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SNCM : les syndicats contre le redressement judicaire

SNCM : les syndicats contre le redressement judicaire

 

Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, a envisagé le redressement judiciaire pour la première fois publiquement, dans les colonnes de La Provence, samedi 5 juillet. Selon le ministre des Transports, le redressement judiciaire favorisé par la direction de la SNCM, est  » le seul moyen pour redonner un avenir » à la compagnie qui a enregistré 14 millions de pertes en 2012. Mais les salariés, en grève depuis 9 jours, ne l’entendent pas de cette oreille.  Habitué à régner sans partage sur la SNCM depuis la fin de la première guerre mondiale, la CGT marseillaise perd la main. Les méthodes musclées de ses marins, allant jusqu’à menacer de morts les familles des hauts fonctionnaires qui l’ont dirigé par le passé, ajoutées au laxisme de l’État pendant un demi-siècle, ont fini par couler la compagnie.  La privatisation de l’entreprise en 2004 n’a rien arrangé. Les actionnaires n’ont ni amélioré la productivité, ni rajeuni la flotte. La situation est alarmante : 200 millions d’euros de pertes cumulées, 440 millions de subventions à rembourser.  Problème: l’État, actionnaire à 25% de la SNCM, n’a pas d’argent pour renflouer les caisses. Manuel Valls, invité du Journal inattendu de RTL, demande donc aux grévistes de se montrer réalistes. « C’est important de tenir un langage de vérité et c’est sur cette voie là qu’il faut construire (…) mais en tenant compte de la réalité et de l’état même de cette société, qui est en train de perdre beaucoup d’argent avec cette grève », estime-t-il. Jamais habitués à céder, les syndicats de la SNCM refusent de négocier sous l’hypothèse d’un redressement judiciaire. Maurice Perrin, délégué CFE-CGC, exige de négocier avec le Premier ministre.   »Je demande à Manuel Valls de s’engager solennellement à étudier toutes les solutions que nous portons et que nous voulons lui soumettre nous-mêmes », dit-il.

 

Le Sénat dit non à la réforme territoriale

Le Sénat dit non à  la réforme territoriale

En supprimant l’article 1 de la réforme le sénat a exprimé son opposition. Le Sénat a en effet  rejeté vendredi l’article clé de la réforme territoriale qui propose de réduire le nombre des régions en les ramenant de 22 à 14. Les sénateurs ont adopté par 177 voix contre 153 un amendement du groupe Front de gauche qui supprime le premier article du projet de loi contesté par l’opposition de droite et une partie de la gauche. Le Front de gauche, les radicaux de gauche ainsi l’UMP ont voté cet amendement; tandis que le groupe PS, les écologistes et une partie de l’UDI (centriste) ont voté contre. Le président du groupe socialiste du Sénat, Didier Guillaume, a « déploré » la suppression de cet article, accusant le Sénat de « refuser de se saisir » de cette réforme. « La droite a mis le Sénat hors-jeu sur la réforme territoriale. C’est pourtant l’essence même de cette assemblée de se prononcer sur une telle réforme », affirme-t-il dans un communiqué. « C’est dommage pour le Sénat, c’est un gâchis pour la France qui a besoin de cette réforme », ajoute le « patron » des sénateurs PS. Le Sénat qui est majoritairement hostile à cette réforme multiplie les obstacles pour l’examen de ce texte que sa commission spéciale avait rejeté.

 

Chômage : pas de baisse avant 2016-2017 d’après le FMI

Chômage : pas de baisse avant 2016-2017 d’après le FMI

 

Dans un rapport consacré à la France, le FMI a aussi prévenu qu’il n’attendait pas de décrue « notable » du chômage avant 2016.Et sans doute même 2017 compte tenu des  prévisions de croissance encore une peu optimistes .  Le taux de chômage devrait selon le FMI être stable à 10,3% cette année, puis 10,2% en 2015, 10% en 2016, 9,7% en 2017, 9,4% en 2018 et ne s’améliore pas (ce qui va se passer en 2014 où le gouvernement prévoit 1% pour le PIB, le FMI 0.7% et nombre d’observateurs plus neutres 0.5%)°L’institution basée à Washington diverge aussi du gouvernement pour ses prévisions de déficit public : elle l’estime à 4% du Produit intérieur brut cette année, là où Paris attend 3,8%. Le FMI prévoit un déficit à 3,4% l’an prochain, 2,7% en 2016, 2,1% en 2017, 1,2% en 2018 et 0,3%, quasiment l’équilibre, en 2019. En avril, le FMI estimait que le déficit public français pourrait être contenu à 3% dès l’an prochain.  Les prévisions économiques du Fonds monétaire international (FMI) pour la France ont été revues à la baisse, ce jeudi 3 juillet. Le FMI estime la croissance française cette année à 0,7% contre 1% lors de sa précédente prévision en avril. Le chômage ne devrait pas non plus baisser d’ici 2016, selon l’institution internationale. Le FMI attend 1,4% de croissance en 2015, 1,7% en 2016, 1,8% en 2017 puis 1,9% en 2018 et 2019. Le gouvernement français espère, lui, 1% cette année, une prévision à laquelle peu d’économistes et organisations internationales croient encore.  Le FMI évite d’accabler le pouvoir français, mais signale qu’il surveillera de près la mise en œuvre des réformes annoncées. Il salue « un ensemble cohérent de réformes basé sur une compréhension correcte des problèmes », une stratégie « ambitieuse » et juge que « le rythme et les moyens de consolidation budgétaire choisis sont les bons ». Le FMI déconseille donc à la France de pratiquer encore plus d’austérité, quitte à ce que son déficit dépasse l’an prochain le seuil de 3% du PIB fixé par les règles européennes. Mais il s’inquiète des « pressions (politiques et sociales) qui pourraient s’accroître alors que des réformes difficiles sont lancées » et juge qu’il « faudrait y résister car il y a peu de marge de manœuvre ». « Les mesures d’offre sont bienvenues » mais doivent, selon le FMI, « être dopées par des réformes du marché du travail » et une plus grande ouverture à la concurrence de certains marchés. Le FMI plaide depuis un moment pour une flexibilisation du Smic. Le Fonds souhaite également un « dialogue social plus coopératif » en France.

