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Grexit après le Brexit ?

Grexit après le Brexit ?

 

D’après des informations très secrètes dévoilées par WikiLeaks le FMI n’aurait pas totalement exclu l’hypothèse d’un grec Grexit. A l’évidence le bouclage de la gestion de la dette grecque est encore loin d’être terminé et on pourrait assister encore à quelques rebondissements. Des rebondissements pour l’instant sont mis entre parenthèses du fait en particulier de la situation des migrants. Comme la Grèce assume essentiellement la charge de gestion de ces flux migratoires,  l’union européenne a mis un peu sous le coude la question de l’apurement définitif de la dette grecque. Mais à la lecture des infos qui ont circulé au sein du FMI on se rend bien compte que la question n’est d’ailleurs pas encore réglée. . Les révélations des conversations secrètes dévoilées par  WikiLeaks entre notamment Poul Thomsen, chef du département Europe du Fonds, et Delia Velculescu, chef de mission du FMI pour la Grèce. Ils discutent alors de la stratégie à adopter dans les négociations, alors que le FMI n’a toujours pas donné son accord au dernier plan d’aide à Athènes, les discussions achoppant notamment sur la réforme des retraites et la réforme fiscale. « Le gouvernement grec exige des explications du FMI pour savoir si la recherche des conditions d’un défaut de la Grèce, peu avant le référendum (sur le maintien ou non dans l’Union européenne), est la position officielle du Fonds », a déclaré la porte-parole du gouvernement grec Olga Gerovassili dans un communiqué. Peu après, le bureau du Premier ministre Alexis Tsipras a indiqué que ce dernier allait évoquer cette affaire avec la dirigeante du FMI et les leaders européens. « Le Premier ministre va immédiatement envoyer une lettre officielle à Christine Lagarde sur cette question », a annoncé son bureau. Le FMI a réagi rapidement, samedi: « Nous ne faisons pas de commentaire sur des fuites ou de supposés rapports sur des discussions internes », a expliqué l’institution dans un communiqué envoyé par courriel. « Nous avons indiqué clairement ce que nous pensons nécessaire pour une solution durable aux problèmes économiques auxquels est confrontée la Grèce », a-t-il ajouté, une solution « qui mette la Grèce sur la voie d’une croissance durable, soutenue par une série de réformes crédibles assorties à des allègements de dette par ses partenaires européens ». Et de poursuivre: « Les réformes nécessaires et les objectifs doivent être basés sur des hypothèses crédibles. Comme nous l’avons dit, c’est un compromis entre ce qui est faisable sur les réformes et la quantité d’allègement de dette nécessaire. ». Pour rappel, d’après le document de WIkileaks, se plaignant de la lenteur des pourparlers et des différences entre les prévisions économiques pour la Grèce des Européens et celles du FMI, M. Thomsen interroge en mars: « Qu’est-ce qui va amener au point de décision? Dans le passé, il n’y a eu qu’une fois où la décision a été prise et c’est quand ils (les Grecs) allaient sérieusement manquer d’argent et être en défaut ». « Et c’est possiblement ce qui va se passer à nouveau. Et dans ce cas ça traîne jusqu’en juillet et clairement les Européens ne vont pas discuter pendant le mois avant le Brexit », ajoute-t-il en référence au référendum britannique du 23 juin.

« Je suis d’accord que nous avons besoin d’un événement, mais je ne sais pas ce qu’il sera », dit un peu plus tard Mme Velculescu. Les discussions entre la Grèce et le quartet représentant ses créanciers – Commission européenne, FMI, BCE et le fonds de soutien de la zone euro (MES)- doivent reprendre lundi après deux semaines de pause. Le gouvernement grec de gauche accuse régulièrement le FMI de se livrer à une surenchère d’austérité contreproductive, alors même que son pays doit faire face en première ligne à la crise migratoire.

(Avec AFP)

 

François Fillon : pas le candidat du consensus

François Fillon : pas le candidat du consensus

 

 

 

Par opposition sans doute pas Alain Juppé François Fillon indique qu’il n’est surtout pas le candidat du consensus. Il cherche évidemment à se singulariser coincé qu’il est entre la candidature de Juppé et celle de Sarkozy. Du coup François Fillon surjoue dans un rôle qui ne correspond pas trop à son personnage. Il déclare même vouloir casser la baraque.  François Fillon, qui assure avoir encore toutes ses chances en vue de la primaire de la droite pour 2017 malgré des sondages défavorables, a tenu samedi un discours offensif durant lequel il s’est dit prêt à « casser la baraque ». François Fillon aura un peu de mal à convaincre de ce radicalisme nouveau d’autant qu’il traîne comme Sarkozy cinq ans de gestion où il n’a pas vraiment convaincu de sa volonté de réforme. Avec moins de 10% des intentions de vote, l’ancien Premier ministre figure à la quatrième place des dernières enquêtes, à quelques points de Bruno Le Maire et loin derrière et Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, lequel n’a pas encore dit s’il briguerait l’investiture de son camp pour la prochaine présidentielle. « Je ne suis pas le candidat de la revanche, je ne suis pas celui du consensus », a-t-il dit lors d’une réunion publique à Paris, évoquant l’ex-président, battu par François Hollande en 2012, et le maire de Bordeaux, aujourd’hui favori. François Fillon a encore tenté de discréditer ses deux concurrents en estimant que les électeurs « ne voudront pas rééditer le match de 2012″. « Et il faudra davantage que des postures tranquilles pour les convaincre », a ajouté l’ancien chef du gouvernement, sans citer Alain Juppé, qui assume un profil proche du centre et évite de susciter la controverse.  D’après un sondage BVA pour Orange et iTELE paru samedi, 37% des Français et 57% des seuls sympathisants de droite lui font confiance – un score inférieur à ceux d’Alain Juppé et de Bruno Le Maire mais supérieur à celui de tous les autres prétendants. (Avec Reuters)

Le coût salarial: un écart de 1à 10 ou l’explication de la désintégration européenne

Le coût salarial : un écart de 1à 10 ou l’ explication de la désintégration européenne

