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Des forces d’intervention rapides dans tout le pays ?

Des forces d’intervention rapides dans tout  le pays ?

 

Le ministre de l’Intérieur propose que   »les forces d’intervention rapide, celles du GIGN en ce qui concerne la gendarmerie, du Raid et de la BRI en ce qui concerne la police nationale, soient réparties (…) de manière à ce que la totalité du territoire national soit couvert par la présence de ces forces ».  Il a demandé au directeur général de la gendarmerie nationale Denis Favier, au directeur général de la police nationale Jean-Marc Falcone, et au préfet de police de Paris Michel Cadot de « réfléchir à la mise en place d’un schéma d’emploi qui permettrait d’atteindre notamment cet objectif », a précisé son entourage. Le ministre avait déjà annoncé le 11 janvier l’implantation de quatre nouvelles antennes régionales du GIGN, des pelotons d’intervention interrégionaux de gendarmerie (PI2G). Ils seront basés à Nantes, Tours, Reims et Mayotte. « Le niveau de menace est au moins aussi élevé » que le 13 novembre ou en janvier 2015, a estimé Bernard Cazeneuve. Il suffit de « regarder l’actualité pour constater que chaque jour au cours de la semaine qui vient de s’écouler, des violences, des attentats, des tentatives de crimes motivés par des considérations terroristes, ont eu lieu en France, au Burkina Faso, en Turquie ».

Remise en cause des 35 heures…. Mais sans le dire !

Remise en cause des 35 heures…. Mais sans le dire !

 

Hollande n’a pas renversé véritablement la table comme le proposait  Macron  dans le cadre du plan de relance de l’emploi ;  comme d’habitude il a préféré la stratégie à la fois molle et floue. Il en est ainsi concernant les 35 heures. D’abord pas question de toucher au dogme, la durée légale sera toujours fixée à 35 heures. Cependant dans l’intérêt de l’emploi, il sera possible d’aménager les 35 heures voire même de les supprimer. En effet dans le cadre d’accords d’entreprises, on pourra d’une part dépasser cette durée légale et surtout revoir les conditions de rémunération des heures supplémentaires. On pourrait vraisemblablement aller jusqu’à quasi  suppression de la majoration salariale des heures supplémentaires. On suppose toutefois que cette éventualité devra s’inscrire dans des procédures réglementaires voire conventionnelles à définir de telle sorte que l’incertitude demeurera sur cette question pendant encore un long moment. Il est clair que renoncer purement et simplement aux 35 heures et revenir aux 39 heures sans compensation salariale aurait été plus simple et plus lisible. Mais une telle décision aurait sans doute été de nature à réveiller la gauche de la gauche. Du coup on va permettre la remise en cause des 35 heures mais dans certaines conditions et sans trop le dire. La future réforme du Code du travail accordera aux entreprises de nouveaux assouplissements sur le temps de travail, notamment sur la majoration des heures supplémentaires, sans toucher à la durée légale de 35 heures, a annoncé François Hollande. Les accords d’entreprises pourront « fixer les modalités d’organisation du temps de travail, sans remettre en cause la durée légale, en permettant par exemple de fixer le taux de majoration ou le nombre d’heures supplémentaires, ou de moduler davantage le temps de travail au-delà même de l’année ». Il a précisé que ces accords pourraient « s’imposer au contrat de travail », quand ils sont « conclus dans l’intérêt de l’emploi ».

Iran : le business remplace la menace nucléaire

Iran : le business remplace la menace nucléaire

Finalement l’Iran a échangé sa menace nucléaire contre la promesse de rétablir le business avec son pays. Un pays étranglé par les sanctions des pays occidentaux tout autant que par son isolement volontaire voulu par les intégristes qui craignent que le développement des échanges internationaux ne vienne pervertir leur idéologie du repli sectaire. Du côté occidental, on se réjouit  de cette normalisation des relations économiques avec l’Iran. Ce pays producteur de pétrole va certainement peser sur les cours et éviter ainsi une brusque remontée des prix de cette matière première. Surtout,  l’Iran constitue un marché pour les débouchés des productions occidentales. On envisage par exemple assez rapidement une commande de plus de 100 Airbus. À l’intérieur de l’Iran, une grande partie de l’opinion publique souhaite cette ouverture économique et même culturelle sur le monde « L’économie iranienne est libérée des chaînes des sanctions, il est temps de construire et de croître », a tweeté samedi le président Hassan Rohani après l’annonce de la levée des sanctions internationales qui frappaient son pays depuis cinq ans en raison du programme nucléaire de Téhéran. A levée des sanctions cela  permettra au pays d’acheter de nouveau non seulement des avions et des biens d’équipement industriels mais aussi de se fournir en médicaments et en produits de grande consommation. Le financement pourrait en être assuré au départ par le déblocage des actifs confisqués dans le cadre des sanctions (L’actif bloqué est évalué entre 50 et 100 milliards de dollars). Il conviendra cependant d’être attentif aux réactions inévitablement négatives des religieux les plus les intégristes dont les soutiens profitent largement de la corruption généralisée dans ce pays. Autre sujet de préoccupation, les réactions possibles de l’Arabie Saoudite principal concurrent de l’Iran ; premier rival géopolitique et économique dans la région (le PIB de l’Arabie Saoudite et de l’ordre de 650 milliards pour 400 actuellement concernant l’Iran).