 

Corruption éoliennes ; les élus locaux dans le vent !

Corruption éoliennes ; les élus locaux dans le vent !

 

Au plan national , tout le monde (ou presque)  se sucre d’une manière ou d’une autre (la plus sophistiquée consistant à transformer sa fonction en métier à vie avec tous les avantages y afférant) ;  du coup,  les élus locaux s’y mettent aussi avec notamment des prise d’intérêt illégaux lors des implantations d’éoliennes. Le Service central de prévention de la corruption (SCPC), dans un rapport cité vendredi 4 juillet par ‘Le Figaro’, attire l’attention des pouvoirs publics sur la multiplication des « prises illégales d’intérêts » d’élus locaux impliqués dans le développement de la filière éolienne. Les éoliennes ont une fâcheuse tendance à faire tourner la tête des élus locaux. C’est le diagnostic effectué par le Service central de prévention de la corruption (SCPC), qui met en garde les pouvoirs publics contre la multiplication des « prises illégales d’intérêts », dans un rapport cité par Le Figaro de ce vendredi 4 juillet. Le SCPC, qui dépend du ministère de la Justice, évoque un « phénomène d’ampleur » dans son rapport d’activité 2013. « Le développement de l’activité éolienne semble s’accompagner de nombreux cas de prise illégale d’intérêts impliquant des élus locaux », y est-il écrit. Selon le rapport, les élus visés sont attirés par « les revenus substantiels tirés de l’implantation d’éoliennes sur des terrains leur appartenant et par un régime fiscal favorable ».  Le SCPC met également en avant la pression exercée par les opérateurs éoliens sur les élus à travers des « chartes morales d’étroite collaboration ».  Le service se dit « destinataire d’un nombre croissant de procédures engagées » portant sur des « dérives graves entraînant des recours devant les juridictions administratives » et des « plaintes déposées auprès de plusieurs parquets ». Il juge « impératif d’empêcher et de sanctionner toute confusion entre l’intérêt public, que doivent servir les élus dans le cadre de leur mandat, et l’intérêt personnel qu’ils peuvent retirer d’une opération ». Il réclame un audit afin d’évaluer le risque d’ »atteintes à la probité beaucoup plus graves, comme celui de la corruption ».

 

Croissance France : le FMI revoit à la baisse les prévisions

Croissance France : le FMI revoit à la baisse les prévisions

Finalement l’austérité en France n’aura pas permis à la croissance de vraiment repartir d’après le FMI ; seulement 0.7% pour le PIB en 2014 et 1.5% en 2015. (Prévisions encore même un peu optimiste puisque certains prévoient 0.5% et 1.3%). Du coup les objectifs de rééquilibrage budgétaire ne seront pas atteints.  Le Fonds monétaire international estime donc que la France va rater ses objectifs de réduction du déficit public en raison d’une croissance économique plus faible que prévu par l’exécutif. Dans son rapport annuel sur l’économie française publié jeudi, le FMI ajoute que les économies budgétaires prévues par le gouvernement risquent de ne pas être totalement réalisées en raison des résistances au sein de la population. Ses experts prévoient que le déficit public sera ramené à 4,0% du PIB cette année et 3,4% l’an prochain. Le gouvernement vise 3,8% fin 2014 avant d’atteindre la limite européenne de 3% fin 2015 comme il s’est engagé à le faire. Alors que le gouvernement prévoit une croissance économique de 1% cette année et de 1,7% l’an prochain, le FMI estime qu’elle n’atteindra que 0,7% cette année et 1,4% en 2015. L’Insee prévoit également une croissance du PIB de 0,7% cette année. La Cour des comptes estime quant à elle que le déficit risque d’atteindre 4,0% fin 2014, voire davantage si la croissance est inférieure à 1%. Le ministre des Finances, Michel Sapin, a déclaré jeudi à des journalistes qu’il maintenait sa prévision à 1% et qu’il fallait au moins attendre les chiffres de la croissance du deuxième trimestre, qui seront publiés le 14 août, avant d’envisager d’éventuellement la réviser. Le FMI est moins optimiste que le gouvernement sur la vitesse à laquelle la réduction du coût du travail promise aux entreprises générera de la croissance. Selon lui, le risque interne le plus important pour l’économie française est que la reprise de l’investissement ne se produise pas, alors que le gouvernement compte dessus. Saluant les 50 milliards d’euros d’économies prévus par l’exécutif sur les trois prochaines années, le FMI souligne que la résistance à ces mesures grandira au fur et à mesure qu’elles seront précisées. Le gouvernement doit déjà compter avec une fronde dans les rangs des parlementaires socialistes et le climat social s’est tendu ces dernières semaines avec plusieurs mouvements de grèves, dont ceux des cheminots et des taxis. « Les risques principaux sont que les projets initiaux soient dilués dans les budgets annuels successifs et que la réduction des transferts aux collectivités locales soit compensée par des coupes insoutenables dans les investissements, par une hausse des prélèvements ou une augmentation de la dette », explique Edward Gardner, chef de la mission du FMI pour la France. « Ceci saperait la stratégie de redressement budgétaire du gouvernement. »