Il y a bien entendu plusieurs facteurs explicatifs à la désintégration l’Europe actuelle mais une des principales raisons tient aux écarts de coûts salariaux qui varient de un à 10 et qui grâce à la philosophie ultralibérale de l’Europe déstructurent  des économies entières. Un phénomène bien connu dans le transport routier qui a abouti à la disparition quasi totale du pavillon français sur les marchés internationaux tout autant qu’à sa fragilisation sur le marché national. De surcroît les camions étrangers effectuent du trafic en France en toute illégalité. Un phénomène qui affecte désormais l’ensemble de l’économie et qui explique pour une part importante la fragilité de nombre de secteurs de production français face aux distorsions de concurrence. Comment la France par exemple pour peut-elle résister  face à des  coûts de main-d’œuvre de l’ordre  de cinq euros pour la Bulgarie et la Roumanie alors que ce coût  est de  35 € en France. D’où des délocalisations massives,  le recours de plus en plus important à des sociétés de sous-traitance étrangères,  et des travailleurs détachés de plus en plus nombreux dans le bâtiment par exemple, l’agriculture et même les services. En 2015, les coûts horaires de la main-d’œuvre dans l’ensemble de l’économie ont été estimés en moyenne à 25 euros dans l’Union européenne. Un chiffre qui masque des écarts importants entre Etats membres révèle vendredi une enquête d’Eurostat. Un écart de 1 à 10. Ce sont les disparités de coût de la main-d’œuvre dans l’Union Européenne que relève vendredi l’institut Eurostat. Selon son enquête, ceux-ci sont compris en 2015 entre 4,1 et 41,3 euros, les plus faibles étant en Bulgarie et en Roumanie, les plus élevés au Danemark et en Belgique. En 2015, les coûts horaires de la main-d’œuvre dans l’ensemble de l’économie (hors agriculture et administration publique) ont ainsi été estimés en moyenne à 25 euros dans l’Union européenne (UE) et à 29,5 euros dans la zone euro.

« Toutefois, ces moyennes masquent des écarts importants entre États membres de l’UE, les coûts horaires de la main-d’œuvre les plus faibles ayant été enregistrés en Bulgarie (4,1€), en Roumanie (5,0€), en Lituanie (6,8€), en Lettonie (7,1€) ainsi qu’en Hongrie (7,5€), et les plus élevés au Danemark (41,3€), en Belgique (39,1€), en Suède (37,4€), au Luxembourg (36,2€) et en France (€35,1) » précise l’étude.

L’Hexagone prend ainsi la 5e place du classement en termes de coût de la main d’œuvre, passé de 28,2 euros de l’heure en 2004 à 34,7 euros dix ans plus tard, en 2014 Dans l’industrie, les coûts horaires de la main-d’œuvre se sont établis à 25,9 euros dans l’UE et à 32,3 euros dans la zone euro (et à respectivement 24,9 euros et 28,6 euros dans les services et à 22,4 euros et 25,8 euros dans le secteur de la construction. Dans l’économie principalement non-marchande (hors administration publique), les coûts horaires de la main-d’œuvre se sont situés en 2015 à 25,1 euros  dans l’UE et à 29,4 euros dans la zone euro. Ainsi qu’en Bulgarie (+7,0%), et les plus faibles au Danemark et en Croatie (+1,7% chacun). Les coûts de la main-d’œuvre comprennent les salaires et traitements auxquels s’ajoutent les coûts non salariaux tels que les cotisations sociales à la charge des employeurs. La part des coûts non-salariaux dans l’ensemble de l’économie était de 24% dans l’UE et de 26% dans la zone euro, variant de 6,6% à Malte à 33,2% en France.

 

Japon: contraction dans le secteur manufacturier

Japon:  contraction dans le secteur manufacturier

 L’activité s’est contractée en mars dans le secteur manufacturier japonais à un rythme inédit en trois ans, en raison notamment d’une chute des nouvelles commandes à l’exportation, montrent vendredi les résultats définitifs de l’enquête mensuelle Markit/Nikkei auprès des directeurs d’achat.

L’indice PMI s’est établi à 49,1 en données corrigées des variations saisonnières, un chiffre conforme à la version « flash », après 50,1 en février.

Il retombe ainsi en-dessous de la limite de 50 qui sépare contraction et expansion.

Le sous-indice des entrées de commandes à l’exportation a chuté à 46,1

 

(Reuters)

Zone euro: le risque de déflation

Zone euro: le risque de déflation

Avec une inflation de 01 % en mars les risques de déflation se rapproche en zone euro. Un risque confirmé par les indices activités de février. Avec un indice à 52,7 contre 53,6 en janvier, “l’activité économique de la zone euro enregistre sa plus faible croissance depuis plus d’un an et les tensions déflationnistes s’intensifient en février”, précise le cabinet dans un communiqué. Dans l’industrie manufacturière, poursuit Markit, la production enregistre “sa plus faible expansion depuis décembre 2014 (et se rapproche ainsi de la stagnation), tendance que les entreprises interrogées attribuent à un nouvel affaiblissement de la croissance des nouvelles commandes (y compris à l’export)”. “Si le secteur des services enregistre de meilleures performances, la croissance de l’activité des prestataires de services ralentit néanmoins à son plus bas niveau depuis janvier 2015”, est-il encore souligné. “Les perspectives d’activité à 12 mois se dégradant en outre fortement dans ce secteur, la faiblesse de la conjoncture devrait perdurer au cours des prochains mois”. Globalement, après le ralentissement de janvier (avec un indice PMI à 53,6 contre 54,3 décembre), l’activité globale en zone euro ralentit en février pour le deuxième mois consécutif, “cette tendance reflétant un nouvel affaiblissement de la hausse des nouvelles affaires”, explique Markit. “Les tensions déflationnistes s’accentuent en février, et se confirme en mars La baisse des prix à la consommation en zone euro a légèrement ralenti en mars sur un an, à -0,1%, contre un repli de 0,2% le mois précédent, selon une première estimation publiée jeudi 31 mars par l’office des statistiques européen Eurostat. Les prix à la consommation avaient en revanche progressé de 0,3% en janvier. Ce repli de 0,1% en mars, qui confirme le retour du spectre de la déflation en zone euro, est conforme à ce qu’attendaient les analystes d’après le consensus Factset (-0,1%). Sans surprise, ce sont les prix de l’énergie qui ont encore tiré vers le bas en mars cet indicateur très attendu: ils se sont affichés en recul de 8,7% sur un an, après -8,1% en février.

