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La « convention citoyenne » décidera de la taxe carbone, selon Poirson pourquoi pas le café du commerce !

La « convention   citoyenne » décidera de la taxe carbone, selon Poirson pourquoi pas le café du commerce !

 

 

 

 En matière d’ingénierie fiscale comme en matière de pseudo démocratie, la France détient évidemment le pompon. Ainsi l’inutile Prune Poirson  parachutée secrétaire d’État à l’écologie a-t-elle déclaré hier que la taxe carbone avait fait la preuve de son efficacité et que son principe de remise à l’ordre du jour (elle avait été annulée par le mouvement des gilets jaunes) serait décidé par cet ovni démocratique que constitue la convention citoyenne sur le climat. Un machin composé de 150 citoyens tirés au hasard et qui vont bien entendu mener un débat de très haut niveau sur le sujet et même décidé du principe du retour de cette taxe carbone. Première interrogation, d’où sort  cette franco américaine qu’on dirait fraîchement émoulue d’une école de bonnes sœurs. Nourrie  au lait d’un institut de sciences politique comme nombre des députés en marche, elle débite les âneries de ces écoles qui n’apprennent rien. Deuxième interrogation, sur quel fondement théorique s’appuie l’apprenti ministre pour déclarer que la taxe carbone est efficace.  troisième interrogation par quel miracle institutionnel peut-on confier à 150 poilus – tirés- au hasard le soin de décider d’une politique dont la responsabilité incombe au gouvernement et au Parlement. La pseudo ministre semble avoir bien des difficultés à se convaincre elle-même de ses propres propos. Il faut dire que son propre ministre de tutelle lui-même ne croit pas en grand chose, une qualité essentielle pour remplacer un Nicolas Hulot trop turbulent. On se demande vraiment où Macron a été chercher certains de ses ministres (la plupart sont inconnus). Sans doute comme les députés au hasard, sur CV, après délibération de quelques convives lors d’un dîner mondain. La plupart n’ont aucune expérience politique, aucune légitimité sociale. Beaucoup font preuve d’une nullité confondante. Sans rire,  - Brune Poirson a déclaré qu’il il reviendra à la “convention citoyenne sur le climat” annoncée par Emmanuel Macron de se prononcer sur l’avenir de la taxe carbone, a déclaré jeudi Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. Sur cette question très sensible socialement, la balle est dans le camp de la convention citoyenne sur le climat annoncée le 25 avril dernier par Emmanuel Macron dans le cadre des mesures issues du “Grand débat national”, a déclaré Brune Poirson sur BFMTV. “Ce n’est pas nous qui allons décider, c’est la convention citoyenne (…). Effectivement, la taxe carbone, c’est-à-dire mettre un prix sur la pollution, on sait que c’est un outil qui est très efficace”, a-t-elle dit. “On sait que c’est un bon outil. Pour le moment et pour l’instant, le Premier ministre l’a dit, ce n’est pas dans nos objectifs à court terme. En revanche, ça peut faire partie tout à fait de cette convention citoyenne qui va être lancée. C’est 150 citoyens tirés au sort qui vont devoir (…) faire des propositions très concrètes pour engager la France encore plus résolument dans la transition écologique.” Priée de dire si la taxe carbone serait de nouveau à l’ordre du jour si la convention citoyenne le proposait, la secrétaire d’Etat a répondu: “C’est ce sur quoi s’est engagé le Premier ministre, soit par référendum, soit devant l’Assemblée nationale, effectivement.” D’un coup, la pseudo ministre s’est souvenu de l’existence du parlement.

La France en retard dans la lutte contre le réchauffement.

La France en retard dans la lutte contre le réchauffement.

 

C’est l’avis du conseil climatique mis en place par Macron. Pourtant c’est la France qui avait pris l’initiative d’obtenir un accord de la plupart des pays sur la nécessité d’agir sur le climat (accord de Paris). Mais pour résumer, la France est surtout active pour faire des discours souvent moralisateurs (c’est le cas en ce moment même pour Macron présent à Tokyo qui sermonne le monde entier pour le manque de volontarisme vis-à-vis de la protection environnementale).  Au-delà des discours,  la France est aussi la spécialiste pour mettre en place des machins administratifs et pseudo démocratique qui ne servent  à peu près à rien. Tout le monde sait en effet que la France n’a pas respecté ses propres objectifs de réduction de gaz à effet de serre. La justice française elle-même vient reconnaître la responsabilité de l’État dans la détérioration de la qualité de l’air. Le vrai problème c’est que la France se limite à des incantations, à des bouts de mesures plus ou moins pertinentes mais qu’il n’y a pas de vision globale pour progressivement engager une vraie transition énergétique permettant de faire évoluer le système de production et les modes de consommation. En outre, la plupart des mesures ont surtout un caractère punitif mais pas pédagogique. La présidente du Haut comité pour le climat souligne que sur ces quatre dernières années, France n’a pas tenu ses objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.  »Elles baissent deux fois moins vite que prévu », déplore-t-elle. Pour le Haut conseil, il faut des réformes structurelles pour mettre le climat « au cœur de l’action publique ». « On parle notamment de taxe carbone pour accélérer la décroissance des émissions, mais il faut mettre toutes sortes d’autres mesures en place », souligne la spécialiste. « Il faut qu’on passe à une vitesse supérieure au niveau des actions pour combattre le changement climatique », affirme ainsi Corinne Le Quéré. Dans son premier rapport, le HCC invite par exemple à inscrire dans la loi les objectifs à court terme de réductions d’émissions, pour ainsi envoyer un signal à tous les acteurs.

