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Elections Villeneuve-sur-Lot : le début du séisme politique national avant le chaos

Elections Villeneuve-sur-Lot : le début du séisme politique national avant le chaos

 

 

Quels seront les principaux enseignements à tirer de cette élection charnière, d’abord l’écroulement du PS et pas seulement à cause de l’affaire Cahuzac mais à du fait de la politique menée par Hollande. Second élément, le discrédit de l’UMP dû notamment  à Copé, enfin l’usure de la dynamique du front républicain, slogan éculé ; Un vote surtout de protestation contre les deux partis politiques de gouvernement largement responsable du déclin économique et du chômage. Deux partis complètement discrédités et qui ne  sont plus que des clubs corporatistes d’élus. Le FN, lui, ramasse la mise, pratiquement sans rien faire et sans rien dire, surtout sans rien proposer de crédible. Moins il parle, moins les incohérences (et les contre vérités) de ses propositions apparaissent. Un total inconnu peut se présenter, ne jamais mettre les pieds dans le fief électoral, cela n’empêchera pas son élection. Bref c’est le séisme qui ne prépare avec le FN qui risque d’être rapidement le premier parti de France aux européennes sans doute (mais après le parti des abstentionnistes). Du coup après le séisme c’est la chienlit assurée dans le pays, le ridicule aux yeux de la communauté infranationale, la révolte  sociale, la défiance des investisseurs. Bref une période  d’incertitude dangereuse qui pourrait plonger le pays dans le chaos tellement les orientations du FN sont à la fois surréalistes et incohérentes. Le Front national espère donc  transformer l’essai dimanche, lors du second tour de l’élection législative partielle de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), en faisant élire un troisième député dans un scrutin qui a ravivé les tensions au sein de la majorité. Dans un Sud-Ouest traditionnellement ancré à gauche, le candidat frontiste Etienne Bousquet-Cassagne a infligé dimanche dernier, au premier tour, un revers au Parti socialiste, qui ne dispose plus que de 292 députés à l’Assemblée nationale, soit à peine trois sièges de plus que la majorité absolue. Avec 26,04% des voix, ce jeune homme de 23 ans a talonné au premier tour le candidat de l’UMP Jean-Louis Costes (28,71%) dans la course à la succession de l’ex-député PS Jérôme Cahuzac, contraint à démissionner de l’Assemblée nationale après avoir admis la détention d’un compte bancaire secret à l’étranger. Le candidat socialiste Bernard Barral n’a obtenu lui que 23,69%, signant la huitième défaite du PS lors des élections législatives partielles organisées depuis juin 2012, est éliminé du second tour faute d’avoir franchi le seuil requis. Galvanisé par l’élection partielle dans l’Oise en mars dernier, qui avait porté au second tour le FN aux dépens du PS, le parti de Marine Le Pen entend bien faire fructifier dimanche cette « dynamique extraordinaire ». « Les gens ont éliminé la première tête du système, le Parti socialiste. Il reste la deuxième tête, l’UMP », a souligné le vice-président du FN Florian Philippot lundi. « Je pense qu’on va gagner cette circonscription. » En un an, les tendances de vote ont changé dans la circonscription de Villeneuve-sur-Lot. En juin 2012, le PS avait obtenu près de 15.000 voix de plus et l’UMP 3.500 de plus. Le FN avait quant à lui recueilli 1.000 voix de moins. « Le fait que l’on perde 14.000 voix en un an et que le FN augmente en dépit d’une participation en baisse montre qu’il y a une dynamique favorable à l’extrême droite », a reconnu le ministre délégué à l’Economie sociale, Benoît Hamon, dans une interview au Monde daté de jeudi. A Matignon, où le score de dimanche dernier a été jugé « préoccupant », on a toutefois écarté tout changement de ligne politique comme le préconisait l’aile gauche du PS pour renouer avec l’électorat populaire séduit par le Front national. Dès la publication des résultats, le patron du PS, Harlem Désir, a appelé les électeurs à faire « barrage au candidat du Front national » au second tour, un discours repris par François Hollande et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Mais pour le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis, les appels lancés par le président de l’UMP Jean-François Copé pourraient contribuer à démotiver l’électorat socialiste. « Si Copé continue à lancer des appels à battre Hollande, les électeurs socialistes ne vont pas se déplacer en masse pour voter UMP, encore moins pour l’extrême droite », a-t-il dit au Figaro.fr. L’élimination du PS dès le premier tour a également ravivé les tensions entre le PS et les Verts au sein d’une majorité désormais fragilisée à l’Assemblée nationale. Certains membres du PS, dont Bruno Le Roux, ont reproché à Europe Ecologie-Les Verts (EELV) d’avoir contribué à cet échec en présentant un candidat au lieu de jouer le rassemblement. « A quoi cela sert de faire deux pour cent pour éliminer le candidat de gauche au deuxième tour et pleurer en disant ‘on est obligé de choisir’? », a dit le chef du groupe PS à l’Assemblée, s’attirant les foudres de la ministre verte du Logement, Cécile Duflot, qui a dénoncé une « polémique misérable ». Tranchant avec la position du PS, François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont quant à eux jugé que l’élimination s’expliquait avant tout par la « tromperie » de Jérôme Cahuzac. Selon ses proches, cités par Europe 1, ce dernier aurait déclaré ne pas être « surpris » par le résultat de dimanche dernier. « Si je m’étais présenté, je pense que j’aurais fait mieux. La gauche serait peut-être au second tour », aurait-il dit. Un avis partagé dans une moindre mesure par Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, qui estime que le « candidat socialiste était loin d’être le meilleur ». « Les gauches n’étaient rassemblées pour gagner », dit-il dans une interview à 20 minutes publiée vendredi. « Dans cette situation, c’était donc la chronique d’une défaite annoncée. »

Sapin : des emplois aidés pour camoufler le chômage

Sapin : des emplois aidés pour camoufler le chômage

Progressivemenet, on commnce à comprendre surquoi repose le postulat de leinversion du chaôamge, sur le camaoufalge des chomeurs qu’on mettra soit en formation, soit des des emplois aidés fdorcèmenet temporaires. Pas sûr que cette stratégie marche car pour qu’il y aiat emploi aidé il fauat qu’il y aiat emploi et pour linstant la croisace n’est pas au rendez-vous.Si c’est léchec, on expmliura sans doute que linversion nétait qu’une ardente conviction contraiée par la conjoncture.  (interview Le Prisien)

Les syndicats sont sortis très déçus de la conférence sociale, le Medef l’a trouvée « très utile ». Et vous?
MICHEL SAPIN.
C’était une grande conférence sociale. Le contexte économique très difficile joue sur les postures et les déclarations des uns ou des autres, mais il ne faut pas s’arrêter à cela. Nous avons réussi depuis un an à mettre en place une nouvelle méthode, à développer une culture du dialogue social. J’observe qu’aujourd’hui cette méthode est partagée par tous.

