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Marine Le Pen ne peut pas devenir présidente de la république, pourquoi ?

Marine Le Pen ne peut pas devenir présidente de la république, pourquoi ?

 

Il est vraisemblable que Marine Le Pen ne deviendra jamais présidente de la publique. Avec 33 % des suffrages, elle  a sans doute atteint son plafond de verre et en même temps son seuil de compétences (sans parler des affaires qui la rendront inéligibles). En cause évidemment, les orientations contradictoires  et dangereuses du Front National qui entretient avec l’économie des relations approximatives et aussi évidemment des orientations sociétales aussi radicales que condamnables. Finalement,  Marine Le Pen marche dans les pas de son père Jean-Marie. Jean-Marie Le Pen qui avait réussi à se qualifier  au second tour d’une présidentielle. Sa fille, elle, double  le nombre de voix pour comptabiliser environ 10 millions de voix.  Un score qui est loin d’être négligeable. Un score de partisans mais surtout qui  rend compte  des craintes, des peurs et des difficultés à s’adapter aux mutations économiques et sociales en cours. Au-delà des orientations, le principal obstacle à la progression du front national,  c’est Marine peine elle-même dont la culture, les connaissances et surtout le tempérament sont incompatibles avec la fonction présidentielle. Marine Le Pen présente davantage le profil d’une marchande de poisson que d’une prétendante à la magistrature suprême. 

Macron : 66% des suffrages, grâce au naufrage de Le Pen

Macron : 66% des suffrages, grâce au naufrage  de Le Pen

 

 

Pour une part macro doit sa victoire au véritable naufrage de Marine Le Pen. Au début de la campagne électorale Marine Le Pen s’est réfugié dans le silence et cela a été très profitable à sa popularité. Les sondages de l’époque montraient  qu’elle pouvait être ne candidate dangereux voire même être élue. Mais dès lors qu’elle s’est mise à parler son score n’a cessé de diminuer. En cause évidemment les contradictions de la politique du Front national et leur caractère hasardeux voire dangereux tant sur le plan économique que sociétal. Le débat télévisé a été fatal à Le Pen ; elle s’est  poignardée elle-même en affichant son incompétence totale mais aussi à travers sa brutalité et sa vulgarité dévoilant ainsi sa vraie nature. Ce débat lui a fait perdre de leur une dizaine de points. ,  du coup Macron se retrouve avec un score assez inattendu, au-delà de ses espérances. Il le doit en partie à  Marine Le Pen. Emmanuel Macron remporte en effet  l’élection présidentielle avec plus de 66% des suffrages exprimés, selon les derniers résultats publiés par le ministère de l’Intérieur sur la base de la quasi-totalité des résultats reçus. Le candidat d’En Marche !, qui avait d’abord été donné vainqueur avec un score de plus de 65%, a remporté 66,06% des suffrages exprimés, soit plus de 20,7 millions de voix, selon un décompte fourni par le ministère de l’Intérieur sur la base de 99,99% des suffrages reçus. Sa rivale Marine Le Pen aurait remporterait 33,94% des suffrages, soit plus de 10,6 millions de voix, toujours selon ce même décompte non encore définitif.

Débat Macron-Le Pen : un combat de coqs pour la presse étrangère

Débat Macron-Le Pen : un combat de coqs pour la presse étrangère

Pour résumer, la presse étrangère considère que le débat macro Le Pen ressemblait un combat de coq dans un village gaulois, la grande perdante étant  Marine le Pen  victime surtout de son ignorance et de sa vulgarité. Pour le New-York Times, le duel « ressemblait plus à une empoignade que l’on peut trouver dans une émission de télévision américaine qu’à une discussion raisonnée comme les Français ont l’habitude de voir ». Le journal américain ajoute que « c’était un violent combat verbal. Les deux ont été agressifs, se sont coupés la parole… ». Sur le site Politico, le journaliste Nicholas Vinocur constate que Le Pen et Macron  »se sont opposés dans un débat houleux ». Cette émission  »a souligné tous les désaccords allant de l’éducation à l’Union européenne » entre les deux prétendants à la magistrature suprême. Pour le site d’information américain, « même si Macron a marqué des points, apparaissant comme étant plus précis sur ses propositions, cela ne devrait pas suffire à convaincre les indécis ».  Le Financial Times n’a pas manqué de souligner les confusions de Marine Le Pen dans ses attaques à l’encontre du candidat d’En Marche!. « Marine Le Pen est apparue confuse parfois sur les politiques industrielles. Quand elle mélange SFR, un opérateur de téléphonie mobile, et Alstom, un équipementier racheté par Général Electric, M. Macron lui répond : ‘l’un fabrique des téléphones, l’autre fabrique des turbines’ ». En Belgique, le grand quotidien Le Soir a qualifié la soirée de « triste spectacle » sur sa Une rappelant que « le débat présidentiel fût d’une violence inouïe ». Du côté des Suisses, le Temps a insisté sur l’animosité qui régnait sur le plateau en qualifiant le duel de « débat le plus violent de la Ve République ». Pour le quotidien helvétique, Emmanuel Macron a mené le débat « si l’on s’interroge sur la capacité à rassembler ». En revanche, la candidate du Front national « a dominé en matière d’agressivité ». Le journal rappelle enfin que « les codes de ce débat télévisuel ont explosé sous les coups de Marine Le Pen dont les sourires narquois, voire les éclats de rire, trahissaient le mépris de son rival ». la Tribune de Genève, on trouve qu’Emmanuel Macron « n’a pas été excellent ni surdominateur, mais il est apparu outillé et cohérent. Au contraire de Marine Le Pen, très confuse, agressive et qui a montré ses limites ». En Espagne, le grand quotidien El Pais a souligné que ce duel était  »un combat anormal, asymétrique. L’escrime contre la lutte libre, le fleuret contre le marteau, les arguments contre l’émotion ». Pour El Mundo, « Macron a mis à nu Le Pen » en insistant sur ses incohérences. « D’une certaine façon, Le Pen prévoit sa défaite électorale et tente de s’ériger en future cheffe de l’opposition. » Enfin le journal allemand Die Weilt a surtout insisté sur l’attitude des deux journalistes Christophe Jakubyszyn et Nathalie Saint-Cricq qui seraient l’une des causes du mauvais déroulement de l’émission. « Si le débat a déraillé dès la première minute, cela est également dû aux deux présentateurs qui en méritaient à peine le nom, » souligne le journal conservateur.

