Archive pour le Tag '« l’échec'

Royaume-Uni : le masque covid pour masquer l’échec économique de Johnson

Royaume-Uni : le masque covid  pour masquer l’échec économique de Johnson

 

Pour Sylvie Bermann, ancienne ambassadeur au Royaume-Uni, le Premier ministre britannique a caché son échec économique derrière le masque du virus. ( Interview l’Opinion)

 

 

Successivement ambassadeur en Chine, au Royaume-Uni et en Russie, Sylvie Bermann vient de publier Goodbye Britannia, Le Royaume-Uni au défi du Brexit aux éditions Stock (260 pages, 19,50 euros).

Etes-vous surprise par les premières anicroches entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, notamment sur les vaccins ?

Non, pas du tout ! Le Brexit est un divorce douloureux après plus de quarante-sept ans de vie commune. Aujourd’hui, l’obsession de Boris Johnson est de prouver que la sortie de l’UE est bénéfique pour les Britanniques. Moyennant quoi, il explique que tout ce qui va mal est la faute du coronavirus et que tout ce qui va bien – c’est-à-dire la politique de vaccination – est grâce au Brexit. La réalité, c’est que le Brexit a des effets négatifs pour le Royaume-Uni et que ce type d’anicroche devait se produire. Ce qui a été négocié n’est pas un bon accord pour le Royaume-Uni. Les pêcheurs britanniques qui avaient pratiquement tous voté pour la sortie de l’UE sont furieux et accusent les Brexiters de leur avoir menti alors que leurs poissons et leurs fruits de mer sont en train de pourrir sur les quais. D’autres découvrent toute la paperasserie et la bureaucratie générées par le Brexit. Beaucoup d’entreprises sont encouragées à ouvrir bureaux et filiales sur le continent. Près de 800 000 personnes, dont nombre d’Européens, ont quitté le pays et les prix de l’immobilier ont baissé à Londres… C’est moins bien qu’avant !

Quant au comportement d’AstraZeneca qui explique ses retards par le fait que Bruxelles a contracté trois mois plus tard que Londres, il est problématique. Quand il y a un accord, on s’y tient quel qu’en soit le prix. Je comprends que la Commission européenne ait réagi très vivement compte tenu de la pénurie de vaccins. Maintenant, elle a fait une erreur en évoquant le recours à l’article 16 du protocole nord-irlandais (ce qui lui aurait permis de bloquer les exportations de doses produites par le groupe pharmaceutique sur le territoire de l’UE transitant par l’Irlande du Nord) sans en parler à Dublin. Ce que Londres n’a pas manqué de monter en épingle pour des raisons politiques. C’était une erreur vite reconnue par Ursula von der Leyen. Il y aura d’autres incidents de ce type d’autant que la pandémie ajoute un aspect très émotif à la situation. Il faut toutefois reconnaître qu’en matière de vaccins, ils ont mieux géré l’affaire que nous.

Que pensez-vous du refus de Londres d’accorder le statut d’ambassadeur au représentant de l’UE au Royaume-Uni ?

C’est totalement scandaleux parce que tous les pays y compris la Chine, la Russie et les Etats-Unis, qui pourraient être les plus réticents, ont accepté d’accorder le statut d’ambassadeur au représentant européen. Et quand les Britanniques étaient membres de l’UE, ils soutenaient ce statut dans le monde. C’est une mauvaise manière et c’est tout à fait mesquin.

« La seule chose qui sauvera Boris Johnson cette année, c’est que son pays va assurer la présidence du G7 et accueillir la Cop-26 sur le changement climatique »

Les réticences d’Emmanuel Macron à l’égard du vaccin d’AstraZeneca ont relancé le « french bashing »…

Il est récurrent. Il a dominé toutes la période de négociation de l’accord sur le Brexit. On revient à ce qu’on disait au Moyen Âge : « always blame the French » ! A l’époque où Angela Merkel avait des positions beaucoup plus dures que les nôtres, c’était quand même la France qui était accusée. Il y a et il y aura toujours des tensions. C’est une relation amour-haine, faite de rivalité et de comparaisons car nous sommes des pays de taille et de statut comparables dans le monde, que cela soit économiquement ou comme membres permanents du conseil de sécurité, puissances nucléaires et pays ayant des capacités de projection militaire. Mais nous avons besoin de continuer à avoir une vraie relation et à échanger avec les Britanniques, notamment dans les domaines de la défense et de la sécurité.

