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Le retour de Sarkozy contrarie les ambitions de NKM (et des autres)

Le retour de Sarkozy contrarie les ambitions de NKM (et des autres)

 

 

Curieuse réaction de NKM à l’éventuel retour de Sarkozy, en fait la crainte pour elle (et les autres notamment les quadragénaires)  de voir ses ambitions contrariées. « Non, je ne crois pas que cette réunion signe un retour en politique », a déclaré l’ex-porte-parole de M. Sarkozy pendant la campagne présidentielle.  Selon elle, « la décision éventuelle de revenir doit être une décision très personnelle, c’est une décision qu’il ne faut en aucune manière se laisser imposer par des événements extérieurs quels qu’ils soient ». « Et donc, je ne suis pas sûre qu’on doive faire un lien », a-t-elle ajouté.   »Nicolas Sarkozy n’a pas dit +je reviens en politique+, il a dit +cette décision inédite (du Conseil constitutionnel de confirmer le rejet du compte de campagne, NDLR) pose un problème pour ma famille politique et je suis avec elle à ce moment-là+, ça n’est pas la même chose ».  L’ancien président « s’implique pour sa famille politique, ne la laisse pas tomber », a aussi fait valoir l’ancienne ministre, députée de l’Essonne.  Elle a estimé que le fait – prévu par la réglementation des campagnes électorales – que des dépenses engagées avant la déclaration de candidature doivent figurer au compte de campagne, posait « un problème de principe », dans la mesure où, s’agissant de Nicolas Sarkozy, elles « préparaient sa candidature ».   »Si le sortant ne peut pas être candidat à sa succession, ça va concerner beaucoup de gens en France et à Paris », a-t-elle soutenu.  Le code électoral prévoit que le compte de campagne doit retracer « l’ensemble des dépenses engagées ou effectuées en vue de l’élection (…) dans l’année précédant le mois de l’élection ». Autrement dit, à partir d’avril 2011 s’agissant de l’élection présidentielle 2012.

 

Retraites : grève pour le 10 septembre

Retraites :  grève pour le 10 septembre

A peine la concertation lancée, quatre syndicats annoncent déjà la date de la contestation. La CGT, FO, FSU et Solidaire prévoient une « journée de grève et de manifestations sans doute le 10 septembre » prochain, soit avant la présentation du projet de loi sur les retraites prévues par le gouvernement mi-septembre. Cette date devrait être annoncée officiellement en intersyndicale lundi prochain.  Syndicats et patronat ont remis mercredi dernier au Premier ministre leurs propositions sur la réforme des retraites, ouvrant officiellement les discussions, après la remise du rapport Moreau. Entre jeudi et vendredi, le chef du gouvernement a reçu au total trois organisations patronales et huit syndicats de salariés. A l’issue des rencontres, petit à petit, les syndicats avaient annoncé qu’ils se mobiliseraient. La délégation de SUD-Solidaires était la dernière à être reçu vendredi, c’est elle qui a annoncé la date de la mobilisation. Les quatres syndicats refusent l‘allongement de la durée de cotisation, seule piste clairement annoncée comme probable par le gouvernement. Ils seront reçus à nouveau à Matignon fin août. Le projet de loi devrait être présenté à la mi-septembre et discuté au parlement en octobre

 

Le conseil constitutionnel, c’est quoi ? Un conseil de politiques !

Le conseil constitutionnel,  c’est quoi ? Un conseil de politiques !

 

Chargé de vérifier la conformité des lois à la Constitution, le Conseil est composé de neuf membres, nommés pour neuf ans. L’institution est renouvelée par tiers tous les trois ans. Le dernier renouvellement a eu lieu en février 2013, le prochain interviendra en 2016. Parmi les neuf Sages, trois sont nommés par le Président de la République, trois par celui de l’Assemblée nationale et les trois autres par le président du Sénat. Autant dire que les membres sont désignés par des politiques et qui choisissent le plus souvent des membres politisés. Pas vraiment une institution indépendante. On ne fera croire à personne que le conseil constitutionnel aurait annulé les comptes de campagne de Sarkozy si ce dernier avait été élu ; à de rares exceptions près, tous les hauts fonctionnaires, tous  les anciens politiques sont légitimistes et évoluent comme la girouette en fonction de la direction du venet. De ce point de vue l’instance suprême de la république est sans doute encore moins indépendante que les autres institutions juridiques lesquelles pourtant ne sont pas exemptes de défauts. Comment par exemple expliquer pour ces dernières qu’autant d’affaires concernant Sarkozy émergent aujourd’hui alors qu’hier elles étaient étouffées ou ignorées ? Sarkozy est loin d’être un saint, ses liaisons dangereuses avec la finance sont responsable de ces scandales (dont beaucoup vont finir en eau de boudin pour des questions procédurières). Pour autant, si on ne peut parler de complot, il y a sûrement acharnement ; la justice n’est pas indépendante, elle le prouve chaque jour ; la justice est un concept pour réguler les masses et non les puissants. L’exemple le pus caricatural est sans doute celui de kerviel. Tous les banquiers français ont été innocenté pour leurs placement spéculatifs qui ont couté des milliards payés par le contribuable (via la BCE notamment), un seul coupable : kerviel, victime expiatoire, condamné à rembourser 5 milliards, sans doute irresponsable mais beaucoup moins que la plupart des patrons de banques qui ont spéculé et continuent chaque jour de le faire (en outre la France a renoncé à une vraie séparation bancaire !)  L’analyse détaillée du conseil constitutionnel met en évidence le caractère politisé de cette institution. .  Le président du Conseil, Jean-Louis Debré, fidèle parmi les plus fidèles de Jacques Chirac, a été nommé par ce dernier en février 2007. Cette même année, le président du Sénat, l’UMP Christian Poncelet, avait nommé Renaud Denoix de Saint Marc. Ce haut fonctionnaire a notamment été vice-président du Conseil d’Etat de 1995 à 2006 et secrétaire général du gouvernement de 1986 à 1995. En février 2007, le président de l’Assemblée nationale, à l’époque Jean-Louis Debré, avait quant à lui porté son choix sur  le magistrat Guy Canivet, ancien premier président de la Cour de cassation. Le renouvellement suivant a eu lieu en 2010 sous la présidence de Nicolas Sarkozy. L’ancien président de la République avait nommé en février Michel Charasse. Fidèle de François Mitterrand et réputé proche de Nicolas Sarkozy, ce dernier a été ministre du Budget en 1992 et sénateur du Puy de Dôme jusqu’en 2010. En 2008, après plus de quarante ans passés au Parti socialiste il en a été exclu. A l’époque, le parti avait suspendu dix-huit conseillers généraux du Puy-de-Dôme, dont Michel Charasse, après qu’ils aient soutenu un dissident, réélu à la présidence du Conseil général au détriment de la candidate officiellement investie par la fédération socialiste du Puy-de-Dôme. Figure du Mitterrandisme, Michel Charasse avait préféré l’exclusion et s’était ensuite inscrit au groupe Rassemblement démocratique et social européen (RDSE) au Sénat. Autre membre nommé en 2010, Hubert Haenel ancien sénateur UMP du Haut-Rhin, choisi par l’UMP Gérard Larcher alors président du Sénat.  Cette même année, le président de l’Assemblée nationale, l’UMP Bernard Accoyer, avait nommé en février Jacques Barrot, figure de la démocratie chrétienne et ancien ministre du ministre du Travail  du gouvernement Juppé entre 1995 e 1997. En août, Bernard Accoyer, a également nommé la haute fonctionnaire Claire Bazy-Malaurie. Elle a été rejointe par deux autres femmes qui ont prises leurs fonctions sous la présidence Hollande. Le chef de l’Etat a nommé la magistrate Nicole Maestracci, ancienne première présidente de la cour d’appel de Rouen. Le socialiste Jean-Pierre Bel, actuel président du Sénat, a arrêté son choix sur Nicole Belloubet, professeure de droit et ex-conseillère municipale PS à Toulouse.

