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Fiscalité : le MEDEF pour une véritable stratégie, type pacte de compétitivité

Fiscalité : le MEDEF pour une véritable stratégie, type pacte de compétitivité

 

La présidente de l’organisation patronale, Laurence Parisot, a estimé que ce cadre était nécessaire pour traiter aussi de questions comme les réformes des retraites et du financement de la protection sociale mais aussi de la transition énergétique. S’agissant de la réforme des retraites, à laquelle le gouvernement s’attaquera au deuxième semestre, elle a déclaré devant la presse qu’il n’était « pas question » pour les entreprises d’accepter « la moindre hausse de cotisations, que ce soient des cotisations employeurs ou des cotisations salariés ». Elle a estimé en outre que considérer que la solution passera par une baisse des pensions via une désindexation, une hypothèse évoquée par certains après l’accord en ce sens conclu sur les retraites complémentaires, relevait « d’une illusion, pour ne pas dire une tromperie à l’égard de tous les Français. » Au moment où le gouvernement s’apprête à remettre son programme de stabilité à l’Union européenne et commence à préparer le budget 2014, Laurence Parisot a tiré le signal d’alarme sur le poids des prélèvements pesant sur les entreprises. Y voyant la première raison qui explique que leur taux de marge soit tombé à des plus bas inquiétants, elle a pressé les pouvoirs publics d’adopter une véritable « stratégie » en matière de prélèvements obligatoires dans le cadre du pacte de compétitivité lancé fin 2012. Les enjeux de compétitivité ne doivent de même pas être oubliés dans le traitement des questions énergétiques, a encore dit la présidente du Medef. « Si la question du mix énergétique, de la transition énergétique n’est regardée que sous l’angle du choix des innovations pour être un peu plus orienté développement durable, alors on commettra des erreurs, on s’empêchera de retrouver des éléments pour une croissance forte et pérenne », a-t-elle déclaré. Pour cette raison, le Medef avancera des propositions lors d’une conférence de presse le 24 avril au cours de laquelle il entend remettre sur la table le dossier de l’exploration des gaz de schiste. Laurence Parisot a encore demandé instamment au gouvernement de ramener la fiscalité sur les plus-values de cessions d’actions au niveau de la moyenne européenne. « Il faut que le gouvernement, la majorité et tant qu’à faire l’opposition aussi comprennent qu’il n’y aura pas de retour possible à la croissance (…) si un signal clair, fort, dépourvu d’ambiguïté n’est pas donné aux entrepreneurs. Ce signal passe par une révision drastique de la fiscalité » sur les actions, a-t-elle dit. Interrogée sur le sujet, elle a jugé « triste et révélateur » que les patrimoines divulgués lundi par les membres du gouvernement comprennent peu d’investissements en actions. « Les politiques ont compris qu’il y avait un enjeu de financement de l’économie (…), je pense que la BPI (Banque publique d’investissement) est une institution tout à fait pertinente et prometteuse mais la vraie réponse au financement de l’économie est que chacun devienne actionnaire, que chaque Français investisse dans les entreprises françaises’, a-t-elle déclaré.

 

Députés : le PS se rallie à la transparence du patrimoine

Députés : le PS se rallie à la transparence du patrimoine

 

Les députés socialistes, scandalisés pour la plupart à l’idée de dévoiler leur patrimoine, ont assoupli mardi leur position, renvoyant à la future Haute autorité de contrôle le soin de fixer les règles de la transparence voulue par l’exécutif. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et ses ministres ont rendu publics lundi leurs patrimoines respectifs près de deux semaines après l’affaire Jérôme Cahuzac, au nom de la « moralisation » de la vie publique. « La transparence s’impose. Elle s’est imposée hier pour les ministres. Il n’y a pas de raison qu’elle ne touche pas demain les parlementaires », a expliqué Thierry Mandon, porte-parole du groupe PS de l’Assemblée, lors de son point de presse hebdomadaire. Un changement de ton du député de l’Essonne qui s’était inquiété du « chemin à trouver entre la transparence indispensable et le respect de la vie privée ». Le président de l’Assemblée, Claude Bartolone, s’est démarqué de François Hollande et Jean-Marc Ayrault en exprimant à plusieurs reprises ses réserves sur le futur projet de loi qui prévoit une déclaration de patrimoine obligatoire pour les élus. Mais le gouvernement a appelé mardi les élus à surmonter leurs réticences pour accompagner l’exercice. « Il faut aller jusqu’au bout de cette transparence et les élus doivent se rendre compte qu’ils doivent eux aussi être exemplaires », a dit le ministre de l’Intérieur Manuel Valls. « Il faut bien prendre conscience du choc provoqué par l’attitude de Jérôme Cahuzac, par la défiance des Français (…) vis-à-vis des responsables publics », a-t-il ajouté sur RTL. Manuel Valls semble avoir été entendu, même si le PS pose des conditions. « Il faut faire des modalités de publicité des patrimoines un objet de consensus. Il faut donc fabriquer sur tous les bancs de cette assemblée, à commencer dans le groupe socialiste, des règles qui aillent à tout le monde », a dit Thierry Mandon. « Il ne s’agit pas d’imposer à des parlementaires des règles en donnant le sentiment qu’ils s’y opposent ou qu’ils freinent. « Nous avons une proposition: nous pensons que c’est à la Haute autorité indépendante, qui va être nommée demain (mercredi) pour gérer ces déclarations de patrimoine, qu’il appartiendra de définir les modalités de la publicité de ces déclarations », a ajouté l’élu. Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a pour sa part opposé une fin de non-recevoir à la proposition gouvernementale de publication du patrimoine des parlementaires. « Nous sommes totalement contre. Je pense que la loi ne sera pas votée, si je vois ce qui se passe au groupe socialiste. J’ai le sentiment que le groupe PS est très partagé pour des raisons de bon sens », a-t-il estimé lors d’un point de presse. « Que l’on renforce les contrôles, les sanctions, tout cela, on peut en discuter tranquillement à froid. Simplement à chaud, cautionner une opération de diversion, on n’est pas là pour ça. » L’initiative gouvernementale, a-t-il répété, « relève du voyeurisme ». « Ça flatte ce qu’il y a de moins élégant et ça n’apporte aucune réponse à la situation dans laquelle on est ». Un avis que partage le centriste Jean-Christophe Lagarde, le porte-parole du groupe UDI. « Ceux qui veulent la publication du patrimoine voudront demain la publication des revenus, après-demain des héritages. Ça n’a pas de sens », a-t-il jugé en se déclarant favorable à la publication du patrimoine devant la Haute autorité, qui vérifiera les données fournies.