Sur l’emploi, vous avez avancé?
Nous avons pris des mesures d’urgence. Il y a aujourd’hui des entreprises qui ont des emplois à pourvoir mais ne trouvent pas de candidats et des chômeurs qui recherchent du travail mais n’ont pas toujours la qualification nécessaire. Nous avons décidé, tous ensemble, à la grande conférence sociale, d’y remédier.

Ce sont souvent des jobs dont personne ne veut, ou alors des emplois qui requièrent des qualifications très pointues…
Il y a des métiers où les gens n’ont vraiment pas envie d’aller, c’est vrai. Dans ce cas, les employeurs doivent offrir de meilleures conditions de travail ou un meilleur salaire. Mais, pour le reste, là où c’est un problème de compétences disponibles, nous allons mettre en place d’ici à la fin de l’année ces 30000 formations supplémentaires pour permettre à ces emplois vacants de trouver preneur. Patronat, syndicats, régions, Etat : tout le monde a dit « banco » pour financer sa part du programme.

Seulement 30 000 emplois d’avenir ont été signés en six mois. Vous êtes déçu?
Absolument pas, c’est le rythme que nous avions prévu, il est normal que la montée en charge d’un nouveau dispositif soit progressive. Nous nous sommes fixés un objectif ambitieux de 100 000 contrats cette année, vous verrez qu’il sera tenu.

Et pour les contrats de génération?
Là, j’ai haussé le ton à la grande conférence. Dans les petites entreprises, ça monte fort : environ 1000 par semaine. Mais, dans les entreprises de 50 à 300 salariés, où la loi prévoit des négociations, c’est à peine commencé, parce que ces négociations n’ont pas partout démarré. Il y a urgence, il ne faut plus attendre.

L’opposition dénonce un« plan caché » pour inverser la courbe du chômage à coups d’emplois aidés…
Il n’y a aucun plan caché. Personne ne pense qu’on ne résoudra le chômage à moyen ou long terme qu’avec des emplois aidés! Ce qui permet de créer de l’emploi durable, c’est la croissance, l’activité des entreprises. Mais pendant que la croissance est en panne on fait quoi? On compte les chômeurs sans rien faire? Pendant la crise de 2008, la droite a eu recours massivement aux emplois aidés et nous ne l’avons pas critiquée pour cela. Encore faut-il être attentif à la qualité des contrats aidés que l’on crée. Si ma seule préoccupation était de faire du chiffre, nous ne serions pas aussi exigeants sur les emplois d’avenir, en termes de profil des jeunes ou de formation. Je connais beaucoup de maires de droite qui s’engagent dans ces contrats, parfois plus que certains maires de gauche.

Il y aura combien d’emplois aidés à la fin de l’année?
Nous en avions programmé 340000. Nous venons d’en ajouter environ 100000. Avec les 100000 emplois d’avenir, nous serons donc à près de 540000 emplois aidés au total.

Dans ses dernières prévisions, l’Insee ne croit pas à l’inversion de la courbe du chômage…
L’Insee se base sur des hypothèses plus pessimistes sur les effets de la politique de l’emploi, nous allons les démentir par notre action.

Pas de coup de pouce pour le smic, gel du salaire des fonctionnaires… Le pouvoir d’achat a-t-il été le grand absent de la conférence sociale?

La principale cause de la baisse du pouvoir d’achat des Français, c’est le chômage. C’est en inversant sa courbe que l’on retrouvera du pouvoir d’achat et, pour cela, il faut continuer nos efforts de compétitivité. C’est elle qui nous permet de résister aux concurrents, de conquérir des marchés, de défendre notre industrie, de créer des emplois.

Ça veut dire que les salaires n’augmenteront pas durant le quinquennat?
Le président de la République l’a toujours dit : il y aura deux temps dans le quinquennat. D’abord celui de l’effort, du redressement, pour retrouver de la confiance et de la croissance. Nous y sommes.

Ça finit quand, le redressement?
Je ne connais pas la date. Mais il y aura un deuxième temps, j’en suis persuadé. Le temps où chacun bénéficiera du fruit des efforts demandés.

Comment allez-vous réformer la formation professionnelle?
Il faut une réforme en profondeur et tout le monde y est prêt. L’objectif est d’orienter davantage qu’aujourd’hui les efforts de formation vers les jeunes, les chômeurs, les salariés les moins qualifiés d’une part, et de raisonner davantage en termes de « parcours professionnel » personnel : on ne reste plus forcément une vie entière dans le même métier et la même entreprise.

Sur les retraites, le gouvernement s’en tiendra-t-il à des ajustements comme le redoutent certains partenaires sociaux?
Ce sera une vraie réforme de long terme, pour mettre en place des mécanismes qui permettront de financer nos régimes de retraite d’ici quarante ans. En même temps, il y a un déficit immédiat qui nécessite des ajustements immédiats. Il faut faire les deux, et nous allons faire les deux.

Tout le monde peut-il travailler quarante-quatre ans?
Avec Nicolas Sarkozy, celui qui avait commencé sa carrière tôt était obligé de travailler plus longtemps que les autres avant de partir. Le gouvernement a choisi une voie plus juste, en ne touchant pas à l’âge légal de départ à la retraite, mais en discutant de la durée de cotisation. Je rappelle par ailleurs à tous ceux qui se font peur avec des calculs insensés que la loi prévoit que tout le monde peut partir à la retraite à taux plein à 67 ans.

 

Sondage : le FN vers les 30% grâce au discrédit des autres

 Il est clair que le FN est en voie de devenir le premier parti en France, non pour la qualité de ses orientations mais grâce à la nullité de celle des autres. Le PS comme l’UMP sont en effet de plus en plus discrédités ajoutant à l’incompétence, les conflits d’intérêt et le corporatisme des élus. Dernier exemple en date le refus des députés de rendre public leur patrimoine ou encore leurs réactions scandaleuses pour  remettre en cause leurs privilèges.  26% des Français pourraient voter pour le Front national à une élection nationale, et 29% pourraient le faire à une élection locale, des proportions qui marquent des progrès de la formation d’extrême droite, selon un sondage BVA pour l’émission « CQFD » de i-Télé publié vendredi. D’après cette enquête, 11% des personnes interrogées pourraient voter « certainement » pour le FN à des élections présidentielle ou législatives, et 15% le pourraient « probablement », soit un potentiel électoral de 26%. A titre de comparaison, le potentiel électoral, mesuré dans cette même enquête, s’élève à 51% pour l’UMP, et à 46% pour le PS.  En mars 2012, un mois avant l’élection présidentielle, une enquête précédente de BVA évaluait le potentiel électoral de Marine Le Pen à 17%, soit quasiment le même niveau que le score qu’elle avait obtenu le 22 avril 2012.  Selon BVA, le potentiel de vote du Front national est particulièrement fort chez les jeunes (33%) et chez les ouvriers (40%). Auprès des ouvriers, la part de ceux se déclarant « certains » de voter pour le FN (27%) est même désormais supérieure à celle se déclarant certaine de voter pour le PS (24%) ou pour l’UMP (14%).  D’autre part, relève le directeur général adjoint de BVA Gaël Sliman, la porosité entre électeurs potentiels du PS et du FN « est extrêmement limitée », puisque seuls 4% des personnes interrogées pourraient voter pour l’un comme pour l’autre parti. « La porosité entre FN et UMP est 4 à 5 fois supérieure puisque 18% envisagent de pouvoir voter pour l’UMP et pour le FN », précise-t-il.  Au niveau local, avec 29%, le potentiel électoral du FN est supérieur de trois points à son niveau national. C’est aussi le cas pour l’UMP (54%) et le PS (49%). S’il est « habituel » pour les partis de gouvernement que sont l’UMP et le PS, cet écart de trois points est « assez exceptionnel pour le FN qui n’est pas un parti à qui les élections locales réussissent habituellement », commente M.Gaël Sliman.  Enfin, le vote FN apparaît de plus en plus, non comme un vote protestataire, mais comme un vote d’adhésion. A la question « qu’est-ce qui vous incite le plus à envisager de voter » pour ce parti, 51% ont répondu « l’adhésion aux idées politiques du FN » et 47% « le rejet des autres partis » (2% de non-réponses). La question n’est toutefois posée qu’aux 29% du total de l’échantillon affirmant pouvoir voter pour le Front national.

