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Notre dame des landes: manifestation des bonnets rouges le 22 février

Notre dame des landes: manifestation des bonnets rouges le 22 février

 

Changement d’objectifs pour les bonnets rouges avec la mobilisation le 22 février contre le nouvel aéroport de Notre Dame des landes près de Nantes. Une réaction à l’accélération de la procédure. Ayrault sans doute convaincu que son sort est compté à Matignon (après les élections) a fait signer quarte arrêtés pour le début des travaux ; il s’agit d’engager de manière irréversible le projet avant qu’Ayrault ne quitte son poste. Une opération stratégique pour Ayrault qui veut réaliser une grande opération immobilière à Nantes sur l’ancien aéroport. Alors que les opposants préparent des recours juridiques contre les arrêtés préalables aux travaux publiés samedi, le maire de Carhaix et le leader des « Bonnets rouges » appellent à la « mobilisation générale » pour dénoncer un aéroport Notre-Dame-des-Landes selon eux « inutile ». Une course de vitesse est donc engagée entre Ayrault et les opposants au projet de Notre Dame des landes car il est probable que le futur Premier ministre ne voudra gérer ce dossier sensible et qu’il l’enterrera.   Le maire DVG de Carhaix (Finistère) et leader des Bonnets rouges Christian Troadec a appelé dimanche à la « mobilisation générale » et à manifester le 22 février à Nantes contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, un projet « démesuré » et « inutile » selon lui. Dans un communiqué, M. Troadec assure qu’il participera lui-même à la manifestation contre le projet, qui vise à remplacer l’actuel aéroport de la ville, inséré dans l’agglomération. Il invite « les marins, les paysans, les ouvriers de l’agroalimentaire durement frappés par les licenciements, les petits entrepreneurs, commerçants, artisans, l’ensemble des citoyens qui refusent cette fracture territoriale à se mobiliser dès maintenant et à prendre part à ce qui aura toutes les chances d’être l’une des plus grandes manifestations de l’histoire de la Bretagne ». « Tous à Nantes, en Bretagne, le samedi 22 février prochain », lance le leader des Bonnets rouges, qui ont fait de la suppression de l’écotaxe -simplement suspendue- et de la décentralisation leurs principaux chevaux de bataille. Ils ont réussi à organiser deux manifestations de masse en novembre, dans le Finistère, sur ces sujets. M. Troadec plaide aussi dans son communiqué en faveur de la réunification administrative des cinq départements bretons. Pour lui, le projet d’aéroport, dont le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes, est un fervent partisan, est « démesuré », « inutile » et va hypothéquer « le développement économique de la pointe bretonne déjà bien trop touchée par les crises et les licenciements ». Samedi, la préfecture de Loire-Atlantique a publié quatre arrêtés préalables au début des travaux, les opposants au projet ayant toutefois manifesté leur intention d’engager des recours.

Centrafrique : Hollande obtient le soutien virtuel de l’Europe, mais sans soldat et sans argent !

Centrafrique : Hollande obtient le soutien virtuel  de l’Europe, mais sans soldat et sans argent !

Hollande obtient le soutien de l’Europe mais sans argent et sans soldat. Une sorte de soutien virtuel ; Merkel a dit clairement non à Hollande. En fait il est assez légitimement reproché à Hollande d’avoir décidé seul l’opération en Centrafrique et face aux difficultés notamment financières de demander après-coup la solidarité de l’Europe. Une Europe qui donne ainsi une légitimité juridique à son désintérêt pour l’Afrique. Une nouvelle défaite aussi pour Hollande après celle sur la croissance. L’enterrement également du couple franco-allemand comme moteur de l’Europe. La seule patronne, c’est désormais Merckel; et elle le faiat savoir sans ménagement y compris à Hollande.   La  question d’une participation de l’Union aux opérations en Centrafrique, en hommes et en moyens financiers, est renvoyée au conseil des affaires européennes de janvier. François Hollande était arrivé jeudi au conseil européen avec la volonté d’obtenir une implication de ses homologues. La France avait notamment laissé entendre qu’elle comptait sur un financement commun. Ce sujet sera tranché plus tard. « Pour l’instant, il n’y a pas de mission européenne, parce que les délais ne le permettaient pas », a justifié le chef de l’Etat. Une mise en œuvre nécessite un accord des Vingt-huit. L’hypothèse principale porte désormais sur une action humanitaire. François Hollande écarte de fait tout besoin supplémentaire pour mener des actions armées. « Il y aura sans doute une opération civile, et pour partie, sécuritaire », a-t-il estimé, évoquant l’aide aux populations, les soins de santé, et la protection de l’aéroport de Bangui. « Il ne s’agissait pas pour la France d’obtenir tout de suite un soutien financier », a assuré le Président. « Nous ne demandons pas une prise en charge » des 1.600 soldats français, a-t-il insisté, alors que plusieurs pays ont considéré que la démarche de Paris est intéressée. « Quand on lance une telle opération, il est important qu’on puisse se mettre d’accord avant. On ne peut envoyer l’addition après », a lancé le chancelier autrichien, Werner Faymann. François Hollande s’en est donc défendu : « Je le fais pour l’Europe, je ne le fais pas pour la France, je ne le fais pas pour gagner 30, 40 millions d’euros pour soulager je ne sais quelle dépense dans le budget de l’Etat ». Mais Paris n’est plus tout à fait seul. A ce stade, la Pologne promet d’engager un avion pour trois mois avec 50 militaires de l’armée de l’air. La Belgique et l’Estonie étudient une participation. François Hollande a salué le soutien de ces pays ainsi que celui du Royaume-Uni, de l’Espagne, des Pays-Bas et de l’Allemagne. Angela Merkel a toutefois prévenu qu’elle s’opposerait à un financement rétroactif des déploiements français. Pour le reste « on verra », s’est contenté de dire la chancelière.