 

Traité européen Lisbonne : l’Allemagne veut le modifier

Traité européen Lisbonne : l’Allemagne veut le modifier

 

L’Allemagne qui craint de devoir participer au sauvetage des banques juge nécessaire une réforme du traité européen de Lisbonne pour mettre en place l’union bancaire destinée à consolider l’euro, a déclaré samedi le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, à l’issue d’une réunion à Dublin avec ses homologues de l’Union. « L’union bancaire n’a de sens (…) que si nous avons des règles communes pour restructurer et faire face aux défaillances des banques. Si nous voulons des institutions européennes pour s’occuper de cela, il faut modifier le traité », a dit le ministre allemand. « Pour agir, il nous faut des bases juridiques solides et incontestables », a-t-il ajouté. En juin 2012, les dirigeants de l’Union se sont mis d’accord pour lancer l’union bancaire, jugée indispensable afin de briser le lien entre la santé financière des grandes banques et celle des Etats souverains. Mais l’impulsion donnée à l’époque s’est essoufflée depuis, notamment dans le camp allemand, au fur et à mesure que les difficultés et la complexité du projet sont apparues au grand jour. L’Allemagne, première économie du continent, craint avant tout de devoir contribuer au financement du sauvetage des banques en cas de nouvelle crise du secteur. Les responsables allemands assurent rester déterminés à faire avancer le projet mais se disent attachés à adopter les bonnes mesures au bon moment, en expliquant qu’une démarche hâtive auraient des effets néfastes à long terme.

 

Le Conseil national du PS bousculé par les grévistes de PSA

Le Conseil national du PS bousculé par les grévistes de PSA

Ce Conseil national, qui rassemble quelque 300 cadres du PS, s’est ouvert dans un contexte marqué par l’affaire Cahuzac, une bombe politique qui a profondément marqué et choqué les militants, et quelques jours après les propos anti-austérité de plusieurs ministres, dont Arnaud Montebourg (Redressement productif), et Cécile Duflot (Logement).  Le Premier ministre venait juste d’achever son discours lorsque une cinquantaine d’ouvriers de l’usine PSA sont entrés dans la salle en clamant « le changement, c’est maintenant ». M. Ayrault s’est éclipsé. Le Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a lui décidé de leur accorder la parole pendant une dizaine de minutes. C’est le représentant CGT de l’usine, Jean-Pierre Mercier, qui s’est exprimé à la tribune, devant plusieurs ministres et le conseiller de François Hollande, Aquilino Morelle. « On est venu ici pour vous demander qu’on obtienne une bonne fois pour toutes ce médiateur, qui puisse mettre le poids du pouvoir politique, du gouvernement dans la balance », a déclaré le dirigeant syndical.  Prenant à partie les ministres présents, comme Stéphane Le Foll, François Lamy ou Najat Vallaud-Belkacem, le représentant CGT leur a lancé : « vous avez vos menteurs, vos Cahuzac, nous on a M. (Philippe) Varin », le président de PSA, accusé de « mentir » aux ouvriers « depuis un an et demi ».  Le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a lui aussi été apostrophé. « Vous connaissez dans le Doubs la famille Peugeot, vous pouvez avoir un poids vis-à-vis d’eux », a demandé M. Mercier au ministre, élu de ce département.  Des représentants de ces salariés ont dans la foulée été reçus par M. Désir. « Même si on désapprouve l’intrusion, il est tout à fait indispensable pour le PS de maintenir le dialogue avec les travailleurs car nous sommes le parti des droits des travailleurs », a assuré un membre de la direction.

 

Immobilier : le matraquage fiscal

Immobilier : le matraquage fiscal

 

