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Le nouveau projet de loi travail

 

Le nouveau projet de loi travail 

 

• Temps de travail

- La primauté de l’accord d’entreprise en matière de durée de travail devient un principe.

- Une journée de travail de 12 heures maximum (contre 10) reste possible, mais les critères sont précisés: activité accrue ou motifs liés à l’organisation de l’entreprise.

- La possibilité de passer à une moyenne hebdomadaire de travail de 46 heures (au lieu de 44) sur 12 semaines, qui nécessite actuellement un accord de branche et un décret, est assouplie: un accord d’entreprise suffira.

- Un taux de majoration des heures supplémentaires de 10% seulement au lieu des 25% généralement pratiqués.

- Annualisation possible du temps de travail sur trois ans, au lieu d’un. Dans ce cadre, le seuil de déclenchement des heures supplémentaires sera supérieur à 35 heures hebdomadaires.

- Sur décision unilatérale de l’entreprise de moins de 50 salariés, modulation possible du temps de travail sur 9 semaines au lieu de 4.

• Licenciement économique

Les motifs de licenciement économique sont précisés: quatre trimestres consécutifs de baisse des commandes ou du chiffre d’affaires, deux trimestres consécutifs de pertes d’exploitation, importante dégradation de la trésorerie, ou encore réorganisation de l’entreprise nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité.

Les difficultés d’un groupe seront évaluées sur ses seules filiales françaises, mais le juge devra vérifier que l’entreprise ne les organise pas «artificiellement» pour licencier. Le cas échéant, la rupture sera requalifiée en licenciement sans cause réelle et sérieuse.

• Référendum d’entreprise

Un accord d’entreprise devra être «majoritaire», c’est-à-dire signé par des syndicats représentant plus de 50% des salariés aux élections professionnelles. Faute de majorité, les syndicats minoritaires (plus de 30%) pourront demander un référendum d’entreprise pour valider l’accord.

• Accords en faveur de l’emploi

Les accords d’entreprise conclus pour «préserver ou développer l’emploi» s’imposeront aux contrats de travail, sans pouvoir «diminuer la rémunération du salarié».

S’il refuse, un salarié pourra être licencié pour motif «sui generis» et pas pour un motif économique.

• Mesures pour les PME-TPE

Les branches professionnelles pourront négocier des accords-types applicables unilatéralement par les employeurs d’entreprises de moins de 50 salariés.

Dans les entreprises sans représentation syndicale, les employeurs pourront aussi négocier avec des salariés mandatés par un syndicat sur tout sujet pouvant faire l’objet d’un accord.

• Compte personnel d’activité

Le CPA regroupera, à partir de 2017, le compte personnel de formation (CPF), le compte pénibilité (C3P) et un nouveau «compte engagement citoyen». Le CPA sera ouvert aux indépendants et non-salariés, ainsi qu’aux fonctionnaires.

Les jeunes décrocheurs auront droit à un abondement de leur CPF pour acquérir une première qualification. Quant aux salariés non-diplômés, ils cumuleront jusqu’à 40 heures de formation par an sur leur CPF (au lieu de 24), dans la limite de 400 heures (au lieu de 150).

Le «compte engagement citoyen» permettra d’acquérir des heures de formation récompensant bénévolat ou volontariat: service civique, réserve militaire ou sanitaire, maître d’apprentissage, activités associatives…

• Garantie jeunes

Pour les jeunes ni en emploi, ni en étude, ni en formation, généralisation dès 2017 du «droit» à la garantie jeunes, sous condition de ressources: un accompagnement renforcé vers l’emploi et une allocation mensuelle de 461 euros, pendant un an.

• Moyens syndicaux

Les heures accordées aux délégués syndicaux seront augmentées de 20%.

• Déconnexion

A partir de 2018, un «droit à la déconnexion» devra être négocié dans les entreprises.

• Médecine du travail

Plus de visite médicale à l’embauche systématique, sauf pour les postes à risque.

Suivi médical personnalisé selon les conditions de travail, l’état de santé et l’âge du travailleur, les risques professionnels auxquels il est exposé. Étendu aux intérimaires et en contrats courts.

• Convictions religieuses

Le projet de loi affirme la «liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses». Deux restrictions sont possibles, entrave à la liberté d’autrui et au bon fonctionnement de l’entreprise. Ce principe reprend la jurisprudence de la cour européenne et de la cour de cassation. Il ne figurera pas dans le code du travail.

• Représentativité patronale

La mesure de l’audience patronale sera pondérée pour tenir compte du nombre d’entreprises adhérentes à hauteur de 20% et du nombre de salariés à hauteur de 80%.

(Figaro éco)

Un pacte national pour le développement des métropoles ou la confirmation de la désertification du territoire

 

Le  gouvernement a annoncé lors du Conseil des ministres du 24 mars qu’il allait engager des discussions avec toutes les métropoles françaises afin d’aboutir à un pacte national d’ici juin 2016 visant à accélérer leur développement. Inversement la désertification du reste du territoire va évidemment s’accélérer ; mais la mode est à la concentration quitte à s’émouvoir ensuite de ses conséquences sociétales et environnementales sans parler du coût de l’immobilier qui ruine les acquéreurs et les locataires.  Dune certaine manière la mode mondiale de la métropolisation qui entasse de plus en plus de monde dans un espace restreint constitue une folie économique, humaine et environnementale. D’ici 30 à 40 ans, en fonction  des tendances lourdes -amplifiées par les restructurations économiques provoquées  depuis 2008- , le territoire sera organisé  autour d’une  quinzaine de 15 villes d’un millions habitants et plus, de PMV (petites et moyennes villes)   et d’immenses territoires dépeuplés ( le grand arc ouest sud ouest) ; Si on tente de faire une typologie des zones de résidence de la population, le  territoire pourrait  être structuré de la manière suivante :

