Archive pour le Tag 'législatives'

Dispositions législatives antisquatters

Dispositions législatives antisquatters

 

L’Assemblée nationale a enfin musclé les dispositions législatives pour mettre fin à l’occupation illégale de logements principaux ou même de résidences secondaires. Une fois l’occupation découverte et les faits dénoncés aux forces de l’ordre, le propriétaire du logement pourra saisir le préfet. Ce dernier aura 48 heures pour répondre avant de mettre en demeure le ou les squatteurs de quitter les lieux. Cette procédure administrative doit permettre d’agir plus rapidement pour obtenir une expulsion qu’un recours par voie de justice, qui peut prendre des mois voire des années. Elle concerne toute résidence secondaire, pied-à-terre, etc., mais pas les occupations illégales de terrains nus, cabanons, ou bâtiments en ruine qui relèvent toujours d’une procédure judiciaire. On se demande bien pourquoi cette distinction !

La saisine du préfet peut aussi être faite par des représentants du propriétaire, une précision introduite en séance vendredi pour aider notamment les personnes âgées ou dépendantes qui ne pourraient pas effectuer les formalités.

Les peines encourues par les squatteurs ont aussi été triplées à l’initiative du rapporteur Guillaume Kasbarian (LREM) : trois années d’emprisonnement au lieu d’une, et 45 000 euros d’amende au lieu de 15 000.

Législatives partielles : une participation toujours plus ridicule

Législatives partielles : une participation toujours plus ridicule

 

La participation au deuxième tour des législatives partielles est encore plus ridicule qu’au premier tour. Un premier tour qui avait enregistré une participation moyenne de seulement 20 % . Pour le second tour,  certains candidats ont logiquement disparu et certains de leurs électeurs ont décidé de s’abstenir d’autant que des  ralliements obéissent à des logiques d’appareil parfois difficilement compréhensibles. La participation aura encore baissé à moins de 20 % pour ce second tour. Cette véritable catastrophe démocratique s’inscrit dans la tendance des élections municipales qui elles avaient aussi enregistré un taux d’abstention de 60 %. Cela confirme la prise de distance de nombre d’électeurs non seulement avec les partis politiques mais aussi avec un processus démocratique qui fait surtout émerger une certaine caste qui vit bien de la politique.

Législatives partielles : la revanche de LR et du PS

Législatives partielles : la revanche de LR et du PS

Trois victoires pour Les Républicains et trois pour la gauche. LREM éliminé partout.

Défaite des macronistes dans les Yvelines ,  le candidat LR, Philippe Benassaya,  a récolté 67,7% des suffrages, devant la candidate Génération.s, Sandrine Grandgambe (32,2%). La droite conserve aussi son siège dans le Haut-Rhin avec la victoire du LR, Yves Hemedinger, face au candidat écologiste, Frédéric Hilbert (62,78% contre 37,22%). Dans le Maine-et-Loire, la candidate LR, Anne-Laure Blin, a également emporté son mano a mano face à la candidate EELV, Daphnée Raveneau (61,1 contre 38,9%).

À gauche, le candidat PS, Gérard Leseul, l’a nettement emporté en Seine-Maritime avec 70% des voix face au candidat RN, Jean-Cyril Montier. Il succède ainsi à un autre socialiste, Christophe Bouillon, élu maire de Barentin en mars dernier.

Dans le Val-de-Marne, les socialistes ont remporté leur duel face aux écologistes. La candidate PS, Isabelle Santiago, a récolté 58% des voix, contre 42% pour la candidate EELV, Sandra Régol. Ce second tour a été marqué par de fortes rivalités entre les deux partis de gauche. À la Réunion, Karine Lebon, candidate de la gauche unie (Pour La Réunion, PS, LFI), l’a emporté sans surprise (71,96%) face à la candidate Divers droite, Audrey Fontaine (28,04%).

Législatives partielles : une participation encore plus ridicule

Législatives partielles : une participation encore plus ridicule

 

Il est possible que la participation au deuxième tour des législatives partielles soit encore plus ridicule qu’au premier tour. Un premier tour qui avait enregistré une participation moyen de seulement 20 % s. Pour le second tour,  certains candidats ont logiquement disparu et certains de leurs électeurs pourraient aussi s’abstenir d’autant que des  ralliements obéissent à des logiques d’appareil parfois difficilement compréhensibles. Cette véritable catastrophe démocratique s’inscrit dans la tendance des élections municipales qui elles avaient aussi enregistré un taux d’abstention de 60 %. Cela confirme la prise de distance de nombre d’électeurs non seulement avec les partis politiques mais aussi avec un processus démocratique qui fait surtout émerger une certaine caste qui vit bien de la politique.

Six élections législatives partielles avaient été organisées dimanche dernier en Maine-et-Loire, dans le Haut-Rhin, les Yvelines, le Val-de-Marne, la Seine-Maritime et la Réunion. L’abstention a été massive partout :

79% dans la 1re circonscription du Haut-Rhin, 82% dans la 5e de Seine-Maritime et dans la 3e de Maine-et-Loire, et 84% dans la 1ère de la Réunion. En comparaison, le premier tour des municipales 2020, le 15 mars, avait été marqué par une abstention historique à 55,34 %. Le second tour le 28 juin avait enfoncé ce record, avec 58,33 %.

