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Manifs anti Le Pen : participation très modeste

Manifs anti Le Pen : participation très modeste

 

 

 

Selon le ministère de l’Intérieur, 13.600 personnes se sont mobilisées dans plus de 50 manifestations en régions et 9.200 à Paris. Les organisateurs quant à eux revendiquent près de 40.000 participants à Paris et 150.000 personnes dans toute la France. «Pas une voix pour Marine Le Pen!», ont martelé les organisateurs devant plusieurs centaines de manifestants à Lille.

«On est ici pour dire non à l’extrême droite. (…) pour la société, les libertés mais aussi le climat. Ce serait une vraie régression si elle arrivait au pouvoir», selon Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France interrogé par l’AFP à Paris; où plusieurs milliers de personnes ont défilé sous le soleil.

 

Réforme des pensions : Macron et Le Pen battent en retraite

Réforme des pensions : Macron et Le Pen battent  en retraite

 

Sur cette question centrale qui pourrait contribuer à désigner le vainqueur du deuxième tour des présidentielles, les candidats révisent à la baisse les critères de révision de leur réforme. En clair,  on adoucit nettement les positions avec Macron qui recule maintenant à 64 ans l’âge minimal mais avec des aménagements pour tenir compte des situations personnelles. Et Le Pen de son côté lâche aussi sur la perspective de 62 ans avec une possibilité à 60 ans pour certains.Bref Macron et Le Pen battent en retraite ! Et ce n’est sans doute pas fini.

Marine Le Pen, elle, dénonce « la manoeuvre » de Macron . Et de fustiger le changement de pied de son compétiteur sur le sujet : « entre 64 et 65 ans, c’est tout aussi terrible, c’est tout aussi injuste« , a-t-elle commenté ce matin. « En réalité, la retraite à 65 ans, il ira au bout car c’est son obsession ».

Après avoir proposé une réforme à 60 ans pour tous, la candidate du Rassemblement national a, elle, aussi revu sa copie, en février dernier. Pour être plus réaliste face aux contraintes budgétaires, elle a finalement opté pour un système progressif, en fonction de l’âge d’entrée sur le marché du travail. Autrement dit, ne bénéficieront d’un départ à 60 ans que les Français qui ont commencé à travailler tôt, avant 20 ans. Les autres partiront plus tard.

Aujourd’hui, le système général des retraites est loin d’être à l’équilibre. Après un déficit de 13 milliards d’euros en 2020 à cause de la pandémie, les comptes se sont un peu améliorés avec la reprise – meilleure que prévue -, mais le déficit reste au moins à 2,5 milliards d’euros.

Tout dépendra aussi des prochaines estimations du Conseil d’orientation des retraites, le COR, publiées jeudi. Selon le Figaro, qui a eu accès aux documents de travail en amont, le déficit des retraites devrait continuer à se creuser pour les années à venir. Dans le pire des cas, jusqu’à 0,8% du PIB d’ici 50 ans. Ce qui signifie devoir trouver entre 30 et 40 milliards d’euros.

 

Transition énergétique : le programme de Le Pen très proche de celui de Macron

Transition énergétique : le programme de Le Pen très proche de celui de Macron

Dans un article de la Tribune , on considère que le programme énergétique de Le Pen est particulièrement extravagant. Le seul problème c’est que ce programme est très proche de celui de Macron sur la question essentielle du nucléaire.

Macron  lui-même, a déclaré qu’il prolongerait la vie sans indiquer de date des centrales en état de fonctionner. Et dans les faits on pourra prolonger la durée de vie jusqu’à 60 ans au moins .

Le journal fait aussi état de l’intention de Marine Le Pen de construire une vingtaine de centrales nucléaires, ce qui serait une grande différence avec Macron. Or Macr on a annoncé la construction de six centrales et l’étude de huit soit 14. Mais les experts considèrent qu’il faudra en construire effectivement une vingtaine d ici 2050. La seule différence,  c’est que Macron n’annonce pas la couleur clairement. La seule vraie différence concerne la question de la remise en service de Fessenheim fermée prématurément par Macron pour faire plaisir aux écolos mais qui effectivement aurait pu être prolongé de 10 à 20 ans.

La candidate d’extrême droite souhaite  prolonger tous les réacteurs jusqu’à 60 ans. Pour la tribune cette mesure semble, pour le moins, audacieuse. Le gendarme du nucléaire, qui a autorisé en février 2021 la prolongation des réacteurs jusqu’à 50 ans sous réserve d’un réexamen approfondi de chacun d’entre eux et de travaux d’amélioration de la sûreté, ne s’est en effet jamais prononcé sur une prolongation au-delà. « Bien sûr que si on sait faire [prolonger les centrales nucléaires jusqu'à 60 ans, ndlr]« , a insisté Marine Le Pen sur France Inter. « Je vais vous dire pourquoi. La centrale jumelle de Fessenheim, qui se trouve aux Etats-Unis, a été repoussée à 60 ans et il y a zéro problème », a-t-elle ajouté, en omettant totalement les différences qu’il peut y avoir entre les deux sites où ces centrales sont implantées et celles liées à l’exploitation des réacteurs.

La Société française d’énergie nucléaire (Sfen), qui est le lobby de la filière, espère effectivement que la durée de vie des réacteurs pourra se prolonger jusqu’à 60 ans, mais elle souligne bien évidemment qu’il faudra prévoir un nouvel examen de sûreté au passage des 50 ans.

Le Pen: Le soutien de nouvelles couches sociales

 

 Le Pen: Le soutien de nouvelles couches sociales

 

La candidature d’Eric Zemmour n’a pas constitué un handicap insurmontable pour la tête de liste du Rassemblement national, qui a progressé de près de deux points par rapport à son score de 2017, analyse le politiste Florent Gougou, dans une tribune au « Monde »

 

Tribune.

 

 Ce n’est plus une surprise. Pour la deuxième fois consécutive, Marine Le Pen participera au second tour de l’élection présidentielle. Pour la troisième fois sur les cinq dernières présidentielles, la droite radicale [terme consacré dans le champ des sciences sociales] sera en situation d’accéder à l’Elysée. Le 21 avril 2002, la sidération dominait. Le 23 avril 2017, la banalité se profilait. Le 10 avril 2022, l’ordinaire s’est imposé.

Les contours d’un nouveau monde politique se dessinent. Pour la deuxième fois consécutive, Marine Le Pen retrouvera Emmanuel Macron au second tour. L’opposition entre « mondialistes » et « nationaux », pour reprendre les termes de la candidate du Rassemblement national (RN), entre « progressistes » et « nationalistes », pour reprendre les termes du président de la République sortant, semble être devenue la principale ligne d’affrontement dans la vie politique française au niveau national. Imposer ce nouveau dualisme était un objectif assumé (et partagé) par les deux protagonistes depuis 2017. Les résultats du premier tour ont brutalement rappelé aux forces de gauche, une nouvelle fois écartées du second tour, qu’ils sont en passe d’y parvenir.

Avec plus de 23 % des suffrages, Marine Le Pen réalise la meilleure performance d’une candidature de droite radicale à l’élection présidentielle, progressant de près de 2 points par rapport à son score de 2017. Surtout, en ajoutant les quelque 7 % rassemblés par Eric Zemmour (Reconquête !), les forces de droite radicale franchissent les 30 %, seuil qu’elles n’avaient jamais atteint en France, tous types de scrutins confondus. Le premier tour de la présidentielle de 2022 constitue un nouveau point haut dans la dynamique ouverte depuis les européennes de 2014, quand les listes Front national avaient, pour la première fois, dépassé la barre des 20 %.

