Archive pour le Tag 'l’Écriture'

L’écriture inclusive interdite à l’école

L’écriture inclusive interdite à l’école

 

Dans une interview accordée au JDD, Jean-Michel Blanquer a de nouveau pris position contre l’écriture inclusive.

 

Le ministre de l’Éducation nationale estime  que la langue française «ne doit pas être triturée ou abîmée». Si la féminisation des métiers et des fonctions «est un progrès», estime-t-il, «mettre des points au milieu des mots est un barrage à la transmission de notre langue pour tous, par exemple pour les élèves dyslexiques».

Jean-Michel Blanquer a par ailleurs rappelé l’existence de la circulaire d’Edouard Philippe qui, en 2017, interdisait l’usage administratif de l’écriture dite «épicène». Avant d’ajouter: «nous allons clarifier le fait que c’est vrai aussi dans nos usages pédagogiques ».

, Sophie Audugé, déléguée générale de l’association SOS Education, dont l’association «Non à l’écriture inclusive» a récolté plus de 50.000 signatures, explique : 

«Il nous apparaît aujourd’hui que l’écriture inclusive est discriminante pour les enfants qui souffrent d’un handicap cognitif, auditif ou visuel. De fait, elle exclut plus qu’elle n’inclut.»

 

Société- « L’écriture “inclusive”: Linguistiquement incohérente et socialement excluante

Société- « L’écriture “inclusive”: Linguistiquement  incohérente et socialement excluante

 

Le linguiste Bernard Cerquiglini explique dans le monde que l’écriture “inclusive” ne correspond pas à une féminisation de la langue française, et que son usage et son extension promettent de se révéler socialement excluants.

 

Tribune.

 

 On promeut d’ordinaire l’écriture « inclusive » en affirmant qu’elle prolonge une lutte récemment victorieuse : la féminisation des noms de métier. Comme cette dernière, elle contribuerait à la nécessaire présentation égalitaire des femmes et des hommes dans les énoncés, obtenue par un progrès de la langue. Leur différence profonde montre cependant combien l’écriture « inclusive », empreinte d’une louable intention, est une fâcheuse erreur.

La féminisation concerne une personne singulière. Le sexe de Mme Martin, traduit par le genre grammatical, détermine la forme féminine, aisément construite, de la profession qu’elle exerce. Durant des siècles, Mme Martin était boutonnière, estuveresse, marchande, comme elle fut écrivaine ou ambassadrice jusqu’au XVIIIe siècle.

Les professions ou fonctions « éminentes » ayant été fermées aux femmes, les formes féminines tombèrent en désuétude ou reçurent un emploi conjugal. Le mot « ambassadrice » est défini par la première édition (1694) du dictionnaire de l’Académie française comme « dame envoyée en ambassade » ; par la deuxième (1718) comme « la femme d’un ambassadeur ».

Quand les femmes obtinrent (tardivement) l’accès à ces professions, le féminin étant conjugalisé, on eut d’abord recours au masculin, au risque du barbarisme (« Mme l’ambassadeur » ; « L’ambassadeur est sortie ») ou de l’incongruité (« L’ambassadeur est enceinte »).

Des cas où expliciter la mixité est inutile voire inconvenant

En deux générations (tout de même ; et les polémiques furent violentes), l’affaire était réglée : le mouvement de féminisation, issu du Québec, était généralisé, le féminin devenu la norme pour des professions et fonctions occupées par des femmes (« L’ambassadrice représente son pays »), l’Académie française enfin convaincue, la langue rendue à son libre fonctionnement.

Cette lutte féministe avait servi et illustré la langue française. Tout autre est la question du pluriel. Quand un groupe humain est fait de femmes et d’hommes, il n’est point nécessaire, en général, d’en signaler la composition sexuelle : « Les Hollandais surveillent leurs digues » vaut pour toutes les personnes habitant les Pays-Bas.