Dans cinq des six circonscriptions, ce premier tour est dû au fait qu’en vertu de la règle du non-cumul des mandats, les ex-titulaires du poste ont préféré occuper un fauteuil de maire, même d’une petite commune, plutôt que conserver leur siège au Palais Bourbon

Législatives partielles : une participation qui remet en cause le caractère démocratique

Législatives partielles : une participation qui remet en cause le caractère démocratique

 

 

Sur le plan démocratique, les dernières élections municipales ont constitué une sorte de déni de démocratie comte tenu du taux d’abstention. Le même phénomène se produit les sélections législatives partielles où là le taux d’abstention atteint 80 %. On objectera que ces élections sont marginales et confidentielles. Le problème c’est qu’on connaît aussi la faible participation pour les élections européennes et que vraisemblablement les élections départementales et régionales ne vont pas connaître non plus un grand succès. En cause pour ces élections,  le manque de connaissance sur le rôle des élus départementaux et régionaux aussi il faut bien le dire un désintérêt croissant pour la politique.

Pour les législatives partielles on a donc enregistré un véritable fiasco électoral avec une participation moyen de seulement 20 % pour six élections législatives. Cette véritable catastrophe démocratique s’inscrit dans la tendance des élections municipales qui elles avaient aussi enregistré un taux d’abstention de 60 %. Cela confirme la prise de distance de nombre d’électeurs non seulement avec les partis politiques mais aussi avec un processus démocratique qui fait surtout émerger une certaine caste qui vit bien de la politique.

Six élections législatives partielles ont été organisées ce dimanche en Maine-et-Loire, dans le Haut-Rhin, les Yvelines, le Val-de-Marne, la Seine-Maritime et la Réunion. L’abstention a été massive partout :

79% dans la 1re circonscription du Haut-Rhin, 82% dans la 5e de Seine-Maritime et dans la 3e de Maine-et-Loire, et 84% dans la 1ère de la Réunion. En comparaison, le premier tour des municipales 2020, le 15 mars, avait été marqué par une abstention historique à 55,34 %. Le second tour le 28 juin avait enfoncé ce record, avec 58,33 %.

Dans cinq des six circonscriptions, ce premier tour est dû au fait qu’en vertu de la règle du non-cumul des mandats, les ex-titulaires du poste ont préféré occuper un fauteuil de maire, même d’une petite commune, plutôt que conserver leur siège au Palais Bourbon

Législatives partielles : une participation ridicule de 20 %

Législatives partielles : une participation ridicule de 20 %

 

Encore un véritable fiasco électoral avec une participation moyen de seulement 20 % pour six élections législatives. Cette véritable catastrophe démocratique s’inscrit dans la tendance des élections municipales qui elles avaient aussi enregistré un taux d’abstention de 60 %. Cela confirme la prise de distance de nombre d’électeurs non seulement avec les partis politiques mais aussi avec un processus démocratique qui fait surtout émerger une certaine caste qui vit bien de la politique.

Six élections législatives partielles ont été organisées ce dimanche en Maine-et-Loire, dans le Haut-Rhin, les Yvelines, le Val-de-Marne, la Seine-Maritime et la Réunion. L’abstention a été massive partout :

79% dans la 1re circonscription du Haut-Rhin, 82% dans la 5e de Seine-Maritime et dans la 3e de Maine-et-Loire, et 84% dans la 1ère de la Réunion. En comparaison, le premier tour des municipales 2020, le 15 mars, avait été marqué par une abstention historique à 55,34 %. Le second tour le 28 juin avait enfoncé ce record, avec 58,33 %.

Dans cinq des six circonscriptions, ce premier tour est dû au fait qu’en vertu de la règle du non-cumul des mandats, les ex-titulaires du poste ont préféré occuper un fauteuil de maire, même d’une petite commune, plutôt que conserver leur siège au Palais Bourbon

Venezuela: le fou Maduro veut vacciner les candidats aux législatives avec le vaccin russe !

Venezuela: le fou Maduro veut vacciner les candidats aux législatives avec le vaccin russe !

 

On sait pertinemment qu’aucun vaccin sérieux ne sera disponible avant le milieu de l’année 2021 au mieux afin non seulement de tester son efficacité mais tout autant de vérifier ses effets indésirables et ses contre-indications. Notons qu’un très grand laboratoire britannique sur lesquels on  fondait de grand espoir vient d’arrêter de le tester justement en raison de conséquences très graves. Le groupe pharmaceutique anglo-suédois AstraZeneca, partenaire industriel de la prestigieuse université britannique Oxford, a en effet détecté un éventuel effet indésirable grave chez un participant aux essais cliniques de son vaccin expérimental.

Or pour des raisons politiques Poutine (qui veut son référendum pour rester au pouvoir 20 ans de plus) ou Trump (qui veut être réélu ) annoncent un vaccin. Une annonce évidemment complètement irresponsable et folle. La période est malheureusement caractérisée par la folie d’un certain nombre de dirigeants dans le monde comme en Chine, en Russie, en Iran, en Turquie, aux États-Unis ou encore au Venezuela. Dans ce dernier pays, le président Nicolas Maduro veut faire vacciner avec le vaccin russe les candidats aux législatives de décembre afin qu’ils fassent campagne «en toute sécurit黫En septembre, les premiers vaccins vont arriver de Russie pour des essais cliniques», a déclaré le président socialiste du pays sud-américain lors d’une allocution mardi soir.

En octobre, un deuxième lot en provenance de Russie doit arriver au Venezuela, a-t-il poursuivi au sujet de Spoutnik V, le vaccin russe contre le coronavirus perçu avec scepticisme dans le monde, notamment à cause de l’absence de phase finale des essais au moment de son annonce en août.

 

Boris Johnson premier échec aux législatives

Boris Johnson premier échec aux législatives

La perspective d’élections générales se précisent de plus en plus au Royaume uni. Avec la défaite surprise de Boris Johnson. Dans la circonscription galloise de Brecon et Radnorshire. , la majorité ne tient qu’à une voix.