La dynamique de la droite radicale s’appuie sur trois mouvements principaux, qui indiquent une forme de complémentarité entre la candidature de Marine Le Pen et celle d’Eric Zemmour. Premier mouvement, l’accentuation de la domination de Marine Le Pen dans ses fiefs ouvriers situés dans le nord et dans l’est du pays. En 2017, l’Aisne, le Pas-de-Calais et la Haute-Marne étaient les trois départements les plus favorables à Marine Le Pen ; en 2022, elle progresse encore dans ces départements pour atteindre respectivement 39,3 % (+ 3,6 points), 38,7 % (+ 4,4) et 36,6 % (+ 3,4). Deuxième mouvement, des transferts significatifs de la fraction rurale de l’électorat Fillon de 2017, notamment dans l’ouest du pays. Dans la Sarthe, en Mayenne et en Vendée, où François Fillon avait systématiquement obtenu plus de 25 % en 2017 et où Valérie Pécresse s’effondre autour de 5 %, Marine Le Pen progresse respectivement de 6,9 points (27,7 %), de 5,5 points (22,4 %) et de 4,7 points (23,2 %), tandis qu’Eric Zemmour y obtient entre 5 et 6 %. Troisième mouvement, l’attraction Zemmour au sein de la fraction aisée de la droite classique. La dynamique est particulièrement évidente dans le 16e arrondissement de Paris, où le candidat de Reconquête ! obtient 17,5 %, alors que Marine Le Pen y reste marginalisée à 5,8 %.

 

La conquête des communes par Le Pen

La conquête des communes par Le Pen

L’examen des votes par commune  démontre que Marine Le Pen (RN) est gagnante dans 20.036 communes (soit 57.12%) et Emmanuel Macron (LREM) dans 11.861 communes (soit 33.81%). Près de 13 millions d’électeurs ne se sont pas rendus aux urnes.Une situation qui pourrait avantager Marine Le Pen  lors des élections législatives.
Marine Le Pen (RN) est arrivée en tête dans 20.036 communes (soit 57.12%) et Emmanuel Macron (LREM) dans 11.861 communes (soit 33.81%), sur un total de 35.080 communes. Derrière le trio de tête, aucun autre candidat n’a réussi à franchir la barre des 10% des exprimés. Eric Zemmour, 4ème, a obtenu 7,07%. Viennent ensuite Valérie Pécresse (4,78%) et Yannick Jadot (4,63%) qui terminent même sous la barre des 5%, cruciale pour le remboursement des frais de campagne.

Le Pen aussi chez les sympathisants des syndicats !

Le Pen aussi chez les sympathisants des syndicats !

 

Preuve que les anciens clivages sociologiques sont de moins en moins pertinents, des sympathisants des syndicats traditionnellement opposés à l’extrême droite commencent à voter pour Marine Le Pen. Selon l’enquête réalisée par Harris Interactive à l’issue du 1er tour de la Présidentielle auprès de 6500 personnes inscrites sur les listes électorales, plus d’un sympathisant sur cinq d’un syndicat de salariés a déposé ce dimanche dans l’urne un bulletin Marine Le Pen. Précisément 21%, soit 8 points de plus qu’en 2017.

La percée de la candidate d’extrême droite est particulièrement nette à la CGT où elle a séduit désormais 22% des militants, contre 15% il y a 5 ans, mais également chez FO (31% aujourd’hui, versus 24% en 2017) et à la CFTC (29%, contre 14% le 23 avril 2017). Plus surprenant, Marine Le Pen a également séduit ce dimanche 15% des sympathisants CFDT, soit deux fois plus qu’il y a 5 ans.

Ces résultats interpellent quand on connaît la position des principaux syndicats de salariés, CFDT et CGT en tête dont la lutte contre l’extrême droite fait partie de l’ADN, à l’égard du Rassemblement national

Présidentielle -Macron-Le Pen: le même oubli de l’endettement

Présidentielle -Macron-Le Pen: le même oubli de l’endettement

 

Fin 2021, le déficit et la dette publics représentaient 6,5 % et 112,9 % (2 813 milliards d’euros) de la richesse nationale. Or, les candidats ont éludé le sujet de la maîtrise de l’endettement, devenu l’impensé de la campagne présidentielle, observe Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », dans sa chronique.

 

Chronique.  

 

C’était devenu une tradition, presque un héritage politique. A chaque alternance, sa « commission du bilan ». L’exercice avait commencé en 1981, quand François Mitterrand avait confié l’audit des années Giscard-Barre à un haut fonctionnaire irréprochable : François Bloch-Lainé. Les conclusions de l’ancien directeur du Trésor déçurent ceux qui, à gauche, attendaient une condamnation sans appel du septennat précédent. « Si nous avons été nuancés dans notre bilan, confiait-il alors au Mondece n’est pas par prudence mais par conviction. La réalité est nuancée. »

Suivirent d’autres commissions : en 1993, avec le retour de la droite au pouvoir, et en 1997, après l’arrivée du socialiste Lionel Jospin à Matignon ; puis celle de son successeur chiraco-libéral Jean-Pierre Raffarin, en 2002. La Cour des comptes prit le relais, en 2012 et 2017, au début des quinquennats de François Hollande et d’Emmanuel Macron.

Quel que soit le président élu cette année, et qu’il y ait un bilan ou non, il devra adresser très vite à Bruxelles sa trajectoire financière. En 2017, la Cour avait sans attendre souligné le manque de « sincérité » des prévisions gouvernementales. Le diagnostic était juste, puisque les dépenses de l’Etat (hors Covid-19) ont dépassé de 65 milliards d’euros la prévision initiale, selon les calculs du Sénat.

Fin 2021, le déficit et la dette publics représentaient 6,5 % et 112,9 % (2 813 milliards d’euros) de la richesse nationale ; le service de la dette reste le troisième poste de dépenses de l’Etat (38,4 milliards d’euros), derrière l’éducation et la défense ; le « trou » de la Sécurité sociale a été de 24,6 milliards en 2021, après 38,4 milliards d’euros en 2020, et il faudra au moins dix ans pour remettre ses compteurs à zéro. Et puis, à quoi bon une commission ad hoc ? La Cour des comptes va poursuivre son œuvre de transparence… sans que ses mises en garde soient suivies d’effets.

Depuis trois ans, la France vit en apesanteur financière. Les Français baignent dans un doux irénisme. L’argent est devenu magique. Le débat sur la rigueur – ne parlons pas d’austérité – n’est plus de saison, et les candidats ont éludé le sujet de la maîtrise de la dette, devenu l’impensé de la campagne présidentielle. Marine Le Pen n’en a pas fait une priorité. Le mot ne figure pas dans la « Lettre aux Français » d’Emmanuel Macron. Même Eric Woerth, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, naguère vigie sourcilleuse de la dérive des comptes publics, s’est fait discret depuis son départ du parti Les Républicains (LR) et son ralliement au chef de l’Etat.

 

La promotion de la problématique environnementale à l’école

 

La campagne présidentielle est passée à côté de la jeunesse et du défi climatique, dont l’urgence exige de revoir complètement la manière dont l’école l’aborde, estime, dans une tribune au « Monde », un collectif de personnalités, parmi lesquelles Jean Jouzel, Jean-Louis Etienne, Tristane Banon et Tony Parker, qui proposent un « décloisonnement radical » de l’approche des questions environnementales.

 

Tribune.

 

La campagne présidentielle ne mobilise pas les jeunes, qu’ils soient en âge de voter ou non. Mais a-t-elle vraiment cherché à le faire ? Et comment aurait-elle pu, le cas échéant, y parvenir ? La tâche est complexe, face à une multiplicité de défis interdépendants qu’il incombe à la jeunesse de relever.

L’urgence climatique et environnementale rebat toutes les cartes : les repères de la vie économique et sociale, nationale et internationale, les migrations, les modes de consommation, la citoyenneté, l’alimentation. Elle remet en question la perception du corps, la mobilité, la sexualité, les identités, les relations intergénérationnelles – d’une façon générale, les rapports à soi-même, aux autres, êtres humains comme êtres vivants.