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Le G8 pousse l’Europe pour l’union bancaire

Le G8 pousse  l’Europe pour  l’union bancaire

Les dirigeants des pays du Groupe des Huit (G8) ont pressé lundi la zone euro d’aller de l’avant dans la mise en place de l’union bancaire tandis que le Japon est appelé à prendre des mesures de consolidation budgétaire dans la foulée de son ambitieuse relance alimentée par une politique monétaire ultra-accommodante. Les pays du G8, parmi lesquels figurent l’Allemagne, la France et l’Italie – tous trois membres de la zone euro – ont estimé qu’un renforcement des règles de fonctionnement de cette dernière, dont l’entrée en vigueur d’une union bancaire, étaient « fortement nécessaire ». Les ministres des Finances de la zone euro doivent discuter jeudi de ce projet d’union bancaire, en vue d’un sommet européen prévu la semaine prochaine. La banque centrale européenne (BCE) est lancée dans une course contre la montre pour mettre en place le mécanisme unique de supervision, premier pilier d’une union bancaire déjà entravée par les difficiles négociations sur la garantie commune des dépôts et le mécanisme unique de résolution des crises. Dans un communiqué, les dirigeants du G8 ont estimé que la crise de la dette de la zone euro avait perdu en intensité, tout en notant que la région restait en récession, signe à leurs yeux que des réformes sont nécessaires. De manière générale, ils sont d’avis lundi que les perspectives économiques mondiales restaient moroses même si les risques baissiers pesant sur la croissance sont un peu moins importants en raison des mesures prises aux Etats-Unis, dans la zone euro et au Japon. « Les risques baissiers dans la zone euro ont reflué au cours de l’année écoulée, mais la région reste en récession. La reprise américaine se poursuit et le déficit budgétaire diminue rapidement dans un contexte de point d’équilibre à trouver entre une viabilité budgétaire à moyen terme et des investissements ciblés en faveur de la croissance », lit-on dans le communiqué.

 

Iran : l’UE veut travailler avec le nouveau président

Iran : l’UE veut travailler avec le nouveau président

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a réagi samedi à la victoire surprise du modéré Hassan Rohani à la présidentielle iranienne en se disant « déterminée » à travailler avec son gouvernement sur la question nucléaire.   »J’adresse mes voeux de réussite à M. Rohani dans la formation d’un nouveau gouvernement et dans ses nouvelles responsabilités. Je reste fermement déterminée à travailler avec les nouveaux dirigeants iraniens en vue d’une solution diplomatique rapide à la question nucléaire », écrit Mme Ashton dans un communiqué.

Affaire Cahuzac : le directeur adjoint de l’Élysée entendu le 18 juin

Affaire Cahuzac : le directeur adjoint de l’Élysée entendu le 18 juin


La commission d’enquête parlementaire sur les dysfonctionnements de l’État dans l’affaire du compte en Suisse de Jérôme Cahuzac auditionnera mardi 18 juin le directeur adjoint de cabinet de François Hollande à l’Élysée, Alain Zabulon, et le 19 juin l’ancien juge d’instruction Jean-Louis Bruguière, selon Le Figaro. Auditionné par la commission d’enquête, Michel Gonelle, l’ancien maire RPR de Villeneuve-sur-Lot, a expliqué aux députés qu’après les premières révélations de Mediapart, le 4 décembre 2012, il avait écrit une lettre manuscrite à François Hollande, sept mois après son élection à l’élection présidentielle. Le 15 décembre, Michel Gonelle avait pris contact avec Alain Zabulon, directeur adjoint de cabinet du chef de l’État, qu’il connaissait comme ancien sous-préfet du Lot-et-Garonne, pour lui remettre «ce pli manuscrit avec tous les détails, dit-il, que j’étais le seul à connaître». «Je voulais dire au président de la République comment ça s’était passé». D’après Michel Gonelle, le collaborateur du chef de l’État l’aurait rappelé depuis l’Élysée le 18 décembre et lui aurait dit, au sujet de la lettre: «N’en faites rien. Attendez que je vous appelle.» Ce qu’il n’aurait jamais fait. Ce témoignage a attiré l’attention de Charles de Courson, le président UDI de la commission d’enquête, qui veut connaître la version des faits par Alain Zabulon. Les ministres Pierre Moscovici, Manuel Valls et Christiane Taubira seront auditionnés les derniers par la commission d’enquête, en juillet. Par ailleurs, comme le révèle Le Parisien-Aujourd’hui en France ce jeudi, Alain Zabulon va être nommé coordinateur national du renseignement à l’Elysée, pour remplacer Ange Mancini.

Affaire Cahuzac: des laboratoires alimentaient le compte suisse

Affaire Cahuzac: des laboratoires alimentaient  le compte suisse

Des détectives mandatés par l’épouse de Jérôme Cahuzac affirmaient dès octobre 2012 détenir une liste de laboratoires ayant alimenté le compte caché de l’ex-ministre du Budget, a déclaré mercredi l’ancien agent du fisc Rémy Garnier devant la commission d’enquête parlementaire. Cet inspecteur des impôts du Sud-Ouest à la retraite, un des premiers à avoir évoqué, dans un mémoire à sa hiérarchie, un compte suisse de Jérôme Cahuzac, a affirmé avoir rencontré le 3 octobre, à leur demande, les détectives privés Alain Letellier et Florent Pedebas.  Selon lui, ils étaient mandatés par Patricia Cahuzac, en instance de divorce avec l’ex-ministre. Alain Letellier « était au courant » de l’existence du compte caché, a assuré Rémy Garnier, précisant que le détective avait « apparemment » été informé par Patricia Cahuzac.  Les deux hommes « avaient des documents sous les yeux avec une liste de laboratoires qui auraient alimenté le fameux compte », mais n’ont pas voulu la communiquer à l’ancien agent du fisc, a-t-il ajouté.   »A un moment donné il a été question de 1,5 million d’euros », a expliqué Rémy Garnier, tout en soulignant que les détectives lui ont affirmé ne pas avoir les montants des versements laboratoire par laboratoire.  Jérôme Cahuzac a avoué le 2 avril détenir 600.000 euros sur un compte secret à l’étranger. Son avocat a expliqué qu’une partie « accessoire » des sommes versées sur ce compte provenait de son activité de consultant pour l’industrie pharmaceutique dans les années 1990.  La commission parlementaire enquête sur l’action du gouvernement depuis la révélation, le 4 décembre par le site d’informations Mediapart, de l’existence de ce compte à l’étranger.