Pacte de responsabilité : des pseudos accords avec le patronat

Pacte de responsabilité : des pseudos accords avec le patronat

D’après le Medef qui cherche à  légitimer le pacte de responsabilité il y aurait 56 branches professionnelles sur 78 adhérentes au Medef qui se seraienit engagées  sur la question de l’emploi. Première observation,  le Medef ne couvre pas la totalité des branches professionnelles au nombre d’environ 700 dont il est vrai de nombreuses très petites. Seconde observation surtout,  quand le Medef parle de négociation il s’agit le plus souvent de relevé de discussion dont certaines d’ailleurs n’ont rien à voir avec le pacte de responsabilité et qui s’inscrivent dans l’obligation de négociation annuelle avec les syndicats. De toute façon comme le soulignent  certains syndicats un éventuel engagement réel en faveur de la création d’emplois était illusoire. En effet la création d’emplois ne peut être que de la responsabilité de chaque entreprise qui adapte sa politique d’embauche en fonction de l’évolution de son carnet de commandes. En outre ce pacte de responsabilité n’était pas ciblé et ne tenait  pas compte de l’environnement concurrentiel spécifique de chaque branche. Pour résumer ce pacte obéissait  à une logique de réduction de la fiscalité. Un objectif nécessaire mais encore bien insuffisant pour redonner la compétitivité indispensable à une économie plombée à la fois par le niveau des prélèvements obligatoires et aussi par les procédures bureaucratiques. Enfin dernière observation, puisqu’il s’agit d’une baisse de la fiscalité on se demande bien pourquoi cette dernière devait être négociée avec les seuls syndicats. Quelque 56 branches sur les 78 adhérentes au Medef ont signé un accord avec les syndicats ou proposé un relevé de conclusions dans le cadre du Pacte de responsabilité, selon le chiffrage établi par l’organisation patronale et communiqué au JDD. Alors que les syndicats s’interrogent sur le bilan de ce dispositif, et à l’approche d’un rendez-vous à Matignon promis par Manuel Valls fin janvier, le Medef estime que la dynamique est favorable. « C’est éminemment positif. On fait un mauvais procès au Medef, la mobilisation n’a jamais faibli. On sait bien qu’une signature ne crée pas automatiquement des emplois mais elle instaure de la confiance », dit-on au siège avenue Bosquet. D’autres signatures sont attendues, par exemple dans l’industrie pharmaceutique, l’ameublement ou la sécurité privée. Selon les observations patronales, les branches concernées représentent 11 millions de salariés, 8 millions pour celles ou l’accord est conclu en bonne et due forme. Parmi ces dernières, 83% ont proposé des mesures pour l’emploi ciblant des publics prioritaires comme les jeunes et les seniors, 62% ont pris des engagements chiffrés sur les contrats en alternance, 12% ont mentionné des mesures pour le pouvoir d’achat. Les syndicats avancent, eux, des résultats bien inférieurs, fondés sur le décompte du gouvernement: seuls 14 accords ou relevés ont eu lieu dans les 50 principales branches officiellement suivies par le ministère du Travail et sept autres accords dans des branches plus petites. « On n’est pas satisfaits, nous demandons que le Medef engage ses représentants à négocier », gronde la CFDT. « Ces pseudos-accords ne sont qu’une refonte de négociations obligatoires ou déjà engagées. Les créations d’emplois ça n’appartient pas au Medef, mais aux entreprises quand elles ont de nouvelles commandes, pas besoin d’être prof d’éco pour le comprendre », peste Pascal Pavageau, négociateur de FO.

Fabius soutient maintenant l’accord sur le nucléaire iranien

Fabius soutient maintenant l’accord sur le nucléaire iranien

 

Laurent Fabius longtemps opposé à l’accord sur le nucléaire iranien s’est déclaré en faveur  de   l’accord conclu en juillet dernier entre les grandes puissances et Téhéran. Il aura fallu du temps pour que la France modifie sa position sur le sujet. En cause la montée du terrorisme islamique partout dans le monde qui justifie désormais la recherche d’une alliance la plus large non seulement pour exterminer l’état islamique mais aussi pour rechercher à terme des solutions politiques de sortie de crise. Il y a sans doute aussi les perspectives de débouchés commerciales pour leur et la France,-la promesse de l’Iran d’acheter très rapidement une centaine d’Airbus par exemple. « L’AIEA ayant vérifié que l’Iran avait accompli les mesures de démantèlement nucléaire prévues par l’accord du 14 juillet 2015, les principales sanctions économiques et financières sont levées », déclare-t-il dans un communiqué. « C’est une étape importante pour la paix et la sécurité, ainsi que pour les efforts internationaux de lutte contre la prolifération nucléaire », ajoute le chef de la diplomatie française. « Par sa position de fermeté constructive, la France a fortement contribué à la conclusion de cet accord ; elle sera vigilante dans son strict respect et sa mise en ouvre », ajoute Laurent Fabius.

EDF et Areva augmentent : des provisions très aléatoires pour le site de Bure

EDF et Areva augmentent : des provisions très aléatoires pour le site de Bure

 

Ensemble EDF et Areva ont prévu de provisionner 1 milliards en 2015 pour le financement du centre d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure dans la Moselle. Il s’agit d’amortir le coût de ce centre, un coup évalué à 25 milliards. D’autres avancent un coû de 50 milliards Une évaluation en réalité tout à fait approximative puisque datant de 2011 et surtout devant prendre en compte des conséquences de la charge financière pendant au moins 150 ans voire davantage. Ce qui est certain c’est que la filière du nucléaire va droit dans le mur du point de vue financier en l’état actuel des modalités de son financement. Il faut aussi prendre en compte une cinquantaine de milliards seront aussi nécessaires pour prolonger la vie du parc nucléaire actuel et prévoir 200 milliards pour son remplacement à terme. Bien entendu aucune méthodologie sérieuse ne peut calculer les coûts du site d’enfouissement sur une telle période.. EDF a donc annoncé vendredi qu’il allait passer une charge d’environ 800 millions d’euros dans ses comptes 2015, qui réduira de l’ordre de 500 millions d’euros son bénéfice net annuel, suite à la décision de la ministre de l’Energie Ségolène Royal fixant à 25 milliards d’euros le coût du centre d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo. Le groupe a ajouté que son conseil d’administration déterminera les conséquences de cette provision sur le dividende.     »Ce coût est fixé à 25 milliards d’euros aux conditions économiques du 31 décembre 2011, année de démarrage de l’évaluation des coûts », indique un arrêté signé vendredi par Ségolène Royal, et consulté par l’AFP. « Le coût afférent à la mise en œuvre des solutions de gestion à long terme des déchets radioactifs de haute activité et de moyenne activité à vie longue est évalué sur une période de 140 ans à partir de 2016″, précise le texte

Une taxe européenne sur le carburant pour financer les migrants ?

Une taxe européenne sur le carburant pour financer les migrants ?