Michelin lance le pneu increvable …mais plus cher ?

Michelin lance le pneu increvable …mais plus cher ?

Il faut sans doute saluer ce projet actuellement en cours d’expérimentation concernant le nœud increvable. On sait que Michelin a toujours été à la pointe de la recherche dans son domaine d’activité, qu’il a aussi beaucoup été imité. Cette fois ce pneu  increvable constituerait une évolution majeure sans doute d’abord pour la sécurité. Aussi du fait qui n’est jamais très agréable d’avoir à installer une roue de secours surtout lorsque la circulation est dense et l’espace rare.  Le tour du pneu est tenu par un maillage en caoutchouc qui permet d’absorber les chocs et les aspérités de la route. Dans une vidéo de présentation, on voit le prototype s’écraser sur un nid-de-poule afin d’en épouser la forme avant de revenir à sa forme normale. Une question se pose quand même à savoir la durée de ce nouveau pneu et son coût. D’une manière ou d’une autre, une surface de la roue sera en contact avec l’infrastructure et l’usure est inévitable. Combien pourra durer le nouveau pneu comparé à l’existant et qu’elle sera son prix ?

LFI : nouvelle organisation mais Mélenchon reste le boss

LFI : nouvelle organisation mais Mélenchon reste le boss

 

On le sait, la contrition n’est pas l’exercice préféré de Mélenchon qui a toujours tendance à reporter sur les autres des responsabilités dont certaines lui incombent. Le seul mea culpa de Mélenchon se résume  dans cette petite phrase » nous n’avons pas réussi à fédérer ». Pour le reste, Mélenchon a évidemment montré encore une fois toutes ses qualités de tribun mais aussi son entêtement à mépriser les autres forces de la gauche. Le problème c’est que la France insoumise n’est pas en meilleure forme que ses éventuels partenaires. Pourtant Mélenchon se refuse pour l’instant à tout concept d’union avec ces forces de gauche. S’il persiste dans cette ligne, il est évident que Mélenchon prendra une nouvelle fessée aux municipales qui ne sont pas des sélections forcément calibrées pour lui et sa formation. Jean-Luc Mélenchon a tout juste admis qu’il allait s’entourer de plus jeunes et même de très jeunes mais il restera le patron. La question se suppose d’ailleurs légitimement de savoir si LFI a ou non un  avenir sans Mélenchon.“Nous sommes en train d’adopter un organigramme (…) Il y a toute une équipe qui arrive. Ils sont jeunes et même très jeunes”, a-t-il ajouté. “Ce n’est plus moi qui ouvrirai toutes les réunions, ni moi qui les terminerai toutes. J’en ferai un certain nombre mais pas toutes.”

Le bio et le local à toutes les sauces

Le bio et le local à toutes les sauces

 

 

On vient d’apprendre que de façon assez conséquente, des fraises du Lot-et-Garonne venaient en fait d’Espagne. C’est vrai pour de nombreux fruits et légumes. C’est même vrai pour les truffes du Périgord dont une grande partie vient aussi d’Espagne. Les produits français sont-ils pour autant meilleurs ? Sans doute pas forcément, tout dépend de la dose d’engrais et de pesticides qu’avalent les plantes. Il semblerait toutefois que les contrôles sanitaires français soient un peu plus sérieux qu’en Espagne au Maroc ou dans des zones encore plus exotiques. Pour les produits locaux c’est un peu la jungle. On peut très bien produire de la viande locale avec du soja aux OGM. Pas sûr donc que les aliments soient produits à proximité, sans excès chimique. Le bio existe bien sûr et se développe même à un rythme en France qui contraint à en importer massivement. S’agit-il alors vraiment de bio quand le produit justifie des transports et des emballages particulièrement polluants. Comme d’habitude, Leclerc fait très fort avec en première page de sa dernière pub : « on peut manger bio, boire bio, goûter bio, se laver bio sourire bio, s’hydrater bio, presser bio, assaisonner, picorer bio, mélanger bio etc. »  ne manque plus que respirer, penser, pisser bio.  Bref c’est la grande vague un taxe de la mode bio. Notons que sur la photo de la pub figurent des bananes lisses comme du plastique et qui ont dû échapper au traitement de DTT encore en vigueur dans de nombreuses exploitations bananières industrielles. Subitement tout est devenu bio, même les prix qui ont pris un petit coup au passage. Certes on ne peut que ce réjouir sans doute de la tendance à vouloir manger et utiliser des produits plus naturels. Reste que le vrai bio constitue sauf rares exceptions une fumisterie ;  exemple quand des animaux sont élevés avec du soja au OGM provenant du Brésil ou d’ailleurs. Une partie non négligeable des engrais et autres pesticides s’évaporent avec l’eau et viennent arroser toutes les plantes sans distinction. Sans parler de la pollution  des nappes profondes. Peut-on considérer qu’un produit est bio quand,  par exemple, il a effectué des milliers et des milliers de kilomètres, subi aussi des transformations sans parler de ses conditions réelles de production. Le total bio n’existe sans doute pas car tout est plus ou moins contaminé y compris par les l’emballage et les manipulations. Dans le bio encore plus qu’ailleurs les références constituent une véritable jungle et  sont complètement bidons. L’idéal est encore, quand c’est possible, de consommer des produits locaux dont on connaît les producteurs (et ce n’est pas toujours une garantie suffisante). Pour un peu les grandes marques nous vendraient l’amour bio si elles pouvaient ! A quand les capotes bio ?

