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Tunisie : le Premier ministre veut rester au pouvoir

Tunisie : le Premier ministre veut rester au pouvoir

« Le gouvernement continuera à exercer ses devoirs et ne les abandonnera pas, non pas parce qu’il souhaite détenir le pouvoir. Nous conserverons nos responsabilités jusqu’au dernier moment », a dit à la télévision le chef du gouvernement. « Nous concentrons nos efforts sur l’organisation des élections avant la fin de l’année. Notre date est le 13 décembre », a-t-il ajouté. La date n’a pas été choisie au hasard. Le 13 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, vendeur de rue à Sidi Bouziz, s’était immolé en public pour protester contre la politique du gouvernement. Son geste avait déclenché une vague de manifestations dans le pays qui ont entraîné le départ du président Zine Ben Ali et constitué le premier épisode du « printemps arabe ». Le Premier ministre s’est engagé à organiser un scrutin libre et transparent et indiqué que des observateurs étrangers seraient autorisés à en surveiller le déroulement. Le parti laïque de centre gauche Ettakatol, membre de la coalition au pouvoir en Tunisie emmenée par les islamistes d’Ennahda, avait auparavant réclamé la démission du gouvernement tripartite et la constitution d’un cabinet d’union nationale. « Nous avons demandé la dissolution du gouvernement en faveur d’un nouveau gouvernement d’union qui incarnerait la forme la plus large de consensus », a déclaré à Reuters Lobni Jribi, l’un des dirigeants de cette formation. « En cas de rejet de cette suggestion par Ennahda, nous nous retirerions du gouvernement », a-t-il ajouté. D’ores et déjà, le ministre de l’Education Salem Labyedh, un indépendant, a présenté sa démission au Premier ministre, ont rapporté les médias tunisiens. Ettakatol a lancé son appel quelques heures après le bouclage par l’armée d’une place de la capitale, Tunis, où des heurts s’étaient produits entre manifestants rivaux. L’armée a bouclé à l’aide de barbelés l’accès à la place du Bardo, sur laquelle donne l’Assemblée nationale et l’a déclarée « zone militaire fermée », après des affrontements entre manifestants des deux camps. « Le Premier ministre sera tenu responsable pour toute goutte de sang qui coulera lors du sit-in du Bardo », a prévenu Manji Rahaoui, un cadre de l’opposition. Les deux camps ont prévu de manifester de nouveau place du Bardo malgré la prise de contrôle des lieux par l’armée, ont rapporté des médias tunisiens. Le président de l’Assemblée constituante, Moustafa Ben Jaafar, est membre d’Ettakatol. Son assemblée, dit-il, a encore plusieurs semaines de travail avant de pouvoir soumettre à référendum une Constitution dont la rédaction a déjà subi des retards. L’opposition laïque, encouragée par l’intervention de l’armée égyptienne qui a déposé le 3 juillet le président égyptien Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, rejette désormais toute concession et tous les efforts de réconciliation menés par le gouvernement. L’opposition réclame aussi la dissolution de l’Assemblée constituante, dont, ces derniers jours, 70 des 217 membres se sont retirés pour observer un sit-in place du Bardo, devant le bâtiment où elle siège. A Sidi Bouzid dans le sud de la Tunisie, des manifestants en colère ont tenté lundi de prendre le contrôle de l’hôtel de ville et d’empêcher les employés de travailler, ce qui a provoqué des affrontements avec des partisans d’Ennahda, ont rapporté des habitants. L’armée est intervenue pour protéger l’Hôtel de ville et les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes, mais, selon des habitants, des milliers de manifestants continuaient de se rassembler dans la ville, qui fut le berceau de la « révolution du jasmin » en décembre 2010 et au début 2011. Les dirigeants de l’opposition clament depuis le week-end qu’ils pourraient mettre en place un « gouvernement de salut », rival du gouvernement en place. Ils devaient débattre de cette idée lundi dans la soirée. Pour Noureddine Bhiri, porte-parole d’Ali Larayedh, les manifestations d’opposition équivalent à un appel à la « destruction de l’Etat », au moment où le gouvernement cherche à gérer la situation après l’assassinat de Mohamed Brahmi, un opposant de gauche tué par balles jeudi dernier à Tunis. « Quelles solutions de rechange proposent-ils après une dissolution du gouvernement? Rien d’autre que la violence et la destruction. Nous devons restés unis pour franchir cette étape et mettre fin au terrorisme », a ajouté le porte-parole. Ali Larayedh, qui a été reçu par le chef de l’Etat, le président Moncef Marzouki et a vu également les commandants des forces de sécurité, devait s’adresser à la nation en fin de journée. Les puissants syndicats tunisiens ont rencontré lundi des représentants des partis de l’opposition et devaient envisager la possibilité d’une nouvelle grève. Vendredi, la grève déclenchée par la grande centrale syndicale UGTT au lendemain de l’assassinat de Mohamed Brahmi avait paralysé une bonne partie du pays.

Le site de Carla Bruni-Sarkozy a coûté 400 000 euros

Le  site de Carla Bruni-Sarkozy a  coûté 400 000 euros

Evidemment quand on visite ce site on peut s’étonner de son coût ; rien vraiment d’extraordinaire, ce que font des millions de blogueurs pour presque rien. Tout est parti d’un rapport de la Cour des comptes sur la gestion de l’Elysée, en date du 15 juillet, qui mentionne au chapitre des dépenses de communication celles concernant le « site Internet spécifique dédié à la conjointe du président, financé par le budget de la présidence », pour un coût de 330.000 euros en 2011, puis 80.000 euros en 2012, soit un total de 410.000 euros.   »Le financement évoqué par la cour des comptes porte sur le site de Madame Carla Bruni-Sarkozy consacré à ses activités officielles en tant qu’épouse du chef de l’Etat, site ayant d’ailleurs cessé d’exister en mai 2012, et non sur le site de sa Fondation », a affirmé dimanche dans un communiqué l’avocat de l’ex-première dame, Me Richard Malka.  Selon l’avocat, il y a donc « confusion entre ces deux sites Internet et leur financement ». « Il s’agit pourtant bien du même site web, et je pense que l’avocat confond allègrement site web et rubrique d’un site web », affirme lundi à l’AFP le bloggeur Olivier Laurelli, alias Bluetouff, un des tout premiers à avoir réagi sur l’affaire.   »La cour des comptes a réaffirmé que dans son rapport, il s’agit bien du site carlabrunisarkozy.org, qui a été financé sur une période allant de 16 à 17 mois pour deux rubriques du site qui n’existent plus aujourd’hui -soit la rubrique agenda et une autre consacrée aux enfants et mères atteints du sida- et qui étaient donc afférentes aux activités de la première dame de l’époque », souligne-t-il.   »Un site web est un nom de domaine, en l’occurence carlabrunisarkozy.org: les deux rubriques en question ont disparu mais quand on regarde aujourd’hui on voit par exemple que le registrant (soit le titulaire du nom de domaine) est toujours domicilé à l’Elysée », affirme Olivier Laurelli. Affirmant se fonder « sur un point de vue technique », il déplore « la somme énorme » consacrée à un site aujourd’hui « en état de décrépitude technique ».  René Dosière, député PS connu comme scrutateur des dépenses de l’Etat, a regretté auprès de l’AFP qu’aucune loi ou règlement n’impose à l’Elysée une mise en concurrence pour attribuer un marché tel que la réalisation d’un site Internet. « Depuis que la Cour des comptes contrôle les budgets de l’Elysée, elle n’arrête pas de dire +pour les prestations, il faut utiliser les procédures publiques normales d’appel d’offres+ », a-t-il rappelé   »410.000 euros c’est une somme astronomique pour une simple réalisation de site, et pour le moment on n’a aucune trace de qui l’a réalisé et de comment il a été réalisé. Si des éléments jusitifient une telle dépense, dans ce cas très bien », déclare pour sa part Nicolas Bousquet, développeur de sites web qui a initié une pétition en ligne exigeant que Carla Bruni-Sarkozy « rende cet argent aux Français ».  La pétition comptabilisait plus de 81.000 signatures lundi après-midi.   »Moi dans mon secteur, avec une telle somme, j’engage 10 personnes que je paie pendant 18 mois quasiment » pour bâtir un site. A travers cette pétition, « ce qui m’intéresse c’est de savoir pourquoi la Cour des comptes relève ces dépenses-là. Je n’attaque ni Mme Carla Bruni-Sarkozy ni sa fondation », résume-t-il.  410.000 euros me paraît une somme difficile à atteindre », résume pour sa part un développeur de site d’une grande agence parisienne, qui souhaite garder l’anonymat.   »En passant par une agence dite chère, un tel site aurait coûté au grand maximum 20.000 euros, mais ensuite peuvent s’ajouter d’autres frais, comme l’embauche d’un webmaster pour faire des mises à jour régulières du site, et le tournage-montage de vidéos (…), chaque vidéo pouvant ainsi coûter 10.000 euros. Ce sont les contenus qui peuvent faire grimper les prix », dit-il.  Interrogée par l’AFP lundi en début d’après-midi sur la dénomination ou l  périmètre exact du « site Internet spécifique » qu’elle mentionne dans son rapport, la Cour des comptes n’avait pas réagi en fin de journée.

