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Onfray, le nouveau philosophe des salons médiatiques, contre l’intrevention en Syrie

 

 

Finalement Onfray est tombé dans le panneau en se faisant instrumentaliser par l’Etat islamique qui s’appuie sur ses propos pour dénoncer l’intervention militaire de la France en Syrie. D’une cette certaine manière, c’était inévitable car le philosophe parle beaucoup et sur tout avec une hauteur de vue qui diminue proportionnellement au nom de ses interventions médiatiques. Chez Onfray, on s’écarte de plus en plus de la philosophie pour tomber dans le bavardage voire la discussion de bistrot. Quand Onfray se mêle  d’analyse géopolitique,  on croirait entendre Arlette Laguiller voir Georges Marchais  mais évidemment avec un habillage sémantique et dialectique un peu plus élaboré. Il ne s’agit sans doute pas de remettre en cause le travail du philosophe -même si on peut contester son obsession permanente de déconstruction qui frise la démolition- mais on peut  se demander si c’est bien la place d’un philosophe de pérorer sur tout et sur rien.  Onfray tombe dans  les travers qu’il avait dénoncés, par exemple chez BHL ou Finkielkraut,  en devenant lui aussi un produit du star système. De curieux philosophes en réalité chez qui le doute n’existe pas.  Leur posture professorale et dogmatique a peu de rapport avec la démarche philosophique. La confusion vient sans doute qu’il y a une différence de taille entre  » être diplômé en philosophie et être philosophe ». De ce point de vue l’autoproclamation ne confère aucune légitimité, même affirmée dans les petites lucarnes. . Daesh a donc publié une cinquième vidéo dans laquelle il revendique une nouvelle fois les attentats de Paris. Mais dans celle-ci, un personnage public apparaît plusieurs fois à l’écran : Michel Onfray. Selon le spécialiste Romain Caillet des questions islamistes qui a visionné les images, la vidéo s’achève sur  une apparition du philosophe. Il s’agirait d’un extrait d’une interview donnée à LCI en septembre et dans laquelle il affirme : « Nous devrions, nous la France, cesser de bombarder les populations musulmanes sue la totalité de la planète« .  Invité sur iTélé samedi 21 novembre, Michel Onfray a appelé à stopper les bombardements de l’aviation française contre les djihadistes de l’organisation l’Etat islamique (IS) en Syrie, en expliquant « vouloir être utile » pour « sauver la paix ».  »Bombarder l’EI ne permettra pas de calmer les jeunes soldats de l’EI qui sont partout dans les banlieues en France », a affirmé le philosophe avant de poursuivre :  »Est-ce qu’il n’y a pas des chancelleries, des diplomaties, des pays avec lesquels on pourrait envisager autre chose que bombarder l’Etat islamique? », a-t-il demandé.  Bombarder l’EI ne permettra pas de calmer les jeunes soldats de l’EI qui sont partout dans les banlieues en France. Interrogé sur l’utilisation de ses propos dans cette vidéo de propagande du groupe EI, Michel Onfray a estimé qu’ »on est toujours instrumentalisé par tout le monde« . « Je ne défends pas l’État islamique », a-t-il dit. Mais, a-t-il ajouté, « la France a mené une politique qui est présentée par l’EI comme une politique de croisés ». Selon lui, « la France s’est engagée un peu à la légère derrière George Bush » lors de la guerre en Irak.

Sondages Régionales : grosse magouille, le PS devant la droite ?

Sondages Régionales : grosse magouille, le PS devant la droite ?

Grosse magouille des sondages notamment du dernier connu celui d’Ipsos qui donne le PS derrière le FN mais avant la droite. Or dans d’autres sondages le PS  n’obtiendrait que de l’ordre de 20 % et non 26 % comme dans le sondage d’Ipsos. Pourquoi cette remontée soudaine ? Certes on ne peut écarter l’hypothèse que les récents événements dramatiques aient  modifié un peu la donne. D’autant que la droite s ’est surtout singularisé par des propositions très disparates et contradictoires. Sur le plan méthodologique tous les sondages se caractérisent par une approximation coupable. En effet comment déterminer sérieusement l’audience respective des grandes formations politiques dès lors  que la majorité des Français se désintéresse totalement des régionales. Le taux d’abstention pourrait en effet être supérieur à 50 %. Nombre de Français ne savent même pas encore s’ils iront voter. Du coup on peut les légitimement mettre en cause le sondage récent d’Ipsos comme les autres sondages. Dans le récent sondage Ipsos publié vendredi le FN, avec 27 % des intentions de vote, est donné légèrement en tête au premier tour des élections régionales, où le PS (26 %) passe devant la droite (Les Républicains-UDI-MoDem, 25 %), selon un sondage Harris Interactive pour 20 Minutes diffusé vendredi. Premier sondage à donner le PS devant la droite, cette enquête est également la première publiée après les attentats du 13 novembre. Elle intervient à trois jours du lancement officiel de la campagne des élections régionales. 

Relèvement des taux : la FED dans le potage !