-Environ  15  métropoles de plus d’un million d’habitants

-de villes moyennes de l’ordre de 300 000 habitants

-de petites villes

-de zones rurales en développement dans l’attraction des grandes agglomérations

-de zones rurales en voie de régression voire de disparition

Dans une  économie de plus en plus flexible, évolutive et de réseaux, la logique de localisations des sociétés renforce le processus de métropolisation. Mais si la concentration a des effets bénéfiques (productivité, main d’œuvre qualifiée, synergies enseignement supérieur-entreprise,  accès aux marchés etc.) la concentration a aussi des effets négatifs : les problèmes d’engorgement,  de congestion, de pollution  se traduisent par des surcoûts pour les entreprises et surtout  pour la collectivité. Des villes moyennes éprouvent elles de plus en plus de difficultés à conserver un tissu industriel (voire de services),  les  villes plus éloignées de grandes métropoles auront du mal à fixer emplois et résidents.  Ce sera le cas pour certaines petites villes du grand sud ouest et de l’ouest.  Depuis 1990, en France, c’est dans les communes périurbaines que la croissance de l’emploi total a été, et de loin, la plus élevée (+ 16 % contre + 3,5 % au niveau national). L’emploi total a aussi progressé dans l’espace à dominante rurale, même si cette progression est modeste (d’à peine 1 %, alors qu’elle est de l’ordre de 8 % hors emploi agricole). Ceci est dû en partie à une déconcentration significative d’emplois industriels vers les communes périurbaines ou sous faible influence urbaine, les seules dans lesquelles l’emploi industriel manufacturier a progressé. Par contre dans  les zones rurales qui ne bénéficient   pas de l’attractivité urbaine  les  emplois  sont rares et la population régresse.  Aujourd’hui, « l’agricole ne fait plus le rural », l’emploi agricole ne représentant guère plus de 10 % de l’emploi rural (14 % dans l’espace à dominante rurale). Certes, l’agriculture occupe toujours le territoire, son emprise s’étant en définitive peu relâchée (elle utilise près de 30 millions d’ha sur les 55 millions du territoire national, soit un recul de 5 % sur les vingt dernières années). D’ici 2040, il est à prévoir que la population aura considérablement diminué dans les zones défavorisées en raison de l’insuffisance d’  équipements publics et d’activité  économique. Nombre d’habitants de ces communes sont contraints de rechercher ailleurs un emploi, à 20, 30, parfois 50kms. Ces habitants sont tentés de se rapprocher de leurs lieux de travail (surtout si les deux époux travaillent). Cela d’autant plus que souvent les moyens de transport collectifs sont à peu près  inexistants et/ou ne permettent d’assurer  les déplacements domicile travail.  Du coup d’immenses  territoires de l’arc ouest sud ouest sont en voie de désertification.

Antiterrorisme: à quand le registre européen des passagers aériens ?

Antiterrorisme: à quand   le registre européen des passagers aériens ?

 

 

Sitôt après les événements du 11 septembre les États-Unis ont adopté le registre commun des passagers aériens pour éventuellement enquêter sur ceux qui pourraient être suspectés  d’actes de terrorisme. En Europe par contre on continue d’ergoter au nom des libertés individuelles. Manuel Valls a donc  nouveau appelé mardi le Parlement européen à adopter rapidement, après les attentats de Bruxelles, le registre européen des passagers aériens, dit «PNR», malgré l’hostilité de parlementaires européens, de gauche notamment, à l’encontre de cet outil de l’antiterrorisme. «A mon tour, je le dis: il est temps de l’adopter. Et je dis notamment aux groupes socialiste et écologiste du Parlement européen: chacun doit prendre ses responsabilités», a dit le Premier ministre devant les députés français à l’Assemblée nationale. «Le gouvernement de la France a besoin du soutien du Parlement européen, de tous. On a assez perdu de temps sur cette question», a déploré M. Valls. Lors de la même séance de questions, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait jugé «irresponsable» de «retarder le vote sur la mise en place du PNR, car sans ce vote nous ne serons pas en situation de protéger l’Europe face au risque terroriste». Le Parlement européen ne devrait pas adopter avant avril au plus tôt le PNR («Passenger Name Record»), qui désigne les informations fournies par les passagers aux transporteurs aériens, qui auront l’obligation de les transférer aux Etats membres concernés par un vol, lesquels devront ensuite les partager avec les autres. Ce report du vote européen, initialement espéré au début de l’année, est dû aux groupes socialistes, libéraux et Verts

La plainte de l’avocat d’Abdeslam. : Une manœuvre pour retarder le transfert en France

La plainte de l’avocat d’Abdeslam. : Une manœuvre pour retarder le transfert en France

 

Officiellement les autorités politiques et judiciaires de la France et de la Belgique travaillent  main dans la main pour élucider les responsabilités dans l’attentat de novembre. Pourtant on constate de nombreuses divergences entre les deux pays concernant la gestion de cette affaire. La Belgique n’a guère apprécié les critiques françaises récurrentes à l’égard du laxisme belge. La presse belge a réagi avec une certaine virulence vis-à-vis de la condescendance acerbe de la France. L’avocat du terroriste Abdeslam s’est engagé dans la brèche de ces oppositions. En laissant parler son client il espère ainsi que la Belgique trouvera suffisamment de chefs d’inculpation pour maintenir le terroriste en Belgique même s’il affirme par ailleurs qu’il conviendra le moment venu d’opérer le transfert en France. En Belgique on s’appuie sur la complexité de l’affaire pour justifier la gestion juridique du dossier par la Belgique.  officiellement les services des deux pays collaborent mais officieusement la lutte est intense pour obtenir le leadership juridique d’une affaire qui marquera l’histoire du terrorisme international. La plainte de l’avocat du terroriste contre le procureur français témoigne à l’évidence des divergences de points de vue entre les autorités françaises et belges. Du coup l’avocat sollicite tous les arcanes procéduriers pour reculer le transfert. Une plainte évidemment scandaleuse pour la mémoire des victimes et qui par ailleurs n’a guère de chances d’aboutir mais qui peut faire gagner du temps à l’avocat. Le procureur de Paris s’est d’ailleurs dit « serein », lundi, au sujet de la plainte de l’avocat du djihadiste présumé Salah Abdeslam, qui l’accuse d’avoir violé le secret de l’instruction en divulguant des propos tenus par son client au cours d’un interrogatoire. Au lendemain de l’arrestation de Salah Abdeslam à Bruxelles, François Molins a notamment affirmé samedi, lors d’une conférence de presse à Paris, que le jeune homme avait déclaré aux enquêteurs belges avoir projeté de commettre un attentat suicide au Stade de France, près de Paris, le 13 novembre dernier, avant d’y renoncer. « Le Code de procédure pénal français (…) autorise le procureur de la République, lorsqu’il l’estime nécessaire pour corriger des informations parcellaires ou inexactes ou pour éviter des propagations de rumeurs, à rendre publics des éléments objectifs tirés de la procédure », a-t-il répondu lundi lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue belge, à Bruxelles. »Je pense que c’est ce que j’ai fait en livrant au public des déclarations qui ont été faites et qui ont donc un caractère objectif », a ajouté François Molins. »Je suis très serein sur cette question », a-t-il encore dit. ‘avocat belge de Salah Abdeslam, Me Sven Mary, a reproché dimanche au procureur français d’avoir cité des propos tenus par son client et annoncé son intention de porter plaine. « C’est une faute et je ne peux pas la laisser passer », a-t-il dit à la radiotélévision belge RTBF. Salah Abdeslam, blessé par balle lors de son arrestation dans le quartier de Molenbeek et incarcéré samedi à Bruges, a été inculpé en Belgique pour son implication présumée dans les attentats qui ont fait 130 morts en France en novembre 2015. Il fait également l’objet d’un mandat d’arrêt européen, qui pourrait aboutir à son transfert en France. « Il y a une forte attente de la justice française et des victimes qu’il vienne s’expliquer », a déclaré François Molins lors de la conférence de presse. Selon lui, la décision définitive concernant un transfert doit intervenir dans un délai maximum de trois mois à compter de la date de son arrestation, même si Salah Abdeslam conteste cette procédure.