 

Ukraine : Poutine craint le rapprochement avec l’Union européenne

Ukraine : Poutine craint le rapprochement avec l’Union européenne

Le chef de l’Etat russe qui a entamé une visite de deux jours en Ukraine pour célébrer le 1.025e anniversaire de l’introduction du christianisme dans la Russie kiévienne a célébré « une unité spirituelle solide » qui sert de « base à l’amitié russo-ukrainienne ».   »Nous sommes tous des héritiers spirituels de ce qui s’est passé ici il y a 1.025 ans (…) En ce sens, nous sommes un peuple uni », a-t-il déclaré, évoquant le baptême par le prince Vladimir en 988 de la Russie kiévienne, premier Etat des Slaves de l’Est qui se diviseront par la suite en Russes, Ukrainiens et Biélorusses.  Les festivités religieuses auxquelles participent également les présidents serbe Tomislav Nikolic et moldave Nicolae Timofti se déroulent avant un sommet à Vilnius en novembre qui pourrait voir la signature d’un accord d’association entre l’Ukraine et l’Union européenne.   »Nous allons respecter tout choix du peuple ukrainien » concernant l’intégration aux structures post-soviétiques, dominées par Moscou, a souligné M. Poutine, ajoutant que, réunies, les économies des deux pays seraient plus compétitives.   »Aujourd’hui, nous assistons à une très forte concurrence sur les marchés mondiaux. Ce n’est qu’en unissant nos efforts que nous pourrons devenir compétitifs et gagner dans cette lutte acharnée », a estimé le président russe.   »Nous avons beaucoup d’intérêts communs qui peuvent créer des conditions favorables au développement de nos économies », a pour sa part souligné le président Viktor Ianoukovitch.  Moscou pousse depuis plusieurs années l’Ukraine à délaisser son orientation européenne pour se tourner vers l’Est et invite ce pays à s’intégrer à une union douanière composée pour l’instant de la Russie, du Kazakhstan et du Bélarus.  Ex-république soviétique aux portes de l’Europe, l’Ukraine est tiraillée depuis son indépendance en 1991 entre la Russie et l’Occident.  Depuis qu’il est arrivé à la tête de l’Ukraine, en 2010, le président Viktor Ianoukovitch cherche à nouer des liens plus forts avec l’UE tout en tentant de rester en bons termes avec la Russie.  Les relations entre Kiev et l’Union européenne se sont nettement dégradées depuis l’incarcération en 2011 de l’ex-Premier ministre et opposante Ioulia Timochenko, dénoncée par l’UE qui soupçonne une persécution politique.  La signature d’un accord d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine est sans cesse repoussée en raison de l’affaire Timochenko.  Condamnée à sept ans de prison pour abus de pouvoir, candidate malheureuse à la présidentielle contre M. Ianoukovitch, cette femme politique est aussi jugée pour fraude fiscale et inculpée de complicité dans l’assassinat d’un député en 1996.  Mme Timochenko a appelé samedi les Ukrainiens à « chérir » leur indépendance et le choix « fait il y a plus de 1.000 ans de faire partie de la civilisation européenne ».   »Cela a été un choix d’une importance colossale qui n’a rien à voir avec l’agitation politique actuelle, des rituels protocolaires futiles et les tentatives de faire renaître de fausses unions », a-t-elle estimé dans une déclaration disponible sur le site de son parti.  M. Poutine, accompagné par le patriarche de Moscou et de toutes les Russies Kirill a participé avec M. Ianoukovitch dans la matinée à un service religieux dans le centre de Kiev.  Une centaines de militants nationalistes ukrainiens ont manifesté non loin du lieu de la prière, brandissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « Quand Kiev fut baptisée, Moscou n’existait pas encore », « Provinciaux Poutine et Goundiaïev (nom de famille du patriarche russe Kirill, ndlr), bienvenus dans la capitale de la Russie kiévienne » ou « n’entraînez pas l’Ukraine dans l’union douanière ».

 

Immobilier: seulement le début de la correction

Immobilier: seulement le début de la correction

Dans une étude publiée ce vendredi 26 juillet, Standard and Poor’s. estime que ce recul sera de 4% pour l’année 2013. Si la France affiche des indicateurs économiques en berne, son marché immobilier demeure « très cher et n’est qu’au début de sa phase de correction », analyse S&P. L’agence juge que « les primo-accédants aux revenus modestes souffriront le plus pour pénétrer le marché de l’immobilier résidentiel ». « La baisse des taux d’intérêt des prêts immobiliers, l’augmentation constante des prêts immobiliers concédés par les institutions financières françaises, et le déséquilibre entre l’offre et la demande de logement », expliquent ce maintien de prix élevés dans l’Hexagone.  La correction des prix enregistrée par l’Hexagone resterait toutefois contenue au regard de l’Espagne, où S&P estime que les prix vont diminuer de 8%, soit le double de la France. Les raisons de cette chute sont nombreuses: une économie en récession, un stock de logements invendus élevé (635.000 à fin 2012) ou encore un haut niveau de chômage à plus de 27%. Dans ce contexte, les fondamentaux du marché demeurent défavorables. Même si certains indicateurs, consommation des ménages, ventes au détail, laissent augurer une « stabilisation progressive dans les 12 mois à venir », explique l’agence.  Au Portugal, lui aussi en sévère récession, les prix ne devraient se contracter que de 3,5% en 2013, dans la mesure où ils avaient peu augmenté entre 1990 et le début de la crise financière mondiale, en 2007. Et ils devraient se stabiliser l’an prochain (-0,5%), estime S&P, tablant sur une amélioration de l’économie portugaise. La mauvaise conjoncture économique, la hausse du chômage et la perte de confiance des ménages devraient aussi entraîner un recul des prix aux Pays-Bas (-5,5%) et en Italie (-3%) en 2013. En Irlande, après une correction de l’ordre de 50% en six ans, le marché immobilier devrait voir ses prix se stabiliser (-0,9%) cette année et l’an prochain. A l’opposé, le marché immobilier allemand, sous évalué de 20% selon certains indicateurs, devrait continuer de croître de 3% en 2013, prédit S&P, qui prévoit aussi une hausse de 2,5% au Royaume-Uni et de 0,5% en Belgique.