La majorité parlementaire du gouvernement Johnson ne tenait déjà qu’à l’appui du Parti unioniste démocratique (DUP) nord-irlandais, ce qui laisse Johnson sous la menace des députés rebelles au sein des Tories alors qu’il entend quitter l’Union européenne au 31 octobre prochain, si nécessaire sans accord de divorce.

“La majorité de Boris Johnson qui s’amenuise montre clairement qu’il n’a pas mandat pour quitter l’UE sans accord”, a déclaré la cheffe de file de l’Union libérale-démocrate, Jo Swinson, qui a remporté cette élection. “Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour stopper le Brexit et offrir une alternative, une vision positive”, a-t-elle poursuivi dans un communiqué. “Nous avons désormais un député de plus (13 au total, ndlr) qui votera contre le Brexit au parlement”.

Le scrutin de Brecon, zone rurale au coeur du Pays de Galles, a été rendu nécessaire par l’annulation du mandat du député conservateur Chris Davies pour avoir falsifié des dépenses. Davies était de nouveau le candidat des Tories. La libérale-démocrate Jane Dodds a remporté l’élection avec 13.826 voix, devançant Davies qui a obtenu 12.401 voix, selon les résultats officiels.

Le Parti du Brexit de Nigel Farage s’est classé troisième avec 3.331 voix, le Parti travailliste quatrième avec 1.680 voix. Cette élection complique la tâche qui attend Boris Johnson puisque certains députés conservateurs ont laissé entendre qu’ils pourraient voter contre son gouvernement afin d’empêcher un divorce sans accord avec l’UE.

Le président du Parti conservateur James Clerverly a tenté de resserrer les rangs autour du nouveau chef du gouvernement en rappelant aux élus de sa formation qu’il était de leur devoir de soutenir ce dernier.“C’est la politique du Parti conservateur depuis longtemps, la politique sur laquelle nous avons tous été élus est de chercher un accord avec l’Union européenne. Mais si cela ne devait pas se réaliser, alors il faudrait quitter l’Europe malgré tout”, a-t-il dit.

Le résultat de cette élection partielle observée avec attention pourrait être de nature à susciter de nouveaux appels en faveur d’une alliance entre les conservateurs et le Parti du Brexit de Nigel Farage lors des prochaines échéances électorales.

De nouvelles élections législatives incontournables

De nouvelles élections législatives incontournables

Il est clair que le grand débat n’est pas le moyen pour sortir de la crise mais une manière de gagner du temps. Cela d’autant plus qu’il n’y a aucune perspective claire de prise en compte de ce qui pourrait ressortir de cette consultation nationale dont près de 70 % des Français pensent qu’elle est inadaptée à la problématique politique. Aujourd’hui évidemment les grands médias se polarisent sur ce grand débat, tout en sachant que cet exercice n’est pas adapté à la situation. Pas étonnant la plupart de ces grands médias appartiennent aux milieux financiers et industriels qui souhaitent que la consultation nationale finisse par étouffer la colère qui s’est exprimée à l’occasion du mouvement des gilets jaunes. On note d’ailleurs dans la presse une sorte de consensus pour ne pas revenir sur les mesures fiscales et notamment sur l’ISF qui frappe la quasi-totalité des propriétaires des grands médias. Le président de la république va sans doute utiliser tous les subterfuges pour  éviter un retour aux urnes permettant d’infirmer ou de confirmer la légitimité du pouvoir en place. Il pourrait être tenté de changer le gouvernement mais on voit mal avec quelle force significative le pouvoir pourrait s’allier. Il pourrait au mieux débaucher ici ou là quelques responsables de gauche et quelques responsables de droite voir s’appuyer un peu davantage sur le MoDem de Bayrou. La seconde possibilité qui peut d’ailleurs se combiner avec la première pourrait consister à mettre en place un ersatz de référendum sur des questions qui ne sont pas complètement accessoires comme la limitation du nombre d’élus nationaux, la limitation du nombre de mandats ou la prise en compte du vote blanc ; mais des questions qui ne sont pas au cœur de la préoccupation des Français qui, elles,  tournent autour de la justice sociale et fiscale. Une sorte de faux référendum sur des questions appelant des réponses affirmatives. Une sorte de référendum plébiscite mais qui pourrait se retourner contre Macron car les électeurs ne sont pas dupes ce type de manœuvre. Ne reste en réalité que le retour aux urnes pour obtenir une légitimité à l’assemblée nationale. En effet on sait que Macon a été élu par défaut grâce à de basses manœuvres de Macron évidemment mais aussi de Vals pour  éliminer François Hollande. On sait aussi qu’Alain Juppé, lui, a vu sa candidature torpillée par les sarkozystes, on a vu aussi comment Fillon a explosé en vol. Du coup face à Marine Le Pen à peu près n’importe quel candidat aurait été élu. Macron ne peut donc se prévaloir de la légitimité de son programme car la majorité de ceux qui l’ont élu n’adhéraient pas à ses ’orientations mais ont voté contre Marine Le Pen. On peut imaginer que Macron ne va pas se résoudre rapidement à convoquer des élections législatives. Comme depuis la crise des gilets jaunes il va tergiverser, agir à contretemps, se contredire aussi sans parler des bévues dont il ne peut se passer. De ce fait, la situation politique risque d’être encore plus complexe et plus grave car la  situation socio économique du pays va s’inscrire sans doute dans une conjoncture de récession en 2019 voir en 2020

 