Le conseil constitutionnel lance la campagne de Sarkozy

Le conseil constitutionnel lance la campagne de Sarkozy

 

Le conseil constitutionnel, sans doute inconsciemment, vient de bouleverser le calendrier politique en refusant de valider les comptes de campagne de Sarkozy. Dégagé de son devoir de réserve Sarkozy ne devrait pas tarder à reprendre une place centrale dans la vie politique. Logiquement le calendrier ne prévoyait pas un retour officialisé avant 2005 au moins mais les événements s’accélèrent avec la crise de financement de l’UMP.  Selon Sarkozy, la décision du Conseil, qui prive l’UMP d’un remboursement de l’Etat de 11 millions d’euros, crée « une situation inédite sous la Ve République » et « met en péril la formation qui doit préparer l’alternance tellement nécessaire au socialisme ». « Je dois assumer mes responsabilités en m’engageant pour la garantie d’une expression démocratique libre dans notre pays. Je vous demande de m’aider en vous mobilisant, comme je vais le faire, à cette fin », affirme l’ancien président. Un message clair qui indique d’abord évidemment que Sarkozy -qui ne pense qu’à l’Elysée -annonce sa candidature. Certes il va demeurer prudent sur ses expressions car l’échéance de 2017 est théoriquement encore loin, il lui faudra une fenêtre de tir favorable pour rendre cette annonce tout à fait officielle. En reprenant la main à l’UMP, c’est d’abord un signe adressé à Fillon et Copé : Le patron, c’est lui et c’est sans doute lui qui va le prouver rapidement en sauvant les finances du parti(Le nerf de la guerre). Message aussi en direction des français qui le préfèrent nettement maintenant à Hollande d’après les sondages (alors qu’évidemment c’était l’inverse il y a environ un an). Message enfin à la gauche : une alternative à droite est maintenant possible même si le programme reste encore à construite dans un environnement  économique en crise. Sarkozy va sans doute attendre encore quelques mois pour lancer sa campagne, il choira nécessairement un moment ou le gouvernement sera en position de faiblesse ce qui pourrait bien se produire dès cette année ; En tout état de cause en l’état économique du pays et compte tenu de l’impopularité de Hollande et de son équipe, le calendrier politique pourrait bien être bousculé. De ce point de vue le conseil constitutionnel vient de donner un sérieux coup de pouce au destin d Sarkozy qui va en profiter pour rebondir et au passage réunifier un parti divisé et peu crédible jusque là.

Sondage Medef : les français pour le dialogue et le contrôle des salaires des patrons

Sondage Medef : les français pour le dialogue et le contrôle des salaires des patrons

 

 

Le dialogue avec les partenaires sociaux et l’encadrement de la rémunération des patrons sont les priorités que les Français aimeraient voir adopter par le nouveau président du Medef Pierre Gattaz, selon le sondage La Question de l’Eco paru jeudi. 49% des sondés estiment que « renforcer le dialogue avec les partenaires sociaux » doit être une priorité pour M. Gattaz, reléguant en deuxième place la tâche de « renforcer les règles de bonne conduite concernant la rémunération des dirigeants d’entreprise », citée par 47% d’entre eux, selon ce sondage Tilder-LCI-OpinionWay.  Interrogés sur les « deux priorités » que devrait choisir M. Gattaz, 41% des sondés citent également l’obtention d’une « simplification des procédures administratives pour les entreprises » et 40% « un allègement des charges sociales et des impôts sur les entreprises ».  Pierre Gattaz, un industriel au ton offensif, est devenu mercredi le nouveau président du Medef, succédant à Laurence Parisot.  Aux critiques qui lui ont reproché son peu de goût pour le dialogue social, il a rétorqué l’avoir pratiqué « sur le terrain » au quotidien dans son entreprise Radiall.  Par ailleurs 69% des sondés sont d’avis qu’ »il est possible de baisser le budget de l’État en 2014 sans baisser la qualité du service », contre 31% qui estiment que ce n’est pas possible.

