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La loi Travail : le 49.3 par défaut de majorité

La loi Travail : le 49.3 par défaut de majorité

 

Il se confirme de plus en plus que le gouvernement en l’état du texte ne pourra réunir une majorité pour voter la loi. En raison de l’opposition des frondeurs mais pas seulement. Il manquerait de l’ordre de 40 députés pour dégager une majorité. Le recours aux 49-3 paraît de plus en plus incontournable mais l’utilisation du 49 trois pourrait se révéler dangereux. En effet l’opposition pourrait dans ce cas présenter une motion de censure susceptible d’être votée par des députés de gauche avec le risque d’une dissolution de l’assemblée nationale.  « Il ne faut jamais renoncer à un moyen constitutionnel », dit Manuel Valls à propos d’un éventuel passage en force sur le projet de loi défendu par la ministre Myriam El Khomri. »Nous verrons la semaine prochaine, mais ce texte doit passer », ajoute-t-il, tout en affirmant sa volonté de « convaincre la majorité » sur ce projet controversé. Le 17 mai prochain, en première lecture, le gouvernement n’est en rien certain d’avoir une majorité pour faire voter ce texte. Selon un sondage Odoxa pour iTELE et Paris Match publié vendredi, 71% des 1.011 Français interrogés les 5 et 6 mai seraient « choqués » que le gouvernement ait recours à l’article 49.3 pour faire passer la loi EL Khomri. Les trois quarts des sondés (74%) jugent « normal que les frondeurs s’opposent au gouvernement car il faut avant tout qu’ils donnent leur avis sur les décisions précises. » Dans un communiqué diffusé vendredi, le député PS de Marseille Patrick Mennucci, soutien habituel de l’exécutif, annonce qu’il ne votera pas le texte. (Avec Reuters)

Londres a préféré le fils de pauvre (Laetitia Strauch-Bonart)

Londres a préféré le fils de pauvre (Laetitia Strauch-Bonart)

 

Laetitia Strauch-Bonart chercheuse auteure de. Vous avez dit conservateur?  analyse dans une interview au Figaro que finalement Sadiq Khan a surtout été élu en raison de son passé de pauvre et parce qu’il représente la diversité culturelle et sociale. (Extraits)


Sadiq Khan, candidat travailliste à la mairie de Londres est devenu le premier maire musulman d’une grande capitale occidental. Cela est-il un symbole important en Grande-Bretagne?

 

 

Laetitia Strauch Bonnart:

Cette victoire reflète le profond changement démographique qui s’est opéré en Grande-Bretagne et surtout à Londres depuis les dernières décennies, puisque les musulmans représentent aujourd’hui 12,4% de la population de la capitale, une proportion qui croît d’ailleurs bien plus vite que celle des autres communautés.

Cependant, le fait même de se concentrer sur l’identité religieuse de Khan pose problème: c’est réduire la politique à une «politique d’identités», où l’origine et l’appartenance comptent davantage que les programmes politiques. C’est aussi penser que les électeurs se déterminent en fonction de ces identités, alors que la victoire de Khan a certainement d’autres facteurs, à commencer par la faiblesse de son principal opposant conservateur, Zac Goldsmith. En réalité, dans les derniers mois, la focalisation du débat électoral sur les questions d’origine, voulue ou non, a empêché d’évoquer les vraies questions importantes pour la ville, à commencer par l’immobilier et le manque criant de logements pour une population en constante croissante. Aucun des candidats principaux, que ce soit Khan ou Goldsmith, n’a proposé le semblant d’une solution crédible à ce sujet!

 

 

Sadiq Khan est le fils d’un conducteur de bus pakistanais. Ses origines culturelles et sa religion ont-elles joué un rôle dans cette élection? Lequel?

En effet, elles ont joué un rôle, même s’il reste difficile à quantifier. Il est impossible de ne pas être sensible à l’histoire de Khan, qu’on partage ou non ses idées: fils d’un conducteur de bus pakistanais, il a grandi dans une council house (un HLM) et fait son chemin dans l’école d’Etat, gratuite, jusqu’à devenir avocat spécialiste des droits de l’homme. Sa «success story» est exemplaire.

 

La politique identitaire est toujours à double tranchant.

Sauf qu’on ne peut pas fonder son choix politique, à mon sens, sur ces seuls éléments. Or curieusement, l’origine semble avoir aujourd’hui un effet important sur les opinions des électeurs, et un effet en ciseaux: catalyseur de sympathie quand elle est modeste, elle est de plus en plus critiquée quand elle est aisée. Autrefois, l’appartenance à l’establishment aurait suffi pour faire élire Golsmith, et c’est une bonne chose que ce ne soit plus le cas, car en l’occurrence son programme n’était pas suffisamment solide. Cependant, ses origines ont clairement joué en sa défaveur, beaucoup lui reprochant simplement d’être fils de milliardaire. Pour plaire aujourd’hui, il vaut mieux un héritage de déshérité, une histoire personnelle faite de difficultés et d’ascension sociale. Qu’on trouve cela ridicule ou non, c’est l’esprit du temps, et Goldsmith n’est pas du bon côté!

 

Sadiq Khan a été accusé d’affinité avec les islamistes. Est-ce le cas? Ce soupçon a-t-il pu jouer en sa défaveur?

Cependant, pendant la campagne électorale, Khan n’a cessé de condamner l’extrémisme, et demandé la suspension de Livingstone après ses remarques antisémites. Il est aussi haï par certains radicaux car il soutient le mariage gay. Ce changement d’attitude est-il pure tactique ou est-il sincère? Inversement, sa supposée proximité ancienne avec certains radicaux était-elle sincère, où là encore tactique? Dans tous les cas, je ne crois pas que Khan cautionne l’extrémisme. En revanche, il représente une voix assez commune à gauche – surtout dans ce que j’appelle «la gauche du ressentiment» représentée par Corbyn, que Khan a d’ailleurs soutenu en septembre dernier pour son élection à la tête du Labour: celle qui consiste à expliquer les attitudes des extrémistes et des terroristes par la seule et unique faute de l’Occident. Ainsi en 2006, élu député, Khan était l’un des signataires d’une lettre au Guardian qui attribuait la responsabilité des attentats terroristes – comme celui du 7 juillet 2005 à Londres – à la politique étrangère britannique, notamment son soutient à Israël. Cette position et l’ambiguïté passée de Khan ont forcément créé un soupçon en sa défaveur.