2017 : Le Pen, une candidature qui fait honte à la France

2017 : Le Pen,  une candidature qui fait honte à la France

 

Si l’on en croit la presse étrangère, la candidature  de Marine Le Pen constitue une véritable honte pour la France. En cause,  ses valeurs,  ses orientations économiques et sa  personnalité. Concernant sa personnalité, Marine Le Pen  est un pur produit du système, héritière d’un parti et de la richesse de son père. En outre, impliquée dans de nombreuses affaires y compris d’enrichissement personnel et de détournement de fonds publics.  L’intéressée n’a pratiquement jamais travaillé et se révèle complètement incompétente en matière économique, elle n’entretient que des relations approximatives avec les réalités sociales (qu’elle observait sans doute du château paternel de  Montretout). Cette candidature fait honte à la France du fait de l’incongruité des propos de l’intéressé, de sa grossièreté et de sa vulgarité. Dernière citation en date « : le vieux réflexe républicain tout pourri » « contrairement à son père,  Marine Le Pen semble peu cultivée et sa rhétorique est plus proche de celle utilisée dans un bistrot que dans les cercles philosophiques.  Les valeurs sur lesquelles elles se font sont à la fois obsolètes et scandaleuses, c’est le repli généralisé sur une France  étriquée, le rejet de tout ce qui est étranger,  le racisme et la haine. Le pire, c’est sans doute son programme économique complètement invraisemblable qui propose d’ignorer la dette, le retour au franc,  la sortie de l’union européenne. Autant de propositions qui témoignent de son ignorance totale de la complexité des processus de production et d’échange. Une espèce de programme poujadiste qui renvoie aux années 50, un cocktail d’étatisme, de corporatisme et de nationalisme qui ne peut conduire qu’à la ruine du pays voire à  au conflit avec les pays voisins et même à la guerre. Toutes les guerres ont commencé sur les fondements du nationalisme. Vu de l’étranger cette candidature est une sorte d’ovni politique. Que 20 30 % des Français fassent confiance à une telle caricature politique affectent gravement la crédibilité du pays et notamment sa lucidité et sa capacité à se réformer réellement.  

 

Le Pen : porte-parole de la colère ou de la bêtise ?

Le Pen : porte-parole de la colère ou de la bêtise ?

 

Pour tenter sans doute de masquer son échec lors du débat avec Macron  (seuls 20% des Français estiment qu’elle a réussi sa prestation),    Marine Le Pen a expliqué jeudi qu’elle voulait incarner la colère du peuple. « La colère de (la) majorité silencieuse » face à des « puissants » aux « oreilles délicates » lors de son dernier meeting de campagne, organisé dans un village de Picardie, avant le second tour de l’élection présidentielle. La question est de savoir s’il s’agit de la colère ou de la bêtise.  En effet,  Marine Le Pen a donné l’image d’une ignorance crasse qui sans doute correspond à la sociologie des plus paumés. Paumés parce que souvent  victimes des restructurations en cours dans l’économie et la société et qu’ils n’entrevoient pas d’alternative possible en raison notamment de leur manque de qualification et de mobilité. Aussi en raison de leur manque de formation initiale. Et de ce point de vue l’Etat porte uen grave responsabilité pour n’avoir pas su organiser uen requalification massive de ces exclus ; (d’autant que les 33 milliards annuels de la formation permanente sont détournés de leur objet pour une grande partie). Mais dans les soutiens de Le Pen aussi nombre d’aigris et de réactionnaires, pas forcément sous diplômés en décalage avec l’évolution culturelle. Du coup, Marine Le Pen en s’appuyant sur cette ignorance, sur les peurs voir sur les haines donne une légitimité à la brutalité et à la nullité de ces propos. « J’ai été à la table de ce débat la voix du peuple, l’expression de la colère de cette majorité silencieuse, qui n’en peut plus de l’abandon auquel on la confine », a ajouté Marine Le Pen. « Ma parole a été l’écho de la violence sociale qui va exploser dans ce pays. » « C’est vrai, le débat d’hier ne ressemblait pas aux autres (…). Mais les autres, c’étaient des discours convenus entre des gens qui pensaient exactement la même chose », a encore déclaré la candidate frontiste. « Je suis très fière (…) d’avoir imposé le peuple à la table des puissants et tant pis si leurs oreilles délicates ont été heurtées d’entendre votre colère », a-t-elle raillé. Malheureusement pour Marine Le Pen, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Sud Radio et Paris Match, seules 20% des personnes interrogées estiment que la conseillère régionale des Hauts-de-France a réalisé la meilleure prestation du débat – contre 47% pour Emmanuel Macron. Tous les instituts la placent en seconde position dans les intentions de vote, avec environ 20 points de retard, avant le scrutin de dimanche.