Le défi est, à bien des égards, vertigineux, ce que confirme le plus récent rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), publié le 4 avril. Sur une planète Terre, devenue comme menaçante à force de lancer des signaux de détresse, la jeunesse exprime, comme jamais elle ne l’avait fait jusqu’à présent, des inquiétudes collectives profondes, mais aussi une attention renouvelée à l’environnement.

Par où fallait-il commencer ? Comment redonner à notre jeunesse quelques étoiles dans les yeux ? Par l’école. Parce que sans elle on s’épuisera en vain à réguler des secteurs en transition, à la façon de Charlot dans Les Temps modernes, embringué dans une mécanique incontrôlable ; parce que le savoir et la pensée critiques sont les meilleurs guides face à des choix difficiles, pour éviter les fausses routes, les fantasmes, les peurs « collapsistes », les ostracismes et les violences ; parce que, comme la graphie le suggère, « écologie » commence par le mot « école ».

Le changement sera matriciel ou ne sera pas. Il doit être éveillé et naître dans les cerveaux des bâtisseurs de l’avenir, non pas comme une série de données abstraites ou d’actes automatiques, mais comme un mode d’appréhension sensible du monde. Ce n’est là ni plus ni moins que la vocation première de l’école : apporter les bons matériaux pour l’exercice de l’esprit critique et pour l’esprit tout court. Mais appliquée à la construction d’une citoyenneté du XXIe siècle, c’est une révolution copernicienne, parce que l’école ne relie pas spontanément les acquis fondamentaux au défi fondamental.

Nous faisons partie du vivant et, en ce sens, l’école doit enseigner la réalité et la richesse de ses relations symbiotiques. Elle doit permettre à chacun de trouver à s’insérer dans une société ouverte au monde, en dialogue avec lui. Elle doit viser à créer et à stimuler ces liens. Elle est une éducation politique en ce qu’elle est ouverte aux autres êtres vivants : elle doit enseigner et cultiver une politique du vivant !

 

SONDAGE MACRON ET LE PEN: Un duel serré pas joué d’avance

SONDAGE   MACRON ET LE PEN: Un duel serré pas joué d’avance 

Le président sortant Emmanuel Macron est crédité de 52% des intentions de vote au second tour – en 2017, il l’avait emporté avec 66,10% des voix.
 Vers un duel plus serré qu’il y a cinq ans? Emmanuel Macron remporterait le match retour qui l’opposera à Marine Le Pen lors du second tour de l’élection présidentielle, programmé le dimanche 24 avril: selon notre sondage Elabe pour BFMTV et L’Express avec notre partenaire SFR, le président sortant obtiendrait 52% des suffrages contre 48% pour la candidate du Rassemblement national.

Le président-candidat gagne un petit point par rapport à notre précédente enquête, publiée vendredi, dans laquelle il était crédité de 51% des voix contre 49% pour Marine Le Pen.

 Toutefois, ce nouveau face-à-face entre les deux candidats ne devrait pas avoir les mêmes contours que celui qui a eu lieu il y a cinq ans. En 2017, au second tour, Emmanuel Macron avait largement reproté ce duel avec 66,1% des voix contre 33,9% pour Marine Le Pen.

A peine les résultats tombés, les autres candidats du premier tour ont lancé majoritairement soit un appel à voter Emmanuel Macron, soit à faire barrage à l’extrême-droite. Valérie Pecresse, Yannick Jadot, Anne Hidalgo et même Fabien Roussel se sont positionnés en faveur du président sortant. Même Jean-Luc Mélenchon, critiqué en 2017 pour son positionnement, a répété à « ne pas donner une seule voix à Marine Le Pen ». Seuls Eric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan se sont prononcés pour la candidate du RN.

Dans le détail, selon notre sondage Elabe, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon devraient se partager presque à parts égales entre Emmanuel Macron (35%), Marine Le Pen (34%) et l’abstention (31%). Quasi-égalité aussi chez les soutiens de Valérie Pécresse, partagés à 44% pour Emmanuel Macron et 40% pour Marine Le Pen. Une large partie des électeurs d’Eric Zemmour (86%) devraient se tourner vers la candidate d’extrême droite.

Pour les sondés, Emmanuel Macron incarne celui qui est le plus capable d’obtenir une majorité à l’Assemblée nationale (61% contre 31% pour Marine Le Pen). Idem quand il s’agit de savoir qui des deux candidats qui représenterait le mieux la France à l’étranger ou celui qui a le plus la capacité à gérer les crises. A l’inverse, Marine Le Pen apparaît comme celle qui veut vraiment changer els choses (56% contre 35% pour Emmanuel Macron) ou encore celle qui comprend le mieux les gens.

Enquête réalisée par internet le 10 avril 2022 sur un échantillon de 1509 personnes représentatif des résidents de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus, dont 1 446 inscrits sur les listes électorales. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Macron-Le Pen : rien n’est joué

 Macron-Le Pen  : rien n’est joué 

La France sort encore un peu plus facturée du premier tour des élections présidentielles et rien n’est joué pour le deuxième tour estime un papier de la tribune

Cinq points d’écart séparaient dimanche 10 avril au soir du premier tour de la présidentielle Emmanuel Macron et Marine Le Pen, qui vont donc se retrouver pour la seconde fois consécutive face-à-face le 24 avril prochain. Dans un tragique remake du duel du printemps 2017. Des Français hier côte-à-côte qui risquaient de se retrouver face à face, c’est bien ce que Gérard Collomb, l’ancien maire de Lyon soutien de la première heure de l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande, avait prédit avant de quitter le ministère de l’Intérieur, avant la crise des Gilets Jaunes.

Au vu des résultats de ce 10 avril, on retrouve bien deux France face à face. Celle qui va bien et vote Macron et celle qui ne va pas bien et qui a provoqué une séisme démocratique trop peu relevé : avec une poussée jamais connue dans notre pays du vote pour les « extrêmes », de droite et gauche, qui totalisent si on les additionne près de 55% des suffrages exprimés et une abstention de 26%, les deux tiers des Français en âge de voter s’inscrivent en rupture avec le système politique « traditionnel ». Si cela n’est pas une alerte démocratique, on se demande ce qu’il faut de plus : une victoire de l’extrême-droite le 24 avril peut-être ? La France en colère, désenchantée, est majoritaire, avec un score historique de plus de 30% pour la seule extrême-droite.

Le message est clair et il se mesure dans les premiers sondages du second tour : si le match retour avait eu lieu hier soir, Emmanuel Macron l’emporterait certes, mais d’une très courte majorité, selon les enquêtes parues dimanche soir (51%-49% selon l’Ifop; 52%-48% selon Elabe ; 54%-46% selon Ipsos et Opinionway), loin de son bon score de 2017 (66,1% – 33,9%). C’est dire si le débat du 21 avril prochain entre les deux finalistes sera décisif pour les départager dans deux semaines.

Certes, Emmanuel Macron a réalisé une mobilisation impressionnante au soir de ce premier tour, avec 28% des voix, soit 4 points de mieux qu’en 2017. Mais Marine Le Pen améliore nettement son score aussi, à plus de 23% ainsi que Jean-Luc Mélenchon qui a rassemble plus de 21% des suffrages. Le vote utile a fait son œuvre, conduisant une majorité d’électeurs à « enjamber » le premier tour dans un scrutin où chacun a tenté d’apporter la meilleure dynamique possible à son champion. D’une certaine façon, la formule du socialiste Guy Mollet « au premier tour on choisit, au second, on élimine », s’est renversée. Au premier tour, les Français ont massivement éliminé du paysage politique les vieux partis en reléguant LR, le PS et les Verts en dessous de la barre de 5% qui permet de se faire rembourser les dépenses de la campagne. Ce n’est pas une bonne nouvelle d’ailleurs pour la santé de la démocratie car ces partis se retrouvent en faillite et obligé de quémander des dons de leurs militants de moins en moins nombreux.