 

Municipales: le PCF en désaccord avec Mélenchon veut sauver les meubles

Municipales: le PCF en désaccord avec Mélenchon veut sauver les meubles

Le PC pour les municipales veut surtout sauver ce qui reste  qui reste des meubles, donc s’allier là où c’est possible avec le PS ; Du coup désaccord avec Mélenchon qui ne veut d’une alliance avec le PS qu’au deuxième tour. « Nous n’avons pas tout à fait la même appréciation des choses sur la conduite de listes au premier tour mais sur le rassemblement de la gauche au deuxième, je pense que nous pouvons tomber d’accord », a-t-il dit, interrogé par i>TELE.  Assurant que le PCF était « en position dans beaucoup d’endroits de conduire des listes », le numéro un communiste a expliqué que ce serait fait en priorité « là où nous avons des maires ».  Il a ajouté que son parti entendait également « participer à la constitution de rassemblements de gauche », vraisemblablement avec le PS, le but étant de ne « pas laisser la gestion des communes, surtout dans cette période, à la droite et à l’extrême droite ».  A Paris, le PCF présentera ses chefs de file aux municipales le 9 septembre et les militants voteront en octobre sur la stratégie. Ils auront à choisir entre une alliance avec le PS dès le premier tour, comme en 2001 ou en 2008, ou des listes communes avec le PG, son allié au sein du Front de gauche.  Le PG a d’ores et déjà annoncé qu’il ne se rangerait pas derrière le PS au premier tour des municipales parisiennes, et présenté son chef de file dans la capitale, la conseillère de Paris Danielle Simonnet.

Le CSA plus indépendant ?

Le CSA plus indépendant ?

 

Les président de audiovisuel ne seront plus désignés par le Président de la république mais par le CSA, c’est-à-dire par des membres désignés par les parlementaires ; donc plus » indépendants » mais en faiat aussi politiques. Les députés français ont rendu au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) son pouvoir de nomination des présidents de l’audiovisuel public, qui lui avait été retiré par Nicolas Sarkozy, et ont renforcé son indépendance. Les deux textes votés dans la nuit de mercredi à jeudi reprennent l’engagement de campagne de François Hollande de revenir sur la loi voulue en 2009 par son prédécesseur. Celle-ci prévoyait que les PDG des chaînes publiques soient nommés et révoqués en conseil des ministres après avis conforme du CSA et des commissions des Affaires culturelles de l’Assemblée et du Sénat. « Cette loi est un socle, un socle qui va permettre en renforçant la légitimité, l’indépendance à la fois des présidents de l’audiovisuel public et du CSA, de bâtir désormais un audiovisuel tourné vers l’avenir », a dit Aurélie Filipetti, la ministre de la Culture et de la Communication. « Les textes inspirés par M. Sarkozy en 2009 risquaient de faire de l’audiovisuel public ‘la voix de son maître’ », a déclaré Roger-Gérard Schwartzenberg, le président du groupe radical de gauche. « C’est mieux qu’avant mais nous aurions souhaité une autre ambition », a dit la communiste Marie-George Buffet. L’Assemblée a adopté un amendement de Patrick Bloche (PS), président de la commission des affaires culturelles, qui permet au CSA de mettre un terme aux mandats en cours des présidents de l’audiovisuel public à partir de la promulgation de la loi. Les deux textes prévoient que les présidents de France Télévisions, Radio France et France Médias Monde seront nommés pour cinq ans par le CSA. Le nombre de membres du CSA sera ramené de neuf à sept et le chef de l’Etat ne nommera plus trois de ses membres mais seulement son président. Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat désigneront chacun, comme ils le font actuellement, trois membres du CSA, qui transforme le statut du CSA en autorité publique indépendante. Ces nominations devront toutefois recevoir un avis favorable d’une majorité des trois cinquièmes des commissions des Affaires culturelles de l’Assemblée et du Sénat. Plusieurs amendements de la commission ont été entérinés comme celui du rapporteur qui précise que les membres du CSA devront être nommés en raison « de leur compétence en matière économique, juridique ou technique ou de leur expérience professionnelle dans le domaine de la communication ». Un autre amendement prévoit le maintien de la publicité entre 6 heures et 20 heures sur les chaînes de France Télévisions, qui aurait dû être supprimée à compter du 1er janvier 2016. La suppression de la publicité sur l’audiovisuel public à partir de 20h00 en 2009 a entraîné un manque à gagner pour l’Etat de 745,7 millions d’euros sur la période 2009-2013, selon un rapport parlementaire. Le Sénat examinera à son tour ces deux projets de loi à la rentrée en septembre.

 

Transmission d’entreprises: le projet Hamon dangereux pour les PME

Transmission d’entreprises: le projet Hamon dangereux pour les PME  

Avertir 2 mois à l’ avance les salariés d’une transmission c’est  la rendre publique et inquiéter fournisseurs, clients et banques. D’une certaine manière cela peut remettre en cause la transmission et déstabiliser l’entreprise surtout dans un contexte extrêmement concurrentiel du faiat de la crise.  Le projet de loi sur l’économie solidaire est présenté ce 24 juillet en Conseil des ministres. Une disposition fait bondir les organisations patronales: obliger les dirigeants à avertir les salariés 2 mois avant la cession de leur entreprise.  La CGPME en est sûre: cette loi va freiner les transmissions d’entreprises! Pour l’organisation patronale, si on prévient tous les salariés d’un projet de cession en amont, l’effet est dévastateur: en interne, tout le monde s’inquiète, et en externe, les fournisseurs ou les clients se mettent à douter.  Enfin, les éventuels repreneurs hésitent à passer à l’acte face à une situation qui peut se tendre à tout moment.  L’enjeu principal de ce dossier, c’est l’emploi. Voilà pourquoi le gouvernement veut laisser cette option de reprise aussi aux salariés. Les représentants patronaux comprennent cette volonté politique d’impliquer le plus en amont possible les salariés. D’ailleurs, sans grande surprise, les représentants des SCOP, dont les associés majoritaires sont les salariés, saluent le texte. Mais ils fustigent un projet de loi qui ne prend pas en compte la réalité du terrain. Et cette réalité, c’est la discrétion qui, nous dit on à la CGPME, doit être un préalable à la transmission d’entreprise.

 

 

Hollande : « La naissance du Prince a réjoui le peuple français » ; Tu rigoles ? 75% sont indifférents !

Hollande : « La naissance du Prince a réjoui le peuple français » ; Tu rigoles ? 75% sont indifférents !

Hollande toujours aussi dithyrambique écrit «  la naissance du prince royal a réjoui le peuple français « En fait d’après un sondage, 75% des français sont indifférents à cette naissance ; Hollande en rajoute donc dans le ridicule ; des félicitations sur ce sujet  relève de l’ordre de la diplomatie encore faut-il ne pas trop en faire ou alors c’est pour masquer le reste. Ce qu’on bien faiat les médias mardi soir en consacrant l’essentiel de leur journal à la naissance de l’enfant royal évitant ainsi de parler du nouveau scandale du mensonge de Cahuzac qui ne se souvient plus s’il a participé à la réunion du 16 janvier à l’Elysée avec Hollande, Moscovici et Ayrault.. La naissance lundi du fils de Kate et William a été saluée par nombre de chefs d’Etat. François Hollande n’a pas dérogé à la règle.  »L’heureuse nouvelle de la naissance du Prince a réjoui le peuple français. Je souhaite vous exprimer, avec Valérie Trierweiler, nos plus sincères félicitations, ainsi que nos voeux les plus chaleureux de joie et de bonheur pour votre famille nouvellement agrandie », écrit-il dans une lettre adressée au couple royal. 