Climat des affaires : pas d’inversion, comme le chômage

Climat des affaires : pas d’inversion, comme le chômage

 

Pas d’amélioration, ni d’ inversion du climat des affaires, c’est comme pour le chômage ; Il n’y a que Sapin et Ayrault pour voir une amélioration. Pour Sapin, l’inversion du chômage a même déjà eu lieu (grâce sans doute aux 52000 radiations pour motif administratif le mois denier (en hausse de 50%°). Pas étonnant même la servile INSSE ne prévoit pas de reprise, elle « suppose »  seulement une croissance de 0.2% par trimestre en moyenne pour 2014 avec une hausse du chômage à 11%. Le climat général des affaires en France est donc resté stable en novembre, l’amélioration dans les services étant neutralisée par le recul dans le commerce de détail, selon les données publiées lundi par l’Insee. L’indicateur du climat des affaires s’est ainsi maintenu à 95 pour le troisième mois consécutif, et reste sous sa moyenne de longue période, qui s’établit à 100. Celui de la seule industrie manufacturière est resté stable à 98, les 22 économistes interrogés par Reuters attendant en moyenne 97. Dans le même temps, l’indicateur du climat du secteur des services a gagné trois points à 96. Le bâtiment est resté stable à 94 et le commerce de détail a perdu trois points à 95. L’indicateur pour le commerce de gros gagne un point à 98, sa dernière publication remontant à septembre. Toujours selon l’Insee, l’indicateur de retournement de la conjoncture calculé au niveau France reste en zone favorable. L’indicateur général du climat des affaires est inférieur à 100 depuis septembre 2011.

 

Le Brésil dit non au Rafale

Le Brésil dit non au Rafale

 

 

En dépit de la visite de Hollande, le Brésil a dit non au Rafle. En cause le prix- trop cher- et l’insuffisance de transfert de technologie. Egalement sans doute en raison du manque de poids politique de la France. Le Brésil a annoncé mercredi qu’il avait choisi d’équiper son armée de l’air avec les chasseurs Gripen NG construits par Saab au détriment des avions proposés par le Français Dassault et l’Américain Boeing. Malgré une visite de François Hollande au Brésil la semaine dernière, il s’agit là d’une nouvelle déconvenue pour Dassault Aviation qui n’est toujours pas parvenu à vendre le Rafale hors de France. « Nous regrettons que le choix se porte sur le Gripen, doté de nombreux équipements d’origine tierce, notamment américaine, qui n’appartient pas à la même catégorie que le Rafale: monomoteur et plus léger », a réagi le groupe français dans un communiqué. « Le Gripen n’est pas équivalent en termes de performances et donc de prix. Cette logique financière ne prend en compte ni le ratio coût-efficacité favorable au Rafale, ni le niveau de la technologie offerte », ajoute-t-il. Le F/A-18 de Boeing semble pour sa part avoir pâti des récentes révélations sur l’espionnage de la présidente brésilienne Dilma Rousseff par les Etats-Unis. L’armée de l’air brésilienne doit désormais ouvrir des négociations avec Saab pour finaliser d’ici un an sa commande, destinée à remplacer sa flotte de Mirage obsolètes. Le premier avion sera livré deux ans plus tard et les livraisons se feront ensuite au rythme de 12 par an. L’avionneur brésilien Embraer sera le principal partenaire local du Suédois. Le contrat porte sur 36 Gripen pour un montant de 4,5 milliards de dollars (3,3 milliards d’euros), mais l’accord générera des milliards de dollars supplémentaires en livraisons futures et en contrats de service.

La Chine attaque le vin français !

La Chine attaque le vin français !

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la Chine ne manque pas de culot en attaquant le vin européen, en fait surtout le Bordeaux dont la Chine est le premier exportateur. D’autant que la balance commerciale est plus que favorable à la Chine, (environ 100 milliards de déficit commercial pour la France avec ce seul pays.). La Chine discuterait « volontiers » avec l’Union européenne à propos de son enquête sur les conditions d’exportation des vins européens, a fait savoir mercredi le ministère du Commerce. L’enquête chinoise a été ouverte en juillet. Pékin veut déterminer si l’Europe subventionne ses exportations de vin vers la Chine, créant de ce fait une distorsion de concurrence. L’initiative a été interprétée comme une mesure de représailles à la décision qu’avait prise l’UE d’imposer des droits de douane punitifs sur les panneaux solaires fabriqués en Chine. Lors d’une conférence de presse, le porte-parole du ministère du Commerce a nié cette interprétation. « La Chine n’a jamais lié cette affaire à d’autres affaires de différends commerciaux visant la Chine. Nous nous opposons également aux tentatives d’interpréter l’affaire des vins de l’UE comme une riposte à l’affaire des panneaux solaires », a déclaré Shen Danyang. En fait, a-t-il dit, le ministère du Commerce n’a fait que répondre à des demandes de sociétés chinoises qui voulaient l’ouverture d’une enquête sur le vin européen. L’enquête, a-t-il dit, suit son cours normal. « La Chine est favorable à des discussions et négociations entre les deux parties pour trouver une solution pour résoudre le différend et nous aimerions fournir le cadre et les moyens (pour ces discussions) », a déclaré le porte-parole. « Pour ce que j’en sais, les industriels chinois et de l’UE ont entamé de premiers contacts et nous espérons que les deux côtés parviendront à un résultat positif par le biais de la négociation. » La Chine est le premier importateur mondial de vin de Bordeaux. Sa consommation a augmenté de 110% en 2011, selon les derniers chiffres connus.

 

Allemagne: Schäuble reste ministre des Finances ou le maintien de l’orthodoxie monétaire

Allemagne: Schäuble reste ministre des Finances ou le maintien de l’orthodoxie monétaire