Le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble tout en affirmant sa solidarité avec Merkel souligne enfin les contradictions de la politique migratoire  de cette dernière. D’abord en insistant sur la nécessité d’y mettre un terme en tout cas de la réguler très sérieusement ensuite en évoquant la question du financement de l’accueil des réfugiés. Pour cela le ministre des finances allemand propose une taxe européenne sur  le carburant Wolfgang Schäuble, a évoqué samedi l’hypothèse d’une taxe européenne sur l’essence pour, en cas de besoin, faire face financièrement à la crise des réfugiés, dans une interview au quotidien Süddeutsche Zeitung. « Si les budgets nationaux ou le budget européen ne suffisent pas, mettons nous alors d’accord pour instaurer par exemple une taxe d’un certain niveau sur chaque litre d’essence », a déclaré le ministre dans le grand quotidien de Munich. « Ainsi nous aurions les moyens pour une réponse européenne à la question des réfugiés », a-t-il estimé, jugeant que « la solution du problème ne devait pas échouer en raison d’une limitation des moyens » mis en œuvre. Le ministre a jugé que les évènements de Cologne (ouest de l’Allemagne)- une série d’agressions, notamment sexuelles, attribuées à des migrants, la nuit du Nouvel An – « renforçaient la pression » pour trouver rapidement « une solution au problème du contrôle des frontières extérieures de l’Union européenne ». « C’est incontestable », a-t-il jugé. « Le problème doit être réglé sur la scène européenne », a poursuivi le ministre. « Dans le cas contraire, il n’y a pas que l’Allemagne qui en subira les conséquences, comme certains semblent le penser, mais ce sont nos voisins et les pays des Balkans, jusqu’à la Grèce, qui seront massivement touchés ». « Les choses vont trop lentement en Europe », a-t-il déploré, affirmant soutenir pleinement la chancelière Angela Merkel dans ses efforts pour trouver une solution. « Je soutiens avec toute la force de mes convictions ce qu’a dit la chancelière: il faut régler le problème au niveau des frontières extérieures de l’Europe », a-t-il insisté. « Si le problème n’est pas résolu à ce niveau, il le sera au niveau des frontières nationales …. »

LE CAC VERS LES 3500 POINTS ?

LE CAC VERS LES 3500 POINTS ?

 

On ne peut encore qualifier de mini-krach ce qui se passe sur les marchés financiers cependant cela y ressemble beaucoup. En effet par exemple le CAC  40 a perdu dans les premiers jours de 2016 toutes les progressions qu’il avait enregistrées en 2015. Du coup il paraît bien difficile de dire jusqu’où ira cette chute certains estimant qu’on pourrait retomber vers les 3500 à 3600 points. Ce qui caractérise actuellement les marchés boursiers c’est une succession de mouvements de yo-yo très prononcés mais qui s’inscrit structurellement à la baisse. En cause évidemment les incertitudes sur la croissance mondiale de 2016 dont les prévisions ont déjà été revues à la baisse par le FMI et la Banque mondiale. Aussi les dangers que présente la situation géo politique. À cet égard l’extension des mouvements terroristes au Burkina Faso n’est pas de nature à rassurer. Le principal facteur explicatif vient du tassement économique prononcé enregistré en Chine et dans les pays émergents. Au ralentissement économique s’ajoute en Chine des risques de crack nourri par la crise généralisée d’endettement. À Paris, le CAC 40 a perdu 2,38% ce vendredi et tombe ainsi à près de 4200 points. Il a lâché 9,2 % depuis le début de l’année et a effacé l’essentiel de la hausse qu’il avait engrangé l’an dernier. La Bourse de Paris connaît un début d’année calamiteux. Vendredi le CAC 40 a perdu 2,38 % pour finir tout juste au-dessus des 4200 points. En seulement deux semaines, il a déjà perdu 9,2 % et a ainsi totalement effacé ses gains de 2015. Les autres grandes places européennes sont logées à la même enseigne: la Bourse de Francfort a déjà perdu plus de 11 %, celle de Londres plus de 7 %, tandis que Madrid et Milan flirtent avec une chute de près de 10 %. Wall Street s’enfonce aussi dans le rouge avec un plongeon de plus de 8 % pour le Dow Jones en 2016 et d’environ 10 % pour le Nasdaq.

Pollution véhicules Renault : Royal se tire dans le dos de l’industrie automobile française

Pollution véhicules Renault : Royal se tire dans le dos de l’industrie automobile française

 

Au lendemain de la révélation aux États-Unis du trucage des véhicules Volkswagen, Ségolène royale a voulu faire un coup. Elle a d’abord enfoncé le constructeur allemand puis à rééquilibré  son propos en indiquant que des contrôles seraient effectués sur toutes les marques en France. Une nouvelle fois Ségolène Royal est victime de sa pathologie exhibitionniste pour avoir parlé trop vite et trop fort sans en mesurer les conséquences. La révélation d’enquête chez Renault menée par la direction de la répression des fautes à l’initiative du gouvernement constitue en faite un coup de poignard dans le dos de l’industrie automobile française. Pourquoi ? Parce qu’on sait  depuis très longtemps que la plupart des véhicules automobiles dépassent  de très loin les normes de pollution et que par ailleurs la consommation annoncée de carburant est complètement mensongère. Pourquoi dès la avoir demandé à la brigade de répression des fraudes de vérifier ces évidences chez Renault. Il aurait été certainement plus constructif de réunir un groupe d’experts pour réfléchir à un plan visant à rapprocher la pollution réelle des normes. Avec le cirque médiatique qu’a provoqué Ségolène c’est l’industrie automobile française qui est touchée alors que toutes les marques françaises ou étrangères sont en dehors des clous en matière d’émission polluante. L’État lui-même a été incapable d’imposer dans les centres de contrôle technique des technologies d’évaluation reconstituant les conditions réelles de circulation des automobiles. Du coup Renault a essuyé jeudi un coup de tabac en Bourse à la nouvelle de perquisitions de la Direction de la concurrence sur trois de ses sites, une enquête qui ne dénote aucune fraude sur ses émissions polluantes, selon la ministre de l’Ecologie, mais a fait perdre à son titre jusqu’à près de 23% en séance. Les tests chez Renault, réalisés dans le cadre de l’enquête gouvernementale sur les émissions polluantes du diesel lancée après l’affaire Volkswagen, n’établissent pas l’existence de logiciels de fraude sur les véhicules du constructeur français, a déclaré Ségolène Royal   »Je fais toute confiance à Renault », a-t-elle dit à l’issue d’une réunion de la commission ministérielle créée à la suite du scandale VW pour vérifier les émissions polluantes réelles. La ministre a cependant confirmé des dépassements de normes chez Renault, ajoutant que ce n’est pas le cas chez l’autre constructeur français, PSA Peugeot Citroën. Une affirmation à la fois maladroite mais aussi inexacte dans la mesure où les véhicules PSA comme Renault annonce des consommations de carburant illusoire donc des ses missions qui le sont tout autant. De toute manière les conséquences désastreuses de cette opération médiatique de Ségolène Royal va retomber sur l’ensemble de l’industrie automobile française.