Législative partielle : le PS laminé

Législative partielle : le PS laminé

 

Le candidat du parti Les Républicains Pascal Thévenot a largement remporté dimanche l’élection législative partielle dans la deuxième circonscription des Yvelines, qui l’opposait au second tour au candidat socialiste Tristan Jacques. Soutenu par l’UDI et le Modem, M. Thévenot a obtenu 72,25% des suffrages, contre 27,75% pour son adversaire, dans un scrutin à faible participation (26,12%). Le maire de Vélizy-Villacoublay succède ainsi à Valérie Pécresse, qui a démissionné de son siège à l’Assemblée nationale après son élection à la tête de la région Ile-de-France. Il avait obtenu 46,05% des voix au premier tour, devançant déjà largement Tristan Jacques (12,98%), un candidat « Yvelines pour tous » -émanation de la Manif pour tous- (9,56%) et le FN, éliminé après avoir récolté 9,38% des voix. Dans cette circonscription fidèle à la droite, Valérie Pécresse avait été réélue en 2012 avec près de 59% des voix devant le socialiste Jacques Lollioz.

2000 Français impliqués dans le Djihadisme

2000 Français impliqués dans le Djihadisme

 

D’une manière ou d’une autre environ 2000 Français serait impliqués dans le Djihadisme. Un chiffre forcément approximatif mais qui témoigne de l’ampleur du phénomène. À cela il faudrait ajouter les Français très radicalisés non encore identifiés comme candidat potentiel pour des actes terroristes. Certains experts parlent de 5000 personnes qu’il conviendrait de surveiller une tâche évidemment immense que les services classiques du renseignement ne peuvent effectuer seul. En cause, l’insuffisance des effectifs mais aussi une conception obsolète de l’organisation du renseignement. On surveille en effet essentiellement des réseaux alors qu’il faut suivre des individus et des groupuscules. D’où la nécessité d’un maillage beaucoup plus serré impliquant en particulier la population Plus de 600 Français ou personnes qui vivaient en France sont actuellement en Syrie et en Irak, dans les rangs djihadistes, dont plus d’un tiers de femmes, a déclaré dimanche le Premier ministre, lors d’un déplacement dans le Nord. Dans un discours prononcé lors de la Fête de la Rose à Wattrelos, près de Lille, Manuel Valls a également précisé que 2.029 « Français ou résidents français » étaient impliqués dans les filières djihadistes. Ces chiffres sont en nette augmentation par rapport à ceux qu’il donnait il y a un an : en février 2015, il faisait état de 1.400 Français ou résidents français « en relation avec les filières djihadistes », dont 410 présents en Syrie ou en Irak, et parlait de 80 tués sur place. Dimanche, Manuel Valls a fait état de 609 français ou résidents français présents en Syrie ou en Irak. « Il y a des femmes nombreuses, 283, et 18 mineurs parmi les combattants (…) 168 Français ou résidents en France sont morts là-bas dans ces actes terroristes ou de guerre », a-t-il ajouté. « Près de 300 personnes sont revenues », a-t-il poursuivi. Près de 800 souhaiteraient aujourd’hui, selon le travail de nos services, rejoindre ces zones de guerre ; 2.029 français ou résidents en France sont impliqués. »

(Reuters)

Abdeslam veut porter plainte contre le procureur, pourquoi pas contre les victimes ?

Abdeslam veut porter plainte contre le procureur, pourquoi pas contre les victimes ?