La reconduction de Schäuble comme ministre des finances, c’est l’assurance d’un maintien de l’orthodoxie monétaire. Finalement une mauvaise nouvelle pour l’Europe car l’objectif sera de maintenir cet euro fort qui profite surtout à l’Allemagne et enfonce les autres. Certes l’euro fort protège le pouvoir d’achat mais il détruit les emplois dans la mesure où les productions nationales ne sont pas compétitives. L’euro fort est une monnaie pour les pays exportateurs comme l’Allemagne pas comme les France dont la croissance repose surtout sur la consommation. Autant dire que la BCE prendre encore moins de risques pour relancer l’économie et que l’Europe politique risque d’être en panne pour des années encore. La chancelière conservatrice (CDU), qui va entamer mardi son troisième mandat à la tête de la première économie européenne, a également annoncé que Ursula von der Leyen, ancienne ministre de l’Emploi et mère de sept enfants, deviendra la première femme à occuper le poste de ministre de la Défense dans un gouvernement allemand.  La nomination de M. Schäuble (CDU) était attendue depuis plusieurs jours après des fuites en ce sens dans la presse. Mme Merkel a souligné qu’elle se réjouissait de la poursuite de (leur) coopération.  Le nom de « Wolfgang Schäuble est associé à la stabilité de l’euro et à la politique qui l’accompagne et à tout ce qui est important en Europe », a affirmé Mme Merkel.  S’ils n’ont pas toujours été sur la même longueur d’onde, une complicité s’est forgée entre eux depuis 2009 –date à laquelle M. Schäuble a pris ce poste–, au fil de la crise de l’euro qui a placé l’Allemagne sur le devant de la scène en Europe.  Au sujet de Mme von der Leyen, la chancelière a souligné au sujet de cette femme présentée comme sa dauphine potentielle, qu’elle s’était « toujours intéressée aux questions internationales ». Le ministère de la Défense est « une tâche stimulante, c’est également une tâche extrêmement exigeante, mais je lui fais confiance pour réussir tout cela très bien », a-t-elle ajouté.  Parmi les autres portefeuilles attribués dimanche soir, l’ancien ministre de la Défense, Thomas de Maizière, également très proche de Mme Merkel, passe à l’Intérieur, un poste qu’il a déjà occupé, qu’il connaît bien et qu’il apprécie.  Hermann Gröhe, l’ancien secrétaire général de la CDU, va prendre en charge le ministère de la Santé, alors que Joanna Wanka reste ministre de l’Education.  Peter Altmaier, remplacé par une sociale-démocrate à l’Environnement, devient ministre en charge de la Chancellerie.  Quelques minutes plus tôt, le parti frère bavarois de la CDU, la CSU, avait annoncé que son secrétaire général Alexander Dobrindt prenait la tête d’un ministère des Transports et des Infrastructures numériques.  Hans-Peter Friedrich (CSU), ministre de l’Intérieur sortant, prendra l’Agriculture.  Le SPD avait annoncé en début d’après-midi que son chef, Sigmar Gabriel, prenait en charge un grand ministère de l’Economie et de l’Energie, alors que Frank-Walter Steinmeier retrouvait le poste de ministre des Affaires étrangères qu’il avait occupé dans le premier gouvernement Merkel (2005-2009), déjà issu d’une grande coalition.  Andrea Nahles (SPD) sera ministre du Travail et donc chargée de mettre en application la création d’un salaire minimum généralisé en Allemagne, principale revendication de son parti figurant au programme de gouvernement de la coalition.

 

Le scandale du prix des lunettes

Le scandale du prix des lunettes

 

Résumons en moyenne un opticien par une paire de lunette autour de 100 euros et les rend autour de 450 euros. Des marges allant jusqu’à 70% du prix de vente d’une paire de lunettes. Des lunettes deux fois plus chères que dans les pays voisins. Pas étonnant que les magasins pullulent (il suffit de vendre 2 à 3 paires par jour pour le rentabiliser).  Au printemps dernier, une étude de l’UFC-Que Choisir dénonçait les – trop – bonnes affaires des opticiens. Si les députés votent ce soir la libéralisation du marché des lunettes contenue dans le projet de loi sur la consommation, l’équilibre pourrait s’inverser.  Cette disposition, introduite dans le texte par le Sénat, permettrait de vendre des lunettes et des lentilles sur internet. Le ministre Benoît Hamon, qui pilote le projet, estime qu’elle rapporterait environ un milliard d’euros de pouvoir d’achat en faisant baisser les prix de 30 à 40%. Actuellement, il faut débourser en moyenne 470 euros pour se payer une paire de lunettes, soit deux fois plus que dans la plupart de nos voisins européennes. La libéralisation se décline en plusieurs points. Le principal étant que la mesure de l’écartement des yeux – l’écart pupillaire – donnée indispensable pour se faire fabriquer une paire de lunettes, ne serait plus réservée aux opticiens. Les ophtalmologues pourraient le faire et l’inscrire sur l’ordonnance. Avec cette donnée, le patient pourra aller sur internet pour commander ses lunettes sur mesure. Les opticiens contestent à la fois les chiffres avancés par le ministre. Ils soulignent que la vente par internet ne représente que 3% dans les pays où la libéralisation du marché a déjà eu lieu, Etats-Unis et Grande-Bretagne en tête. La vente des équipements optiques reste une affaire de santé, estiment-ils et l’écart pupillaire n’est pas la seule mesure à prendre. Et il faudra toujours un professionnel pour régler les lunettes après réception. Ils brandissent aussi un risque de destructions d’emplois auquel le gouvernement ne croit pas en raison du vieillissement de la population.

 

 

SNCM: vers le dépôt de bilan ?

SNCM: vers le dépôt de bilan ?

 

La SNCM qui n’en finit pas d’agoniser pourrait bien être contrainte de déposer le bilan. L’an dernier, la perte de la compagnie maritime Corse-Continent était d’environ 13 millions d’euros, mais avait été allégée d’une trentaine de 30 millions d’euros par la vente du siège marseillais de l’entreprise, selon cette source.  Le président de la SNCM Marc Dufour a affirmé vendredi dans un entretien à La Provence avoir « refusé » une demande de son actionnaire principal Transdev (détenu à 50-50 par Veolia et la Caisse des Dépôts) de déposer le bilan.   »J’ai refusé. Cette solution du dépôt arrangerait tout le monde car il n’y aurait plus rien à payer », a déclaré M. Dufour au quotidien.  Le patron de la SNCM juge « injustifié » un dépôt de bilan. Mais cette solution d’une procédure de sauvegarde protègerait notamment la SNCM d’avoir à rembourser à l’Etat et à la Corse 440 millions d’euros, comme la justice européenne vient de le décider.   »La SNCM n’a pas de dette et ses actifs se montent à 280 millions d’euros. Notre problème est la trésorerie. Nous sommes en fin de saison, il y a une tension », a fait valoir M. Dufour.  Selon une source proche du dossier interrogée par l’AFP vendredi, Transdev, Veolia et la CDC poussent tous pour un dépôt de bilan, une piste qui aurait également le soutien de l’Etat (actionnaire à 25% de la compagnie).   »C’est la seule procédure qui met la SNCM à l’abri des créances, 440 millions d’euros compris », a souligné cette personne au fait du dossier, sous couvert de l’anonymat.   »Mais il n’y a pas eu de demande formelle en ce sens de l’actionnaire », a précisé cette source.  Cette demande formelle passerait nécessairement par le conseil d’administration de la SNCM, a indiqué une autre source.  Pour assurer la trésorerie de la compagnie, M. Dufour indique vendredi « que la Corse nous doit 60 millions puisqu’elle ne nous paie plus depuis juillet » pour un service complémentaire de liaisons saisonnières qui a été condamné par Bruxelles.   »Et puis il y a les actionnaires. J’ai besoin de 13 millions d’euros. pour faire le relais avec la saison prochaine. Je ne suis pas inquiet », déclare M. Dufour.