 

 

 

Brighelli: «le bac n’a jamais été aussi facile «

Brighelli: «le bac n’a jamais été aussi facile « 

 

 Des lycéens se plaignent sur les réseaux sociaux de la difficulté des épreuves du baccalauréat. De quoi faire bondir Jean-Paul Brighelli: l’enseignant, ancien élève de l’École normale supérieure,  juge au contraire que le Bac n’a jamais été si facile… et que les élèves feraient parfois mieux de se taire.


Interview le figaro)

 «Désolé Victor Hugo mais aujourd’hui la jeunesse t’emmerde»: ce tweet, parmi de nombreux autres relevés par Le Figaro Étudiant, témoigne de l’hostilité de nombreux bacheliers à l’égard des auteurs rencontrés au baccalauréat de français. Que répondriez-vous à ces jeunes irrévérencieux?

Jean-Paul BRIGHELLI.- Il y a une irrévérence féconde — lorsque les jeunes romantiques insultent les partisans des «classiques» à la première d’Hernani, ou lorsque les surréalistes vomissent sur les cendres encore chaudes d’Anatole France. Et puis il y a l’irrévérence de la bêtise satisfaite, de l’égo surdimensionné, du «moi-je» du petit qui se croit l’égal des géants qui l’ont précédé. Parce qu’on ne lui a pas appris la relativité de son existence et la nullité de son opinion par rapport aux «phares» (pour reprendre un mot cher à Hugo) qui ont fécondé l’humanité. Avoir fait croire à deux générations déjà (depuis le vote de la loi Jospin en juillet 1989, qui donne la liberté d’expression à tous les élèves et marque le début de l’apocalypse molle qui a englouti l’Éducation en France) que leur avis avait en soi une importance aussi grande que celle des vrais penseurs, des authentiques poètes, des créateurs de génie auxquels on se garde bien désormais de les confronter, voilà qui s’apparente à un crime.

Le talent ne se revendique pas, il se construit.

Comment expliquer que tant de jeunes sortent du lycée sans avoir vécu de réelle émotion littéraire?

Parce qu’on ne les confronte plus aux chefs-d’œuvre. Parce que n’importe quel écrivaillon invité à la télévision se prend pour le nouveau Hugo (ou Balzac, ou qui vous voulez). Parce qu’il ne suffit pas de dire «pipi-caca» pour être Rabelais ou Céline. Et si les jeunes n’ont pas été confrontés à ces géants, et confrontés avec compétence, c’est parce qu’une génération entière d’enseignants n’a plus été formée à cette confrontation. Lorsque l’on cherche à vous faire croire, dans les universités, que Wajdi Mouawad est plus grand que Racine, la messe est dite.

Cela ne signifie pas qu’il faille éternellement en rester aux «classiques». Mais on ne construit une modernité que par référence — et révérence — aux classiques, même s’il s’agit de les renverser de leur socle. Le talent ne se revendique pas, il se construit. L’ère du tweet permet au premier idiot venu de se croire aussi grand que Hugo, qui ne tweetait pas, le malheureux… Comme si les boutons d’acné étaient la garantie du droit inaliénable de dire n’importe quoi. Les réactions des apprentis-futurs-bacheliers (parce qu’ils auront tous le Bac, à terme!) sont un gloubiboulga de poncifs, de prurit qui croit être une pensée, de l’eczéma mental. Andrée Chedid, on leur a caché que c’était une femme, à ces ignares tout fiers d’écrire «auteure» — comme si l’accent marseillais se généralisait. Il y a trois ans, ils se plaignaient de ne pas avoir été informés que le Tigre était une rivière — alors même qu’ils avaient grandi au son des pas des soldats américains investissant l’Irak. Heureusement que quelques-uns gardent un peu de raison, et s’interrogent sur la pertinence de leur avis face à celui de Balzac.

Vous écrivez régulièrement que le niveau du baccalauréat baisse, les lycéens se plaignent que le niveau est trop élevé… Qui croire?

Heureusement que quelques-uns gardent un peu de raison, et s’interrogent sur la pertinence de leur avis face à celui de Balzac.

De la même façon qu’il y a des cercles vertueux, où l’exigence construit chaque jour une plus haute exigence, il existe — et nous sommes en plein dedans — des spirales qui visent les abysses. Et les pédagogues qui ont investi depuis trente ans le champ éducatif creusent encore.

J’ai enseigné 12 ans en ZEP, aux Ulis et à Corbeil-Essonnes. À ces pauvres gosses nés déshérités j’offrais Mallarmé, Hugo, Corneille — et ils étaient bien fiers d’avoir droit aux mêmes exigences que les lycéens qui allaient à Henri-IV ou à Lakanal, et qui passaient à leurs yeux pour des extraterrestres. En préférant presque systématiquement les faire plancher sur des auteurs modernes — et pas les meilleurs —, sur de la «littérature jeunesse» ou sur des articles de journaux politiquement corrects, on leur tient merveilleusement la tête sous l’eau.

La réforme du lycée en cours saura-t-elle redonner davantage d’importance à l’enseignement des lettres?

Il y a deux choses dans la réforme Blanquer. D’un côté une réorganisation des filières, de l’autre de nouveaux programmes. Il est trop tôt pour dire si la conjonction de ces deux éléments — déjà contestés par des enseignants qui pensent que leur liberté pédagogique devrait l’emporter naturellement sur l’intérêt de leurs élèves — remettra un peu de bon sens, un peu de savoir, dans des cervelles ingénieusement évidées.

La décrépitude mentale de la jeunesse arrange tout le monde : les politiques qui pontifient et les marchands d’obsolescence programmée.