 

Affaires Sarkozy : le bal des faux culs

Affaires Sarkozy : le bal des faux culs

 

De toute évidence l’affaire Sarkozy donne l’occasion aux faux culs de solliciter leur mauvaise foi. Tout d’abord Sarkozy lui-même qui a sans doute raison de s’étonner de la procédure un peu excessive de garde à vue mais qui ne peut balayer d’un revers de main les affaires (notamment l’affaire Pygmalion qui le concerne directement puisqu’il s’agit de fausses factures de sa campagne électorale). Ensuite ses proches qui crient à l’atteinte à la préemption d’innocence alors que Sarkozy lui-même ne s’est pas privé de la mettre en cause en particulier dans son différend avec Villepin (affaire Clearstream). Certes Sarkozy n’a pas tort de s’interroger sur le bien fondé d’écoutes téléphoniques avec son avocat mais qu’avait-il besoin de prendre un faux nom pour ces communications ; Les caciques de l’UMP qui ne soutiennent t que très mollement Sarkozy et se réjouissent en faiat de sa possible marginalisation. Du coté de la gauche on se réfère à l’indépendance de la justice en considérant que Sarkozy est traité comme un citoyen ordinaire. On ne fera croire à personne que le gouvernement n’était pas au courant de la procédure (la preuve Taubira s’est pris les pieds dans le tapis en brandissant une lettre qui indiquait le contraire). Hollande , sans doute depuis le début observe avec le plus grand intérêt ce qui pourrait faire éliminer le candidat Sarkozy de la course pour 2017. Mieux il est vraisemblable que le gouvernement est impliqué dans des procédures qui discréditent Sarkozy. La stratégie est la même que pour Mitterrand. Faire monter le front national et bénéficier du reflexe républicain pour être élu (comme Chirac). Hollande sait qu’il n’a aucune chance, la seule serait effectivement d’empêcher le candidat de droite d’être en seconde position au première tour. La justice enfin qui se drape dans l’immaculé drapeau de l’indépendance comme si quelqu’un pouvait être indépendant et fonctionnaire en même temps. La justice obéit au pouvoir en place. Il est d’ailleurs vraisemblable que si la droite revient au pouvoir en 2017, ce sont des affaires concernant la gauche qui seront déterrées. Ce rame politico médiatique ressemble à du mauvais théâtre ou chacun se positionne en fonction de ses intérêts politiciens et non en fonction de l’Etat de droit ou de l’intérêt du pays.

Renault prend le contrôle de Lada

Renault prend le  contrôle de Lada

Renault-Nissan  a finalisé la prise de contrôle du constructeur automobile Avtovaz, propriétaire de la célèbre marque Lada. « La transaction a été finalisée le 18 juin », a indiqué à l’AFP une porte-parole de Renault. « La part effective (de Renault-Nissan) dans le capital d’Avtovaz est de 50,01%. La prise du contrôle sur Avtovaz ne change en rien la stratégie de l’entreprise », a-t-elle ajouté. Techniquement, Renault-Nissan détient 67% d’une société commune avec la holding publique russe Rostec, qui elle-même détient 74,51% d’Avtovaz. La transaction représente un investissement de 23 milliards de roubles (environ 500 millions d’euros au cours actuel) étalé depuis la signature de l’accord fin 2012.  L’alliance franco-japonaise avait alors conclu cette transaction afin d’asseoir sa présence sur le deuxième marché automobile en Europe, alors en pleine croissance. Depuis, les ventes automobiles y ont cependant subi de plein fouet le ralentissement de la croissance en Russie. Les ventes d’Avtovaz ont chuté de 12% en 2013, entraînant des pertes nettes pour le constructeur, et la tendance s’est poursuivie sur les cinq premiers mois de l’année. Après le départ pour le secteur spatial de son directeur général Igor Komarov fin 2013, les actionnaires ont désigné pour le remplacer un ancien cadre de General Motors, Bo Andersson. Ce Suédois, premier dirigeant non Russe du constructeur, a lancé dès son arrivée un plan social prévoyant la suppression en 2014 de 10% du personnel d’Avtovaz, soit 7.500 postes. Le nouveau patron du groupe s’est fixé comme objectif un retour à la rentabilité dès cette année.