Comment pensez-vous que le Royaume-Uni va pouvoir se placer sur la scène internationale ?

Boris Johnson va continuer à mettre les difficultés du Brexit sous le tapis de la Covid. Il parle de négocier de nouveaux accords commerciaux mais il n’a pas réussi avec les Etats-Unis et « good luck » pour en trouver un avec la Chine ! Adhérer au traité de libre-échange transpacifique comme il l’aspire est purement symbolique. Aujourd’hui, on parle de la rivalité entre la Chine et les Etats-Unis, avec l’Union européenne comme puissance d’équilibre entre les deux. On ne parle pas du Royaume-Uni. La seule chose qui sauvera Boris Johnson cette année, c’est que son pays va assurer la présidence du G7 et accueillir la Cop-26 sur le changement climatique.

Covid-19: l’échec de la recherche française ?

Covid-19: l’échec de la recherche française ?

 

 

D’une façon générale qu’il s’agisse du champ sanitaire ou d’autres domaines les moyens attribués à la recherche sont notoirement insuffisants. Cela toutefois n’excuse en rien les lourdeurs et les bureaucraties spécifiques à la France. Un phénomène qui se traduit notamment par le départ de nombreux de chercheurs français qui réussissent à l’étranger mais rémunérés 10 fois plus. Pour le Coronavirus, Coup sur coup on a appris le renoncement de l’institut Pasteur dans la course au vaccin et le retard considérable de Sanofi qui ne devrait commercialiser son vaccin que fin 2021 au mieux.

Le célèbre institut français qui travaillait avec le géant américain Merck jette l’éponge pour son principal candidat vaccin (Pasteur travaille sur deux autres solutions vaccinales).

Pour Jean-François Saluzzo, virologiste et expert des vaccins auprès de l’OMS, c’est surtout un manque de chance qui est à déplorer.

« On n’a tout simplement pas eu de chance, assure-t-il. La réussite des vaccins à ARN messager comme ceux de Pfizer-BioNTech et de Moderna a été un énorme coup de chance. Sur les centaines de vaccins en développement dans le monde, il est évident que tous ne marcheront pas. »

Le problème de l’insuffisance des moyens est évident mais se pose aussi des questions organisationnelles; en effet , les réussites sont de plus en plus le fait de petites sociétés privées BioNTech  parfois d’ailleurs dirigééec par des professeurs de médecine dépendant du public. Or en France, publics et privés collaborent de manière très insuffisante. Aujourd’hui la recherche mondiale n’est pas le fait de sociétés nationales mais le plus souvent de collaborations entre plusieurs entreprises de plusieurs pays.

C’est le cas de Pfizer-BioNTech mais c’était aussi le cas du candidat vaccin de l’Institut Pasteur. Ce projet associait l’institut français, des chercheurs de l’université de Pittsburgh et un laboratoire privé autrichien racheté en mai dernier par Merck, un des géants américains de la pharmacie, qui a, lui aussi, finalement perdu son pari financier.

« En France, on n’avait pas de technologie prête à l’emploi parce qu’il est très difficile d’avoir des financements pour vraiment faire un travail de développement de nouveaux vaccins », assure au Figaro Camille Locht, directeur de recherche INSERM de l’Institut Pasteur de Lille.

Ainsi, un essai clinique de phase 1 avec seulement quelques dizaines de cobayes coûte entre 3 et 4 millions d’euros. Pour la phase 2 (quelques centaines de personnes), il faut compter entre 5 et 15 millions d’euros. Et pour la dernière phase avec des milliers des sujets, l’addition peut grimper à plusieurs centaines de millions d’euros.