 

Centrafrique ; la France désespérément seule dans le bourbier

Centrafrique ; la France désespérément seule dans le bourbier

 

 

On ne voit plus les groupes armés mais ils sont toujours présents et se cachent. Selon l’état-major français, il reste entre « 3.000 à 8.000 membres de groupes armés » dans Bangui. « La grande majorité des groupes armés qui faisait régner la terreur » dans la ville a rejoint les casernes qui leur étaient assignées.  Sur le plan humanitaire, la situation était jugée alarmante par des ONG présentes à Bangui et en province alors que le flot des Centrafricains fuyant les violences grossit. Selon des agences de l’ONU, on compte plus de 100.000 déplacés rien que dans Bangui sur environ 800.000 habitants.  Massés aux abords de l’aéroport pour se placer sous la protection de l’armée française, ils étaient au moins 45.000 jeudi matin, selon des sources humanitaires sur place. Quelques tentes y ont été dressées, certains ont fabriqué des abris avec des sacs en plastique, mais la plupart demeuraient à la belle étoile.   »On n’a pas à manger, on n’a pas d’abri, pas d’école, pas d’avenir », témoignait Jefferson, venus avec 11 enfants du quartier de Boy-Rabe.   »On cherche un refuge, mais il n’y a pas d’eau, pas de nourriture », ajoutait un autre, venu du quartier voisin de Boeing, où la population était terrorisée par les exactions des ex-rebelles de la Séléka.  Au PK-5, d’autres déplacés ont cherché refuge chez des parents, fuyant les pillages et les tueries qui ont fait au moins 400 morts la semaine dernière.  Aux abords de l’aéroport, où les organisations humanitaires considèrent la situation comme la plus alarmante, avec de possibles risques d’épidémies, Médecins sans Frontières (MSF) a monté une clinique mobile, qui assure 200 à 300 consultations par jour.  Mais il y a seulement deux points d’eau, installés par la Croix-Rouge, pour tous les déplacés. Et depuis une semaine, les agences d’aide des Nations unies n’ont procédé à aucune distribution de nourriture, déplore sous couvert d’anonymat un responsable humanitaire.  MSF, qui appelle à un « changement urgent et radical de la réponse humanitaire des Nations unies » à la hauteur de la crise actuelle, a adressé jeudi une lettre ouverte à la secrétaire générale adjointe de l’ONU chargée des affaires humanitaires Valérie Amos.   »Malgré ses efforts importants, MSF -et les rares ONG présentes- ne peuvent pas couvrir tous les besoins », insiste Bart Janssens, directeur des opérations de l’ONG.   »Les agences des Nations Unies doivent maintenant apporter une réponse solide et concrète », ajoute M. Janssens.  La situation est aussi très grave à l’intérieur du pays, comme à Bossangoa, ville du nord-ouest où, depuis deux mois, 40.000 chrétiens fuyant des exactions se sont rassemblés autour de l’archevêché « entassés sur seulement 4 hectares », explique Action contre la faim (ACF) dans un communiqué.  Ailleurs dans la ville, les violences de la semaine dernière ont entrainé le quadruplement des réfugiés musulmans, passés de 1.600 à près de 7.000.   »Il y a beaucoup trop de pression sur un si petit espace », se plaint Alexis Ottenwalter, un responsable d’ACF à Bossangoa.  Signe toutefois d’un relatif retour à la normale, Air France a annoncé qu’elle reprenait jeudi son vol hebdomadaire vers Bangui, annulé mardi.  Et une semaine après le feu vert de l’ONU à l’opération de la France, officiellement en appui à la force africaine (Misca) déjà présente en Centrafrique, de premiers renforts de pays du continent arrivaient.  Une cinquantaine de soldats burundais ont quitté Bujumbura pour préparer le déploiement d’un contingent de 850 hommes. Ils vont rejoindre les plus de 3.000 soldats africains déjà présents et qui doivent à terme totaliser 6.000 hommes et prendre la relève des Français… mais sans doute pas avant des années.  

 

« Colère, désespoir et résignation des français » : le bilan du député marcheur

« Colère, désespoir et résignation des français » : le bilan du député marcheur

 