 

Affaires Sarkozy : le juge Azibert interpellé et en garde à vue

Affaires Sarkozy : le juge Azibert interpellé et en garde à vue

 

L’avocat général près la Cour de Cassation Gilbert Azibert a été interpellé ce matin à son domicile bordelais dans le cadre d’une affaire de trafic d’influence présumée impliquant aussi l’avocat de Nicolas Sarkozy, a appris Reuters de source policière. « Il est en cours de transfert vers Paris », a dit cette source, confirmant des informations d’Europe 1, qui ajoute que Gilbert Azibert a été mis en examen. Selon une autre source policière, l’avocat de l’ancien chef de l’Etat, Thierry Herzog, est lui-même entendu dans le cadre de la même enquête par des policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales. Une information judiciaire a été ouverte le 26 février pour trafic d’influence et violation du secret de l’instruction, sur la base d’écoutes téléphoniques ciblant Nicolas Sarkozy. La justice a placé deux téléphones utilisés par l’ex-chef de l’Etat sur écoute les 3 et 19 septembre 2013 dans le cadre d’une enquête sur des accusations de financement libyen de sa campagne électorale en 2007. Me Herzog a été écouté de manière incidente lors de conversations avec lui. Ces interceptions auraient révélé que les deux hommes étaient bien renseignés sur la procédure alors en cours à la Cour de cassation sur l’affaire des soupçons d’abus de faiblesse aux dépens de la milliardaire Liliane Bettencourt. Les juges soupçonnent Nicolas Sarkozy d’avoir cherché à faciliter la promotion à Monaco de Gilbert Azibert en échange de renseignements sur cette affaire.

 

Alstom : le patron pas d’accord avec l’entrée de l’Etat

Alstom : le patron pas d’accord avec l’entrée de l’Etat

Patrick Kron se lâche pour exprimer son désaccord, d’autant plus qu’il sera bientôt invité à quitter la tête de l’entreprise. Il a avoué avoir eu  parfois des relations tendues avec le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg. « Je n’étais pas demandeur de l’entrée de l’Etat au capital », a concédé ce dernier ; En faiat patrick Kron était en faveur du rachat pur et simple par General Electric. Pour faire bonne figure il déclare : « Je crois que la solution trouvée rassure tout le monde: EDF, Areva, comme les autorités politiques », a ainsi assuré Patrick Kron, à propos de l’épineux dossier du nucléaire français. Le dirigeant s’est également voulu rassurant concernant l’emploi. « La logique est la même: nous nous appuierons sur le même dispositif industriel et financier tout en conservant les compétences des équipes françaises », a-t-il affirmé, précisant que le contrôle opérationnel, de son côté, serait assuré par General Electric. . Cerise sur le gâteau, selon lui, « il y aura demain plus de centres de décisions en France qu’il n’y en avait hier, car le centre de décision des turbines à vapeur sera basé à Belfort ».  Sur la partie transport, Patrick Kron a estimé que son entreprise n’était pas fragilisée par la nouvelle alliance franco-américaine. Et a détaillé la façon dont sera réinjecté le cash compris dans l’échange: « une partie du cash va être réinvesti dans les coentreprises, une partie remboursera de la dette, une autre sera injectée dans Alstom Transport, une quatrième sera reversée aux actionnaires », a-t-il déclaré.

Hollande veut reporter le 14 juillet au 15, enfin un vrai changement !

Hollande veut reporter le 14 juillet au 15, enfin un vrai changement !

 

Les sceptiques  vont ravaler leur salive sarcastique car Hollande va opérer le plus grand changement depuis son arrivée. Le 14 juillet reporté au 15 à cause du mondial de foot. Une vraie réforme celle-là. En effet pour redorer son blason, Hollande a prévu d’assister à la finale si la France est qualifiée ; il ne pourra pas revenir à temps pour le défilé qui serait alors reporté au 15 juillet. D’après un sondage officieux, les Français ne seraient pas contre sous réserve que le 15 soit auusi un jour férié ; une reforme qui pourrait en déclencher d’autres. Ainsi on parle auusi du report du premier janvier au 2 ou encore d’un décalage de Noel au 26 décembre   . En tout cas Hollande soutient l’équipe de foot. (Sans doute le seul élément qui pourrait faire remontre sa cote si la France va en finale).  «Il faut gagner!» a lancé ce vendredi le président de la République, comme un fan de foot ordinaire. Interrogé par Canal + sur les chances de vaincre la Coupe du Monde au Brésil, François Hollande assure son soutien à l’équipe de France «jusqu’au bout». Au bout, c’est à dire à la finale du 13 juillet dont l’éventuelle victoire, admet le président, compliquerait l’organisation du défilé du 14.  Comme à son habitude, François Hollande ne s’est pas privé de faire une référence à peine voilée à son propre parcours: «Vous avez dit que l’on est à mi-chemin, ce qui compte ce n’est pas le mi-chemin, c’est le bout du chemin, c’est l’arrivée. Ça vaut pour tout !» Sous-entendu: il faudra juger son quinquennat lorsqu’il sera terminé. De  quoi vraiment porter la poisse à l’équipe de France de foot.