Relèvement des taux : la FED dans le potage !

 

Pour résumer la position de la FED  concernant les taux, « c’es j’y vais j’y vais pas ? » Depuis des mois en effet la Fed ne cesse d’affirmer que l’environnement est désormais favorable à un relèvement des taux aux États-Unis. Pour cela la banque centrale s’appuie sur les chiffres d’une solide croissance et de la nette reprise de l’emploi. Toutefois les chiffres de la croissance du troisième trimestre n’ont pas été à la hauteur par ailleurs les Américains sont bien conscients que la dégradation de l’environnement économique international a nécessairement des effets négatifs y compris aux États-Unis. Le risque majeur c’est qu’un relèvement des taux aux États-Unis favorise un mouvement de contagion qui alors contribuerait à faire encore davantage plonger l’activité économique mondiale. D’où cette valse-hésitation de la FED  quant à la date du relèvement des taux. Cette fois c’est le président de la Fed de New York qu’il exprime- La Réserve fédérale américaine devrait « bientôt » être prête à relever ses taux d’intérêt, les banquiers centraux étant de plus en plus fermement convaincus que l’inflation repartira à la hausse et que l’emploi restera stable, a déclaré vendredi le président de la Fed de New York, William Dudley. « Nous espérons que sous peu nous serons raisonnablement confiants dans le fait que l’inflation rebondira vers son objectif de 2% », a-t-il dit à l’université Hofstra, ajoutant qu’il était « très logique » de s’attendre à ce que les conditions de la Fed en matière d’inflation et d’emploi soient « bientôt » remplies, permettant ainsi aux responsables monétaires de « commencer à penser à relever les taux d’intérêt à court terme ». »Je ne peux pas vous dire quand nous le ferons car cela dépendra des indicateurs », a ajouté le président de la Fed de New York, proche de la présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen, et qui bénéficie d’un droit de vote permanent au comité de politique monétaire (FOMC). « Il nous reste un mois jusqu’à la prochaine réunion du FOMC et je propose d’attendre de voir ce que les indicateurs nous réservent dans les quatre semaines à venir. »

Terrorisme : Valls « un peu» perdu agite maintenant le chiffon rouge

Terrorisme : Valls «  un peu» perdu agite maintenant  le chiffon rouge

 

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est difficile de comprendre la stratégie de communication de Valls. Nous sommes en effet passés du déni à la phase de l’immobilisme et maintenant à la phase de surenchère concernant les risques du terrorisme. Phase de déni d’abord quand on affirmait sans le moindre doute que toutes les mesures étaient prises pour prévenir le terrorisme et de citer des cas où des actes de terrorisme avaient été empêchés. Malheureusement suite aux attentats il a fallu passer à une autre phase celle de l’immobilisme où on affirmait que les services de renseignements et de police étaient bien ajustés au risque ou encore qu’il était hors de question de s’allier avec les Russes ; nous vivons actuellement la troisième phase caractérisée par un changement complet de stratégie et un discours alarmiste. Valls a même envisagé la possibilité d’attaques chimiques sur le pays. En fait il semble bien que dans la période Valls ne sache plus très bien où il en est et où il veut aller. Surtout Hollande s’est complètement approprié le portefeuille de la sécurité et ne laisse pratiquement aucun espace médiatique pour l’expression du gouvernement. Du coup Valls tente d’exister à tout prix y compris avec des propos excessifs par ailleurs en contradiction totale avec ce qu’il disait il y a encore quelques jours ou quelques semaines.

La retraite reportée à 63 ans par le Sénat….. pas par l’assemblée !!!

La retraite reportée à  63 ans par le Sénat….. pas par l’assemblée !!!

 

Le petit jeu des navettes continuent entre le Sénat et l’Assemblée nationale en matière de retraite. Le Sénat qui veut reporter l’âge de départ en retraite prévue par la Sécu à 63 ans au lieu de 62. L’Assemblée nationale, elle, s’y refuse. Pourtant il s’agit d’une mise en cohérence du régime général avec celui des régimes complémentaires qui viennent d’être réformés. De toute manière il s’agit d’une guerre de positions illusoire car les dispositions aussi bien du régime général que celle des régimes complémentaires devront encore être revues  d’ici quelques années sinon tous les régimes sont condamnés à exploser.  Dans le cadre du projet de budget 2016 de la Sécu, la borne d’âge passerait progressivement de 62 à 63 ans. Mais l’Assemblée devrait annuler cette mesure.  Le Sénat, à majorité de droite, a voté ce mardi le budget de la Sécurité sociale pour 2016 complètement remanié. Les 188 sénateurs de droite ont voté pour la nouvelle version du texte, et les 147 de gauche ont voté contre. Les débats s’étaient achevés vendredi après-midi, avant la série d’attentats meurtriers à Paris. Le texte doit ensuite être réexaminé par l’Assemblée nationale qui devrait annuler les modifications du Sénat. Après la navette parlementaire, la chambre basse aura le dernier mot.  Mesure symbolique votée par la droite au Sénat, que l’Assemblée devrait supprimer au final, le report de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 63 ans. Dans le détail, cette borne serait progressivement portée à 63 ans à compter du 1er janvier 2019, pour la génération 1957.  Il s’agit, avance le sénateur Gérard Roche à l’initiative de cet amendement, d’aligner les conditions de départ entre le public et le privé, à suite de l’accord sur les retraites complémentaires Agirc et Arrco. Ce dernier, survenu fin octobre, instaure un malus pour inciter les salariés à partir plus tard à la retraite.  Les sénateurs ont par ailleurs voté la mise en place de trois jours de carence pour le personnel hospitalier. En revanche, les sénateurs ont approuvé la création par le gouvernement du «régime de prestation universelle maladie» qui doit simplifier l’accès à la Sécu.