« Pasteur n’a pas les moyens de développer des lots cliniques, confirme Jean-François Saluzzo. Ils sont obligés de passer par des partenariats. Mais comme de nombreux autres laboratoires en fait. »

Coronavirus « l’échec de la gestion de crise»

Coronavirus « l’échec de la gestion de crise»

Trois sociologues, spécialistes des catastrophes et co-auteurs du livre « Covid-19, une crise organisationnelle », analysent, dans un entretien au « Monde », les dysfonctionnements observés dans la réponse des pouvoirs publics à la pandémie.

Dans un livre stimulant, Covid-19, une crise organisationnelle (Les Presses de Sciences Po, 136 pages, 14 euros), quatre spécialistes des crises et des catastrophes apportent leur lecture originale des événements.

Henri Bergeron, Olivier Borraz (directeurs de recherche CNRS au Centre de sociologie des organisations – CSO – de Sciences Po), Patrick Castel (chargé de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques au CSO) et François Dedieu (chargé de recherche à l’Inrae) y dévoilent de nombreux dysfonctionnements dans la gestion de crise. Les trois premiers, pour Le Monde, en tirent déjà des enseignements.

Comment analysez-vous la décision du couvre-feu pour l’Ile-de-France et huit métropoles ?

Oliver Borraz : Cette annonce inspire un sentiment de déjà-vu. Elle ressemble, par bien des points, à l’annonce du confinement il y a sept mois. D’abord, aucune des deux ne faisait partie de l’arsenal des mesures prévues pour gérer une crise sanitaire. Aucune des deux ne constitue à proprement parler une mesure de santé publique. Ensuite, ce sont deux mesures sur lesquelles on ne dispose que de très peu de connaissances, qu’il s’agisse de leurs effets pour contrôler une épidémie, ou de leurs « effets secondaires », sanitaires, économiques ou sociaux. C’est d’autant plus surprenant que la science est mise en avant pour justifier ces décisions, sans qu’elles n’aient jamais été véritablement testées ou étudiées.

« Ce qui est paradoxal, c’est la croyance que les problèmes de coordination peuvent être réglés par la création de nouvelles structures »

Une troisième ressemblance tient au fait que ces décisions ont été toutes les deux prises dans l’urgence, sans anticipation ou préparation. Dans les deux cas, les services de l’Etat n’ont que quelques jours pour définir les modalités de mise en œuvre.

Enfin, dernier point de similitude, l’argument selon lequel « d’autres pays le font » justifie la décision. Il est intéressant de voir que les Etats, qui ont du mal à se coordonner internationalement en matière sanitaire, finissent par converger par mimétisme pendant cette crise. Néanmoins, il faut pointer une différence majeure par rapport à mars : les enjeux économiques et sociaux sont venus tempérer les actions essentiellement curatives et sanitaires, même si l’on reste dominé par l’idée que les morts du présent comptent plus que les morts du futur.

ADP : l’échec du projet de référendum pour une nationalisation qui n’est plus à l’ordre du jour !

ADP : l’échec du projet de référendum pour une nationalisation qui n’est plus à l’ordre du jour !

 

On peut se demander à quoi servent certaines institutions , c’est notamment le cas de cette magistrature suprême que constitue le conseil constitutionnel qui vient de décider que le projet de référendum concernant la nationalisation d’ADP est annulée.

Il aurait sans doute été plus judicieux pour éviter le ridicule que le gouvernement déclare purement et simplement que la nationalisation n’était plus à l’ordre du jour. En effet avec la crise sanitaire , le secteur aérien va être sinistré et les perspectives de profit des aéroports reportés à beaucoup plus tard.

Bref si la nationalisation ADP avait lieu aujourd’hui elle pourrait s’opérer pour une bouchée de pain en faveur de n’importe quel groupe financier spéculatif y compris étranger.

Le conseil constitutionnel aurait sans doute mieux à faire en ce préoccupant de la légalité du premier tour des municipales. Un premier tour qui compte tenu du contexte notamment du record d’abstention justifierait sans doute une annulation. Le Conseil constitutionnel a donc constaté officiellement, ce jeudi, l’échec du projet de référendum sur la privatisation du groupe Aéroports de Paris (ADP) qui n’a pas obtenu en neuf mois le soutien de 10% des électeurs exigé pour être validé.