Croissance trop faible en 2014 et 2015 pour faire reculer le chômage

Croissance trop faible en 2014 et 2015 pour faire reculer le chômage

 

 

Inutile de tourner autour du pot, il n’y aura pas d’amélioration du chômage avant 2016 au moins. En cause :  une croissance trop faible et surtout un manque généralisé de confiance tant de la part des entreprises que des ménages. L’Insee a annoncé mardi prévoir une hausse du taux de chômage au deuxième trimestre, à 10,2% de la population active (9,8% en France métropolitaine), un niveau auquel il se maintiendrait sur le reste de l’année. L’Unedic avait quant à elle relevé le mois dernier sa prévision du nombre de demandeurs d’emploi cette année et prévoit encore une hausse l’an prochain. Selon le gestionnaire de l’assurance chômage, le nombre de chômeurs en catégorie A augmentera de 103.000 en 2014 et de 60.100 en 2015. Pour l’Insee, la croissance de l’économie française sur les trois derniers trimestres de l’année, que l’institut attend à 0,3%, sera trop faible pour faire reculer le chômage. Des économistes estiment qu’il faudrait au moins 0,4% pendant plusieurs trimestres pour voir une amélioration et ils soulignent qu’il y a toujours un décalage de deux à trois trimestres entre la reprise de l’économie et celle de l’emploi. Le patronat et certains économistes soulignent en outre que les entreprises n’ont pas adapté leurs effectifs au recul de l’activité qu’elles ont enregistré ces dernières années, ce qui freinera le rebond espéré quand la croissance reviendra.

Croissance trop molle pour faire baisser le chômage ( d’après Sapin qui découvre la lune)

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Croissance trop molle  pour faire baisser le chômage ( d’après Sapin qui découvre la lune)

Il progresse Sapin, le gouvernement aussi. Après la fable de l’inversion, on découvre qu’il faut de la croissance pour créer des emplois. C’est un progrès incontestable de la part de nos responsables qui pensaient jusque là le contraire ( par exe mple en augmentant la fiscalité !) ;  cependant on n’attend pas des politiques qu’ils se limitent à commenter l’évidence , on attend des actions. Mardi, le ministre du Travail François Rebsamen a déjà joué la carte de la prudence. Alors que François Hollande n’avait eu de cesse, en 2013, d’annoncer l’inversion de la courbe du chômage, l’ancien maire de Dijon préfère désormais viser une « stabilisation ». « Il y avait 9,7% du taux de chômage fin 2013. Cette année, on va essayer de tenir sur cette base, en-dessous de 10% du chômage. J’espère une stabilisation à la fin de l’année », déclarait-il sur LCI et Radio Classique.  En tout cas, le gouvernement continue de peaufiner ses outils pour lutter contre le chômage. Lundi 23 juin, François Rebsamen a ainsi présenté son plan pour les seniors, une catégorie dont les chiffres ne cessent de se dégrader. Au mois d’avril, le nombre de personnes sans emploi de plus de 50 ans avait encore augmenté de 0,7%. François Rebsamen propose notamment de doubler la prime allouée aux entreprises pour l’embauche d’un senior dans le cadre des contrats de génération (2.000 euros actuellement). Quant aux jeunes de moins de 25 ans, autre population plus fortement frappée par le chômage, Manuel Valls a affirmé, mardi 24 juin, souhaiter « une mobilisation générale pour l’apprentissage » qui, selon lui, est « un formidable outil pour l’insertion professionnelle ». L’apprentissage et les pistes pour relancer l’emploi des seniors sont d’ailleurs deux thèmes qui devraient être abordés lors de la grande conférence sociale des 7 et 8 juillet prochains. Une conférence sociale qui s’annonce par ailleurs explosive.

 

Hollande n’a pas autre chose à faire qu’à commenter le foot ? ( Sarkosy)

 Hollande  n’a pas autre chose à faire qu’à commenter le foot ? ( Sarkosy)

 

 

Incorrigible Sarko (qui veut changer le changement)  mais qui a justement critiqué Hollande (qui s’intéresse beaucoup au foot n ce moment pour faire oublier le reste) Nicolas Sarkozy a reçu le prix de l’Appel du 18 juin, décerné à une personnalité politique qui incarne les valeurs du gaullisme. Au cours d’une cérémonie à huis clos, l’ancien chef de l’État a envoyé de nombreux signes aux quelques journalistes présents dans la salle. Évoquant l’histoire, Nicolas Sarkozy a parlé de « ceux qui sont capables de la comprendre et ceux qui, au contraire, la traversent sans s’en rendre compte », dans une allusion à peine masquée à François Hollande. Plus appuyé sera le tacle lorsqu’il lâche en privé :  »Est-ce que vous croyez que les Français attendent des politiques qu’ils commentent des matches de football ? »  Dans un discours sous forme de programme, Nicolas Sarkozy a évoqué le besoin de « changer notre façon d’agir et de réfléchir ». Et de conclure par un aveu concernant ses intentions : il ne décidera pas de son avenir avant la fin du mois d’août.  »Vous pouvez partir en vacances tranquilles », a-t-il lancé aux journalistes.