 

Bourses : toujours le yo-yo

Bourses : toujours le yo-yo

Alors que nombre d’experts très compétents prévoyaient une hausse des indices pour 2016, depuis le début de l’année, c’est exactement l’inverse qui se produit. Les marchés se caractérisent par une grande volatilité et des mouvements de yo-yo dans une tendance structurelle à la baisse. En cause les inquiétudes sur le tassement de la croissance mondiale, les risques de krach financier en Chine et une situation géopolitique de plus en plus dangereuse. Le fonds monétaire international, la Banque mondiale d’autres instituts ont d’ailleurs été contraints de revoir à la baisse les prévisions économiques mondiales. Dans cet environnement incertain la dégringolade des cours du pétrole pèse lourdement sur l’ensemble des matières premières et même sur la totalité des indices. Il faut donc s’attendre à ce que les marchés européens à leur tour comme au Japon comme aux États-Unis s’inscrivent aussi dans un mouvement baissier jusqu’à la fin de la semaine avant de rebondir la semaine suivante est de rechuter ensuite. Les incertitudes évoquées vont par ailleurs encourager les prises de bénéfices qui viendront tirer un peu plus la cote vers le bas. Les marchés d’actions asiatiques, notamment japonais, étaient en forte baisse jeudi à la mi-séance, la chute de Wall Street la veille ayant ravivé les craintes des investisseurs sur l’état de l’économie mondiale. A New York, l’indice phare Standard & Poor’s 500 a clôturé sous le seuil de 1.900 points (-2,5%) pour la première fois depuis septembre. Ce nouveau décrochage de Wall Street, conjugué aux prix bas du pétrole, dont l’influence sur le marché actions ne se dément pas, et aux turbulences chinoises a fait plonger l’ensemble des places financières asiatiques à l’ouverture. Au lendemain de sa première séance de hausse de l’année, la Bourse de Tokyo a ainsi brutalement rechuté. L’indice Nikkei a ouvert nettement dans le rouge et a encore creusé ses pertes pendant la matinée, qu’il a terminée en recul de 647,55 points, soit 3,66%, à 17.068,08 points, après avoir cédé plus de 4% en cours de séance. Le Topix, plus large, n’était pas davantage à la fête, abandonnant 3,51% à 1.391,53 points. Les Bourses chinoises, qui avaient montré leur fragilité mercredi en signant une nouvelle forte baisse malgré un yuan stable, une statistique du commerce extérieur rassurante et une tentative de rebond en début de séance (voir ) ont emboîté le pas à Tokyo, bien que dans des proportions moindres.

Le taux du livret A maintenu à 0,75% : c’est trop !

Le taux du livret A maintenu à 0,75% : c’est trop !

 

 

En apparence la décision du ministre des finances de maintenir le taux du livret à 0,75 % est généreuse. En effet l’inflation officielle est presque nulle sur un an, du coup l’épargne semble récompenser. Une apparence toutefois puisque la décollectes nette de ces produits d’épargne montre le scepticisme des épargnants quand à la rémunération réelle . Le ministre des Finances, Michel Sapin, a donc  annoncé mercredi le maintien de la rémunération du Livret A à 0,75% et la baisse du taux des Plans d’épargne logement (PEL) qui seront ouverts à compter du 1er février à 1,5%, contre 2,0% jusqu’à présent. De toute évidence les  épargnants ne sont pas convaincus de l’intérêt de mettre leur épargne sur le livret A.  Pourquoi ? D’abord parce que les revenus (salaires et pensions) ne progressent plus, ensuite parce que les taux d’intérêt sont insignifiants au regard de l’inflation réelle. L’indice des prix de l’INSEE est en effet faussé par l’évolution structurelle de la consommation des ménages ; pour résumer il y a une  hausse des dépenses contraintes dans les budgets qui n’est  pas compensée  par la stabilisation ou la baisse de dépenses ajustables. La véritable inflation est donc supérieure au taux de rémunération de 0,75 % du livret A. En conséquence le Livret A  enchaîné un septième mois consécutif dans le rouge en octobre, les épargnants ayant effectué davantage de retraits que de dépôts à hauteur de 2,29 milliards d’euros, selon des données publiées lundi 23 novembre par la Caisse des dépôts. Au terme des dix premiers mois de l’année, la décollecte nette sur ce produit atteint 8,50 milliards d’euros, un niveau sensiblement supérieur à celui constaté sur l’ensemble de 2014 (-6,13 milliards d’euros). Comme septembre, octobre est généralement un mauvais mois pour le Livret A puisque ses détenteurs ont tendance à piocher dans leur épargne pour payer leurs impôts ou acheter leurs cadeaux de fin d’année. Ainsi, en octobre 2014, la décollecte nette s’était élevée à 2,93 milliards d’euros. Ce produit souffre aussi actuellement d’un déficit d’image puisque son taux est à son plus bas niveau historique (0,75%) en raison de la faiblesse de l’inflation. Il reste toutefois supérieur à ce qu’il devrait être en théorie, soit 0,50%, puisque la Banque de France avait choisi cet été de déroger à sa formule de calcul. Fin octobre, 254,5 milliards d’euros étaient déposés sur ce produit d’épargne, un niveau encore confortable pour assurer les missions de ce livret, qui sert notamment à financer des logements sociaux. De son côté, le Livret de développement durable (LDD) a suivi la même tendance en octobre et les retraits ont aussi été supérieurs aux dépôts, à hauteur de 780 millions d’euros. Depuis le 1er janvier, il affiche une décollecte nette de 1,88 milliard d’euros. Ainsi, en prenant en compte Le Livret A et le LDD, la décollecte nette s’élève à 10,37 milliards d’euros depuis le début de l’année, un niveau proche du record constaté en 1996 (-12,8 milliards d’euros). Au total, 354,8 milliards d’euros étaient déposés fin octobre sur un Livret A ou un LDD, montant en baisse de 3,07 milliards d’euros par rapport à fin septembre.