« Le nombre de soutiens [...] à recueillir était de 4.717.396″ mais seuls « 1.093.030″ signatures ont été enregistrées et validées, indiquent les « sages » dans un communiqué.

Énergie : L’échec annoncé de la politique éolienne

Énergie : L’échec annoncé de la politique éolienne

Par Samuel Furfari, Professeur à l’Université Libre de Bruxelles, Président de la Société Européenne des Ingénieurs et Industriels (*). ( chronique DANS LE tribune°

L’opposition aux éoliennes s’amplifie. Après le gâchis de l’arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim en bon état de marche, de plus en plus de personnalités rejoignent les opposants historiques à l’arrêt du nucléaire. Car oui, nous mettons au rébus des installations amorties qui ne produisent pas de CO2 pour les remplacer par des installations qui, si elles n’en produisent pas non plus, présentent de très nombreux inconvénients et augmentent la facture électrique des citoyens.

Loïk Le Floch-Prigent qualifie très justement la fermeture de cette centrale de « drame national ». Dernièrement, dans Causeur, le philosophe Alain Finkielkraut et l’animateur de télévision Stéphane Bern ont signé une pétition demandant au président de la République Française de mettre un terme à l’implantation des éoliennes. Emmanuel Macron, à Pau, a lui-même reconnu que « le consensus sur l’éolien est nettement en train de s’affaiblir dans notre pays ». Les griefs sont connus, avec notamment la dégradation du paysage, les nuisances diverses pour les riverains mais aussi pour la faune aviaire, le démantèlement problématique… Les citoyens qui se mobilisent contre les effets nocifs de ces moulins à vent modernes méritent notre soutien total dans leur juste lutte.

Il y a une raison rédhibitoire que tout citoyen devrait prendre en compte afin de s’opposer encore plus fermement au déploiement des éoliennes, voire exiger leur démantèlement. Lors des crises pétrolières des années 1970, on a rapidement pensé à remplacer les centrales électriques fonctionnant aux énergies fossiles par des éoliennes. Après tout, l’histoire nous a enseigné que l’énergie éolienne a été abondamment utilisée par les meuniers. Il suffisait de moderniser une technologie ancestrale. Les progrès ont été rapides au point que les financements européens ont permis la mise au point de machines performantes de plus en plus puissantes à la fin du siècle dernier. Pourtant leur déploiement se faisait attendre, car si la technologie était au rendez-vous, la rentabilité économique faisait défaut. Afin de mettre en œuvre la politique d’abattement des émissions de CO2 décidée après l’adoption du protocole de Kyoto, l’Union européenne (UE) a voulu rendre obligatoire cette forme de génération d’électricité. Dans une première directive de 2001, l’objectif n’était pas contraignant. La directive de 2009, au contraire, a rendu obligatoire la génération d’électricité à partir d’énergie renouvelable, avec en prime la priorité d’accès au réseau de cette forme d’électricité.

Le développement a été fulgurant notamment en Allemagne, en Italie et au Danemark. Après des années d’efforts, nous devons constater que l’électricité d’origine éolienne représente, dans l’UE, 11 % de la production globale d’électricité, loin derrière la production d’énergie électronucléaire qui en représente 25 % et celle du gaz naturel avec 21%. Mais, si ce chiffre de 11% peut sembler intéressant, il ne dépasse pas les 1,9 % une fois ramené à l’énergie primaire. Si l’on ajoute les 0,5% d’énergie solaire, ce résultat de 2,4% en énergie primaire a été obtenu après avoir dépensé 689 milliards de dollars entre 2010 et mi 2019. Depuis 2000, un million de millions d’euros a été dépensé dans l’UE pour des résultats, somme toute, négligeables. Tout ça pour ça !

Toutefois, l’expérience acquise sur plus de dix années doit nous permettre de tirer des leçons afin de savoir s’il convient de poursuivre dans la voie de l’obligation de production d’électricité éolienne. Or, il apparaît de manière irréfragable que l’intermittence de la production éolienne due à la variabilité de la vitesse du vent ne permettra pas un déploiement suffisant pour remplacer les productions électronucléaire ou thermique d’électricité. Lorsque le vent ne souffle pas il faut bien qu’il y ait une production disponible pour compenser ce manque de production ― on peut dire la même chose du solaire photovoltaïque.