 

Le maintien de Stéphane Richard à la tête d’Orange est posé

Le maintien de Stéphane Richard à la tête d’Orange est posé

Au lendemain de la mise en examen de Stéphane Richard dans l’affaire Tapie, Fleur Pellerin, ministre chargée de l’Économie numérique s’est interrogée ce jeudi matin sur le maintien de l’ancien chef de cabinet de Christine Lagarde à la tête d’Orange.  La question « est posée » a déclaré la ministre au micro de RTL, affirmant que ce sera « aux actionnaires et aux administrateurs de décider (…) dans l’intérêt de l’entreprise uniquement ». « Ce qui prime avant tout, c’est l’entreprise Orange, ce sont les 170.000 salariés. » L’État détient 27% de l’entreprise, et trois administrateurs le représenteront lors du conseil d’administration extraordinaire, « en début de semaine prochaine », destinée à sceller l’avenir de Stéphane Richard dans le groupe. Pour l’heure, aucune décision n’est encore prise de manière définitive assure Fleur Pellerin. « L’État aura une position », précise-t-elle, sans révéler laquelle. « Ce qui est en cause ce n’est pas la façon dont il a dirigé l’entreprise jusqu’à présent », insiste-t-elle. « C’est bien de avoir si la décision qui a été prise le fragilise comme président d’Orange. » Si elle se garde bien d’apporter une réponse, elle rappelle que certains syndicats du groupe estiment « la continuité du management est souhaitable ». Pour Fleur Pellerin, l’affaire de l’arbitrage qui a conclu au versement de 403 millions d’euros en faveur de Bernard Tapie en 2008 est révélatrice d’un « système, mis en place par le précédent pouvoir au cours des dix dernières années ».  Pour preuve, la ministre évoque « le financement libyen » présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, mais aussi l’affaire Bettencourt, dans laquelle l’ancien chef de l’Etat a été mis en examen. Elle revient aussi sur l’affaire des primes de Claude Guéant : lorsqu’il était directeur de cabinet au ministère de l’Intérieur, l’homme aurait touché des primes issues des « frais de police ». « Choquant », juge Fleur Pellerin. La ministre chargée de l’Économie numérique dénonce des méthodes de « financement illicite » et « d’enrichissement personnel ».

 

Sondage : Européennes: le FN devant le PS qui s’écroule

Sondage : Européennes: le FN devant le PS qui s’écroule

 

Le séisme politique est bien en train d se produire avec u PS qui s’écroule et un FN qui pourrait bien passer en tête. Pas de quoi vraiment se réjouir car le pays sera bientôt complètement ingouvernable après les européennes et les municipales.  Selon un sondage de l’institut britannique YouGov pour le Huffington Post et la chaîne i-Télé, le Front national effectue une percée dans les intentions de vote pour les élections européennes, en se hissant à la deuxième place derrière l’UMP mais devant le PS. Le parti de Marine Le Pen recueille 18% des intentions de vote, juste à un point derrière l’UMP (19%). Le Parti socialiste n’obtient que 15% des intentions de vote, à égalité avec le Front de Gauche.

Le nauséabond mélange des genres : politique-finance-administration

Le nauséabond mélange des genres :  politique-finance-administration

 

L’affaire Tapie illustre ce nauséabond mélange des genres administration-politique-finances. L’ancien directeur de cabinet de C. Lagarde était déjà directeur de cabinet de Borloo qui faisait des affaires avec Tapie. Avant d’être directeur de cabinet, le PDG d’Orange, énarque bien entendu,  a pu grâce à son passage en cabinet passer dans le monde des affaires. Il est revenu dans les cabinets pour être nommé ensuite à la tête d’Orange. Ce mélange politique est nuisible à plusieurs titres car il encourage évidemment les conflits d’intérêt ; il est en effet évident que Tapie n’aurait pas bénéficié d’un traitement de faveur s’il n’avait pas soutenu la candidature de Sarkozy ; de la même manière il n’aurait jamais pu prendre la tête d’Adidas sans le soutien des banques facilité à l’époque par ses amitiés à gauche et notamment Mitterrand. Le seul politique à avoir dénoncé ces ambigüités est Raymond Barre qui voulait interdire aux fonctionnaires de choisir définitivement soit faire de la politique soit demeurer dans l’administration. Beaucoup de ces fonctionnaires se servent de leur passage en cabinet pour accéder à la direction des plus grandes entreprises ; dès lors on peut douter de leur objectivité quand i s’agit d’en réguler l’activité. Dans l’affaire Tapie les conflits d’intérêt se compliquent avec la mise en cause d’un représentant de la justice : le juge était déjà intervenu en faveur de Tapie  avant l’épisode Adidas.  Au-delà des détournements de fonds publics ou de la bienveillance manifestée à l’égard de la fiscalité des grandes sociétés, le plus dommageable c’est sans doute la consanguinité sociologique et idéologique qui fait perdre aux responsables politiques tout sens des réalités économiues et sociales de la France moyenne. D’une certaine manière,  les responsables politiques s’enivrent du parfum du pouvoir financier sans même s’en rendre compte. Pour eux le chômage, les difficultés financières du quotidien, voire la misère n’a plus aucune signification concrète. Ils en parlent parfois mais comme on devait parler du bas peuple à la cour de Louis XVI. Une exception toutefois, le temps des périodes électorales où là toute les démagogies (et le ridicule) sont permises. Du coup la crise de gouvernance ne favorise pas une sortie rapide de la crise économique et sociale. A l’incompétence au manque de courage s’ajoutent le manque d’honnêteté. Un seul exemple : Sur les 6000 noms français d’exilés fiscaux en Suisse de la liste HSBC; à ce jour 80 seulement ont été inquiétés ! Tous pourris ? Certainement pas mais consciemment ou inconsciemment complices  d’un système oligarchique qui confisque la démocratie.

Le plan de sauvetage de l’euro condamné par la justice allemande ?

Le plan de sauvetage de l’euro condamné par la justice allemande ?