Retraites : Le Pen prise en délit d’irresponsabilité

Retraites : Le Pen prise  en délit d’irresponsabilité

 

 

Le Pen prise en délit de mensonge et d’irresponsabilité sur les retraites. Elle a affirmé sa volonté de retour de la de la retraite à 60 ans pour ceux qui ont cotisé pendant 40 ans. Une proposition qui devait intervenir dès son élection et renvoyée  vers la fin de son mandat si elle est élue ;  une proposition les chiffres à 17 milliards qui s’ajoutent évidemment au déficit déjà accumulé. Trop coûteux, a répliqué Emmanuel Macron au sujet de l’abaissement de l’âge de départ à la retraite. « Ça coute 30 milliards, c’est infinançable. C’est ce qui avait été fait au début des années 1980 par François Mitterrand, à une époque ou l’espérance de vie était de 10 ans inférieur à celle d’aujourd’hui », a-t-il justifié. « Il n’y a pas de finances magiques », a insisté l’ex-ministre de l’Economie, pour qui la réforme prônée par Marine Le Pen entraînerait « ou l’augmentation des cotisations ou la baisse des pensions ». Marine Le Pen fait du Mitterrand et promet la retraite à 60 ans sans tenir compte évidemment des conditions de financement de cette promesse et sans tenir compte de l’évolution démographique. La sécu traîne déjà une dette accumulée de plus de 160 milliards par an, les régimes de retraite dégagent un déficit annuel de 10 milliards. Du coup rajouter  17 milliards paraît possible au Front national qui entretient un rapport approximatif avec les chiffres. Pourquoi pas aussi la retraite à 40 ans ! La candidate FN à l’Élysée a indiqué mardi qu’elle entendait ramener la retraite à 60 ans avec 40 annuités de cotisation  à la fin du quinquennat  Jusqu’à présent, Marine Le Pen ne fixait pas de condition ou de délai à cette promesse de campagne.    D’après la dernière prévision du comité d’orientation des retraites, le rapport de dépendance démographique c’est-à-dire la proportion des personnes de plus de 60 ans par rapport à celles en âge de travailler (20 à 59 ans), s’avère plus fort qu’il ne l’était lors des précédentes estimations, publiées en 2010. De 0,43 il passe à 0,62 en 2040 puis à 0,74 en 2060. C’est ce dernier chiffre qui a changé, puisqu’en 2010, on ne tablait encore que sur une statistique de 0,70. Autrement dit, en renversant le chiffre, dans 43 ans, il n’y aura plus que 1,35 personne âgée de 20 à 59 ans pour un senior, contre 2,32 aujourd’hui, et 1,43 prévu auparavant. Le nombre de personnes âgées a ainsi été révisée à la hausse de 3% d’ici à 2060 quand celui de la population en âge de travailler a lui été diminué de 3%. Deux explications à cela. La premières est que l’espérance de vie a été rehaussée. Une personne née en 1990 aurait ainsi une espérance de vie de plus de 32 ans passée 60 ans, alors que ce chiffre était de 31 ans dans la précédente prévision. Par ailleurs, le solde migratoire a été revu à la baisse à +70.000 par an, contre +100.000 auparavant. La conséquence est que le financement du système de retraite va être plus lourd. Les Échos font ainsi état de nouveaux besoins à hauteur de 10 milliards d’euros d’ici à 2040 et 15 milliards à l’horizon 2060. La faillite est donc proche Ce que pense d’ailleurs l’opinion  d’après Selon l‘enquête  IFOP 2016 réalisée pour le Cercle de l’Epargne,   70% de nos concitoyens croient que notre régime obligatoire de retraite de base et de retraite complémentaire sera en faillite d’ici 10 ans. Une estimation qui paraît pertinente puisque chaque année le déficit de l’ensemble des systèmes de retraite et de l’ordre  de 10 milliards. D’après le comité d’orientation des retraites (COR) l’équilibre devrait cependant être retrouvé d’ici 2030. Malheureusement le COR prévoyait encore récemment que cet équilibre serait atteint en 2020. Alors 2020,2030 2050, en fait  personne n’en sait rien car tout dépendra du rapport entre actifs et retraités, de la croissance donc aussi du chômage.  L’année dernière, le rapport du COR rappelait que selon les dernières données disponibles (), le déficit annuel de l’ensemble des régimes de retraite représentait 0,5% du PIB français, soit environ 10 milliards d’euros. « En 2012, les ressources de l’ensemble des régimes de retraite français légalement obligatoires (y compris le Fonds de solidarité vieillesse) représentaient 13,4 % du produit intérieur brut (PIB), et les dépenses 13,9 % du PIB ». Le COR poursuivait : « La hausse des dépenses […] correspond quasi intégralement à l’augmentation de la masse des prestations de droit direct, en lien avec l’augmentation régulière du nombre de retraités – portée notamment par l’arrivée aux âges de la retraite des générations du baby-boom au cours de la décennie – et avec l’augmentation de la pension moyenne des retraités – sous « l’effet de noria » traduisant l’amélioration régulière des carrières au fil des générations ». Parmi les différents scénarios envisagés, le COR entrevoit dans son dernier rapport un scénario central, dans lequel les régimes de retraites n’épongeraient pas leur déficit global avant 2030, révèle Le Figaro. Dans ce scénario, après 2030, les projections financières aboutissent à une hausse très progressive de l’excédent des régimes de retraites jusqu’à atteindre environ +0,4% du PIB en 2060 (selon Les Echos). Le scénario le plus optimiste, quant à lui, représente une situation où le chômage diminuerait drastiquement, et se stabiliserait à un niveau faible. Grâce à davantage de cotisations, le déficit actuel des régimes de retraites parviendrait à disparaître dès 2025, avant de laisser place à une augmentation progressive de l’excédent annuel des régimes de retraites jusqu’à +1,8% du PIB français en 2060 selon Les Echos. Pour Le Figaro, les prévisions du rapport 2015 du COR « confirme, surtout, que la réforme Touraine des retraites, baptisée « loi garantissant l’avenir et la justice du système de retraites », ne suffit pas ». Une situation effectivement catastrophique