J’ai un doute très fort, quand je vois que les nouveaux instituts de formation des maîtres, les INSPE, se substituent aux ESPE, qui avaient eux-mêmes remplacé les IUFM, en gardant les mêmes bras cassés, les mêmes incompétents. Alors qu’il aurait suffi de décréter (je l’ai proposé par ailleurs au ministère sans être entendu) d’imposer une journée d’enseignement dans le Primaire ou le Secondaire à tous ces prétendus spécialistes de la chose éducative, pelotonnés dans leurs Instituts, pour en être débarrassé. Parce que jamais, au grand jamais, ils n’accepteraient d’être confrontés à des élèves réels, dans des coins un peu difficiles où ils continuent à envoyer de jeunes enseignants qu’ils n’ont pas pris la peine de former, ni intellectuellement, ni pratiquement. Et si on ne le fait pas, c’est qu’on ne veut pas le faire, parce qu’au fond, la décrépitude mentale de la jeunesse arrange tout le monde: les politiques qui pontifient et les marchands d’obsolescence programmée. Croyez-vous que la généralisation des tablettes, pour remplacer les anciens manuels, vaille la lecture d’un seul bon livre?

Christian Jacob : le dernier président de LR ?

Christian Jacob : le dernier président de LR ?

 

Victime expiatoire ou sauveur, quel sera le destin de Christian Jacob ; Sera-t-il  le messie ou le maitre de cérémonie pour enterrer définitivement ce qui reste de LR ? La  difficulté,  c’est que le nouveau parti de droite existe, c’est LREM ! En tout cas il n’y a pas de quoi sauter au plafond avec cette déclaration. Interview le Figaro–L’intéressé n’est pas un extrémiste mais pas non plus d’un grand charisme  Le président du groupe Les Républicains à l’Assemblée veut sauver le mouvement LR en posant les bases d’un projet «collectif». Son objectif: restaurer «l’ADN» de la droite.

Christian Jacob est député de Seine-et-Marne depuis 1995.

 

Êtes-vous candidat à la présidence des Républicains?

Oui, je suis candidat pour bâtir un projet d’alternance. Depuis sept ans, nous avons perdu deux présidentielles, dont une où nous n’avons pas été présents au deuxième tour. Nous avons également perdu deux législatives et subi un échec des plus cinglants aux élections européennes. Aujourd’hui, nous constatons également un éclatement de notre famille politique. Laurent Wauquiez est parti avec beaucoup de dignité et un véritable sens de l’intérêt général. Je mesure son courage. Il y a une part d’injustice dans tout cela mais la politique n’est parfois pas juste.

Le refus de Bruno Retailleau a-t-il joué dans votre décision?

Ensemble, nous avions acté le fait qu’il serait suicidaire d’être candidat l’un contre l’autre. Ni lui ni moi ne voulions d’affrontement. On s’est d’ailleurs beaucoup parlé. Il n’y a jamais eu de tensions ou de conflits entre nous. On s’entend …

Le bio à toutes les sauces

Le bio à toutes les sauces

Comme d’habitude, Leclerc fait très fort avec en première page de sa dernière pub : « on peut manger bio, boire bio, goûter bio, se laver bio sourire bio, s’hydrater bio, presser bio, assaisonner, picorer bio, mélanger bio etc. »  ne manque plus que respirer, penser, pisser bio.  Bref c’est la grande vague un taxe de la mode bio. Notons que sur la photo de la pub figurent des bananes lisses comme du plastique et qui ont dû échapper au traitement de DTT encore en vigueur dans de nombreuses exploitations bananières industrielles. Subitement tout est devenu bio, même les prix qui ont pris un petit coup au passage. Certes on ne peut que ce réjouir sans doute de la tendance à vouloir manger et utiliser des produits plus naturels. Reste que le vrai bio constitue sauf rares exceptions une fumisterie ;  exemple quand des animaux sont élevés avec du soja au OGM provenant du Brésil ou d’ailleurs. Une partie non négligeable des engrais et autres pesticides s’évaporent avec l’eau et viennent arroser toutes les plantes sans distinction. Sans parler de la pollution  des nappes profondes. Peut-on considérer qu’un produit est bio quand,  par exemple, il a effectué des milliers et des milliers de kilomètres, subi aussi des transformations sans parler de ses conditions réelles de production. Le vrai bio n’existe sans doute pas car tout est plus ou moins contaminé y compris par les l’emballage et les manipulations. Dans le bio encore plus qu’ailleurs les références constituent une véritable jungle et  sont complètement bidons. L’idéal est encore, quand c’est possible, de consommer des produits locaux dont on connaît les producteurs et ce n’est pas toujours une garantie suffisante. Pour un peu les grandes marques nous vendraient l’amour bio si elle pouvait !

Le racialisme nouvelle pseudo science des demeurés haineux

Le racialisme  nouvelle pseudo science des demeurés haineux

 

 

 

Un papier intéressant du Monde des idées sur le nouveau racisme.

 

« . Grand absent du Littré mais aussi du Dictionnaire de l’Académie française et du Larousse, le mot « racialisme » apparaît cependant comme un incontournable de notre époque. Cette notion est convoquée tour à tour par les détracteurs de Nadine Morano – laquelle, en 2015, emploie le terme de « race blanche » , par Bernard Maro, directeur de recherche au CNRS, pour désigner le Parti des indigènes de la République, ou encore par les professeurs Barbara Lefebvre et Anne-Sophie Nogaret contre des « chercheurs en indigénisme » réunis lors d’un colloque, en septembre 2018, à Paris-VII. Une manière pour les défenseurs de l’universalisme de reprocher aux chercheurs et aux militants inspirés par la pensée postcoloniale de remettre au cœur du débat une notion, la race, qui a nourri des idéologies dangereuses et mortifères.