 

 

Evasion fiscale : le G20 menace les multinationales … qui tremblent !

Evasion fiscale : le G20 menace les multinationales … qui tremblent !

Les multinationales tremblent évidemment avec cette menace du G 20 qui n’aboutira évidemment à pas grand-chose comme d’habitude ; une bonne raison déjà,  le G20 n’est pas une instance politique mais simplement de concertation. Seconde raison, il faudrait une régulation mondiale et une harmonisation fiscale complète, ce qui est impossible dans le rapport de force actuel entre les politiques et les puissances économiques et financières. Donc un nouveau G20 pour amuser la galerie, ce qu’on fait en particulier depuis 2009. Où toutes ces questions avaient déjà été traitées. Confrontés à l’affaiblissement de leurs finances publiques et aux scandales provoqués par les révélations sur les montages fiscaux de grands groupes tels que Google ou Microsoft, les pays riches ont commandé un plan à l’OCDE, présenté vendredi à Moscou.  L’organisation a soumis aux ministres des Finances et banquiers centraux des vingt grandes puissances réunis pour deux jours dans la capitale russe un plan d’action en 15 points qui, s’il était suivi d’effet, représenterait « le changement le plus radical du système fiscal depuis les années 1920″, selon le secrétaire général de l’OCDE Angel Gurria.  Concrètement, il s’agit de mettre fin aux mécanismes qui permettent aux multinationales, notamment dans le secteur numérique, de profiter des failles des systèmes fiscaux pour au final payer très peu de taxes, voire pas du tout, des « situations impossibles à expliquer aux citoyens », a estimé le ministre français des Finances Pierre Moscovici.  L’initiative présentée par l’OCDE sous l’impulsion de la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Russie, a été ralliée notamment par les Etats-Unis et le Brésil. L’unité au sein du G20 et même au delà est requise car « l’application de ces mesures dans un seul pays ou un groupe de pays ne donnera pas de résultat », a prévenu le ministre russe Anton Silouanov, tandis que M. Moscovici a affirmé vendredi soir qu’il s’agissait d’un « package », et qu’il fallait le prendre dans son ensemble. L’ONG américaine GFI a salué l’initiative, mais est « déçue » par le fait que ne soit pas prévu une déclaration publique des revenus et impôts des entreprises répartis pays par pays. Le projet prévoit en effet que la déclaration se fasse auprès des autorités fiscales.  Les ministres du Travail des pays du G20 étaient aussi conviés à cette réunion, destinée à préparer le sommet des chefs d’Etat début septembre à Saint-Pétersbourg.  Leurs travaux n’ont pas abouti à des propositions concrètes, mais pour le ministre du Travail français Michel Sapin, la prise de conscience au niveau du G20 de l’importance du marché de l’emploi est en soi positive.   »Remettre les gens au travail »  Cette tendance illustre en partie l’affaiblissement de l’importance attribuée à la réduction des déficits par rapport aux politiques de croissance et d’emploi, malgré des tiraillements désormais habituels entre les défenseurs de la croissance et les partisans de la discipline budgétaire.  Le secrétaire au Trésor américain Jacob Lew avait appelé l’Europe à « recalibrer » ses politiques d’austérité en faveur de l’emploi.  Cet appel se heurte notamment à l’Allemagne infatigable défenseur de la réduction des dettes publiques.  M. Moscivici a déclaré que pour l’instant, les négociateurs ne sont pas encore arrivés à un « consensus » entre croissance et baisse des déficits.   »Nous devons tenir un langage équilibré sur cet équilibre entre réduction des déficits et croissance », a-t-il plaidé.  Le communiqué final que les ministres et banquiers centraux (plus l’UE et le FMI) réunis dans le Manège, un long bâtiment tout proche du Kremlin ne comportera d’objectif chiffré de réduction des dettes publiques et des déficits comme lors du sommet de Toronto en 2010, a-t-il déclaré.  Les négociateurs ont participé vendredi soir à un dîner de travail au cours duquel a notamment été évoquée la croissance chinoise et la politique monétaire américaine, dont les évolutions a de lourds impacts sur les pays émergents.  Russie et Brésil ont notamment insisté vendredi sur la pédagogie nécessaire de la Réserve fédérale concernant la fin programmée de ses injections massives de liquidités dans le système financier. Ces dernières avaient entraîné d’importants flux vers les pays émergents, qui refluent actuellement et risquent de déstabiliser ces marchés.

 

Hervé Le breton, un citoyen « normal » qui a fait plier le parlement

Hervé Le breton, un citoyen « normal » qui a fait plier le parlement

 

Cantre du pouvoir citoyen, Hervé le breton a fait plier le parlement qui a été contraint de publier la liste secrète de la cagnotte des députés (pudiquement appelée réserve parlementaire). Il continue son combat citoyen (comme d’autres trop peu nombreux) contre l’oligarchie et les dérives de la république monarchique. En 2011, lorsqu’un correspondant de l’AFP l’a croisé pour la première fois, il semblait être au nombre de ces contribuables en colère qui s’acharnent contre l’administration sans obtenir grand chose.   »Chacun a le droit de savoir comment est utilisé l’argent du contribuable », martelait-il après le dépôt d’un recours auprès du tribunal administratif de Toulouse. Objectif: contraindre le ministère de l’Intérieur à divulguer les données de cette cagnotte de près de 150 millions d’euros, attribuée par l’Etat aux députés et sénateurs pour financer chaque année des projets locaux.   »Je veux pouvoir connaître la somme, la collectivité concernée, le projet et le nom du parlementaire qui l’a soutenu », disait-il, dénonçant des critères d’attribution opaques.  Après deux années de procédures, il reçoit le 25 juin la liste des réserves parlementaires pour 2011, mille pages acquises de haute lutte dont la communication avait été ordonnée par le tribunal administratif le 23 avril.   »J’ai passé une nuit blanche à tout décortiquer », confie cet enseignant de collège, qui réside à Lacépède, un petit village du Lot-et-Garonne.  Né à Blois, ce professeur a grandi en Touraine et se dit fier de son sang corse et breton: installé depuis 1999 dans une vieille grange qu’il a restaurée, il a décidé en 2008 de fonder une association, « Pour une démocratie directe ».   »J’avais besoin de passer à l’acte, de donner une nouvelle direction à ma vie, j’avais peur de devenir indifférent (…) J’ai beaucoup pensé à mes enfants, à ce que je voulais leur laisser en héritage », explique-t-il.  Son modèle n’est autre que son père, un universitaire et chercheur en spectroscopie moléculaire qui a toujours refusé toute distinction. Ce qui compte, « c’est ce que les gens font, pas leur apparence », disait-il à son fils. « Sa famille a des valeurs et les exprime. Elle est soudée et c’est important pour lui », témoigne l’ épouse d’Hervé Lebreton, Priscilla.  Politiquement, il dit n’être ni de droite, ni de gauche, avoir un faible pour Coluche et un texte pour référence : la Déclaration universelle des droits de l’Homme.  Ce « passage à l’acte », pense-t-il, sera un exemple pour ses filles de 6 et 10 ans. « Une démarche altruiste et désintéressée alors que l’on pourrait rester dans notre petit confort », ajoute son épouse.  Avec son association, il commence par interpeller les parlementaires sur leurs pensions « qui devraient être alignées sur le régime général » mais en réalité sont « fixées par le bureau de l’Assemblée nationale, à huis-clos ».  Il interpelle les 577 députés, leur écrit pour leur demander s’ils sont pour l’alignement de leur pension sur le régime général. Puis, il concentre son combat sur les réserves parlementaires, car il sait pouvoir plus rapidement obtenir un résultat concret sur ce terrain.  Brièvement tenté par la politique, ce bricoleur méticuleux s’y frotte lors des législatives de 2012, dans la 3e circonscription du Lot-et-Garonne (1,21% des suffrages) puis en 2013 (1,69%) dans la circonscription de Jérôme Cahuzac, un « test » qui ne le tente plus.  Guy Fregefont, son suppléant, enseignant dans son collège, le décrit comme un homme « tenace » et « d’une efficacité remarquable ». « Une personne hors du commun ».  Difficile de lui trouver des détracteurs. Ainsi, le député UMP Jean-Louis Costes assure être « totalement d’accord » avec sa démarche. La seule qui semble se plaindre de lui est sa grand fille, Théa: elle aimerait que « papa soit plus souvent à la maison ».  Mais Hervé Lebreton a déjà un nouveau combat en tête : le détail des subventions accordées aux associations sur le budget des réserves parlementaires. « Il y a encore de nombreuses zones obscures », insiste-t-il.   »Les citoyens doivent faire entendre leur voix, ne pas hésiter à interpeller leur député (…) Le droit de savoir fait partie de la Constitution », dit-il. Et de rêver d’un « pouvoir citoyen », en plus des pouvoirs judiciaire ou médiatique. Même si celui-là « reste à inventer ».