D’après, Sven Mary avocat de Salah Abdeslam, le terroriste va sans doute porter plainte contre le procureur le Procureur de la République française. On sait que l’avocat d’Abdeslam est un redoutable procédurier ; pour autant ; il touche là  à la fois le ridicule et à  l’innommable. Pourquoi aussi ne pas porter plainte également contre les victimes ? Cette plainte contre la justice française est une insulte à la mémoire des victimes et salit la profession même de défenseur. Certes en dépit des crimes commis le terroriste a bien entendu le droit d’être défendu  mais il y a des limites à l’indécence procédurière. Cela d’autant plus que le procureur français n’a révélé aucun scoop. En réalité il s’agit pour cet avocat de gagner du temps et de retarder le plus possible le transfert du terroriste en France. Sans doute y a-t-il aussi chez cet avocat quelque préoccupation existentielle. Une manière pour lui d’occuper la scène médiatique pendant plusieurs semaines. Bien entendu  l’avocat est dans son droit lorsqu’il sollicite de manière aussi outrancière la procédure mais au-delà du droit on peut difficilement tolérer que soit ainsi piétinés la décence et le respect dûs aux victimes. Pour cet avocat exhibitionniste le procureur français aurait violé le secret de l’instruction en divulguant samedi le projet de son client de se faire exploser au Stade de France le 13 novembre dernier. Une information en outre qui n’est pas un scoop. L’avocat de Salah Abdeslam a donc  déclaré dimanche à la radio-télévision belge RTBF qu’il porterait plainte contre le procureur de Paris, François Molins, qu’il accuse d’avoir violé le secret de l’instruction en divulguant samedi le projet de son client de se faire exploser le 13 novembre dernier. S’exprimant au surlendemain de la capture Salah Abdeslam, Sven Mary a déclaré: « La lecture d’une partie de sa conférence de presse est une violation. C’est une faute et je ne peux pas la laisser passer ». François Molins a lu samedi lors d’une conférence de presse une déclaration recueillie par les enquêteurs belges dans laquelle Salah Abdeslam déclarait qu’il avait initialement projeté de se faire exploser au Stade de France et qu’il avait fait « machine arrière ». « Ces premières déclarations qu’il faut prendre avec précaution laissent en suspens toute une série s’interrogations sur lesquelles Salah Abdeslam devra s’expliquer, en particulier quant à sa présence dans le 18e arrondissement le 13 novembre au soir dès 22h », a ajouté le procureur. Salah Abdeslam, arrêté avec des complices présumés vendredi à Molenbeek dans l’agglomération de Bruxelles par les forces de sécurité belges à l’issue d’une traque de quatre mois, a été incarcéré samedi soir dans une prison à Bruges. Blessé par balle à la jambe lors de son interpellation, il avait été transféré en début de matinée de l’hôpital au siège de la police fédérale belge pour y être entendu par la police et un juge d’instruction. Curieusement le terroriste a déjà beaucoup parlé évoquant notamment d’hypothèses de nouveaux attentats. Une manière pour lui et surtout pour son avocat d’essayer de le faire inculper et donc demeurer en Belgique

 » Le livre numérique en déclin » (Hachette)

 » Le livre numérique en déclin » (Hachette)

 

 Sur France info  Arnaud Nourry, PDG de Hachette a constaté le déclin du livre numérique « . Ce phénomène s’est arrêté depuis deux ans environ, aux Etats-Unis, et on observe désormais un déclin. Au fond, je me demande si les lecteurs numérique ne se demandent pas à quoi ça sert« . Selon Arnaud Nourry, aux Etats-Unis les ventes se répartissent « à 25% pour le numérique, 75% pour le papier ». Le PDG de Hachette estime que l’écart de prix entre les deux supports, qu’il situe à environ 30%, ne suffit plus à attirer les lecteurs vers les liseuses électroniques et autres tablettes. Le numérique représente aujourd’hui 2-3% des ventes de Hachette en France, 10% de ses ventes au niveau mondial.

Inscription du préjudice écologique dans le code civil

Inscription du préjudice écologique dans le code civil

L’inscription du préjudice écologique dans le code civil a été votée mardi soir à l’Assemblée nationale, lors du deuxième passage du projet de loi sur la biodiversité, porteur de plusieurs autres mesures controversées. Porté par la secrétaire d’Etat écologiste Barbara Pompili, le texte de quelque 160 articles « pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages », adopté au Sénat avec plusieurs modifications, a été largement rétabli dans la version de l’Assemblée la semaine passée en commission. Mais 842 amendements sont à discuter jusqu’à la fin de la semaine et plusieurs mesures font figure de pomme de discorde, entre droite et gauche, voire jusqu’au sein de la majorité.  Si tous les groupes de gauche soutiennent le projet de loi, les groupes LR et UDI entendent voter contre, alors que ce dernier s’était abstenu en première lecture. L’opposition critique entre autres de trop nombreux « flous », de nouvelles taxes, ou des mesures néfastes selon elle aux secteurs agricoles et agroalimentaires. Le texte, étape attendue par les défenseurs de l’environnement près de 40 ans après la loi sur la protection de la nature de 1976, prévoit la création d’une Agence française de la biodiversité, renforce les sanctions pour le commerce illicite d’espèces protégées, ou traduit dans la loi le protocole international de Nagoya encadrant l’exploitation de ressources génétiques naturelles.
« Ce projet de loi est à la fois réaliste et ambitieux », a déclaré Mme Pompili en ouverture, évoquant des réponses « concrètes » aux cinq principaux facteurs de perte de biodiversité: « artificialisation des terres », « surexploitation des ressources », « pollutions », « apparition d’espèces invasives » et « dérèglement climatique ».  ’Pollueur-payeur’ - Mais ce sont des ajouts faits à l’Assemblée, ou au Sénat, qui font le plus débat, comme l’inscription du préjudice écologique dans le code civil, dans le sillage de la jurisprudence née de la catastrophe due au naufrage du pétrolier Erika de Total en 1999 au large de la Bretagne. Alors que le Sénat avait, à l’initiative notamment du président du groupe LR Bruno Retailleau, prévu que « toute personne qui cause un dommage grave et durable à l’environnement est tenue de le réparer », le gouvernement avait suscité une levée de boucliers en commission à l’Assemblée avec une version réécrite.  Il l’avait finalement retiré pour le retravailler, face à l’ire de défenseurs de l’environnement y voyant une remise en cause du principe « pollueur-payeur » sous la pression de « très grandes firmes ». Finalement débattus et votés mardi, des longs amendements identiques de députés socialistes, dont l’ex-ministre Delphine Batho, écologistes et radicaux de gauche instaurent un régime de réparation du préjudice écologique défini comme né d? »Une atteinte non négligeable aux éléments et aux fonctions des écosystèmes ainsi qu’aux bénéfices collectifs tirés par l’homme de l’environnement ».  »Révolution juridique », pour Arnaud Leroy (PS), « victoire », selon l’écologiste Laurence Abeille. « Amendement historique », a lancé l’ultramarin Serge Letchimy, reprochant à l’opposition ses « faux prétextes » pour le rejeter. Ce « progrès important » montre que « les lobbies qui avaient voulu vider la loi de sa substance il y a dix jours ont perdu », selon Pascal Canfin, directeur général du WWF-France et ex-ministre. Compte tenu du « compromis » au coeur de la rédaction finale, les écologistes ont échoué à faire ajouter l’introduction d’une amende civile. LR et UDI ont tenté, en vain, de restreindre le périmètre et les délais de prescription du préjudice. Inscrite vers la fin du texte, l’interdiction à compter de 2016 des produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes, réputés toxiques notamment pour les abeilles, semble, elle, moins acquise. La mesure, réintroduite en commission après sa suppression au Sénat, déplaît au ministre de l’Agriculture. Dans une démarche inhabituelle, Stéphane Le Foll a envoyé vendredi aux députés une lettre pour les appeler à ne pas faire de telles « interdictions brutales » au seul niveau français, par souci affiché notamment d’éviter les « distorsions » de concurrence avec les autres agriculteurs européens. Jugeant la position de l’Assemblée « plus radicale » que celle du Sénat, la secrétaire d’Etat à la Biodiversité a souhaité que le débat débouche sur « une réponse adaptée ».  Entre autres sujets de frictions attendus, la « taxe Nutella », contribution additionnelle à la taxe spéciale sur les huiles de palme, ou l’interdiction du chalutage en eaux profondes. 