Mais que signifie donc, au juste, le terme de « racialisme » ? Dans son Dictionnaire historique et critique du racisme (PUF, 2013), Pierre-André Taguieff, directeur de recherche au CNRS, le définit comme « toute construction idéologique fondée sur l’idée de “race humaine” et faisant appel à une conceptualité supposée scientifique, d’une façon plus ou moins prononcée ». Résumé ainsi, le racialisme constitue la base théorique sur laquelle vient s’appuyer le « comportement » raciste analysé par l’historien des idées Tzvetan Todorov.

Historiquement, le terme de racialisme est d’abord utilisé pour désigner un courant de pensée qui se développe dans l’Europe du milieu du XIXe siècle. Issu de « la théorie des races » datant du siècle précédent, ce racialisme originel ambitionne d’expliquer les phénomènes sociaux à la lumière de facteurs raciaux et héréditaires : il définit, il différencie et il hiérarchise les différentes « races ». Les corps sont mesurés, les groupes sanguins comparés. C’est ainsi que naissent la phrénologie, la théorie selon laquelle la forme du crâne détermine le caractère de l’individu, ou encore la craniométrie, l’étude précise des mensurations des os du crâne et donc de la place qui serait laissée au cerveau. Cette dernière pseudo-discipline utilisée à l’origine pour déterminer de quelle « race » étaient les individus examinés constitue le foyer privilégié de bon nombre de discours racistes. …..»

On juge Sarkozy ou le petit trafiquant Paul Bismuth ?

On juge Sarkozy ou le petit trafiquant Paul Bismuth ?

 

 

 

Même si les faits pour tentative de corruption concernant Nicolas Sarkozy sont minces par compte la matérialité du téléphone loué par Monsieur Paul Bismuth est-elle indiscutable. Or on voit mal pourquoi ce citoyen lambda, Paul Bismuth, aurait eu intérêt à se renseigner sur l’avancée des procédures aussi bien dans l’affaire des écoutes, que du financement libyen ou de celui de mémé Betancourt. Peut-être s’agit-il même d’une simple curiosité ? pourquoi reprocher  à Nicolas Sarkozy d’avoir utilisé un faux nom pour la location d’une ligne téléphonique ? Dans les banlieues notamment chez les trafiquants, des centaines voire des milliers de téléphones, sont utilisés par de faux noms. De là à penser que Nicolas Sarkozy était au faît de ces combines de banlieue il y a un pas que le tribunal a franchi. Mais alors quel trafic ?  pas des barrettes de haschisch, peut-être des voix, en plus des voix célestes ? S’il y a un coupable dans cette affaire ce n’est pas Sarkozy mais Paul Bismuth qui mérite évidemment la pendaison en place de Grève. Nicolas Sarkozy devrait au contraire être distingué par Macron dont il est tellement proche et qu’il se répand en compliments « : il est encore meilleur que moi » a-t-il déclaré. Il mériterait la Légion d’honneur que distribue tellement facilement Macron. Le problèm,e il l’a déjà.- Pour satisfaire des opinions très contradictoires sur cette affaire , on pourrait condamner Paul Bismuth aux travaux forcés, inversement accorder la médaille de la résistance judiciaire à un Sarkozy véritable victime expiatoire d’un système juridique qui se réveille pour terrasser les victimes déjà à terre. ( toujours avec un quinquennat au moins de retard).

Mort de Khashoggi : le prince héritier saoudien sérieusement soupçonné

Mort de Khashoggi : le prince héritier saoudien sérieusement soupçonné

 

 

Dans les dictatures comme celle d’Arabie Saoudite (mais ceci vaut aussi dans de nombreux autres pays comme l’Iran, la Russie ou la Chine)  on ne s’embarrasse pas de formalités accessoires pour supprimer un ennemi politique. Il suffit de l’accuser tout simplement d’avoir la rage ou mieux qu’il a été détenteur d’une barrette de drogue. Dans les cas, les plus pressés on fait même l’impasse sur le motif d’inculpation et on liquide l’intéressé. Ce qui s’est passé pour l’opposant Jamal Khashoggi  Dans un rapport rédigé au terme de six mois d’enquête, la rapporteure spéciale des Nations unies, Agnès Callamard, indique que “M. Khashoggi a été la victime d’une exécution délibérée, préméditée, une exécution extrajudiciaire dont l’Etat d’Arabie saoudite est responsable au regard du droit international lié aux droits de l’homme”.La CIA et plusieurs pays occidentaux sont convaincus que le meurtre a été commandité par le prince héritier lui-même.L’équipe d’Agnès Callamard, qui s’est rendue à Istanbul cet hiver, s’est appuyée sur des documents fournis par les enquêteurs turcs et des informations obtenues dans le cadre des procès saoudiens.“Les enregistrements effectués par des agents des services de renseignement turcs et d’autres pays suggèrent qu’un sédatif a pu être injecté à M. Khashoggi et qu’il a été étouffé à l’aide d’un sac en plastique”, écrivent les auteurs du rapport.Recep Tayyip Erdogan, le président turc, a promis de son côté que les assassins de Khashoggi seraient punis et répondraient de leurs actes.