(Avec AFP)

Pour Hollande le fusible Valls est grillé

Pour Hollande le fusible Valls est grillé

Valls Manuel Valls avait été nommé pour tirer François Hollande vers le haut mais au vu de l’évolution des sondages c’est plutôt le contraire qui se produit : la popularité de Valls plombe celle de Hollande qui n’avait déjà pas besoin de cela. Il semble bien que maintenant après le ratage concernant le dernier changement de gouvernement que Hollande est condamné à conserver un premier ministre très impopulaire. En cause le virage libéral brutal du gouvernement voir des positions très droitières. Le fait surtout que le changement de politique n’a jamais été expliqué clairement ce qui ne fait qu’entretenir le manque de confiance voir l’opposition radicale. En outre et surtout Manuel Valls a adopté une posture très martiale, type Clémenceau d’opérette,  qui fait confondre autorité et autoritarisme ;  une attitude qui a séduit au départ mais qui désormais génère lassitude et rejet d’autant plus que le gouvernement se montre incapable de suivre une ligne claire. Enfin depuis l’arrivée des d’Emmanuel Macron, Valls  a perdu l’exclusivité de l’image du réformiste à gauche. Il est nettement devancé dans ce domaine par Emmanuel Macon dans l’opinion publique. Du coup pour se rattraper Manuel Valls rajoute des couches d’autoritarisme contradictoire. Exemple quand il prévoit avant même que le texte de la loi travail ne soit connu d’utiliser d’emblée le 49 -3. Une éventualité à laquelle il a dû renoncer sous la pression du parti socialiste mais aussi de certains membres du gouvernement. Bref Manuel Valls donne maintenant l’impression de faire des moulinets avec ses bras. Désormais, aux côtés du président le plus impopulaire de la Ve République, Manuel Valls est le premier ministre le plus impopulaire au bout de 24 mois à diriger un gouvernement: 27 % de cote de confiance. Jean-Marc Ayrault a terminé plus bas (16 %), mais il n’est resté que 22 mois à Matignon. Manuel Valls est donc plus impopulaire que Pierre Mauroy (37 %) ou Jean-Pierre Raffarin (28 %).  Plus inquiétant pour François Hollande, les attentats de Bruxelles n’ont aucun effet sur sa cote de confiance. Alors même qu’il a été très présent médiatiquement et politiquement toute la semaine dernière. La publication des mauvais chiffres du chômage a sans doute davantage pesé et conduit une majorité de socialistes (58 contre 41 %) à ne plus le suivre. Malgré tout, le Président veut croire qu’il peut rebondir et se faire réélire en 2017

 

Chine : Très léger rebonddu secteur manufacturier

Chine : Très léger rebond  du  secteur manufacturier

Le secteur manufacturier sœur légèrement du rouge, ce n’est pas encore le Pérou mais c’est mieux que les reculs réguliers enregistrés depuis un an. Reste à savoir si ce léger frémissement va ou non changer la tendance structurelle pour les mois à venir. L’activité manufacturière a renoué contre toute attente avec la croissance au mois de mars après douze mois de contraction, selon l’indice officiel des directeurs d’achat (PMI) du secteur publié vendredi. Il s’est établi à 50,2, mieux que les 49,0 de février et que les 49,3 attendus par les économistes. L’indice revient ainsi au-delà de la barre de 50 qui sépare la croissance de la contraction sur une base mensuelle.  L’activité dans le secteur des services s’est développée en mars à un rythme supérieur à celui de février, montre l’indice officiel des directeurs d’achats publié vendredi. L’indice a atteint 53,8 le mois dernier contre 52,7 en février et il est bien supérieur au seuil de 50 qui sépare la croissance de la contraction.

 

(Reuters)

2017 :Hollande largement éliminé dés le premier tour

2017 :Hollande  largement  éliminé dés le premier tour

Selon une enquête Ipsos-Sopra Steria, François Hollande est éliminé des le premier tour est très largement dans pratiquement tous les cas de figure en plafonnant autour de 15 % des suffrages. Dans l’hypothèse d’une candidature d’Alain Juppé à la présidentielle – s’il gagne la primaire de droite de la fin 2016 – , le chef de l’État ne recueillerait que 14 % (- 4 points par rapport à la précédente enquête similaire de janvier 2016) d’intentions de vote, contre 31 % pour le maire de Bordeaux (stable), 26 % (+ 1) pour Marine Le Pen, 10 % (+ 1,5 %) pour Jean-Luc Mélenchon, et 8 % (stable) pour François Bayrou. En l’absence de candidature Bayrou -  ce qui semble plus crédible si Alain Juppé est candidat-, Alain Juppé est crédité de 36 % et François Hollande de 15 %.  En revanche, si Nicolas Sarkozy était le candidat de la droite, François Hollande recueillerait 16 % (- 4) des voix, contre 27 % (+ 1) à Marine Le Pen, 21 % (stable) à Nicolas Sarkozy, 13 % (stable) à François Bayrou, et 11 % (+ 1) à Jean-Luc Mélenchon. Nicolas Dupont-Aignan est crédité de 5 % à 6 % d’intentions de vote, Cécile Duflot de 3 %, Nathalie Arthaud et Philippe Poutou de 1,5 %. S’agissant de la primaire de droite, avec 26 % d’intentions de vote des personnes certaines de participer à la primaire à droite, Nicolas Sarkozy perd 6 points en deux mois sur Alain Juppé, toujours largement en tête malgré un léger recul, à 42 % (- 2). L’ancien chef de l’État conserve toutefois une légère avance auprès des proches des Républicains (LR), avec 39 % d’intentions de vote, contre 35 % à Alain Juppé. Bruno Le Maire, qui a annoncé sa candidature fin février, progresse pour sa part de 6 points, avec 17 % d’intentions de vote et vient se mêler à la bataille. Il creuse désormais l’écart avec François Fillon (8 %, – 1) et les autres candidats à la primaire, crédités de 1 % à 2,5 %. À gauche, Martine Aubry (19 %) et Emmanuel Macron (18 %) sont considérées comme les personnalités qui incarnent le mieux la gauche, devant Jean-Luc Mélenchon (16 %) et Manuel Valls (13 %). Mais c’est Manuel Valls (30 %) qui est considéré comme le candidat de gauche « le plus à même de se qualifier au second tour de l’élection présidentielle », devant Emmanuel Macron (25 %) et Martine Aubry (16 %).