Pour une maison achetée et conservée  par exemple pendant 20 ans, le matraquage fiscal pourra atteindre la moitié de la valeur du bien. Pas étonnant que le marché de l’immobilier soit dans un tel été d’autant que les prix ont flambé pendant dix ans (doublement des prix en moyenne). . S’il s’agit d’un logement neuf (logement sur plan ou bien datant de moins de 5 ans acquis auprès d’un professionnel), l’opération est soumise à la TVA au taux de 19,6% (20% à compter du 1er janvier 2014). Le prix est alors indiqué toutes taxes comprises (TTC) dans l’acte de vente. En plus de la TVA, l’acheteur supporte aussi la taxe de publicité foncière, calculée sur le prix hors taxes, au taux de 0,71498%.  S’il s’agit d’un bien ancien (ou, depuis le 31 décembre 2012, d’un bien de moins de 5 ans vendu par un particulier), l’acheteur ne supporte pas la TVA mais doit payer les droits d’enregistrement, au taux de 5,09006 %. Ce pourcentage s’applique au prix de vente, et comprend un droit départemental, une taxe additionnelle au profit de la commune et un prélèvement au profit de l’Etat.  Vous devrez également acquitter les honoraires de notaire (les émoluments, dans le jargon notarié). Ainsi, les frais d’acquisition d’un bien immobilier, y compris les droits d’enregistrement, se situent dans une fourchette comprise entre 6 et 10% du prix de vente du bien.  Ensuite, tout au long de la détention du bien, vous devrez acquitter divers impôts. Ainsi, chaque mois d’octobre, les propriétaires payent la taxe foncière, perçue au profit des collectivités locales. Il est toutefois possible de bénéficier d’une exonération temporaire. A condition de faire une déclaration en ce sens au plus tard 90 jours après la date d’achèvement du bien, les biens neufs (ainsi que les reconstructions, additions de constructions ou opérations de rénovation lourde) sont exonérés pendant deux ans de la part départementale et régionale, mais pas forcément de la part revenant à la commune, celle-ci pouvant décider de supprimer cet allégement. Les personnes âgées ou invalides disposant de faibles revenus peuvent également bénéficier de mesures d’exonérations ou d’allégement. Cette taxe s’applique pour l’ensemble de vos biens immobiliers, qu’il s’agisse de votre résidence principale, secondaire ou d’un logement que vous donnez en location. Mais, pour les biens que vous occupez au 1er janvier de chaque année (résidence principale ou secondaire), vous devrez aussi payer la taxe d’habitation. Là encore, les personnes disposant de faibles revenus peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d’une exonération totale ou partielle. Et il vous faudra également acquitter l’ISF si l’ensemble de votre patrimoine (y compris donc vos biens immobiliers) excède 1,3 million d’euros. Enfin, n’oubliez pas que si vous laissez vacant volontairement un bien locatif pendant plus d’un an et qu’il se situe dans certaines communes de plus de 50.000 habitants, vous serez susceptible d’acquitter la taxe sur les logements vacants, dont le montant s’élève entre 12,5 et 25% de la valeur locative du bien (telle qu’elle figure sur l’avis de taxe foncière). Enfin, au moment de la revente, qu’il s’agisse d’un logement ou d’un terrain à bâtir, le fisc ne vous oubliera pas si vous réalisez une plus-value. Seule la cession de votre résidence principale est exonérée. Les autres plus-values sont taxées à 19% (plus 15,5% de prélèvements sociaux), après un abattement pour durée de détention. Celui-ci est égal à 2% par année de détention au-delà de la cinquième, 4% pour chaque année au-delà de la dix-septième et 8% par an au-delà de la vingt-quatrième. Un bien détenu depuis 18 ans bénéficie ainsi d’un abattement de 24%, celui détenu depuis 20 ans de 36%, et celui détenu depuis au moins 30 ans est exonéré d’impôt. Attention, les plus-values autres que sur terrains à bâtir peuvent être soumises à une surtaxe en fonction de leur importance. Elle est de 2% lorsqu’elle excède 50.000 €, de 3% si elle dépasse 100.000 €, 4% au-delà de 150.000 €, 5% au-delà de 200.000 € et 6% si elle est supérieure à 250.000 €.

 

Patrimoine politique : le grand vide grenier qui inquiète

Patrimoine politique : le grand vide grenier qui inquiète

 

A la lecture des premières déclarations de patrimoine, ça sent le vide grenier :  un fauteuil, un PEA de 120 euros, une 4L ,« quelques » biens immobiliers sous-évalués (mais aussi des dettes pour essayer de compenser !) Deux aspects inquiètent, d’abord la nécessité pour nombre d’élus de « restructurer » leur patrimoine pour en alléger le volume, d’autre part la transparence elle même. Cette transparence est le danger le plus grave pour certains élus. On va en effet avoir  confirmation de la sociologie du personnel politique très différente de la moyenne des français. En clair, la plupart des politiques sont nettement plus riches  que la moyenne des français et sont donc peu représentatif de la sociologie des électeurs. C’est la véritable grande trouille. Il va falloir aller vite pour restructurer ces patrimoines, notaires, avocats d’affaires et banques seront sollicitées pour transférer sous d’autres noms certains aspects du patrimoine. Avec aussi des risques que la fraude soit dévoilée. Même le président de l’assemblée nationale  s’inquiète de ce grand déballage qui va faire apparaître le grand décalage entre ceux qui prônent l’austérité et  ceux qui la subissent. Ceci expliquant sans doute cela !

Paradis fiscaux: le gouvernement veut les noms

Paradis fiscaux: le gouvernement veut les noms

Le ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve, « demande à la presse » de transmettre les fichiers à la justice concernant l’affaire « Offshore leaks ». Devant l’Assemblée nationale, il a « demandé à la presse qui dit détenir des éléments et des fichiers de bien vouloir les communiquer à la justice de manière à ce que celle-ci puisse faire son travail », en référence aux révélations de médias sur des détenteurs de comptes offshore.  Bernard Cazeneuve a aussi affirmé que le gouvernement ne mettrait pas en place de « cellule de régularisation » ni de plan d’ »amnistie » pour ceux qui ont fraudé le fisc en ouvrant un compte à l’étranger. Un peu plus tôt dans la journée, Arnaud Montebourg a de son côté déclaré dans une interview au Monde vouloir faire pression sur des pays comme la Suisse et le Luxembourg pour obtenir les noms de détenteurs de comptes offshore.  «Il sera nécessaire d’utiliser des moyens de pression diplomatiques. Il n’est pas acceptable que la Suisse profite du marché de l’Union européenne et de ses avantages mais refuse de donner les noms de nos ressortissants», affirmé Arnaud Montebourg.