Le pétrole : sous les 30$ ?

Le pétrole : sous les 30$ ?

 

 

Très brièvement le cours du baril est passé sous les 30 $ à New York. De la à penser que des prix pourrait se maintenir à ce niveau il y a un pas qu’on ne peut franchir. La plupart des experts estiment  en effet que les prix du pétrole en 2016 cependant pourraient se maintenir autour des 40 $ en l’état du rapport entre l’offre  et la demande Tombés mardi sous le seuil de 30 dollars le baril pour la première fois depuis plus de 12 ans, poursuivant un mouvement de baisse qui les ont fait chuter de près de 18% depuis le début du mois.  Les cours affichent ainsi leur septième séance consécutive de baisse, un mouvement alimenté principalement par les doutes sur la demande chinoise et l’absence de diminution de l’offre mondiale.   »Le mouvement à la baisse est trop puissant même si, fondamentalement, rien n’a changé », a expliqué Dominick Chirichella, associé de l’Energy Management Institute.  Le ministre du Pétrole des Emirats arabes unis (EAU) a écarté l’hypothèse d’une initiative de l’OPEP, jugeant que la stratégie actuelle fonctionnait.  De son côté, l’Energy Information Administration (EIA) américaine a dit s’attendre à ce que la production mondiale augmente encore jusqu’à la fin de l’an prochain, notamment avec la probable levée des sanctions occidentales contre l’Iran. L’agence fédérale table sur un cours moyen du Brent de 40 dollars en 2016 et 50 dollars en 2017 et sur un prix du brut américain inférieur de deux dollars environ à celui du Brent cette année et de trois dollars l’an prochain.   »S’il ne se passe rien d’énorme et si la situation des économies émergentes ne s’améliore pas, le prix du pétrole ne semble pas en mesure de remonter avant la fin 2017″, a estimé Kevin Book, analyste spécialisé du cabinet ClearView Energy Partners.

Agnès Saal : le soutien du lobby des hauts fonctionnaires

Agnès Saal : le soutien du lobby des hauts fonctionnaires

Une lettre de protestation d’une centaine de hauts fonctionnaires (et d’artistes subventionnés sans doute) pour protester contre la sanction prise à l’encontre de l’ancienne patronne de l’institut national de l’audio visuel. Une protestation très corporatiste qui montre sans doute le décalage qui peut y avoir entre l’opinion publique et des fonctionnaires un peu hors sol dont un grand nombre sont d’ailleurs issus de l’ENA. Tout cela au motif que 40 000 € dépensés en frais de taxi doit être considéré comme une faute minime. Pas étonnant pour le secteur de la culture qui vit dans un monde surréaliste et où le concept d’évaluation de la dépense publique est inconnu. On oublie aussi d’indiquer que l’intéressée d’après une enquête de l’express aurait engagé des dépenses somptuaires pour un montant de 400 000 € . En effet ‘Express révèle  qu’Agnès Saal aurait également dépensé 400.000 euros de frais de taxi entre 2007 et 2014 lorsqu’elle était directrice générale du Centre culturel Georges Pompidou. Selon le parquet de Créteil, ces frais sont certainement « non exclusivement professionnels ». Au mois de mai, le ministère public avait ouvert une enquête pour « détournement de fonds public aggravé ».  Il s’agit d’une somme très supérieure à celle qui avait poussé Agnès Sall à quitter la direction de l’INA en avril (40 000 euros en six mois). Par jour, les frais de déplacement d’Agnès Saal au Centre Pompidou se seraient ainsi élevés à 157 euros contre 130 à l’INA. Pour justifier ces frais, Agnès avait affirmé ne pas pouvoir faire travailler son chauffeur « 12 à 15 heures par jour ni les week-ends » ajoutant qu’elle ne disposait pas du permis de conduire. D’après les pétitionnaires qui défendent l’intéressé L’ex-patronne de l’INA, l’intéressé serait victime d’une « sanction qui est en réalité sans aucune proportion aux faits reprochés« . Il est clair en tout cas qu’en la circonstance dans le privé la haute fonctionnaire aurait été purement et simplement licenciée sur le champ.

Un service civique étendu pour cacher le chômage

Un  service civique étendu pour cacher le chômage

 

 

D’une certaine manière Hollande est pris au piège de sa propre promesse concernant l’inversion de la courbe du chômage. Il lui sera impossible de créer le nombre d’emplois nécessaires pour effacer les 700 000 chômeurs supplémentaires depuis  2012. Du coup avec ses conseillers il ne cesse de s’investir dans l’ingénierie du bricolage statistique pour faire artificiellement diminuer le nombre d’inscrits à Pôle emploi. Ainsi a-t-il. Décidé de mettre 500 000 chômeurs supplémentaires en formation d’ici un an. Pour compléter le dispositif, il propose maintenant d’étendre le champ du service civique qui concernerait 350 000 jeunes au lieu de 70 000 aujourd’hui. La manipulation est évidente ;  avec un taux de croissance de d’environ 1.5%, on ne peut créer  que  100 000 supplémentaires. Dès lors  avec plusieurs centaines de milliers de  chômeurs soit en formation, soit dans le service civique, il sera aisé de démontrer que la situation du chômage connaît une amélioration légère qui ne peut que s’améliorer. Reste que la manipulation est tellement grossière qu’elle risque de ce retourner encore contre Hollande dont la parole est complètement discréditée non seulement chez les électeurs de droite bien entendu mais aussi chez des sélecteurs de gauche, ce qui explique en grande partie la montée du Front national. François Hollande a donc annoncé ce lundi que le budget du service civique sera plus que triplé d’ici à 2018 pour atteindre un milliard d’euros afin qu’il puisse accueillir plus de jeunes. Il a aussi demandé au gouvernement d’étudier l’allongement la journée défense et citoyenneté « jusqu’à une semaine ».  François Hollande a placé ses vœux à la jeunesse et aux forces de l’engagement sous le signe du civisme. Le Président de la République, qui était ce lundi dans le grand auditorium de Radio France à Paris, a annoncé que le budget du service civique passerait de « 300 millions d’euros aujourd’hui » à « plus d’un milliard d’euros en 2018″ afin qu’il puisse accueillir « près de 350.000 jeunes par an » d’ici trois ans. Ce n’est pas étonnant. François Hollande avait souhaité « la généralisation » du service civique le 31 décembre. Ce dispositif, indemnisé 573 euros nets par mois, est en place depuis cinq ans mais « il mobilise aujourd’hui à peine 70.000 jeunes de 16 à 25 ans » a regretté le chef de l’Etat. C’est la raison pour laquelle il a décidé de « renforcer »  l’agence du service civique qui deviendra un « Haut-commissariat à l’Engagement, placé directement auprès du Premier ministre ».  Afin de multiplier les offres et accueillir tous les jeunes qui souhaitent faire un service civique, François Hollande a précisé qu’il sera obligatoire pour les administrations, les ministères, les collectivités de proposer des missions ; bref des fonctionnaires intérimaires au contrat limité à la période électorale !