 

Dexia : les collectivités ne payent plus leurs dettes, le résultat de la gestion de nos villes par des fonctionnaires

Dexia : les collectivités ne payent plus leurs dettes, le résultat de la gestion de nos villes par des fonctionnaires

 

La situation est catastrophique pour de nombreuses collectivités endettées jusqu’au cou et qui ne peuvent plus faire face à leurs engagements. De quoi enfoncer un peu plus Dexia déjà bien malade. En cause, l’irresponsabilité des élus locaux incapables de maitriser aussi bien les investissements que le fonctionnement. Pas étonnant la plupart des villes sont dirigées par des fonctionnaires ou des professions libérales qui ne seraient pas susceptibles  de gérer une épicerie plus de 6 mois ; pourtant, une ville est souvent le premier employeur local, un véritable entreprise qui devrait être gérée comme telle même si l’ objet social est différent d’une société à but commercial. Exemple  de dépenses, celles concernant des effectifs surabondants partout ou des projets pharaoniques type tramway. Les impayés des collectivités locales sur leurs échéances de prêts ont bondi depuis la fin 2011, le secteur de la santé étant particulièrement touché ;. Le portefeuille de prêts consentis aux collectivités françaises atteignait, en 2012 environ 50 milliards d’euros, selon les documents publiés par la banque. Sur le total des impayés, 75 millions, soit les trois-quarts, portent sur des prêts à court terme, avait  précisé M. Mariani lors de son audition devant la commission des Finances du Sénat. « Cela concerne, pour une très forte proportion, (…) le secteur de la santé et les collectivités au sens large (sociétés d’économie mixte par exemple, NDLR) plutôt que les collectivités locales stricto sensu », a-t-il détaillé. Le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), Frédéric Valletoux, avait  tiré la sonnette d’alarme sur la situation des hôpitaux, soumis à de graves difficultés pour se financer. « La situation de l’hôpital nous préoccupe énormément », « Ce sont de petits montants (de prêts sollicités par les hôpitaux) et il y a peu d’acteurs qui peuvent se subistituer à Dexia » pour prêter aux hôpitaux, a expliqué M. de Villeroché. En fait  « certains » ont  interprété la garantie partielle apportée par l’Etat sur la partie la plus complexe du portefeuille de prêts déjà consentis par Dexia crédit local, filiale française de Dexia, « comme une prise en charge par le contribuable ».

 

Transition énergétique: le Medef contre

Transition énergétique: le Medef contre

Le Medef refuse le texte final du débat national sur la transition énergétique « sauf changement majeur » lors de la dernière journée, a annoncé à l’AFP son directeur général, Michel Guilbaud. « A ce stade, sauf changement majeur, le Medef n’envisage pas d’endosser en tant que tel ce document qui est un document de synthèse et qui comporte de nombreux points qui ne font pas l’objet d’un consensus », a-t-il déclaré. Le débat national sur la transition énergétique, voulu par François Hollande, finalise ce jeudi 18 juillet des « recommandations » censées nourrir une future loi mais sans trancher pour autant certains désaccords de fond sur l’objectif d’économies d’énergie et le nucléaire. Plutôt consensuelles sur le financement de la rénovation énergétique des bâtiments ou le soutien aux énergies renouvelables, ces propositions assez générales laisseront le soin au gouvernement d’arbitrer les sujets les plus sensibles. Les divergences apparaissent explicitement dans le projet de synthèse transmis aux entreprises, syndicats, ONG, élus et experts impliqués depuis novembre dans ce « brainstorming » géant. La dernière séance plénière du débat, à partir de 10H00 ce jeudi à Paris, doit permettre d’entériner quinze recommandations. Celles-ci ont été rédigées par un comité de pilotage au terme d’un processus rythmé par neuf réunions plénières réunissant tous les acteurs mais aussi des réunions de groupes de travail spécialisés (financement, renouvelables, etc.) et les auditions de nombreux experts. Elles seront officiellement remises au gouvernement le 20 septembre lors de la Conférence environnementale annuelle et doivent nourrir une loi de programmation énergétique présentée à l’automne au conseil des ministres et débattue début 2014 au Parlement. L ‘objectif global est d’esquisser une France consommant moins d’énergie et utilisant moins de nucléaire et d’énergies fossiles, à la fois pour tenir les engagements internationaux contre le changement climatique (diviser par 4 nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 par rapport à 1990) et pour rééquilibrer une balance commerciale plombée par les importations de pétrole et de gaz. Les recommandations évoquent l’objectif de réduction de 50% de la consommation d’ici 2050 tout en soulignant prudemment, selon un projet transmis mardi soir aux membres du débat, que « ce cap est ambitieux et ne fait pas consensus ». Certains acteurs, dont les entreprises, jugent cet objectif « excessif car contraire à la compétitivité à court terme » et proposent une cible de -20%.  Autre sujet que le gouvernement aura à trancher: la façon de mettre en musique l’engagement de François Hollande, contesté par certains, de réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité. Pas question à ce stade d’avancer un éventuel calendrier, mais plutôt de lancer « une étude pluraliste de faisabilité pour préciser les trajectoires » permettant de respecter l’engagement du président de la République, « ainsi que leurs conséquences économiques, sociales et environnementales ». Même prudence des recommandations sur le gaz de schiste, autre sujet sensible pour lequel est préconisée une étude socio-économique, environnementale et climatique. Au-delà de ces divergences connues de longue date, les 9 mois de débat ont néanmoins permis des « rapprochements » sur d’autre sujets, estime-t-on au sein du comité de pilotage. »Une des grandes avancées concerne l’efficacité dans le bâtiment, c’est là qu’on peut réussir la transition énergétique », affirme le secrétaire général du débat Thierry Wahl.  Les recommandations devraient ainsi comporter des propositions précises sur la façon de financer la rénovation de 500.000 logements par an. Reste que « le plus dur reste à faire » pour le gouvernement, rappelle l’économiste

Fraude fiscale : le sénat protège les fraudeurs de la justice

Fraude fiscale : le sénat protège les fraudeurs de la justice

 