 

(AFP)

Loi travail –licenciements : le Medef mécontent

Loi travail –licenciements : le Medef mécontent

 

 

 

D’une certaine manière, le Medef relaie le mécontentement exprimé par la CGPME concernant la modification apportée aux conditions de licenciement dans le projet de loi travail. Du coup le patron du Medef demande de revenir à la première version du projet. Une contestation de nature économique mais aussi idéologique. Même s’il est vrai que le les conditions du contrat de travail doivent évoluer avec des garanties réciproques pour les patrons comme pour les salariés il n’empêche qu’il ne s’agit sans doute pas là du facteur explicatif dominant des difficultés d’embauche. Le frein à l’embauche est surtout constitué par le manque de consistance des carnets de commandes ensuite par le poids de la fiscalité qui tue la compétitivité. Le patron du Medef en relayant les préoccupations de la CGPME essaye de rééquilibrer ses revendications qui favorisaient surtout les grandes entreprises dans le projet initial sur la loi travail.  Alors que Manuel Valls a présenté ce lundi une version réécrite du projet de loi Travail, le Medef a lancé qu’il allait se battre pour demander une «version 3» du projet de loi sur le travail, dont la nouvelle mouture lèse principalement les petites entreprises selon l’organisation patronale, a indiqué mardi son président Pierre Gattaz. «Nous allons continuer de demander une version 3» du texte, a déclaré Pierre Gattaz lors de sa conférence de presse mensuelle. «Les grandes victimes de cette version 2 sont les petites entreprises», qui sont pourtant le «vrai gisement des créations d’emplois», a-t-il souligné, se disant «très déçu» par les reculs sur le barème des indemnités prud’homales et les mesures permettant aux dirigeants de petites et moyennes entreprises (PME) de trouver un accord directement avec leurs salariés.  Pierre Gattaz, le patron du Medef, se désole: «ce qui nous ennuie considérablement, c’est le déplafonnement des prud’hommes, car sachez que c’est un élément important pour que les employeurs, notamment les plus petits, puissent relancer l’emploi».  «C’est bien ce que nous craignions, c’est une réforme à l’envers», a souligné pour sa part le numéro un de la CGPME, François Asselin. «Il y aura malheureusement peu d’avancées» concernant les TPE et les PME, a-t-il déclaré, déplorant notamment un compte personnel d’activité qui s’élargit sur le champ de la formation avec un droit universel à la formation pour tout demandeur d’emploi. «Que restera-t-il pour la formation continue dans les entreprises?», s’est interrogé François Asselin qui redoute les changements éventuels que le texte pourrait encore subir lors de son examen à l’Assemblée nationale. Le dirigeant patronal craint que le texte ne se retourne contre ceux pour qui normalement il était fait.

 

Le journal du Dimanche : suppression de 30 % des effectifs

Le journal du Dimanche : suppression de 30 % des effectifs

Encore un grand média soumis un plan drastique de réduction des effectifs. Cette fois c’est le JDD qui pourrait perdre 30 % de ses les emplois. Un phénomène récurrent dans la plupart des grands médias concurrencés par de nouveaux modes d’information et aussi victimes  il faut bien le dire de la routine coupable qui consiste essentiellement à reproduire des dépêches d’agence, du gouvernement ou des lobbys sans autre analyse. Conséquence globale une baisse d’audience et une diminution des revenus de la publicité. D’une certaine manière c’est le modèle économique de la grande presse qui est en cause et derrière sa ligne éditoriale. . La rédaction du Journal du Dimanche pourrait donc voir 30 % de ses postes supprimés dans le cadre du plan de départs volontaires annoncé par sa maison-mèreLagardère Active. Ce plan porte en effet sur 220 postes en 2016 dans les activités presse (Elle, Paris Match, Le JDD, Télé 7 Jours, Ici Paris, France Dimanche,…) et publicité du groupe. Les rédactions des trois titres phare du groupe, Le JDD, Paris Match et Elle, devraient être particulièrement touchées par ce plan, qui sera détaillé titre par titre lors d’un comité d’entreprise mardi. Au JDD, qui fonctionne actuellement avec une rédaction d’une cinquantaine de personnes, entre 15 et 16 postes sont concernés par le plan, selon une source proche du dossier, qui ajoute qu’il devrait y avoir « des réductions encore plus fortes ailleurs ». Paris Match et Elle pourraient voir leurs effectifs réduits « d’environ 20 % », selon PresseNews.