 

Italie : le déficit dérape, tension politique

Italie : le déficit dérape, tension politique

 Le déficit budgétaire italien s’est creusé au premier trimestre, représentant 7,3% du produit intérieur brut (PIB) contre un ratio de 6,6% sur les trois premiers mois de 2012, a dit jeudi l’agence des statistiques Istat. Cet accroissement du déficit sur la période a été le fait d’une hausse des dépenses, qui ont augmenté de 1,3% d’une année sur l’autre. Le déficit budgétaire du premier trimestre est toujours beaucoup plus élevé que ceux des trimestres suivants parce que l’essentiel des paiements d’impôts sont effectués plus tard dans l’année. Sur l’ensemble de 2012, le déficit budgétaire italien est ressorti à 3% du PIB, ratio qui constitue la limite imposée par l’Union européenne et Rome prévoit 2,9% pour 2013. S’il veut respecter cet objectif, le Premier ministre Enrico Letta n’a guère de marges de manoeuvre pour augmenter les dépenses, un état de fait qui crée des tensions au sein de sa large coalition gauche-droite.

 

Egypte : le président Morsi refuse l’ultimatum

Egypte : le président Morsi refuse l’ultimatum

L’opposition lui a donné jusqu’à 17h ce mardi pour quitter le pouvoir. L’armée, quelques heures supplémentaires pour « satisfaire les demandes du peuple », sans quoi elle présentera sa propre feuille de route. Cela revient à demander à Mohamed Morsi d’accepter de partager, voire de quitter, le pouvoir. Signe d’une grande fébrilité, c’est par un communiqué diffusé au milieu de la nuit que Morsi a balayé ces demandes. Sans aller jusqu’à dénoncer un coup d’état, le chef de l’État égyptien affirme que les déclarations du général Abdel Fatah al Sisi sèment « la confusion ». Et qu’il s’en tiendra à son initiative de « réconciliation nationale [...] sans se soucier de toute déclaration accentuant les divisions entre les citoyens ». A la tête de l’exécutif, Morsi semble de plus en plus isolé dans son entêtement. Six ministres, dont le chef de la diplomatie, ont présenté leur démission. Cinq autres devraient suivre dans la journée, croit savoir la presse égyptienne. Le pouvoir se délite mais les partisans de Morsi resserrent les rangs. « L’époque des coups d’État militaires est révolue », a lancé Yasser Hamza, l’un des dirigeants du Parti de la liberté et de la justice, émanation des Frères musulmans. Une alliance de partis islamistes appelle à des manifestations pour « défendre la légitimité de Morsi ».  La situation pourrait dégénérer : sur la chaîne de télévision que possèdent les Frères musulmans, des présentateurs ont accusé les Chrétiens, les Coptes, d’être majoritaires dans les cortèges. Comme si Mohamed Morsi était déjà parti, les manifestants de la place Tahrir ont fait la fête toute la nuit. L’opposition salue la prise de position de l’armée, dont plusieurs hélicoptères ont survolé la place, faisant flotter des drapeaux égyptiens . À l’aube, le président américain a appelé son homologue égyptien pour lui faire part de son inquiétude face à l’aggravation de la crise politique au Caire. Barack Obama affirme son attachement « au processus démocratique en Egypte » et appelle Mohamed Morsi à « prendre des mesures pour montrer qu’il est à l’écoute des préoccupations » des Egyptiens. « La crise actuelle ne peut être résolue que par la négociation », conclut Barack Obama.

 

Guigou: Tapie, « le bonimenteur « 

Guigou: Tapie, « le bonimenteur  »

Guigou décerne le César du bonimenteur à Tapie après sa prestation sur France 2. L’ex-ministre socialiste Élisabeth Guigou a vu mardi en Bernard Tapie « un bonimenteur de première » qui organise « la confusion » quand il est en difficulté. Conviée par LCI à commenter l’intervention de l’homme d’affaires la veille sur France 2, après sa garde à vue de quatre jours la semaine précédente dans l’affaire de l’arbitrage du dossier Adidas-Crédit Lyonnais, la députée a répondu : « c’est vraiment un bonimenteur de première, il a une faconde extraordinaire ».   »On soupçonne un des juges de l’arbitrage d’avoir été partial. Donc quand il a été mis en difficulté là-dessus, il a organisé la confusion », a ajouté la présidente de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée, qui avait côtoyé M. Tapie dans le gouvernement Bérégovoy.  Un complot, comme il le dénonce ? « Ca, c’est la stratégie de la victimisation », a estimé Mme Guigou.   »Il faut aller jusqu’au bout, regarder si dans cette affaire d’arbitrage, il y a eu spoliation des contribuables français » et savoir « si cela a été orchestré par l’Elysée et par M. Sarkozy est une question légitime », aux yeux de l’ex-garde des Sceaux.

Consommation des ménages : +0.5% en mai, en cause le prix des denrées alimentaires

Consommation des ménages : +0.5%  en mai, en cause le prix des denrées alimentaires

 

La consommation des ménages français en biens a augmenté de 0,5% en mai par rapport au mois précédent du fait d’un rebond des achats alimentaires, selon les données publiées vendredi par l’Insee.  La baisse du mois d’avril a été révisée à -0,5% contre -0,3% annoncé auparavant. Seize économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un chiffre en baisse de 0,1% en mai, leurs prévisions s’échelonnant entre -1,0% et +0,2%. Dans un communiqué, l’Insee fait état d’une hausse de 0,4% des dépenses en bien durables le mois dernier, après +1,3% en avril, due notamment à l’automobile (+0,9% après +2,0%). Les achats en équipement du logement ont en revanche baissé légèrement (-0,1% après +0,4%). Les achats de textile cuir ont quant à eux baissé de 1,5%, après un rebond de +1,5% en avril. Après une forte hausse en mars (+2,6%) et une chute en avril (-3,4%), la consommation en produits alimentaires a rebondi de 1,4% en mai. Les dépenses de consommation des ménages en énergie se sont légèrement contractées (-0,3%) après quatre mois consécutifs de hausse liée aux températures plus basses que d’habitude.