Le sénat ne s’était guère honoré en refusant que le patrimoine des élus soit rendu public, il réitère dans l’hypocrisie en refusant que la justice traite les dossiers des fraudeurs fiscaux avant l’intervention de l’administration fiscale (qui en fait «  négocie » l’impôt  avec les gros contribuables). Le Sénat était profondément divisé sur cet article supprimant « le verrou de Bercy » proposé par le rapporteur Alain Anziani (PS), le rapporteur général de la commission des finances, François Marc, également socialiste, y étant ainsi opposé à titre personnel.  L’amendement prévoyait la possibilité pour l’autorité judiciaire d’engager des poursuites sans autorisation préalable lorsque la fraude est apparue à l’occasion d’une enquête sur d’autres faits, ou quand elle a été commise en bande organisée.   »Nous proposons de redonner à chacun son métier: à l’administration fiscale, la procédure fiscale, à la justice la procédure pénale, et aux deux l’obligation de collaborer », a dit M. Anziani. Il a cité un magistrat qui a demandé à la commission: « l’administration fiscale aurait-elle porté plainte contre Jérôme Cahuzac? ».  Pour M. Marc qui a déposé un amendement de rejet, la remise en cause partielle du monopole de Bercy pourrait freiner le recouvrement des impôts et l’application des pénalités fiscales. Celles-ci ont atteint plus de 2,5 milliards en 2012, a-t-il souligné. Il a aussi estimé que la justice verrait son nombre d’affaires augmenter nettement, sans disposer des effectifs et de l’expertise nécessaires. Enfin il a jugé que les montants très élevés des sanctions fiscales « suffit à assurer une répression effective ».  Les groupes centriste et RDSE (à majorité radicale de gauche) ont également déposés chacun un amendement de rejet.  Jean-Jacques Hyest (UMP) a reconnnu que son « groupe était divisé sur cette question ». En revanche, le groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC) s’est rangé aux arguments de M. Anziani, a annoncé Eric Bocquet.   »Nous ne sommes pas favorables à la mise en concurrence de l’administration fiscale et de la justice », avait déclaré plus tôt le ministre du Budget Bernard Cazeneuve. « Notre seul et unique souci, ne laisser aucun interstice à celui qui fraude en raison de la concurrence des services », a-t-il poursuivi.  Les sénateurs devaient poursuivre jeudi l’étude des projets de loi renforçant la lutte contre la fraude fiscale et créant un procureur financier à compétence nationale, deux volets des annonces de François Hollande pour moraliser la vie publique après l’affaire Cahuzac.

 

Fraude fiscale ; le ministre du budget veut contrôler la justice

Fraude fiscale ; le ministre du budget veut contrôler la justice

 

 

 

Le ministre du budget ne veut pas que la justice agisse de sa propre initiative en matière de fraude fiscale. En se demande bien pourquoi il y a une exception sur la fiscalité quand il ‘en en a pas sur les autres objets de délits. A moins de favoriser les petits arrangements entre l’administration et les fraudeurs comme cela a lieu pour la plupart des grandes sociétés ? Dans une interview au quotidien Libération de mercredi, le ministre explique qu’il veut « renforcer la coopération entre le fisc et la justice » pour lutter contre la fraude fiscale. Mais il veut maintenir le monopole de l’administration fiscale, seule habilitée via la commission des infractions fiscales (CIF) à saisir la justice.  Un tel assouplissement, indique Libération, est l’objet d’un des amendements adopté en Commission au Sénat au projet de loi de la lutte contre la fraude fiscale, examiné au Sénat à partir de mercredi.  Dans une tribune publiée mardi déjà dans Libération, plusieurs personnalités dont des magistrats et des avocats appelaient à « faire sauter le +verrou de Bercy+ ». Ils dénonçaient ce monopole, y voyant une possibilité de « filtrage » de la part de l’administration, qui dispose ainsi « d’un dangereux pouvoir d’opportunité qui peut malheureusement se transformer en opportunisme ».  Le ministre assure qu’ »il ne sert à rien d’opposer l’administration fiscale à la justice, cela profiterait aux fraudeurs ».  Au contraire, son projet de loi, rappelle-t-il, vise à « favoriser l’articulation entre l’administration de Bercy et celle de la Place Vendôme en renforçant leurs moyens ». Il cite ainsi la création du délit de « fraude fiscale en bande organisée » qui va permettre aux enquêteurs de bénéficier de moyens renforcés comme « les infiltrations, les écoutes ou les gardes à vue prolongées » ou encore « la création d’un procureur financier à compétence nationale ».   »Cette idée que l’administration fiscale serait molle et la justice dure est une idée fausse. Les deux sont rigoureuses. C’est en faisant travailler ensemble le fisc et la justice que l’on rattrapera les fraudeurs », assure-t-il encore.

 

Hollande : le déni de réalité économique

Hollande : le déni de réalité économique

 

 

La reprise est là a déclaré Hollande lors de sa conférence de presse ; là mais où ?. On la cherche vainement ; Les carnets de commandes sont dégarnis, la consommation ne se redresse pas, le chômage augmente et la fiscalité va lourdement peser à la rentrée. Pour l’instant la France est en récession ; au mieux on peut espérer une reprise de 0.1% en 2013 pour les experts ; la Banque de France prévoit 0.2% ; En fait la reprise, si elle a lieu pourrait n’intervenir qu’au milieu de 2014. Du coup Hollande fustige le pessimisme des français ; Un discours de confiance donc fondé surtout sur la méthode Coué. Volontarisme, audace, imprudence? Alors que la France a traversé une période de récession en début d’année, qu’elle vient tout juste de perdre son dernier AAA et que le chômage continue d’effrayer les Français, la question se pose… «Ce n’est pas uniquement de la méthode Coué, répond un influent ministre. « Il n’y a de reprise que dès lors que l’investissement et l’emploi sont à la hausse. Or, on n’y sera pas encore au second semestre» Denis Ferrand, économiste chez Coe-Rexecode  Une lueur d’espoir que les économistes ne perçoivent pas. «On ne voit aucune amélioration de la situation dans les bilans des entreprises», relève Ludovic Subran, chef économiste de l’assureur crédit Euler Hermès. Lequel voit «une déconnexion entre les chiffres macroéconomiques et microéconomiques. Avec des chiffres d’affaires en baisse, on voit mal comment l’investissement pourrait repartir avant la fin de l’année». Même constat pour Denis Ferrand, économiste chez Coe-Rexecode: «Il n’y a de reprise que dès lors que l’investissement et l’emploi sont à la hausse. Or, on n’y sera pas encore au second semestre. Sans compter que les hausses d’impôts seront fortes en septembre» et pèseront sur le potentiel redressement. «La reprise va arriver tout doucement, résume pour sa part Laurence Boone, chef économiste Europe chez Bank of America Merrill Lynch. Et le fait qu’il n’y ait pas de demande interne en France rend cette potentielle reprise d’autant plus fragile: nous nous prendrions de plein fouet une croissance qui ralentirait un peu trop en Asie ou aux États-Unis, un euro qui frémirait ou encore un regain de tension chez certains de nos voisins, en Espagne notamment.»

 

Le retour de Hollande à Florange : c’est pas pour demain !

Le retour de Hollande à Florange : c’est pas pour demain !