Législatives partielles en Loiret et Haute-Garonne : très net recul de LREM

Législatives partielles en Loiret et Haute-Garonne : très  net recul de LREM

Dans le Loiret, le député sortant Jean-Pierre Door (LR) est arrivé largement en tête au premier tour d’une législative partielle dans la 4e circonscription du Loiret et affrontera Mélusine Harlé (LREM) au second tour.  Dans la de la 8ème circonscription de la Haute-Garonne. Joël Aviragnet (PS) va retrouver son siège de député de Haute-Garonne. Il a remporté ce dimanche soir le second tour de la législative partielle face au candidat de la République en Marche Michel Montsarrat avec plus de 70 % des voix. Dans les deux cas le recul de LREM est très important.  Après l’invalidation de son élection en décembre, Jean-Pierre Door, cardiologue qui aura 76 ans le 1er avril et brigue un quatrième mandat, a ravi 38,20% des suffrages. En juin 2017, Jean-Pierre Door l’avait emporté de justesse au second tour face à Mélusine Harlé, avec seulement huit voix d’avance. Le Conseil constitutionnel avait annulé l’élection, notamment à cause de la diffusion de messages de propagande électorale, le jour même du scrutin, sur la page Facebook du candidat élu, un acte jugé « de nature à altérer la sincérité du scrutin ».  Dans le département de la Haute-Garonne. Ce dimanche, Joël Aviragnet (PS) a largement remporté l’élection partielle sur la 8ème circonscription face à son adversaire Michel Montsarrat (LREM). Joël Aviragnet remporte 70,31 % des voix contre 29,69 % à Michel Monsarrat. La participation s’est légèrement redressée par rapport au 1er tour du dimanche 11 mars. Cette mobilisation a visiblement profité à Joël Aviragnet. Les score du candidat En Marche sont, selon un membre de son équipe, « mauvais partout sauf à Luchon ». Les deux hommes s’étaient déjà affrontés en juin 2017 et Joël Aviragnet l’avait déjà emporté mais son élection avait finalement été annulée par le Conseil constitutionnel.   Contrairement à 2017, Joël Aviragnet était arrivé largement en tête au premier tour devançant son adversaire de près de 20 points. Michel Montsarrat avait perdu près des deux tiers des voix de 2017.  Ces législatives partielles sont un nouveau revers pour la majorité présidentielle.

 

Législatives partielles: le manque d’implantation locale de La République en marche

Législatives partielles: le manque d’implantation locale La République en marche

 

Suite à l’échec  enregistré par la république en marche lors des élections législatives partielles de dimanche dernier, certains observateurs ont souligné que l’un des facteurs explicatifs pouvait provenir d’un manque d’implantation locale. Il faudrait dire même d’une absence totale d’implantation locale. En effet le parti en marche reste une organisation uniquement centralisée sans aucune structure locale, départementale ou régionale. Le seul local est un référent lui-même désigné au plan national par des responsables autos proclamées. À la base, il n’y a pratiquement pas de relais dans la république en marche, pratiquement pas de débat, surtout pas de délibération. Bref c’est un parti hors-sol au plus composé essentiellement d’individus de catégorie sociale supérieure sans réel passé collectif et sans expérience politique. Bref un parti hors-sol qui tient essentiellement à l’aura de Macon. Deux candidats de La République en marche ont en effet été défaits dimanche aux élections législatives partielles. Candidate à sa réélection dans la première circonscription du Val-d’Oise, Isabelle Muller-Quoy (48,55%) a été battue par le candidat des Républicains, Antoine Savignat (51,45 %). Dans la 1re circonscription de Belfort, le candidat sortant LR Ian Boucart l’a emporté avec 58,93 % des voix au second tour face au candidat MoDem-LREM Christophe Grudler (41,07 %). Dimanche soir, les boucles Telegram des députés de La République en marche ont vu défiler plusieurs dizaines de messages. Tous ont commenté les mauvais résultats des deux élections législatives partielles qui se jouaient ce jour-là. Dans le Territoire de Belfort, la défaite n’est pas une surprise. Dans le Val-d’Oise en revanche, c’est une vraie déception. Mais pas de là à susciter une inquiétude au sommet du pouvoir. Il est clair pourtant que dans le Val-d’Oise, si une partie des électeurs ne s’est pas déplacée, ignorant même qu’il y avait une élection ce jour-là, d’autres ont pu manifester leur mauvaise humeur face à la hausse de la CSG ou du diesel. « Ce sont les plus en colère qui ont été aux urnes ».

 

 

Législatives : la confiance contre le repli

Législatives : la confiance contre le repli 

 

 

C’est la conclusion que tire le Premier ministre des résultats des législatives. . « Les Français ont pour leur grande majorité préféré l’espoir à la colère, l’optimisme au pessimisme, la confiance au repli ». Une analyse qui n’est pas sans fondement même s’il convient de relativiser en tenant compte du niveau exceptionnel des abstentions. Le repli c’est d’abord celui  de ceux qui ne se sont pas déplacés pour voter au second tour des législatives. Des électeurs sans doute déçu d’avoir à choisir essentiellement entre le mouvement en marche et les républicains. Le repli caractérise les orientations des partis extrêmes qui imaginent surtout le  futur comme une  reproduction du passé. Le repli c’est aussi celui d’une partie des Républicains et des socialistes qui contestent les orientations de Bruxelles et même le principe même de l’union européenne. S’il était possible d’additionner électoralement tous les souverainistes en tout cas les sceptiques– de droite comme de gauche- il est vraisemblable qu’une majorité ce dégagerait. La première tâche de Macron et des députés qui le soutiennent sera de restaurer cette confiance qui peut nourrir une espérance de renouveau économique, social voire sociétal. Pour cela un travail pédagogique immense est à  entreprendre car les Français constituent le peuple le plus pessimiste du monde. En cause peut-être,  cet esprit contestataire par principe mais davantage encore le manque de formation économique de la plupart des électeurs. Faut-il rappeler encore une fois qu’un sondage effectué par Allianz  montre que sur 19 pays européens la France occupe le dernier en en matière de connaissances économiques et financières. Il faudra donc expliquer, expliquer encore, décentraliser  le débat, former  y comprit les élus locaux qui dilapident les fonds publics dans des projets somptuaires et des dépenses de fonctionnement complètement incontrôlées. C’est un changement de culture qu’il convient d’opérer avec l’obsession de la priorité à la croissance et la formation, à la rigueur et à l’exemplarité. De ce point de vue macro n’échappera pas à la nécessité de se séparer de certains vieux crocodile de la politique et de certains élus douteux. « La confiance des électeurs passe par notre exemplarité, un engagement sans faille et des résultats tangibles », a estimé Edouard Philippe. « La victoire est claire et elle nous oblige. Le gouvernement abordera les prochains mois avec une grande humilité et une détermination totale ».