Débat présidentiel Macron Le Pen- : l’élite et la marchande de poissons

Débat présidentiel  Macron  Le Pen- : l’élite et la marchande  de poissons

 

 

Il ne fallait pas s’attendre grand chose du débat entre Emmanuel macro et Marine Le Pen. Un débat suppose en effet une capacité des interlocuteurs à évoluer. Le profil de Marine Le Pen ne peut permettre une confrontation constructive. D’une certaine manière, on a assisté  au  débat de l’élite contre la marchande de poissons. Marine Le Pen ne connaît strictement rien des réalités socio-économiques et s’appuie sur une rhétorique du mensonge permanent. Elle affirme tout et le contraire. Par exemple sur la question centrale de l’euro. Elle propose une monnaie pour acheter une baguette de pain (Philippot vice président du FN dixit) et une monnaie pour le business. Une monnaie pour les achats courants et une autre pour ceux qui le sont moins. Le franc pour acheter une baguette de pain et l’euro pour acheter de la pâtisserie ? Tout oppose Macron et Le Pen. Macro intellectualise en permanence, il théorise à partir de sa connaissance du fonctionnement de l’économie. Marine Le Pen,  elle, débite des contrevérités,  des énormités avec la sincérité de la marchande de poissons qui veut faire croire que sa marchandise est fraîche. La marchandise de Le Pen est ancienne, elle prend ses sources dans les années 30 quand le souverainisme dans plusieurs pays, transformé en nationalisme,  a  créé les conditions de la guerre mondiale la plus cruelle  de l’histoire. Il n’y a pas de match entre Macron et Le Pen parce qu’ils ne jouent pas dans la même catégorie. Macron, l’élite, la connaissance des réalités économiques. Le Pen, c’est ignorance vulgaire, l’agression grossière, la haine comme moteur. En 2002, Jacques Chirac avait refusé de débattre entre les deux tours avec son adversaire surprise, le fondateur du parti d’extrême droite et père de Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen. Mais il avait bénéficié à l’époque d’un front républicain qui lui avait permis d’être réélu avec plus de 80% des voix et qui, cette fois, a volé en éclats. Macron a donc accepté le match de boxe, un débat indigne de l’enjeu où Le Pen a utilisés sa rhétorique d’invectives et de mensonges mais où elle est sortie cependant KO debout démontée et visiblement surprise par la pugnacité et la compétence de Macron. Lequel n’avait quand même pas un grand mérite compte tenu de l’impréparation d’uen Marine Le Pen qui se croyait sans doute au marché à poissons. A tel point que Macron a pu parfois agacer en jouant le rôle de professeure face à une  élève paresseuse et provocatrice.

Débat présidentiel : Le Pen, la bêtise incarnée

Débat présidentiel : Le Pen, la bêtise incarnée

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que Marine Le Pen a fait montre d’une bêtise crasse l’heure du débat avec Macron. Elle a affiché l’incohérence de son programme mais aussi sa nullité. De toute évidence Marine Le Pen  n’a pas la culture de son père ou de sa nièce. D’une certaine manière, c’est une primaire dont les propos de évidemment séduire les plus paumés et les plus ignorants. Sa rhétorique est celle d’une marchande de poisson.  Première à s’exprimer, la candidate du Front national, donnée perdante dans les sondages, a attaqué avec virulence le chef de file d’En Marche!, qu’elle a présenté comme le « candidat la mondialisation sauvage ». Elle a maintenu ce registre offensif, entravant systématiquement les tentatives d’explication et de réplique d’Emmanuel Macron, sur les dossiers économiques et sociaux notamment, pour lesquels l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande a voulu montrer son expertise face aux approximations et slogans de l’ex-présidente du FN. « Je prends les Françaises et les Français pour des adultes, je ne leur mens pas », a-t-il lancé dans le cours des échanges, s’efforçant d’opposer son calme au ton offensif de Marine Le Pen dans une confrontation trop souvent « en roue libre ». « M. Macron est le candidat de la mondialisation sauvage, de l’ubérisation, de la précarité, de la brutalité sociale, de la guerre de tous contre tous, du saccage économique », a attaqué l’ex-présidente du FN en préambule.  Emmanuel Macron n’a eu de cesse de dénoncer la « logorrhée » de Marine Le Pen, « l’héritière », dont il a relevé à plusieurs reprises les « bêtises », particulièrement sur les dossiers sociaux et économiques (SFR et Alstom), estimant qu’elle ne présentait aucune stratégie contre le chômage et pour la compétitivité. « Ça marche pas comme ça dans la vraie vie », lui a-t-il rétorqué lors d’un échange sur leurs programmes économiques et sociaux respectifs. « Vous faites une liste à la Prévert que vous ne financez pas. Sur les 6 ou 9 milliards d’euros d’économies faites par la sortie de l’Union européenne, il faudra d’abord payer tout ce qu’on doit à l’UE. Il s’agit d’entre 60 et 80 milliards d’euros pour la Grande-Bretagne en ce moment. Vous faites des cadeaux de baisse d’impôts que vous ne financez pas », a-t-il insisté à propos de la volonté du FN de s’affranchir de l’UE. Sur la réforme des retraites – Marine Le Pen entend ramener l’âge de départ légal à 60 ans -, Emmanuel Macron a mis en garde les électeurs contre la fiction de la « finance magique ». « Ça coûte 30 milliards, c’est infinançable », a-t-il lancé. Ainsi le candidat d’En Marche!, souvent interrompu par les invectives de Marine Le Pen, a-t-il tenté de démonter le programme du FN et de démontrer son irréalisme. « Je suis la candidate du pouvoir d’achat, M. Macron, vous êtes le candidat du pouvoir d’acheter, la France », a répliqué Marine Le Pen. « Vous avez démontré que vous n’êtes pas la candidate de l’esprit de finesse », lui avait lancé Emmanuel Macron au début du débat.