Déchéance de nationalité :le bal des faux-culs à gauche comme à droite

Déchéance de nationalité :le  bal des faux-culs à gauche comme à droite

 

 

D’une certaine manière la tendance générale à gauche comme à droite concernant la déchéance de nationalité a consisté à approuver l’orientation mais en l’assortissant de réserves telles que cela revenait à en critiquer le principe même. Difficile de s’y retrouver dans l’auberge espagnole des réflexions « philosophiques » des principaux leaders. À droite on trouve ceux qui approuvaient  mais qui pensaient qu’il fallait compléter la mesure, d’autres qui estimaient qu’il n’était pas nécessaire pour autant de modifier la constitution, d’autres encore qui étaient  prêts à voter la modification constitutionnelle avec des interrogations sur son efficacité. À gauche bien sûr il y a les bobos et les indignés permanents gardiens du temple des dogmes, aussi toute cette vieille gauche, anciens marxistes reconvertis au PS pour faciliter leur carrière politique.  La démonstration évidente de l’énorme décalage qui peut exister entre des élites embourgeoisées d’autant plus fermes sur le terrain des valeurs qu’ils sont éloignés des réalités sociales et sociétales. Pour résumer le clergé politique est pour la préservation de la théologie de l’immobilisme contre l’envie de mouvement régalien exprimé par l’opinion publique. À tout cela s’ajoute les discussions byzantines des juristes sophistes qui ne cessent de relire la Bible juridique républicaine. Certes on pourra légitimement objecter que Hollande voulait en même temps réaliser un coup politique en mettant la droite en porte-à-faux. De la même manière on peut argumenter sur le fait que cette mesure (comme d’ailleurs l’inscription de l’état d’urgence dans la constitution) serait  bien insuffisante pour lutter à elle seule contre le terrorisme. Reste que l’opinion publique est favorable à ce symbole qui correspond à une nette revalorisation du rôle régalien de l’État. Un symbole qui nécessairement aurait dû inspirer une politique beaucoup plus opérationnelle et plus volontariste pour affronter  le terrorisme.

Sondage popularité : toujours le plongeon pour Hollande et Valls

Sondage popularité : toujours le plongeon pour Hollande et Valls

Depuis les événements de janvier 2015, la popularité de François Hollande mais aussi de Manuel Valls ne cesse de plonger. Une consolation peut-être pour François Hollande Nicolas Sarkozy fait aussi l’objet d’un profond rejet dans l’opinion publique. Par contre Juppé figure en tête Seulement 18% des Français pensent que Hollande est un bon président selon les résultats d’un sondage* Odoxa pour le magazine L’Express publié le 29 mars. Le président de la République voit sa cote de popularité chuter de 2 points et atteint ainsi son plus bas niveau de satisfaction depuis novembre 2014 (16% d’opinions favorables à l’époque) et donc depuis les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hypercacher, en janvier 2015. Il recueille 45% d’opinions favorables à gauche contre 54% d’opinions défavorables. Si le chef de l’État n’est pas très populaire en France, il est davantage plébiscité en EuropeLe sondage a interrogé des  »échantillons représentatifs » d’électeurs européens sur le président de la République. On découvre que 56% des sondés allemands, 54% des sondés espagnols, 50% des sondés italiens et 49% des sondés britanniques ont une opinion favorable de François Hollande. Avec 18% d’opinions favorables, le président de la République fait pâle figure face à ses homologues européens. En effet, Angela Merkel recueille 51% d’opinions positives en Allemagne, David Cameron 44% au Royaume-Uni, Matteo Renzi 34% en Italie et Mariano Rajoy 27% en Espagne. Les Français apprécient en revanche Angela Merkel (68% d’opinions favorables), Matteo Renzi (60%), Mariano Rajoy (58%) et David Cameron (56%). À la même question de savoir s’il est « bon » dans ses fonctions, le Premier ministre Manuel Valls recueille 31% d’opinions favorables (-4 points), contre 68% d’opinions défavorables. Au palmarès de l’adhésion des autres personnalités politiques, le trio de tête est formé par Alain Juppé (42%, -2); Emmanuel Macron (37%, +1) et François Bayrou (29%, -4). En revanche le palmarès du rejet est formé de Marine Le Pen (57%, =), Marion Maréchal-Le Pen (57%, +4) et Nicolas Sarkozy (52%, =).

Pas d’avenir pour Canal+ sans le foot anglais

Pas d’avenir pour Canal+ sans le foot anglais

 

 

On sait que Canal + connaît depuis des mois une baisse d’audience en raison notamment de l’influence qu’exerce l’industriel Bolloré sur la ligne éditoriale. Reste cependant le football qui attire à peu près la moitié des abonnés ; Or  les droits du foot anglais ont été arrachés par, le groupe Altice dirigé de Patrick Drahi propriétaire notamment de SFR et de Numericable. Pour l’instant le groupe Altis n’a pas précisé les conditions de diffusion du football anglais compétition la plus regardée au monde. Du coup 2 solutions apparaissent possibles pour Canal+ soit payer  relativement cher à Altice le droit de diffuser ces matchs, soit renoncer à la diffusion ; mais ce qui porterait un nouveau coup sérieux à l’audience de Canal+.  « Les droits premium n’ont pas vocation à être détenus ou maintenus en exclusivité pour nos propres clients. Interdire à des clients d’avoir accès au foot parce qu’ils ne sont pas chez nous, cela serait une mesure audacieuse qui pourrait se retourner contre nous.  Je ne crois pas à l’exclusivité qui enferme le client. Il est difficile de le conserver par la contrainte, le client veut avoir le choix » a alors indiqué en début de semaine Michel Combes, directeur des opérations Altice et PDG de sa filiale SFR, à nos confrères des Echos. Mais Le groupe Canal douterait même des réelles intentions d’Altice concernant la cession de lots à de potentiels rivaux.