On observe qu’en moyenne dans l’UE les éoliennes ne produisent que pendant 23 % du temps. Que faut-il faire pendant les 77 % du temps restant ? Utiliser les équipements de production traditionnels. Si c’est ainsi qu’est gérée la production d’électricité depuis une dizaine d’années, cette méthode n’est guère efficace car elle impacte le coup de la production. D’ailleurs, lorsqu’il y a trop de vent il faut payer des consommateurs industriels pour qu’ils consomment cette électricité inutile. Tout cela coute cher ! Les installations classiques performantes ne fonctionnent pas de manière idéale et nous subissons également un surcoût à la gestion, de plus en plus délicate, du réseau électrique. Dès la prise de conscience de cette réalité, une multiplication de solutions a été envisagée : réseaux intelligents (smart grids), gestion à distance de la consommation des ménages, développement des batteries. Mais tout cela n’existe pas encore, ou de façon embryonnaire, et reprendra probablement des décennies avant d’être mise en œuvre à un coût compétitif.

Les États se sont rabattus sur le mécanisme de rémunération de la capacité des installations thermiques qui consiste à apporter une aide publique aux installations thermiques tout simplement parce qu’elles existent et qu’elles sont disponibles au moment où la nature ne produit pas. On ne finance donc non pas la production, mais l’existence d’une capacité de production. Le lecteur aura compris que l’on subventionne non seulement l’installation des éoliennes, mais encore les centrales non intermittentes pour qu’elles suppléent au caprice de la nature.

Aucune solution économique et industrielle n’est aujourd’hui en vue pour compenser cette intermittence. Malgré la diminution du coût d’installation des éoliennes, mais également de leur coût de génération (44% de réduction en dix ans), la facture du citoyen ne cesse d’augmenter. Les données statistiques de l’office Eurostat de l’UE montrent que plus on produit de l’électricité intermittente, plus le consommateur paye cher son électricité.

Les pays d’Europe centrale et orientale l’ont bien compris et ne se pressent pas pour installer des éoliennes. D’ailleurs, la directive en faveur de la promotion des énergies renouvelable de 2018, contrairement à celle de 2009, ne prévoit aucune obligation de résultats pour les États membres, seule l’UE étant tenue d’y arriver. Les États membres ont refusé cette clause d’obligation de résultats lors du sommet européen des 23-24 octobre 2014. En 2021, l’objectif de 20% d’énergies renouvelables ne sera pas atteint par une majorité d’États membres, notamment ceux d’Europe centrale et orientale, mais aussi l’Allemagne.

Est-ce que la Commission Européenne dirigée par Madame Ursula von der Leyen va engager une procédure judiciaire contre l’Allemagne et une large série d’autres États membres ? Un autre rendez-vous intéressant aura lieu en 2031 lorsque la Commission européenne devrait traîner en justice l’UE pour ne pas avoir atteint le résultat qu’elle s’est imposée elle-même en matière d’énergie renouvelable puisque si l’objectif n’est pas contraignant pour les États membres… il l’est pour l’UE ! »

__________

(*) Le dernier ouvrage de Samuele Furfari est « Énergie 2019. Hystérie climatique et croissance des énergies fossiles » (Chez Amazon). Son livre de référence es une œuvre de 1200 pages en deux volumes « The changing world of energy and the geopolitical challenges« . Voir furfari.wordpress.com

Réforme des retraites : l’échec de la méthode théocratique de Macron

Réforme des retraites  : l’échec de la méthode théocratique de  Macron

 