 

Londres est-elle la ville du multiculturalisme heureux?

Oui et non! Tout dépend ce que vous entendez par multiculturalisme. Si vous pensez à la diversité des nationalités représentées à Londres, il y a en effet quelque chose d’admirable dans cette ville et sa capacité à faire vivre ensemble des personnes d’origines différentes.

Mais quand on parle multiculturalisme en Europe aujourd’hui, on le prend dans un sens plus politisé, celui de la complexe relation entre la population d’origine, chrétienne ou athée à coloration chrétienne, et les populations plus ou moins récentes de confession musulmane. En Grande-Bretagne, en apparence, tout se passe bien. Les musulmans modérés sont tout à fait intégrés. Ce qui est assez problématique – comme dans d’autres villes européennes -, c’est l’existence de quartiers entiers où le séparatisme identitaire est visible. C’est le cas dans l’Est de London, notamment dans le borough de Tower Hamlets. 30% de la population y est musulmane, concentrée dans des council houses.

Comptes de campagne : le FN privé de remboursements

Comptes de campagne : le FN privé de remboursements

 

Privé d’une partie du remboursement de la campagne départementale le Front National proteste considérant qu’il s’agit d’une mise en tutelle du parti. Une appréciation évidemment excessive puisque les retenues décidées correspondent précisément à des surfacturations aux candidats effectuées d’office par le micro parti de Marine Le Pen. Une opération qui d’ailleurs a justifié une mise en examen pour escroquerie et abus de biens sociaux. Après le rejet d’une partie des demandes de remboursements du Front National, pour les élections départementales, par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), le trésorier du FN Wallerand de Saint-Just a estimé sur France Info ce jeudi que la commission dépassait son rôle. Le parti d’extrême-droite demandait le remboursement de 9 millions 500.000 euros. Mais la commission lui en a refusé plus d’un million, au motif que certaines « dépenses de conception de documents » (tracts, affiches électorales) lui ont paru « excessives ».  En fait, la plupart des candidats FN aux départementales ont dû obtenir un kit de campagne qui leur était facturé par le mouvement Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen, la président du Front National. « Si la commission commence à s’appesantir sur l’utilité de telle ou telle dépense et sur le coût de telle dépense par rapport à je ne sais quel critère, à mon avis la commission dépasse complètement son rôle », a estimé sur France Info Wallerand de Saint-Just, dénonçant une « mise sous tutelle » de son parti. Le FN a été mis en examen le 9 septembre dernier pour « recel d’abus de biens sociaux » et « complicité d’escroquerie » dans une enquête sur le financement de plusieurs de ses campagnes.

Des divorces maintenant devant le notaire

Des divorces maintenant devant le notaire

 

En dépit de l’opposition des juges et des avocats,  il sera désormais possible de faire acter les divorces devant notaire lorsqu’il s’effectue sous le régime du consentement mutuel. Une disposition votée par l’assemblée nationale dans le cadre de la réforme de la justice du XXIe siècle et qui risque de faire fortement réagir notamment les organisations corporatistes de la justice. L’enjeu évident c’est de dé désengorger les tribunaux civils complètement noyés par les affaires familiales qui représentent à peu près la moitié des dossiers traités. Pour l’instant il ne s’agit d’autoriser devant notaire que les divorces par consentement mutuel. On comprend évidemment l’inquiétude des juges avec ce transfert de responsabilité, même chose aussi chez les avocats qui craignent aussi d’autres évolutions futures dans le même sens. Or les affaires de divorce représentent souvent la moitié du chiffre d’affaires des avocats. Pourtant il est essentiel que la justice se recentre sur des enjeux majeurs et pour cela se débarrasse de nombreux  dossiers qui retardent toutes les procédures (les affaires familiales bien sûr mais aussi nombre délits qui pourraient être dépénalisés et faire l’objet de sanctions administratives, sans parler des procès de la jet-set pour tots et pour rien et qu’on devrait faire payer au prix fort aux intéressés. Cette première réforme de la justice prend la forme d’un amendement du gouvernement qui stipule que «les époux peuvent consentir mutuellement à leur divorce par acte sous signature privée contresigné par avocats, déposé au rang des minutes d’un notaire». La procédure ne pourra toutefois pas s’appliquer si un mineur demande à être entendu par le juge et les époux auront un temps de réflexion de 15 jours avant la signature. En réponse aux inquiétudes sur le fait de «passer d’un juge gratuit à un notaire payant», le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a assuré qu’il n’y avait «pas de risque de voir le coût du divorce exploser», car l’enregistrement de l’acte «sera fixé à environ 50 euros». Le radical de gauche Alain Tourret a estimé en commission que cette déjudiciarisation du divorce était une «véritable révolution». Selon l’exposé des motifs, «cette nouvelle catégorie de divorce a vocation à s’ajouter aux cas actuels de divorce, et à se substituer à la majorité des cas de divorce par consentement mutuel». Chaque jour en France, quelque 365 divorces sont prononcés, sans compter les séparations.

 

(Avec reutersr et à AFP)

Le gouvernement s’en remet aux partenaires sociaux pour les CDD

Le gouvernement s’en remet aux partenaires sociaux pour les CDD

 