 

Immobilier : le bon moment d’acheter ? Non de vendre

Immobilier : le bon moment d’acheter ? Non de vendre

 

Pendant des mois les professionnels n’ont cessé d’affirmer que les prix de l’immobilier ne connaissaient pas de baisse. Aujourd’hui il la reconnaisse. Le problème c’est évidemment les prix. En fait, les prix vont baisser sans doute de l’ordre de 50% en moyenne pour trois raisons ( rappelons qu’ils ont doublé en 10 ans ) ; d’abord parce que  le marché est bloqué dans le neuf comme dans l’ancien, quand il n’y a pas d’acheteur, les prix nécessairement baissent. Deuxièmement, les prix sont surévalués en France par rapport aux coûts mais surtout par rapport à la solvabilité des candidats acheteurs.Trosièmement avec la crise, nombre de propriétaires ne pourront faire face à leurs crédits bancaires et l’offre va augmenter.  Selon un sondage IFOP réalisé auprès de 400 agents immobiliers, le temps de réalisation des transactions s’était nettement allongé. «Pour près d’une opération sur deux, il a fallu de quatre à six mois pour finaliser les ventes. Dans un cas sur trois, le délai s’est étalé entre six mois et un an. Il a même été supérieur à un an dans 9 % des opérations», note la Fnaim. «Dans les régions où l’activité économique est la plus affectée par la crise, les transactions chutent le plus. En Franche-Comté, les ventes ont baissé de plus de 36% l’an dernier, en Basse-Normandie, en Picardie et en Bretagne de plus de 40%», explique Bruno Delabre, notaire en charge des affaires immobilières au Conseil supérieur du notariat. «Cette année, nous prévoyons 500.000 ventes environ alors qu’une année moyenne tourne autour de 700.000 transactions et une bonne année autour de 800.000», ajoute-t-il.  2013 n’a pas débuté sous de meilleurs auspices. «Quand on examine les avant-contrats, pour lesquels les ventes définitives ne sont pas encore signées, on s’aperçoit que la baisse continue au même rythme», indique-t-il. Aucune franche éclaircie n’est donc attendue. Plusieurs prévisionnistes estiment même que les prix des logements en France sont surévalués de 30 ou 35% et déconnectés des revenus. Bernard Cadeau, président du réseau Orpi, s’est quant à lui lancé dans une vaste campagne pour convaincre ses clients de revoir à la baisse leurs prix de vente de 5 à 15%. «Les vendeurs ne perdront pas d’argent en réduisant de 5 à 15% le prix souhaité parce que, dans 7 cas sur 10, ils vendent pour acheter de nouveau. Mais surtout parce qu’en dix ans, entre 1998 et 2007, les prix immobiliers ont progressé de 140%, soit six fois plus que l’inflation», calcule Bernard Cadeau. Ces derniers mois, le prix des maisons et des appartements a marqué le pas. Mais à des rythmes très différents selon les villes et les biens. «Les prix ont baissé de 2 à 5% en un an dans les grosses agglomérations, de 8 à 10% sur certains biens dans les villes moyennes, mais ils ont chuté de 15% sur les résidences secondaires et dans les petites villes de moins de 20.000 habitants qui sont mal desservies», estime Frédéric Monssu, président de Guy Hoquet. Il n’y a plus une réalité immobilière en France, mais de multiples. Au sein d’un même département, les contrastes sont grands. Bruno Delabre cite l’exemple du Nord-Pas-de-Calais. «Quand nous avons des biens immobiliers à vendre, après une succession par exemple, les prix se maintiennent à Lille intra-muros, car il y a beaucoup de demandes et peu d’offres. Mais, là où les usines ferment, où les régiments partent, le marché est sinistré.»  Selon les notaires, les prix ont reculé de plus de 10% en un an en Lozère, dans le Tarn-et-Garonne, l’Aisne ou l’Aveyron. Autre évolution significative relevée par plusieurs professionnels, l’existence de budgets plafonds. Au-delà de certains niveaux, les transactions ne se font plus. «Dans le Nord-Pas-de-Calais, les transactions de 150.000 à 200.000 € sont toujours actives ; en revanche quand les prix montent, tout change. Au-dessus de 500.000 à 600.000 €, le marché n’existe pratiquement plus», constate Bruno Delabre.

 

Affaire Cahuzac Laurent- Wauquiez (UMP) : « le problème du rapport à l’argent concerne toute la classe politique »

Affaire Cahuzac Laurent- Wauquiez (UMP) :  «  le problème du rapport à l’argent concerne toute la classe politique »

Laurent Wauquiez est un candidat virtuel à la direction de l’UMP, il sait qu’il a des chances d’être élu (à condition que Copé n’étouffe pas l’élection) ; il n’hésite donc pas à dire qu’en faiat toute la classe politique est mouillée dans les scandales politico –financier – attaque indirecte contre Sarkozy, Copé et les vieux briscards de la politique).  Sous prétexte de participer au concours d’idées pour moraliser la vie politique, Laurent Wauquiez a jeté hier un pavé dans la mare de son propre parti, l’UMP. « Le problème n’est pas seulement Cahuzac et Hollande, mais celui du rapport de la classe politique à l’argent, de toute la classe politique », a affirmé l’ancien ministre dans le « JDD » et sur France 3 . « Tout le monde doit balayer devant sa porte », a-t-il insisté. Depuis la désastreuse élection Fillon-Copé, la jeune relève UMP fait au fond le pari que les deux hommes se sont fourvoyés et elle essaie d’accélérer l’histoire. Sûrs d’eux et de leur talent, Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire, entre autres, multiplient les initiatives censées illustrer leur nouvelle façon de faire de la politique. Laurent Wauquiez a été plus loin encore hier. Le « qui savait quoi sur Cahuzac » se pose à tous, droite comprise ? Le député-maire de Haute-Loire l’a senti et engage la bataille générationnelle dans son parti. Il a publié son patrimoine, proposé de s’inspirer de la transparence américaine et nord-européenne, et a assorti le tout de sous-entendus assassins sur ses aînés politiques. A commencer par Jean-François Copé, qu’il rêve d’affronter à l’UMP en septembre. « Je n’ai jamais eu d’ »estime personnelle » pour Jérôme Cahuzac », a indiqué Laurent Wauquiez en reprenant les mots utilisés par Jean-François Copé à l’égard de l’ancien ministre. Lorsqu’un parlementaire a une activité privée, il faut rendre publics les clients et les honoraires, a-t-il proposé, en citant les « avocats », profession du président de l’UMP. Mais plus généralement, « dans ma génération, nous nous sommes engagés en sachant qu’on ne faisait pas fortune en politique », a-t-il affirmé, comme pour mieux rappeler que ce n’était forcément le cas des précédentes.  L’affaire Cahuzac et les secousses politiques qu’elle provoque ouvriront-elles la voie à des hommes neufs, ou susciteront-elles un besoin de solidité ? Difficile à dire. De Mélenchon à Marine Le Pen en passant par le PS et l’UMP, les postures adoptées depuis une semaine ne sont évidemment pas exemptes d’arrière-pensées. Jean-François Copé s’est en tout cas voulu plus « mesuré » que ces derniers jours hier sur BFM TV. Cibler le gouvernement et demander sa démission, sans « cautionner la démagogie ».