5000 kms de marche pour l’atypique député Lassalle au cours de son tour de France. Bilan, un constat sans concession : il a observé colère, désespoir et résignation chez les français rencontrés. Rien ne changera pour autant sans doute, les députés toujours aussi coupés des réalités économiques et sociales vont continuer d’empiler les lois contradictoires, de pratiquer le centralisme napoléonien et de plomber économie et consommation avec de nouvelles fiscalités. Qu’un député (au demeurant sympathique) ait éprouvé le besoin de faire une tour de France pour découvrir l’évidence en dit long sur la coupure entre les élites et la population.   »Je n’aurais jamais autant communiqué de ma vie ! » Jean Lassalle, le « député qui marche », est arrivé mercredi à Paris bouclant un tour de France entamé en avril dernier. Durant ces neuf mois, il a baladé ses presque deux mètres de haut et sa voix chantante sur plus de 5.000 km et parlé à des centaines de personnes.  Il a fini son périple par la Bretagne, « à la bonne période, au moment des +Bonnets Rouges+ » raconte-t-il à l’AFP, puis la Normandie et l’Ile-de-France. Député atypique qui a fait résonner l’hymne béarnais dans l’hémicycle, il a aussi défrayé la chronique avec sa grève de la faim à l’Assemblée en 2006 pour défendre l’usine Toyal installée dans sa vallée.  Mardi soir, le député a posé son béret à Neuilly. Il a franchi le périphérique mercredi et continuera de se déplacer dans Paris jusqu’à la fin de la semaine. Il ira notamment à la rencontre des habitants du XIIIe arrondissement.  Laissant largement place à l’improvisation, son programme évolue souvent d’heure en heure au gré des rencontres, qui seront très médiatisées cette semaine avec plus d’une douzaine d’interviews prévues…  Il fêtera symboliquement son retour samedi en regagnant l’Assemblée nationale, qu’il retrouvera donc en janvier. S’en suivra un week-end de travail autour des « cahiers de l’Espoir », variante des cahiers de doléances de la Révolution française.  D’ici fin février, il voudrait rencontrer le président de la République, le Premier ministre, ainsi que les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat pour rendre compte de son périple.  Le costume cravate sous un grand manteau noir, sans oublier la prothèse des temps modernes qu’est l’oreillette du téléphone, Jean Lassalle est parti à la rencontre du peuple, au rythme d’une vingtaine de kilomètres par jour. Et il répète qu’il y a vu « colère, désespoir, et résignation ».  « On est à la croisée des chemins, il est minuit moins 5″, prévient-il, un tantinet mystique.  Inquiet de la crise de confiance entre les Français et les politiques, racontant avoir traversé des villages où régnait « une ambiance à la Zola », le béarnais a aussi noté « une très grande perte d’identité » chez les Français.  Depuis neuf mois, il n’a fait que quelques pauses, pour participer au débat sur la Syrie à l’Assemblée ou pour rendre compte de ce qu’il constatait sur le terrain.  Dans son bureau de l’Assemblée, ses assistants veillent, et son trajet sur la carte Michelin est tracé non pas au crayon… mais punaisé avec l’un de ses lacets.  Malgré un rhume la semaine dernière, ce père de 4 enfants, âgé de 58 ans, assure « être en plein forme ». « C’est un ancien berger, il a la peau dure », commente François Briot qui s’occupe bénévolement de sa permanence à Oloron-Saint-Marie.  D’un point de vue personnel, ce « résistant » et « éveilleur de conscience » comme il se définit lui-même dit « tirer une grande fierté » d’avoir bouclé son « ouvrage ». Elu en 2002, ce député va maintenant pouvoir retrouver ses proches, « reconstituer le nid », explique-t-il, une famille « mise à rude épreuve » depuis son départ.

 

Travailleurs détachés: le dumping social organisé

Travailleurs détachés: le dumping social organisé

 

Deux manières de contourner les législations sociales nationales soit la délocalisation de la production, soit le détachement de travailleurs étrangers. Le détachement permet de faire travailler des salariés  étrangers en affranchissant des conditions sociales nationales ; cela grâce à des montages juridiques bidon et souvent via une cascade de sous-traitance. Après plusieurs rendez-vous infructueux, les ministres du Travail des 28 se retrouvent à Bruxelles pour une réunion vue comme celle de la dernière chance. Il s’agit de lutter de manière coordonnée contre les abus concernant les travailleurs détachés provisoirement, en renforçant un texte de 1996.  Ce texte prévoit qu’une entreprise puisse « détacher » des salariés dans un autre pays de l’UE, à condition d’appliquer certaines règles du pays d’accueil (salaires, conditions de travail) mais en versant les cotisations sociales dans le pays d’origine. Faute de contrôle efficace, ces principes sont régulièrement bafoués et donnent lieu à une forme de « dumping social ».   »Nous devons traquer ces fraudes qui sont dommageables à la dignité humaine comme à l’économie », estimait récemment le ministre français du Travail, Michel Sapin.  Paris et Berlin souhaitent que des nouvelles mesures de contrôle puissent être demandées dès qu’il y a présomption de fraude et que chaque pays puisse fixer lui-même les documents nécessaires que l’on peut exiger d’une entreprise détachant des travailleurs. Une position également soutenue par la Belgique, le Luxembourg et l’Italie.  Ils sont encore plus nombreux –environ une dizaine de pays– à vouloir mettre en cause automatiquement les entreprises donneuses d’ordre comme les filiales impliquées dans les fraudes de travailleurs détachés, et ce à partir de certains seuils (impayés, montant de prestation…).  Car les fraudes obéissent de plus en plus souvent à des montages complexes, avec une cascade d’entreprises impliquées, ce qui accroît la difficulté pour sévir.   »Si on veut combattre la fraude il faut pouvoir mettre en cause solidairement toute la chaîne, tout particulièrement dans le bâtiment », souligne-t-on à Paris, qui envisage de limiter cette proposition à ce secteur, dans un souci de compromis.  Mais ces propositions butent sur l’opposition de plusieurs pays de l’Est (Pologne, Hongrie, République tchèque…), qui craignent une remise en cause de la libre circulation des travailleurs.  Le Royaume-Uni, de son côté, n’est pas favorable à un surcroît de réglementation. Le Premier ministre britannique David Cameron a pourtant fait part récemment de sa volonté de durcir les règles d’allocations des aides sociales pour les immigrants européens, avant l’ouverture complète du marché du travail aux Roumains et Bulgares.  En cas d’échec lundi, les dirigeants pourraient s’emparer du sujet lors du sommet à Bruxelles fin décembre. Mais sans accord avant la fin de l’année, le texte ne sera pas adopté dans la législature actuelle, mais repoussé après les élections européennes du printemps.  Dans un entretien vendredi à l’AFP, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a appelé la France au « réalisme » pour permettre un accord sur les travailleurs détachés.   »Je fais un appel à la France pour le compromis, mais aussi à l’Angleterre et à tous les autres pays », a-t-il déclaré. « On doit travailler pour un compromis qui puisse aller aussi loin que possible, mais aussi avec un certain réalisme », a-t-il ajouté.  A l’inverse, la Confédération européenne des syndicats (CES) plaide pour obtenir l’accord le plus ambitieux possible et a appelé les gouvernements à n’accepter « aucune restriction de leurs droits à procéder à des mesures de contrôle ».  Face aux dissensions et aux tergiversations des 28, plusieurs pays ont décidé d’aller de l’avant et  de renforcer dès à présent leur arsenal législatif.  En France, un plan national de lutte contre la fraude est sur la table. Il prévoit une intensification des contrôles, notamment via l’inspection du travail.  En Belgique, le gouvernement d’Elio Di Rupo a approuvé jeudi dernier un plan d’action. « Nous n’attendrons pas une initiative européenne pour agir alors que notre économie est en train de se faire laminer », a déclaré le secrétaire d’Etat belge chargé de la lutte contre la fraude, Hendrik Bogaert.