Taux : La Fed dans le potage

Taux : La Fed dans le potage

 

La dernière déclaration de la présidente de la Fed n’est guère éclairante sur l’évolution des taux américains. « Etant donné les risques pesant sur les perspectives, je considère qu’il est approprié pour le Comité (de politique monétaire de la Fed) d’agir prudemment dans l’ajustement de sa politique », a-t-elle ajouté. « L’impact général pour l’économie américaine des développements sur les marchés mondiaux depuis le début de l’année sera très vraisemblablement limité », a encore dit Janet Yellen. Traduction le tassement économique mondial aura sans doute des conséquences aussi sur les États-Unis mais il convient de les minimiser. La politique de relèvement des taux n’est pas remise en cause mais dans le contexte elle n’est plus vraiment d’actualité. Une déclaration qui dit tout et son contraire. Les risques pesant sur l’économie mondiale ne devraient pas avoir d’impact profond sur l’économie des Etats-Unis mais il demeure approprié pour la Réserve fédérale de procéder « prudemment » dans le resserrement de sa politique monétaire, a donc déclaré mardi la présidente de la banque centrale américaine. « Les développements à l’étranger signifient qu’il nous faudra certainement, pour atteindre nos objectifs en matière d’emploi et d’inflation, suivre une trajectoire un peu plus basse pour le taux des fonds fédéraux que ce que nous avions anticipé en décembre », a dit Janet Yellen devant l’Economic Club de New York. La Fed a relevé ses taux en décembre dernier, pour la première fois depuis près de 10 ans, et les marchés s’interrogent depuis sur le nombre de hausses à venir cette année et sur le calendrier qu’adoptera la Réserve fédérale. Omer Esiner, analyste de marchés chez Commonwealth Foreign Exchange, note que le ton prudent de Yellen « n’est pas une surprise en lui-même mais est un peu surprenant par rapport au choeur des orateurs de la Fed la semaine dernière. »

Pompiers: le principe de gratuité remise en cause ?

Pompiers: le principe de gratuité remise en cause ?

 

Encore un vrai faux débat à la française avec d’un côté les radicaux partisans de la gratuité totale, de l’autre  ceux qui souhaitent que soit facturées certaines prestations excessives. Un débat ouvert par La décision prise dans le Calvados de facturer aux usagers certaines interventions des sapeurs-pompiers . « Cela bafoue » le principe de gratuité des secours, a affirmé lundi à l’AFP le président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. On oublie cependant de s’interroger pour savoir pourquoi les interventions des sapeurs-pompiers sont aussi importantes et nombreuses. La vérité c’est que les pompiers sont le plus souvent et de loin les premiers sur les lieux des sinistres ou des accidents. Les services de police, le SAMU et autre services d’intervention n’arrivent  en général que bien après les pompiers. Du coup les pompiers interviennent y compris sur des événements qui ne relèvent pas prioritairement de leur champ de responsabilité. On ne saurait sans doute reprocher aux pompiers leur efficacité et la rapidité mais on peut cependant s’interroger sur l’efficience d’autres services. Par exemple des les accidents automobiles mineurs qui ne mettent en cause que des dégâts aux carrosseries avec éventuellement des blessures légères qui ne nécessitent que l’intervention légère d’un médecin. Problème cependant la couverture sanitaire de la part de ces médecins devient de plus en plus lâche voir inexistante en particulier dans les zones rurales. Problème aussi,  les services de police ont trop pris l’habitude de n’intervenir que 15 ou 20 minutes après les pompiers. Quant au SAMU il est le plus souvent débordé. Une situation qui a conduit le conseil d’administration du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) du Calvados d’assortir d’une contribution forfaitaire certaines interventions du SDIS. A compter du 1er avril, il en coûtera ainsi 463 euros pour un déblocage d’ascenseur ou pour une « levée de doute alarme incendie », 410 euros pour un « appel abusif avec engagement », 241 euros pour une personne en état d’ébriété ou pour un « relevage à domicile sans transport », à la suite d’un malaise par exemple. L’exemple donné par le colonel Faure ne parvient pas vraiment à convaincre : pour  personne ivre sur la voie publique: si on appelle les pompiers, a souligné le colonel Faure, ce n’est pas parce qu’elle fait du bruit, mais parce que c’est une personne qui souffre ».  »

(Avec AFP)

Terrorisme : Dati comme Bachelot reconvertie dans le journalisme :

Terrorisme : Dati comme Bachelot reconvertie  dans le journalisme :

Rachida Dati, la mondaine, envisage peut-être de se reconvertir comme Bachelot dans le journalisme. La preuve supplémentaire que les responsables politiques sont plus à l’aise dans le commentaire que dans l’action. Elle a  sans doute oublié qu’elle avait été ministre de la justice pendant le mandat de Sarkozy. Certains  commentaires ne sont sans doute pas sans pertinence mais on attend de la politique autre chose que des bavardages évidents. En outre et peut-être surtout le déni d’intégrisme n’est pas le seul fait du gouvernement actuel mais qu’il est pratiqué depuis une trentaine d’années. (Interview JDD)

Existe-t-il un Molenbeek français?
Partout en France, il existe des terreaux et des territoires favorables à la radicalisation. Aujourd’hui, nous sommes dans la réaction, comme tétanisés par la crainte du prochain attentat. Alors que nous devrions comprendre ce processus de radicalisation qui conduit à la barbarie, pour le prévenir et l’empêcher. ­Manuel Valls a fait une faute en déclarant qu’il ne fallait pas « comprendre car ce serait excuser »! C’est exactement ce que veulent ces terroristes : que nous ne comprenions pas ces processus criminels pour qu’ils nous terrorisent à leur guise. Il faut aussi accepter d’entendre que le terreau de cette radicalisation est en partie dû à une aggravation des inégalités, notamment à l’école, à un nombre croissant de jeunes sans formation et sans qualification perdus dans la nature. Pendant des années, on a glorifié le plan Borloo de rénovation urbaine à coups de milliards d’euros avec l’efficacité mitigée que l’on connaît : des ghettos avec leurs propres règles et des communautarismes. On a repeint et rénové les immeubles en y remettant dans les mêmes lieux les mêmes populations en difficulté. Valérie Pécresse a raison de ne plus vouloir de constructions de logements très sociaux dans des quartiers qui en sont déjà « surdotés ». On a aussi fermé les yeux sur ce qui se passait dans ces ghettos par facilité ou par cynisme. Nous devons cesser l’angélisme.

 

La droite n’est-elle pas encore, sur ce terrain, dans une logique du tout répressif?
Comme je vous l’ai dit, nous sommes dans la réaction. Et la réaction à des attentats de masse est d’abord sécuritaire. Mais nous devons agir dans la durée en mettant en œuvre une politique publique de détection de la radicalisation, de déradicalisation et d’intégration de tous ces jeunes qui sont français. Cessons de déléguer cette mission de service public aussi fondamentale pour notre cohésion à des associations non contrôlées, à des imams autoproclamés et à des experts improvisés, sans parler de l’influence dangereuse d’organisations financées par certains pays du Golfe! Nous le payons très cher aujourd’hui. Cette politique doit être une politique d’Etat incarnée par une autorité d’Etat. On a trouvé 8 milliards pour sauver les banques en 2008, ne peut-on pas trouver quelques millions pour sauver durablement notre jeunesse, préserver notre sécurité et notre cohésion? C’est une cause nationale. Oui le monde a changé, oui l’économie s’ubérise, mais le plus grave est cette ubérisation du terrorisme. Ce sont des sujets sur lesquels nous avions travaillé avec Nicolas Sarkozy avant 2007. Nous étions conscients des enjeux, de l’échec de l’intégration et des dangers du communautarisme.