Déficit budégétaire: la Cour des comptes confirme le dérapage

Déficit  budégétaire: la Cour des comptes confirme le dérapage

La  Cour des comptes pointe du doigt un risque de dérapage des comptes publics cette année.  Les recettes de TVA sont déjà bien inférieures aux estimations du gouvernement depuis le début de l’année, et celles de l’impôt sur les sociétés sont très incertaines. Les sages de la rue Cambon calculent qu’il manquera au total 6 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat, dont 4 milliards de recettes fiscales en moins. C’est bien en dessous des prévisions du député UMP qui lui table sur 15 milliards d’euros de recettes manquantes. Quant aux dépenses de l’Etat, la Cour des comptes voit déjà déraper le budget de plusieurs ministères, à commencer par celui de la Défense, conséquence du déploiement militaire au Mali. La Cour estime aussi que les dépenses du ministère du Travail devraient augmenter au second semestre, avec la montée en charge des contrats aidés, comme les emplois d’avenir.  Les sages chiffrent ce dépassement total des dépenses de l’Etat entre 1,1 et 2,1 milliards d’euros. Mais la Cour des comptes conclut que les dépenses seront bien maîtrisées, comme promis, grâce à un redéploiement des crédits entre les différents postes.

 

Le plafonnement des loyers est dangereux (François Davy, président de Foncia)

Le plafonnement des loyers  est dangereux (François Davy, président de Foncia)

La loi sur le logement commence à être débattue ce mercredi à l’Assemblée nationale, mais les professionnels de l’immobilier y sont opposés ainsi que certaines associations de locataires. Le texte prévoit d’encadrer les loyers sur les marchés tendus et de créer une garantie universelle des risques locatifs. La loi veut aussi encadrer les activités des agences avec un plafonnement des frais pour les locataires, imposer une formation et lutter contre les marchands de sommeil.

 Sur le plafonnement des frais d’agence
François Davy : « Il faut pouvoir justifier les honoraires, mais il y a un risque sur l’emploi. On nous a dit que c’était une décision politique ».

Sur le plafonnement des loyers
François Davy : « On définit des zones, où on définit un loyer de référence. C’est dangereux parce que les critères vont être discutables, mais surtout, si vous empruntez, mettez en location votre bien, et qu’on vous dit que votre loyer doit baisser, comment payer vos traites ? Ce qu’il va se passer, c’est qu’il y aura des pratiques illicites ».

La garantie universelle sur les risques locatifs
François Davy : « Madame Duflot prévoit de faire payer une taxe aux propriétaires sur les revenus fonciers, entre 1 et 3%, pour les loyers impayés. C’est une assurance forcée et contrainte, gérée par l’Etat. On y voit le risque de déresponsabilisation du locataire. S’ils ne payent plus, ça va nuire à l’investissement locatif ».

Les éleveurs en colère à Paris

Les éleveurs en colère à Paris

Les éleveurs et leurs bêtes marchent sur Paris ce dimanche pour faire entendre leurs difficultés, entre flambée des charges de production et prix bloqués, et partager leur expérience avec les Parisiens. Mobilisés à l’appel de la Fédération des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et des Jeunes Agriculteurs (JA), ils espèrent être 10.000 au moins escortés de près de 700 animaux. Cette manifestation revendicative s’achève en fête joyeuse l’après-midi au «Village agricole» des Invalides, autour d’un champ de blé et de stands de dégustation. Mais ces réjouissances n’éclipseront pas la colère et le désespoir même des éleveurs dont le travail se trouve souvent mal rémunéré, parfois même sous le coût de production. «Nous sommes confrontés à la logique de marchés qui font du yoyo depuis 2007, du plus haut au plus bas», résume le président de la FNSEA, Xavier Beulin, évoquant la fluctuation des cours des céréales et autres grandes cultures nécessaires à l’alimentation animale. «Mais personne dans ce pays ne supporte l’augmentation des prix des aliments», ajoute-t-il en visant surtout les grandes enseignes. «La renégociation des prix n’est jamais au niveau», estime Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA: «On a obtenu au mieux 12% alors qu’en un an le prix des protéines a pratiquement doublé». «Le risque principal, prévient-il, c’est l’abandon des élevages et la revégétalisation des campagnes», au profit des grandes cultures plus rémunératrices. Une menace bien réelle confirme le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll qui juge le «processus extrêmement dangereux». Le ministre, qui se dit «très mobilisé» sur le sujet, entend d’ailleurs profiter de la négociation de la nouvelle Politique agricole commune (PAC) pour l’après-2014, défendant «un rééquilibrage» des aides au profit de l’élevage. Pour les JA, insiste son président François Thabuis, «le premier défi c’est le renouvellement des générations. Car s’installer aujourd’hui pour un jeune, c’est quasiment « mission impossible »». Or la moitié des éleveurs bovins ont déjà plus de 50 ans. «Et nos partenaires en aval sont eux aussi dans une situation extrêmement difficile» reprend Xavier Beulin, citant les activités d’abattage, de découpe ou de transformation. La révision de la loi de consommation, la LME qui régit les relations entre producteurs et distributeurs, leur apporte quelque espoir en prévoyant «une clause de renégociation» -reste à voir qui en prendra l’initiative. Les éleveurs demandent aussi qu’on allège les contraintes administratives trop pesantes et que cesse «toute surenchère réglementaire et fiscale» notamment en matière d’environnement. D’autant que les intempéries les ont souvent obligés cette saison à rentrer les bêtes quand les pâtures étaient inondées et que les foins n’ont pu être coupés. Ce qui alourdira d’autant leurs factures en fourrages.