Selon les chiffres officiels, les CDD ont représenté 87% des embauches en 2015, 70% d’entre eux étaient de moins d’un mois et la moitié de ces derniers de moins d’une semaine. Du coup le gouvernement avait déclaré qu’il entendait surtaxer ses contrats de faible durée. Mais devant la réaction du patronat, le gouvernement fait marche arrière et renvoie la discussion dans le cadre de la négociation sur la nouvelle convention Unedic. En clair le gouvernement botte en touche en laissant les partenaires sociaux se débrouiller d’une question sur laquelle ils sont en désaccord complet. Le gouvernement reste déterminé à enrayer l’inflation des contrats de travail de très courte durée mais s’en remettra aux partenaires sociaux pour les modalités, a déclaré mercredi la ministre du Travail, Myriam El Khomri. La question de ces contrats à durée déterminée (CDD) très courts, dont l’utilisation par les entreprises, en alternance avec des périodes de chômage indemnisé, explose en France, est au cœur d’un double bras de fer. Il oppose d’une part le gouvernement et les organisations patronales, que la simple évocation d’une « surtaxation des CDD » fait bouillir, et d’autre part le patronat et les syndicats, qui font du traitement des contrats courts une priorité des négociations sur une nouvelle convention d’assurance chômage. Medef et CGPME menacent de se retirer de ces négociations si le gouvernement impose une telle « surtaxation » dans le cadre du très contesté projet de loi réformant le marché du travail, dont l’examen a débuté mardi à l’Assemblée. Interrogée lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale, Myriam El Khomri a tenté de rassurer ces organisations patronales. « Nous ne parlons pas de surcotisation, nous parlons de modulation », a-t-elle expliqué. Quant aux modalités pratiques, elles « relèvent et relèveront toujours des partenaires sociaux ».  La ministre a ainsi confirmé des propos tenus quelques heures plus tôt sur BFM TV par le secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen. « Nous ne déciderons pas d’une façon unilatérale cette mesure, ça n’a jamais été notre intention », avait-il dit. Une loi du 14 juin 2013 prévoit déjà que des accords entre les partenaires sociaux sur l’assurance chômage « peuvent majorer ou minorer les taux de contributions (patronales), en fonction de la nature du contrat de travail, de sa durée, de son motif, de l’âge du salarié ou de la taille de l’entreprise ». C’est ce que prévoit de fait la convention Unedic de 2014 pour un nombre limité de catégories de contrats, qui écarte notamment tout ce qui relève de l’intérim. Ce périmètre s’est révélé trop limité pour enrayer un recours croissant aux contrats de très courte durée devenu dans certains secteurs un mode de gestion de la main d’oeuvre, dont le coût pour l’Unedic est estimé à environ six milliards d’euros par an. L’économie « a besoin des CDD », a souligné la ministre du Travail. Mais le gouvernement veut donner un « signal politique » contre cette « hyperprécarité » en rendant obligatoire la modulation des cotisations patronales, a-t-elle ajouté.

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(Avec Reuters)

Exemption de visa: le chantage turc

Exemption de visa: le chantage turc

 

Cette affaire d’exemption de visas pour les Turcs se rendant dans l’union européenne constitue un véritable chantage. On sait en effet que la plupart des migrants transite par la Turquie qui les laisse partir ensuite vers l’Europe ;  une Turquie qui par ailleurs n’a ni la volonté, ni la capacité de contrôler ses propres frontières. Pourtant la Turquie responsable de l’expédition des migrants a exigé et obtenu l’exemption de visa pour ses ressortissants ; cela contre la promesse de contrôler les flux migratoires vers l’Europe et dlaccepter le retour de ceux qui ne sont pas en situation irrégulière. Une situation qui est aussi le produit de l’incapacité de l’union économique à réguler les flux migratoires en distinguant notamment les réfugiés politiques des réfugiés économiques. Une Europe  qui en quelque sorte sous-traite la gestion du problème à la Turquie. La Turquie qui profite pour mettre un pied dans la porte qui ouvre sur l’union économique et qui au passage obtient le statut d’un véritable État de droit. Certes la problématique n’est pas simple mais les conditions de la négociation avec la Turquie relèvent d’une gestion de gribouille La Commission européenne a demandé mercredi aux gouvernements des Etats membres de l’Union de prendre des mesures pour exempter les ressortissants turcs de visa en contrepartie de l’accord par lequel Ankara s’est engagé à réduire l’afflux de migrants et réfugiés en Europe. La Turquie, qui héberge un grand nombre de réfugiés syriens et dont le territoire sert de point d’embarquement vers les îles grecques, avait menacé de se désengager de l’accord conclu en mars si elle n’obtenait pas la libre circulation promise à ses ressortissants. Malgré les critiques sur la situation des droits de l’Homme en Turquie, la CE invite dans un communiqué les Etats membres et le Parlement européen à valider l’exemption de visa d’ici à la fin du mois de juin.

(Avec Reuters)

Primaire républicains : le début du bidouillage ?

Primaire républicains : le début du bidouillage ?

 

Nicolas Sarkozy est parvenu à faire adopter par le bureau politique une modification des conditions de vote des Français de l’étranger. Du coup beaucoup s’interrogent  pour savoir si ce n’est pas le début du bidouillage du scrutin. Un bidouillage condamné par la plupart des candidats aux primaires, Sarkozy excepté bien sûr. Un changement de mode électoral également condamné par la Haute autorité chargée de l’organisation des primaires. Il s’agit bien entendu d’un enjeu majeur : celui de définir l’assiette de l’électorat et les conditions de vote. Des modalités qui pourraient influencer le résultat final. Ce n’est pas ce qui avait jusque-là été prévu. Mardi, lors d’un bureau politique, les Républicains ont voté un changement du mode de scrutin pour les Français de l’étranger lors de la primaire de la droite prévu en novembre. Alors que ces derniers – ils sont 1,2 million inscrits sur les listes consulaires – devaient initialement pouvoir voter de manière électronique, via Internet, il a finalement été décidé qu’ils devraient voter par courrier. Un choix défendu par Nicolas et entériné par 43 voix sur 47 présents. Mais cette option n’est pas approuvée par ses principaux rivaux. Ni Alain Juppé, ni François Fillon, ni Bruno Le Maire n’étaient d’ailleurs pas présents lors du bureau politique. Lors du vote de mardi, seuls les juppéistes Benoist Apparu, Jean-Pierre Raffarin, Fabienne Keller et Olivier Chartier se sont prononcés contre, indique L’Opinion. Mercredi, dans un communiqué, François Fillon affirme que les Français de l’étranger doivent « avoir la possibilité de voter à la primaire dans des conditions qui respectent la spécificité de leur territoire de résidence ». « Je défendrai le droit des Français de l’étranger à s’exprimer dans cette consultation démocratique. Il en va de l’égalité entre tous les Français », poursuit l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy. « Je veux que les Français de l’étranger puissent voter aussi facilement que les Français qui résident sur le territoire français », a pour sa part déclaré Bruno Le Maire sur France Info, jugeant « beaucoup plus simple » le vote par Internet. « On se prive de faire voter les Français installés à l’étranger. Je trouve que c’est dommage », a pour sa part déclaré au JDD Nadine Morano. « J’aimerais que le président des Républicains remette le sujet à l’ordre du jour officiellement, et qu’on ait un débat là-dessus », indique-t-elle. Saisie du problème, la Haute autorité de la primaire a rapidement réagi. « Cette position n’est pas celle qui lui avait été transmise jusqu’à présent et sur la base de laquelle elle a travaillé », écrit-elle dans un communiqué. Le guide de la primaire, publié la semaine dernière, indique d’ailleurs, dans son article 6, que le vote des Français de l’étranger sera électronique. « Attirant l’attention sur les difficultés propres à l’organisation du scrutin pour les 1,2 million de Français établis hors de France », la Haute autorité appelle à un nouveau vote du bureau politique sur les « propositions de modifications de la Charte de la primaire permettant un vote effectif des Français établis hors de France ».Mardi, lors du bureau politique, Nicolas Sarkozy avait pris la parole après les explications de Thierry Solère sur le choix du vote électronique pour les Français de l’étranger. « Tu vois, je reviens de la Somme. Je ne vois pas au nom de quoi un mec de la Somme devrait faire 40 kilomètres pour aller voter, alors qu’un golden boy de New York n’aurait qu’à appuyer sur un bouton », aurait déclaré dans la foulée le président des Républicains, relate L’Opinion.