Dans ce cas, expliciter la mixité est inutile, surprenant, voire inconvenant : « Les Hollandais et les Hollandaises surveillent leurs digues » laisse entendre que ce soin féminin n’était pas attendu. Que l’expression de la mixité soit requise ou souhaitée est à l’appréciation du locuteur (« Les Hollandais et les Hollandaises sont des adeptes de la musculation et partagent les tâches domestiques ») ; elle s’exprime avec les moyens de la langue, principalement par réduplication.

« L’écriture “inclusive”: Linguistiquement incohérente et socialement excluante

« L’écriture “inclusive”: Linguistiquement  incohérente et socialement excluante

 

Le linguiste Bernard Cerquiglini explique dans le monde que l’écriture “inclusive” ne correspond pas à une féminisation de la langue française, et que son usage et son extension promettent de se révéler socialement excluants.

 

Tribune.

 

 On promeut d’ordinaire l’écriture « inclusive » en affirmant qu’elle prolonge une lutte récemment victorieuse : la féminisation des noms de métier. Comme cette dernière, elle contribuerait à la nécessaire présentation égalitaire des femmes et des hommes dans les énoncés, obtenue par un progrès de la langue. Leur différence profonde montre cependant combien l’écriture « inclusive », empreinte d’une louable intention, est une fâcheuse erreur.

La féminisation concerne une personne singulière. Le sexe de Mme Martin, traduit par le genre grammatical, détermine la forme féminine, aisément construite, de la profession qu’elle exerce. Durant des siècles, Mme Martin était boutonnière, estuveresse, marchande, comme elle fut écrivaine ou ambassadrice jusqu’au XVIIIe siècle.

Les professions ou fonctions « éminentes » ayant été fermées aux femmes, les formes féminines tombèrent en désuétude ou reçurent un emploi conjugal. Le mot « ambassadrice » est défini par la première édition (1694) du dictionnaire de l’Académie française comme « dame envoyée en ambassade » ; par la deuxième (1718) comme « la femme d’un ambassadeur ».

Quand les femmes obtinrent (tardivement) l’accès à ces professions, le féminin étant conjugalisé, on eut d’abord recours au masculin, au risque du barbarisme (« Mme l’ambassadeur » ; « L’ambassadeur est sortie ») ou de l’incongruité (« L’ambassadeur est enceinte »).

Des cas où expliciter la mixité est inutile voire inconvenant

En deux générations (tout de même ; et les polémiques furent violentes), l’affaire était réglée : le mouvement de féminisation, issu du Québec, était généralisé, le féminin devenu la norme pour des professions et fonctions occupées par des femmes (« L’ambassadrice représente son pays »), l’Académie française enfin convaincue, la langue rendue à son libre fonctionnement.

Cette lutte féministe avait servi et illustré la langue française. Tout autre est la question du pluriel. Quand un groupe humain est fait de femmes et d’hommes, il n’est point nécessaire, en général, d’en signaler la composition sexuelle : « Les Hollandais surveillent leurs digues » vaut pour toutes les personnes habitant les Pays-Bas.


Dans ce cas, expliciter la mixité est inutile, surprenant, voire inconvenant : « Les Hollandais et les Hollandaises surveillent leurs digues » laisse entendre que ce soin féminin n’était pas attendu. Que l’expression de la mixité soit requise ou souhaitée est à l’appréciation du locuteur (« Les Hollandais et les Hollandaises sont des adeptes de la musculation et partagent les tâches domestiques ») ; elle s’exprime avec les moyens de la langue, principalement par réduplication.

L’écriture inclusive en question

L’écriture inclusive en question

La proposition de loi du 23 mars visant à interdire le langage inclusif de tous les documents des services publics reviendrait, entre autres, à refaire nos cartes d’identité – qui suivent déjà ce système à travers le « né(e) le » –, relève Eliane Viennot, professeuse de littérature française, dans une tribune au « Monde ».

L’« écriture inclusive » a surgi dans le débat public à l’automne 2017, après la découverte de quelques points médians dans un manuel scolaire par des activistes qui avaient obtenu le retrait des ABCD de l’égalité. Jusqu’alors, on parlait plutôt de langage non sexiste, ou non discriminant, ou épicène, ou égalitaire – le point médian n’étant qu’un des moyens, à l’écrit, d’abréger les doublets (« lycéens et lycéennes » devient « lycéen·nes »). Autrement dit, un détail.