 

Hollande- Changement d’heure : le « changement c’est maintenant » !

Hollande- Changement d’heure : le « changement c’est maintenant » !

 

Enfin un changement tenu par François Hollande en temps  en heure. « le changement c’est maintenant ». Une promesse dans la continuité des gouvernements précédents. A défaut de modifications plus fondamentales on change l’heure. Evidemment on aurait attendu de la part de la gauche des changements structurels plus significatifs y compris sur le décompte du temps. On sait que la France souffre d’un manque de compétitivité chronique dès lors pourquoi ne pas rajouter une heure à chaque journée, une journée à chaque mois ou même un mois à chaque année. On s’étonne que les nombreux technocrates que comptent le gouvernement et l’Etat n’aient pas réfléchi à cette question centrale. Car le décompte du temps n’est qu’une convention, une sorte de repère pour nous, les faibles humains face à l’incompréhensible problématique de l’espace temps qui échappe à la plupart. Curieux qu’un jeune esprit éclairé  comme lune Macron n’ait pas eu cette idée. C’est pourtant simple par exemple avec des journées de 25 heures, on gagne en temps d’activité et de productivité Ce qui permettrait de compenser le mois de congé supplémentaire que représente la RTT à 35 heurs. Là encore par souci de ménager la gauche de la gauche, on ne toucherait pas au tabou des 35 heures mais on rajouterait une semaient par mois. En plus cela s’inscrirait bien dans la théorie  fumeuse de Mitterrand qui voulait donner du temps au temps. Il ne s’agirait donc pas d’une remise en cause des acquis sociaux mais d’un étirement du temps pour compenser ces avancées sociales bien mal acquises. En poussant le raisonnement plus loin ce serait tout bénéfice pour Hollande qui du coup pourrait aussi prolonger  d’autant son mandat. Pour peu que la mesure soit rétroactive (le changement est intervenu en 1975), on pourrait rallonger le calendrier pour les 40 ans écoulés ; du coup on pourrait reporter les élections présidentielles vers 2021 ou 2022. Certes on objectera peut-être qu’on passerait alors d’une monarchie républicaine à la monarchie de l’ancien régime mais franchement y-a-t-il une grande différence, le régime est le même, seule la cour a changé. On est simplement passé d’une noblesse de sang à une noblesse d’oligarques

 

Le rachat de beIN Sports pour sauver Canal+

Le  rachat de beIN Sports pour sauver Canal+

 

Canal+ en pleine perdition d’audience cherche à sauver la chaîne en obtenant l’exclusivité de la diffusion de being sport. En effet un client sur deux s’a bonne à Canal pour voir le foot or Canal + sera privé des droits de diffusion du championnat le plus vu dans le monde à savoir le championnat de foot anglais.  Selon BFM Business  Canal+ pourrait donc  payer « plus de 300 millions d’euros par an durant 5 ans » pour la distribution exclusive de la chaîne sportive beIN Sports, soit un total de plus de 1,5 milliard d’euros. Un montant qui paraît d’autant plus élevé que Canal ne verse que 50 millions d’euros par an à Eurosport pour la distribuer en exclusivité rappelle BFM Business.   BFM Business explique aussi que ce projet d’accord ne ferait pas forcément gagner des abonnés à Canal+: les téléspectateurs devraient pouvoir continuer à s’abonner uniquement à beIN Sports pour le prix actuel même si un rabais sur la facture totale devrait être proposé en cas d’abonnement conjoint à beIN Sports et Canal. Mais BFM Business évoque aussi les « rentrées d’argent » dont bénéficiera Canal qui « empochera le produit des abonnements à beIN Sports, moins la commission laissée aux fournisseurs d’accès » dont le montant est encore en discussion. L’accord entre la filiale de Vivendi et beIN Sports doit également obtenir le feu vert de l’Autorité de la concurrence qui doit donner sa réponse avant fin avril.

(avec bfm)

Abdeslam «souhaite partir le plus vite possible en France», Pourquoi ?

Abdeslam «souhaite partir le plus vite possible en France»,  Pourquoi ?

 

 

Curieux ce changement de stratégie de la part du très procédurier avocat d’ Abdeslam ; dans un  premiers temps il a tout fait pour retarder et même empêcher le transfert du terroriste en France. Objectif ne pas avoir à affronter les chefs d’inculpation de la justice française et être jugé par une justice belge pour des motifs moins lourds. Mais depuis les attentats de Bruxelles Abdeslam pourrait être impliqué d’une manière ou d’une autre du fait de ses relations très étroites avec le réseau de tueurs. Du coup les chefs d’inculpation en Belgique risquent d’être désormais plus sévères que précédemment. L’ avocat change son fusil d’épaule et souhaite désormais que son client réponde de ses actes commis en France devant la justice française. Pour cela l’avocat souhaite démontrer que son client n’est  responsable d’aucune tuerie et même qu’ il a renoncé de lui-même à déclencher les explosifs dont il était porteur. Reste évidemment l’éventuelle complicité de l’intéressé avec les auteurs des attentats. Mais des preuves qui seront peut-être difficiles à apporter par l’accusation notamment faute d’arrestation de complices encore en fuite. Il en va différemment  suite aux attentats de Bruxelles car plusieurs membres du réseau ont été arrêtés et pourraient témoigner de la complicité d’Abdelsam. Depuis les attentats perpétrés mardi par ses amis à l’aéroport international de Zaventem et dans le métro bruxellois, Salah intéresse beaucoup la justice belge. Le benjamin des trois frères Abdeslam a été arrêté vendredi dernier à Molenbeek, quatre jours avant les attentats, après quatre mois de cavale. Inculpé pour assassinats terroristes, il est incarcéré dans le quartier de haute sécurité de la prison de Bruges. Et son renvoi en France pour y répondre de sa participation aux attentats pourrait être retardé. La justice belge a décidé jeudi de reporter au 7 avril sa décision sur la prolongation de son maintien en détention provisoire et statuera le 31 mars sur le mandat d’arrêt européen délivré par la France. «Il faut laisser du temps à la justice belge», avait admis le procureur de Paris François Molins lors de sa visite lundi à Bruxelles. Le lendemain, les amis de Salah Abdeslam se faisaient exploser dans l’aéroport de Bruxelles et dans le métro de la capitale, tuant 31 personnes et en blessant 300 autres, selon le dernier bilan provisoire communiqué par le ministère de la Santé. Le pire attentat jamais commis en Belgique.