 

Chômage: « ne pas dramatiser, on a le temps »

Chômage: «  ne pas dramatiser, on a le temps »

 

Pour le chômage, on a le temps, c’est en substance ce que dit le président du sénat. Pas étonnant de la part du président d’un organisme inutile qui se gave (environ 13 000 euros bruts mensuels plus   autres avantages) et dont les membres n’ont pas de problème emploi ; une déclaration significative du décalage entre la classe politique et les citoyens. Pour un chômeur ; il est évident que le calendrier est central, retrouver un travail  en décembre ou quelques mois plus tard, c’est très différent. François Hollande a reconnu jeudi implicitement qu’il ne parviendrait pas à inverser la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année, affirmant que la bataille pour l’emploi prendrait « tout le temps qui est nécessaire ».   »Le fait qu’il dise qu’il faudra le temps qu’il faudra signifie que nous n’allons pas forcément nous donner une date butoir qui serait précisément celle du 30 décembre de cette année », a déclaré à la presse M. Bel.  Le président du Sénat a été reçu jeudi matin à Matignon par Jean-Marc Ayrault pour évoquer la remise à plat de la fiscalité.  Selon lui, il faut « concevoir cet objectif comme une tendance qui va s’imposer en France d’inversion de la courbe du chômage ».   »On a commencé pour le chômage des jeunes, ça doit être le cas pour le chômage de façon plus globale », a commenté M. Bel.   »A partir de là, que ce soit aux mois de décembre ou janvier, nous voulons que très rapidement nous puissions avoir des résultats sur le terrain de l’emploi », a-t-il ajouté.   »Je crois qu’il ne faut pas tomber dans une espèce de dramatisation sur les dates, sur un calendrier, il faut que ça se fasse très vite », a fait valoir le deuxième personnage de l’Etat.   »Cet objectif, je le pense, sera tenu », a-t-il dit mais « il ne faut pas nous créer nous-mêmes je ne sais quelle contrainte sur le jour, la semaine ou le mois à partir duquel nous pourrons constater » une baisse du nombre de demandeurs d’emploi, a-t-il enchaîné.  Pour M. Bel « l’essentiel est qu’elle ait lieu et que les Français puissent constater que nos efforts sont payants ».

Manif de chômeurs le 7 décembre

Manif de chômeurs le 7 décembre

 

Alors que les chiffres du chômage d’octobre seront rendus publics ce jeudi, quatre organisations de défense des chômeurs et précaires, appellent, pour la 11e année consécutive, à une grande manifestation nationale des «personnes privées d’emploi», samedi 7 décembre, place Stalingrad, à Paris. «Le changement, je ne sais pas, mais l’urgence c’est maintenant!» lançait, mercredi, lors d’une conférence de presse à la bourse du travail, à Paris, Philippe Villechalane, président de l’Association pour l’emploi, l’information et la solidarité (Apeis), en pastichant le slogan de campagne de François Hollande. En dépit de la promesse du président d’inverser la courbe du chômage avant la fin de l’année, promesse à laquelle les représentants de ces organisations ne croient guère, la situation sur le front de l’emploi ne cesse de se dégrader. En septembre, le nombre de demandeurs d’emplois en catégories A, B et C a bondi de 54.200 sur le mois (+1,1 %,), pour atteindre 4,843 millions, selon les chiffres de Pôle emploi. Parmi eux, «seuls 40,3 % sont indemnisés» souligne le président de l’Apeis. «Et 80 % touchent moins de 1000 euros par mois, mais, ça, personne n’en parle!», renchérit Alain Marcu porte-parole du mouvement Agir ensemble contre le chômage (AC). L’augmentation du nombre de chômeurs de longue durée (+15,6 % en an), particulièrement nombreux en France comparé à d’autres pays, ajoute au malaise. «Le chômage, ce n’est plus un accident aujourd’hui», constate Pierre-Édouard Magnan, délégué fédéral du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP), très remonté contre la politique de radiation menée, selon lui, par Pôle emploi. «Les chômeurs ne sont ni des victimes ni des feignants, mais des citoyens, poursuit-il. Or on ne radie pas un citoyen: Pôle emploi est devenue une instance de contrôle au détriment de sa mission d’aide au retour à l’emploi».

Syndicats : le réveil le 25 novembre ?

Syndicats : le réveil  le 25 novembre ?

Ce n’était plus arrivé depuis plusieurs années. Précisément depuis la mobilisation contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy. Tous les syndicats du pays pourraient se retrouver lundi soir prochain, le 25 novembre, pour s’unir et se faire entendre du gouvernement. La CFDT et la CGT ont écrit à leurs homologues pour les inviter à s’unir face à la « gravité de la situation économique et sociale ». Une mobilisation d’autant plus inhabituelle que les relations entre la CFDT et la CGT étaient jusqu’ici très mauvaises.  Les prémices d’une unité syndicale qui veut reprendre en main la grogne sociale? C’est en tout cas l’avis d’Hubert Landier, docteur en sciences économique et expert des relations sociales. Selon lui, les syndicats appréhendent ces mouvements qui « depuis quelques années, se produisent en dehors des organisations dites représentatives ». Et de citer les mobilisations des bonnets rouges en Bretagne, des pigeons, génération précaire… « Des éruptions transversales par rapport à la gauche, la droite, les syndicats, le patronat ». Or les représentants syndicaux ont « tout à craindre, selon l’expert en relations sociales, de ces « mouvements sociaux partis en dehors d’eux et qu’ils ne parviennent pas à contrôler ».