Débat présidentiel : un match de boxe, Le Pen KO debout

Débat présidentiel : un match de boxe, Le Pen KO debout

 

D’entrée, Marine Le Pen a transformé le débat télévisé en match de boxe, une erreur stratégique. Il ne fallait sans doute pas s’attendre à autre chose compte tenu de la faiblesse intellectuelle de l’intéressée et de l’incohérence de ses positions. Marine Le Pen a donné le plus de coups lors de cette confrontation mais  Macron a su esquiver et chaque fois répliquer de sorte que vers la fin du combat Marine Le Pen paraissait KO debout.  Macron a eu du mal à entrer dans un match d’une violence verbale inédite et progressivement à réussi à dominer son adversaire sur le plan technique. Le Pen a montré une boxe assez fruste consistant essentiellement à donner le maximum de coups mais dans le vent de l’invective et de la calomnie. Du coup, comme les boxeurs sérieusement touchés Le Pen a voulu donner le change avec des ricanements malvenus qui témoignaient de son désarroi face à un adversaire qui n’était pas manchot pour cogner mais en ajustant. Pas à la hauteur cette confrontation finale de l’élection présidentielle. En cause,  la personnalité de Marine Le Pen non seulement mal préparée et qui se perdait dans des fiches approximatives.  Ses propos de marchands de poisson peuvent séduire sur les marchés ou dans des meetings de convaincus par avance à juste titre mais pas une majorité d’électeurs. Marine Le Pen  a été corrigée  presque en permanence à propos des inepties versées concernant à peu près tous les sujets et en particulier sur l’économie. Si les journalistes qui animaient le débat avaient réellement joué leur rôle de Marine Le Pen, ils auraient déclaré le KO technique après l’échange en matière économique. La nullité de Marine Le Pen a été atteinte dans ce domaine quand elle s’est complètement empêtrée sur le retour du franc, la sortie de l’euro affirmant même que l’écu avait utilisé par les entreprises. Sans doute s’agissait-il de l’écu médiéval créé à partir de 1263  mais pas de l’écu de 1979 qui était seulement un panier de monnaie et non une monnaie fiduciaire.

 

 

Débat présidentiel: Macron vainqueur pour 63%, Le Pen à 34%

Débat présidentiel: Macron vainqueur pour 63%, Le Pen à 34%

Selon un sondage Elabe pour BFMTV,  à l’issue du débat, c’est Emmanuel Macron qui a été jugé le plus convaincant pour 63% des téléspectateurs, selon un sondage Elabe pour BFMTV, contre 34% pour Marine Le Pen.  Parmi les électeurs de Marine Le Pen, 12% d’entre eux ont tout de même trouvé que le candidat d’En Marche! était le plus convaincant, contre 85% pour leur candidate. Parmi les électeurs d’Emmanuel Macron, seuls 3% ont finalement accordé leur préférence à la candidate du Front national.  Du côté de la France insoumise, deux tiers des électeurs de Jean-Luc Mélenchon ont trouvé Emmanuel Macron plus convaincant, contre 30% pour Marine Le Pen. Des proportions plus équilibrées du côté de l’électorat de François Fillon, qui estime à 58% que le candidat d’En Marche! était le plus convaincant, contre 38% pour Marine Le Pen. Pour 64% des téléspectateurs, c’est Emmanuel Macron qui porte le meilleur projet, contre 33% pour Marine Le Pen, des proportions identiques lorsqu’ils indiquent qui présente le plus les qualités nécessaires pour être président(e).  Emmanuel Macron est aussi considéré comme le « plus honnête » pour 62% des téléspectateurs interrogés, alors que plus d’un tiers d’entre eux accordent leur préférence à la candidate du Front national.   60% des sondés estiment également qu’Emmanuel Macron est « plus proche de (leurs) idées ou valeurs », contre 36% pour Marine Le Pen. Néanmoins, lorsque les sondés sont interrogés sur le candidat qu’ils estiment mieux comprendre « les gens comme eux », la différence est nettement moins marquée. Emmanuel Macron récolte ici une courte majorité, avec 55%, contre 42% pour la candidate du Front national.  Courte majorité également sur celui « qui veut changer les choses »: le candidat d’En Marche! récolte 53% d’avis favorables, contre 44% pour Marine Le Pen.

Le sondage a été mené auprès de 1314 téléspectateurs, âgés de 18 ans et plus, qui ont regardé le débat présidentiel. Les sondés ont été interrogés par Internet en fin d’émission. La différence des scores des candidats avec le total de 100% correspond aux « sans opinion ».