 

(Avec JDD)

Loi travail : vers le 49-3….. et la dissolution de l’assemblée ?

Loi travail : vers le 49-3….. et la dissolution de l’assemblée ?

Le gouvernement semble de moins en moins en capacité de réunir une majorité pour faire voter la loi. Du coup il pourrait être condamné à recourir à l’arme massue du 49–3. Il faut dire que le débat sur ce texte sera difficilement gérable avec de l’ordre de 5000 amendements dont à peu près la moitié déposée par le seul Front de gauche. Il faudra compter sur l’opposition traditionnelle des frondeurs, aussi sur l’opposition de députés de gauche qui contestent certains contenus de la  loi enfin sur l’opposition disparate de certains députés dont la candidature ne sera pas reconduite pour les législatives de 2017 et qui veulent en découdre avec la direction du parti socialiste. La gestion du débat sur la loi risque d’être assez périlleuse. En effet si le 49–t3 est utilisé l’opposition aurait l’intention de déposer une motion de censure contre le gouvernement et certains députés frondeurs n’excluent pas totalement de la voter. L’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale serait alors posée. – La ministre du Travail Myriam El Khomri s’est pourtant efforcée mardi de convaincre des bienfaits de son projet de réforme du marché du travail les détracteurs de tous bords de ce texte très contesté, lors du coup d’envoi de son examen par l’Assemblée nationale. Le gouvernement n’est en rien certain d’avoir une majorité pour faire voter le 17 mai en première lecture ce qui devrait être la dernière grande réforme du quinquennat. Il est pris en tenailles entre une partie de la gauche et les syndicats contestataires, pour qui il s’agit d’une « régression sociale », une droite déjà entrée dans la campagne pour la présidentielle de 2017 et un patronat qui tempête contre une réforme jugée trop peu favorable aux entreprises. Face à la montée d’une précarité durable, « l’unité nationale devrait aller de soi », a lancé Myriam El Khomri, avant d’inviter une gauche souvent accusée de nier l’évolution du monde à se montrer « capable de cerner le réel ». Elle a renvoyé dos-à-dos opposants de droite et de gauche, patronaux ou syndicaux à son texte, dénonçant les « caricatures », les « postures » et la « mauvaise foi » qui ont « pollué le débat ». Ce texte réforme notamment tout un pan du Code du travail et renforce le rôle des accords d’entreprises. La ministre a déploré que la société française « s’enlise dans une culture de l’affrontement », où les « conservateurs de tous bords s’indignent toujours du ‘trop’ ou du ‘trop peu’ mais s’entendent toujours in fine pour ne rien faire ». « Le premier pilier de ce texte est tout simplement de faire du dialogue social le moteur de la transformation de notre économie et de notre société », a expliqué Myriam El Khomri. . Selon les comptes du rapporteur du texte, le député socialiste Christophe Sirugue, il manque à ce stade une quarantaine de voix au gouvernement pour le faire voter.

(Avec Reuters)

Loi travail : le texte est plus équilibré (CFDT)

Loi travail : le texte est plus équilibré (CFDT)

 

Bien évidemment la CFDT qui a obtenu un net rééquilibrage du projet de loi travail concernant les garanties respectives accordées aux entreprises et aux salariés soutient le texte même si elle demande encore quelques améliorations. Sa position se fonde surtout sur le fait que la loi prévoit de rapprocher la négociation de l’entreprise et de permet des accords locaux pour soutenir notamment l’emploi. C’est évidemment une opposition de fond avec des syndicats comme la CGT et FO qui, eux,   défendent  le concept de norme nationale dans tous les cas.

 

(Interview de Laurent Berger dans le Figaro)

 

 

 

Que pensez-vous du projet de loi El Khomri, tel qu’il arrive en séance à l’Assemblée?

Laurent BERGER. - La première version du texte était inacceptable. Elle a été réécrite, grâce notamment à l’action de la CFDT. Mais il reste des points à traiter, comme le périmètre des licenciements économiques qui doit être européen, et non français. Sur le fond, nous soutenons la philosophie du texte car créer de la norme au plus près des entreprises, par la négociation collective, est une bonne chose. Les accords performance, signés chez STX à Saint-Nazaire, Renault ou Michelin, ont permis à ces entreprises de maintenir et développer l’emploi. Faisons confiance aux acteurs de terrain! D’autant que le projet de loi travail pose des garde-fous: les accords devront être signés par des syndicats représentant au moins la moitié des salariés et, en l’absence d’accord, le Code du travail actuel s’appliquera. Et puis n’oublions pas les progrès de cette loi, comme le compte personnel d’activité (CPA), les mesures sur les travailleurs détachés, la protection des non-salariés, les moyens des syndicats…

Avec un chômage à plus de 10 %, ne fallait-il pas tenter autre chose? Pourquoi avoir refusé le plafonnement des indemnités prud’homales qui aurait levé la peur de l’embauche des patrons?