 

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Budget : ça chauffe au PS contre le pacte de responsabilité

Budget : ça chauffe au PS contre le pacte de responsabilité  

 

Début de tourmente au sien du PS à l’assemblée contre le  Pacte de responsabilité et de solidarité qui  s’est retrouvé sous les tirs croisés de la droite ; une sévère  critique de mauvais choix dommageables aux Français, mais surtout d’une portion de la gauche, décidée à « réorienter » le Pacte en faveur des ménages. Les gestes du gouvernement et les appels à la discipline, encore réitérés dans la matinée lors de la réunion du groupe PS n’ont pas fait taire les récalcitrants. Les débats, qui ont peu avancé et n’ont débouché que sur de légères retouches du texte, ont surtout illustré dans la soirée l’ampleur des fractures dans la majorité, où le plan de 50 milliards d’économies d’ici 2017 coince toujours, au-delà des 41 abstentionnistes PS. Dans un hémicycle inhabituellement garni, avec plusieurs dizaines de députés à gauche, un amendement de certains socialistes, identique à un amendement écologiste, a occasionné une discussion sur le fil du rasoir, soldée par le rejet des amendements – par 77 voix contre 51 dans le cas de l’amendement PS. Bruno Le Roux avait pourtant appelé à plusieurs reprises à ne pas défendre d’amendements n’ayant pas le feu vert du groupe socialiste et à ne « pas chercher des majorités ailleurs dans l’hémicycle ». L’objectif était d’obliger une entreprise à rembourser les sommes versées au titre du CICE en cas de non respect des objectifs de la loi, par exemple si elle s’en est servie pour augmenter les dividendes ou les hautes rémunérations. « C’est un chaînon manquant depuis deux ans », « une exigence démocratique » et une manière d’ »armer les partenaires sociaux », a notamment plaidé Jean-Marc Germain (PS), relayé ensuite par d’autres frondeurs. « Les parlementaires s’assurent que l’argent est justement employé, alors que les 20 milliards par an que vont coûter le CICE sont financés par les efforts des Français, la TVA hier, le gel de prestations sociales demain », a lancé Eva Sas (écolo), appuyée fortement par Cécile Duflot. Pas convaincu, comme plusieurs autres récalcitrants, Laurent Baumel a alerté notamment sur « le trouble que pourrait créer chez les électeurs » des informations sur des entreprises ayant touché le CICE et supprimé des emplois ou délocalisé malgré cette baisse du coût du travail. Dominique Lefebvre, Christophe Caresche ou Guillaume Bachelay sont intervenus pour appeler leurs camarades à la raison. « Aucun d’entre nous ne veut de détournement du CICE » mais attention aux effets d’un tel « amendement de défiance par rapport aux chefs d’entreprise mais aussi aux partenaires sociaux », a prévenu Olivier Faure, s’adressant notamment à « Jean-Marc » parce que « nous avons été dans le même cabinet autrefois » sous la houlette de Martine Aubry. La droite, qui a critiqué des travers d’un CICE bénéficiant massivement à la grande distribution ou à La Poste, n’a pas manqué d’ironiser sur « une sorte de débat interne à un congrès ou à un conseil national du PS ». « Nous étions tous rassemblés en juillet 2012 pour annuler la TVA sociale de Nicolas Sarkozy, six mois avant le CICE, un succédané », a par ailleurs lancé Nicolas Sansu (Front de Gauche). La reprise des débats sur ce texte prévoyant un déficit ramené à 3,8% du PIB était intervenue ce mardi peu après l’appel de François Hollande à plus de « flexibilité » de l’Union européenne dans « l’application des règles budgétaires ». Le ministre des Finances Michel Sapin a néanmoins défendu ce lundi comme « indispensable » le plan massif d’économies, soulignant que des mesures parallèles étaient prises pour « soutenir le pouvoir d’achat et la demande ».

 

Après le péage de transit, le rétablissement de l’octroi ?

Après le péage de transit, le rétablissement de l’octroi ?

 

Finalement comme l’Etat cherche des ressources faute de rentrées fiscales suffisantes pour faire face à tous les gâchis financiers, pourquoi ne pas rétablir l’octroi qui constituait une sorte de barrière douanière à l’entrée de chaque ville, un impôt sur toutes les marchandises qui entraient. Un impôt qui a fait ses preuves puisqu’il a été créé  au 12 ème siècle pour n’être supprimé qu’en 1943. En outre cela serait susceptible de créer des emplois inutiles, au moins 100 000 (chiffre auusi approximatif que les prévisions gouvernementales) et même 500 000 avec un peu de volontarisme. Et pourquoi pas créer une société type Ecomouv ‘ qui ne sert à rien sinon qu’encaisser 40% de la recette fiscale ? En matière d’ingénierie fiscale, il faut savoir oser !

Histoire de l’octroi ( Wikipédia)

Sous l’Ancien Régime, il formait l’une des Cinq Grosses Fermes.

  • Le roi Louis XVI fait ériger 57 barrières d’octroi autour de Paris (1785).
  • En 1789, la sévérité accrue de cet octroi est l’une des causes de la Révolution ; quelques jours avant la prise de la Bastille les insurgés ont mis le feu aux barrières de l’octroi, à Lyon, une émeute les détruit et tue plusieurs soldats.
  • L’Assemblée constituante les supprime le 20 janvier 1791.
  • Le Directoire les rétablit le 18 octobre 1798.
  • La suppression des barrières de l’octroi a été promise à plusieurs reprises en 1815, 1847 (par Horace Émile Say économiste français de l’école libérale) et 1869.
  • Les guinguettes hors des limites de l’octroi de Paris ne payent pas de droits et prospèrent durant la première moitié du XIXe siècle.
  • En 1860, l’annexion des communes suburbaines fait que la limite de l’octroi de Paris est repoussée aux limites des fortifications.
  • En 1897, une loi votée par les députés permet aux maires de supprimer l’octroi, mais sans compensation pour les municipalités qui ne renoncèrent pas à cette taxe.
  • Durant la Seconde Guerre mondiale, l’octroi accroissait encore plus les difficultés d’approvisionnement des denrées pour les Parisiens. Il fut supprimé définitivement par la loi n° 379 du 2 juillet 1943 portant suppression de l’octroi à la date du 1er août du gouvernement Pierre Laval.