Terrorisme : le déficit budgétaire autorisé par l’union européenne

Terrorisme : le déficit budgétaire  autorisé par l’union européenne

 

Après les attentats Hollande a clairement dit que l’objectif de ramener le déficit budgétaire en dessous des 3 % du PIB pour 2017 n’était plus possible compte tenu des dépenses supplémentaires à engager dans la lutte contre le terrorisme. D’une certaine manière, Moscovici commissaire européen aux affaires économiques a donné son aval au dépassement budgétaire de la France. « Une chose est claire dans les circonstances actuelles, c’est le fait que dans ce moment terrible, la protection des citoyens, la sécurité des citoyens en France et en Europe est la priorité », a dit le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Pierre Moscovici. Sans doute s’agit-il là du seul vrai soutien de l’union européenne qui en matière de défense et de sécurité affirme vouloir apporter son aide à la France mais dans le flou diplomatique le plus total.  Mardi matin, le Premier ministre, Manuel Valls, a clairement fait savoir sur France Inter que les objectifs figurant dans la dernière trajectoire des finances publiques françaises « seront forcément dépassés », les nouveaux moyens engagés pour la sécurité n’étant pas financés « au détriment des autres budgets ». Parmi les mesures annoncées, figurent la création de 5.000 emplois supplémentaires dans la police et la gendarmerie en deux ans, 3.500 postes de plus dans la justice et aux douanes et le gel des réductions d’effectifs dans les armées jusqu’en 2019. Une première estimation de leur coût donnée par le ministère des Finances porte sur plusieurs centaines de millions d’euros. « C’est un coût supplémentaire par rapport à ce qui était prévu (…) (mais) ça reste compatible avec les engagements européens », a-t-on assuré. Pierre Moscovici, qui présentait devant la presse les avis de la Commission sur les projets de budget 2016 des pays de la zone euro, a estimé qu’il était trop tôt pour évaluer l’impact de ces annonces sur la « trajectoire budgétaire » de la France.

Après le choc, la presse est aussi dans l’incantation

Après le choc, la presse est aussi dans l’incantation

 

Quand on prend connaissance de la presse ce week-end on mesure bien l’état de choc dans lequel se trouve le pays y compris ses leaders d’opinion. Pour résumer c’est surtout l’incantation qui est privilégiée. Mais peu de développement sur les facteurs explicatifs encore moins sur la stratégie à entreprendre. On n’en reste aux mêmes slogans que ceux employés par Hollande et son gouvernement « lutter contre le terrorisme avec les valeurs républicaines » une belle formule mais qui ne signifie pas grand-chose sans contenu plus concret et plus opérationnel. La question centrale de troupes au sol en Syrie comme en Irak est éludée. De même que les moyens de neutralisation des terroristes potentiels présents en France. Comme le gouvernement nombre de journalistes affirment  souvent que désormais la France est en état  de guerre mais sans en tirer les conséquences en termes d’organisation policière, juridique et militaire tant en France qu’à l’extérieur. Certes la problématique est complexe, les ripostes possibles ne sont pas sans danger pour autant aucune stratégie réellement crédible ne pourra être défini si l’on s’en tient seulement à constater l’état de guerre sans prendre les moyens pour la conduire. Après le choc causé par les pires attentats jamais commis en France, la colère et la volonté de faire bloc mais aussi de « rendre coup pour coup » sont au cœur des analyses de la presse dominicale. A l’unisson des autres titres, le quotidien sportif L’Equipe est « en deuil ».  »Le chagrin et la colère » ont saisi Le Figaro qui, comme Libération, paraît exceptionnellement, deux jours après les actions kamikazes revendiquées par le groupe Etat islamique, qui ont ensanglanté Paris et fait 129 morts. « Je suis Paris » titre justement Libé, reprenant un slogan qui fait florès sur les réseaux sociaux, à l’instar du « Je suis Charlie » qui avait été scandé après les attentats de janvier.  »Résistons », clame Le Parisien/Aujourd’hui en France dans un numéro spécial.  »La France est en guerre. En guerre contre un terrorisme totalitaire, aveugle, terriblement meurtrier », insiste le directeur du Monde Jérôme Fenoglio dans son éditorial.  »Cette guerre, maintenant chacun l’a compris, ne fait que commencer », prévient Alexis Brézet du Figaro. Laurent Joffrin de Libération livre « la conclusion (qui) s’impose avec son terrible réalisme: les Français doivent désormais vivre avec le terrorisme ». Mais « nous ne remporterons aucune victoire durable sur le terrorisme en laissant place au rejet de l’autre », avertit Guillaume Goubert dans l’éditorial diffusé sur le site internet du quotidien catholique La Croix. Le mot d’ordre d’unité est relayé par toute la presse. C’est « la République face à la barbarie » qui se dresse ainsi à la Une du Journal du dimanche. Pour Dominique Jung des Dernières Nouvelles d’Alsace, « le vrai enjeu est l’affirmation des valeurs républicaines ». « On nous fait la guerre. Unis, nous saurons faire face à cette inacceptable folie », renchérit Jean Levallois de la Presse de la Manche.  »Je ne sais pas si ‘nous sommes en guerre’, comme le clament les médias. Je sais, en revanche, qu’il nous faut réapprendre à penser la guerre sans paniquer », confie l’écrivain et journaliste Jean-Claude Guillebaud dans son billet dominical paru dans Sud-Ouest. L’heure est à l’unité mais aussi à la riposte, insistent de nombreux éditorialistes aux accents martiaux.  »Notre démocratie ne peut être sauvée qu’avec les armes de la République », fait valoir Jean-Claude Souléry de La Dépêche du midi. Certes, « refusons toujours la haine. Restons civilisés », martèle David Guévart de Nord Littoral. « Mais acceptons aussi qu’il n’y aura pas de solution qui ne ressemble à une éradication du mal. » Car « le temps est venu de rendre coup pour coup, d’être impitoyable face à nos ennemis, de l’intérieur comme de l’extérieur », assure Raymond Couraud dans L’Alsace. « Même si le prix à payer pour contrer cet ennemi doit s’ériger en riposte musclée, la France a le devoir d’entrer en résistance », affirme Philippe Palat dans les colonnes du Midi libre. »Contre la brutalité, il n’est qu’un principe : la force. Contre la sauvagerie, qu’une loi : l’efficacité. (…) Pour gagner la guerre, il faut la mener », conclut Alexis Brezet dans Le Figaro.-