Macron devant Le Pen avec 59% selon un Elabe

Macron devant Le Pen avec 59% selon un Elabe

Selon un sondage Elabe pour BFMTV et L’Express diffusé mardi, Emmanuel Macron battrait Marine Le Pen avec 59% des voix au second tour de l’élection présidentielle, soit une baisse de cinq points par rapport au lendemain du premier tour, selon un sondage Elabe pour BFMTV et L’Express diffusé mardi. La candidate du Front national obtiendrait 41%, en hausse de cinq points. Elabe souligne que 18% des personnes interrogées et se disant certaines ou quasi certaines d’aller voter n’expriment aucun choix à ce stade. « Cette indécision plus prononcée qu’il y a une semaine auprès des électeurs des principaux candidats éliminés au premier tour contribue, en partie, au resserrement du rapport de forces entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. S’ajoute à cela de meilleurs reports en faveur de la candidate du Front national », poursuit l’institut de sondages. Ainsi, 23% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon au premier tour disent qu’ils voteront pour Marine Le Pen au second, soit une hausse de sept points en une semaine, 44% disant qu’ils voteront pour Emmanuel Macron (-9) et 33% n’exprimant pas d’intention de vote. Les électeurs de François Fillon sont 46% (-3) à dire qu’ils voteront pour le candidat d’En Marche ! et 30% (+2) pour Marine Le Pen, 24% n’exprimant pas d’intention de vote. Le sondage a été réalisé en ligne du 28 avril au 2 mai auprès d’un échantillon de 3.956 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, dont a été extrait un sous-échantillon de 3.817 personnes inscrites sur les listes électorales pour l’établissement des intentions de vote. Les comparatifs sont établis par rapport à l’enquête Elabe pour BFMTV et L’Express réalisée le 24 avril, lendemain de la qualification d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen pour le second tour.

Débat Macron et Le Pen : l’élite et la marchande de poissons

Débat Macron et Le Pen : l’élite et la marchande  de poissons

 

 

Il ne faut pas attendre grand chose du débat entre Emmanuel macro et Marine Le Pen. Un débat suppose en effet une capacité des interlocuteurs à évoluer. Le profil de Marine Le Pen ne peut permettre une confrontation constructive. D’une certaine manière ce sera le débat de l’élite contre la marchande de poissons. Marine Le Pen ne connaît strictement rien des réalités sociaux économiques et s’appuie sur une rhétorique du mensonge permanent. Elle affirme tout et le contraire. Par exemple sur la question centrale de l’euro. Elle propose une monnaie pour acheter une baguette de pain ( Philippot préside du FN dixit) et une monnaie pour le business. Une monnaie pour les achats courants et une autre pour ceux qui le sont moins. Le franc pour acheter une baguette de pain et l’euro pour acheter de la pâtisserie ? Tout oppose macron et Le Pen. Macro intellectualiste en permanence, il théorise à partir de sa connaissance du fonctionnement de l’économie. Marine Le Pen,  elle, débite des contrevérités,  des énormités avec la sincérité de la marchande de poissons qui veut faire croire que sa marchandise est fraîche. la marchandise de Le Pen est ancienne, elle prend ses sources dans les années 30 quand le souverainisme dans plusieurs pays transformés en nationalisme  a  créé les conditions de la guerre mondiale la plus viable de l’histoire. Il n’y aura pas de match entre macron et Le Pen parce qu’is ne jouenet pasl dans la même catégorie. Macron, l’élite, la connaissance des réalités économiques. Le Pen, c’est ignorance vulgaire, l’agression grossière, la haine comme moteur. En 2002, Jacques Chirac avait refusé de débattre entre les deux tours avec son adversaire surprise, le fondateur du parti d’extrême droite et père de Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen. Mais il avait bénéficié à l’époque d’un front républicain qui lui avait permis d’être réélu avec plus de 80% des voix et qui, cette fois, a volé en éclats. En dépit des difficultés « Ne pas débattre, même avec son ennemi, est une erreur », a déclaré Emmanuel Macron mardi à BFMTV. « Ce sont de fausses pudeurs. Le débat a eu lieu au premier tour, on a débattu à cinq et à 11, Mme Le Pen était là », a-t-il rappelé. « Mme Le Pen porte un projet que je considère comme dangereux et que je combats mais elle est là, on doit regarder le pays en face, il y a plus de 20% des Françaises et des Français qui ont fait confiance à son projet », a ajouté le candidat d’En Marche ! Depuis le 23 avril, l’affrontement à distance entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’est considérablement envenimé.

Sondage: Macron vainqueur sur Le Pen mais écart réduit

Sondage: Macron vainqueur sur Le Pen mais écart réduit

Selon un sondage Kantar Sofres-OnePoint, réalisé pour LCI et Le Figaro, publié ce lundi, Le candidat d’En Marche! Recueille 59% des intentions de vote, contre 41% pour Marine  Même si Emmanuel Macron reste le favori des sondages, l’écart se ressert entre lui et son adversaire, Marine Le Pen. Crédité à 59% des voix, contre 41% pour la candidate du Front national, l’ancien ministre de l’Economie enregistre une baisse de deux points par rapport au sondage précédent, émanant de l’institut Kantar Sofres-OnePoint, réalisé pour LCI et Le Figaro (61% contre 39%). Dans ce sondage, publié ce lundi, les électeurs sont sûrs de leur choix à 90% pour Emmanuel Macron, un peu moins pour Marine Le Pen, à 84%. D’autre part, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (52%), Benoît Hamon (73%), et François Fillon (49%) donneront leurs voix au candidat d’En Marche!, tandis que la candidate frontiste, elle, enregistre le report des voix des électeurs de Nicolas Dupont-Aignan à 41%.La participation est évaluée à 77% pour le second tour, qui se tient dimanche 7 mai.

Sondage réalisé sur un échantillon de 1539 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Enquête réalisée en ligne du 28 au 30 avril 2017.

« En marche ou crève » (Le Pen)…. » En marche, c’est nous » ! (Macron)

« En marche ou crève » (Le Pen)…. » En marche, c’est nous » ! (Macron)

 

Il fallait s’y attendre, avec Marine Le Pen, la campagne ne pourra pas atteindre des sommets hormis celui du haut du caniveau. Pour preuve, elle a déclaré que macro, c’est en marche ou crève ! Lequel lui a retourné le compliment en indiquant : en marche, c’est nous !  Les autres attaques de Le Pen contre macro sont de la même tonalité et se caractérisent par la grossièreté, la vulgarité, la caricature et la haine. Morceaux choisis

-      « Macron « poulain » du président sortant, décrit comme « banquier », « winner autoproclamé » et « fêtard de la Rotonde ».