On attend toujours le retour promis de Hollande à Florange, ce ‘est sans doute pas pour demain. Deux raisons, la première c’est que l’accord avec Mittal passe mal sur place, la seconde c’est que la situation sociale va encore se dégrader en France et que l’accueil risque d’être assez froid. Hollande cherche le bon moment pour respecter sa promesse pour se réconcilier un peu avec ce « peuple de gauche ».  Hollande cherche donc la bonne fenêtre de tir pour se rendre sur le site ArcelorMittal de Florange. Là où il s’était engagé, le 24 février 2012, juché sur une camionnette, à «une proposition de loi qui dirait : quand une grande firme ne veut plus d’une unité de production, mais ne veut pas non plus la céder, nous en ferions obligation, pour que des repreneurs viennent et puissent donner une activité supplémentaire». Là où les salariés, furieux de l’arrêt des hauts-fourneaux alors qu’Arnaud Montebourg avait brandi l’arme de la nationalisation temporaire, fustigent depuis de longs mois la «trahison» de la gauche.  Sauf coup de théâtre, le président ne devrait pas effectuer ce déplacement avant la trêve estivale, assurent plusieurs sources, démentant les rumeurs. «Ce n’est pas dans les radars immédiats», assure l’une d’elles, parlant d’une «cible mouvante». La proposition de loi sur laquelle planchent à partir d’aujourd’hui les députés n’est pas jugée comme étant le bon point d’appui : puisqu’elle n’oblige plus à vendre un site, elle n’aurait pu s’appliquer à Florange. Ce qui paraît en revanche certain, c’est que François Hollande se rendra en Moselle avant la fin de l’année pour honorer une autre promesse. «Dans six mois, dans un an, je retournerai à Florange», a-t-il confié au « Point » en décembre, jugeant «regrettable» que «le bon résultat de la négociation» ait «donné le sentiment de ne pas avoir atteint son objectif».

 

Une loi sur le foot « durable »

Une loi sur le foot « durable »

 

Le député (PS) Jean Glavany va présider un groupe de travail sur le « football durable » composé des acteurs sportifs et politiques et chargé de nourrir la future loi de programmation sur le sport présentée en janvier 2014, a-t-on appris lundi auprès du ministère des sports. Ce groupe, qui sera opérationnel le 28 août, se penchera sur le modèle économique du foot, la place des stades dans le modèle, les transferts, la transposition en France du fair play financier, la transformation du modèle français de formation en source de richesse et de développement pour les clubs, la dépendance aux droits TV, l’acceptation sociale du foot.   »Cette initiative sera conduite en cohérence avec les chantiers en cours et les actions internationales », souligne le ministère qui précise qu’il s’agit de la « toute première initiative oecuménique sur le sujet où tous les acteurs concernés sont autour de la table. »  Noël Le Graët (président de la fédération française), Frédéric Thiriez (président de la Ligue de football professionnel), des représentants des clubs, de l’UEFA, des joueurs, des éducateurs, de l’Euro-2016, siègeront dans ce groupe ainsi que des ministères concernés (sports, intérieur, finance, travail), du parlement européen, de l’Assemblée nationale et du Sénat.

 

Transparence: le Sénat pour l’opacité

Transparence: le Sénat pour l’opacité

 

La place est bonne, autant ne pas dévoiler les patrimoines ; C’est la réaction des sénateurs français (348 sénateurs en France quand il n’y en a que 100 aux Etats-Unis !). Le projet de loi organique qui concerne les parlementaires a d’abord été voté dans l’après-midi par 184 voix contre 141 . Les sénateurs ont ensuite adopté le deuxième texte sur la transparence, un projet de loi ordinaire qui étend le dispositif aux ministres, présidents d’exécutifs locaux ou encore aux conseillers de l’Elysée et membres de cabinets ministériels.  Ces deux textes ont toutefois été amputés de leur partie essentielle, à savoir la publication des déclarations de patrimoine et d’intérêts.   »Le projet de loi initial était une espèce de contrefeu pour détourner les regards de l’exécutif vers le législatif », a estimé Pierre-Yves Collombat au nom de son groupe RDSE, à majorité PRG « On constate qu’il y a une fuite d’eau à l’Elysée et on envoie les plombiers au Sénat », a-t-il poursuivi. Mais « parce que ces débats nous ont permis d’améliorer le texte initial, comme la définition du conflit d’intérêt et l’introduction de l’intentionnalité, nous le voterons », a-t-il dit, ajoutant que « nous avons eu raison de demander un retour en commission ».  L’examen du texte organique, entamé le 9 juillet, avait été différé de 48 heures après l’adoption d’une motion de renvoi en commission du groupe RDSE qui estimait que le texte n’avait pas été assez travaillé.  Le président des sénateurs RDSE, Jacques Mézard, avait annoncé d’emblée que son groupe ne le voterait pas en l’état. Les 18 voix de ces sénateurs sont indispensables à la majorité gouvernementale, RDSE, PS, communistes et écologistes. Finalement le RDSE a voté les deux textes car amputé de la publication des patrimoines.   »Comme nous sommes de farouches combattants de la transparence, nous voterons pour », a annoncé la présidente du CRC (communiste), Eliane Assassi. Mais elle a aussi fait part d’une insatisfaction profonde, faisant état de « débats ubuesques », « qui montrent à quel point ils touchent à un point sensible ».  En revanche les sénateurs ont voté à l’unanimité la transparence de la réserve parlementaire, somme dont on se sert pour arroser les projets amis.

Sondage moral chefs d’entreprises : toujours le pessimisme

Sondage moral chefs d’entreprises : toujours le pessimisme

 

 

Au mois de juin, la déprime est toujours de mise pour les chefs d’entreprises, selon l’Insee. En effet, même si le climat des affaires est stable dans l’industrie manufacturière et stagne dans les services , dans les deux cas il reste à des niveaux particulièrement bas.  Qui plus est, le détail des chiffres publiés par l’Insee montre que dans le meilleur des cas le statu quo devrait rester d’actualité et qu’il n’y a guère de réelle perspective d’amélioration alors que l’Hexagone va entrer en période estivale.  Dans l’industrie, si les carnets de commandes « restent quasiment à leur niveau de mai », dans le même temps ils « sont toujours jugés nettement moins garnis que la normale. » Tandis que les chefs d’entreprises interrogés estiment que l’activité dans l’industrie demeure « à un niveau très bas » et que leurs stocks sont « légèrement au-dessous de la normale. » Quant à l’avenir, hormis dans l’automobile où les industriels sont un peu plus optimistes, l’avenir s’annonce toujours morose. Le secteur des services n’est mieux loti. Si les « entrepreneurs estiment que l’activité est moins dégradée sur la période récente. Leurs anticipations d’activité pour les mois à venir restent toutefois pessimistes. »  Et de fait aucun secteur ne prévoit d’amélioration ce qui aura pour conséquence directe de pénaliser à nouveau l’emploi. « Dans les services hors intérim, les chefs d’entreprise estiment que l’emploi est toujours mal orienté », résument les experts de l’Insee.

« Hollande n’a pas de culture écolo »( Jadot –JDD) ; le problème c’est qu’il n’a pas de culture du tout !

« Hollande n’a pas de culture écolo »( Jadot –JDD) ; le problème c’est qu’il n’a pas de culture du tout !

Dansune interview au JDD, le leader des verts (EELV) estime qu’en fait Hollande n’a pas de culture écologique, mais on devrait ajouter qu’il n’a pas non plus de culture économique et encore moins de culture sociale et pas de culture du tout . Une culture politique, certes, celle des appareils où il a passé toute sa carrière.

Delphine Batho a évoqué des « forces » qui empêchent le changement et notamment la transition énergétique. Que pensez-vous de cette dénonciation?
Cela fait longtemps que l’on dénonce les lobbys. Au niveau de Bercy, et de l’ensemble des ministères, il y a une pression permanente d’un certain nombre d’entre eux. Ils instrumentalisent la crise pour exiger une déconstruction des règles environnementales, et non plus simplement pour empêcher d’aller de l’avant. Les lobbys ont retrouvé, notamment cette dernière année, un poids qu’ils avaient largement perdu. J’aurai bien aimé que Delphine Batho se révèle sur les onze derniers mois. En tant que ministre, elle aurait eu l’espace de combattre ces lobbys.