Brésil : manifestation monstre contre le pouvoir

Brésil : manifestation monstre contre le pouvoir

 

Près de 3 millions de personnes ont manifesté au Brésil pour protester contre la politique du gouvernement et en particulier contre la présidente Dilma Rousseff, engluée à la fois dans une crise économique et la corruption. Même l’ancien président Lula est impliqué.  Dans la seule ville de Sao Paulo, la plus grande ville du Brésil, 1,4 million de personnes ont défilé aux cris de « Dilma dehors », selon un chiffre du secrétariat à la Sécurité publique qui a évalué le nombre de participants à 1,8 million dans l’Etat de la capitale économique.   Avant cette estimation, le nombre total de manifestants dans le reste du géant d’Amérique latine était estimé à 1,4 million, selon des données de la police, ville par ville, compilées par le site d’informations G1. Et ce sans compter la grande manifestation de Rio de Janeiro, ville hôte des Jeux Olympiques en août prochain. Des centaines de milliers de Cariocas (au moins 700.000 selon les organisateurs) y ont défilé le long de la célèbre plage de Copacabana. D’importantes manifestations ont également eu lieu dans la capitale Brasilia (100.000 participants, Curitiba (200.000), Recife (120.000), etc. Ce raz-de-marée est un très sérieux coup de semonce pour la présidente Dilma Rouseff, qui est sous la menace d’une procédure parlementaire et voit sa coalition voler en éclats. Le Brésil est paralysé depuis plus d’un an par une crise politique majeure, envenimée par les révélations continues du méga-scandale de corruption autour du géant étatique pétrolier Petrobras, sur fond de profonde récession économique.

 

Législatives partielles : le PS éliminé dans deux élections

Législatives partielles : le PS éliminé dans deux élections 

Le parti socialiste a été éliminé des le premier tour dans 2 des 3  législatives partielles de ce week-end .Les candidats Les Républicains de la 10e circonscription du Nord et de la 2e de l’Aisne sont arrivés en tête dimanche soir du premier tour d’élections législatives partielles, et affronteront un candidat frontiste au second, le PS étant éliminé. Dans le Nord, Vincent Ledoux, maire de Roncq et vice-président de la Métropole Européenne de Lille, a obtenu 46,84% des suffrages. Il se trouve en ballottage face à la candidate frontiste (25,22%) Virginie Rosez, lors d’un scrutin où la participation n’a atteint que 21,7%. Le candidat socialiste Alain Mezrag se place en troisième position avec 11,24% des voix. Viennent ensuite les candidats EELV (5,90%), PCF (5,10%), LO (2,96%), DVD (1,49%) et MRC (1,24%).  Dans la 2e circonscription de l’Aisne, où les électeurs doivent élire le successeur à Xavier Bertrand qui a démissionné de son mandat pour se consacrer à la région Nord-Pas-de-Calais/Picardie après son élection, Julien Dive (LR) est arrivé en tête avec 36,28% des suffrages. M. Dive, 31 ans, ancien responsable des Jeunes populaires et maire d’Itancourt depuis 2014, devance la frontiste Sylvie Saillard (28,79%) et la socialiste Anne Ferreira (15,69%). Un candidat sans étiquette, Eric Norel (5,79%), arrive en 4e position, devançant deux candidats communistes, Gérard Brunel (3,80%) et Corinne Becourt (3,48%), puis ceux d’EELV (3,33%), LO (2,21%) et Belaïdi Lograda, sans étiquette (0,63%).
La participation à ce scrutin a été de 33,97%, selon la préfecture.

Loi Travail: où est le cap ? (Berger)

Loi Travail: où est le cap ? (Berger)

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Laurent Berger le patron de la CFDT s’interroge à juste titre sur le projet social que sous-tend la loi. Il lui reproche un manque de vision et de cap. De toute évidence le responsable de la CFDT a durci un peu ses positions du fait de certains remous internes il est donc probable qu’il risque de prendre un peu de temps avant de se prononcer définitivement sur les modifications annoncées aujourd’hui lundi par le gouvernement « Il faut fixer un cap, ce que nos gouvernants ont du mal à faire, et fixer les façons d’y arriver. C’est ce qui manque, je crois, sur la loi Travail, il aurait suffi de dire on veut davantage de négociations collectives et on veut créer de nouveaux droits, notamment pour les jeunes, à travers le Compte personnel d’activité ».  »Si on enlève les mesures néfastes dans ce projet, très bien. Si ce n’est pas le cas, on ira au clash ». « Le moment est grave parce que la situation actuelle n’est pas satisfaisante: c’est 5 millions de chômeurs, ce sont deux millions de précaires, un marché du travail qui a du mal à faire la place aux plus jeunes ou aux seniors ou au moins qualifiés. C’est pour cela qu’il faut éviter deux impasses: l’impasse du statu quo (…) et l’impasse de déréglementation libérale »

Mélenchon pour un défilé des « insoumis » le 5 juin

Mélenchon pour un défilé des « insoumis » le 5 juin

Pour dénoncer la politique européenne, les positions gouvernementales et défendre l’emploi, La France insoumise, par la voix de Jean-Luc Melenchon, souhaite une mobilisation massive des Français le 5 juin prochain dans un « rassemblement populaire, sans doute à la place Stalingrad » à Paris, a indiqué le député européen dans l’émission C Politique dont il était l’invité sur France 5 dimanche 13 mars. Ce mouvement lancé sur internet le mois dernier appuie la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle et aurait déjà recueilli 75.000 signatures sur son site. « Nous verrons à ce moment-là le défilé des insoumis », a averti Jean-Luc Mélenchon. Après avoir noté qu’en 2012, il avait dit « place au peuple, parce qu’à l’époque, le peuple était sur les places dans le monde », le cofondateur du Parti de gauche a affirmé que « cette fois-ci, le rebond de la France repose sur ceux qui n’acceptent pas de se soumettre, que ce soit aux traités européens, à la modestie de leurs conditions de vie quotidienne, en étant lanceur/lanceuse d’alerte ou ouvrier syndicaliste qui défend son emploi ». « Il faut proposer aux gens des choses sérieuses. Ils n’en peuvent plus. Il faut leur montrer comment on peut changer la vie », a lancé le candidat à l’élection présidentielle.

Loi travail: taxer le « turn-over » dans les entreprises (Francis Kramarz, économiste)

Loi travail: taxer le « turn-over » dans les entreprises (Francis Kramarz economiste)

 

(Interview Challenges)

Face à la mobilisation contre la réforme du Code du travail, le gouvernement envisage de surtaxer les CDD courts, est-ce une bonne idée ?

