pas un principe «démocratique» consistant à se plier à la ligne politique du mouvement, la future ligne restant à définir. «Il faudrait que les egos se calment car cela va finir par nous faire du tort aux législatives!», avertit le parlementaire, avant de lâcher, avec ironie: «Que l’on sorte ou pas de l’euro, si Philippot sort, on aura au moins une sortie».Il il n aura une autre : la sienne ! Si l’élection avait lieu aujourd’hui, le candidat Front national dans la 2e circonscription du Gard serait en bien mauvaise position pour rempiler au palais Bourbon. L’avocat de formation arriverait néanmoins en tête du premier tour avec 32% des intentions de vote. Il devancerait ainsi la candidate En marche également soutenue par le PS, Marie Sara, créditée de 31% des voix. Macron n’était pourtant arrivé que quatrième lors du premier tour de la présidentielle…  »Il y a une incertitude de premier tour, mais on constate un phénomène attrape-tout et un effet de souffle post-présidentielle pour les candidats d’En marche », souligne Frédréic Dabi. Pour le second tour, l’Ifop a testé deux configurations : celle d’une triangulaire incluant Gilbert Collard, Marie Sara et Pascale Mourrut et celle d’un face-à-face classique entre le frontiste et la torera d’En Marche. Dans les deux cas, Marie Sara l’emporterait.

 

* La représentativité des échantillons a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée). Pour ces tailles d’échantillon, la marge d’erreur est de plus ou moins 1,8 point pour une intention de vote de 5%, de plus ou moins 2,4 pour un score de 10%, de plus ou moins 3,3 pour un score de 20%, de plus ou moins 3,7 pour un score de 30%, de plus ou moins 4 pour un score de 40% et de plus ou moins 4,1 pour un score de 50%.

Sondages Législatives: majorité absolue pour  » en Marche » ?

Sondages Législatives: majorité absolue pour  » en Marche » ?

Dans une enquête Harris Interactive et Indeed pour la chaine LCP*, réalisée après les derniers développements de « l’affaire » Richard Ferrand et publiée le 1er juin, les listes LREM-MoDem sont créditées de 31% des suffrages. Elles devancent nettement les candidats présentés par le Front National (18%, -1 point) et ceux sous l’étiquette « Les Républicains » (LR)-UDI (18% également, stable). En revanche, les intentions de vote pour les candidats de la France insoumise atteignent maintenant 11%, soit un recul de trois points sur une semaine et de cinq points sur deux semaines… Selon Harris Interactive, il n’y a plus que 50% des électeurs qui ont voté Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle qui sont prêts à voter pour des candidats de la France Insoumise, soit un recul de… 23 points en quinze jours. Une autre enquête Ipos/Sopra Steria Cevipof Le Monde**, publiée ce 2 juin, affiche grosso modo les mêmes tendances avec LREM/MoDem à 31%, LR/UDI à 22%, le FN à 18%, la France Insoumise à 11,5% et le PS/PRG à 8,5%. Par ailleurs, les deux enquêtes se sont livrées à une projection en sièges, forcément aléatoire. Ce sont les résultats de l’Ipsos qui se montrent les plus « optimistes » pour la majorité présidentielle. Ainsi, LREM et MoDem sont crédités d’une large majorité absolue à l’Assemblée nationale en pouvant potentiellement obtenir entre 395 et 425 sièges. Rappelons que la majorité absolue se situe à 289 sièges. Suivraient LR/UDI (entre 95 et 115 sièges), PS/PRG/EELV (25 à 35 sièges), France Insoumise/Parti communiste (entre 10 et 20 sièges) et le Front National (5 à 15 sièges). Rappelons aussi qu’il faut au moins 15 députés réunis sous une même étiquette pour former un groupe parlementaire. Pour Harris Interactive, La République en Marche et le MoDem obtiendraient également la majorité absolue. Mais elle serait un peu moins forte avec une fourchette comprise entre 330 et 360 sièges. La droite pourrait compter entre 135 et 150 députés ; le PS et ses alliés entre 30 et 44 ; la France Insoumise et le PCF entre 15 et 25, et le FN entre 8 et 22.

*Enquête réalisée du 30 mai au 1er juin sur un échantillon de 1.022 personnes.