 

Réforme Fiscalité : Ayrault reçoit le 25 novembre

Réforme Fiscalité : Ayrault reçoit le 25 novembre

« Il n’y a pas de retrait de l’écotaxe. » Invité de France Inter mercredi matin, Jean-Marc Ayrault ne veut pas enterrer la taxe poids lourds, pourtant largement contestée et surtout encore repoussée après l’annonce de la réforme fiscale.Jean-Marc Ayrault a également annoncé qu’il recevrait les partenaires sociaux en vue de cette réforme fiscale dès les 25 et 26 novembre et qu’une « première série de mesures pourront être inclues dans la loi de finances 2015″. « Il faut autour de cette question faire un débat citoyen », a-t-il ajouté. Il a précisé les contours de cette entreprise : « Ce que j’entends c’est la demande de plus de progressivité… Ce sera plus de justice. » Et l’impôt sera-t-il retenu à la source? « C’est un enjeu de modernisation de l’impôt », a-t-il lâché. Laurent Wauquiez craint la prochaine réforme fiscale. Invité de LCI, le député UMP a lancé : « Ayrault nous vend les impôts autrement ; ce que veulent les Français, c’est moins d’impôts. » Toujours ancré sur son créneau, il a expliqué que sa « crainte » est « qu’une fois encore les classes moyennes soient les victimes de la réforme ».

« Bonnets rouges » : nouvelle manif le 30 novembre

« Bonnets rouges » :  nouvelle manif  le 30 novembre

« Les Bretons ne cèderont pas« , a affirmé vendredi Christian Troadec, le maire de Carhaix et membre du collectif des « Bonnets rouges ». Un collectif qui vient d’annoncer qu’une nouvelle manifestation serait organisée le 30 novembre prochain « quelque part en Bretagne ». Un rassemblement « grave et pacifique« . Il s’agit de protester contre « l’absence de réponses du gouvernement aux problèmes des Bretonnes et des Bretons« , a indiqué Thierry Merret, président de la FDSEA du Finistère et membre du collectif. « Il y a un gouvernement qui ne veut pas entendre et qui est juste là avec des mesurettes, qui recycle ses mêmes idées », a expliqué pour sa part Christian Troadec. Les « Bonnets rouges » font notamment le parallèle entre la Bretagne et Marseille. Ce vendredi matin, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé un vaste plan d’investissements, avec notamment trois milliards d’euros en faveur des transports. « En même temps on nous refuse ici des moyens de développement (…) franchement on se moque de nous », a lancé le maire de Carhaix. Olivier Le Bras délégué FO de la société d’abattage de porcs Gad SAS, également membre du collectif a lui réitéré les demandes du collectif à savoir « le maintien de la gratuité des routes en Bretagne. L’écotaxe est un symbole flagrant de l’injustice, de la gabegie et de l’incompréhension de l’Etat ».Guillaure Garot, le ministre de l’agroalimentaire refuse le rapport de force. Avec Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture, ils ont rencontré les organisations syndicales et des organisations professionnelles agricoles à Rennes. « Est-ce-qu’il vaut mieux bloquer où tout au contraire discuter pour avancer ? », s’est interrogé Guillaume Garot.   »La démarche du gouvernement c’est le dialogue, mais toujours la fermeté car on ne peut pas supporter la violence. » (Guillaume Garot). Cette réunion a été organisée à Rennes, et non pas à Quimper, le fief des bonnets rouges qui manifestaient la semaine dernière. Stéphane Le Foll ne les a pas oublié expliquant que « ceux qui étaient à Quimper ne sont pas venus. On ne peut pas venir dans une discussion sans que chacun fasse un pas. Nous avons tendu la main mais si des partenaires considèrent que c’est tout ou rien, c’est leur responsabilité ». Les « Bonnets rouges » sont à l’origine du rassemblement organisé le 2 novembre à Quimper qui a réuni entre 15.000 et 30.000 personnes contre l’écotaxe poids-lourds et pour le maintien de l’emploi en Bretagne

 

Taxe à 75%-foot : le mensonge de Hollande

Foot-Taxe à 75% : le mensonge de Hollande

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La scène se passe trois mois avant l’élection présidentielle de 2012. Le 31 janvier 2012 dans un hôtel parisien, le candidat socialiste François Hollande rencontre les présidents de clubs de football professionnels. Il prend alors l’engagement « qu’il n’y aura pas d’augmentation d’impôt sur les clubs sportifs ». « Les temps sont durs », explique-t-il devant une caméra. La vidéo a été diffusée mercredi matin sur i-Télé.Cette promesse de campagne, qui n’avait pas été officialisée dans le programme de François Hollande, entre aujourd’hui en contradiction avec la volonté du gouvernement d’imposer les joueurs les mieux rémunérés du football professionnel. La taxe à 75% sur les hauts revenus doit en effet s’appliquer à partir de 2014 à l’ensemble des entreprises, clubs inclus. Une mesure qui est la traduction de l’un de ses engagements phares de campagne. Le 27 février 2012, un mois après cette rencontre avec les dirigeants du football professionnel, il annonçait en effet en direct sur TF1 une taxe sur les revenus supérieurs à un million d’euros par an.  Aujourd’hui, le président ne veut plus d’exception pour le football, malgré la menace des clubs de football de faire grève fin novembre. Lors d’une réunion la semaine dernière à l’Elysée, François Hollande avait confirmé aux patrons de clubs que les clubs seront bien assujettis à la taxe à 75%. Interrogé mercredi sur i-Télé, Jean-Pierre Louvel, président de l’Union des clubs professionnels de football, a indiqué qu’il avait « rappelé » au chef de l’Etat cet engagement de campagne. « Il avait bien différencié les clubs des football des autres entreprises », a noté le patron du club du Havre. Et d’ajouter :  »Il est prisonnier d’annonces faites à l’emporte-pièce. »

 

Grande-Bretagne: le patronat pour le maintien dans l’UE

Grande-Bretagne: le patronat pour le maintien dans l’UE

 