Selon vous, elle aurait pu?
Il aurait fallu qu’elle utilise – si elle a de vraies convictions – des alliances pour faire vivre ce débat et contrer les lobbys de manière bien plus efficace. Elle s’est quand même isolée, n’utilisant ni les réseaux ONG, ni les écologistes pour l’aider à construire un espace que François Hollande ne lui avait pas vraiment accordé dans le gouvernement. Là, on a l’impression qu’elle s’est laissé enfermer pendant onze mois et que d’un seul coup, la digue a lâché. Alors que je trouvais qu’elle commençait à habiter la fonction. Maintenant, il faut espérer que cela élargisse l’espace de Philippe Martin, qui a quelques combats écolos au compteur et a toujours essayé de porter la préoccupation environnementale au sein du PS.

Delphine Batho a également dénoncé un « tournant de la rigueur » qui prépare « la marche à l’extrême droite ». Partagez-vous cette analyse?
Oui. L’austérité sans perspective d’investissements construit de la désillusion démocratique. Il y a une forte défiance vis-à-vis des politiques. Elle est aussi beaucoup liée au sentiment d’impuissance de la politique. Cela favorise les mouvements qui disent « coup de balai » ou « on va retourner la table ». Même si personne n’imagine que Marine Le Pen pourrait diriger ce pays et faire baisser le chômage, il y a une volonté de dire « j’en ai marre ».

EELV a tenu une « réunion de crise » et finalement décidé de rester au gouvernement. Etait-ce la meilleure chose à faire?
Le terme « réunion de crise » n’était pas approprié. Nous ne sommes pas au gouvernement pour Delphine Batho. Et nous n’allions pas mourir pour elle. Nous sommes là avec des frustrations régulièrement exprimées, des déceptions sur l’écologie comme sur l’Europe, mais avec des échéances fortes : la loi de programmation sur l’énergie, la fiscalité et le budget 2014. Ce limogeage ne modifie pas nos échéances. Après, c’est vrai que le symbole d’un budget en diminution et l’éviction de Delphine Batho ont créé des remous et une réaction légitimement forte.

«Sortir du gouvernement et gueuler à l’extérieur, cela ne fait rien bouger» A l’automne, pourrait-il ne plus y avoir de ministres écolos au gouvernement?
Oui. Qu’on ne se trompe pas : nous voulons agir, nous sommes prêts à mettre les mains dans le cambouis, à passer des compromis pour changer la société. Il n’y a pas d’ambiguïté. Mais si les arbitrages faits sur la transition énergétique et la fiscalité écolo sont très insuffisants, nous en tirerons les conclusions sur notre présence dans ce gouvernement. Si on ne pèse pas, on ne va pas non plus assumer la mauvaise partie du compromis.

Pour vous, Hollande est-il anti-écolo?
Non. Il n’a pas de culture écolo. Dans notre rapport au gouvernement et au chef de l’Etat, nous sommes encore trop souvent, non pas dans la co-construction positive, mais dans le rapport de forces. Cela crée un climat malsain. Il faut cogner pour qu’à un moment, une idée soit reprise, non pas parce qu’elle convainc, mais parce que c’est la condition de la stabilité de la coalition.

A force de menaces justement, n’y a-t-il pas une crainte du « ridicule » et de ne plus être compris, notamment par votre base électorale?
J’entends ce que vous dites. Mais c’est une simplification. Depuis l’automne dernier, nous avons toujours dit que nous avions deux grandes échéances, autour de l’été 2013. Des fois, on dit notre ras-le-bol. Mais tant que l’on peut peser dans cette dynamique, on le fait. Sortir du gouvernement et gueuler à l’extérieur comme Mélenchon, cela ne fait rien bouger. Nous, nous voulons changer ce pays.

Le Parlement européen a approuvé le projet de budget pluriannuel 2014-2020. Seuls les Verts ont voté contre. Pourquoi?
Pour la première fois de l’histoire de l’UE, son budget va être en régression de 85 milliards. Les gouvernements ont fonctionné comme Margaret Thatcher qui disait « I want my money back » : ils ont tous poussé uniquement leurs intérêts nationaux. C’est le chacun pour soi qui nous met tous dans le mur. Je regrette que la France se comporte comme un petit pays européen qui agite simplement un drapeau pour dire « ce petit bout là, il ne faut pas y toucher » – comme sur l’exception culturelle. Elle n’a plus de vision pour l’Europe et n’a pas de vision pour l’Europe dans la mondialisation. L’ensemble du Parlement européen – de Lamassoure à droite jusqu’aux socialistes – disait pourtant que ce compromis était inacceptable.

«Ne peut pas être sur un fonctionnement démocratique qui écrase les différences»Comment expliquer ce revirement?
Malheureusement aujourd’hui, les parlementaires écoutent trop souvent leur gouvernement, plutôt que de défendre l’intérêt général européen. C’est triste. Les socialistes français décident de voter comme Hollande sur le budget. Ils ne votent pas pour l’Europe, ils ne font pas leur boulot de parlementaire européen, mais deviennent des représentants du gouvernement français. S’empêcher de se donner les moyens pour agir au niveau européen, c’est scier la branche sur laquelle nous sommes installés.

Barroso a annoncé que les négociations avec les USA sur l’accord de libre-échange se poursuivraient malgré l’affaire Snowden. Qu’en pensez-vous?
C’est pathétique. Les Européens vont négocier avec la partie adverse qui nous a espionnés et que ne s’est toujours pas expliquée. Les communications de millions de citoyens européens sont récupérées. Quand vous mettez des micros au sein du Conseil européen, à la représentation française… cela ressemble à la guerre froide. Constater cela et se dire que l’on va quand même négocier, c’est l’Europe qui se couche devant les Etats-Unis. Quand est-ce que nos dirigeants vont comprendre que nous sommes potentiellement la première économie du monde?

Serez-vous candidat aux européennes de 2014 et quel est l’objectif des écologistes?
Oui, je serai tête de liste dans une région. Je suis convaincu que nous avons un espace politique important. L’extrême droite, le Front de gauche, une partie de l’UMP vont être sur un discours très anti-européen, en désignant l’Europe comme est le coupable presque parfait de tous nos problèmes. Le PS va essayer de limiter la casse. Les écologistes seront les seuls à porter le discours suivant : le fonctionnement de cette Europe est nul, mais on ne peut pas se passer d’Europe, alors voilà comment on peut la reconstruire.

 

Pour les municipales, EELV a acté des listes autonomes dans les villes de plus de 100.000 habitants. Hollande appelle à une « majorité rassemblée ». Ce ne sera donc pas le cas?
Dans le contexte politique actuel, et au regard des dissensions locales qu’il peut y avoir, il est logique que les écologistes aient leur candidat. Vous nous imaginez à Nantes avec le PS au premier tour (en raison de Notre-Dame-des-Landes, Ndlr)? Il ne suffit pas d’afficher un discours de « majorité rassemblée ». Il y a des conditions pour une telle majorité : que nos idées soient prises en compte, que l’on soit vraiment dans une co-construction. Et puis, nous avons aussi des spécificités. On ne peut pas être sur un fonctionnement démocratique qui écrase les différences. Il faut pouvoir dire que l’on n’est pas pareil, mais qu’on a l’intelligence de travailler ensemble.

 

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