 

Elections Villeneuve-sur-Lot : le début du séisme politique national avant le chaos

Elections Villeneuve-sur-Lot : le début du séisme politique national avant le chaos

 

 

Quels seront les principaux enseignements à tirer de cette élection charnière, d’abord l’écroulement du PS et pas seulement à cause de l’affaire Cahuzac mais à du fait de la politique menée par Hollande. Second élément, le discrédit de l’UMP dû notamment  à Copé, enfin l’usure de la dynamique du front républicain, slogan éculé ; Un vote surtout de protestation contre les deux partis politiques de gouvernement largement responsable du déclin économique et du chômage. Deux partis complètement discrédités et qui ne  sont plus que des clubs corporatistes d’élus. Le FN, lui, ramasse la mise, pratiquement sans rien faire et sans rien dire, surtout sans rien proposer de crédible. Moins il parle, moins les incohérences (et les contre vérités) de ses propositions apparaissent. Un total inconnu peut se présenter, ne jamais mettre les pieds dans le fief électoral, cela n’empêchera pas son élection. Bref c’est le séisme qui ne prépare avec le FN qui risque d’être rapidement le premier parti de France aux européennes sans doute (mais après le parti des abstentionnistes). Du coup après le séisme c’est la chienlit assurée dans le pays, le ridicule aux yeux de la communauté infranationale, la révolte  sociale, la défiance des investisseurs. Bref une période  d’incertitude dangereuse qui pourrait plonger le pays dans le chaos tellement les orientations du FN sont à la fois surréalistes et incohérentes. Le Front national espère donc  transformer l’essai dimanche, lors du second tour de l’élection législative partielle de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), en faisant élire un troisième député dans un scrutin qui a ravivé les tensions au sein de la majorité. Dans un Sud-Ouest traditionnellement ancré à gauche, le candidat frontiste Etienne Bousquet-Cassagne a infligé dimanche dernier, au premier tour, un revers au Parti socialiste, qui ne dispose plus que de 292 députés à l’Assemblée nationale, soit à peine trois sièges de plus que la majorité absolue. Avec 26,04% des voix, ce jeune homme de 23 ans a talonné au premier tour le candidat de l’UMP Jean-Louis Costes (28,71%) dans la course à la succession de l’ex-député PS Jérôme Cahuzac, contraint à démissionner de l’Assemblée nationale après avoir admis la détention d’un compte bancaire secret à l’étranger. Le candidat socialiste Bernard Barral n’a obtenu lui que 23,69%, signant la huitième défaite du PS lors des élections législatives partielles organisées depuis juin 2012, est éliminé du second tour faute d’avoir franchi le seuil requis. Galvanisé par l’élection partielle dans l’Oise en mars dernier, qui avait porté au second tour le FN aux dépens du PS, le parti de Marine Le Pen entend bien faire fructifier dimanche cette « dynamique extraordinaire ». « Les gens ont éliminé la première tête du système, le Parti socialiste. Il reste la deuxième tête, l’UMP », a souligné le vice-président du FN Florian Philippot lundi. « Je pense qu’on va gagner cette circonscription. » En un an, les tendances de vote ont changé dans la circonscription de Villeneuve-sur-Lot. En juin 2012, le PS avait obtenu près de 15.000 voix de plus et l’UMP 3.500 de plus. Le FN avait quant à lui recueilli 1.000 voix de moins. « Le fait que l’on perde 14.000 voix en un an et que le FN augmente en dépit d’une participation en baisse montre qu’il y a une dynamique favorable à l’extrême droite », a reconnu le ministre délégué à l’Economie sociale, Benoît Hamon, dans une interview au Monde daté de jeudi. A Matignon, où le score de dimanche dernier a été jugé « préoccupant », on a toutefois écarté tout changement de ligne politique comme le préconisait l’aile gauche du PS pour renouer avec l’électorat populaire séduit par le Front national. Dès la publication des résultats, le patron du PS, Harlem Désir, a appelé les électeurs à faire « barrage au candidat du Front national » au second tour, un discours repris par François Hollande et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Mais pour le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis, les appels lancés par le président de l’UMP Jean-François Copé pourraient contribuer à démotiver l’électorat socialiste. « Si Copé continue à lancer des appels à battre Hollande, les électeurs socialistes ne vont pas se déplacer en masse pour voter UMP, encore moins pour l’extrême droite », a-t-il dit au Figaro.fr. L’élimination du PS dès le premier tour a également ravivé les tensions entre le PS et les Verts au sein d’une majorité désormais fragilisée à l’Assemblée nationale. Certains membres du PS, dont Bruno Le Roux, ont reproché à Europe Ecologie-Les Verts (EELV) d’avoir contribué à cet échec en présentant un candidat au lieu de jouer le rassemblement. « A quoi cela sert de faire deux pour cent pour éliminer le candidat de gauche au deuxième tour et pleurer en disant ‘on est obligé de choisir’? », a dit le chef du groupe PS à l’Assemblée, s’attirant les foudres de la ministre verte du Logement, Cécile Duflot, qui a dénoncé une « polémique misérable ». Tranchant avec la position du PS, François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont quant à eux jugé que l’élimination s’expliquait avant tout par la « tromperie » de Jérôme Cahuzac. Selon ses proches, cités par Europe 1, ce dernier aurait déclaré ne pas être « surpris » par le résultat de dimanche dernier. « Si je m’étais présenté, je pense que j’aurais fait mieux. La gauche serait peut-être au second tour », aurait-il dit. Un avis partagé dans une moindre mesure par Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, qui estime que le « candidat socialiste était loin d’être le meilleur ». « Les gauches n’étaient rassemblées pour gagner », dit-il dans une interview à 20 minutes publiée vendredi. « Dans cette situation, c’était donc la chronique d’une défaite annoncée. »

Sapin : des emplois aidés pour camoufler le chômage

Sapin : des emplois aidés pour camoufler le chômage

Progressivemenet, on commnce à comprendre surquoi repose le postulat de leinversion du chaôamge, sur le camaoufalge des chomeurs qu’on mettra soit en formation, soit des des emplois aidés fdorcèmenet temporaires. Pas sûr que cette stratégie marche car pour qu’il y aiat emploi aidé il fauat qu’il y aiat emploi et pour linstant la croisace n’est pas au rendez-vous.Si c’est léchec, on expmliura sans doute que linversion nétait qu’une ardente conviction contraiée par la conjoncture.  (interview Le Prisien)

Les syndicats sont sortis très déçus de la conférence sociale, le Medef l’a trouvée « très utile ». Et vous?
MICHEL SAPIN.
C’était une grande conférence sociale. Le contexte économique très difficile joue sur les postures et les déclarations des uns ou des autres, mais il ne faut pas s’arrêter à cela. Nous avons réussi depuis un an à mettre en place une nouvelle méthode, à développer une culture du dialogue social. J’observe qu’aujourd’hui cette méthode est partagée par tous.