Macron- législatives : une victoire contraignante

Macron- législatives : une victoire contraignante

 

La victoire de Macron aux législatifves  est indiscutable Avec plus de 350 députés, il  dispose d’une large majorité. Pour autant le niveau de l’abstention pose une hypothèque sur le résultat. L’abstention dépasse 56%, un record pour des législatives sous la Ve République, on objectera que l’abstention concerne toutes les sensibilités politiques et encore davantage l’opposition. La légitimité de la victoire de Macron ne peut donc être contestée. Ce n’est pas pour autant une victoire d’adhésion mais une sorte de résultat par défaut. En effet il y a un peu plus d’un an tout le monde s’attendait au triomphe de Juppé. Il aura fallu des oppositions  internes à droite, notamment celle de Sarkozy, pour tuer la candidature de Juppé. Les socialistes étés condamnés par avance par le lamentable quinquennat de François Hollande tout autant que par ses divisions internes. Les extrêmes, eux,  se sont enfermés dans leur radicalisme et leur proposition surréaliste. Macron est donc apparu rapidement comme le seul potentiel réformateur. Il lui faudra cependant prouver très rapidement sa compétence, sa détermination et son courage. Surtout on exigera de lui des résultats rapides non seulement en matière de réforme structurelle mais aussi concernant les résultats économiques conjoncturels. De ce point de vue Macron bénéficie d’un bon alignement des planètes avec une amélioration sensible du climat économique mais surtout du moral des acteurs. La victoire est contraignante car l’opinion publique qui majoritairement s’est réfugiée dans l’abstention attend des résultats concrets et pas seulement des lois. Il semble que le Premier ministre soit bien conscient de cette contrainte. »La victoire est claire et elle nous oblige », a déclaré Edouard Philippe dimanche soir. « Cette majorité aura une mission : agir pour la France. » Il a évoqué « une ardente obligation de réussir », fait part de sa « détermination totale » et de son souhait d’accueillir toutes les bonnes volontés. Edouard Philippe a demandé aux ministres une feuille de route sur les actions qu’ils entendent mener et utilisera ces textes pour son discours de politique générale. Ces résultats et estimations sont moins favorables au camp d’Emmanuel Macron que les projections réalisées après le premier tour, qui le voyaient dépasser largement les 400 députés. Emmanuel Macron et Edouard Philippe vont pouvoir comme ils le souhaitent mener rapidement des réformes contestées. La réforme du droit du travail, probablement la plus dangereuse pour le gouvernement, doit selon l’exécutif passer par des ordonnances et donc une loi d’habilitation. Le projet de loi doit être présenté au conseil des ministres le 28 juin et au Parlement durant l’été. L’exécutif affrontera également moins d’opposition parlementaire pour le projet de loi sur le terrorisme et la sécurité, très critiqué par les syndicats de magistrats. Même si la victoire est large, « aucun risque d’absolutisme », avait assuré Emmanuel Macron, alors que ses adversaires brandissaient la menace d’une majorité toute puissante. Au second tour, les Français « n’ont pas voulu faire un chèque en blanc, ils n’ont pas voulu donner de blanc-seing », a dit le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

Législatives :majorité « écrasante » pour Macron

Législatives :majorité « écrasante » pour  Macron

 