Pour autant, à la différence de 2017, point de dîner à la Rotonde, ce restaurant fameux du quartier Montparnasse, pour le président sortant. Conscient que ce sera chaud pour le second tour, il s’est rendu chez ses militants Porte de Versailles pour appeler à faire de nouveau « barrage à l’extrême-droite » et a promis en contrepartie « d’inventer quelque chose de nouveau pour rassembler les convictions et les sensibilités diverses ». Un appel à l’union nationale dont on verra dans les prochains jours comment il se concrétisera.

Au soir du premier tour, c’est toujours une nouvelle élection qui commence. Ce qui se passera le 24 avril est désormais en grande partie entre les mains d’Emmanuel Macron qui va devoir descendre de son Olympe pour aller convaincre les électeurs appelés à se lever le dimanche matin dans 15 jours pour aller lui « sauver les fesses », selon l’expression imaginée d’une ténor des Républicains… Pour celles et ceux qui n’ont pas voté pour lui au premier tour, c’est un peu choisir entre la peste et le choléra. Pour tenter de l’emporter, Emmanuel Macron va devoir travailler « en même temps » et sur sa droite et sur sa gauche et tenter de faire revenir aux urnes une partie des 12 millions d’abstentionnistes. La mécanique des reports sera décisive. Chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, qui a répété six fois hier que « pas une voix ne doit aller à Marine Le Pen », le dilemme est certain : un tiers voterait Macron, 1 sur 5 Le Pen et plus de 40% iraient à la pêche. Ce n’est donc pas gagné malgré l’appel de Hidalgo, Pécresse, Jadot et Roussel à voter Macron. Pour la gauche, c’est le troisième « 21 avril 2002 » depuis le choc de la qualification de Jean-Marie Le Pen devant Jospin face à Chirac. Un Chirac élu à l’époque à 82% et qui n’avait tenu aucun compte des voix de gauche qui à l’époque pour la première fois avaient fait barrage au Front national.

Du côté de Marine Le Pen, les reports de voix sont bien meilleurs avec une majorité des électeurs de Zemmour et de Dupont-Aignan mais un enjeu de mobilisation des catégories populaires qui n’ont pas voté ce dimanche. Surtout, l’image de l’ex-présidente du RN n’a plus rien à voir avec celle de son père ou même avec celle qu’elle avait en 2017. Très habilement, parlant de ses chats et de pouvoir d’achat, Marine Le Pen s’est « chiraquisée » version « mangeons des pommes » de la présidentielle de 1995. Selon l’IFOP, une majorité de Français pense qu’elle est « sympathique » (53%) et « attachée aux valeurs de la démocratie » (57%). Il y a un point aussi où elle écrase littéralement Emmanuel Macron, c’est « la proximité avec les préoccupations des Français », trait d’image qui ressort chez elle à 60% contre 35% pour le président sortant.

Emmanuel Macron peut-il donc être battu cette fois par Marine Le Pen ? La stratégie de diabolisation ne semble en tout cas plus une réponse alors que c’est plutôt Eric Zemmour qui est devenu le « croquemitaine ». Il se confirme que la stratégie d’extrême-centre d’Emmanuel Macron se révèle cinq ans plus tard un jeu extrêmement dangereux puisque seul un parti extrême peut devenir la force d’alternance, de droite ou de gauche, face à la déception qu’apporte forcément l’épreuve du pouvoir. Jacques Attali, qui connaît bien Emmanuel Macron, l’a d’ailleurs anticipé : cette fois, Marine Le Pen peut gagner. Il relève aussi qu’aucun président de la République sortant n’a été réélu depuis Chirac en 2002 ou Mitterrand en 1988. Et c’est ainsi que Macron se retrouve soudain « giscardisé », le scrutin du 24 avril 2022 promettant d’être aussi serré et incertain que celui qui vit l’élection de François Mitterrand en mai 1981.

Pour « sauver ses fesses », Emmanuel Macron va donc devoir cette fois sortir le grand jeu et être un peu plus concret que la promesse absconse d’un rassemblement des anti-fascistes. Certains évoquent la conclusion d’un « pacte » de gouvernement mais c’est tellement à rebours de l’esprit de la Vème République qu’on peine à le croire possible.

Prêt à tout oser, Emmanuel Macron a affirmé ce dimanche que « dans ce moment décisif pour l’avenir de notre Nation, plus rien ne doit être comme avant » (il avait dit la même chose pour les Gilets Jaunes et lors du premier déconfinement). Il va donc falloir en faire plus. Emmanuel Macron lui même reconnaît que rien n’est joué et que Marine Le Pen est « un adversaire redoutable ». L’équation politique qu’elle propose l’est assurément : de gauche sur l’économie et le social avec le pouvoir d’achat, le prix des carburants, le droit à une « retraite en bonne santé » et des moyens pour l’hôpital et la dépendance ; de droite radicale sur le régalien, la sécurité et l’immigration ; anti-système dans sa promesse d’une révolution démocratique avec le RIC (Référendum d’initiative citoyenne, réclamé par les Gilets Jaunes) et la proportionnelle aux législatives qu’Emmanuel Macron avait promis mais n’a pas concrétisé sur son premier mandat. Une erreur que lui reproche son allié du Modem François Bayrou et que le président sortant pourrait bien payer cher car quelle est aujourd’hui sa crédibilité à le proposer de nouveau.

Comme en 2017, c’est encore sur l’économie, le sérieux budgétaire et fiscal (sa proposition d’exonérer d’impôt sur le revenu tous les jeunes de moins de 30 ans est stupéfiante de bêtise : elle s’applique autant à un trader ou une star du foot qu’un jeune diplômé), ainsi que sur l’Europe que Marine Le Pen pêche le plus en terme de crédibilité. C’est là que Macron peut et doit appuyer : Marine, c’est le Frexit sans le dire, non assumé mais inexorablement inscrit dans sa vision d’une Europe des nations où l’on pourrait se soustraire aux normes du droit communautaire.

Une chose est sûre : pour une grande partie des électeurs qui sont invités à voter pour lui pour faire barrage au RN, Emmanuel Macron a tout fait depuis 2017 pour organiser, scénariser même ce mauvais remake du duel entre la méchante nationaliste et le gentil européen. Lui qui avait dit qu’il ferait reculer l’extrême droite en France l’a fait progresser de 10 points en cinq ans si on additionne Le Pen, Zemmour et Dupont-Aignan. C’est tout de même un formidable échec et une terrible impression de duplicité qui prend au piège des millions d’électeurs sincères privés une fois encore de la possibilité d’exprimer un véritable choix. Voter Emmanuel Macron sans voter « pour » Emmanuel Macron, telle est la question qui les attendent le dimanche 24 avril dans l’isoloir. Et il n’y a qu’une seule bonne réponse.

Macron- Le Pen : France d’en haut contre France d’en bas ?

 

Macron- Le Pen : France d’en haut contre France d’en bas ?

La campagne électorale des présidentielles risques d’être autrement tendue dans le cadre du deuxième tour. En effet,  rien n’est joué;  si effectivement Macron autour de 28 % affiche une solide posture il est désormais talonné par Marine Le Pen autour de 24 %. La grande différence c’est que Marine Le Pen dispose d’un réservoir de voix théoriquement plus important que celui  du président candidat.

La victoire de Macron s’est d’avoir tué les partis traditionnels à savoir le parti socialiste désormais  à peu près mort mais aussi les républicains réduits à pas grand-chose. Mais du coup, les scores insignifiantes de ces deux partis classiques de la vie politique française ne permettent plus d’espérer de report de voix très significatif.