La réparation pleine et entière d’un préjudice est un principe de justice. Le plafonnement des indemnités prud’homales était donc inacceptable, d’autant plus qu’on parlait de licenciement abusif. Mais j’ai toujours dit qu’il fallait développer la conciliation aux prud’hommes et instaurer un barème indicatif, pour sécuriser les salariés et les employeurs. On ne peut pas reprocher à la CFDT de ne pas être ouverte! Nous avons signé des accords amenant à la création de la rupture conventionnelle et à la possibilité de négocier des plans sociaux. On n’entend jamais de parole patronale soulignant que ces réformes ont été constructives! Ce silence participe au climat de défiance généralisé, préjudiciable pour notre pays.

« La vérité sur le programme du FN » Maël de Calan

 « La vérité sur le programme du FN » Maël de Calan

Maël de Calan, conseiller en politique économique de Juppé, cofondateur du think tank de droite « la Boîte à idées », explique dans son livre « la vérité sur le programme du Front national ».  Les incohérences économiques du Front national. (Interview les Echos)

A qui s’adresse ce livre ?

« A tous les Français évidemment. Plus particulièrement aux électeurs du Front national, qui pourraient finalement trouver étrange ce que leur racontent les cadres du parti d’extrême droite après avoir lu ce livre. Il s’adresse aussi à ceux qui hésitent encore à franchir le pas, afin de les convaincre que le programme du FN n’est pas crédible. C’est sur le terrain de la crédibilité qu’il faut l’attaquer. Les sondages montrent en effet encore qu’une majorité de Français ne croient pas que ce parti a les capacités pour gouverner. Il faut enfoncer le clou. Enfin, il s’adresse à ceux qui veulent combattre les idées du parti auprès de leur entourage ou face à des militants. Ils y trouveront de quoi formuler leurs arguments pour convaincre de la dangerosité de ce programme. »

Vous avez choisi le terrain des chiffres plutôt que celui, plus traditionnel, des valeurs ou de la morale. Parce que cela ne fonctionne plus ?

« Le combat sur les valeurs est légitime, car le FN n’entre pas dans celles transportées par la République. Mais ce n’est plus suffisant, non. La dédiabolisation a fonctionné. Le vote FN s’est banalisé et s’est étendu auprès de catégories de la population qui lui étaient d’habitude réfractaires. Je pense particulièrement aux femmes et aux retraités. Nous avons tous trop longtemps pensé que l’absurdité du programme du Front national allait de soi. Si bien que nous jugions inutile de le dire aux électeurs. Mais la progression du vote FN montre que ce n’est en fait plus le cas. La France va mal, les électeurs ne voient plus le bout du tunnel et se demandent si le FN ne pourrait pas leur montrer la sortie. Mais ils ont oublié, pour ne prendre que cet exemple, que jouer avec la monnaie, comme le préconise le Front, tuera la stabilité des prix, chose acquise aujourd’hui et qui paraît immuable. Cette politique que propose le FN, elle est appliquée notamment par le Venezuela, l’Argentine ou encore le Zimbabwe, des pays qui sombrent dans la faillite. J’ai donc pensé ce livre comme un manuel de combat pour rappeler des évidences, appuyées par un chiffrage fastidieux mais rigoureux de toutes les mesures proposées afin d’en démontrer l’incohérence. »

Vous accusez effectivement le FN de ne pas chiffrer certaines propositions, ou de mal les chiffrer. Mais ce n’est pas le premier parti dans ce cas-là, et cela n’a pas empêché certains présidents d’être élus…

« Certes, le FN n’a pas le monopole de la démagogie. Mais c’est de loin le parti qui va le plus loin. Un tiers des propositions de Marine Le Pen impliquent des dépenses publiques. D’après mes calculs, ces dépenses équivaudraient à une augmentation du déficit de 10 points de PIB et 1.500 milliards d’euros de dette sur 5 ans. Mais cela n’est pas tout. Le FN est capable, dans son programme, de promettre une hausse des prix pour satisfaire les agriculteurs puis, 23 pages plus loin, de promettre la baisse de ces mêmes prix aux consommateurs. Les paradoxes et incohérences de ce genre sont légion dans le projet du FN. »

Le succès du FN repose notamment sur des messages forts et simples. Ne craignez-vous pas de rater votre cible en faisant le pari des chiffres ?

« Ce livre a été pensé comme un manuel, il y a donc deux niveaux de lecture : les titres et intertitres constituent des slogans percutants qui peuvent être utilisés comme tel. Vient ensuite le cœur du texte où est détaillé l’argumentaire chiffré. Mais cet ouvrage ne se contente pas non plus de chiffrer des promesses. Il dénonce aussi le chaos économique et social dans lequel la France plongerait si ce programme était appliqué. Au menu, nous aurions droit à une guerre commerciale – le FN affirme qu’il dénoncera tous les accords douaniers contractés- le retour du contrôle des prix, de vastes nationalisations – comme en 1981 – un traficotage de la monnaie… La somme de tout cela mettrait le pays dans le chaos, créerait des milliers de chômeurs, et blesserait la France pour de bon. »

 

Le créateur du Bitcoin : un australien

Le créateur du Bitcoin : un australien

 

 