Patrick Drahi, le magicien de la finance rachète Sotheby’s pour 3,7 milliards de dollars

Patrick Drahi, le magicien de la finance rachète Sotheby’s pour 3,7 milliards de dollars

Patrick Drahi, c’est un peu le magicien de la finance son appétit financier est inversement proportionnel à ses ressources propres. Du coup, il sollicite l’ingénierie financière notamment le LBO pour acheter tout et n’importe quoi. De quoi fragiliser sa position de magnat  financier français propriétaire notamment d’Altice  et de SFR sans parler de médias qui lui servent à peser sur l’opinion, aussi à soutenir Macron. Prudent, l’intéressé a cependant choisi sa résidence fiscale en Suisse ? Cette fois, il va  racheter la célèbre maison de vente aux enchères Sotheby’s dans le cadre d’une opération de 3,7 milliards de dollars (3,3 milliards d’euros). Fondateur et principal actionnaire d’Altice, Patrick Drahi affirme dans un communiqué publié lundi qu’il reste pleinement concentré sur ses activités dans les télécoms et les médias et qu’il ne cèdera aucune action Altice Europe pour financer cette acquisition. Il prévoit en revanche de monétiser d’ici la fin de l’année une position de 400 millions de dollars maximum dans Altice USA, ce qui représente environ 2,5% du capital de l’opérateur américain.

Tomates : le scandale

Tomates : le scandale

 

 

Les tomates bios qu’on fait pousser dans son jardin, c’est pas pour demain et c’est pas pour tout le monde. On ne plante en effet le plus souvent que ce qui existe sur le marché et qui a déjà subi des manipulations génétiques sans parler de conditions de production souvent scandaleuses des plants. Le business de la tomate. Ce sera ce soir le thème traité par Elise Lucet  sur France 2. Un bel exemple de l démentielle industrialisation d’un produit et de ses semences.  Le premier sandale concerne, ce fruit vendu en supermarché qui n’entretient qu’un rapport  très approximatif avec la vraie  tomate. Des produits poussés hors-sol, gonflés aux engrais, à l’eau et aux  pesticides sans goût et sans valeur nutritive. Des sortes de produits de laboratoire envahissent les rayons des grandes surfaces à toutes les périodes de l’année. Autre scandale seules quelques variétés de tomates commercialisées alors que ce fruit comporte 1000 à 2000 variétés qui ont la particularité de ne pas dégénérer. Ce qui vaut sur les étals du supermarché vaut pour la vente des semences et des plans ; pires les producteurs privilégient surtout les semences hybrides (dont  les graines ne peuvent être replantés qui présentent surtout des caractéristiques esthétiques mais ^des qualités gustatives et nutritives très pauvres « Les industriels ont fabriqué des tomates pour quelles se conservent le plus longtemps possible, pour qu’elles soient rondes, rouges, pour être productif. En faisant tout ça on a perdu beaucoup de choses en route », déplore Elise Lucet. Et notamment des vitamines. « On a retrouvé les tables des valeurs nutritionnelles des années 1960 et celles d’aujourd’hui et le constat est assez effrayant. Les tomates ont perdu 59 % de vitamines C en 60 ans, les légumes ont perdu 27 % de vitamines C en 60 ans. Or la valeur nutritionnelle des fruits et légumes c’est ce qui provoque le goût », précise-t-elle.  Le problème, selon la journaliste, c’est que le consommateur n’a que trop peu le choix de ce qu’il achète : « 98 % des tomates qui sont vendues aux agriculteurs, ceux qui produisent ce qu’on achète au supermarché, sont des tomates hybrides de première génération », détaille Elise Lucet qui rappelle qu’un amendement est passé récemment pour interdire la vente de semences paysannes. « Vous avez un lobby énorme qui dit que pour qu’une semence soit vendue il faut qu’elle soit inscrite au catalogue officiel et les semences anciennes ne le sont pas, il n’y a que les semences des multinationales ».

L’enquête de Cash investigation dévoile que la plupart de ces semences de multinationales sont produites dans des pays étrangers, en Inde notamment, « dans des exploitations où vous voyez travailler des enfants », précise Elise Lucet. « La tomate est sans doute le pire produit parmi les légumes ( la tomate est un fruit) du fait de sa manipulation génétique, du tripatouillage chimique pour sa production et des choix de sa variété.

Environnement- Élisabeth Borne : plaidoyer pour le transport aérien !

Environnement- Élisabeth Borne : plaidoyer pour le transport aérien !

 

Élisabeth Borne, ministre des transports, retrouve ses fondamentaux historiques, ceux des ingénieurs des ponts qui ont toujours favorisé le développement des techniques au détriment de l’harmonisation entre les modes et du coût  pour la collectivité. Pire la ministre des transports n’a pas hésité à considérer qu’il valait mieux une ligne aérienne qu’un TGV pour désenclaver. De quoi évidemment s’interroger sur la conversion récente et apparente du premier ministre à l’écologie. « Oui, nous avons besoin du transport aérien, et d’un transport aérien performant. Nous ne sommes pas comme les autres. Cinquième puissance économique mondiale, ouverte aux échanges, nous avons vocation de rayonner et de peser au premier plan. Et nous devons pour cela être connectés au monde entier. Nous avons aussi l’ambition forte de rester la première destination touristique au monde et de franchir le cap des 100 millions de visiteurs accueillis. Ce sont des ambitions sur lesquelles nous nous retrouvons tous. Dès lors, il nous faut un transport performant pour les accueillir », a défendu la ministre. Outre l’enjeu économique lié au tourisme, Elisabeth Borne a tenu à rappeler le rôle essentiel du transport aérien dans la liaison entre la capitale et les métropoles régionales avec l’Outre-mer, la Corse et les autres territoires français enclavés. « J’assume parfaitement que l’Etat soutienne ces lignes d’aménagement du territoire. J’assume d’avoir renforcé notre implication financière. N’en déplaise aux détracteurs de l’avion, je préfère une petite ligne aérienne qui désenclave rapidement et efficacement, à la construction de très grandes infrastructures de lignes à grande vitesse à la fois lointaine et coûteuse et dont le bilan carbone n’est pas des plus évident », a-t-elle déclaré. La ministre des transports confirme ainsi le rapport très approximatif qu’elle entretient avec les évaluations scientifiques relatives aux coûts réels du transport pour la collectivité. Pas vraiment une découverte chez les ingénieurs des ponts ! Une déclaration qui constitue évidemment un scandale et une contradiction totale avec les discours verdoyant de Macron et du premier ministre.