Le problème, ce ne sont pas les CDD, c’est la dichotomie entre CDD et CDI. Les CDI sont trop protégés et les CDD trop souples. La gauche a une responsabilité dans cette situation puisque ce sont les lois Auroux de 1982, sous François Mitterrand, qui ont fortement assoupli les conditions de recours aux CDD. C’était une folie ! Il faut revenir à une limitation beaucoup plus stricte des CDD et pousser ainsi les entreprises à moins organiser leur production autour de contrats courts. Les CDD doivent se cantonner à des motifs très précis : remplacement, hausse de l’activité, etc.

Une nouvelle taxation des CDD risque-t-elle de réduire le nombre d’embauches et de pénaliser encore l’emploi des jeunes ?

La taxation des CDD, telle qu’elle est envisagée, aura peu d’effets sur les comportements des entreprises. Avec la prime de précarité, les CDD sont déjà surtaxé de l’ordre de 10 % par rapport au CDI et cela n’empêche pas les employeurs d’y recourir. Le gouvernement ferait mieux de s’attaquer au sujet de la transformation des emplois CDD en CDI en taxant le turn-over dans les entreprises.

Quelle solution proposez-vous ?

Le système de bonus-malus appliqué aux Etats-Unis est pertinent. Là-bas, chaque entreprise dispose d’un compte individuel qui recense leurs cotisations et les dépenses qu’elles font supporter à l’assurance chômage. Plus les entreprises licencient, plus elles paient de cotisations. Et celles qui mettent à la porte des employés qui pointeront plusieurs années au chômage contribuent davantage que celles dont les licenciés retrouvent un job rapidement. Avantages : cela favorise les entreprises qui privilégient les emplois de long terme et incite celles obligées de licencier à former leurs salariés pour qu’ils se recasent facilement.

Pourquoi les syndicats défendent-ils la surtaxation des CDD ?

Le discours de beaucoup de syndicalistes, par exemple à la CGT, est navrant. Ils défendent les intérêts des salariés en CDI sans se soucier de la masse de précaires qui ne parviennent pas à décrocher un vrai job. Le problème, c’est qu’ils continuent de peser lourd dans les négociations, alors même qu’ils ne représentent qu’une très faible part des travailleurs.

Aéroports de Nice et Lyon : toujours à vendre sur le bon coin

Aéroports de Nice et Lyon : toujours à vendre sur le bon coin

 

De toute évidence le gouvernement n’a pas retenu les leçons de la vente des les autoroutes des équipements qui rapportaient beaucoup d’argent à l’État et qui rapportent  maintenant aux sociétés privées. Mais compte tenu de l’état dramatique des finances publiques l’État continue  de vendre des bijoux de famille y compris des infrastructures aussi stratégiques que les aéroports qui pourront même être contrôlée=s par des capitaux étrangers. Une aberration économique et stratégique. On comprend évidemment que l’État cherche à boucher les trous récurrents du budget et de la dette mais ce n’est pas en vendant des actifs rentables qu’on y parviendra mais en réduisant le train de vie du fonctionnement. Au point de déliquescence que connaît la gestion des finances publiques on peut s’étonner de ne pas retrouver la vente des deux aéroports sur le bon coin ! L’Etat a lancé formellement jeudi le processus de privatisation partielle des aéroports de Nice et Lyon en publiant les cahiers des charges de ces deux opérations sur le site de l’Agence des participations de l’Etat. L’Etat s’est déjà désengagé en 2014 de l’aéroport de Toulouse et la cession de ses participations de 60% dans ceux de Nice et Lyon pourrait lui rapporter jusqu’à 1,5 milliard d’euros. De nombreux groupes et fonds d’investissement spécialisés dans les infrastructures ont manifesté leur intérêt pour ces deux aéroports régionaux français. Des offres sont notamment attendues de groupes comme l’italien Atlantia, l’opérateur de l’aéroport de Rome, l’australien Macquarie et de fonds comme Ardian, Global Infrastructure Partners ou Industry Funds Management. Le groupe espagnol d’infrastructures Ferrovial et son allié la société d’investissement Meridiam ont confirmé jeudi leur intérêt pour les deux aéroports,

Compétitivité, le remède : la baisse des salaires pour France Stratégie !!!

Compétitivité,  le remède : la baisse des salaires pour France Stratégie !!!

 

Comme s’il n’y avait pas déjà suffisamment d’administrations, d’institutions, d’observatoires et de lieux officiels de réflexion, le gouvernement a créé France stratégie, un think thank autant pour se mettre à la mode pour faire passer les idées  ultralibérales du gouvernement. Régulièrement France stratégie outil gouvernemental de prospective déverse ses réflexions sur les sujets de manière très approximative mêlant  propos de technocrates à des réflexions de bistrot dans un emballage ultralibérale. Cette fois France stratégie propose ni plus ni moins que de s’attaquer aux salaires pour permettre à la France de retrouver une compétitivité perdue. Certes on ne parle pas de diminution des salaires mais de modération salariale,  ce qui revient au même ;  sans même approfondir les nombreux autres facteurs explicatifs interactifs qui effectivement affaiblissent la compétitivité du pays. Pas étonnant France Stratégie publie une étude par semaine, le même rythme que Gala ou Closer avec la même pertinence. De quoi se demander à quoi servent tous les services économiques de chaque ministère ou interministériels. «  Nos parts de marché se sont stabilisées, notre déficit commercial a diminué, l’écart de compétitivité-coût avec l’Allemagne, notre principal concurrent sur les marchés tiers, s’est réduit, et les entreprises reconstituent leurs marges  », en conclut France Stratégie, le think tank gouvernemental chargé de la prospective dans une étude dévoilée ce jeudi. Une étude qui sera suivie de beaucoup d’autres, le think tank ayant décidé de publier chaque semaine une note sur des enjeux pour la décennie 2017-2027 à l’approche de l’élection présidentielle. Néanmoins, des efforts doivent encore être fournis, estime France Stratégie qui préconise une série de mesures, et notamment de poursuivre la modération salariale, en prenant exemple sur les exemples espagnols et italiens. Ainsi, la France espère que la recette qui a marché en Allemagne fonctionnera également en France. Des propositions en tout cas qui risquent encore d’augmenter le risque déflationniste qui menace la France engluée dans une croissance molle et pour longtemps.