Cet impôt a survécu dans les départements d’outre-mer, où il est connu sous le nom d’octroi de mer.

 

Le PDG d’Alstom viré

Le PDG d’Alstom viré

Pour faire bonne figure le patron D’Alstom déclare qu’il quittera ses fonctions près l’alliance avec General Electric. La vérité c’est que ce patron (ancien fonctionnaire passé dans les cabinets ministériels) souhaitait la vente pure et simple Alstom à GE. Du coup avec la venue de l’Etat dans le capital, il i aurait certainement été viré car il n’a pas facilité la tâche du gouvernement en voulant brader purement et simplement l’entreprise.   »Ma position est très claire : je vais accompagner la phase de transition engagée et mettre sur les rails, si je puis dire, le nouvel Alstom. Cela va prendre du temps. Par la suite, une nouvelle équipe aura vocation à prendre le relais », détaille-t-il. Pour le PDG de General Electric, Jeffrey Immelt, interrogé par le JDD en même temps que Patrick Kron, le mariage des deux groupes devrait être effectif en 2015. Le conseil d’administration de l’industriel français s’est prononcé vendredi en faveur d’une alliance avec GE. Ce scénario avait obtenu l’aval officiel du gouvernement un peu plus tôt dans la journée. Le ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, avait signalé à cette occasion que l’Etat monterait au capital d’Alstom à hauteur de 20%.

Infos-télés- médias : le foot, le foot, le foot ! ralbol

Infos-télés- médias : le foot, le foot, le foot ! ralbol

 

 

 

Difficile d’allumer une haine sans tomber sur le foot. Tout est bon pour en parler y compris pour ne rien dire. A défaut d’image, on prend un ancien jouer, une personnalité du show-biz, un journaliste ou  deux pour faire un plateau et occuper l’écran pendant deux heures. L’information en général (et économique en particulier)  passe sous la table. Il n’est pas question de critiquer l’engouement pour le foot et l’équipe de France en particulier car le mondial est un grand moment. Pour autant on pourrait sans doute éviter de tout centrer sur le foot car là c’est l’overdose. la plage de Copacabana, c’est sympa, mais il n’y a pas lieu d’en faire des tonnes. Pendant ce temps là les questions centrales par exemple sur la croissance, l’emploi sont renvoyés aux faits divers. Et pépère Hollande est tranquille, il va par exemple faire passer en douce son projet d’écotaxe et le reste. TF1, BeIN et iTélé profitent du Mondial, tandis que Canal+ est le grand perdant et que BFM TV fait pâle figure. Dans l’audiovisuel aussi le match fait rage !  TF1 se frotte les mains. La chaîne a dépensé 130 millions d’euros pour acquérir les droits de diffusion de la Coupe du monde de football. Non seulement elle a pu réduire de 50 millions sa facture en revendant la totalité des matches à BeIN Sports, mais en outre, cette année, tous les matches diffusés par la Une font le plein de téléspectateurs. Suisse-France a attiré vendredi 20 juin 16 742 000 téléspectateurs, soit 61,6 % de part de marché. Le dimanche précédent, 15,8 millions de fans (57 % de part de marché) avaient regardé les Bleus se défaire du Honduras. Même quand l’équipe de France ne joue pas, les audiences dépassent allègrement les 8 millions à 21 heures. Des scores très supérieurs aux attentes. De son côté, BeIN marque des points face à sa rivale Canal+. Son offre complète (64 matches) et sa grille des programmes spécial Mondial montrent que la chaîne qatarienne n’a rien à envier à la chaîne cryptée. Le succès populaire de la compétition, l’ambiance bon enfant qui règne au Brésil, le parcours solide du onze tricolore, la compétence des journalistes et des consultants alignés par la chaîne ainsi que la qualité des matches sont la meilleure carte de visite de BeIN, qui peut sérieusement revendiquer une place de leader dans le sport roi. Certes, la Ligue 1 reste pour l’essentiel à Canal, mais la Ligue des champions, les principaux championnats européens et ce Mondial d’exception portent le logo du rival du Golfe. Des avantages qui seront difficiles à faire oublier dans les mois à venir, même au prix de campagnes de pub et de marketing intensives. D’autres chaines comme BFM ou Canal pâtissent de cette euphorie pour le foot. Comme auusi certaines activités culturelles comme le cinéma.