L’entrepreneur australien Craig Wright a déclaré être « la cheville ouvrière » du Bitcoin, créé il y a sept ans. Son identité avait été percée à jour par des médias spécialisés alors qu’il opérait jusque-là sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto. La fin d’un mystère qui a débuté en 2009. Après des années de spéculations, le véritable créateur de la monnaie numérique bitcoin a révélé lundi son identité à la BBC, The Economist et au magazine GQ: il s’agit de l’entrepreneur australien Craig Wright. Il a précisé s’être senti contraint de dévoiler son identité pour préserver ses proches qui sont poursuivis par des journalistes depuis que le magazine américain Wired et le site spécialisé Gizmodo ont avancé en décembre 2015, après une enquête, que l’entrepreneur australien était un des possibles créateurs du Bitcoin. « J’en ai été la cheville ouvrière, mais d’autres personnes m’ont apporté une aide », a déclaré Craig Wright au micro de la BBC à propos de la monnaie numérique. Il a ajouté que Hal Finney, un cryptographe réputé, était un des ingénieurs ayant contribué à créer le Bitcoin. Pour prouver ses dires, Craig Wright a fourni des pièces connues comme étant seulement détenues par le créateur du Bitcoin pour prouver qu’il en était bien l’inventeur, précise la BBC. Lors d’une rencontre, il a ainsi signé numériquement des messages en utilisant des clés cryptographiques créées aux premiers jours du développement de cette crypto-monnaie. The Economist a dit cependant ne pas être entièrement convaincu. « Notre conclusion est que M. Wright pourrait bien être M. Nakamoto, mais des questions importantes demeurent », a nuancé l’hebdomadaire. Et d’ajouter : « De fait, il pourrait bien ne jamais être possible d’établir, au-delà du doute raisonnable, qui a véritablement créé le Bitcoin. » Les médias traquent depuis plusieurs années le ou les mystérieux informaticiens qui, derrière ce pseudonyme, ont conçu en 2009 le logiciel à l’origine du Bitcoin. Craig Wright a toutefois expliqué ne pas avoir révélé son identité  »parce qu’[il]le voulai[t]« . « Ce n’est pas mon choix. [...] Je ne veux vraiment pas être l’image publique de quoi que ce soit. [...] Je veux travailler, continuer de faire ce qui me plaît. Je ne veux pas d’argent. Je ne veux pas de gloire. Je ne veux pas d’adoration. Je veux juste qu’on me laisse tranquille. » Comme le rappelle la BBC, il y a environ 15,5 millions de bitcoins actuellement en circulation dans le monde et Satoshi Nakamoto serait en possession d’un million d’entre eux, auxquels personne n’aurait jamais accédé. Sachant qu’à ce jour la valeur du bitcoin est de 441,9 dollars (385 euros), cela laisserait donc Craig Wright à la tête d’une fortune de près de 450 millions de dollars. Nombreux sont toutefois ceux à penser que, la véritable valeur du bitcoin se trouve dans la technologie de cryptage utlisée : la Blockchain. Ce protocole cryptographique, en théorie inviolable et totalement privé, permet à des inconnus de réaliser des transactions dans un cadre totalement sécurisé, sans intermédiaire, chaque maillon de la chaîne étant le garant de l’ensemble dans un alignement des intérêts du tout et des parties. La technologie s’inspire du piratage de fichiers musicaux des années 1990, « de pair à pair » (peer-to-peer ou P2P), mais en beaucoup plus puissant. Après avoir donné naissance au Bitcoin, la Blockchain pourrait trouver des applications inédites dans tous les secteurs où intervient un « tiers de confiance » et engendrer ainsi une sorte d’économie « horizontale », complètement décentralisée.

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(La tribune avec Reuters et AFP)

Le 1er mai des villages gaulois en France

 

Le 1er mai des villages gaulois en France

C e 1er mai risque d’être caractérisé encore plus que d’habitude par une division totale de ceux  qui revendiquent représenter les travailleurs en France. Certes cette division n’est pas nouvelle depuis les années 70 mais cette fois elle sera exacerbée par deux événements majeurs d’une part la loi travail, d’autre part  la perspective de 2017. Concernant la loi travail le clivage est nette entre les deux organisations qui ont souhaité une évolution du code de travail permettant d’équilibrer les garanties accordées tant aux entreprises qu’aux salariés. De l’autre côté on trouve des syndicats totalement opposés à cette loi est qui militent  pour le maintien intégral du code du travail actuel. Côté politique le front national tentera une nouvelle fois de détourner la fête du travail pour honorer Jeanne d’Arc mais là aussi dans la division avec une manifestation autour de  Marine Le Pen est une autre autour de Jean-Marie Le Pen. Les anarchistes et les libertaires profiteront aussi de cette date anniversaire pour tenter d’exister médiatiquement. La très grosse majorité des Français c’est-à-dire environ 95 % de s’associera à pas à la fête commémorative ou se contentera d’acheter un brin de muguet, symbole du changement de saison. D’un certain point de vue, là fête du travail qui a prit naissance à Chicago en 1886 a beaucoup perdu de son sens en France, c’est souvent considéré comme un simple jour férié. En cause un certain refuge vers l’individualisme qui tente d’échapper à la complexité et aux contradictions du monde contemporain. Aussi le faite que les désorganisations dites représentatives qui appellent aux manifestations ne représentent plus grand-chose et surtout que leur crédibilité est entachée par des postures conservatrices qui ne correspondent pas aux attentes du monde présent. Bref le 1er mai sera encore davantage que précédemment la fête des villages gaulois. Pour redonner du sens et de l’adhésion au 1er mai il y aurait sans doute un urgent besoin d’innovation, de crédibilité et d’unité.

Le ministre allemand des finances condamne nettement les salaires des patrons de Volkswagen

Le ministre allemand des finances condamne nettement les salaires des patrons de Volkswagen

Le ministre allemand des finances ne fait jamais dans la dentelle aussi bien lorsqu’il s’agit de critiquer la politique de la banque centrale européenne que lorsqu’il condamne nettement les rémunérations des patrons de la société Volkswagen qui a perdu 4 milliards l’an passé suite au scandale du trucage des émissions polluantes. On aimerait évidemment que les autorités françaises montrent autant de détermination pour condamner les  dérapages des patrons français concernant leur propre salaire. De ce point de vue les hausses de rémunération de patron de Renault n’ont donné lieu qu’à une protestation relativement molle. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, déplore le versement de primes aux dirigeants de Volkswagen pour 2015, année marquée par le scandale du trucage des tests anti-pollution, le plus grave de l’histoire du groupe automobile.« Je n’ai pas de sympathie pour les managers qui commencent par entraîner une entreprise de premier plan dans une crise potentiellement mortelle et qui défendent ensuite leurs primes personnelles lors d’un débat public », déclare Wolfgang Schäuble dans les colonnes du Frankurter Allgemeine Sonntagszeitung. « Cela montre que quelque chose ne fonctionne pas. »Volkswagen prévoit de verser aux douze membres de son directoire 63,24 millions d’euros au titre de l’année passée, marquée par une perte record en raison du coût des litiges et indemnisations liés au « Dieselgate ». Volkswagen a déclaré le 22 avril une perte d’exploitation annuelle de 4,1 milliards d’euros, conséquence de 16,2 milliards d’euros de charges exceptionnelles liées au scandale.