** Enquête réalisée du 27 au 30 mai sur un échantillon de 14.958 personnes.

 

Législatives : pour remplir les caisses des partis

Législatives : pour remplir les caisses des partis

Les élections sont des machines à fric pour tous les partis y compris des micros partis qui ne jouent aucun rôle dans la vie politique. D’où cette floraison de candidats un peu partout. Certains micros partis n’existent d’ailleurs qu’à  l’heure des élections.  Rétribués à hauteur de 1,68 euros par voix (à partir de 1% des voix dans plus de 50 circonscriptions), les partis comptent sur ces élections pour remplir leurs caisses. En 2012, le Parti socialiste avait remporté la majorité des voix. Avec 7 617 996 votes au premier tour, les socialistes avaient empoché plus de 15 millions d’euros de la part de l’Etat rien que les deux tours de l’élection, soit un peu plus de 3 millions d’euros que l’ex-UMP. La deuxième partie de l’aide publique  dépend ensuite du nombre d’élus qui déclarent appartenir à un groupe parlementaire. Là encore, les partis y trouvent leur compte : chaque député ou sénateur, qui doit réitérer son appartenance partisane chaque année, rapporte environ 40.000 euros. . Depuis la loi du 6 juin 2000 sur la parité, les formations politiques doivent présenter 50% de candidates. En 2012, les groupes les plus respectueux étaient le PCF et Europe Ecologie-Les Verts avec respectivement 49,3% et 49,4% de femmes présentées. Avec 25,5% de femmes, l’ex-UMP enregistre le plus mauvais score du scrutin, soit un manque à gagner de 3,5 millions d’euros pour le parti de droite. Cette année, 42% de femmes sont présentées sur les 7.881 candidats au total, soit deux points de plus qu’en 2012.

Législatives : Philippot menacé en Moselle

Législatives : Philippot menacé en Moselle

 

Pas moins de 16 candidats pour menacer Philippot en Moselle. Tous les adversaires de Philippot brocardent le « candidat TGV » et la « madone de BFM TV », le Parisien accusé de préférer les plateaux de télévision aux cités minières même s’il s’en défend et souligne qu’il dispose d’un pied à terre à Forbach.    D’aucuns s’interrogent sur la stratégie du numéro 2 du Front national qui a démissionné du conseil municipal après un an et demi pour siéger au conseil régional où il s’implique peu.    L’ampleur du vote en faveur d’un parti qui prône le protectionnisme, la fin de l’euro et le retour au contrôle des frontières, particulièrement fort dans les cités minières, n’interroge pas moins dans un bassin d’emploi où le redémarrage économique passe de l’avis de tous les candidats par des liens plus étroits avec l’Allemagne. Un pays où l’on peut passer ici par inadvertance, en traversant une rue.     Le taux de chômage dans la zone d’emploi avoisine les 13%.    « Il y a une vraie désespérance, mais ce n’est pas un discours d’adhésion (au Front national). On était une société très encadrée, très policée, quasi-militaire et tout s’est effondré », estime François Dosso, ancien responsable de la CFDT mineurs au sein des Houillères des bassins de Lorraines (HBL) dont le dernier puits a fermé en 2004.    Des entreprises ont néanmoins recommencé à s’installer, comme dans l’Eurozone de Forbach qui abrite une pépinière transfrontalière ou au sein de l’ancienne tour de bureaux des HBL, à Freyming Merlebach, rachetée et réhabilitée par un investisseur privé, où une vingtaine de sociétés ont créé ou relocalisé 600 emplois en dix ans.

Sondage législatives : En marche! Avec une large majorité

Sondage législatives : En marche! Avec une large majorité

 

 

Le mouvement d’Emmanuel Macron, La République en marche, remporterait la majorité absolue à l’Assemblée nationale lors des législatives du 11 et 18 juin, avec entre 335 et 355 sièges sur 577, selon un sondage Opinionway pour Orpi, Les Echos et Radio Classique. L’alliance entre Les Républicains et l’UDI resterait la principale formation d’opposition, avec entre 145 et 165 députés. Un nombre en baisse par rapport à leur représentation dans l’Assemblée sortante où les deux partis cumulaient 225 sièges. Le Parti socialiste et ses alliés, majoritaires avec 328 sièges dans l’Assemblée sortante, seraient balayés. Leur nombre de députés élus, compris entre 20 et 35 selon l’enquête, serait historiquement bas, bien inférieur aux 53 socialistes élus en 1993.

« Insoumis » et communistes remporteraient entre 24 et 31 députés, et Le Front national entre sept et 17 sièges. Au premier tour, LREM remporterait 29% des suffrages, en hausse d’un point par rapport à mardi dernier. L’alliance LR-UDI arriverait deuxième, stable, avec 20% et le FN troisième avec 18% (-1 point). La France insoumise perd deux points, avec 13% des intentions de vote. Avec un point en moins, le PS passe sous les 10%, avec 9% des voix.

L’enquête a été réalisée en ligne auprès d’un échantillon représentatif de 1.940 personnes, entre le 30 mai et le 1er juin.

 

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