Pendant une quarantaine d’années, c’est un autre volet de ce langage qui avait fait débat : la « féminisation des noms de métiers et de fonctions ». Terminologie erronée et trompeuse, puisque le français possède tous les noms voulus pour parler des activités des femmes et qu’il faut juste les retrouver, après des siècles d’ostracisme : autrice, chirurgienne, défenseuse (des droits), écrivaine, lieutenante, maîtresse (des requêtes), pharmacienne, professeuse, rapporteuse (de lois)… Bataille presque gagnée, de nos jours, après la reddition de l’Académie dans son rapport du 28 février 2019.

 

Durant le même automne 2017, un autre pilier du langage non sexiste a fait du bruit, avec la parution du manifeste « Nous n’enseignerons plus que le masculin l’emporte sur le féminin » sur le site Slate.fr. Signé par 314 personnes chargées d’instruire enfants ou adultes, il rappelait que le français est équipé pour résoudre le « conflit » entre les termes féminins et masculins appelant un adjectif commun : l’accord de choix (avec celui qui semble le plus important) ou l’accord de proximité (avec celui qui est le plus proche).

Faire reculer le masculin générique

Le langage inclusif exige encore qu’on en finisse avec l’usage du mot « homme » pour désigner l’humanité – qui est aussi composée de femmes, d’enfants, d’intersexes… donc d’humains. Changement que l’Etat français aurait dû admettre dès 1948, lorsqu’il signa la Déclaration universelle des droits humains de l’ONU, dont le titre enregistrait l’immense progrès du XXe siècle : l’accès des femmes à la citoyenneté.

Le dernier objectif est de faire reculer le masculin dit « générique » – version républicaine et pseudo-scientifique du « genre le plus noble » cher aux amis de Richelieu. C’est lui qui est visé avec la pratique des doublets, abrégés ou non. Faut-il dire « Françaises et Français », « citoyennes et citoyens », « téléspectatrices et téléspectateurs » ? C’est oublier qu’en français, le masculin joue le même rôle que le neutre dans d’autres langues. « Français », « citoyens » et « téléspectateurs » désignent indifféremment les deux sexes, écrivait Alain Peyrefitte dans Le Figaro du 23 juin 1984.

La contamination de l’écriture inclusive à Sciences-po !

La contamination de l’écriture inclusive à Sciences-po !

 

La pandémie de l’écriture inclusive continue de se développer de manière insidieuse même dans les institutions les plus hautes. Ainsi à l’occasion d’une épreuve à Sciences-po l’écriture inclusive «est encouragée» mais que «son non-usage ne sera pas pénalisé, les étudiant.e.s étrangers.ères  pouvant avoir davantage de difficultés à la mettre en œuvre»«Toutefois, un demi-point ‘‘bonus’’ sera attribué à celles et ceux qui tenteront de l’utiliser»,

Un enseignant en charge de ce cours magistral à précisé. «que ceux qui n’utiliseraient pas l’écriture inclusive lors du partiel seraient pénalisés». L’enseignant a fait comprendre qu’il n’y aurait pas de pénalité mais une petite valorisation.

Société- Interdire l’Écriture inclusive

SociétéInterdire l’Écriture inclusive

 

C’est le souhait d’environ 60 députés de la majorité comme de l’opposition qui considèrent  que cette écriture complexifie inutilement voir même massacre la langue française. Les députés dans une proposition de loi proposent que cette écriture soit interdite dans les documents administratifs

Un  des auteurs de la loi le député François Jolivet décrit l’écriture inclusive comme un choix «personnel et militant» et «en rien majoritaire», qui «brouille les messages» et «complexifie l’apprentissage de la langue française». «D’ailleurs, les experts de la dyslexie, dyspraxie et dysphasie sont préoccupés et alertent sur les difficultés supplémentaires engendrées par cette forme d’écriture», ajoute-t-il dans l’exposé des motifs de sa proposition de loi, cosignée notamment par la présidente déléguée du groupe LREM Aurore Bergé ou la vice-présidente LR de l’Assemblée nationale Annie Genevard.