Presque neuf mois après avoir jugé conformes à la Loi fondamentale allemande le Mécanisme européen de stabilité (MES) et le Traité budgétaire européen, les huit juges suprêmes de Karlsruhe (cour constitutionnelle allemande)  devaient débuter à 08H00 GMT deux journées d’auditions concernant l’OMT. . S’exprimeront notamment dès mardi: Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, Jörg Asmussen, membre du directoire de la BCE, et Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances.  La Cour devrait se pencher de nouveau sur l’implication du Bundestag (chambre basse du parlement allemand) dans les mesures de sauvetage de l’euro, un point très sensible en Allemagne, premier contributeur financier des différents mécanismes.  Elle va surtout étendre son examen au nouveau programme de rachat de dettes d’Etat en difficultés, concocté par la BCE à l’automne et baptisé OMT. L’annonce de ce programme a joué un rôle crucial pour apaiser les craintes des marchés financiers sur la survie de la zone euro, même s’il n’a jamais eu besoin d’être mis en pratique.  Mais la banque centrale allemande (Bundesbank) l’a toujours combattu, jugeant que la BCE outrepassait l’interdiction qui lui est faite de financer les Etats.  Les médias allemands spéculaient ces derniers jours sur des auditions à Karlsruhe tournant à la bataille rhétorique entre la Bundesbank et la BCE, et donc entre M. Weidmann et M. Asmussen.  La Cour constitutionnelle n’a pas le pouvoir d’interdire quoique ce soit à la BCE, institution indépendante soumise au droit européen. Mais elle pourrait poser des conditions à la participation allemande et, dans tous les cas, un avis négatif lancerait clairement un mauvais signal.   »Si le programme de rachat d’obligations devait être annulé, cela aurait des conséquences graves », a mis en garde lundi M. Asmussen, dans une interview au quotidien populaire Bild.  L’analyse qui sera faite à Karlsruhe « des initiatives de la BCE à travers une perspective purement allemande » est pour l’heure « le risque le plus important à surveiller en zone euro », a averti Holger Schmieding, économiste de Berenberg.  Le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung a avancé que, pour contrer d’éventuelles critiques de Karlsruhe, la BCE aurait fixé une limite théorique à son programme, de 524 milliards d’euros, ce qu’un porte-parole de l’institution, contacté par l’AFP, a fermement démenti.  Le président de la BCE Mario Draghi a défendu lundi son programme de rachat de dettes publiques dans une interview à la chaîne de télévision publique allemande ZDF.   »Le risque pour les contribuables allemands est beaucoup moins élevé qu’il y a un an », a-t-il affirmé. « Pas un euro n’a été dépensé jusqu’à présent pour ce programme » OMT, a-t-il fait valoir, estimant que ce plan avait été un succès.  Au terme de ces deux journées d’audition, les juges de Karlsruhe pourraient prendre du temps avant de rendre leur verdict. M. Schmieding table plutôt sur une décision après les élections législatives allemandes de septembre.  Une grande part de l’opinion allemande est hostile aux plans de sauvetages de l’euro. Selon un sondage publié lundi par le quotidien Handelsblatt, 48% des Allemands seraient pour un arrêt du programme OMT, alors que 31% jugent injustifiées les plaintes déposées à Karlsruhe et 21% n’ont pas d’avis.

 

« Primes » Guéant : le rapport transmis à la justice

« Primes » Guéant : le rapport transmis à la justice

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a annoncé ce lundi 10 juin avoir transmis au procureur de la République de Paris le rapport sur les primes remises à Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, entre 2002 et 2004. Manuel Valls écrit dans un communiqué qu’il « transmet dès à présent l’intégralité du rapport » de l’Inspection générale de l’administration (IGA) et de la police nationale (IGPN, la « police des polices ») « au procureur de la République de Paris ». Cette enquête administrative, demandée le 2 mai par Manuel Valls, révèle que quelque 10.000 euros par mois « en provenance des frais d’enquête et de surveillance », ont été « remis au directeur du cabinet du ministre » de l’Intérieur, c’est-à-dire Claude Guéant, alors directeur du cabinet du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, entre mai 2002 et l’été 2004.  Claude Guéant avait affirmé en février avoir bénéficié de primes de police lorsqu’il était place Beauvau pour expliquer plusieurs factures réglées en liquide découvertes lors d’une perquisition le visant. Ces factures, d’un montant, selon lui, de 20.000 à 25.000 euros, avaient été payées par des primes « non déclarées de toute éternité » et « avec la tolérance des services fiscaux », avait-il expliqué. Selon les résultats du rapport, la pratique des primes aux cabinets, qui n’avait plus lieu d’être, avait « été rétablie » entre 2002 et 2004 à l’Intérieur. « Pendant deux ans« , selon les rapporteurs, la dotation attribuée au ministère de l’Intérieur pour les personnels de cabinet a « été complétée par des versements en provenance des frais d’enquête et de surveillance« .  Les deux inspections avaient une « mission de vérification sur l’usage des frais d’enquête » des policiers destinés par exemple à rémunérer les informateurs et assurer la couverture des frais engagés lors des enquêtes.   »Sans remettre en cause l’utilité de ces fonds qui sont indispensables aux activités d’investigation », écrit aussi l’Intérieur dans son communiqué, Manuel Valls « retient la nécessité de mettre un terme à certaines pratiques indemnitaires ». Il demande en conséquence que la direction générale de la police nationale (DGPN) traduise « dans les faits » les préconisations du rapport des inspections qui recommandent « d’encadrer, de tracer et d’actualiser » ces fonds de police. « Ainsi, écrit encore la place Beauvau, l’usage des frais d’enquête et de surveillance sera strictement limité aux seuls besoins opérationnels » et les « gratifications versées aux fonctionnaires de police » le seront « à partir des crédits prévus à cet effet ».

 