 

Mélenchon manif citoyenne le 5 mai : pour donner « un grand coup de balai politique « 

Mélenchon manif citoyenne  le 5 mai :  pour donner « un grand coup de balai politique  »

Jean-Luc Mélenchon demande un « grand coup de balai » et affirme qu’il va pour cela organiser une manifestation le 5 mai prochain, pour le 1er anniversaire de l’élection du président de la République. Il espère aussi tirer profit de cette affaire.  « Un diagnostic totalement erroné, celui d’une  personne débordée par la situation« . C’est ainsi que Jean-Luc Mélenchon juge vendredi matin les commentaires de François Hollande sur l’affaire Cahuzac. « Non ce n’est pas une personne qui a failli. C’est un système qui révèle sa pourriture intrinsèque. Ce système qui a combiné les effets d’une monarchie quinquennale et le néo-libéralisme avec des flots d’argent qui circulent de tous les côtés… « On ne peut  pas accepter que le peuple français, qui est humilié, ne s’en mêle pas. C’est pourquoi je veux faire la proposition que l’on manifeste le jour anniversaire du 2ème tour de l’élection présidentielle, le 5 mai prochain dans la rue. Que l’on fasse une marche citoyenne pour la VIe République, c’est-à-dire pour que le peuple s’empare, par une Constituante, du grand coup de balai qu’il faut donner pour purifier cette atmosphère politique insupportable« , a lancé le coprésident du Parti de Gauche. Enfin, le coprésident du Parti de Gauche a rappelé son « opposition totale » à la politique menée par le gouvernement. Il avance l’idée de constituer « une majorité alternative avec les écologistes et les socialistes de gauche à l’Assemblée nationale et propose une autre formule gouvernementale« . Avant la prochaine présidentielle.

 

Le compte Cahuzac ouvert par un proche de Le Pen ( médiapart)

Le compte Cahuzac ouvert par un proche de Le Pen ( médiapart)

L’avocat Philippe Péninque a reconnu, dans Le Monde, avoir ouvert le compte de l’ancien ministre du budget à l’UBS en 1992. Cette découverte de la justice suisse met au jour les liens de Jérôme Cahuzac avec ce conseiller de Marine Le Pen, dont le nom apparaît déjà dans l’affaire des comptes de campagne de Balladur.

 

Le trésorier de campagne de Hollande actionnaire de sociétés offshore

Le trésorier de campagne de Hollande actionnaire de sociétés offshore

Jean-Jacques Augier, qui fut le trésorier de campagne de François Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012, est actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans, par le biais de son holding financier Eurane, selon des documents auxquels Le Monde a eu accès. Ces révélations proviennent du travail de 86 journalistes du monde entier (The Guardian, la BBC, le Washington Post, Le Soir ou encore Le Monde) sous la direction de l’International Consortium of Investigate Journalists (ICIJ) à Washington.

 

Taxe à 75% : le foot concerné, affirme Matignon

Taxe à 75% : le foot concerné, affirme Matignon

Dans Le Parisien mardi, le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët, affirme que cette taxe, mesure emblématique du programme de François Hollande, ne concernerait pas les clubs de football.   »Le Premier ministre, à qui j’ai posé la question, a été clair: seules les grandes entreprises seront taxées. Or les clubs professionnels sont considérés comme des PME, donc ils ne seront pas touchés par la taxe à 75% », ajoutait M. Le Graët.   »Le Premier ministre a rencontré M. Le Graët en décembre, avant que le Conseil constitutionnel n’invalide le premier dispositif », a précisé de son côté Matignon à l’AFP. « Ils n’ont eu aucun contact depuis », assurent les services de M. Ayrault.  Selon Matignon, « le nouveau dispositif concernera toutes les entreprises qui versent des salaires au-dessus d’un million d’euros », dont les clubs de football.  Cette taxe à 75% sur les salaires supérieurs à 1 million d’euros par an devait initialement être payée directement par les salariés concernés.  Fleur Pellerin, la ministre chargée de l’Innovation, des PME et de l’Economie numérique a de son côté souligné que la taxe à 75% concernait tous les salariés, mardi matin sur France Inter.   »L’assurance qui a été donnée c’est que seuls les salariés seront concernés, donc tous ceux qui ne sont pas salariés ne seront pas concernés. Les autres, ceux qui sont salariés, seront concernés », a-t-elle précisé.  Interrogée sur les déclarations de Noël Le Graët, la ministre a estimé que les clubs de foot étaient « un peu au-dessus du chiffre d’affaires qui correspond à la définition des PME ».   »Les artistes non salariés ou les sportifs non salariés ne sont pas concernés », a-t-elle précisé.