 

La croissance du Japon encore dans le rouge

 

La croissance du Japon encore dans le rouge

La croissance du Japon retombe encore dans le rouge. Elle  victime à la fois d’un environnement mondial détérioré qui ce caractérise notamment par une baisse des commandes industrielles (notamment de la Chine) mais aussi par les conséquences du relèvement brutal de la TVA. Un relèvement intervenu en avril 2014 mais dont la consommation japonaise ne parvient pas à se relever.  La troisième puissance économique mondiale retombe ainsi en récession, un an tout juste après un épisode similaire dans la foulée d’un douloureux relèvement de TVA, nouveau revers pour le Premier ministre Shinzo Abe, qui a lancé fin 2012 une ambitieuse stratégie de relance baptisée «abenomics». Les analystes interrogés par l’agence Bloomberg tablaient sur un repli de 0,1% par rapport à la période d’avril à juin. Ces statistiques vont sans nul doute accroître la pression sur la Banque du Japon (BoJ). L’institution se réunit mercredi et jeudi pour décider d’étendre ou non son programme de rachats d’actifs, mais les économistes sont partagés sur l’issue de cette réunion alors que le gouverneur de la BoJ persiste à tenir un discours positif. En rythme annualisé, c’est-à-dire si la baisse du troisième trimestre se prolongeait sur une année, le PIB a diminué de 0,8% entre juillet et septembre.

G20 -surtout des vœux pour le soutien à l’économie mondiale

G20 -surtout des vœux pour le soutien à l’économie mondiale

Comme il fallait s’y attendre le G20 n’a pas décidé grand chose pour soutenir une économie mondiale dont la croissance est défaillante, en tout cas en dessous des prévisions. On a surtout effectué des constats pour noter la faiblesse de la demande mondiale et noter les perturbations que pourrait apporter des politiques monétaires divergents. « Une demande mondiale insuffisante et des problèmes continuent de peser sur la croissance actuelle et future. » La conjoncture mondiale offre un tableau contrasté avec d’un côté les Etats-Unis qui sont peut-être sur le point de relever leur taux d’intérêt pour la première fois depuis près de dix ans et, de l’autre, la possibilité de nouveaux assouplissements monétaires au Japon, dans la zone euro ou en Chine. Le calendrier d’une première hausse des taux depuis 2006 aux Etats-Unis est depuis des mois une des principales sources de préoccupation des acteurs de marché et des pays émergents, ces derniers ayant vu leurs monnaies chuter par rapport au dollar dans l’anticipation du tour de vis monétaire américain. Avec vraisemblablement la Réserve fédérale à l’esprit, les dirigeants du G20 insistent sur la nécessité de « calibrer avec soin » les décisions de politique monétaire et de les communiquer clairement. Ces derniers se sont également mis d’accord, comme prévu, sur un ensemble de mesures destiné à lutter contre l’évasion fiscale des entreprises, même s’il est permis de s’interroger si les pays membres vont mettre en œuvre les dispositifs retenus. Le projet de réforme sur l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (BEPS) a été élaboré par l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) dans la foulée de cas montrant comment de grandes multinationales telles que Starbucks et Google ont réussi à éviter de payer des impôts dans nombre de pays en tirant parti de failles juridiques ou en passant des accords fiscaux avec des Etats.