-      – l’adversaire du peuple français, c’est toujours le monde de la finance. Mais cette fois il a un nom, il a un visage, il a un parti, et il présente sa candidature, et tous rêvent de le voir élu : il s’appelle Emmanuel Macron

-      Macron, à la finance,  l’arrogance,  l’argent roi », a-t-elle ajouté après avoir lâché : « C’est en Marche! ou crève! »

-      Macron le fêtard de la Rotonde

Bref la rhétorique habituelle des partis d’extrême droite aux propos grossiers, haineux et agressifs.

 

Sur un ton plus élégant mais ferme, Macron a renvoyé le Front National à sa vraie nature « Le parti des agents du désastre, les instruments du pire, l’extrême droite française elle est là, avec leur parti Front national. Ils guettent depuis si longtemps l’effondrement que nous vivons pour en tirer profit », a-t-il déclaré, mettant en garde contre « un aller sans retour ». Emmanuel Macron, devant plusieurs milliers de partisans là aussi, a accusé Marine Le Pen d’incarner une « France grimaçante » et « recuite de haine », à laquelle il entend opposer la France de la « fraternité » et qui « parle à tous ». Il a dit toutefois qu’il refusait de juger « un Français qui vote pour le parti du FN, car il y a toujours une colère, une indignation, un désarroi, un désenchantement derrière ce vote ». L’ancien ministre de François Hollande, s’est aussi adressé aux électeurs qui voteraient pour lui par défaut ou hésiteraient, tout en marquant son refus d’adapter son programme. « Mon combat est celui qui rendra aussi possible votre combat, sans l’écraser sans nier nos différences, avec tous nos désaccords. C’est cela, le sens de notre résistance, et que la colère, la rage, le désespoir pourraient aujourd’hui menacer », a-t-il dit.

Jean Marie Le Pen félicite Mélenchon

Jean Marie Le Pen félicite Mélenchon

Un hommage dont aurait bien pu se passer Mélenchon et surtout ses électeurs : celui de Jean-Marie Le Pen. L’ancien président du Front National adresse des louanges à Mélenchon. Invité de France-Inter ce mardi 25 avril, il a salué le comportement… d’un des adversaires de sa fille, Jean-Luc Mélenchon ! Jean-Marie Le Pen a en effet particulièrement apprécié l’absence de consigne de vote du leader de La France insoumise pour le second tour de la présidentielle : « Il est très correct. Ça me paraît très digne de la part d’un candidat qui a fait une percée remarquable et qui était, sur le plan oratoire, le meilleur. » Et des louanges le considérant même presque comme son héritier sur le plan oratoire ? Les propos de Jean-Marie Le Pen font écho à de précédentes déclarations, moins remarquées, dans l’hebdomadaire d’extrême droite « Minute », qui avait titré son dernier numéro du 12 avril : « Le tribun Le Pen a trouvé son héritier, il s’appelle Mélenchon. » Interviewé, Jean-Marie Le Pen y tressait déjà des lauriers au candidat de La France insoumise… tout en se jetant des fleurs. Pour lui, il était tout simplement le précurseur du style « Mélenchon » :

Jean Lassalle, toujours dans la lune, «ni Macron-ni Le Pen»

Jean Lassalle, toujours dans la lune,  «ni Macron-ni Le Pen»

 

Lassalle qui ne se remet pas de son coup de soleil reçu lors de sa longue marche dans le pays continue ses élucubrations. Dans un message posté sur son site, Jean Lassalle évoque «l’impossible choix». Il appelle ses électeurs à «la résistance». «Je veux réconcilier notre peuple, je ne crois pas possible d’y parvenir en montrant du doigt près de 50% des Français. Résistons! Apprenons à dire non à notre terrible renoncement qui a permis au capitalisme financiarisé de travestir notre modèle démocratique entraînant l’exaspération des Français. Résistons! Apprenons à dire non à la peste brune qui a dévasté tant de pays et qui s’apprête à déchirer le nôtre. Ce second tour programmé au millimètre par nos dictateurs n’est qu’un mauvais moment de notre vie politique. Notre histoire ne nous condamne pas à choisir entre l’hystérie et l’hystérie. Ni l’un ni l’autre!». Bref Lasalle choisit le néant et y retourne sans doute. Dommage,  il était sympathique mais il n’aurait jamais dû parler !

 

Sortie de l’euro : un an et demi !!!!! (Le Pen)…… pourquoi pas 48 heures !

Sortie de l’euro : un an et demi !!!!! (Le Pen)…… pourquoi pas 48 heures !

 

 Pour preuve que Marine Le Pen est complètement illuminée, cette déclaration dans le journal Sud Ouest où elle affirme qu’il suffira d’un an et demi pour organiser le transfert de l’euro vers le franc Si l’on se fie aux brexit, les négociations nécessiteront un minimum de deux à cinq ans voir bien davantage tellement sont complexe les relations internationales (il faudra notamment renégocier tous les accords commerciaux avec tous les pays du monde, régler le passif financier avec l’union européenne et définir un nouveau statut  entre le Royaume-Uni et l’Europe). Le propos de Marine Le Pen est bien entendu irresponsable, il révèle une incompétence totale, ce qui d’ailleurs n’a guère de conséquence sur son électorat composé pour l’essentiel d’électeurs complètement incultes en matière d’économie. Les   négociations aboutissant à un abandon de l’euro et à un retour à une devise française pourraient prendre un an ou un an et demi, déclare Marine Le Pen dans une interview parue samedi dans le journal Sud Ouest. La fin de la monnaie unique, au coeur du programme de la candidate du Front national à l’élection présidentielle, est loin de faire consensus dans l’opinion, selon des sondages régulièrement réalisés. « Si tout le monde est d’accord, on peut mettre un an, un an et demi pour organiser un retour concerté à la monnaie nationale », juge la présidente en congé du parti d’extrême droite dans l’entretien à Sud Ouest. « Je veux être pragmatique. Je ne veux pas le chaos. Notre pays est assez brutalisé pour ne pas créer une perturbation supplémentaire (…). Mais le fait est qu’en l’état, l’euro participe largement à la situation de dépréciation de notre économie », ajoute-t-elle. La sortie de l’euro figure dans son programme en 144 points mais n’apparaît pas explicitement dans la profession de foi publiée en vue du second tour, qui l’opposera le 7 mai à Emmanuel Macron.