Le paradoxe c’est que les électeurs de Mélenchon qui ont réalisé l’excellent score autour de 20 % vont faire l’élection. Théoriquement la direction et Mélenchon lui-même se refusent  à donner leurs voix à Marine Le Pen. On sait cependant que la sociologie des dirigeants et des sympathisants et parfois assez souvent différentes. Il y a souvent même des porosités surprenantes comme celle des voix de la gauche votant pour cette élection pour Marine Le Pen. Or au parti socialiste comme chez les communistes par exemple on s’est toujours refusé à voter Le Pen au second tour.

Ce n’est pas forcément l’idéologie qui soude les sympathisants de Mélenchon mais davantage la radicalité. Une radicalité qui pourrait être trouvée plus chez Marine Le Pen  évidemment plus que chez Macon.

Finalement l’enjeu du second tour risque de tourner autour du social ; un terrain qu’à bien labouréMarine peine mais que Macron a dédaigné comme d’habitude. De la à considérer que le duel va opposer la France d’en haut de Macron à la France d’en bas de Le Pen, il n’y a qu’un pas. Mais un pas trop vite franchi car la sociologie est plus complexe.

Tout sauf macron contre tout sauf Le Pen

Tout sauf macron contre tout sauf Le Pen 

 

Le débat risque d’être tendu entre Macron et Le Pen d’autant que Macron dispose de peu de réserves de voix. Du coup le tout sauf macron  va s’opposer au tout sauf Le Pen ( papier du Monde)A quoi va ressembler l’entre-deux tours de l’élection présidentielle ? Après la qualification d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen pour le scrutin du 24 avril, deux stratégies semblent se dessiner. L’une est le « référendum anti-Macron ». L’autre est la réactivation du front républicain.

Du côté de la candidate d’extrême droite, la solution est, en effet, évidente : faire du « tout sauf Macron ». Ainsi, Mme Le Pen a appelé, dès dimanche soir 10 avril, « tous ceux qui n’ont pas voté » Emmanuel Macron à la « rejoindre ». Selon elle, « ce qui se jouera est un choix de société et même de civilisation ». Elle entend incarner non seulement l’alternance mais aussi une alternative à l’actuel chef de l’Etat. Le président « libéral », accusé d’être déconnecté du peuple, contre la candidate « du pouvoir d’achat », qui se présente comme proche des gens. Avec une conséquence simple : puisque c’est un « duel » pour battre le sortant, il n’y a qu’un seul bulletin efficace : le sien.

Pour les lepénistes, les 72 % de Français qui n’ont pas choisi le chef de l’Etat ont, en fait, voté contre lui. Une analyse un peu rapide mais qui a l’avantage de la simplicité. D’ores et déjà, la députée du Pas-de-Calais peut compter sur les reports des autres candidats d’extrême droite puisque Nicolas Dupont-Aignan et Eric Zemmour ont appelé à voter pour elle. Mais surtout, Mme Le Pen est persuadée depuis plusieurs années qu’une partie de ses réserves de voix se trouve chez les abstentionnistes et à droite, mais aussi chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon. Ainsi, selon une projection de second tour réalisée par Ipsos-Sopra Steria pour France TV, Radio France, France 24, RFI, Public Sénat, LCP et Le Parisien où elle recueillerait 46 % des voix, 30 % des électeurs de M. Mélenchon choisiraient de voter pour elle, 34 % pour M. Macron et 36 % s’abstiendraient. Une part non négligeable, donc.

Peu de réserves de voix pour Macron

L’idée des stratèges du Rassemblement national (RN) est de créer une sorte de coalition des colères. La candidate d’extrême droite estime pouvoir désormais l’incarner, puisque la campagne présidentielle l’a vue se normaliser, notamment par effet de contraste avec un Eric Zemmour aux déclarations radicales et outrancières et puisque, dans l’opinion, elle ne suscite plus le même rejet qu’auparavant. Mais ce ne sera pas chose aisée.

En effet, dans la foulée des résultats, plusieurs candidats ont très vite appelé à la faire battre : l’écologiste Yannick Jadot, la socialiste Anne Hidalgo, le communiste Fabien Roussel et la candidate du parti Les Républicains, Valérie Pécresse. Certes, il s’agit là de « petits » candidats ayant tous réuni moins de 5 % des suffrages. Mais le symbole compte : celui qu’un « cordon sanitaire » autour de l’extrême droite existerait encore.

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Macron-Le Pen: le même oubli de l’endettement

Macron-Le Pen: le même oubli de l’endettement

 

Fin 2021, le déficit et la dette publics représentaient 6,5 % et 112,9 % (2 813 milliards d’euros) de la richesse nationale. Or, les candidats ont éludé le sujet de la maîtrise de l’endettement, devenu l’impensé de la campagne présidentielle, observe Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », dans sa chronique.

 

Chronique. 

 

C’était devenu une tradition, presque un héritage politique. A chaque alternance, sa « commission du bilan ». L’exercice avait commencé en 1981, quand François Mitterrand avait confié l’audit des années Giscard-Barre à un haut fonctionnaire irréprochable : François Bloch-Lainé. Les conclusions de l’ancien directeur du Trésor déçurent ceux qui, à gauche, attendaient une condamnation sans appel du septennat précédent. « Si nous avons été nuancés dans notre bilan, confiait-il alors au Mondece n’est pas par prudence mais par conviction. La réalité est nuancée. »

Suivirent d’autres commissions : en 1993, avec le retour de la droite au pouvoir, et en 1997, après l’arrivée du socialiste Lionel Jospin à Matignon ; puis celle de son successeur chiraco-libéral Jean-Pierre Raffarin, en 2002. La Cour des comptes prit le relais, en 2012 et 2017, au début des quinquennats de François Hollande et d’Emmanuel Macron.

Quel que soit le président élu cette année, et qu’il y ait un bilan ou non, il devra adresser très vite à Bruxelles sa trajectoire financière. En 2017, la Cour avait sans attendre souligné le manque de « sincérité » des prévisions gouvernementales. Le diagnostic était juste, puisque les dépenses de l’Etat (hors Covid-19) ont dépassé de 65 milliards d’euros la prévision initiale, selon les calculs du Sénat.

Fin 2021, le déficit et la dette publics représentaient 6,5 % et 112,9 % (2 813 milliards d’euros) de la richesse nationale ; le service de la dette reste le troisième poste de dépenses de l’Etat (38,4 milliards d’euros), derrière l’éducation et la défense ; le « trou » de la Sécurité sociale a été de 24,6 milliards en 2021, après 38,4 milliards d’euros en 2020, et il faudra au moins dix ans pour remettre ses compteurs à zéro. Et puis, à quoi bon une commission ad hoc ? La Cour des comptes va poursuivre son œuvre de transparence… sans que ses mises en garde soient suivies d’effets.

Depuis trois ans, la France vit en apesanteur financière. Les Français baignent dans un doux irénisme. L’argent est devenu magique. Le débat sur la rigueur – ne parlons pas d’austérité – n’est plus de saison, et les candidats ont éludé le sujet de la maîtrise de la dette, devenu l’impensé de la campagne présidentielle. Marine Le Pen n’en a pas fait une priorité. Le mot ne figure pas dans la « Lettre aux Français » d’Emmanuel Macron. Même Eric Woerth, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, naguère vigie sourcilleuse de la dérive des comptes publics, s’est fait discret depuis son départ du parti Les Républicains (LR) et son ralliement au chef de l’Etat.

 

Présidentielle : Tout sauf Le Pen … ou tout sauf Macron ?

Présidentielle : Tout sauf Le Pen … ou tout sauf Macron ? 

 

 

Jusque-là Macron a particulièrement négligé la candidature de Marine Le Pen. D’une façon générale, il a même négligé la campagne électorale. Mais devant des sondages qui montrent le net tassement du président candidat, on ressort le vieux slogan épouvantail : tout sauf Le Pen.