Ubériser l’emploi, une solution pour le chômage (Julien Pérona,) …..ou le retour au statut de journalier

Ubériser l’emploi, une solution pour le chômage (Julien Pérona,) …..ou  le retour au statut de journalier

 

Ubériser  l’emploi ou transformer les salariés en. Travailleurs indépendants,  la solution de Julien Pérona, fondateur d’AddWorking, agence d’emploi digitale spécialisée dans le «hors salariat» ;  un nouveau concept donc qui vise à concevoir le travail par mission, autant dire que c’est le retour au statut de journalier d’il y a un siècle.  Des salariés devenant Auto entrepreneurs, le rêve de certains qui veulent supprimer le salariat et ses contraintes économiques et sociales L’intermédiation numérique justifierait ce changement de statut. Revenons d’abord sur la définition que donne Wikipedia à la définition de journalier :  « Les termes de  brassier » et  manouvrier » (terme qui a perduré avec « manœuvre ») ont un sens proche et désignent également des ouvriers agricoles pauvres ; les deux mots indiquent une personne qui loue sa force physique, ses bras ou ses mains, et qui donc ne possède pas de train de culture (charrue et animaux de trait, bœufs, cheval ou mulet). Les journaliers et manouvriers existaient aussi dans les villes, pratiquant une multitude de petits métiers et louant là leurs bras à la journée. Celui qui s’en sortait le mieux était celui qui réussissait à se faire embaucher régulièrement, même si les salaires étaient minimes. ». En France le nombre d’autos entrepreneur ne cesse de progresser en raison notamment de la situation du chômage. Mais pour quel revenu ? Une enquête de 2011 effectuées par l’INSEE donne des éléments de réponse : «C’est une enquête INSEE qui révèle le revenu moyen d’un auto-entrepreneur en 2011. Alors même que le régime connaît un franc succès dans tous les secteurs d’activité ou il est éligible, les autoentrepreneurs semblent, globalement, avoir du mal à se générer un revenu décent. Explications.5430 euros par an : c’est le revenu moyen d’un auto-entrepreneur en 2011, année où ils étaient 416.000. Difficile d’en vivre, c’est certainement pour cette raison qu’un tiers d’entre eux préfèrent conserver un emploi en parallèle. A noter qu’un auto-entrepreneur sur quatre a empoché moins de 900 euros par an en 2011 ». Il s’agit bien entendu d’une moyenne qui cache beaucoup de disparités. Même si on actualise ce chiffre cela correspond à un salaire d’environ  500 € par mois. On objectera que beaucoup ne travaillent pas à plein temps mais même ceux qui font les mêmes horaires qu’un salarié voire davantage ont des difficultés à dégager un revenu satisfaisant. Un monde d’autoentrepreneurs peut a priori faire rêver car il supprime le lien de subordination vis-à-vis du patron mais du coup on lui substitue une autre subordination celle du client mais en réalité celle d’une nouvelle intermédiation type Uber. L’outil numérique n’est qu’un prétexte pour réduire la rémunération aussi pour supprimer les couvertures sociales (santé, retraite, chômage). En même temps qu’on transfère les charges sociales, on  transfère aussi souvent les charges de capital. Un phénomène bien connu dans le transport routier quand certaines entreprises avaient transformé leurs salariés en sous-traitants devant y compris investir dans l’achat d’un camion et hypothéquer leur maison. Ce monde de nouveaux  journaliers est évidemment une vision ultra libérale. Certes il faut sans doute encourager la création d’entreprise y compris celles d’auto entrepreneurs sous réserve toutefois de réguler les conditions de concurrence afin d’une part que les intéressés puissent dégager des revenus immédiats convenables mais aussi afin de ne pas hypothéquer les équilibres de la protection sociale (même si cette dernière mérite d’être réformée sérieusement). Pour autanat concevoir le travail par mission nous ramènerait à 100 ou 200 ans en arrière.

 

Interview le Figaro :

Le nouveau projet de loi travail

 

Le nouveau projet de loi travail 

 

• Temps de travail

- La primauté de l’accord d’entreprise en matière de durée de travail devient un principe.

- Une journée de travail de 12 heures maximum (contre 10) reste possible, mais les critères sont précisés: activité accrue ou motifs liés à l’organisation de l’entreprise.

- La possibilité de passer à une moyenne hebdomadaire de travail de 46 heures (au lieu de 44) sur 12 semaines, qui nécessite actuellement un accord de branche et un décret, est assouplie: un accord d’entreprise suffira.

- Un taux de majoration des heures supplémentaires de 10% seulement au lieu des 25% généralement pratiqués.

- Annualisation possible du temps de travail sur trois ans, au lieu d’un. Dans ce cadre, le seuil de déclenchement des heures supplémentaires sera supérieur à 35 heures hebdomadaires.

- Sur décision unilatérale de l’entreprise de moins de 50 salariés, modulation possible du temps de travail sur 9 semaines au lieu de 4.

• Licenciement économique

Les motifs de licenciement économique sont précisés: quatre trimestres consécutifs de baisse des commandes ou du chiffre d’affaires, deux trimestres consécutifs de pertes d’exploitation, importante dégradation de la trésorerie, ou encore réorganisation de l’entreprise nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité.

Les difficultés d’un groupe seront évaluées sur ses seules filiales françaises, mais le juge devra vérifier que l’entreprise ne les organise pas «artificiellement» pour licencier. Le cas échéant, la rupture sera requalifiée en licenciement sans cause réelle et sérieuse.

• Référendum d’entreprise

Un accord d’entreprise devra être «majoritaire», c’est-à-dire signé par des syndicats représentant plus de 50% des salariés aux élections professionnelles. Faute de majorité, les syndicats minoritaires (plus de 30%) pourront demander un référendum d’entreprise pour valider l’accord.

• Accords en faveur de l’emploi

Les accords d’entreprise conclus pour «préserver ou développer l’emploi» s’imposeront aux contrats de travail, sans pouvoir «diminuer la rémunération du salarié».

S’il refuse, un salarié pourra être licencié pour motif «sui generis» et pas pour un motif économique.