 

Kho Lanta (deux morts) : le drame de la débilité

Kho Lanta (deux morts) : le drame de la débilité

 

Pleurer, aimer, souffrir et même malheureusement mourir presque en direct, c’est  le drame de la téléréalité ou plutôt de la télé débilité. Des émissions par ailleurs souvent assez suivies qui témoignent du niveau culturel de certains. Des émissions fondées sur le voyeurisme et qui exploitent  le sentimentalisme, la naïveté et parfois les instincts de brutalité. Faut-il interdire ces émissions sans mettre en cause la liberté ? Sans doute difficilement, elles renaîtront sous d’autres formes  (ou a d’autres horaires), on ne peut interdire la bêtise ; quels sont les coupables de ces idioties ? Les producteurs, les chaines, les téléspectateurs, ? Tous évidemment dans la mesure où il y a interaction entre l’offre et la demande. Le divertissement n’est évidemment pas interdit, il est même recommandé notamment pour oublier pendant un temps la grisaille économique et sociale, voire pour s’instruire ; tout simplement se distraire. Les deux morts de Kho Lanta sont deux morts de trop, des morts stupides qui révèlent aussi peut-être un  élément de la crise, culturelle celle là : la télé devenue opium du peuple. Il faudrait choisir ses programmes et discréditer par l’audience la téléréalité ; mais comme en politique si nos dirigeants sont aussi mauvais c’est pour partie de la faute des électeurs. Qui votent parce qu’on leur promet la lune.

Mélenchon : « Le gouvernement va dans le mur » (interview BFM)

Mélenchon : « Le gouvernement va dans le mur » (interview BFM)

Jean-Luc Mélenchon  interrogé sur les retaites  : « Les Allemands discutent de passer à la retraite à 70 an, ça suffit ! »

Sur la taxe à 75% : François Hollande a annoncé que cette taxe toucherait finalement les entreprises où les salaires dépassent le million d’euros, dont les clubs de football.  

Jean-Luc Mélenchon : Passer d’une tranche de 45% à 75% c’est stupide. Un impôt n’est pas destiné à punir mais à partager. Ca devrait être un niveau dans l’impôt sur le revenu, pas une taxe sur les entreprises ».

 A propos de l’accord sur la réforme du travail, qui arrive ce mardi à l’Assemblée et qui prévoit plus de flexibilité pour les entreprises contre davantage de protection pour les salariés. Ce texte transpose l’accord national qu’avait conclu le patronat (Medef, CGPME, UPA) et trois syndicats (CFDT, CFTC et CFE-CGC) le 11 janvier dernier. L’accord porte sur davantage de flexibilité pour les employeurs contre de nouveaux droits pour les salariés.

 Jean-Luc Mélenchon : « Cessez de nous prendre pour des gamins : on nous l’a déjà fait l’accord de compétitivité. Pendant deux ans on garantit l’emploi, et après ? On dit juste qu’il faut se serrer la ceinture pendant deux ans ».

  Jean-Luc Mélenchon : Nous allons déposer 4500 amendements sur ce texte. »Jean-Luc Mélenchon :« Ce n’est pas le travail qui pose problème. Le problème c’est que les carnets de commande ne sont pas remplis. Il faut donc avoir une politique de développement de l’activité. Or le gouvernement veut réduire les coûts du travail, ce qui amène de plus en plus de chômage, ce qui déséquilibre tous les comptes sociaux. Cette politique va dans le mur. »

 Jean-Luc Mélenchon : « C’est très choquant. Quand vous avez d’un côté le Medef, de l’autre, certains syndicats qui discutent, vous avez deux parties. Une troisième partie est impliquée mais absente de la discussion : c’est la société tout entière, qui paye pourtant pour le chômage». -Jean-Luc Mélenchon : « Nous allons déposer 4500 amendements parce que c’est un texte très technique. Nous allons essayer de le désarticuler ce texte parce qu’il est globalement mauvais. Il nuit à l’économie. Il va être une méthode de plus pour mettre le pistolet sur la temps des travailleurs. Ca va être une fragilisation des rapports sociaux dans l’entreprise. Or il faut penser au collectif de travail, pas seulement aux patrons et aux actionnaires ».

 

 

Valse des directeurs de cabinets : ça sent le changement de gouvernement

Valse des directeurs de cabinets : ça sent le changement de gouvernement

Traditionnellement les conseillers de cabinets ministériels et notamment les directeurs de cabinets tente de se reclasser avant un changement de gouvernement et si possible dans un poste avantageux ; c’est d’ailleurs souvent leur unique motivation : se servir de ce passage comme d’un tremplin dans une carrière. Après le départ du ministre, c’est beaucoup plus difficile. Le turn-over actuel dans les directions de cabinets signale la proximité d’un changement de gouvernement car le venet tourne pour la gauche. Manuel Valls, Vincent Peillon, Christiane Taubira, bientôt Arnaud Montebourg… Tous ces ministres ont déjà changé de directeurs de cabinet depuis leur arrivée au gouvernement il y a 10 mois. En tout, 8 ministres, soit près d’un quart des membres de l’équipe Ayrault, ont changé de « dircab » depuis le début de la mandature. Un turn-over inédit, et qui pourrait se poursuivre. Certes, les mouvements dans les cabinets ministériels, ça a toujours existé, mais pas autant, pas aussi vite. Officiellement, le plus souvent, les directeurs de cabinet partent pour des postes prestigieux. C’est le cas de Christian Vigouroux, qui a quitté le ministère de la Justice pour le Conseil d’Etat. Mais un habitué de la place Vendôme conteste cette version officielle en rappelant que le ministère de la Justice est « une pétaudière ». Et en regrettant le manque d’avancée des réformes depuis l’arrivée de Christiane Taubira. « Travailler dans un cabinet c’est une vie de chien. C’est 7 jours sur 7, on est épuisés », raconte une conseillère ministérielle, qui illustre le malaise des équipes. Car la valse des « dircab » n’est que la partie émergée du phénomène. Ainsi, la semaine dernière, la cellule communication de Jean-Marc Ayrault a été remaniée. Et plus globalement, face aux difficultés, il y a déjà une sorte de fatigue et même parfois de sauve-qui-peut des conseillers qui s’inquiètent pour leur avenir.  Tout cela est évidemment gênant pour l’Elysée et Matignon. Parce que de l’aveu même d’un conseiller ministériel, cette valse au sein des cabinets alimente forcément le procès en impréparation qui est fait au gouvernement.