 

 

Le suicide du mouvement des gilets jaunes

Le suicide du mouvement des gilets jaunes

 

Environ  10 000 manifestants en France et un mouvement qui ne cesse de s’étioler. De toucher au  ridicule aussi. On est loin de la mobilisation initiale qui avait concerné plus de 300 000 d’un soutien très majoritaire de la part de la population. Aujourd’hui le mouvement ne rassemble plus que des marginaux gauchistes, anarchistes, casseurs et populistes. D’une certaine manière, le mouvement s’est suicidé lui-même. D’abord quand il a décidé de s’orienter vers des revendications d’ordre politique de type gauchiste et basiste. Ensuite quand le mouvement a fait preuve d’une grande tolérance vis-à-vis de l’intrusion de casseurs. Une intrusion par ailleurs favorisée par le pouvoir pour discréditer les gilets jaunes. La responsabilité des leaders auto proclamés est grande. Ils auraient voulu tuer mouvement qu’il ne s’y serait pas pris autrement. C’est d’ailleurs la méthode classique utilisée par certaines organisations syndicales pour tuer la mobilisation. En gros,  on durcit d’autant plus le mouvement que la mobilisation ne repose plus que sur des radicaux de moins en moins nombreux. Le mouvement des gilets jaunes a cependant permis de secouer le cocotier d’un pouvoir central surtout au service des grands intérêts financiers. Mais il se termine de manière lamentable.

 

Hong Kong : le risque d’un nouveau TIEN AN MEN

 Hong Kong : le risque d’un nouveau TIEN AN MEN

 

 

 

 

Le risque  Hong Kong est évident, c’est celui de ce plier à la dictature stalinienne de la Chine et cela y compris par la force comme  les massacres de type Tienanmen. On comprend que les Chinois de Kong qui connaissent des conditions de vie économique, sociale, politique et démocratique particulièrement développées n’aient  guère envie de retourner au Moyen Âge de la dictature communiste. Certes la Chine a vu au cours de ces 20 dernières années son développement économique progresser de manière très significative. Sur le plan social, les couches moyennes ont pu se multiplier. Reste cependant de nombreux Chinois dans des conditions sociales particulièrement archaïques. En outre et surtout la Chine se trouve placé sous le joug d’un pseudo parti communiste qui cache mal la dictature du chef de l’État et de l’appareil qui l’entoure. Il s’agit bien d’une dictature quand on sait que l’actuel chef de l’État a même réussi à faire admettre au parti unique  et aux institutions la prolongation de son mandat tant qu’il voudra l’exercer. Du stalinisme qui ne dit pas son nom. Notons par ailleurs que les extraditions vers la Chine, donc vers le régime de dictature, constitue une entorse à l’accord qui avait été conclu entre la Grande-Bretagne et la Chine. Mais la Chine est un rouleau compresseur qui fait peu de cas des accords surtout relatifs aux droits de l’homme et à la justice  Pour l’instant Face à la pression de la rue, le gouvernement local deux Hong Kong a fait machine arrière. “Après une série de délibérations internes au cours des deux derniers jours, j’annonce que le gouvernement a décidé de suspendre l’amendement législatif, de relancer notre communication avec tous les secteurs de la société, de faire un plus grand travail d’explication et d’écouter les différents points de vue de la société”, a déclaré la dirigeante Carrie Lam. Une dirigeante qui évidemment s’apprêtait à sacrifier l’intérêt général à sa carrière en donnant des gaz gouvernement central de la Chine “Carrie Lam a perdu toute crédibilité parmi la population de Hong Kong. Elle doit démissionner”, a affirmé Claudia Mo, élue locale et membre du camp réclamant la démocratie.

Bouteille plastique : le tabou du commerce de l’eau

Bouteille plastique : le tabou du commerce de l’eau

 

Pour contourner le tabou du fabuleux business de l’eau en bouteille plastique, gouvernement et autres lobbys ne cessent de tourner autour du pot. Pour éviter l’interdiction de ce commerce absurde,  on imagine nombre de solutions de recyclage et de consignes. Rappelons d’abord qu’il y a une cinquantaine d’années le commerce de l’eau était particulièrement marginal. Aujourd’hui on considère qu’il représente une activité d’environ 150 milliards, en croissance dans la plupart des zones mondiales. Pourtant, le plastique de ces bouteilles d’eau est l’un des principaux producteurs  de déchets et de pollution. D’abord cette eau  bouteille est 300  plus chères que celles de l’eau du robinet, moins bonne souvent aussi sur le plan de la santé. Cela lors que l’eau du  robinet obéit à des normes de qualité particulièrement drastique. Ce qui est proposé c’est le concept de consignes et de recyclage du plastique et non la suppression pure et simple du commerce de l’eau en bouteille plastique et plus généralement de l’eau tout court. On imagine évidemment les enjeux économiques concernant les producteurs, les distributeurs, les fabricants de bouteilles en PET, les recycleurs. On comprend évidemment que cette suppression du commerce de l’eau puisse être étalée sur une assez longue période pour permettre les reconversions. Pour l’instant en tout cas cette mesure n’est  nullement envisagée  et on tourne autour du pot et du commerce de l’eau.