Sur l’emploi, vous avez avancé?
Nous avons pris des mesures d’urgence. Il y a aujourd’hui des entreprises qui ont des emplois à pourvoir mais ne trouvent pas de candidats et des chômeurs qui recherchent du travail mais n’ont pas toujours la qualification nécessaire. Nous avons décidé, tous ensemble, à la grande conférence sociale, d’y remédier.

Ce sont souvent des jobs dont personne ne veut, ou alors des emplois qui requièrent des qualifications très pointues…
Il y a des métiers où les gens n’ont vraiment pas envie d’aller, c’est vrai. Dans ce cas, les employeurs doivent offrir de meilleures conditions de travail ou un meilleur salaire. Mais, pour le reste, là où c’est un problème de compétences disponibles, nous allons mettre en place d’ici à la fin de l’année ces 30000 formations supplémentaires pour permettre à ces emplois vacants de trouver preneur. Patronat, syndicats, régions, Etat : tout le monde a dit « banco » pour financer sa part du programme.

Seulement 30 000 emplois d’avenir ont été signés en six mois. Vous êtes déçu?
Absolument pas, c’est le rythme que nous avions prévu, il est normal que la montée en charge d’un nouveau dispositif soit progressive. Nous nous sommes fixés un objectif ambitieux de 100 000 contrats cette année, vous verrez qu’il sera tenu.

Et pour les contrats de génération?
Là, j’ai haussé le ton à la grande conférence. Dans les petites entreprises, ça monte fort : environ 1000 par semaine. Mais, dans les entreprises de 50 à 300 salariés, où la loi prévoit des négociations, c’est à peine commencé, parce que ces négociations n’ont pas partout démarré. Il y a urgence, il ne faut plus attendre.

L’opposition dénonce un« plan caché » pour inverser la courbe du chômage à coups d’emplois aidés…
Il n’y a aucun plan caché. Personne ne pense qu’on ne résoudra le chômage à moyen ou long terme qu’avec des emplois aidés! Ce qui permet de créer de l’emploi durable, c’est la croissance, l’activité des entreprises. Mais pendant que la croissance est en panne on fait quoi? On compte les chômeurs sans rien faire? Pendant la crise de 2008, la droite a eu recours massivement aux emplois aidés et nous ne l’avons pas critiquée pour cela. Encore faut-il être attentif à la qualité des contrats aidés que l’on crée. Si ma seule préoccupation était de faire du chiffre, nous ne serions pas aussi exigeants sur les emplois d’avenir, en termes de profil des jeunes ou de formation. Je connais beaucoup de maires de droite qui s’engagent dans ces contrats, parfois plus que certains maires de gauche.

Il y aura combien d’emplois aidés à la fin de l’année?
Nous en avions programmé 340000. Nous venons d’en ajouter environ 100000. Avec les 100000 emplois d’avenir, nous serons donc à près de 540000 emplois aidés au total.

Dans ses dernières prévisions, l’Insee ne croit pas à l’inversion de la courbe du chômage…
L’Insee se base sur des hypothèses plus pessimistes sur les effets de la politique de l’emploi, nous allons les démentir par notre action.

Pas de coup de pouce pour le smic, gel du salaire des fonctionnaires… Le pouvoir d’achat a-t-il été le grand absent de la conférence sociale?

La principale cause de la baisse du pouvoir d’achat des Français, c’est le chômage. C’est en inversant sa courbe que l’on retrouvera du pouvoir d’achat et, pour cela, il faut continuer nos efforts de compétitivité. C’est elle qui nous permet de résister aux concurrents, de conquérir des marchés, de défendre notre industrie, de créer des emplois.

Ça veut dire que les salaires n’augmenteront pas durant le quinquennat?
Le président de la République l’a toujours dit : il y aura deux temps dans le quinquennat. D’abord celui de l’effort, du redressement, pour retrouver de la confiance et de la croissance. Nous y sommes.

Ça finit quand, le redressement?
Je ne connais pas la date. Mais il y aura un deuxième temps, j’en suis persuadé. Le temps où chacun bénéficiera du fruit des efforts demandés.

Comment allez-vous réformer la formation professionnelle?
Il faut une réforme en profondeur et tout le monde y est prêt. L’objectif est d’orienter davantage qu’aujourd’hui les efforts de formation vers les jeunes, les chômeurs, les salariés les moins qualifiés d’une part, et de raisonner davantage en termes de « parcours professionnel » personnel : on ne reste plus forcément une vie entière dans le même métier et la même entreprise.

Sur les retraites, le gouvernement s’en tiendra-t-il à des ajustements comme le redoutent certains partenaires sociaux?
Ce sera une vraie réforme de long terme, pour mettre en place des mécanismes qui permettront de financer nos régimes de retraite d’ici quarante ans. En même temps, il y a un déficit immédiat qui nécessite des ajustements immédiats. Il faut faire les deux, et nous allons faire les deux.

Tout le monde peut-il travailler quarante-quatre ans?
Avec Nicolas Sarkozy, celui qui avait commencé sa carrière tôt était obligé de travailler plus longtemps que les autres avant de partir. Le gouvernement a choisi une voie plus juste, en ne touchant pas à l’âge légal de départ à la retraite, mais en discutant de la durée de cotisation. Je rappelle par ailleurs à tous ceux qui se font peur avec des calculs insensés que la loi prévoit que tout le monde peut partir à la retraite à taux plein à 67 ans.