Sondage Emploi : Macron le plus réformateur

Sondage Emploi : Macron le plus réformateur

Emmanuel Macron est la personnalité politique qui incarne le plus aux yeux des Français le « camp de la réforme » en matière de politique de l’emploi et de lutte contre le chômage, devant Alain Juppé, Marine Le Pen et Manuel Valls, selon un sondage Elabe publié mardi. 33% des personnes interrogées citent le ministre de l’Economie, selon cette étude réalisée pour RMC. L’ex-Premier ministre et maire de Bordeaux est lui cité par 26%, devant la présidente du FN (22%) et le Premier ministre (20%).  Nicolas Sarkozy arrive en cinquième position (13%), devant François Hollande, ex aequo avec François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon (12%), Bruno Le Maire (11%), François Fillon (9%), et Cécile Duflot (5%).  Le sondage a été réalisé les 5 et 6 janvier par internet auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

« Le ni-ni c’est l’âge de pierre » et de Nicolas ? ( Estrosi)

« Le ni-ni c’est l’âge de pierre » et de Nicolas ?  ( Estrosi)

Encore un proche de Sarkozy qui confirme sa prise de distance avec l’ancien président de la république. Il apparaît clairement que le pouvoir de séduction de Sarkozy ne joue plus,  même auprès de ceux qui défendent une certaine ligne identitaire. Il y a aussi sans doute la prise de conscience que le clivage récurrent gauche  droite devient de plus en plus obsolète face aux enjeux majeurs que constituent  d’une part le chômage d’autre part le terrorisme. Dit autrement les positions très clivantes  de Sarkozy  passent  de moins en moins auprès des anciens dirigeants de l’UMP y comprit ses anciens ministres d’ailleurs la plupart absents de la nouvelle direction des républicains. Au-delà des convictions peut-être y a-t-il aussi quelques préoccupations opportunistes chez ce qu’il a ce Sarkozy et qui s’en que Juppé pourrait triompher de la primaire à droite (Interview JDD)

 

(Etes-vous favorable à la déchéance de nationalité pour les binationaux?
Je n’ai pas de raison de voter aujourd’hui contre une disposition que j’approuvais avec mes collègues, debout, au Congrès. En politique, il faut de la constance. Mais parce que je ne vois pas au nom de quoi un Français ne disposant que de la nationalité française qui trahit son pays ne serait pas lui aussi déchu de sa nationalité, je suis pour la déchéance pour tous, pour tous les traîtres. Quand on est un traître à sa patrie, on est un traître à sa patrie, qu’on ait la binationalité ou pas. Cela créera des apatrides? J’en prends le risque. Un homme qui aurait tiré au Bataclan pourrait, après avoir purgé sa peine dans trente ans, se voir redonner ses droits? Il pourrait devenir maire ou député? Eh bien non. Quand on a trahi son pays, on n’est plus français.

Contre le terrorisme, les mesures prises par le gouvernement sont-elles suffisantes?

 
Les mesures proposées ­aujourd’hui sont celles que je défendais il y a un an. Il n’y avait alors pas de mots assez sévères pour me les reprocher… Mais je souhaite que nous allions plus loin. Je veux être sûr qu’on prononce l’expulsion des imams étrangers qui prêchent contre la République, que soient fermés sans délai les centres islamistes où on prêche la haine, qu’on interdise le financement étranger des lieux de culte, qu’on mette sous contrôle par tous moyens – bracelet électronique, assignation à résidence ou rétention administrative – les personnes fichées, qu’on réprime la consultation de sites faisant l’apologie du terrorisme, qu’on exclue des réductions de peine les auteurs d’actes terroristes. «Je compte ne pas rester absent de cette primaire. Je n’y serai pas candidat mais j’y participerai en faisant valoir mes idées»

Vous avez pris vos distances avec Nicolas Sarkozy. Pourriez-vous malgré tout voter pour lui à la primaire de novembre?

. Le discours sur le « ni-ni », ça remonte à l’âge de pierre. Le second tour de la présidentielle se jouera entre notre candidat – ou celui de la gauche -, et un Le Pen. Il se jouera donc exactement dans la même configuration que celle que j’ai vécue en Paca. Aujourd’hui, je suis simplement un homme libre qui, le moment venu, fera son choix. Je compte ne pas rester absent de cette primaire. Je n’y serai pas candidat mais j’y participerai en faisant valoir mes idées et mes valeurs gaullistes. Pendant six mois, je vais expérimenter un certain nombre de choses à l’échelle d’un territoire de 5 millions d’habitants, sur l’économie, la formation, l’emploi ou la sécurité. Le moment venu, je veillerai, si les résultats sont, comme je l’espère, au rendez-vous, à ce que ces actions soient reprises et portées dans le débat de la primaire.

Diriez-vous, comme Nicolas Sarkozy entre les deux tours des régionales, que le vote FN n’est « pas immoral »?