 

Le « tu fais chier tout le monde » de Montebourg à Ayrault a renforcé l’autorité du Premier Ministre ! ‘(Sapin)

Le « tu fais chier tout le monde » de Montebourg à Ayrault  a renforcé l’autorité du Premier Ministre ! ‘(Sapin)

 

L’épisode Jean-Marc Ayrault versus Arnaud Montebourg  - et son désormais célèbre « tu fais chier la terre entière avec ton aéroport de Notre-Dame-des-Landes » – a en réalité … réaffirmé l’autorité du Premier ministre. C’est en tout cas ainsi que l’interprète Michel Sapin ce 2 avril. relaté dans l’ouvrage Florange, la tragédie de la gauche, cosigné par les journalistes Valérie Astruc et Elsa Freyssenet, et confirmé par Jean-Marc Ayrault. En ne tenant pas rigueur de cet « énervement »à son ministre, le chef du gouvernement aurait prouvé son autorité : »Il ne parlait pas publiquement. Et qu’est-ce que cela traduit ? Un moment d’énervement de la part de Monsieur Montebourg.  Qui a fait preuve d’énervement ?  L’un ou l’autre ?  Qui a gardé son calme ? L’un ou l’autre ?  Qui est celui qui a voulu qu’au-delà de l’énervement du moment, l’ensemble de l’équipe gouvernementale retravaille dans de bonnes conditions ? C’est le Premier ministre et il eu raison. Michel Sapin conclut par une définition de ce que doit être l’autorité d’un chef de gouvernement : L’autorité n’est pas de dire « tu sors »à chaque fois que quelqu’un perd ses nerfs. C’est de ramener chacun au principal. Le principal c’est l’action gouvernementale et l’action en commun, avec des personnalités heureusement différentes. Début décembre, en plein affrontement entre Arnaud Montebourg et Jean-Marc Ayrault sur le dossier Florange, le ministre du Redressement productif a attaqué son Premier ministre ainsi : Tu fais chier la terre entière avec ton aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dont tout le monde se fout ! Tu gères la France comme le conseil municipal de Nantes !

 

Poisson d’avril : le chômage va baisser (Hollande)

Poisson d’avril : le chômage va baisser (Hollande)

Avec quelques jours d’avance, Hollande est l’auteur du plus gros poisson d’avril cette année avec son pronostic de diminution du chômage en 2013. La situation : la France compte 3.187.700 chômeurs en février 2013, avec 18.400 nouveaux inscrits, le nombre de demandeurs d’emplois a progressé de 0,6% au mois de février 2013, la France compte désormais 3 187 700 chômeurs de catégorie A. Sur un an, la progression du chômage dépasse les 10%. Pour 2013, L’INSEE prévoit autour de 11% de chômeurs. En clair environ 300 000 en plus. On prévoit pour  l’instant environ 100 000 destructions  d’emplois, il faut en outre compter avec l’allongement du départ à la retraites compte tenu des réformes et l’arrivée sur le marché du travail de jeunes et de femmes. En fait Hollande compte sur les emplois d’avenir et les contrats de génération qui auront du mal à dépasser les 100 000, les raisons : les organismes dépendant des ressources fiscales (type collectivités) vont voir leurs ressources se restreindre et rechignent à embaucher; dans les entreprises il  y a la l’allongement du départ à la retraite et l’ajustement des effectifs compte tenu de l’absence de croissance. C’est cette absence de croissance qui va surtout peser sur l’augmentation du chômage la confirmation viendra dés que seront connus les chiffres du chômage de mars qui vont dépasser le record de 1997.

Le pape François de Corrèze et l’archevêque Jean-Marc de Nantes

Le pape François de Corrèze et l’archevêque Jean-Marc de Nantes

 