 

Sondage : le FN vers les 30% grâce au discrédit des autres

 Il est clair que le FN est en voie de devenir le premier parti en France, non pour la qualité de ses orientations mais grâce à la nullité de celle des autres. Le PS comme l’UMP sont en effet de plus en plus discrédités ajoutant à l’incompétence, les conflits d’intérêt et le corporatisme des élus. Dernier exemple en date le refus des députés de rendre public leur patrimoine ou encore leurs réactions scandaleuses pour  remettre en cause leurs privilèges.  26% des Français pourraient voter pour le Front national à une élection nationale, et 29% pourraient le faire à une élection locale, des proportions qui marquent des progrès de la formation d’extrême droite, selon un sondage BVA pour l’émission « CQFD » de i-Télé publié vendredi. D’après cette enquête, 11% des personnes interrogées pourraient voter « certainement » pour le FN à des élections présidentielle ou législatives, et 15% le pourraient « probablement », soit un potentiel électoral de 26%. A titre de comparaison, le potentiel électoral, mesuré dans cette même enquête, s’élève à 51% pour l’UMP, et à 46% pour le PS.  En mars 2012, un mois avant l’élection présidentielle, une enquête précédente de BVA évaluait le potentiel électoral de Marine Le Pen à 17%, soit quasiment le même niveau que le score qu’elle avait obtenu le 22 avril 2012.  Selon BVA, le potentiel de vote du Front national est particulièrement fort chez les jeunes (33%) et chez les ouvriers (40%). Auprès des ouvriers, la part de ceux se déclarant « certains » de voter pour le FN (27%) est même désormais supérieure à celle se déclarant certaine de voter pour le PS (24%) ou pour l’UMP (14%).  D’autre part, relève le directeur général adjoint de BVA Gaël Sliman, la porosité entre électeurs potentiels du PS et du FN « est extrêmement limitée », puisque seuls 4% des personnes interrogées pourraient voter pour l’un comme pour l’autre parti. « La porosité entre FN et UMP est 4 à 5 fois supérieure puisque 18% envisagent de pouvoir voter pour l’UMP et pour le FN », précise-t-il.  Au niveau local, avec 29%, le potentiel électoral du FN est supérieur de trois points à son niveau national. C’est aussi le cas pour l’UMP (54%) et le PS (49%). S’il est « habituel » pour les partis de gouvernement que sont l’UMP et le PS, cet écart de trois points est « assez exceptionnel pour le FN qui n’est pas un parti à qui les élections locales réussissent habituellement », commente M.Gaël Sliman.  Enfin, le vote FN apparaît de plus en plus, non comme un vote protestataire, mais comme un vote d’adhésion. A la question « qu’est-ce qui vous incite le plus à envisager de voter » pour ce parti, 51% ont répondu « l’adhésion aux idées politiques du FN » et 47% « le rejet des autres partis » (2% de non-réponses). La question n’est toutefois posée qu’aux 29% du total de l’échantillon affirmant pouvoir voter pour le Front national.

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Le G8 pousse l’Europe pour l’union bancaire

Le G8 pousse  l’Europe pour  l’union bancaire

Les dirigeants des pays du Groupe des Huit (G8) ont pressé lundi la zone euro d’aller de l’avant dans la mise en place de l’union bancaire tandis que le Japon est appelé à prendre des mesures de consolidation budgétaire dans la foulée de son ambitieuse relance alimentée par une politique monétaire ultra-accommodante. Les pays du G8, parmi lesquels figurent l’Allemagne, la France et l’Italie – tous trois membres de la zone euro – ont estimé qu’un renforcement des règles de fonctionnement de cette dernière, dont l’entrée en vigueur d’une union bancaire, étaient « fortement nécessaire ». Les ministres des Finances de la zone euro doivent discuter jeudi de ce projet d’union bancaire, en vue d’un sommet européen prévu la semaine prochaine. La banque centrale européenne (BCE) est lancée dans une course contre la montre pour mettre en place le mécanisme unique de supervision, premier pilier d’une union bancaire déjà entravée par les difficiles négociations sur la garantie commune des dépôts et le mécanisme unique de résolution des crises. Dans un communiqué, les dirigeants du G8 ont estimé que la crise de la dette de la zone euro avait perdu en intensité, tout en notant que la région restait en récession, signe à leurs yeux que des réformes sont nécessaires. De manière générale, ils sont d’avis lundi que les perspectives économiques mondiales restaient moroses même si les risques baissiers pesant sur la croissance sont un peu moins importants en raison des mesures prises aux Etats-Unis, dans la zone euro et au Japon. « Les risques baissiers dans la zone euro ont reflué au cours de l’année écoulée, mais la région reste en récession. La reprise américaine se poursuit et le déficit budgétaire diminue rapidement dans un contexte de point d’équilibre à trouver entre une viabilité budgétaire à moyen terme et des investissements ciblés en faveur de la croissance », lit-on dans le communiqué.

 

Iran : l’UE veut travailler avec le nouveau président

Iran : l’UE veut travailler avec le nouveau président

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a réagi samedi à la victoire surprise du modéré Hassan Rohani à la présidentielle iranienne en se disant « déterminée » à travailler avec son gouvernement sur la question nucléaire.   »J’adresse mes voeux de réussite à M. Rohani dans la formation d’un nouveau gouvernement et dans ses nouvelles responsabilités. Je reste fermement déterminée à travailler avec les nouveaux dirigeants iraniens en vue d’une solution diplomatique rapide à la question nucléaire », écrit Mme Ashton dans un communiqué.