Ce qui domine d’abord dans la problématique de la réforme des retraites, c’est l’incompétence du gouvernement. Un gouvernement qui n’a pas été capable de mesurer les conséquences de la réforme des  retraites qui va profondément redistribuer les cartes avec par exemple de grands perdants comme les enseignants, les avocats, les infirmiers et les femmes à  carrière courte. Sous couvert d’universalité, il s’agit bien entendu compte tenu du déséquilibre démographique de diminuer le montant moyen des pensions. Un montant moyen qui  pourrait baisser de 25 % d’ici 2070. Comme d’habitude Macron s’est assis sur les corps intermédiaires et ce n’est que dans les jours récents qu’  une pseudo négociation a été entamée. De toute façon ,chacun sait bien que seul Macron décide et qu’il  manifeste un profond mépris pour tous les corps intermédiaires y compris le Parlement. Évidemment Macron décidera en fonction du rapport de force; pour l’instant , aucun responsable du gouvernement n’est en capacité d’indiquer de façon claire quels sont les objectifs de la réforme, sa philosophie et ses modalités de mise en œuvre. À telle enseigne que les orientations varient entre une application de la réforme à  partir de 2025 ou de 2070 ( avec le droit du grand-père dont on reparle maintenant pour sortir du bourbier social de la SNCF et de la RATP). Cette réforme dite universelle va s’appliquer de manière idiote à tout  le monde s’en vraiment tenir compte de la spécificité et de la pénibilité des métiers alors qu’il y a une différence d’ espérance de vie d’environ 10 ans  entre des cadres et des ouvriers. le dossier  vient tout juste d’être rouvert hier 18 décembre . Le premier ministre a sans doute compris l’injustice fondamentale en fonction de la nature des métiers. mais cette  réforme se trompe  d’objectif car la vraie faiblesse de la France ne réside pas dans la de la retraite mais dans le manque de compétitivité qui résulte d’une durée annuelle de travail la plus faible de l’Europe. Une faiblesse mortifère s’ajoute à la faiblesse du nombre d’actifs par rapport au inactif non retraité 7 à 8  millions de personnes. Coupé du monde, coupé des réalités économiques sociaux économiques Macon applique sa méthode théocratique suicidaire pour lui comme pour le pays.

Retraites : l’échec de la méthode théocratique de Macron

Retraites  : l’échec de la méthode théocratique de  Macron

 

Ce qui domine d’abord dans la problématique de la réforme des retraites, c’est l’incompétence du gouvernement. Un gouvernement qui n’a pas été capable de mesurer les conséquences de la réforme des  retraites qui va profondément redistribuer les cartes avec par exemple de grands perdants comme les enseignants, les avocats, les infirmiers et les femmes à  carrière courte. Sous couvert d’universalité, il s’agit bien entendu compte tenu du déséquilibre démographique de diminuer le montant moyen des pensions. Un montant moyen pourrait baisser de 25 % d’ici 2070. Comme d’habitude Macron s’est assis sur les corps intermédiaires et ce n’est que dans les jours récents qu’  une pseudo négociation a été entamée. De toute façon ,chacun sait bien que seul Macron décide et qu’il  manifeste un profond mépris pour tous les corps intermédiaires y compris le Parlement. Évidemment Macron décidera en fonction du rapport de force; pour l’instant , aucun responsable du gouvernement n’est en capacité d’indiquer de façon claire quels sont les objectifs de la réforme, sa philosophie et ses modalités de mise en œuvre. À telle enseigne que les orientations varient entre une application de la réforme à  partir de 2025 ou de 2070 ( avec le droit du grand-père). Cette réforme dite universelle va s’appliquer de manière idiote à le monde s’en vraiment tenir compte de la spécificité et de la pénibilité des métiers alors qu’il y a une différence d’ espérance de vie d’environ 10 ans  entre des cadres et des ouvriers.  Enfin cette réforme se trompe  d’objectif car la vraie faiblesse de la France ne réside pas dans la de la retraite mais dans le manque de compétitivité qui résulte d’une durée annuelle de travail la plus faible de l’Europe. Une faiblesse mortifère s’ajoute à la faiblesse du nombre d’actifs par rapport au inactif non retraité 7 à 8  millions de personnes. Coupé du monde, coupé des réalités économiques sociaux économiques Macon applique sa méthode théocratique suicidaire pour lui comme pour le pays.