 

Élisabeth Borne : plaidoyer pour le transport aérien, le scandale !

Élisabeth Borne : plaidoyer pour le transport aérien, le scandale !

Élisabeth Borne, ministre des transports, retrouve ses fondamentaux historiques, ceux des ingénieurs des ponts qui ont toujours favorisé le développement des techniques au détriment de l’harmonisation entre les modes et du coût  pour la collectivité. Pire la ministre des transports n’a pas hésité à considérer qu’il valait mieux une ligne aérienne qu’un TGV pour désenclaver. De quoi évidemment s’interroger sur la conversion récente et apparente du premier ministre à l’écologie.« Oui, nous avons besoin du transport aérien, et d’un transport aérien performant. Nous ne sommes pas comme les autres. Cinquième puissance économique mondiale, ouverte aux échanges, nous avons vocation de rayonner et de peser au premier plan. Et nous devons pour cela être connectés au monde entier. Nous avons aussi l’ambition forte de rester la première destination touristique au monde et de franchir le cap des 100 millions de visiteurs accueillis. Ce sont des ambitions sur lesquelles nous nous retrouvons tous. Dès lors, il nous faut un transport performant pour les accueillir », a défendu la ministre. Outre l’enjeu économique lié au tourisme, Elisabeth Borne a tenu à rappeler le rôle essentiel du transport aérien dans la liaison entre la capitale et les métropoles régionales avec l’Outre-mer, la Corse et les autres territoires français enclavés. « J’assume parfaitement que l’Etat soutienne ces lignes d’aménagement du territoire. J’assume d’avoir renforcé notre implication financière. N’en déplaise aux détracteurs de l’avion, je préfère une petite ligne aérienne qui désenclave rapidement et efficacement, à la construction de très grandes infrastructures de lignes à grande vitesse à la fois lointaine et coûteuse et dont le bilan carbone n’est pas des plus évident », a-t-elle déclaré. La ministre des transports confirme ainsi le rapport très approximatif qu’elle entretient avec les évaluations scientifiques relatives aux coûts réels du transport pour la collectivité. Pas vraiment une découverte chez les ingénieurs des ponts ! Une déclaration qui constitue évidemment un scandale et une contradiction totale avec les discours verdoyant de Macron et du premier ministre.

Plastique : le tabou du commerce de l’eau

Plastique : le tabou du commerce de l’eau

 

Pour contourner le tabou du fabuleux business de l’eau en bouteille plastique, gouvernement et autres lobbys ne cessent de tourner autour du pot. Pour éviter l’interdiction de ce commerce absurde on imagine nombre de solutions de recyclage et de consignes. Rappelons d’abord qu’il y a une cinquantaine d’années le commerce de l’eau était particulièrement marginal. Aujourd’hui on considère qu’il représente une activité d’environ 150 milliards en croissance dans la plupart des zones mondiales. Pourtant, le plastique de ces bouteilles d’eau est l’un des principaux producteurs  de déchets et de pollution. D’abord cette eau  bouteille est 300  plus chères que celles de l’eau du robinet, moins bonne souvent aussi sur le plan de la santé. Cela lors que l’eau du  robinet obéit à des normes de qualité particulièrement drastique. Ce qui est proposé c’est le concept de consignes et de recyclage du plastique et non la suppression pure et simple du commerce de l’eau en bouteille plastique et plus généralement de l’eau tout court. On imagine évidemment les enjeux économiques concernant les producteurs, les distributeurs, les fabricants de bouteilles en PET, les recycleurs. On comprend évidemment que cette suppression du commerce de l’eau puisse être étalée sur une assez longue période pour permettre les reconversions. Pour l’instant en tout cas cette mesure n’est  nullement envisagée  et on tourne autour du pot.

Macron, le distributeur de médailles

Macron, le distributeur de médailles

Paradoxe, Macron avait déclaré qu’il entendait réduire de manière drastique le volume des distinctions nationales en particulier la Légion d’honneur. Dans les faits, Macron chaque semaine ou presque attribue généreusement à telle ou telle  catégorie-les distinctions dont il avait promis une plus grande rareté. Si on peut comprendre que ces distinctions soient grandement méritées dans le cas d’actes courage exceptionnels notamment pouvant aller jusqu’au sacrifice de la vie dans l’intérêt général par contre la distribution de médailles est plus contestables  quand il s’agit de sportifs ou de vedettes du showbiz. Macron ne manque pas une occasion de présider des commémorations. Ce qui lui donne l’occasion de discours fleuves pour tenter de rassembler une opinion par ailleurs très critique sur la politique générale. Macron lui-même reconnaît cette sorte d’instrumentalisation de la douleur collective. Exemple ce qu’il a déclaré aux Sables d’Olonne «Aux Sables-d’Olonne, comme dans tous les ports de France, la mer c’est la vie, c’est la mort, ce sont nos joies, nos peines, nos souffrances et nos espérances. Parfois, dans la douleur du deuil, dans le brouillard de nos doutes, les naufrages nous rassemblent et nous transcendent.». Évidemment on aurait aussi souhaité des propos sur la prévention des risques en mer et sur une organisation des secours qui ne reposent pas uniquement sur le bénévolat.

 

 

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