Affaire Cahuzac : le directeur adjoint de l’Élysée entendu le 18 juin

Affaire Cahuzac : le directeur adjoint de l’Élysée entendu le 18 juin


La commission d’enquête parlementaire sur les dysfonctionnements de l’État dans l’affaire du compte en Suisse de Jérôme Cahuzac auditionnera mardi 18 juin le directeur adjoint de cabinet de François Hollande à l’Élysée, Alain Zabulon, et le 19 juin l’ancien juge d’instruction Jean-Louis Bruguière, selon Le Figaro. Auditionné par la commission d’enquête, Michel Gonelle, l’ancien maire RPR de Villeneuve-sur-Lot, a expliqué aux députés qu’après les premières révélations de Mediapart, le 4 décembre 2012, il avait écrit une lettre manuscrite à François Hollande, sept mois après son élection à l’élection présidentielle. Le 15 décembre, Michel Gonelle avait pris contact avec Alain Zabulon, directeur adjoint de cabinet du chef de l’État, qu’il connaissait comme ancien sous-préfet du Lot-et-Garonne, pour lui remettre «ce pli manuscrit avec tous les détails, dit-il, que j’étais le seul à connaître». «Je voulais dire au président de la République comment ça s’était passé». D’après Michel Gonelle, le collaborateur du chef de l’État l’aurait rappelé depuis l’Élysée le 18 décembre et lui aurait dit, au sujet de la lettre: «N’en faites rien. Attendez que je vous appelle.» Ce qu’il n’aurait jamais fait. Ce témoignage a attiré l’attention de Charles de Courson, le président UDI de la commission d’enquête, qui veut connaître la version des faits par Alain Zabulon. Les ministres Pierre Moscovici, Manuel Valls et Christiane Taubira seront auditionnés les derniers par la commission d’enquête, en juillet. Par ailleurs, comme le révèle Le Parisien-Aujourd’hui en France ce jeudi, Alain Zabulon va être nommé coordinateur national du renseignement à l’Elysée, pour remplacer Ange Mancini.

Affaire Cahuzac: des laboratoires alimentaient le compte suisse

Affaire Cahuzac: des laboratoires alimentaient  le compte suisse

Des détectives mandatés par l’épouse de Jérôme Cahuzac affirmaient dès octobre 2012 détenir une liste de laboratoires ayant alimenté le compte caché de l’ex-ministre du Budget, a déclaré mercredi l’ancien agent du fisc Rémy Garnier devant la commission d’enquête parlementaire. Cet inspecteur des impôts du Sud-Ouest à la retraite, un des premiers à avoir évoqué, dans un mémoire à sa hiérarchie, un compte suisse de Jérôme Cahuzac, a affirmé avoir rencontré le 3 octobre, à leur demande, les détectives privés Alain Letellier et Florent Pedebas.  Selon lui, ils étaient mandatés par Patricia Cahuzac, en instance de divorce avec l’ex-ministre. Alain Letellier « était au courant » de l’existence du compte caché, a assuré Rémy Garnier, précisant que le détective avait « apparemment » été informé par Patricia Cahuzac.  Les deux hommes « avaient des documents sous les yeux avec une liste de laboratoires qui auraient alimenté le fameux compte », mais n’ont pas voulu la communiquer à l’ancien agent du fisc, a-t-il ajouté.   »A un moment donné il a été question de 1,5 million d’euros », a expliqué Rémy Garnier, tout en soulignant que les détectives lui ont affirmé ne pas avoir les montants des versements laboratoire par laboratoire.  Jérôme Cahuzac a avoué le 2 avril détenir 600.000 euros sur un compte secret à l’étranger. Son avocat a expliqué qu’une partie « accessoire » des sommes versées sur ce compte provenait de son activité de consultant pour l’industrie pharmaceutique dans les années 1990.  La commission parlementaire enquête sur l’action du gouvernement depuis la révélation, le 4 décembre par le site d’informations Mediapart, de l’existence de ce compte à l’étranger.

 

Le maintien de Stéphane Richard à la tête d’Orange est posé

Le maintien de Stéphane Richard à la tête d’Orange est posé

Au lendemain de la mise en examen de Stéphane Richard dans l’affaire Tapie, Fleur Pellerin, ministre chargée de l’Économie numérique s’est interrogée ce jeudi matin sur le maintien de l’ancien chef de cabinet de Christine Lagarde à la tête d’Orange.  La question « est posée » a déclaré la ministre au micro de RTL, affirmant que ce sera « aux actionnaires et aux administrateurs de décider (…) dans l’intérêt de l’entreprise uniquement ». « Ce qui prime avant tout, c’est l’entreprise Orange, ce sont les 170.000 salariés. » L’État détient 27% de l’entreprise, et trois administrateurs le représenteront lors du conseil d’administration extraordinaire, « en début de semaine prochaine », destinée à sceller l’avenir de Stéphane Richard dans le groupe. Pour l’heure, aucune décision n’est encore prise de manière définitive assure Fleur Pellerin. « L’État aura une position », précise-t-elle, sans révéler laquelle. « Ce qui est en cause ce n’est pas la façon dont il a dirigé l’entreprise jusqu’à présent », insiste-t-elle. « C’est bien de avoir si la décision qui a été prise le fragilise comme président d’Orange. » Si elle se garde bien d’apporter une réponse, elle rappelle que certains syndicats du groupe estiment « la continuité du management est souhaitable ». Pour Fleur Pellerin, l’affaire de l’arbitrage qui a conclu au versement de 403 millions d’euros en faveur de Bernard Tapie en 2008 est révélatrice d’un « système, mis en place par le précédent pouvoir au cours des dix dernières années ».  Pour preuve, la ministre évoque « le financement libyen » présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, mais aussi l’affaire Bettencourt, dans laquelle l’ancien chef de l’Etat a été mis en examen. Elle revient aussi sur l’affaire des primes de Claude Guéant : lorsqu’il était directeur de cabinet au ministère de l’Intérieur, l’homme aurait touché des primes issues des « frais de police ». « Choquant », juge Fleur Pellerin. La ministre chargée de l’Économie numérique dénonce des méthodes de « financement illicite » et « d’enrichissement personnel ».

 

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