Le « pain au chocolat » Copé récompensé

Le «  pain au chocolat » Copé récompensé

Enfin un prix pour Copé justement récompensé  pas pour ses performances en matière de fraude électorale à l’ UPM , ni par l’académie de la patisserie mais  pour sa fable du pain au chocolat volé à la sortie de l’école (alors que l’école était fermée) par un musulman (un jour de ramadan).  Jean-François Copé a ainsi reçu le prix « Territoires perdus de la République » pour avoir évoqué des « quartiers » où, selon lui, un collégien peut se faire arracher un « pain au chocolat par des voyous qui lui explique qu’on ne mange pas pendant le ramadan ». Véronique Genest a pour sa part écopé de la banane d’or « Super patriote » pour s’être déclarée « islamophobe » et avoir qualifié l’islam de « dangereux pour notre démocratie ». Autre lauréat: le député UMP du Var Jean-Sébastien Viallate qui avait estimé sur twitter: « Les casseurs sont sûrement des descendants d’esclaves, ils ont des excuses # Taubira va leur donner des compensations » après les violences sur le Trocadéro en marge du sacre du PSG.  Un prix revient à la philosophe Elisabeth Badinter, qui a déploré « l’entrisme de ces islamistes dans des crèches de quartier » après l’annulation par la Cour de cassation d’une employée voilée de la crèche Baby Loup. Franck Tanguy, chroniqueur sur RMC, est épinglé pour avoir déclaré lors des Grandes Gueules: « Très franchement, quand je vois un barbu en djellaba qui traverse au feu rouge, j’ai envie d’accélérer. » Enfin, une banane d’or échoit à l’éditorialiste Elisabeth Levy « pour l’ensemble de son œuvre » qui « cumule toutes les tares », selon Bader Lejmi. Pour lui, la cérémonie de cette année se distingue des précédentes car « pour la première fois, le gouvernement est de gauche ». Mais « le racisme est toujours aussi normal sous une présidence normale », a-t-il dit. Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls s’est donc retrouvé nommé à deux reprises pour une banane d’or. Mais le jury, parmi lequel figuraient le géopolitologue Pascal Boniface, le journaliste Nadir Dendoune ou encore la championne de boxe et écrivaine Aya Cissoko, ne l’ont pas retenu. Lauréat l’an dernier, le directeur de la rédaction de l’Express, Christophe Barbier, était venu lundi recevoir son prix. « Je pense que cette récompense était un peu injuste mais je suis ravi d’avoir été invité pour exprimer mon point de vue », a-t-il expliqué, malgré les huées que lui a lancées l’assistance. « Les Indivisibles », une association d’une centaine de membres, a été fondée en janvier 2007 en référence au premier article de la Constitution affirmant le principe d’une République « une et indivisible ».

 

 

Affaire Tapie : le patron d’Orange et ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde en garde à vue

Affaire Tapie : le patron d’Orange et ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde en garde à vue

 

 

 

Le patron d’Orange et ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde au ministère de l’Économie est interrogé lundi dans le cadre de l’enquête sur l’arbitrage contesté ayant mis fin au contentieux entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais en 2008. Après la mise en examen de Pierre Estoup, l’un des trois juges arbitres de l’affaire Tapie, l’étau se resserre autour de Stéphane Richard. Le patron d’Orange et ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy a été placé en garde à vue lundi matin dans le cadre de l’enquête sur l’arbitrage contesté ayant mis fin au contentieux entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais en 2008. Stéphane Richard, qui était en contact avec tous les protagonistes de l’affaire, doit apporter des réponses sur le rôle et la responsabilité du ministère de l’Économie – mais aussi de l’Élysée – dans la décision en 2007 de recourir à un arbitrage pour mettre fin au litige sur la vente d’Adidas.  Également mis en garde à vue lundi matin: Jean-François Rocchi, l’ex-président du Consortium de réalisation (CDR), la structure chargée de solder le passif du Crédit lyonnais.  Les juges d’instruction du pôle financier de Paris cherchent à savoir si l’arbitrage, qui a permis à Bernard Tapie d’obtenir 403 millions d’euros d’indemnités en juillet 2008, a été entaché d’irrégularités. Ils s’attachent pour cela à démonter la chaîne de prises de décision ayant conduit à recourir à un tribunal privé. Ils étudient notamment le mode de désignation des arbitres et la décision du gouvernement de ne pas contester cet arbitrage malgré des soupçons d’irrégularités. L’ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, l’actuelle patronne du FMI, a déjà affirmé à plusieurs reprises qu’il n’y avait eu «ni ordre, ni instruction, ni pression particulière» de l’Élysée pour aller à l’arbitrage. Stéphane Richard aurait toutefois soutenu le contraire au Canard enchaîné, évoquant une «instruction» transmise par Claude Guéant, alors secrétaire général de l’Elysée, lors d’une réunion en 2007 avec Jean-François Rocchi et lui-même. Selon Bernard Scemama, l’ex-président de l’Établissement public de financement et de restructuration (EPFR), l’organisme chapeautant le Consortium de réalisation (CDR), Stéphane Richard a activement plaidé en faveur de l’arbitrage. Lequel rétorque n’avoir été qu’un «rouage du système», sans pouvoir de décision. Depuis 2008, l’ancienne ministre de l’Économie, Christine Lagarde, a de son côté toujours revendiqué la responsabilité de l’arbitrage et la décision de renoncer à en demander l’annulation. Elle a été placée récemment sous le statut de témoin assisté dans l’enquête conduite par la Cour de justice de la République. Orange a par ailleurs réaffirmé lundi son soutien à Stéphane Richard, le maintenant ainsi à la tête du groupe. «La question (de son maintien) ne se pose pas. Stéphane Richard est à la tête de ce groupe, et il a un directeur général délégué, Gervais Pellissier, qui par la loi a les mêmes pouvoirs que lui et peut faire fonctionner l’entreprise en son absence», a indiqué un porte-parole de l’opérateur. Avant d’ajouter: «La garde à vue est une mesure usuelle dans une affaire complexe comme celle-ci, et elle n’est pas prévue pour durer au-delà de 48 heures», laps de temps durant lequel Stéphane Richard doit apporter son «témoignage» sur cette affaire. L’État a pour sa part annoncé lundi son intention de se porter partie civile «dans les prochaines heures» afin de pouvoir accéder au dossier et s’assurer que les intérêts du contribuable n’ont pas été lésés

 

Après le « mariage pour tous », le « chômage pour tous »

Après le « mariage pour tous », le  « chômage pour tous »

 

Depuis des mois et des mois, le « mariage pour tous fait la « une ». Encore ce matin,  avec la menace de Valls sur les maires récalcitrants. Par contre, pas une seule réaction du gouvernement sur les 700 suppressions de postes  de Michelin à Joué les Tours (ou plus généralement sur les 1000 chômeurs supplémentaires d’hier). Priorité aux questions sociétales pour masquer le reste. Du coup, c’est bien le chômage pour tous qui pourrait s’imposer dans les médias trop souvent occupés à traiter de questions sans doute importantes mais non prioritaires. Il y a l’oligarchie politique mais également l’oligarchie médiatique qui ne s’aperçoit guère qu’elle ne s’adresse qu’aux Bobos. Pas étonnant que la presse voit ses ventes s’écrouler ; le décalage entre  les préoccupations quotidiennes des français  et les clercs  du système n’a jamais été aussi grand. Sans cesse, la presse nous rabat les oreilles avec les primaires, les municipales, les européennes, de 2017 quand les sujets économiques sont à peine effleurés. Exemple, pourquoi ces suppression d’emplois chez Michelin, Pour satisfaire évidemment les actionnaires qui se gavent mais aussi du fait de la politique des transports. Michelin à Joué les Tours fabrique des pneus de poids lourds or le secteur routier français est en pleine crise avec des défaillances d’entreprises record qui sont passés de 1500 en 2006 à 2750 en 2012 et 2013 sera pire. Les raisons : le matraquage fiscal, la hausse sur le gasoil, la hausse sur les charges sociales, la baisse de l’activité qui génère du fret, la concurrence déloyale des ex pays de l’Est et maintenant une écotaxe qui tuera le pavillon français déjà complètement absent sur les marchés étrangers. Moins d’entreprises françaises de transport, c’est  moins de pneus achetés aussi. Une raison supplémentaire (avec la délocalisation) pour Michelin de fermer ses usines. De l’ordre de 30% des camions qui circulent en France sont étrangers, par exemple des roumains  dix fois moins chers qu’un conducteur français. Évidemment une question un peu moins sexy que le mariage pour tous !