5 décembre : l’échec de la méthode théocratique de Macron

5 décembre : l’échec de la méthode théocratique de  Macron

 

Ce qui domine d’abord dans la problématique de la réforme des retraites, c’est l’incompétence du gouvernement. Un gouvernement qui n’a pas été capable de mesurer les conséquences de la réforme des  retraits qui va profondément redistribuer les cartes avec par exemple de grands perdants comme les enseignants, les avocats, les infirmiers et les femmes à  carrière courte. Sous couvert d’universalité, il s’agit bien entendu compte tenu du déséquilibre démographique de diminuer le montant moyen des pensions. Un montant moyen pourrait baisser de 25 % d’ici 2070. Comme d’habitude Macron s’est assis sur les corps intermédiaires et ce n’est que dans les jours récents qu’  une pseudo négociation a été entamée. De toute façon chacun sait bien que seul Macron décide et qu’il  manifeste un profond mépris pour tous les corps intermédiaires y compris le Parlement. Évidemment Macron décidera en fonction du rapport de force; pour l’instant , aucun responsable du gouvernement n’est en capacité d’indiquer de façon claire quels sont les objectifs de la réforme, sa philosophie et ses modalités de mise en œuvre. À telle enseigne que les orientations varient entre une application de la réforme à  partir de 2025 ou de 2070 ( avec le droit du grand-père). Cette réforme dite universelle va s’appliquer de manière idiote à le monde s’en vraiment tenir compte de la spécificité et de la pénibilité des métiers alors qu’il y a une différence d’ espérance de vie d’environ 10 ans  entre des cadres et des ouvriers.  Enfin cette réforme se trompe  d’objectif car la vraie faiblesse de la France ne réside pas dans la de la retraite mais dans le manque de compétitivité qui résulte d’une durée annuelle de travail la plus faible de l’Europe. Une faiblesse mortifère s’ajoute à la faiblesse du nombre d’actifs par rapport au inactif non retraité 7 à 8  millions de personnes. Coupé du monde, coupé des réalités économiques sociaux économiques Macon applique sa méthode théocratique suicidaire pour lui comme pour le pays.

Rejet de Sylvie Goulard: « l’échec de l’arrogance de Macron » (Raphaël Glucksmann )

Rejet de Sylvie Goulard: «  l’échec de l’arrogance de Macron » (Raphaël Glucksmann)

C’est un rejet massif synonyme de camouflet pour Emmanuel Macron. Au lendemain du recalage de la candidature de Sylvie Goulard à la Commission européenne, retoquée par les eurodéputés à 82 voix contre 29, l’attitude du président de la République est de nouveau pointée du doigt par l’opposition et autres éditorialistes. Parmi eux, Raphaël Glucksmann, invité de BFMTV et RMC:

« C’est l’échec de l’arrogance d’Emmanuel Macron », a commenté l’euro député  Raphaël Glucksmann .

« Tous les signaux qui venaient de Bruxelles disaient la même chose: elle ne passera pas », poursuit-il. « Et c’est pas une revanche de tel ou tel groupe politique, la fronde elle part déjà des députés des pays du Nord qui sont scandalisés qu’on puise envoyer à Bruxelles une commissaire qui ne peut pas être ministre en France. »

En cause? Les deux enquêtes en cours, en France et au niveau de l’Union européenne, sur la participation de Sylvie Goulard à un système d’emploi fictif présumé pour le Modem.

« Il y a eu une fronde réelle » continue celui qui est également eurodéputé. « Ce qu’il s’est passé, c’est qu’Emmanuel Macron, qui n’a pas eu l’habitude en France qu’un parlement lui résiste, n’a pas anticipé qu’un parlement pouvait lui résister. »

 

De quoi expliquer, la réaction du chef de l’État, jeudi, après le rejet de sa candidate. Ce dernier ayant fait part d’une certaine incompréhension: « Je me suis battu pour un portefeuille, j’ai soumis trois noms. On m’a dit ‘votre nom est formidable, on le prend’ et puis on me dit finalement ‘on n’en veut plus’. Il faut qu’on m’explique. » a-t-il commenté lors d’une conférence de presse à Lyon. L’explication est pourtant simple, Macron doit abandonner sa posture méprisante de donneur de leçons.




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