 
Je dis que le FN est immoral. C’est la politique économique et sociale du gouvernement qui a exaspéré les Français avec, par exemple, la fiscalité, le chômage ou la montée de l’insécurité, et qui a participé à la montée du FN. Nous avons le devoir de réhabiliter la politique à leurs yeux. Il faut leur montrer qu’on peut vraiment changer les choses. J’y mettrai toute mon énergie à la tête de cette région, pour convaincre que la parole donnée peut se transformer en parole tenue. Et très vite, dans les six mois. Si, comme je l’ai promis, je baisse de 25% les frais de fonctionnement du conseil régional, je redonnerai du crédit à la parole publique. Si, comme je le promets – et je le tiendrai -, on monte dans six mois dans le TER en passant un portique de sécurité et qu’il n’y a plus d’agressions aux heures tardives grâce à la vidéosurveillance, j’aurai fait la démonstration que le vote FN était une impasse. Le FN, je vais le combattre comme je l’ai combattu aux régionales, et je veux que chacun comprenne, chez Les Républicains, que l’adversaire à battre, parce que c’est à lui qu’on sera confronté en 2017, c’est le FN. Ce combat commence aujourd’hui dans chacune de nos régions.

Jusqu’à quel point êtes-vous prêts à travailler avec Manuel Valls et François Hollande pour qu’un pacte anti-chômage voit le jour et échappe au clivage gauche-droite ?

 
Les régions ont entre leurs mains une enveloppe de 26 milliards d’euros pour la formation. Alors, lorsque j’entends le président de la République dire qu’il va mettre un milliard pour former 500.000 chômeurs, ça ne fait pas très sérieux. Ne trichez pas avec l’emploi, M. le président! Ne faites pas croire que vous allez former 500.000 chômeurs si c’est en réalité pour qu’ils sortent des statistiques en étant orientés vers des impasses. Nous, nous sommes dans la réalité quotidienne du chômage : des drames familiaux, des gens qui souffrent. Entre le discours statisticien national que j’entends, qui ne me donne pas le sentiment de changer d’une année sur l’autre, et la réalité de ce que j’attends du gouvernement – donner aux régions les moyens prévus par la loi Notre pour agir sur l’emploi – il y a une différence. Que l’Etat respecte ses engagements.

« Avec Taubira où tout fout le camp »(Valérie Pécresse)

« Avec  Taubira où tout fout le camp »(Valérie Pécresse)

 

Le moins que l’on puisse dire ce que l’autorité de l’État ne cesse de ce déliter avec les saillies gauchisantes de Christine Taubira. Ce que constate Valérie Pécresse qui  s’est montrée, comme François Bayrou sur RTL . La nouvelle présidente de la région Île-de-France n’apprécie pas que la garde des Sceaux ait une voix discordante avec le reste du gouvernement. C’est, selon elle, le symbole d’un certain malaise. Pourtant le départ de Taubira du gouvernement ne semble pas d’actualité. Gardienne du temple des dogmes socialistes elle apporte consciemment ou inconsciemment en effet un peu ça caution aux orientations sociales libérales du Hollande. Lequel est surtout prévu tu peux te recouvrir tout le spectre de l’électorat pour légitimer sa candidature en 2017. Mais le gouvernement ressemble de plus en plus à une auberge espagnole où les propos contradictoires fleurissent.   »Je suis partisane de la philosophie Chevènement, ‘quand on est ministre on ferme sa gueule ou ça démissionne’, c’est ce que j’ai fait quand je l’étais, assure l’ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et du Budget sous Nicolas Sarkozy. Je ne comprends pas cette cacophonie gouvernementale, symbole d’un pays où tout fout le camp. Je ne vois pas d’autre solution que son départ pour restaurer l’autorité. »  Avoir des convictions différentes dans un gouvernement « c’est possible » selon Valérie Pécresse, tout en nuançant en rappelant que Delphine Batho et Arnaud Montebourg n’ont pas eu droit au même traitement de faveur. « Le gouvernement a eu beaucoup moins d’états d’âme », souligne-t-elle. « Ce que je crois c’est qu’il y a une vraie dérive. Il y a un besoin d’autorité dans la société française. » 

Déchéance de nationalité : Cambadélis pour le Ni-ni

Déchéance de nationalité : Cambadélis pour le Ni-ni

Le concept de Ni-ni cher à Sarkozy pour ne pas choisir entre l’extrême droite et la gauche gagne le parti socialiste et en particulier le premier secrétaire du Parti socialiste ; Jean-Christophe Cambadélis   a déclaré ne vouloir ni « discrimination entre les Français » ni « apatrides » résultant de la déchéance de nationalité, mesure proposée par François Hollande pour les auteurs d’actes terroristes.  Une position évidemment complètement hypocrite car cette posture du Ni-ni revient en faite à s’opposer à la déchéance de nationalité mais sans le dire. Une position qu’on peut comprendre mais sans doute pas admettre en effet pour Cambadélis il faut faire le grand écart entre les réticences des bobos vis-à-vis de la déchéance de nationalité et en même temps soutenir même mollement la position de Hollande et de Valls sur ce sujet. On connaît à peu près le consensus aussi mou que contradictoire qui risque d’être adopté par le congrès à savoir : « déchéance de nationalité pour tous les Français mais dans le respect des accords internationaux ». En clair pas de déchéance pour les Français ne disposant que de la nationalité française. « . Faut-il mettre dans la Constitution l’état d’urgence? Réponse: oui. Faut-il dénier le droit d’être Français aux terroristes qui nous dénient le droit d’être Français? Réponse: oui. Faut-il qu’il y ait des discriminations entre Français? Réponse: non, pas de discrimination entre les Français. Faut-il qu’il y ait des apatrides? Non », a énuméré le Premier secrétaire du Parti socialiste sur Europe 1 qui confirme ainsi toute l’ambiguïté du parti socialiste à l’égard d’une mesure qui exigerait pourtant un minimum de clarté. Et d’ajouter de manière tout aussi confuse : «Le feuilleton doit cesser » autour de cette réforme. « Ca suffit, il faut que ça s’arrête », a tonné Jean-Christophe Cambadélis. « Nous avons eu un débat très long et très intéressant à la direction du PS, nous en aurons d’autres mais une fois que nous aurons pris une décision, il faudra s’y tenir ». Cette décision sera prise « au début de la semaine prochaine », a-t-il indiqué.