Un épouvantail un peu obsolète car trop utilisé et qui pourrait bien se retourner et devenir : tout sauf Macron en réponse.

En effet le président candidat bénéficie encore d’un soutien électoral significatif qui le met en tête des sondages assez nettement. Toutefois demeure une forte détestation de ce président identifié comme représentant des riches et qui ajoute une condescendance parfois méprisante vis-à-vis du peuple.

Le contraire de Marine Le Pen  qui a complètement changé son image et dédiaboliser son propos. Pire elle a surtout fondé son argumentaire sur les questions sociales. Un exemple de l’affolement du président candidat : l’annonce hier de l’indexation des pensions sur l’inflation. Un objectif qui n’a jamais figuré dans son programme !

Sans attendre le verdict du premier tour, Emmanuel Macron a ainsi lancé la bataille symbolique contre sa probable rivale en finale. De manière différente qu’en 2017. Il y a cinq ans, il s’était interdit d’user de la ficelle usée pendant trente ans par la gauche du «péril» extrémiste. Lui-même en avait décrété l’inefficacité, préférant valoriser l’affrontement de fond entre deux visions, l’une d’ouverture européenne, l’autre de repli nationaliste ; y ajoutant à l’époque l’incompétence…

 

 

L’hypothèse Le Pen

 

 L’hypothèse Le Pen 

Jacques Attali explique dans les Echos pourquoi l’élection d’Emmanuel Macron n’est pas gagnée d’avance, et ce qui risquerait de se passer si la candidate du Rassemblement national accédait à l’Elysée.

Une hypothèse argumentée mais qui comme souvent chez Attali ( et autres experts type Alain Minc)  mélange arguments scientifiques et arguments de bistrot sans parler des approximations et de cette capacité de dire un jour une chose et le contraire le lendemain NDLR 

Peu de gens veulent reconnaître que la réélection d’Emmanuel Macron est loin d’être acquise, et que celle de Marine Le Pen est parfaitement possible. Pour au moins quatre raisons :

1. Aucun président n’a été réélu sans cohabitation ou après un mandat de cinq ans ou s’il a été élu la première fois où il s’est présenté. Emmanuel Macron remplit ces trois conditions.

2. Au moins deux candidats considérés comme élus d’avance (Valéry Giscard d’Estaing et Lionel Jospin) ont été battus par surprise, c’est-à-dire par l’abstention de son camp.

3. Après le dégagisme soft, dont Emmanuel Macron a bénéficié en 2017, peut venir le dégagisme hard, contre lui ; comme la Convention est venue après la Constituante. L’alliance de tous contre le sortant peut, encore une fois, jouer à plein. Et réussir.iabolisé. Alors qu’il y a cinq ans, Marine Le Pen apparaissait comme une incompétente extrémiste, elle se pose aujourd’hui en experte modérée ; plus acceptable, plus légitime, plus raisonnable qu’un Eric Zemmour, qui lui sert de repoussoir et attire vers elles des voix modérées.

Sans revenir sur les frustrations, les déceptions, les colères qu’Emmanuel Macron et sa politique, ont pu provoquer, il est temps d’affronter la réalité : Marine Le Pen peut être élue dans moins de quatre semaines. Que se passerait-il alors ?

La mise en oeuvre de son programme plongerait le pays dans une crise sans précédent et largement irréversible, dont ses électeurs seraient les premières victimes.

Sur le pouvoir d’achat qu’elle dit défendre : elle annonce des dépenses sociales innombrables et très vagues, une baisse massive de la TVA qui ne profiterait qu’aux riches, une réforme invraisemblable de l’impôt sur le revenu et des retraites, non financée, sinon par un vague emprunt (alors qu’elle dénonce la dette publique) et par d’hypothétiques économies sur les prestations aux migrants. Tout cela provoquera en réalité une inflation dont les bas salaires et les petits épargnants seront les premières victimes.

Sur l’écologie : elle entend supprimer tous les projets d’éolien et démanteler les éoliennes en service, ce qui rendrait encore plus difficile la maîtrise des émissions de gaz a effet de serre visée pour 2040.

Sur les étrangers présents en France : elle entend leur retirer l’accès aux soins et aux allocations familiales et sociales, les empêcher de travailler, leur retirer la nationalité française. Non seulement cela violerait plusieurs principes constitutionnels fondamentaux, mais cela rendrait vite impossible le fonctionnement de notre économie, transformerait en SDF des millions de gens aujourd’hui parfaitement intégrés, et priverait le pays de centaines de milliers de Français, nés en France, dont l’apport est inestimable.

Par ailleurs, ne plus accueillir aucun autre étranger serait se priver de médecins, de chercheurs, de professeurs, d’ingénieurs, d’artistes, dont nous avons tant besoin. Enfin, faire traiter par nos ambassades les demandes d’asile reviendrait, par exemple, à n’admettre des Ukrainiens que s’ils ont déposé une demande d’asile en bonne et due forme à notre ambassade à Kiev…

Sur la justice et la sécurité : là encore, son élection entraînerait des réformes violant tous nos principes constitutionnels. Ainsi, accorder aux policiers une présomption de légitime défense, et contraindre les juges à prendre des sanctions pénales incompressibles serait renier la séparation des pouvoirs.

Sur la culture, qu’elle entend réduire à une vision étroite de la France, il faut en particulier s’inquiéter de son projet de privatiser de l’audiovisuel public, qui laisse augurer d’une mainmise par ses amis hongrois et russe.

Sur l’Europe : diminuer unilatéralement la contribution de la France au budget européen et affirmer la primauté du droit national sur le droit européen, comme elle entend le faire dès le mois de juin, reviendrait à remettre en cause l’appartenance de la France à l’Union européenne. Répétons le ici : élire Madame Le Pen, ce serait sortir de l’UE, sans l’avoir vraiment décidé. Ce serait un Frexit sans débat.

Enfin, ce serait mettre nos armées et la politique étrangère du pays entre les mains d’une personne dont les seuls alliés dans le monde sont Messieurs Orban et Poutine. Autrement dit, si Madame Le Pen est élue dans moins d’un mois, on assistera immédiatement à un renversement des alliances : notre pays s’allierait à la Russie contre l’Ukraine, contre le reste de l’UE et contre l’Otan.

Pensez-y, avant de jouer avec l’idée que, après tout, cinq ans de Macron, ça suffit. Reprochez surtout aux anciens grands partis de ne pas avoir été capables de faire émerger des programmes et des candidats dignes de notre grand pays et du grand débat qu’aurait dû être cette élection présidentielle. Et écartons la tentation du pire.

 Jacques Attali

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Présidentielle: Tout sauf Le Pen … ou tout sauf Macron ?

Présidentielle:  Tout sauf Le Pen … ou tout sauf Macron ? 

 

 

Jusque-là Macron a particulièrement négligé la candidature de Marine Le Pen. D’une façon générale, il a même négligé la campagne électorale. Mais devant des sondages qui montrent le net tassement du président candidat, on ressort le vieux slogan épouvantail : tout sauf Le Pen.

Un épouvantail un peu obsolète car trop utilisé et qui pourrait bien se retourner et devenir : tout sauf Macron en réponse.

En effet le président candidat bénéficie encore d’un soutien électoral significatif qui le met en tête des sondages assez nettement. Toutefois demeure une forte détestation de ce président identifié comme représentant des riches et qui ajoute une condescendance parfois méprisante vis-à-vis du peuple.

Le contraire de Marine Le Pen  qui a complètement changé son image et dédiaboliser son propos. Pire elle a surtout fondé son argumentaire sur les questions sociales. Un exemple de l’affolement du président candidat : l’annonce hier de l’indexation des pensions sur l’inflation. Un objectif qui n’a jamais figuré dans son programme !