Le printemps turc continue

Le printemps turc continue

 

 

La lutte pour la démocratie ne faiblit pas en Turquie. Toujours aussi déterminés, des milliers de manifestants ont occupé la place Taksim d’Istanbul et le désormais fameux parc Gezi, dont la destruction annoncée a déclenché la plus grave crise politique depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement islamo-conservateur en Turquie en 2002.  De nombreux supporteurs des trois grands clubs rivaux de football de la ville, Galatasaray, Besiktas et Fenerbahçe, sont venus grossir les rangs de la foule, sans que la police n’intervienne.  En revanche à Ankara, la police anti-émeutes, présente en nombre, a violemment dispersé environ 5.000 manifestants réunis sur la place de Kizilay, dans le centre-ville, faisant abondamment usage de gaz lacrymogène.   »Le Premier ministre essaie tous les jours de diviser la population », a déclaré à l’AFP Eroy Dilek, un étudiant en génie mécanique de 21 ans qui manifeste place Taksim. « Nous reviendrons ici tous les jours jusqu’à ce qu’il démissionne ».  Les protestataires reprochent au Premier ministre, leur principale cible, son exercice autoritaire du pouvoir et l’accusent de vouloir islamiser la société turque.  Critiqué dans son pays comme à l’étranger pour la brutalité avec laquelle la police a réprimé la fronde, le gouvernement turc a joué samedi la carte de l’apaisement.   »Le processus (des manifestations) est sous le contrôle du gouvernement, il se normalise et devient de plus en plus raisonnable », a jugé devant la presse le vice-Premier ministre Huseyin Celik. « Nous sommes prêts à répondre à toutes les exigences raisonnables, démocratiques et qui respectent la loi ».  La veille, M. Erdogan lui-même avait adouci le ton très ferme adopté depuis le début de la crise contre les contestataires, souvent qualifiés de « vandales » ou d’ »extrémistes ».   »Nous sommes contre la violence, le vandalisme et les actions qui menacent les autres au nom des libertés », a-t-il déclaré lors d’un forum international à Istanbul, mais « nous accueillons de tout coeur ceux qui viennent avec des exigences démocratiques ».  Lors de la même conférence, le commissaire européen à l’Élargissement, Stefan Füle, a une nouvelle fois dénoncé « le recours excessif à la force » qui « n’a pas sa place dans une démocratie » et appelé M. Erdogan au dialogue.  Piqué au vif, le Premier ministre turc a vivement réagi en dénonçant le « deux poids, deux mesures » des pays occidentaux envers son pays.   »Dans n’importe quel pays d’Europe, lorsqu’il y a une protestation violente contre un projet de démolition de ce genre, croyez-moi, ceux qui sont impliqués subissent une répression plus sévère », a-t-il lancé en citant la Grèce, la France ou l’Allemagne.  Selon le dernier bilan rendu public par le syndicat des médecins turcs, la contestation a causé la mort de deux manifestants et d’un policier et fait 4.785 blessés.  Dans un geste de conciliation envers les manifestants, le maire d’Istanbul, Kadir Topbas, s’est dit prêt samedi à amender le projet urbain à l’origine de la contestation, y excluant « un « centre commercial ou un hôtel ».  Mais il a maintenu la reconstruction à la place du parc d’une caserne ottomane, rappelant que c’était une « promesse électorale ».  Le Premier ministre a lui profité de son samedi pour multiplier les consultations à Istanbul, d’abord avec les instances dirigeantes de son Parti de la justice et du développement (AKP) puis avec le président du Parlement Cemil Ciçek.  Lors de sa réunion, l’AKP a décidé d’organiser dès le week-end prochain deux réunions publiques, le samedi à Ankara et le dimanche à Istanbul, ont rapporté les médias turcs. Il s’agit officiellement de lancer la campagne du parti pour les élections locales de 2014, mais aussi de faire le pendant aux manifestations.  Parfois qualifié de « sultan » par ses détracteurs, M. Erdogan avait profité de son retour du Maghreb, dans la nuit de jeudi à vendredi, pour faire étalage de sa puissance et du soutien que continue à lui apporter une part importante de l’opinion turque.  Devant des milliers de supporteurs chauffés à blanc venus l’accueillir à l’aéroport d’Istanbul, il avait tenu des propos très fermes contre les manifestants, avant d’appeler ses troupes à rentrer chez elles dans le calme.  Il y a une semaine déjà, le Premier ministre avait agité ce scénario de la confrontation populaire. « S’ils veulent organiser des rassemblements, si c’est un mouvement social, et bien quand ils réuniront 20 personnes, j’en réunirai 200.000″, avait-il averti. « Et quand ils seront 100.000, je mobiliserai un million de membres de mon parti ».

 

Réforme retraites : des mouvements dans la rue à la rentrée et le chant du cygne du gouvernement

 

Réforme retraites : des mouvements dans la rue à la rentrée et le chant du cygne du gouvernement

 

 

La réforme des retraites pour le gouvernement sera sûrement son chant du cygne. Il faudra s’attaquer à l’ensemble de retraites (dont la pouvoir d’achat va baisser), au public comme au privé, aux régimes spéciaux comme au régime général. Une réforme nécessaire du fait de la démographie mais surtout de l’absence de croissance ; mais le gouvernement n’a plus la légitimité populaire pour s’attaquer à un tel problème et finalement la rue va lui imposer des compromis qui ne feront que repousser  plus tard un nouvel examen de la question. La réforme des retraites sera une réforme «d’ampleur» comportant des mesures de «justice ­sociale» mais nécessitant des décisions «impopulaires» qui devraient susciter des tensions, a estimé jeudi le député PS Michel Issindou, probable rapporteur du ­projet de loi prévu à l’automne.Il a indiqué que le gouvernement envisageait de déposer un projet de loi «dans la deuxième quinzaine de septembre», pour qu’il soit débattu dans l’hémicycle «en septembre-octobre».Selon lui, «il y aura des mouvements dans la rue, mais par rapport à 2010 (précédente réforme des retraites), l’opinion publique est plus prête à entendre les choses». Tant qu’à être impopulaire, «autant faire des choses utiles pour l’avenir». Ainsi, «nous n’échapperons pas à un allongement de la durée de cotisation, car c’est la mesure qui produit le plus d’effets à terme», a souligné le député de l’Isère. Mais «en maintenant l’âge légal (de départ) à 62 ans, nous laissons une porte de sortie», a-t-il précisé. Par ailleurs, «il y a un autre sujet qui fera débat, c’est celui du rapprochement public-privé» : «il faut crever l’abcès et nous ne réussirons pas si nous ne passons pas par cette phase-là», a-t-il affirmé. Faire contribuer les retraités? «Je pense qu’il faudra faire attention aux petites retraites, ne pas demander d’efforts supplémentaires à ceux qui sont, peut-être, en deçà de 1500 euros», a-t-il dit. Parallèlement, la réforme comportera des «mesures de justice sociale», comme pour les femmes ou les métiers difficiles.