Comment lutter contre le terrorisme en France ?

Comment lutter contre le terrorisme en France ?

La réponse est évidemment complexe. Sommes-nous réellement dans une situation de guerre ? Certains le contestent comme de Villepin. La difficulté réside dans le fait qu’il faut lutter contre l’État islamique à l’extérieur de nos frontières mais aussi à l’intérieur. Difficulté supplémentaire :  des terroristes sont français. D’après le ministère de l’intérieur 1800 français serait liés de près ou de loin à l’État islamique. De l’ordre de 10 000 personnes font l’objet de fiches S (personnes radicalisées et potentiellement dangereuses). Dès lors comment surveiller cette population. Sans doute pas avec la nature et le niveau des moyens de renseignement classique et l’arsenal juridique actuel. Tout ou tard il se révélera indispensable d’impliquer la population dans le dispositif de surveillance comme cela se pratique déjà dans certains pays à très haut risque. Tôt ou tard il sera aussi nécessaire de prendre des mesures d’exception qui sorte du cadre légal actuel essentiellement conçu pour lutter contre la délinquance « ordinaire ». François Hollande a promis samedi que la France serait « impitoyable à l’égard des barbares » de l’Etat islamique qui a revendiqué les attentats et qu’elle agirait « avec tous les moyens dans le cadre du droit (…) et sur tous les terrains, intérieurs comme extérieurs ».  Mais la tâche du gouvernement, poussé par l’opposition de droite à infléchir sa politique sécuritaire, s’annonce délicate.  Réactivée après les attentats de janvier, la loi sur le renseignement, qui a validé de fait les pratiques clandestines des services de renseignement principalement dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, a été adoptée non sans remous.  L’inquiétude des défenseurs des libertés individuelles, qui dénoncent une loi liberticide, a notamment poussé François Hollande à saisir le Conseil constitutionnel afin de s’assurer que l’équilibre entre sécurité et respect des droits fondamentaux était préservé.   »Le gouvernement sera très attentif à toutes les propositions qui nous permettent dans notre Etat de droit (…) d’être le plus efficace possible pour protéger les Français », a souligné Manuel Valls dimanche.   »Il ne faut pas exclure qu’une répression policière classique, basée sur un meilleur renseignement, donne des résultats partiels », souligne François Bernard Huygue, directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et géostratégiques (Iris) sur son blog.   »Mais on voit mal comment on pourrait empêcher de nouveaux djihadistes français, ou étrangers (venant assister leurs complices locaux), de recommencer un jour à partir du moment où ils sont prêts à mourir dans l’opération. » Inédit en France, le scénario des attentats suicides sur le sol français était redouté depuis des mois par les services et les spécialistes des questions de défense et de sécurité.  Dans un rapport publié en juin, la commission d’enquête parlementaire sur la surveillance des filières et des individus djihadistes décrivait comme une évolution marquante « le fait que les terroristes, du fait de leur endoctrinement, ont la volonté de mourir ». « Ce ‘terrorisme sans retour’ (…) implique des actions suicides contre lesquelles il est particulièrement difficile de lutter », pointait le rapport.  En septembre, l’ancien juge antiterroriste Marc Trévidic avait décrit des « juges, policiers de la DGSI, hommes de terrain complètement débordés ».   »Nous ne sommes plus en mesure de prévenir les attentats comme par le passé », disait-il dans Paris Match. « On ne peut plus les empêcher. Il y a là quelque chose d’inéluctable. (…) Les politiques prennent des postures martiales, mais ils n’ont pas de vision à long terme »

Immobilier neuf : la France deuxième pays le plus cher d’Europe

Immobilier neuf : la France  deuxième pays le plus cher d’Europe

Une étude de Deloitte permet de comparer les prix dans de nombreux pays européens: c’est au Royaume-Uni que l’on trouve les prix les plus chers, suivi de la France, et de la Suède.  . Ainsi, en 2014, il fallait ainsi compter 14.089 €/m² en moyenne dans le centre de Londres, contre 10.266 euros/m² à Paris. De l’autre côté du tableau, c’est à Porto, au Portugal, que l’on trouve les tarifs les moins chers du marché : 860 euros par m² ! Mais les plus fortes évolutions de prix dans l’immobilier résidentiel neuf sont enregistrées en Irlande (+31,7 % en 2014 par rapport à 2013), et au Royaume-Uni (+21,6 %), selon Deloitte. Dans quel pays peut-on accéder à la propriété le plus aisément sur le Vieux continent ? En Belgique, selon Deloitte, où il faut compter 3,2 années de salaire brut pour acquérir un logement de… 70 m². Pour la même surface, il faudra entre 6 et 8 ans en Italie, en Pologne et en France pour y parvenir.