Sondage : Un Français sur trois d’accord avec le Front national ?

Sondage : Un Français sur trois d’accord avec le  Front national ?

 

D’après un sondage Odoxa,  environ un tiers des Français seraient en accord avec le Front National. Un résultat qui montre la droitisation de l’opinion dans le pays en raison surtout de la crise et du terrorisme. Des chiffres d’adhésion supérieure aux perspectives de voix de Marine Le Pen pour le premier tour des présidentielles (entre 25 et 28 pour cent). Normalement avec une telle adhésion les chances de triompher pour Marine Le Pen devraient être réelles. Cependant il faut faire une distinction entre l’adhésion aux idées d’un parti dans une posture essentiellement protestataire et le soutien qu’on peut lui apporter en tant que futur parti de gouvernement. De ce point de vue le Front National n’apparaît pas très majoritairement comme un parti suffisamment crédible pour gérer le pays pour environ 75 % de l’opinion. Le Front National est le plus souvent ressenti davantage comme syndicat politique que comme un parti de gouvernement.  Un Français sur trois se dit aujourd’hui « souvent d’accord » avec les prises de position du Front national, une proportion en forte progression au cours des dernières années, selon un sondage Odoxa diffusé dans la soirée du 26 avril. Si 33% des personnes interrogées sont « souvent d’accord » avec le FN, une forte majorité des deux tiers, 67%, est d’un avis contraire. En avril 2002, les Français n’étaient que 19% à se dire d’accord avec les positions du FN, après la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le second tour de l’élection présidentielle. Si les sympathisants de gauche ne sont que 11% (contre 89%) a être « souvent d’accord » avec le Front national, c’est le cas de 29% des proches de la droite (contre 71%), selon cette enquête réalisée pour iTélé et Paris Match. Près de quatre Français sur dix (38%) estiment par ailleurs que si Marine Le Pen était élue présidente de la République, elle ferait « ni mieux ni moins bien » que François Hollande. Ils sont 40% à penser qu’elle ferait « plutôt moins bien » et 22% qu’elle ferait « plutôt mieux ». 

2017–sondage : Marine Le Pen qualifiée pour le second tour

2017–sondage : Marine Le Pen qualifiée pour le second tour

Selon un sondage Elabe publié jeudi la présidente du Front national d’un score au premier tour compris entre 23% et 28,5%, ce qui lui permettrait de se qualifier pour le second tour de la présidentielle dans chacune des huit hypothèses testées. Si le premier tour se tenait à la fin de la semaine, Marine Le Pen arriverait en tête dans trois cas de figure. Elle afficherait un score de 26% face à Nicolas Sarkozy (23%) et François Hollande (18%), recueillerait 25% des suffrages si elle était opposée à Nicolas Sarkozy (22%) et Manuel Valls (18,5%) et réunirait 28,5% des voix si François Fillon représentait Les Républicains et Manuel Valls le PS, les deux hommes rassemblant alors 19% des votes chacun. Dans les scénarios où Alain Juppé serait le candidat LR, Marine Le Pen arriverait en deuxième position quel que soit le candidat représentant le PS (François Hollande, Manuel Valls ou Emmanuel Macron). La présidente du Front national serait par ailleurs devancée par Emmanuel Macron dans les cas où LR serait représenté par Nicolas Sarkozy ou Bruno Le Maire.

Valeurs de la République : ras le bol ( Marion Maréchal Le Pen)

Valeurs de la République : ras le bol ( Marion Maréchal Le Pen)

. Je suis d’une génération un peu saoulée par les valeurs de la République qu’on nous sert en permanence et dont on ne sait pas ce qu’elles recouvrent, ce qui évite d’aller sur le fond des idées », justifie la nièce de Marine Le Pen. La nièce de Marine Le Pen a insisté sur le fait que, selon elle, les valeurs de la République ne sont pas cohérentes avec l’exclusion du Front national  »du pseudo-champ républicain« .  »Je défends évidemment la Ve République, c’est un système auquel je suis attachée, mais la Ve République, c’est un régime politique. La France, c’est mon pays, je ne confonds pas tout à fait les deux. La France a commencé avant la République« , a-t-elle lancé, invitant les dirigeants politiques à « expliciter » ce que sont les valeurs républicaines.

Intermittents : trop de monde dans le système (Michel Menger , Sociologue)

Intermittents : trop de monde dans le système (Michel Menger , Sociologue)

Le récent accord concernant l’indemnisation du chômage des intermittents a été bien accueilli par les syndicats. Toutefois sa pérennité pourrait être menacé en regard du nombre croissant de bénéficiaires qui a été multiplié par 10 en 10 ans, ce qui fait reposer le financement du système essentiellement sur l’Unedic. . « Le paradoxe extraordinaire de ce système, c’est que quand vous créez de l’emploi sous forme intermittente, vous créez aussi du chômage », a expliqué mercredi sur France Info le sociologue et professeur au Collège de France Pierre-Michel Menger. « On a fait rentrer beaucoup plus de monde dans le système qu’il n’y avait de travail à se partager, c’est ça le grand problème », a-t-il estimé. Selon Pierre-Michel Menger, entre 1990 et 2000, on a « multiplié le nombre d’intermittents par dix ». Dans le même temps, le nombre de jours de travail a baissé, « de 68 jours il est passé à 43 jours ». Pierre-Michel Menger a pointé aussi des inégalités « considérables ». « Il y en a qui galèrent comme des malheureux, il y a des vedettes, et au milieu, des intermittents mieux lotis que d’autres : les techniciens ». Pour lui, il est nécessaire de trouver un équilibre de financement. Le professeur au Collège de France a dénoncé aussi « le silence assourdissant des employeurs des intermittents » dans cette crise. « Ils disposent d’un système d’emploi imbattable, ils peuvent employer quelqu’un sans jamais se soucier de sa carrière ». « Le DRH du secteur, c’est l’Unedic et les caisses de retraites », a lancé Pierre-Michel Menger qui a demandé des comptes aux employeurs : « On ne sait pas du tout comment ils utilisent l’intermittence, à un moment donné il faut faire apparaître la vérité du prix du travail ».