Des députés PS qui pensent que Hollande gère la France comme le conseil général de Corrèze et Montebourg qui dit à Ayrault qu’il gère le pays  comme le conseil municipal de Nantes ; pas de quoi être rassuré sur la gouvernance du pays. Hollande a fait un aveu fondamental lors de son intervention télévisée : il ne savait pas, il y a dix mois, que la crise était aussi grave et allait durer. ! De quoi être inquiet sur les compétences de nos dirigeants. Certes la crise ne date pas d’aujourd’hui notamment l’endettement qui fête ses trente ans ; mais notre épiscopat politique entretient des liens ésotériques avec les réalités économiques et sociales. Pour preuve, un jour on dépense sans compter, on taxe,  on embauche des fonctionnaires, quelques mois après, le contraire,  c’est la détaxe et l’austérité. Du coup on a du mal à comprendre l’évolution du montant du denier du culte et surtout son efficacité. L’homélie télévisée du pape François a été d’une grande indigence et de la plus grande confusion ; exemple quand on confond dématérialisation des procédures et simplification du contenu même de l’arsenal administratif et fiscal. Pas étonnant que 66% des français ait jugé ce sermon négatif. Paradoxe, Hollande et Ayrault ne suscitent  pas de haine ou de mépris ; nos deux ecclésiastiques seraient plutôt sympathiques ; ils sont tout simplement d’une nullité affligeante. Rarement une intervention télévisée d’un président aura été aussi déstructurée et incohérente. La seule ligne reconnaissable – recommandée bien sûr par les éminences du service de  services de com.- : faire le chef et en permanence employer : je, je, je…Un peu court comme contenu. A cet égard (comme on dit chez les pontifes de l’énarchie), le tort des services de com. élyséens, c’est avoir autorisé le pape francois à  prononcer son homélie en français. En latin, il est certain que le discours aurait pris une dimension plus religieuse et plus solennelle, ce qui comptait c’était la tonalité pas vraiment les paroles. Du coup, les fidèles se font de moins en moins nombreux, 30% à peine ;  on glisse doucement vers les 20% (comme Jospin). Même ceux qui ont voté pour Hollande rejoignent les mécréants.  Une perte de foi qui pourrait bien mettre en cause l’existence même du phénomène de professionnalisation de l’épiscopat politique en France, en particulier au PS ( mais pas seulement).

Dette et déficits : le dérapage qui discrédite la rigueur

Dette et déficits : le dérapage qui discrédite la rigueur

 

Théoriquement la rigueur doit permettre de redonner de la compétitivité et de soutenir la croissance, c’est en tout cas la philosophie de Bruxelles et de Hollande. Or ces efforts ne servent ni à la croissance, ni même au rétablissement des comptes. En cause, l’incapacité à réaliser les économies prévues et l’effet néfaste de la fiscalité sur les recettes fiscales ; bref un double échec Le déficit public a été ramené de 5,3% en 2011 à 4,8% du produit intérieur brut (PIB) en 2012, un résultat moins bon qu’escompté par le gouvernement (4,5%), a annoncé vendredi l’Insee dans sa première évaluation.  La dette, elle a battu un nouveau record, à 1.833,8 milliards d’euros, soit 90,2% du PIB contre 89,9% prévus.  Ce mauvais résultat, au lendemain de l’intervention télévisée du président Hollande, complique encore la tâche du gouvernement.  Ce dernier a déjà abandonné il y a un mois l’espoir de réduire les déficits à 3% du PIB dès cette année et il négocie actuellement un délai avec la Commission européenne. Bruxelles réclame en échange que le déficit public s’établisse « nettement en dessous de 3% » en 2014.   »En 2013 on sera très loin des 3% et ça va être très difficile de les atteindre même en 2014, sauf à poursuivre dans une austérité marquée, qui du coup repousserait encore la reprise », prévient Mathieu Plane, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).   »Nous sommes sur la bonne voie, on est en train de réduire les déficits », a réagi le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, convaincu que, sans les « mesures correctrices » prises l’été dernier par le nouveau gouvernement socialiste, ils « auraient été supérieurs à 5,5% ».   »Le résultat obtenu est un résultat qui, loin d’être dégradant, dénote une gestion maîtrisée des dépenses publiques », a-t-il déclaré à l’AFP. Il a fait valoir que le déficit structurel (ndlr, corrigé des effets de la conjoncture), « s’est amélioré de 1,2 point de PIB en 2012, ce qui est exactement l’engagement que nous avions pris ».  Il a souligné que le dérapage était dû en partie à la recapitalisation par les Etats de la banque franco-belge Dexia en décembre, mais aussi à la réévaluation du déficit de 2011 (5,3% au lieu de 5,2%) et à la croissance nulle.  Mais les dépenses ont également légèrement échappé à la maîtrise des pouvoirs publics, passant de 55,9% du PIB en 2011 à 56,6% en 2012, soit plus que prévu. En volume (en plus de l’inflation), elles ont progressé de 0,7% au lieu de 0,5% escompté.   »Il y a en effet un petit dérapage des dépenses », reconnaît une source gouvernementale, « qui est dû pour moitié à la croissance zéro et pour moitié à un dynamisme plus important que prévu de l’investissement des collectivités locales ». En revanche, a assuré cette source à l’AFP, « côté Etat et Sécurité sociale, les dépenses sont tenues » avec même une bonne surprise pour l’assurance maladie.  Le taux des prélèvements obligatoires est lui conforme aux prévisions, à 44,9% du PIB en 2012 après 43,7% l’année précédente, « sous l’effet de la hausse des impôts » (+5,3%), a précisé l’Insee.  L’impact de la stagnation économique a fortement pesé. « Là, on entre dans le dur », estime M. Plane. « Au début, on a coupé dans les dépenses inutiles, mais plus ça va, plus on doit tailler dans la protection sociale ou l’investissement public, avec un impact plus fort sur la croissance », observe-t-il.  Jeudi soir, François Hollande a tranché plusieurs chantiers emblématiques en cours de réflexion en allant dans le sens d’une plus grande rigueur: allongement de la durée de cotisation à la retraite et réduction des allocations familiales pour les ménages les plus aisés.  Autant de gages adressés à Bruxelles alors que la France précisera ses nouveaux engagements budgétaires d’ici la mi-avril.  Certains économistes critiquent l’effet de l’austérité sur la croissance donc l’emploi. D’autres au contraire réclament encore plus d’efforts et de rigueur.   »Il va y avoir nécessairement des politiques sur les salaires et les retraites des fonctionnaires », estime l’économiste Jean-Paul Betbèze. Pour lui, la baisse des dépenses programmée par l’Etat pour 2014, 1,5 milliard en valeur absolue hors dette et pensions, « n’est pas suffisante ». D’autant plus, dit-il, si « les dépenses des collectivités montent à proportion de ce qui est économisé par l’Etat ».

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