Le téléphone pour transfert d’argent entre particuliers

Le téléphone pour transfert d’argent entre particuliers

Plusieurs applications existent déjà pour permettre le transfert d’argent entre particuliers (Google, Facebook etc.). Cette fois c’est Apple qui se lance sur ce marché prometteur (l’envoi par Western union coûte une fortune !)Après avoir déjà proposé le paiement par mobile. Progressivement on s’oriente donc vers une diversification des moyens de paiement dans tous les domaines avec notamment la montée en puissance des groupes informatiques américains. De quoi mettre en question le futur des banques de détail traditionnelles par ailleurs bousculées  par les banques en ligne. Le groupe informatique américain Apple, qui s’était lancé l’an dernier dans les paiements mobiles, discute avec des banques américaines d’un service supplémentaire qui permettrait à des particuliers de s’envoyer de l’argent, écrit mercredi le Wall Street Journal. Cela viendrait en complément du service existant Apple Pay, qui permet d’utiliser un iPhone pour payer chez les commerçants. La marque à la pomme négocierait avec plusieurs banques, dont JPMorgan Chase et Wells Fargo, d’après des sources proches du dossier citées par le quotidien des affaires américain.

Vivendi dans le rouge

Vivendi dans le rouge

 

Le groupe Vivendi ce désengage progressivement des télécoms pour s’investir dans le secteur des médias. Il a pour cela un  inconfortable matelas de cash pour réaliser ces opérations. Toutefois les marchés s’interrogent sur la future rentabilité de ces investissements. Des investissements dans la production de services grand public très sensibles  à l’image de modernité et d’indépendance. Or force est de constater par exemple que la venue de Bolloré dans Canal+ a fortement affecté cette image de modernité, d’indépendance. D’où la chute de fréquentation qui inquiète les investisseurs. Presque 100 000 abonnés en moins pour Canal+. Le buzz négatif généré par la reprise en main de Canal Plus par Vincent Bolloré semble avoir eu un effet sur le portefeuille d’abonnés. Entre début juillet et fin septembre, le nombre d’abonnés en France métropolitaine (en incluant CanalSat et Canal Play) a reculé de 38.000. À titre de comparaison, le recul était de seulement 6.000 abonnés lors de la même période de 2014. Entre septembre 2014 et septembre 2015, la baisse se chiffre à 88.000 abonnés.  En outre, à fin septembre, le taux de désabonnement (churn) s’établit à 14,9%, en hausse par rapport aux 14,2% de la même période de 2014.   Il faut toutefois observer que le nombre d’abonnés chutait déjà avant la reprise en main par l’industriel breton. Depuis fin 2008, le nombre d’abonnés individuels en France métropolitaine a ainsi chuté de 471.000, dont 98.000 durant le seul premier semestre 2015. Les médias peuvent  a priori apparaître comme un secteur porteur mais cependant soumis à une très forte concurrence dans tous ses créneaux de marché. Du coup les interrogations se traduisent dans la valorisation du groupe. Le groupe a plongé dans le rouge au troisième trimestre. Entre juillet et septembre, la perte nette de Vivendi atteint 201 millions d’euros, contre un bénéfice net de 839 millions d’euros un an plus tôt. Au troisième trimestre, Vivendi s’est acquitté d’un impôt sur les résultats de 159 millions d’euros, contre seulement 23 millions d’euros l’année précédente. Par ailleurs, l’an dernier à la même époque, le résultat net avait été gonflé par une plus-value de 179 millions d’euros liée à la vente de sa participation de 14 % dans le site de musique en ligne Beats au géant américain Apple. Le groupe évoque aussi l’augmentation des charges liées à la restructuration du Groupe Canal +.

 

Évaluer les fonctionnaires et moduler les primes : un crime contre le service public !

Évaluer les fonctionnaires et  moduler les primes : un crime contre le service public !
On pourrait en rire si le sujet n’était pas aussi sérieux. On sait en effet que le poids de l’administration française plombe la compétitivité du pays. Pour deux raisons du fait d’abord du poids des fonctionnaires qui absorbent à peu près la moitié des budgets surtout aussi du fait de la bureaucratie que cela engendre ; et qui tue dynamisme et créativité. Mais envisager d’évaluer et de modifier les primes en fonction des résultats apparaît aux yeux de certains extraterrestres comme une atteinte inadmissible au service public. Non seulement il faudrait accepter ces sureffectifs à l’origine d’une grande partie d’une fiscalité écrasante mais il ne faudrait pas s’interroger sur leur productivité et la qualité de leurs services. Il s’agit évidemment de la vision de la gauche qui confond service public, administration et statut du personnel. Un amalgame douteux qui permet ainsi de légitimer tous les abus même les plus indéfendables (l’absentéisme par exemple, le double du privé !). L’Iran a l’intention d’acheter des Airbus, a annoncé mercredi le président Hassan Rohani avant sa visite prévue la semaine prochaine en France. Dans une interview accordée à Europe 1 et France 2, il confirme que, comme l’a annoncé l’Elysée mardi, des accords commerciaux seront signés lors de cette visite prévue le 17 novembre. A la question de savoir si un contrat d’achat d’Airbus était prévu, Hassan Rohani, dont les propos étaient traduits, a répondu : «Nous avons aujourd’hui même des Airbus, il y a d’autres compagnies aussi qui nous vendent des avions. Ces grandes compagnies, notamment Airbus sont présentes en Iran. Nous achèterons c’est vrai de ces grandes compagnies, notamment Airbus ». Il a rappelé que des délégations françaises s’étaient rendues à Téhéran ces derniers mois pour des négociations dans le domaine des transports, de l’agriculture et de l’industrie, notamment