La majorité risque d’être écrasante pour Macron, écrasante pour ses adversaires mais aussi pour lui. En effet,  avec un tel succès (à relativiser en raison de l’abstention), l’échec ne sera pas permis ; le nouveau président de  va disposer de tous les pouvoirs et il ne bénéficiera d’aucune excuse en cas d’échec. On l’attend sur l’enjeu essentiel à savoir la relance de la croissance pour réduire le  chômage. En cas d’atermoiements de type Hollande voire d’échec, la chute risque d’être aussi rapide que l’ascension. Pour réformer réellement le pays il lui faudra du courage, de la détermination et de la compétence. La compétence il la possède par contre son action risque d’être entravée par les lourdeurs politiques, administratives et celles des différents lobbys. Il lui faudra aussi arbitrer pour sortir de certains flous et de certaines contradictions. Enfin il devra sans doute se débarrasser rapidement des vieux crocodiles  et des élus douteux. Macro a sans doute moins d’un an pour réussir. De ce point de vue l’immense succès attendu au deuxième tour des législatives constitue à la fois un atout mais aussi une hypothèque lourde car rien ne pourra lui être pardonné tellement il a nourri d’espérances. En effet  les dernières projections réalisées par les instituts de sondages accordent à l’ensemble La République en marche-MoDem une écrasante majorité de 430 à 470 sièges, dimanche pour le second tour des législatives. Les autres formations seraient en perdition.  Forte de ses 28,21% des voix obtenues dimanche dernier (32,3 avec le MoDem), La République en Marche est la plus représentée avec 454 candidats, devant Les Républicains (264), le FN (120), La France insoumise (67), le PS (65) et le MoDem (62). La majorité ne peut plus donc échapper au mouvement d’Emmanuel Macron. Reste à connaître l’ampleur du raz-de-marée. Les derniers sondages lui promettent une domination écrasante pour la prochaine législature.  Plus des trois-quarts des sièges promis à Macron Le record peut être battu : avec 472 députés sur 577 élus en 1993, la droite disposait de la plus large majorité jamais vue à l’Assemblée nationale. Avec son allié MoDem, La République en marche pourrait avoir dimanche soir jusqu’à 470 sièges (voir notre infographie ci-dessus). Trois projections ont en fait été publiées depuis le premier tour : les instituts Harris Interactive et OpinionWay accordent à la future majorité entre 440 et 470 sièges, tandis qu’Odoxa évoque plutôt une fourchette de 430 à 460 mandats. C’est de toute façon nettement plus que ce qu’indiquaient toutes les autres projections réalisées avant le premier tour. L’hypothèse la plus haute, fixée par Ipsos, était alors de 427 sièges…  Odoxa précise dans son enquête « qu’une cinquantaine de sièges » reviendrait en tout au MoDem. Cela signifie que LREM atteindra de toute façon la majorité absolue à lui seul et ne dépendra donc pas de son allié centriste dans le vote des lois. Un risque potentiel que s’évite Emmanuel Macron. Et avec au moins 380 sièges, le parti présidentiel battrait également un record historique, quand l’UMP avait obtenu 359 mandats à elle seule en 2002.

Législatives : Abstention record, pourquoi ?

Législatives :  Abstention record, pourquoi ?

Comme souvent plusieurs facteurs explicatifs permettent d’éclairer le record d’abstention de dimanche pour le second tour.  D’abord la lassitude, trop de politique tue la politique, ensuit le doute général vis-à-vis des promesses électorales, enfin la grande désillusion à l’égard de la compétence des mouvements essentiellement contestataires. De ce point de vue,  le débat Macron-Le Pen aura souligné que les extrêmes sont davantage des syndicats protestataires que des organisations à vocation gouvernementale. On s’attend à 53% d’absentions selon un sondage Odoxa pour franceinfo* pour le second tour, un record historique sou la 5ème république.  Ve République. Au premier tour du scrutin, le 11 juin, 51,29% des Français s’étaient abstenus, ce qui était déjà un record. Selon le sondage, 48% des sympathisants de gauche comptent s’abstenir, 35% des sympathisants de droite hors FN, 61% des sympathisants FN et 35% des sympathisants d’En Marche.  Ce sont les jeunes qui devraient le plus s’abstenir : 61% des 18-24 ans et 63% des 25-34 ans ne se rendront pas aux urnes. Du côté des catégories socioprofessionnelles, 58% des employés et ouvriers devraient s’abstenir.  En ce qui concerne les raisons, 27% des abstentionnistes déclarent ne pas se rendre aux urnes parce qu’ils pensent que l’élection est jouée d’avance et que La République en marche va l’emporter, alors que 24% ne se reconnaissent pas dans les projets ou les personnalités des candidats qui se présentent. Selon ce sondage, 6 Français sur 10 estiment qu’une large majorité En Marche à l’Assemblée nationale serait une mauvaise chose, étant donné que le mouvement n’a recueilli qu’un tiers des votes au premier tour des élections législatives. Dans le détail, c’est ce que pensent 65% des sympathisants de gauche, 77% des sympathisants de droite hors FN et 85% des sympathisants du FN.

Sondage législatives : 450 sièges pour Macron

Sondage législatives : 450 sièges pour Macron

 

Macron, obtiendrait entre 440 et 470 élus sur 577 à l’issue du second tour des législatives dimanche, garantissant à l’exécutif une très large majorité absolue à l’Assemblée, selon deux sondages publiés jeudi. Aucune autre formation ne serait en mesure de faire élire 100 députés. La première enquête, réalisée par Opinionway pour Orpi, Les Echos et Radio Classique, crédite l’alliance des Républicains et de l’UDI de 70 à 90 sièges, loin devant les socialistes et leurs alliés, qui ne réuniraient que 20 à 30 députés. La France insoumise, avec entre cinq et 15 députés, ainsi que le Front national, qui devrait obtenir entre un et cinq sièges, pourraient ne pas être en mesure de pouvoir constituer un groupe parlementaire. Cette enquête a été réalisée en ligne du 13 au 15 juin, auprès d’un échantillon de 2.901 personnes inscrites sur les listes électorales, issu d’un échantillon représentatif de 2.973 personnes. Un autre sondage effectué par Harris Interactive-Indeed pour LCP donne exactement la même projection – 440 à 470 sièges – pour le nombre d’élus du mouvement du président de la République. Dans ce deuxième sondage, la droite et le centre pourraient obtenir 60 à 80 sièges, le PS et ses alliés auraient 22 à 35 élus. La France insoumise et le Parti communiste disposeraient de 14 à 25 sièges tandis que le FN en obtiendrait entre un et six. Les résultats de cette enquête effectuée en ligne auprès de 914 inscrits sur les listes électorales issus d’un échantillon de 1.022 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus.

