Archive pour le Tag 'le retour ?'

Hollande, Jospin, Sarkozy : le retour pourquoi ?

Hollande, Jospin, Sarkozy : le retour pourquoi

 

 

 

Il y a quelque chose de très spécifique en France avec la renaissance régulière des vieux chevaux de retour de la politique. Dans les pays anglo-saxons notamment lorsqu’un responsable est battu, il disparaît purement et simplement de la scène. En France, les battus résistent, n’hésitent  pas parfois à se représenter en tout cas font tout pour continuer d’exister politiquement. C’est le cas avec la sortie des livres et les interviews des vieilles barbes de la politique à droite comme à gauche.

La question est de savoir si cela préfigure vraiment une transformation de cette présence médiatique en candidature potentielle pour 2022. Rien n’est sûr dans ce domaine car les intéressés n’ont pas laissé une trace positive et  historique lors de leur passage au plus haut niveau de la gestion des affaires publiques. Jospin aujourd’hui avec le temps apparaît comme la figure pure et dure du socialisme alors qu’il est sans doute un de ceux qui a le plus liquidé les entreprises nationales et montrer des rapports presque aristocratiques et sectaires avec le peuple: La raison principale de son échec aux présidentielles.

 Hollande évidemment n’a guère convaincu quant à l’efficacité de sa gestion et pas davantage Sarkozy fort en gueule mais faible en action. La remontée des intéressés sur la scène médiatique correspond peut-être au grand vide que connaît la politique française. Bien peu de responsables actuels présentent une stature de chef d’État et on se raccroche sans doute à des personnages dont on peut contester l’action mais qui d’une part avait une certaine épaisseur, d’autre part pour la plupart ne manquaient pas de culture.

Aujourd’hui on peine à trouver des personnalités d’une certaine dimension. Sans doute un phénomène général lié à la perte d’attraction de parti politique en pleine déliquescence et qui n’attirent souvent que des médiocres. En plus le rejet est tellement fort pour les partis politiques classiques que les électeurs se livrent parfois à des aventures dangereuses en acceptant d’élire n’importent qui surtout pour empêcher l’élection des caciques. D’où sans doute le succès de certains écolos, de Macron lui-même et de ses députés. Certains de ces derniers donnent vraiment l’impression de sortir de maternelle d’où cette nostalgie à l’égard des anciens pas toujours efficaces mais toutefois quand même d’une autre stature.

 

2017-Nicolas Sarkozy : le retour ? Tout dépend des affaires judiciaires

2017-Nicolas Sarkozy : le retour ? Tout dépend des affaires judiciaires

 

 

Dans les sondage, il est en tête mais il y a les affaires ; En cas de présidentielle aujourd’hui, Nicolas Sarkozy devancerait François Hollande avec 29 % contre 20 % au chef de l’Etat et 24 % à Marine Le Pen, selon une enquête BVA publiée la semaine dernière. Pour OpinionWay, Nicolas Sarkozy obtiendrait au second tour 53 % - son score de 2007 - contre 47 % à François Hollande. Quatre ans avant 2017, ces enquêtes n’ont évidemment pas un caractère prédictif sur un scrutin, mais illustrent les conséquences de l’impopularité de François Hollande. Ces chiffres montrent, pour Bruno Jeanbart, directeur des études d’OpinionWay, que l’ex-chef de l’Etat bénéficie d’un «  socle électoral solide ». Qui a d’ailleurs expliqué pour lui son score de premier tour en 2012 (27,1 %) malgré sa forte impopularité d’alors. Autre phénomène favorable, le fait que personne, pour l’instant, ne se soit imposé dans l’opposition.  Pour autant, « ces résultats, affirme Bruno Jeanbart, ne facilitent pas l’équation du retour, qui dépend en grande partie de circonstances extérieures à lui-même » et en premier lieu, « des dossiers judiciaires en cours », avec en tête, l’issue de sa mise en examen dans l’affaire Bettencourt et les soupçons pesant sur son ex-bras droit Claude Guéant au sujet du financement de la campagne présidentielle de 2007 par la Libye.  L’émergence possible d’une figure à l’UMP changerait aussi la donne pour Bruno Jeanbart, qui note qu’en 2012, comme en 2007, les candidats de l’opposition ont émergé tardivement, dans les dix-huit derniers mois. « S’il s’engage, personne à droite ne peut le battre. Est-ce qu’il peut gagner la présidentielle ? C’est une autre affaire », tranche un cadre de l’UMP. Tant le retour d’un président battu comporte de multiples et complexes inconnues.

 




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