Crise : Montebourg vante le modèle japonais

Crise : Montebourg vante le modèle japonais

Montebourg a sans doute raison de vanter le modèle japonais mais il est impuissant, d’une part il ne compte guère en France au gouvernement, ensuite il oublie qu’il compte encore moins dans la zone euro (qui gère notre monnaie), enfin il n’est pas crédible pour avoir top parlé, et s’être trop contredit… « D’abord, c’est un pays qui est endetté et qui fait une relance budgétaire de 100 milliards de yens », lance-t-il au micro d’Europe 1. « Et ça n’est pas un gouvernement bolchévique qui fait ça, c’est un gouvernement de droite », précise-t-il. « Deuxièmement, ils ont une banque centrale qu’ils ont soumis aux intérêts du gouvernement, donc ils n’ont plus une banque centrale indépendante qui n’en fait qu’à sa tête. Et troisièmement, c’est une banque centrale qui a décidé de soulager la population japonaise des hausses d’impôts et des coupes budgétaires. Ca, ça pourrait intéresser les Européens », ajoute-t-il. . Le parallèle est certes séduisant. La troisième puissance économique mondiale est sortie au dernier trimestre 2012 de six mois de récession sur fond de conjoncture mondiale déprimée. La croissance s’est accélérée ensuite et plusieurs clignotants se sont mis au vert, même si l’investissement privé (hors immobilier) a continué de reculer au premier trimestre, un signe que les entreprises restent encore prudentes face aux « Abenomics ». Mais le remède japonais n’est pas applicable en France, car le Japon a sa propre monnaie et détient sa dette. Mais à Tokyo Arnaud Montebourg entend bien plaider sa cause. Et pour le dîner donné par l’empereur, jeudi, il confie avoir dû débourser 1.000 euros pour un smoking. Un investissement qu’il considère comme pérenne.

 

Sécu: le déficit augmente, en cause le chômage

Sécu: le déficit augmente, en cause le chômage

Moins de croissance, davantage de chômage et moins de recettes de la sécu. Le cercle vicieux vaut pour tout ; Après avoir amorcé un fléchissement depuis deux ans, le déficit du régime général de la Sécurité sociale devrait à nouveau se creuser en 2013, atteignant 14,3 milliards d’euros, principalement en raison de la conjoncture économique.  Cette nouvelle prévision de la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS) est supérieure à ce que le gouvernement avait escompté et indiqué dans la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) votée en fin d’année.  Le déficit avait alors été fixé à 11,4 milliards d’euros pour 2013 (11,7 milliards en tenant compte des remarques du Conseil constitutionnel, postérieures).  Dans le détail, les comptes de la branche maladie se dégraderaient fortement par rapport aux prévisions, à -7,9 milliards d’euros (-5,1 milliards prévus), estime la CCSS dans la synthèse de son rapport obtenue par l’AFP.  Pourtant, les dépenses de santé devraient être contenues en 2013, malgré un surcoût lié à l’épidémie de grippe, virulente en début d’année.  La progression de l’Ondam (objectif national des dépenses d’assurance maladie) a été fixé à +2,7% pour 2013. Or, les dépenses devraient être inférieures de 200 millions d’euros à cet objectif.  Le solde de la branche retraite s’établirait à -3,5 milliards et celui de la famille à -3,2 milliards. Seule la branche accidents du travail présenterait un excédent de 300 millions. « La réduction des déficits amorcée en 2011-2012 connaîtrait un coup d’arrêt en 2013″, car « les recettes sont affectées par le ralentissement très sensible de la masse salariale », souligne la CCSS.  En effet, le régime général est financé par les revenus du secteur privé au travers des cotisations et de la CSG (Contribution sociale généralisée).  Mais la hausse du chômage et donc le ralentissement de la masse salariale, prive le régime d’une partie de ses recettes.  Le taux de chômage a bondi à 10,4% au premier trimestre 2013, soit 0,3 point de plus qu’au trimestre précédant, atteignant un niveau inégalé depuis 1998, selon les chiffres de l’Insee publiés jeudi.  La progression de la masse salariale serait limitée à 1,3% en 2013 alors que le budget de la Sécu est basé sur une croissance de 2,3%.  Pourtant, les mesures décidées en 2012 par le gouvernement, comme la hausse du forfait social, ont apporté de nouvelles recettes, de l’ordre de 6 milliards d’euros, ce qui a permis de « compenser en partie » le ralentissement constaté par ailleurs.  En 2013, l’augmentation des prestations de retraite serait plus forte qu’en 2012 (4,2%), selon la CCSS, en raison d’un « pic de départs », lié à la montée en charge de la réforme de 2010 et à une augmentation des départs anticipés.  Mais paradoxalement, alors que le gouvernement a entamé une réforme des retraites, le déficit de la branche retraite est réduit par rapport à 2012 grâce notamment à la hausse des cotisations retraite, pour financer le départ à 60 ans des salariés ayant commencé à travailler tôt.  Les prestations familiales quant à elles ralentiraient en 2013, après la forte augmentation de 2012 liée notamment à la majoration de l’allocation de rentrée scolaire.  Le déficit de la branche famille se creuserait malgré tout de 700 millions d’euros, subissant l’impact du ralentissement de la masse salariale.  Le gouvernement a présenté cette semaine sa réforme de la politique familiale qui devrait permettre d’économiser 1,1 milliard d’euros en 2014 dans l’objectif de rétablir l’équilibre en 2016.  Hors régime général, le Fonds de solidarité vieillesse (FSV) qui finance le minimum vieillesse et les cotisations retraite des chômeurs, présenterait un déficit de 3 milliards d’euros, contre 2,5 milliards prévus.  En ajoutant le FSV, le déficit global est quasiment stable, à 17,3 milliards d’euros, par rapport à 2012 (17,5 milliards).  Il avait atteint 28 milliards en 2010, puis 20,9 en 2011.

 

Le juge Estoup aurait déjà favorisé Tapie avant l’affaire Adidas

Le juge Estoup aurait déjà favorisé Tapie avant l’affaire Adidas

Soupçonné d’avoir rendu un arbitrage favorable à Bernard Tapie dans le conflit qui opposait ce dernier au Crédit Lyonnais, le juge Pierre Estoup, mis en examen pour escroquerie en bande organisée, serait également intervenu sur deux autres dossiers, concernant directement l’homme d’affaire et ex-patron d’Adidas. C’est en tout cas ce que révèlent nos confrères de Mediapart, lesquels affirment que les liens entre les deux hommes seraient bien plus étroits qu’ils ne le prétendent. De nouvelles révélations qui, si elles sont avérées, pourraient accréditer la thèse d’une fraude volontaire

 

 

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