Législatives : score « extrêmement décevant du FN » (Marine le Pen)

Législatives : score « extrêmement décevant du FN » (Marine le Pen)

Marine Le Pen, a reconnu que le score de son parti aux élections législatives était « extrêmement décevant ». C’est le moins que l’on puisse dire puisque le Front National recule en nombre de voix et en pourcentage au point d’ailleurs qu’il pourrait n’obtenir qu’un ou deux députés. Le problème est structurel car même si le Front national a été victime de l’abstention,  il n’en demeure pas moins que sa principale faiblesse réside dans le fait qu’il ne dispose pas de réserves de voix. En outre, Marine Le Pen a  une lourde responsabilité dans la détérioration du résultat au législatives. Sa prestation lamentable et son agressivité lors du débat avec Macron a plombé les résultats de son parti au point qu’on peut se demander si aujourd’hui elle n’est pas le principal obstacle au développement du Front national. De toute évidence elle n’a pas un profil de présidentiable sa méconnaissance des dossiers, sa vulgarité et son agressivité la condamnent  à une posture d’opposition « mais nous avons bien résisté à la vague contrairement aux autres formations. Les Républicains sont passés de 7 millions de voix en 2012 à 3,5 millions. Le PS est passé de 7,6 millions à 1,7 million. Nous sommes passés de 3,5 millions à 3 millions. Tout le monde subit les conséquences de cette vague. Nous ne sommes pas heureux de ces résultats. » a-t-elle déclaré. Pour la première fois sous l’ère Marine Le Pen présidente du FN, c’est-à-dire depuis 2011, le FN a reculé d’une même élection à une autre en nombre de voix et en pourcentage. En termes de frontistes qualifiés pour le second tour, le parti progresse néanmoins. 120 frontistes sont qualifiés au second tour, dont 20 en tête, contre respectivement 61 et 5 en en 2012. Mais à cause de la forte abstention, les frontistes auront 119 duels à mener, dont 102 contre des candidats de la majorité présidentielle, des configurations particulièrement difficiles pour le parti d’extrême droite qui préfère les triangulaires. Pour le second tour, il y a l’exception Marine Le Pen : comme en 2007 et 2012, la présidente du FN a réalisé le meilleur score FN au 1er tour avec plus de 46% des voix, et semble promise à la victoire dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, celle de la mairie FN d’Hénin-Beaumont. Ailleurs, quelques cas semblent encore jouables, notamment Emmanuelle Ménard (Hérault), Bruno Bilde et José Evrard (Pas-de-Calais), Sébastien Chenu (Nord). Mais sauf surprise, Florian Philippot (Moselle) et Louis Aliot (Pyrénées-Orientales) ne gagneront pas, Gilbert Collard (Gard) perdra son mandat acquis en 2012 tandis que Marion Maréchal-Le Pen (Vaucluse) avait renoncé à être à nouveau candidate et que d’autres ténors sont déjà éliminés.

 

Macron législatives, un raz-de-marée avec 15 % des voix !

Macron législatives, un raz-de-marée avec 15 % des voix !

 

 

En termes d’élus ce sera un véritable ras de marée pour en marche avec sans doute plus de 400 députés sur 577. Autant dire que les autres partis sont réduits à pas grand-chose hormis les Républicains. Pourtant par rapport aux inscrits la république en marche ne recueille qu’un peu plus de 15 % des voix. Le résultat de la logique du mode de scrutin. Un scrutin majoritaire qui favorise les candidats arrivés en tête. L’énorme victoire de la république en marche est juridiquement indiscutable mais pose évidemment la question politique de la représentativité réelle des élus. En cause évidemment la très grande fatigue des électeurs après une période d’élection qui aura duré environ un an, des primaires qui auront fini en eau de boudin,  des programmes le plus souvent surréalistes  et des candidats aux présidentielles au profil croquignolesque ( Hamon, Fillon, Le Pen, Mélenchon et autres petits candidats exhibitionnistes pas même capables de se faire élire député ). Plus fondamental encore le doute sur la capacité des politiques à réellement réformer  le pays pour l’inscrire dans une dynamique économique capable de résoudre le chômage. En pourcentage des électeurs inscrits, le grand vainqueur de ce premier tour de scrutin, LREM / Modem n’obtient « que » 15,4%. Et, bien entendu, c’est pire pour les autres familles politiques : LR /UDI 10,3% ; FN 6,3% ; La France Insoumise 5,3% et PS et ses alliés…4,5%. La domination « écrasante » des soutiens à Emmanuel Macron est donc à relativiser dans ce contexte. Certes, en raison des règles du scrutin, LREM et ses alliés du MoDem devraient se retrouver avec une majorité absolue de députés littéralement écrasante. Pour autant, on ne peut parler de véritable vote massif d’adhésion mais plutôt d’un vote de raison voire de résignation. Macon triomphe grâce à son programme et à sa personnalité mais surtout en raison de la nullité de ses opposants. Autant d’éléments qui expliquent l’ampleur de l’abstention.

Législatives : les grands battus.

Législatives : les grands battus.

Jean-Christophe Cambadélis

Sa défaite a été annoncée par son opposant, le secrétaire d’Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi (LREM)… mais il l’a confirmée. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a été défait dans la 16ème circonscription de Paris (19ème arrondissement).

Selon des résultats partiels, Mounir Mahjoubi serait arrivé en tête avec 35% des voix.

Cécile Duflot

Après sa défaite à la primaire écolo, sa défaite aux législatives, dès le premier tour. L’ex-ministre et ancienne secrétaire nationale d’EELV Cécile Duflot a été éliminée dimanche au premier tour des élections législatives dans la 6e circonscription de Paris , dont elle était la députée sortante, selon des résultats encore partiels.