Sondage 2017 : Juppé, un bon président pour 47%, Sarkozy en baisse, Hollande dans les choux

Sondage 2017 : Juppé, un bon président pour 47%, Sarkozy en baisse, Hollande dans les choux

 

Alain Juppé récolte 47% d’opinions positives, selon une enquête Viavoice publiée mardi dans Libération. Le candidat à la primaire de la droite et du centre, dont le score est inchangé par rapport à septembre, devance largement ses concurrents : Manuel Valls (33%, -5 points) et François Fillon (31%, -1), qui complètent le podium.  l’autre grand rival d’Alain Juppé pour la primaire de la droite en 2016, dévisse dans  l’enquête réalisée en septembre, à 26% (-6), devant Marine Le Pen (25%, -1). L’ancien chef de l’Etat est également devancé par le ministre de l’Economie Emmanuel Macron (+4) et le leader du Modem François Bayrou (-2), tous deux à 27% d’opinions favorables. François Hollande est lui à 16% (+1). L’actuel locataire de l’Elysée est devancé de peu par la benjamine de l’Assemblée nationale, la frontiste Marion Maréchal-Le Pen et un autre candidat à la primaire de droite Bruno Le Maire, tous deux à 17%.

Chine-croissance : une très faible inflation qui confirme le tassement économique

Chine-croissance : une très faible inflation qui confirme le tassement économique

Nouvelle confirmation du tassement économique en Chine avec une très faible inflation. C’est la conséquence logique de l’atonie de la demande tant intérieure qu’extérieure comme en témoigne le recul des importations mais aussi des exportations. L’inflation en Chine a fortement reculé en octobre, pour le deuxième mois consécutif, tombant à son plus bas niveau depuis mai, selon des chiffres officiels publiés mercredi et confirmant l’essoufflement de la demande dans la deuxième économie mondiale.   La hausse des prix à la consommation, principale jauge de l’inflation, s’est établie le mois dernier à 1,3% sur un an, contre 1,6% en septembre et 2% en août, a annoncé le Bureau national des statistiques (BNS). L’économie chinoise a ralenti à son rythme le plus bas depuis la crise financière globale. Le taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) est tombé à 6,9% au troisième trimestre, sa pire performance depuis 2009, accentuant ainsi les inquiétudes pour les perspectives de l’économie mondiale. Les importations chinoises ont reculé en octobre de 16% sur un an, à 833,14 milliards de yuans, selon des données officielles publiées dimanche qui confirment le ralentissement de la demande au sein de la deuxième économie mondiale. Comme c’est le cas depuis juillet, les exportations ont chuté elles de 3,6% au mois d’octobre, à 1.230 milliards de yuans dans un contexte de morosité de la demande internationale, ont annoncé les douanes chinoises. La balance commerciale s’est appréciée de 40,2%, à 393,22 milliards de yuans.

A321 russe : la piste de l’attentat depuis le début … mais !

A321 russe : la piste de l’attentat depuis le début … mais !

 

Il est à peu près certain, depuis le début, que l’321 qui a explosé en vol au dessus du Sinaï a été victime d’un attentat. Pourquoi ? Parce Daech ne dispose pas des moyens techniques pour atteindre un avion au dessus à environ 9000 mètres. Mais la piste terroriste embarrasse les russes et l’Egypte. Du coup l’enquête traine. Il est même possible qu’on la fasse durer assez longtemps. Dans intérêt de Poutine dont l’image en a prix un coup. Dans l’intérêt surtout de l’Egypte qui va se trouver fragilisé sur le plan économique et surtout politique. En attendant l’enquête s’embourbe dans des batailles d’experts pour essayer de gagner du temps.  Le président du comité d’enquête, Ayman al Moukaddam, a dit que son équipe continuait à rassembler des informations et à étudier toutes les pistes pour tenter d’expliquer la destruction de l’avion de ligne russe, alors que la thèse d’une bombe est évoquée par les services secrets américains et britanniques et que plusieurs pays ont suspendu leurs vols avec l’Egypte. « Une analyse spectrale sera effectuée en laboratoire par des spécialistes afin d’identifier la nature de ce bruit », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse au Caire.   »Le comité examine avec la plus grande attention tous les scénarios possibles pour expliquer l’accident et n’est pas parvenu jusqu’ici à une quelconque conclusion », a-t-il ajouté.  Ayman al Moukaddam a déclaré que l’analyse des boîtes noires montrait que l’appareil s’était détruit 23 minutes après le décollage de Charm el Cheikh, alors que le pilotage automatique était enclenché, et que les débris avaient été éparpillés sur 13 km, « ce qui corrobore l’hypothèse d’une dislocation en vol ». « L’examen initial de l’épave ne permet pas d’identifier l’origine de cette dislocation en vol », a-t-il dit. Interrogé sur les soupçons d’attentat émanant de sources occidentales, Ayman al Moukaddam a déclaré qu’aucun élément appuyant cette thèse n’avait été transmis à son équipe.