Légion d’honneur: Le prince héritier d’Arabie saoudite décoré «à sa demande» ?

Légion d’honneur: Le prince héritier d’Arabie saoudite décoré «à sa demande» ?

Le magazine Causette affirme jeudi que cette décoration serait intervenue à la demande du royaume. On sait bien que ces distinctions ont surtout un caractère symbolique pour récompenser les mérites dans de nombreux domaines y compris des domaines plus ou moins ésotériques voire douteux. Dès lors  pour éviter les confusions il serait peut-être utile de réfléchir à une distinction spécifique uniquement destinée aux relations diplomatiques d’autant que ce n’est pas la première fois que la France récompense des responsables de pays à régime dictatoriaux. Le mensuel féminin publie un échange de mails entre l’ambassadeur de France en Arabie saoudite, Bertrand Besancenot, et le conseiller de François Hollande pour le Moyen-Orient, David Cvach : « Cher David, écrit l’ambassadeur, je me permets de t’envoyer la copie jointe de la proposition de décoration pour le prince Mohamed ben Nayef. Je sais que certains s’interrogent sur l’opportunité de décorer maintenant le prince héritier, peu de temps après la campagne médiatique contre l’Arabie Saoudite en France. Certes, le royaume n’a pas bonne presse… ». Bertrand Besancenot précise ensuite : « Il me paraît indispensable de répondre à sa demande de recevoir la Légion d’Honneur, à un moment où il souhaite renforcer sa stature internationale ». Puis dans un autre mail publié par Causette, Jérôme Bonnafont, directeur de la section Afrique du Nord et Moyen-Orient du cabinet de Jean-Marc Ayrault au ministère des Affaires étrangères, donne ses conseils sur la communication : « Il faut que ce soit discret vis-à-vis des médias mais sans dissimulation », écrit-il, en recommandant d’évoquer la lutte contre Daesh et d’ajouter « pour faire bonne mesure, des éléments droit de l’homme dans les éléments se langage bien sur. » .

Le Bon Coin : réseau social ou auberge espagnole ?

Le Bon Coin : réseau social ou auberge espagnole ? 

Dans une interview au JDD le directeur général du bon coin explique pourquoi ce site est devenu un observatoire de la consommation du Français et même au-delà un réseau social de partage. Une vision peut-être optimiste car si on ne peut nier l’extraordinaire succès de ce site il faut bien convenir aussi qu’on y trouve également un peu n’importe quoi, de bonnes occasions mais aussi de belles  arnaques. À signaler toutefois le très important rôle que joue désormais le bon coin pour l’emploi  puisque 200 000 offres sont gérées par le site quand Pôll emploi avec son énorme machine administrative de plus de 50 000 salariés n’en gère que 500 000. (Interview JDD)

Des millions de Français vident leurs placards sur Le Bon Coin. Qu’apprend-t-on sur leurs pratiques de consommation?
Quand on s’est lancé en 2006, on fonctionnait comme une brocante virtuelle. Aujourd’hui, nos clients nous écrivent. Ils nous demandent de plus en plus de services et des nouvelles fonctionnalités, comme la géolocalisation ou la messagerie intégrée. En supprimant le commerçant, on leur a donné l’envie du partage et la curiosité de leur voisinage. Quand ils vendent pour 1€ un cageot de pommes, ce n’est pas pour gagner de l’argent, c’est parce qu’ils ont vidé leur arbre et veulent en faire profiter quelqu’un et le rencontrer.

C’est la crise de 2008 ou l’explosion du commerce en ligne qui a fait le succès des ventes d’occasion?
La crise a eu un impact mineur. C’est l’Internet haut débit qui a provoqué le déclic en drainant des millions de consommateurs vers le Web. Du jour au lendemain, ils se sont mis à jouer à la marchande. Mais ce sont des consommateurs raisonnés : ils peuvent s’offrir un vélo neuf très cher et acheter des meubles d’occasion. Ils arbitrent. Surtout, ils ne veulent plus jeter ou stocker. Et ils cherchent des objets rares et uniques, comme des vêtements vintage chez les jeunes de 15 à 29 ans, qui ne veulent ressembler à personne d’autre.

 

Nos habitudes de consommation ont-elles fondamentalement changé?
Nous entrons dans une consommation du partage. Avant, un bien avait un prix. Aujourd’hui, il a une valeur d’usage et de partage. Quand il a épuisé son utilité, on le remet sur le marché et cela crée une circulation vertueuse. Les smartphones deviennent ainsi accessibles à une population qui ne pouvait pas se les offrir à prix neuf. Et parce que les objets bougent, cela apporte aux marques une nouvelle clientèle qu’elles n’avaient souvent pas ciblée.

Ressentez-vous les effets conjoncturels de la crise à travers vos petites annonces?
Nous avons nos propres indicateurs de marché : le nombre d’offres déposées et la durée de vie des annonces. Mais nous nous portons mieux quand il y a de la croissance. On ressent aussi très vite les crises sectorielles ou propres à une marque. La crise du diesel, on l’a vue dans nos chiffres de septembre à novembre. Pour nos annonces d’emplois, nous avons déjà constaté des mouvements de reprise l’an dernier et clairement depuis le début de l’année. Au cours des trois dernières semaines, nous avons reçu 40.000 offres.

 

Le Bon Coin crée du lien entre vendeurs et acheteurs : êtes-vous prêts à devenir un réseau social?
Nous gérons une communauté de 23 millions de visiteurs par mois. Et nous voulons leur fournir un meilleur service et des petits bonheurs au quotidien. Notre ADN reste la transaction. Nous nous interrogeons sur notre capacité à aller plus loin pour offrir notamment des moyens de paiement. Nous avons déjà ouvert 15 millions de comptes pour nos utilisateurs réguliers, qui nous demandent aussi de les informer sur les événements de leur ville ou de leur quartier. Et certaines associations détournent nos annonces pour faire passer des messages.

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