Elle s’est classée derrière Pierre Person (La République en marche), largement en tête avec plus de 38% des voix, et Danielle Simonnet (La France insoumise, environ 20%), tous deux qualifiés pour le second tour.

Matthias Fekl

Le dernier ministre de l’Intérieur de François Hollande vient d’être évincé de sa circonscription du Lot-et-Garonne . Le haut-fonctionnaire socialiste est placé troisième avec 17% des suffrages, derrière la candidate FN Hélène Laporte (20,32% des suffrages) et Alexandre Freschi (28,39%).Aurélie Filippetti

En 2012, celle qui était ministre de la Culture de François Hollande avait été facilement élue dans la 1ère circonscription de Moselle. Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture (2012 et 2014), est battue dès le premier tour, avec 11,80% des suffrages. Elle est devancée par le candidat de la République en marche (28%) et la candidate du Front national (18,30%). « C’est évidemment une grande déception », a réagi Aurélie Filippetti, se disant victime d’une  »vague » LREM.

Matthias Fekl 

Avec 17% des voix, Matthias Fekl est battu dès le premier tour, dans la 2e circonscription du Lot-et-Garonne. Ephémère ministre de l’Intérieur, le député sortant est devancé par le candidat de La République en marche (28,39%) et la candidate du FN (20,32%).Christian Eckert

L’ancien secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert a été éliminé dans la 3e circonscription de Meurthe-et-Moselle avec 9,49% des voix. Au second tour, le candidat de La République en marche, Xavier Paluszkiewicz (32,23%), et celui de La France insoumise, Patrice Zolfo (15,91%), qui se disputeront son siège à l’Assemblée.

Ségolène Neuville

Députée socialiste sortante, Sègolène Neuville est, elle aussi, battue dans la 3e circonscription des Pyrénées-Orientales. L’ancienne secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées de 2014 à 2017 arrive troisième (15,7% des voix) derrière la candidate de La République en marche (22,7%) et la candidate du FN (19,3%).

Pascale Boistard

Dans la première circonscription de la Somme, la défaite est sévère pour Pascale Boistard. L’ancienne secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes puis secrétaire d’État chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie n’a réuni que 7,06%. Pascale Boistard est devancée par le candidat de La République en marche (34,13%), le candidat de La France insoumise et auteur de Merci patron !, François Ruffin (24,32%), le candidat du FN (15,94%) mais aussi le candidat des Républicains (13,38%).

Juliette Méadel

Juliette Méadel ne termine que cinquième du premier tour dans sa circonscription de Seine-et-Marne. L’ancienne secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes n’obtient que 8,3% des voix derrière la candidate LREM (38,12%) et le candidat de La France insoumise (15,02%), mais aussi derrière l’UDI (12,77%) et le FN (11,11%)

.Kader Arif

Ancien ministre délégué puis secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, Kader Arif n’est pas qualifié pour le second tour, dans la 10e circonscription de Haute-Garonne. Il arrive en cinquième position derrière LREM, La France insoumise, un centriste et un frontiste. Christophe Sirugue

Secrétaire d’Etat à l’Industrie puis secrétaire d’Etat au Numérique et à l’Innovation, Christophe Sirugue était député sortant de la 5e circonscription de Saône-et-Loire. Il arrive troisième (15,63%), derrière le candidat LREM (30,09%) et le candidat LR (19,66%).

 

François Lamy

Ancien ministre délégué à la Ville dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, député sortant de la 6e circonscription de l’Essonne, François Lamy se présentait dans la 1ère circonscription du Nord, à Lille. Comme beaucoup de candidats socialistes, il a été laminé au premier tour, avec 9,1% des voix, loin derrière Christophe Ittier (LREM) et Adrien Quatennens, candidat de La France insoumise, qualifiés pour le second tour.

Amer, François Lamy a pointé du doigt François Hollande et Manuel Valls, sur Twitter, ajoutant un petit tacle personnel à l’ancien président de la République : « merci pour ces moments ».

Législatives: Jean Lassalle tué par le ridicule

Législatives: Jean Lassalle tué par le ridicule

 

 

 

Jean Lassalle aura beaucoup de mal à se faire élire député des Pyrénées atlantiques alors qu’il était député sortant. On ne sait quelle sorte de folie l’a saisi pour qu’il se présente aux présidentielles.  il a montré à leurs le vide absolu de sa pensée et cela jusqu’au ridicule. En s’exposant ainsi nombreux d’anciens électeurs de Jean Lassalle du éprouvé une certaine honte. La même honte sans doute ressentie  par les sélecteurs de nombre de petits candidats dont on  se demande bien ce qu’ils faisaient dans une élection présidentielle. À moins que leur ego ne leur ait commandé de faire le singe à  la télé. Pas de quoi en tout cas redorer l’image de la politique avec ses petits candidats aux positions souvent surréalistes et pas même capables de se faire élire député encore moins d’en faire élire d’autres. On objectera sans doute que « c’est la démocratie » preuve sans doute que la démocratie  conserve quelques ADN néandertaliens pour permettre à n’importe qui de se présenter et pour dire n’importe quoi.  La tâche s’annonce donc difficile pour Jean Lassalle. Le député sortant de la 4ecirconscription des Pyrénées-Atlantiques s’est adjugé une petite deuxième place à l’issue du premier tour des législatives, avec 17,71% des voix. Le 7eme homme de la présidentielle de 2017 (1,21% des voix) est assez nettement distancé par le candidat d’En Marche!, Loïc Corrégé (25,41%). Jean Lassalle est député de la circonscription depuis 2002. Il avait été réélu de justesse en 2012, avec 50,98% des voix.

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