Sans attendre le verdict du premier tour, Emmanuel Macron a ainsi lancé la bataille symbolique contre sa probable rivale en finale. De manière différente qu’en 2017. Il y a cinq ans, il s’était interdit d’user de la ficelle usée pendant trente ans par la gauche du «péril» extrémiste. Lui-même en avait décrété l’inefficacité, préférant valoriser l’affrontement de fond entre deux visions, l’une d’ouverture européenne, l’autre de repli nationaliste ; y ajoutant à l’époque l’incompétence…

 

 

Tout sauf Le Pen … ou tout sauf Macron ?

Tout sauf Le Pen … ou tout sauf Macron ? 

 

 

Jusque-là Macron a particulièrement négligé la candidature de Marine Le Pen. D’une façon générale, il a même négligé la campagne électorale. Mais devant des sondages qui montrent le net tassement du président candidat, on ressort le vieux slogan épouvantail : tout sauf Le Pen.

Un épouvantail un peu obsolète car trop utilisé et qui pourrait bien se retourner et devenir : tout sauf Macron en réponse.

En effet le président candidat bénéficie encore d’un soutien électoral significatif qui le met en tête des sondages assez nettement. Toutefois demeure une forte détestation de ce président identifié comme représentant des riches et qui ajoute une condescendance parfois méprisante vis-à-vis du peuple.

Le contraire de Marine Le Pen  qui a complètement changé son image et dédiaboliser son propos. Pire elle a surtout fondé son argumentaire sur les questions sociales. Un exemple de l’affolement du président candidat : l’annonce hier de l’indexation des pensions sur l’inflation. Un objectif qui n’a jamais figuré dans son programme !

Sans attendre le verdict du premier tour, Emmanuel Macron a ainsi lancé la bataille symbolique contre sa probable rivale en finale. De manière différente qu’en 2017. Il y a cinq ans, il s’était interdit d’user de la ficelle usée pendant trente ans par la gauche du «péril» extrémiste. Lui-même en avait décrété l’inefficacité, préférant valoriser l’affrontement de fond entre deux visions, l’une d’ouverture européenne, l’autre de repli nationaliste ; y ajoutant à l’époque l’incompétence…

 

 

Présidentielle : l’hypothèse Le Pen ?

 

Emmanuel Macron a peur de Marine le Pen et il a raison : cette fois, c’est différent, voici pourquoi ce n’est pas gagné.

par Philippe Mabille Rédacteur en chef de la Tribune

 

Et si Marine Le Pen devenait présidente de la République au bout de sa troisième tentative. On imagine le tweet de @SardineRuisseau : « Une femme à l’Elysée, le patriarcat, c’est fini ! » (compte parodique de Sandrine Rousseau, candidate à la primaire écolo). Le scénario, jusqu’ici improbable, commence à donner des sueurs froides dans la macronie, raconte Marc Endeweld dans sa chronique Politiscope de cette semaine. Au ministère de l’Intérieur, on s’affole en coulisses de la faiblesse des reports de voix en faveur du président sortant. Tout va se jouer sur l’abstention : si la jonction de la droite Trocadero (la partie Fillon-Ciotti de l’électorat de Pécresse) se fait avec l’extrême droite (Zemmour + Le Pen), Macron peut être battu, assure-t-on comme pour exorciser ce risque.

Les derniers jours de la campagne « officielle » qui a démarré lundi 28 mars vont donner du fil à retordre aux instituts de sondage, eux qui sont déjà en permanence accusés de « mentir » par les réseaux complotistes. La preuve : ils n’avaient pas prédit le 21 avril 2022, l’élimination de Lionel Jospin ! Que dira-t-on s’ils ne voient pas venir le croisement des courbes entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. C’est oublier un peu vite qu’avant l’irruption d’Eric Zemmour dans le paysage, la présidente du Rassemblement national était déjà en tête des sondages du premier tour. Et que la possibilité de sa victoire en 2022 était prise au sérieux, y compris par Emmanuel Macron qui reconnaît en elle sa plus redoutable adversaire : certains Machiavel ont même vu sa main derrière le lancement de cette concurrence à l’extrême de la droite.

Si c’est le cas, le coup a échoué car bien au contraire la radicalité de Zemmour a recentré Marine en la faisant passer pour une victime. La primaire à droite a fait le reste en banalisant le discours sur l’immigration zéro jusqu’ici apanage du RN. Dans un tour de passe-passe inattendu, Marine le Pen a su s’inspirer du « en même temps » pour séduire un électorat plus large avec un programme économique hybride, un peu à gauche, en enfourchant le thème du pouvoir d’achat, un peu à droite, en se montrant réaliste sur l’Europe ou la dette, comme pour faire oublier que le programme du RN reste essentiellement d’extrême-droite.

On peut donc s’attendre à un branle-bas de combat dans la dernière semaine de campagne avant le premier tour du 10 avril. Emmanuel Macron est obligé de sortir du bois et de reprendre son combat contre le populisme. Mais il est comme paralysé par l’affaire McKinsey sur laquelle lui-même et les intéressés ont communiqué comme des manches, laissant prospérer le soupçon. C’est bien la peine d’être un expert du conseil en stratégie… Emmanuel Macron, comme lors de l’affaire Benalla (« s’ils cherchent un responsable, qu’ils viennent me chercher ») s’est planté en lançant un arrogant « qu’ils aillent au pénal ». Cela renvoie Macron à son image de banquier d’affaires hautain et distant, à l’inverse de l’image de président à l’écoute qu’il avait tenté de forger pendant le Grand Débat. De débat, il n’y en a pas eu et il n’y en aura pas, là a été son erreur. Ni sur le bilan, ni sur le récit de l’après, Macron n’a répondu présent. Un tort et un risque.

Le scénario Le Pen à l’Elysée n’est-il qu’un énième coup de com’ pour jouer à se faire peur et remobiliser un électorat centriste qui pense que l’élection est jouée ? Sans doute. Mais il y a aussi un troisième homme qui pointe son nez vers le second tour, Jean-Luc Mélenchon, à plus de 15%, en tentant de rassembler ce qui reste de la gauche éclatée vers un vote utile seul à même de déjouer le scénario d’une répétition du match de 2017. Pour l’instant, les bookmakers ne croient pas beaucoup à un second tour Mélenchon-Macron mais qui sait ? En cette année de surprises – qui aurait cru le 1er janvier que Poutine brandirait la menace nucléaire ? -, il faut se préparer à tout, même à la montée de la sixième vague de Covid.

Sur le front de la guerre en Ukraine, on a cru un instant seulement à une retraite en Russie des troupes de Poutine. Pendant les négociations, les bombardements continuent et le joueur d’échec du Kremlin a fini la semaine sur un chantage aux coupures de gaz s’il n’est pas payé en roubles qui met l’Europe en ébullition. Applicable au 1er avril, ce n’est pas un Poisson, mais « Bons baisers du Kremlin ». Mais pour ce faire, le président russe a dû créer une usine à gaz pour éviter une rupture des contrats en cours.

Un pas en avant deux en arrière, ce Poutine fait du Lénine version 2022. Et en Europe, on doit se préparer pour un scénario à la Mad Max, ce film (australien) où l’humanité se bat pour quelques gouttes d’essence. De fait, c’est un sale temps pour l’industrie automobile avec en France des ventes au plus bas depuis quarante ans.

Le titre auquel vous avez échappé cette semaine : « Gaz russe, Poutine souffle l’effroi ». Et ce n’est pas fini : comme l’écrit Robert Jules, à l’Opep+ comme à Washington, les barils de pétrole se politisent. A moins d’un accord hypothétique avec l’Iran, une alternative pas si évidente.