 

(France Info)

Les participants à Nuit Debout «n’ont rien dans le cerveau» (Sarkozy)

Les participants à Nuit Debout «n’ont rien dans le cerveau» (Sarkozy)

 

Comme d’habitude Sarkozy ne fait pas dans la dentelle quand il veut démolir un mouvement adversaire en considérant que les participants à Nuit debout n’ont rien dans le cerveau. Une appréciation évidemment sans nuance même si on peut s’interroger sur l’évolution d’un mouvement dont la ligne idéologique est difficile à discerner. Nicolas Sarkozy n’est pas passé par quatre chemins pour dire tout le mal dont il pensait de Nuit debout et de ceux qui participent aux rassemblements quotidiens depuis plus de trois semaines. «Nous ne pouvons pas accepter que des gens qui n’ont rien dans le cerveau viennent sur la Place de la République donner des leçons à la démocratie française», a-t-il lancé sous les applaudissements. Plus largement, Nicolas Sarkozy a dépeint la situation du pays comme «bien plus grave que ce que l’on dit». «Il y a des jeunes Français éduqués en France qui en sont venus à haïr la France, il y a l’état d’urgence, il y a des casseurs tous les soirs place de la République, a-t-il énuméré. On incendie, on brûle, on bafoue l’autorité de l’État.»

 

(Avec AFP)

LuxLeaks : le procès du fric des multinationales contre des lanceurs d’alerte

LuxLeaks : le procès du fric des multinationales contre des lanceurs d’alerte

Il est évidemment un peu surréaliste que les lanceurs d’alerte du scandale LuxLeaks se retrouvent sous la menace d’une sanction pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison. Le moins qu’on pouvait espérer après cette énorme affaire d’optimisation fiscale de multinationales au Luxembourg,  c’était la discrétion. Une discrétion qu’on peut d’ailleurs observer dans les grands médias qui rendent compte assez discrètement de cette immense opération de détournement fiscal. Opération fiscale qui se déroulait d’ailleurs notamment lorsque Jean-Claude Juncker dirigeait alors  le gouvernement et qu’alors qu’officiait  également l’actuel commissaire à la concurrence d’origine luxembourgeoise. Une telle inversion de culpabilité se comprend aussi avec le vote récent du Parlement européen pour protéger le secret des affaires. Et plomber aussi les velléités des lanceurs d’alerte. Les eurodéputés français, ont voté dans leur grande majorité la directive sur le secret des affaires.  (55 pour, 10 contre, 3 abstentions). Officiellement cette directive a pour objet de protéger contre l’espionnage industriel qui constitue évidemment un risque indéniable pour les entreprises. Mais le secret concernera tout le reste y compris notamment  les dimensions commerciales et financières. Après l’affaire Panama Papers le calendrier européen tombe bien mal dans la mesure où la directive ne participe guère de la transparence et constitue même un sérieux obstacle pour les lanceurs de d’alerte et les journalistes. Curieux que la plupart des députés européens français se soit retrouvée sur ce concept de secret qui montre sans doute une certaine consanguinité entre la finance et le système politique, sans parler de  certains parlementaires qui ne souhaitent pas particulièrement que les médias mettent le nez  dans la gestion de leur fortune.  Si elle vise à protéger les entreprises contre le vol, la directive définit aussi ce qu’est une divulgation « licite » d’un secret des affaires, telle qu’une découverte indépendante ou par étude ou démontage d’un produit obtenu légalement. « L’idée ce n’est pas de verrouiller et d’empêcher la circulation des connaissances », a assuré Constance Le Grip, eurodéputée Les Républicains et rapporteur du projet de directive, lors d’une conférence de presse. Deux anciens collaborateurs de PricewaterhouseCoopers (PwC) et un journaliste français seront jugés à partir du 26 avril au Luxembourg pour la divulgation des données à l’origine du LuxLeaks (révélation d’accords secrets privilégiés entre le fisc luxembourgeois et des multinationales). Ce procès ne serait, selon Constance Le Grip, plus possible sous le régime de la directive. Une pétition lancée par une cinquantaine d’associations et de syndicats de journalistes jugeant « trop large » la définition du secret des affaires et appelant au rejet de la directive, a recueilli 140.000 signatures mais la Fédération européenne des journalistes a jugé positivement les garanties apportées par la dernière version du texte. « Le vice originel de cette directive, c’est que le secret est la règle, la communication l’exception », a estimé Pascal Durand, eurodéputé Vert, lors d’un point de presse.

 

(Avec Reuters)

 

Les Français contre le BREXIT

Les Français contre le BREXIT

Une majorité de Français se dégage pour le maintien de la Grande-Bretagne dans l’union européenne.  Près de six Français sur dix (58%) souhaitent voir la Grande-Bretagne rester dans l’Union européenne à l’issue du référendum prévu le 23 juin, selon un sondage BVA pour iTELE et Orange paru samedi. D’après cette enquête, 60% des sondés craignent les conséquences négatives d’un Brexit pour la Grande-Bretagne elle-même, 54% pour l’Union européenne, et 43% des personnes interrogées s’inquiètent des répercussions pour la France. Les Français ont en majorité (70%) une bonne image de leur voisin et estiment à 58% qu’il représente un atout pour la construction européenne. En revanche, 40% d’entre eux se disent favorables à une sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, un chiffre en recul de deux points par rapport à un précédent sondage du même institut réalisé en février. Les différentes études publiées cette semaine en Grande-Bretagne prêtent une avance de quatre à douze points au camp du maintien dans l’Union, emmené par le Premier ministre, David Cameron.

(Reuters)

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