Le Charles-de-Gaulle contre l’Etat islamique : symbolique ou stratégique ?

Le Charles-de-Gaulle contre l’Etat islamique : symbolique ou stratégique ?

 

 

Une vingtaine d’avions supplémentaires mobilisés contre l’Etat islamique avec le Charles De Gaulle. Stratégique peut-être pour replacer la France dans le combat contre Daech car jusque là les frappes françaises étaient très limitées. Symbolique aussi surtout pour tenter d’imposer la présence de la France auprès des grandes puissances qui sont tentées de régler le conflit en Syrie sans elle  ( Etats-Unis, Russie, Iran, Arabie saoudite) ; une manière auusi pour Hollande de revêtir son costume de guerre qui lui réussit mieux que celui qu’il porte pour régler les questions française internes.  La France a annoncé jeudi la mobilisation du porte-avions Charles-de-Gaulle dans la lutte contre l’organisation de l’Etat islamique (EI) et les groupes djihadistes associés. « Le déploiement du groupe aéronaval constitué autour du porte-avions Charles-de-Gaulle a été décidé pour participer aux opérations contre Daech et ses groupes affiliés », a annoncé la présidence française à l’issue d’un conseil de défense consacré à la situation en Syrie et en Irak. Ce groupe aéronaval (GAN) est en principe constitué, en plus du porte-avions, d’une frégate de lutte anti-sous-marine, d’une frégate anti-aérienne, d’un sous-marin nucléaire d’attaque, d’un pétrolier ravitailleur et d’un avion de patrouille. Lors de sa précédente mobilisation contre l’EI, dans le cadre de l’opération Chammal entre le 23 février et le 18 avril 2015, 12 Rafale, 9 Super-Étendard et un Hawkeye embarqués sur le Charles-de-Gaulle ont effectué plus de 200 missions. (À comparer aux milliers de frappe se effectuées par les Etats-Unis et récemment par la Russie).  Après avoir cantonné ses frappes aériennes contre les bases de l’EI à l’Irak, la France a étendu ces opérations à la Syrie fin septembre.

Allemagne : le moral des entreprises se tasse sérieusement

Allemagne : le moral  des  entreprises se tasse sérieusement

 

Le baromètre Ifo s’est établi à 103,2 points en octobre, son plus bas niveau depuis 2012, après 104,7 points en septembre et 106,3 points en août, a annoncé lundi l’institut du même nom.  Ce sont à la fois les attentes à six mois des entrepreneurs et leur estimation de la situation actuelle qui ont cédé du terrain par rapport à septembre, passant respectivement de 99,3 à 98,3 points et de 110,4 à 108,4 points. Dans l’industrie, pilier de l’économie allemande, « l’estimation de la situation actuelle recule nettement pour se situer tout juste au-dessus de la moyenne de long terme », relève l’institut Ifo dans un communiqué. « Les espoirs d’une stabilisation graduelle de la confiance ont été déçus », constate dans une note Thilo Heidrich, analyste de Postbank. Comme d’autres pays, la Chine ou encore le Japon, l’Allemagne enregistre une baisse de sa production industrielle en octobre. C’est évidemment le signe de l’affaiblissement de la croissance mondiale. Cela n’empêchera pas l’Allemagne de connaître en 2015 un records d’excédent commercial mais du essentiellement à la baisse du prix des matières premières. La production industrielle est donc, contre toute attente, retombée en juin, après une petite hausse le mois précédent, selon des chiffres provisoires corrigés des variations.

 

Espagne : le chômage remonte encore

Espagne : le chômage remonte encore

 

Fini l’exemple de l’Espagne un moment considérée comme exemplaire par la commission économique européenne pour sa politique de rigueur et le nouveau dynamisme de son marché du travail. Le taux de chômage en Espagne a en effet augmenté en octobre pour le troisième mois consécutif. Si la saison touristique a été bonne, l‘économie du pays reste fragile notamment sur le front de l’emploi avec 4,18 millions de chômeurs, selon les derniers chiffres publiés ce mardi par le ministère du Travail. Le nombre de personnes sans emploi a augmenté en octobre de 2,01%, soit 82.327 chômeurs de plus. Le chômage est reparti à la hausse en août, après six mois de baisse consécutifs, avec la fin des contrats estivaux, en particulier dans les secteurs du tourisme, de la pêche et de l’agriculture.

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