Le marché unique est fondamental pour notre avenir », a déclaré le directeur général de la Confédération patronale CBI, John Cridland, avant l’ouverture de sa conférence annuelle lundi.  Le Premier ministre conservateur David Cameron s’est engagé en janvier à organiser, d’ici à 2017 s’il est réélu, un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à une UE préalablement réformée. Il a pris ses engagements sous la pression de la frange la plus eurosceptique du Parti conservateur et des succès du parti UKIP (opposition), qui milite pour le retrait de l’UE. Mais la CBI souligne l’importance du maintien dans l’UE pour l’économie britannique, estimant que cette adhésion représente 4 à 5% du produit intérieur brut (PIB) annuel du pays, soit 62 à 78 milliards de livres (environ 73 à 91 milliards d’euros). L’adhésion permet l’accès à un marché de près de 500 millions de personnes et a consolidé la position de Londres comme l’un des tout premiers centres financiers dans le monde, juge l’organisation patronale, qui revendique l’adhésion de 240.000 entreprises.   »Nous sommes mieux dans une UE réformée qu’en dehors et sans influence », affirme M. Cridland.  Il souligne en effet qu’en dehors de l’Union européenne, le Royaume-Uni devrait tout de même se conformer à nombre de ses règles sans pouvoir autant influencer sur leur élaboration. Un scénario à la norvégienne ou à la suisse ne fonctionnerait pas, estime-t-il.  Pour le patronat, l’enjeu est de rester dans l’UE, jugée imparfaite sous sa forme actuelle, pour la réformer de l’intérieur dans un sens plus favorable aux entreprises.  La CBI demande ainsi le maintien de la clause de non-participation à la directive sur le temps de travail ou encore que la législation sur le travail soit du ressort des Etats

 

100 millions : le coût de la monarchie républicaine à L’Elysée

100 millions : le coût de la monarchie républicaine à L’Elysée

 

 

La France n’as plus d’argent mais sait entretenir la pompe monarchique républicaine. Un coût de 100 millions pour l’Elysée, une bricole dans un pays en crise, il faut bien sûr y ajouter les quelques milliards nécessaires pour faire fonctionner le gouvernement, l’assemblée nationale, le sénat, le conseil économique et social etc. La royauté coûtait  cher et n’était pas très démocratique, pas sûr que cette monarchie républicaine coûte moins chère et soit plus démocratique! « Logiquement, » c’est le contribuable qui finance le fonctionnement de la présidence de la République via le budget de l’Etat. Pour 2014, la dotation destinée à l’Elysée s’élèvera à 101,7 millions d’euros, soit 1,8% de moins qu’en 2013. Mais les crédits budgétaires ne représentent pas tout. Selon le projet de budget 2014, les « produits divers de gestion » rapporteront 2 millions d’euros l’an prochain. « Ils représentent désormais près de 2% des ressources de la Présidence », remarque le député UMP Marc Le Fur, rapporteur des crédits de l’Elysée pour la commission des finances de l’Assemblée nationale. Parmi ces produits, les intérêts des deux comptes courants ouverts par l’Elysée auprès du Trésor public atteindront en 2014 quelques 902.000 euros pour des dépôts de 27,1 millions. Une somme qui devrait cependant baisser de 6,5% par rapport à 2013. Ces comptes servent à payer les dépenses courantes engagées durant l’année par l’Elysée. D’autres produits exceptionnels alimentent le budget présidentiel. C’est le cas des recettes du restaurant de l’Elysée, cantine très nettement améliorée où se restaurent les collaborateurs et les employés de la présidence. En 2014, ces recettes s’élèveront à 606.000 euros, soit 4,7% de moins qu’en 2013 sans que les documents budgétaires fournissent d’explication. Quant aux plateaux-repas servis aux conseillers du président dans leurs bureaux, ils génèreront 29.200 euros de recettes, soit 3,9% de plus qu’en 2013. Enfin, en 2014, l’Elysée pourra utiliser une partie du produit de la vente aux enchères d’un dixième de la cave que la Présidence a réalisée en mai dernier. « Après reversement de la moitié du produit de cette vente au budget de l’État, soit 250 000 euros, 50 000 euros seront en effet prélevés sur la part restant à la Présidence, soit 250 630 euros, pour acquérir de nouveaux millésimes et concourir au renouvellement de la cave », explique le député Marc Le Fur…. qui ne semble éprouver aucune honte !

Manifestation contre l’écotaxe qui va tuer le transport routier français

Manifestation contre l’écotaxe qui va tuer le transport routier français

L’écotaxe fiscalité pseudo écolo va provoquer des carnages dans le transport routier français déjà plombé par la fiscalité. Après plus  de 3000  défaillances d’entreprises prévues en 2013, chiffre record, il faut s’attendre à environ 5000 défaillances (soit 30 à 50 000 emplois) en 2014 du fait de cette nouvelle fiscalité. Théoriquement cette taxe doit figurer en pied de facture qui va provoquer une hausse des pris de l’ordre de 5%. En fait compte tenu de la crise, les chargeurs vont parallèlement demander une baisse globale des prix de 5% qui annulera le mécanisme de répercussion de l’écotaxe. Une fiscalité qui ne produira  en fait aucun report modal.  En Bretagne, quelque 350 personnes selon la police manifestaient samedi en milieu de journée au niveau du portique de Pont-de-Buis, dans le Finistère, contre l’écotaxe, qui cristallise une vive opposition en Bretagne, notamment dans les milieux économiques et agricoles. Les manifestants ont rejoint le portique situé entre Quimper et Brest et protégé par des CRS et des grilles, en deux cortèges, en amont et en aval de Pont-de-Buis, la nationale 165 étant partiellement coupée à la circulation par les autorités, entre Le Faou, au nord de Pont-de-Buis, et Châteaulin. Le premier cortège, constitué d’une vingtaine de camions et des voitures particulières, a quitté Le Faou, selon le correspondant de l’AFP, le second, fort d’une cinquantaine de poids lourds selon la police est parti de Quimper, en opération escargot, et a été rejoint par d’autres manifestants à hauteur de Châteaulin. Au total, à la mi-journée, 80 poids lourds étaient stationnés au niveau du portique, et plus d’une centaine de voitures. Arrivés sur place, les manifestants, cantonnés de chaque côté du portique, ont réclamé la présence du préfet, requête qui n’avait pas reçu de réponse peu avant 13H00. Sur une banderole, on pouvait lire : « Non à l’écotaxe, oui à l’emploi ». Le président du comité régional des pêches de Bretagne, Olivier Le Nézet, était aussi présent. « Les pêcheurs sont solidaires, a-t-il justifié. Cette écotaxe est inacceptable. Au départ, c’était le principe +pollueur-payeur+. Aujourd’hui, c’est juste un nouvel impôt et la Bretagne est en première ligne car elle est excentrée ».

 

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