 

Le nucléaire : filière d’avenir pour Valls

Le nucléaire : filière d’avenir pour Valls

 

Confirmation donc que la plan de réorientation énergétique de Ségolène est un leurre et qu’on ne changera pas grand-chose. Valls a réaffirmé que le nucléaire était la filière d’avenir Une visite au pas de course mais une visite qui est un symbole. C’est la première fois depuis le début du quinquennat qu’un premier ministre se rend sur un site industriel Areva. Accaparé une grande partie de la journée par le dossier Alstom, mis sous tension par les mouvements des intermittents et des cheminots, Manuel Valls était vendredi en fin d’après-midi sur le site du Creusot du géant français du nucléaire. Dans cette forge historique où sont produites les cuves, les générateurs de vapeur et d’autres composants des réacteurs nucléaires. Dans cette ville industrielle qui a périclité avant de voir ses activités repartir. «J’ai failli ne pas venir… Et cela aurait été une faute», a lancé le premier ministre avant de faire l’éloge de l’industrie française. Mais en l’absence du ministre de l’Économie, Arnaud Montebourg, un temps annoncé puis retenu à Paris pour une conférence de presse sur l’avenir d’Alstom. «On ne peut pas venir au Creusot sans admiration», a dit Valls en vantant le patrimoine industriel qui a permis à cette ville de «renaître». Il a inauguré la nouvelle presse hydraulique et a assisté, avec casque blanc et lunettes de protection, à une opération de forge.  « La filière nucléaire, c’est donc une filière d’avenir pour notre pays» Manuel Valls  Deux jours seulement après la présentation du projet de loi sur la transition énergétique que le président du directoire d’Areva, Luc Oursel, juge «très équilibré», Valls en a longuement rappelé les grands principes: une stratégie de «bas carbone», une programmation pluriannuelle de l’énergie «pour diversifier les sources et maîtriser la consommation». Mais «c’est grâce au nucléaire que nous pourrons avancer en matière de transition énergétique», a-t-il martelé. Surtout, le premier ministre a repris mot pour mot la phrase qui avait valu à Arnaud Montebourg une avalanche de critiques des partenaires écologistes. Valls l’avait déjà prononcée. Mais jamais depuis qu’il est chef du gouvernement. Luc Oursel était tout sourire. «La filière nucléaire, c’est donc une filière d’avenir pour notre pays, a lancé Valls. Oui, c’est une filière d’avenir.» Commentaire d’un cadre dirigeant: «Les salariés n’en sont pas revenus.» Les écologistes, partenaires à géométrie variable du gouvernement, risquent, eux, de ne pas apprécier. Mais au moment où Montebourg semble avoir quelques états d’âme, ces mots seront du miel. Tout comme le fait d’avoir laissé au ministre de l’Économie les annonces sur le dossier Alstom. «C’était à lui de porter la décision, a commenté Valls. En termes de méthode, c’est l’anti-Florange.» Jean-Marc Ayrault appréciera.

 

Sarko : il faut changer le changement

Sarko : il faut changer le changement

 

 

Sarko revient et pour tout changer. Hollande c’était le « changement c’est maintenant », Sarko c’est « changer le changement». Formidables ces responsables politiques français… quand ils sont candidats ! Nicolas Sarkozy n’a toujours pas encore officiellement  annoncé son retour. Mais ça se précise. Le Figaro Magazine, qui publie notamment un sondage IFOP faisant de l’ex-Président le candidat préféré de 54% des sympathisants UMP, relaie également des propos très politiques de l’ancien chef de l’Etat. Une analyse faite auprès des chefs d’entreprise qu’il reçoit fréquemment. On en connait les grandes lignes : la France est touchée par une quadruple crise économique, sociale, morale et politique. La solution : « Il faut tout changer! », a-t-il dit selon l’hebdomadaire. Nicolas Sarkozy s’est fait plus précis : « Il faut réinventer le modèle démocratique français. Notre façon de faire de la politique, l’organisation des formations et les idées. » Voilà pour la recette. Pour les ingrédients, il faudra encore attendre. L’ancien Président devrait essayer de prendre l’UMP lors du congrès du parti, à l’automne. Au départ, lui et ses soutiens voulaient sauter la case primaire, jugeant qu’en tant qu’ex-chef de l’Etat déjà élu au suffrage universel, il n’avait pas à repasser par tout le processus de désignation. Sauf que le calendrier de son retour a bougé et que ses proches le pressent d’accepter de se présenter à la primaire. « Tu ne peux accepter d’être élu à un congrès par 100.000 militants et refuser de te faire élire à une primaire par plusieurs millions d’électeurs », lui a dit un ami selon Le Figaro Magazine. Le problème, c’est que si les sondages auprès des sympathisants restent favorables, les cadres commencent à se distancer. Le député UMP filloniste Bernard Debré a ainsi estimé jeudi que l’ancien président est « en train de pénaliser largement son camp » et qu’il « faut couper les branches mortes ». Dans sa tête, c’est l’affaire Bygmalion qui gêne. « Encore une fois, si c’est vrai, Nicolas Sarkozy était nécessairement au courant du dépassement » de ses comptes de campagne, a-t-il jugé. Par ailleurs, le député Hervé Mariton, candidat déclaré à la présidence de l’UMP, a jugé sur France Info que « dans une campagne électorale, il y a un responsable, c’est le candidat. » Nicolas Sarkozy doit-il s’exprimer dans cette affaire? « Il est tout à fait possible que Nicolas Sarkozy n’ait pas été au courant des débordements de sa campagne, c’est tout à fait recevable. Simplement, il est le candidat. Et quand on est le patron, on est le responsable ». 

 

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