Avec ce texte, à la portée surtout symbolique à ce stade, François Jolivet veut surtout «alimenter le débat, sensibiliser et inciter les ministères à prendre des circulaires à l’instar d’Edouard Philippe en 2017», indique le député à l’AFP. Dans une circulaire du 21 novembre 2017 sur «les règles de féminisation», l’ex-premier ministre Edouard Philippe avait «invité» ses ministres, «en particulier pour les textes destinés à être publiés au Journal officiel de la République française, à ne pas faire usage de l’écriture dite inclusive».

François Jolivet s’inquiète de l’apparition de «mots nouveaux» dans des «publications parfois officielles» comme «iels» pour «ils/elles», «toustes» pour «tous/toutes» ou «celleux» pour «celles/ceux». Sa proposition de loi vise à interdire l’écriture inclusive «dans les documents administratifs» et pour les «organismes et personnes chargés d’une mission de service public».

 

Des défenseurs de l’écriture inclusive y voient un moyen de lutter pour l’égalité femmes/hommes. Cependant ils font l’impasse sur la complexification d’une langue de moins en moins bien maîtrisée dans tous les niveaux scolaires du bac à l’université. Une manière aussi d’enfoncer encore un peu plus le niveau des élèves et  étudiants en France. Après l’écriture inclusive certains ont même proposé l’écriture phonétique qui fait donc abstraction de toute règle orthographique.

Interdire l’Écriture inclusive

Interdire l’Écriture inclusive

 

C’est le souhait d’environ 60 députés de la majorité comme de l’opposition qui considèrent  que cette écriture complexifie inutilement voir même massacre la langue française. Les députés dans une proposition de loi proposent que cette écriture soit interdite dans les documents administratifs

Un  des auteurs de la loi le député François Jolivet décrit l’écriture inclusive comme un choix «personnel et militant» et «en rien majoritaire», qui «brouille les messages» et «complexifie l’apprentissage de la langue française». «D’ailleurs, les experts de la dyslexie, dyspraxie et dysphasie sont préoccupés et alertent sur les difficultés supplémentaires engendrées par cette forme d’écriture», ajoute-t-il dans l’exposé des motifs de sa proposition de loi, cosignée notamment par la présidente déléguée du groupe LREM Aurore Bergé ou la vice-présidente LR de l’Assemblée nationale Annie Genevard.

Avec ce texte, à la portée surtout symbolique à ce stade, François Jolivet veut surtout «alimenter le débat, sensibiliser et inciter les ministères à prendre des circulaires à l’instar d’Edouard Philippe en 2017», indique le député à l’AFP. Dans une circulaire du 21 novembre 2017 sur «les règles de féminisation», l’ex-premier ministre Edouard Philippe avait «invité» ses ministres, «en particulier pour les textes destinés à être publiés au Journal officiel de la République française, à ne pas faire usage de l’écriture dite inclusive».

François Jolivet s’inquiète de l’apparition de «mots nouveaux» dans des «publications parfois officielles» comme «iels» pour «ils/elles», «toustes» pour «tous/toutes» ou «celleux» pour «celles/ceux». Sa proposition de loi vise à interdire l’écriture inclusive «dans les documents administratifs» et pour les «organismes et personnes chargés d’une mission de service public».

 

Des défenseurs de l’écriture inclusive y voient un moyen de lutter pour l’égalité femmes/hommes. Cependant ils font l’impasse sur la complexification d’une langue de moins en moins bien maîtrisée dans tous les niveaux scolaires du bac à l’université. Une manière aussi d’enfoncer encore un peu plus le niveau des élèves et  étudiants en France. Après l’écriture inclusive certains ont même proposé l’écriture phonétique qui fait donc abstraction de toute règle orthographique.




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