• Mesures pour les PME-TPE

Les branches professionnelles pourront négocier des accords-types applicables unilatéralement par les employeurs d’entreprises de moins de 50 salariés.

Dans les entreprises sans représentation syndicale, les employeurs pourront aussi négocier avec des salariés mandatés par un syndicat sur tout sujet pouvant faire l’objet d’un accord.

• Compte personnel d’activité

Le CPA regroupera, à partir de 2017, le compte personnel de formation (CPF), le compte pénibilité (C3P) et un nouveau «compte engagement citoyen». Le CPA sera ouvert aux indépendants et non-salariés, ainsi qu’aux fonctionnaires.

Les jeunes décrocheurs auront droit à un abondement de leur CPF pour acquérir une première qualification. Quant aux salariés non-diplômés, ils cumuleront jusqu’à 40 heures de formation par an sur leur CPF (au lieu de 24), dans la limite de 400 heures (au lieu de 150).

Le «compte engagement citoyen» permettra d’acquérir des heures de formation récompensant bénévolat ou volontariat: service civique, réserve militaire ou sanitaire, maître d’apprentissage, activités associatives…

• Garantie jeunes

Pour les jeunes ni en emploi, ni en étude, ni en formation, généralisation dès 2017 du «droit» à la garantie jeunes, sous condition de ressources: un accompagnement renforcé vers l’emploi et une allocation mensuelle de 461 euros, pendant un an.

• Moyens syndicaux

Les heures accordées aux délégués syndicaux seront augmentées de 20%.

• Déconnexion

A partir de 2018, un «droit à la déconnexion» devra être négocié dans les entreprises.

• Médecine du travail

Plus de visite médicale à l’embauche systématique, sauf pour les postes à risque.

Suivi médical personnalisé selon les conditions de travail, l’état de santé et l’âge du travailleur, les risques professionnels auxquels il est exposé. Étendu aux intérimaires et en contrats courts.

• Convictions religieuses

Le projet de loi affirme la «liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses». Deux restrictions sont possibles, entrave à la liberté d’autrui et au bon fonctionnement de l’entreprise. Ce principe reprend la jurisprudence de la cour européenne et de la cour de cassation. Il ne figurera pas dans le code du travail.

• Représentativité patronale

La mesure de l’audience patronale sera pondérée pour tenir compte du nombre d’entreprises adhérentes à hauteur de 20% et du nombre de salariés à hauteur de 80%.

(Figaro éco)

Un pacte national pour le développement des métropoles ou la confirmation de la désertification du territoire

 

Le  gouvernement a annoncé lors du Conseil des ministres du 24 mars qu’il allait engager des discussions avec toutes les métropoles françaises afin d’aboutir à un pacte national d’ici juin 2016 visant à accélérer leur développement. Inversement la désertification du reste du territoire va évidemment s’accélérer ; mais la mode est à la concentration quitte à s’émouvoir ensuite de ses conséquences sociétales et environnementales sans parler du coût de l’immobilier qui ruine les acquéreurs et les locataires.  Dune certaine manière la mode mondiale de la métropolisation qui entasse de plus en plus de monde dans un espace restreint constitue une folie économique, humaine et environnementale. D’ici 30 à 40 ans, en fonction  des tendances lourdes -amplifiées par les restructurations économiques provoquées  depuis 2008- , le territoire sera organisé  autour d’une  quinzaine de 15 villes d’un millions habitants et plus, de PMV (petites et moyennes villes)   et d’immenses territoires dépeuplés ( le grand arc ouest sud ouest) ; Si on tente de faire une typologie des zones de résidence de la population, le  territoire pourrait  être structuré de la manière suivante :

-Environ  15  métropoles de plus d’un million d’habitants

-de villes moyennes de l’ordre de 300 000 habitants

-de petites villes

-de zones rurales en développement dans l’attraction des grandes agglomérations

-de zones rurales en voie de régression voire de disparition

Dans une  économie de plus en plus flexible, évolutive et de réseaux, la logique de localisations des sociétés renforce le processus de métropolisation. Mais si la concentration a des effets bénéfiques (productivité, main d’œuvre qualifiée, synergies enseignement supérieur-entreprise,  accès aux marchés etc.) la concentration a aussi des effets négatifs : les problèmes d’engorgement,  de congestion, de pollution  se traduisent par des surcoûts pour les entreprises et surtout  pour la collectivité. Des villes moyennes éprouvent elles de plus en plus de difficultés à conserver un tissu industriel (voire de services),  les  villes plus éloignées de grandes métropoles auront du mal à fixer emplois et résidents.  Ce sera le cas pour certaines petites villes du grand sud ouest et de l’ouest.  Depuis 1990, en France, c’est dans les communes périurbaines que la croissance de l’emploi total a été, et de loin, la plus élevée (+ 16 % contre + 3,5 % au niveau national). L’emploi total a aussi progressé dans l’espace à dominante rurale, même si cette progression est modeste (d’à peine 1 %, alors qu’elle est de l’ordre de 8 % hors emploi agricole). Ceci est dû en partie à une déconcentration significative d’emplois industriels vers les communes périurbaines ou sous faible influence urbaine, les seules dans lesquelles l’emploi industriel manufacturier a progressé. Par contre dans  les zones rurales qui ne bénéficient   pas de l’attractivité urbaine  les  emplois  sont rares et la population régresse.  Aujourd’hui, « l’agricole ne fait plus le rural », l’emploi agricole ne représentant guère plus de 10 % de l’emploi rural (14 % dans l’espace à dominante rurale). Certes, l’agriculture occupe toujours le territoire, son emprise s’étant en définitive peu relâchée (elle utilise près de 30 millions d’ha sur les 55 millions du territoire national, soit un recul de 5 % sur les vingt dernières années). D’ici 2040, il est à prévoir que la population aura considérablement diminué dans les zones défavorisées en raison de l’insuffisance d’  équipements publics et d’activité  économique. Nombre d’habitants de ces communes sont contraints de rechercher ailleurs un emploi, à 20, 30, parfois 50kms. Ces habitants sont tentés de se rapprocher de leurs lieux de travail (surtout si les deux époux travaillent). Cela d’autant plus que souvent les moyens de transport collectifs sont à peu près  inexistants et/ou ne permettent d’assurer  les déplacements domicile travail.  Du coup d’immenses  territoires de l’arc ouest sud ouest sont en voie de désertification.

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