Enquête officielle sur le patrimoine de Marine Le Pen

Enquête officielle sur le patrimoine de Marine Le Pen

Après le rejet par le conseil d’État du recours introduit par Marine Le Pen une enquête officielle va donc être menée concernant les inexactitudes relatives au patrimoine de la présidente du Front National. Le parquet national financier (PNF) a ouvert jeudi une enquête préliminaire visant la présidente du Front national, Marine Le Pen, pour déclaration inexacte de patrimoine. »Après analyse, le parquet national financier a décidé, ce jour, de verser les éléments transmis par la HATVP dans l’enquête préliminaire » visant initialement Jean-Marie Le Pen, peut-on lire dans un communiqué du PNF. D’après une enquête du Nouvel Obs. les Le Pen sont à la tête d’une fortune confortable. Pas une fortune qui serait le fruit de leur réussite professionnelle mais plutôt le résultat de legs, donation, et de gestion d’un parti aux caractéristiques très familiales. En outre,  Le fondateur du Front national et sa fille sont suspectés par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique d’avoir sous-évalué leur patrimoine. La justice a été saisie. Jean-Marie Le Pen a beau dénoncer une nouvelle cabale politique contre lui et sa fille, une chose est sûre : le clan peut compter sur une véritable fortune depuis le milieu des années 1970. Pupille de la nation, issu d’une famille modeste, Jean-Marie Le Pen est alors à la tête d’une entreprise d’édition phonographique – la Société d’études et de relations publiques (Serp), qu’il crée en 1963 – spécialisée dans l’édition de disques de musique et discours militaires, notamment des chants nazis et des discours du maréchal Pétain. Figure montante et bruyante de l’extrême droite française, Jean-Marie Le Pen voit sa situation matérielle changer considérablement quand il fait la connaissance d’Hubert Lambert. Cet héritier d’une société spécialisée dans le ciment et mécène politique, fasciné par le fondateur du Front national, fait alors de Jean-Marie Le Pen son unique exécuteur testamentaire et héritier. A la mort d’Hubert Lambert en 1976, le leader du FN se retrouve à la tête d’une fortune colossale, estimée à 30 millions de francs au moins.  Se sentant lésée – la légende veut que le testament favorable à Le Pen ait été rédigé entre deux tentatives de suicide d’Hubert Lambert – une partie du clan Lambert envisage de contester la validité de l’héritage mais conclut finalement un « arrangement » avec Jean-Marie Le Pen.  Les millions des ciments Lambert vont surtout transformer le leader du Front national en grand propriétaire bourgeois. En plus des 30 ou 40 millions d’euros, Jean-Marie Le Pen hérite d’un gigantesque manoir de style Napoléon III à Saint-Cloud situé dans le – bien-nommé – parc de Montretout.  430 mètres carrés, trois étages et 11 pièces, le clan Le Pen s’y installe en 1976 et transforme rapidement la bâtisse en QG du FN. Comme souvent au Front, politique, argent et famille se mélangent et le premier étage de la nouvelle demeure du clan sert de bureaux au parti. Marine Le Pen détiendrait 200 parts – environ 4,5 % du capital – de la SCI du Pavillon de l’écuyer, propriétaire de Montretout, estimée à près de 7 millions d’euro. Mais Montretout n’est pas la seule propriété détenue par les Le Pen. La maison familiale de la Trinité-sur-Mer – léguée en 1999 – est aussi »partagée » entre les membres du clan.  De son côté, la présidente du Front national possède un huitième de ce bien, estimé à environ 1 million d’euros. A titre personnel, Marine Le Pen possède également des parts dans deux autres SCI : 0,57% du capital de la SCI Clergerie Hugo – propriétaire du « paquebot », le siège historique du FN à Saint-Cloud vendu 10 millions d’euros en avril 2011 – et 50% des parts de la SCI Palouma, acquises en août 2011 avec son compagnon Louis Alliot pour l’achat d’un pavillon à Millas dans la région de Perpignan d’une valeur de 270.000 euros.  Reste pour Jean-Marie Le Pen, la délicate question de son compte en Suisse. La HATVP soupçonne le « Menhir » de cacher une partie de son magot de l’autre côté des Alpes après le signalement début 2015 par la cellule anti blanchiment de Bercy – Tracfin – d’un compte helvète doté de quelque 2,2 millions d’euros – 1,7 million en lingots en pièces d’or – dont il serait le bénéficiaire. Selon Mediapart, le fondateur du FN détiendrait ce compte via un trust géré depuis Genève par son majordome et homme de confiance, Gérald Gérin. Lors d’une perquisition menée à Montretout au mois de novembre dernier, les policiers ont également découvert de nombreuses pièces d’or et lingots après ouverture d’un coffre-fort dans le bureau de Jean-Marie Le Pen. En vacances à Punta Cana lors de la perquisition, il avait préféré pointer du doigt sa femme Jany : «Ce n’est pas à moi, mais à mon épouse. Nous sommes mariés sous le régime de la séparation de biens. C’est son petit magot à elle, le petit trésor de Jany », avait expliqué le patriarche dans « Le Parisien ».» De son propre aveu, Marine Le Pen a aussi un faible pour le précieux métal. En 2012, en pleine campagne présidentielle, elle avait accepté de se livrer à un inventaire – prétendument exhaustif – de ses biens et déclaré posséder environ 3.000 euros en napoléons. Contrairement à son père – qui est soumis à l’impôt sur la fortune (ISF) depuis son instauration en 1982 -, elle ne paye pas l’ISF.

 

Déchéance de nationalité :  » Taubira doit quitter le gouvernement », (Bayrou)

Déchéance de nationalité :  » Taubira doit quitter le gouvernement », (Bayrou)

À juste titre François Bayrou considère que les propos de Christiane Taubira sur le caractère dérisoire de la déchéance de nationalité doivent amener la ministre de la justice à quitter le gouvernement ou à se rétracter. Christiane Taubira continue e effet  d’exprimer son hostilité vis-à-vis de la déchéance de nationalité pour les Français binationaux condamnés pour des actes de terrorisme. Selon la ministre de la Justice, cette mesure phare de la réforme constitutionnelle « n’est pas souhaitable » et fait preuve d’une efficacité « absolument dérisoire ». Pour François Bayrou, cette « situation est intenable ». Au micro de RTL, le maire de Pau estime que « cette crise gouvernementale doit se trancher soit par le fait que Christiane Taubira retire ses propos, soit qu’elle quitte le gouvernement« .

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