En fait, cette crise Russie-Ukraine n’a rien plus rien de régionale. Elle instille un virus mondial sur les chaînes de valeurs de la mondialisation via les hausses de prix. Avec ce nouvel ordre mondial, préparons nous à des pénuries mondiales. Pour l’instant, la France s’en sort mieux que ses voisins en termes d’inflation, grâce au nucléaire.

Évidemment, la réponse déjà évoquée partout de la sobriété énergétique est bonne, mais encore faut-il la rendre acceptable par tous. Le coup de froid de ce début avril montre bien notre vulnérabilité. Et se passer du gaz russe ne sera pas bon à court terme pour le climat, prévient Juliette Raynal : la guerre en Ukraine devrait conduire à un recours plus massif au charbon pour produire de l’électricité. Mais cette pratique, très émettrice de CO2 et donc néfaste pour le climat, pourrait être compensée par la chasse au gaspi, imposée par la hausse du prix des énergies fossiles. Les solutions d’énergie propre sont, elles, vouées à devenir plus compétitives

La crise aura aussi des effets anti-écologiques, car tout va coûter plus cher, à l’image de la rénovation énergétique des bâtiments, souligne César Armand. Le secteur du BTP est plombé par les effets de la guerre. Quand le BTP ne va pas, en France, on connaît la suite. Le risque de stagflation a beau être contesté par Christine Lagarde, il reste au coin de la rue.

Autre enjeu majeur de la présidentielle vu le contexte international : l’armée française est-elle obsolète ? Combien de temps tiendraient nos forces face à un agresseur sur notre sol ? Pour quoi, au fond, sommes-nous prêts à nous battre ? Michel Cabirol, notre expert des industries de Défense, vous propose une série passionnante sur le vrai bilan de Florence Parly qui a passé presque un quinquennat au ministère des Armées. Tenue de la loi de programmation militaire, bon point. Coopérations industrielles avec l’Allemagne, qui se décide enfin à investir dans sa défense : bof-bof. Mais dans la suite de Jean-Yves Le Drian, Florence Parly a fait un carton à l’exportation, à coups de Rafale mais pas seulement.

Dans ce monde fou, on aurait pu espérer compter sur une plus grande solidarité européenne. Las, après avoir acheté des F-35 américains, nos « amis » allemands continuent de nous lâcher sur le spatial : l’Agence spatiale allemande (DLR) a validé sans état d’âme le lanceur américain Falcon 9 de SpaceX pour son satellite d’observation de la Terre. Une nouvelle trahison de l’Allemagne vis-à-vis de l’Europe, s’indigne Michel Cabirol.

Pendant la guerre, les affaires continuent : Vincent Bolloré a enfin fini, contre son gré, mais à bon prix, par céder ses activités logistiques en Afrique, qui lui ont valu beaucoup de fortune et pas mal d’ennuis : Léo Barnier nous raconte l’épilogue de la cession à l’italo-suisse MSC, bien connu d’Alexis Kohler, d’un des secteurs historiques du groupe Bolloré bicentenaire cette année. Mais s’il abandonne l’Afrique, reste à savoir ce que fera de ces 6 milliards d’euros d’argent frais celui que l’on n’a pas nommé pour rien « le petit prince du cash-flow »… Des cibles en vue dans la défense, paraît-il.

Pour finir en beauté, revivez le plus bel événement du mois de mars en France avec notre forum Think Tech et la cérémonie « 10.000 startups pour changer le monde » qui s’est tenue lundi 28 mars sur la scène du Grand Rex. Avec en invité exceptionnel Xavier Niel, qui nous a accordé un entretien-vérité dans le cadre du podcast « 40 Nuances de Next » et affirme que la France compte déjà plus de 30 licornes (plus de 1 milliard d’euros de valorisation). Une heure avec Xavier Niel, le fondateur de Free, de Station F et de l’Ecole 42 : à regarder sans modération samedi ou dimanche en préparant l’apéro. Découvrez aussi les 10 lauréats de la sélection des plus belles startups de nos régions, et les 51 finalistes de notre concours. Un exemple : Stirruup, le Airbnb solidaire de l’hébergement d’urgence. Utile en cette terrible guerre en Ukraine.

Enfin, si vous vous ennuyez par ce froid printanier, offrez-vous un peu de binge watching sous la couette avec cet article de Sylvain Rolland qui nous explique pourquoi les nouvelles séries américaines s’inspirent toutes de… la Silicon Valley. « Super Pumped » sur la chute du CEO d’Uber Travis Kalanick, « Wecrashed » sur le couple Neumann à l’origine du succès puis de la débâcle de WeWork, et « The dropout » sur l’extraordinaire arnaque Theranos menée par Elizabeth Holmes, la première femme milliardaire de la tech. Alors que deux nouvelles séries sont annoncées sur Facebook, les dirigeants charismatiques et controversés de la Silicon Valley n’en finissent pas de fasciner Hollywood en pleine guerre du streaming.

En attendant la première série sur la guerre en Ukraine.

Philippe Mabille, Directeur de la rédaction

Présidentielle : remontée de Le Pen

Présidentielle : remontée de Le Pen

Selon le baromètre OpinionWay-Kéa Partners pour Les Échos et Radio classique publié aujourd’hui. au premier tour, le président-candidat est crédité de 28% des voix, stable sur une semaine, tandis que sa rivale du Rassemblement national passe  la barre des 20%, devant le candidat LFI qui se hisse à 15% (+1 point). Au deuxième tour, Emmanuel Macron l’emporterait avec 55% des intentions de vote (stable) face à Marine Le Pen.

La candidate LR Valérie Pécresse perd deux points et descend à 10%, ex æquo avec Éric Zemmour (+ 1 point). Fabien Roussel est crédité de 3% des intentions de vote (- 1 point) aux côtés de Jean Lassalle, stable. La socialiste Anne Hidalgo demeure à 2%, à égalité avec Nicolas Dupont-AignanNathalie Arthaud et Philippe Poutou ferment la marche, tous deux crédités de 1% des voix.

Selon le baromètre, l’intérêt pour la présidentielle continue de remonter (+3 points) sur une semaine à 67%.

 

 

Présidentielle : remontée de Le Pen

Sondage Présidentielle 2022: Macron à 24/25 % suivi de Marine Le Pen à 17%

 Sondage Présidentielle 2022: Macron à 24/25 % suivi de  Marine Le Pen à 17%

D’après le baromètre quotidien OpinionWay-Kéa Partners pour « Les Echos » cette semaine, Emmanuel Macron devance toujours largement ses adversaires dans les intentions de vote concernant le premier tour. Son score demeure stable et oscille entre 24 % et 25 %.

Marine Le Pen prend de l’avance sur Valérie Pécresse et Eric Zemmour. Créditée de 17 % des intentions de vote en fin de semaine, elle retrouve le niveau enregistré au début du mois.

Valérie Pécresse  rassemblerait aujourd’hui 14 % des suffrages (-2 points en 9 jours), soit son plus bas niveau depuis le début de l’année 2022. P

 

De son côté, Eric Zemmour bénéficie d’un soutien stable. Il perd 1 point en début de semaine dans les intentions de vote et se situe à égalité avec Valérie Pécresse (14 %).

A gauche, la progression de Jean-Luc Mélenchon dans les intentions de vote se confirme. En cette fin de semaine, 12 % des Français qui choisissent un candidat lui accorderaient leur voix : il s’agit de son meilleur score depuis le début du baromètre.

Les autres candidats de gauche ne constituent pas pour l’heure des concurrents inquiétants pour le candidat de La France insoumise, le seul à disposer d’un score à deux chiffres dans cet espace électoral. Yannick Jadot et Fabien Roussel, dont la dynamique semble marquer le pas, plafonnent respectivement à 5 % et 4 % dans les intentions de vote cette semaine. Ils sont suivis par Christiane Taubira (3 %) et Anne Hidalgo (2 %).

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