Cuisine politique : Le Pen achète Dupont-Aignan

Cuisine politique :   Le Pen achète  Dupont-Aignan

C’est comme au foot adversaire (ennemi en la circonstance,) ami un autre jour à l’occasion d’un transfert. Un transfert au prix élevé puisque marine Le Pen a du promettre le poste de Premier Ministre en cas de victoire à l’élection présidentielle en vertu d’un accord de gouvernement qui prévoit des inflexions au programme du Front national. Un accord où Dupont Aignan renie ses propres convictions et où Le Pen renonce à supprimer l’euro. Bref du marchandage sulfureux  comme sur une foire à bestiaux.  Le compromis scellé comporte six « engagements », marquant autant d’amendements au projet du FN, notamment concernant la fin de l’euro en tant que monnaie unique, qui n’est « pas un préalable à toute politique économique ».  Son soutien, officialisé vendredi, marque un virage dans la trajectoire du député de l’Essonne, qui a entamé sa carrière politique au RPR, l’ancêtre des Républicains d’aujourd’hui, revendique toujours l’héritage du général de Gaulle et a multiplié dans le passé les critiques à l’encontre du FN. « Chez Debout la France (le parti qu’il a fondé-NDLR), il n’y a pas d’arrière-boutique d’extrême droite comme au Front national », déclarait-il en mars sur France 2.

 

Dupont-Aignan : un oligarque pour rendre Le Pen présentable

Dupont-Aignan : un oligarque pour rendre Le Pen présentable

 

Il est clair que Marine Le Pen souffre d’un sérieux déficit de compétences et d’images. En outre son entourage est surtout composé de bras cassés, d’extrémistes illuminés et d’aventuriers ; uen exception,  Philippot, le vice-président, énarque dont la tonalité apaisée du propos tranche avec le délire verbal des autres ; ceci étend sur le fond Philippot partage les mêmes propositions folles de Marine Le Pen mais au moins il est plus présentable. La candidate du front national, elle, présente un profil plus proche de celle d’une marchande de poisson que d’une candidate à l’élection présidentielle (sans parler des affaires). Du coup elle a un énorme besoin de respectabilité. D’où le recrutement d’un autre énarque Dupont Aignan, en déshérence financière et qui va chercher au front national les soutiens qui lui permettront de continuer de faire de la politique. Dupont Aignan  n’est pas un perdreau de l’année, c’est un vrai produit du système, il a pratiquement toujours vécu de la politique depuis 30 ans. Comme candidats anti système on fait mieux ! Emmanuel Macron a qualifié samedi de « combine d’appareil » le soutien de Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen, son adversaire au second tour de l’élection présidentielle française, qui chercherait là à « régler (ses) problèmes de crédibilité ». Le député de l’Essonne, arrivé sixième du premier tour avec 4,70% des voix, a annoncé vendredi son ralliement à la candidate du Front national, qui lui a en retour promis le poste de Premier ministre en cas de victoire, le 7 mai. Ce soutien signe une « clarification de la vie politique française », a réagi Emmanuel Macron lors d’une visite d’une exploitation agricole à Usseau, dans la Vienne. « Ce à quoi on a assisté hier me semble être une combine d’appareil, qui a vocation à régler les problèmes de crédibilité de Mme Le Pen, qui (…) n’a pas d’équipe autour d’elle, et les problèmes de financement de M. Dupont-Aignan », a-t-il ajouté.

2017 : Macron largement vainqueur face à Le Pen

2017 : Macron largement vainqueur face à Le Pen

Selon une enquête Harris Interactive et Indeed pour LCP publiée jeudi 27 avril, Emmanuel Macron serait d’assez loin le favori des électeurs face à Marine Le Pen. D’après ce sondage réalisé du 25 au 27 avril 2017, le candidat d’ »En Marche ! » est crédité de 61% des intentions de vote contre 39% à la candidate du Front national.  Dans un précédent sondage réalisé dimanche soir par Harris Interactive et Indeed après l’annonce des résultats du 1er tour, Emmanuel Macron était crédité de 64% des intentions de vote au second tour, contre 36% pour Marine Le Pen. En termes de reports de voix, l’ancien ministre de l’Économie pourrait aujourd’hui compter sur 69% des voix des électeurs de Benoît Hamon, 5% affirmant soutenir Marine Le Pen et 26% n’exprimant pas d’intention de vote, indique l’enquête.  La popularité de la candidate frontiste est plus importante chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, puisqu’elle apparaît comme une option pour 13 % d’entre eux, et pour 28 % des électeurs de François Fillon. Malgré tout, 45% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et 42% de ceux de François Fillon voteraient Emmanuel Macron alors que 42% des premiers et 30% des seconds préfèrent voter blanc, nul, ou s’abstenir.

Enquête réalisée en ligne auprès de d’un échantillon de 1.016 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus comprenant un échantillon de 940 inscrits sur les listes électorales. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes: sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e) et vote au premier tour pour les intentions de vote. Marge d’erreur de 3 points.


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