Archive pour le Tag 'le pouvoir'

Encore un personnage médiatique qui prend le pouvoir cette fois en Ukraine

Encore un personnage médiatique qui prend le pouvoir cette fois en Ukraine

 

 

 

Preuve que la démocratie est sans doute malade c’est qu’elle permet à des individus médiatiquement connus d’accéder pouvoir sans aucune expérience. La vague du dégagé ce n’est pas étranger à ce phénomène. Souvent les électeurs votent davantage exclure que pour soutenir. C’est le cas en France et dans nombre de pays ainsi pour la France les derniers présidents de la république ont davantage été élus par Roger de Le Pen que par adhésion à leurs propres idées. D’où cette ambiguïté car les nouveaux élus se croient alors investis pour mettre en œuvre leurs orientations. Des orientations rapidement rejetées par l’opinion publique. En France les orientations de Macon sont rejetées par 65 à 70 % de l’opinion. Pourtant Macon joue de sa légitimité pour imposer ses mesures contestées et par ailleurs assez inefficace si l’on en juge par exemple par les résultats concernant la croissance et l’emploi Elu triomphalement président de l’Ukraine en avril, Volodymyr Zelensky, ancien humoriste novice en politique, avait dissous aussitôt l’assemblée, qui lui était très hostile. Pari réussi : son parti arrive largement en tête des législatives anticipées ce dimanche avec 43,9 % des voix, un score record, selon un sondage réalisé à la sortie des urnes. Rien ne dit que le nouveau président mènera une politique contre-productive mais l’inverse n’ont plus. On s’est par exemple que 30 à surtout été élu du fait de sa posture médiatique ; pour l’instant il ne fait pas preuve d’une très grande compétence sans parler le propos irresponsable susceptible d’alimenter des conflits. En Italie aussi c’est l’humoriste Bepe Grillo qui a permis le basculement politique. D’une manière générale la politique et gangrène est par cette obsession médiatique avant les actions mais malheureusement aussi pendant l’exercice des mandats. La représentation des choses prend le pas sur la réalité. De ce point de vue Macon, qui a fait du théâtre ne se prive pas d’affirmer presque chaque jour sa présence en écrasant au passage son gouvernement, ses députés et son parti. Poutine ne s’y prend pas autrement avec la dictature en plus. Même chose pour Erdogan et d’autres pays. En France si Mimi Mathis ou Michel Drucker décidé brusquement d’être candidat, ils auraient peut-être des chances d’être élus !

 

Le « Gilet jaune » Eric Drouet : le pouvoir a trouvé son lampiste

 Le « Gilet jaune » Eric Drouet : le pouvoir a trouvé son lampiste

 

 

Après la compassion, la concession, vient maintenant le temps de la répression : et le pouvoir vient de trouver son bouc émissaire : Eric Drouet, l’intéressé a été de nouveau mis en garde à vue au motif qu’il « s’apprêtait à manifester sur les Champs-Élysées ». Une arrestation qui n’est pas neutre et qui vise surtout à faire peur aux derniers protestataires des gilets jaunes qui surtout ont eu l’impudence de demander la démission du monarque Macron. Un monarque qui lors de son allocution du 31 décembre a d’ailleurs nettement changé de ton en remettant son costume jupitérienne, en rappelant l’ordre public, en justifiant ses réformes et qui a dit qu’il ne changerait pas de cap. On sait que les gilets jaunes n’ont pour l’instant pas de structuration ; du coup, d’une certaine manière à travers cette deuxième interpellation très symbolique le pouvoir en désigne un. Avec évidemment le risque d’en faire un martyr tellement les chefs d’inculpation sont minces voir inexistants. Le pouvoir montre ainsi son vrai visage revanchard et veut régler ses comptes à cette foule haineuse. Une foule composée surtout de gueux qui remettent le pouvoir en cause, le pouvoir de l’ordre financier établi et de ses courtisans. On observera en la circonstance que la justice indépendante fait diligence quand sur des dossiers politico-financiers, il faut attendre des années voir des dizaines d’années pour que tout finisse en eau de boudin. Ainsi les casseroles de Chirac, celles de Sarkozy engluées dans les méandres de la procédure ou encore celle de l’actuel président de l’Assemblée, Richard Ferrand qui a permis à sa compagne de se constituer un petit magot de 700 à 800 000 € aux frais de la princesse. C’est la confirmation que l’ordre public servi par la justice et surtout un concept pour les pauvres. Pas vraiment une découverte mais avec Macron, la réaffirmation du droit monarchique.

Conflit Fillon –Copé : le pouvoir pour seule doctrine

Conflit Fillon –Copé : le pouvoir pour seule doctrine

Le conflit Copé-Fillon est révélateur du vide idéologique et des pratiques mafieuses de certains partis. (Le terme « mafia » a été employé par Fillon). Première explication, l’UPM découvre la démocratie. Jusque là  élection du responsable ressemblait davantage à un plébiscite qu’à une élection démocratique. Le candidat était choisi par l’appareil et les militants suivaient. Cette pratique ne vaut pas d’ailleurs que pour la seule UMP ; curieux pour des partis qui ont précisément à faire vivre la démocratie dans l’ensemble du pays. Un peu comme si pour élection à la présidence de la république les français ne pouvaient voter que pour un seul prétendant. Plus grave est le vide idéologique, il n’y a plus de doctrine ; l’UMP navigue entre étatisme, libéralisme et social démocratie, il flirte aussi avec le populisme radical type FN. Le bilan économique est hélas catastrophique, un endettement abyssal (30 à 40 000 euros par français), une compétitivité notamment plombée par la fiscalité (70 milliards de déficit extérieur), 3 millions de chômeurs officiels mais en réalité 7 à 8 millions de sans emplois, une administration pléthorique qui tue l’initiative entrepreneuriale et  l’emploi. En réalité, la seule doctrine c’est la conquête du pouvoir ; ensuite on tente de faire face aux réalités mais c’est l’administration qui gouverne. Témoin, la situation du gouvernement actuel qui avait beaucoup promis , trop promis (croissance, emploi, fiscalité, prix de l’énergie etc.). et finalement est contraint de se plier aux exigences européennes et de sa propre administration. Et quand on veut réformer, on complexifie encore avec lois, décrets et taxes bien sûr;  la France et  l’Europe s’enfoncent  dans la crise et pour longtemps. En cause, d’abord l’incapacité à comprendre le caractère systémique de la crise, sa dimension spatiale, ses facteurs explicatifs fondamentaux. Du coup on fait du bricolage quand on ne fait pas le contraire de ce qu’on a annoncé. Un seul exemple, cette affaire d’aéroport de Nantes alors que dans le même temps Ayrault décide de réduire de manière drastique le  développement des infrastructures. Un plan plus réduit suppose évidemment des choix or l’aéroport de Nantes n’est certainement pas la priorité du moment. Pour l’UMP, c’est la descente aux enfers car l’objectif unique c’est 2017, du coup on perd de vue l’objet même d’un parti politique qui devrait d’abord consister à proposer des stratégies pour sortir de la crise. L’image de la France déjà fortement écornée à l’étranger sur le plan économique devient aussi la risée sur le plan démocratique et politique. L’UMP ne sortira pas indemne de ce conflit même avec de nouvelles élections. Si Sarkozy parvient à les imposer, il y aura nécessairement les mêmes candidats (avec d’autres peut-être), donc encore une campagne, des déchirements, et des insultes, des pitreries. Paradoxe suprême, l’UMP se déchire au moment où la France aura besoin d’union nationale pour affronter la crise ; une union qui s’imposera un jour ou l’autre mais sans doute avec beaucoup trop de retard.




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