Archive pour le Tag 'le déclin'

France : le déclin pourquoi ?

France : le déclin pourquoi ?

 

Les français sont très pessimistes pour l’avenir  ( entre 70 et 80%), du coup faute  de confiance les investissements reculent, la consommation ne progresse pas ( +0.1%) en 2013 alors que la démographie augmente, le chômage croît  ( 7 à 8 millions de chômeurs quand pôle emploi n’en décompte que 5 millions dont 3 en catégorie A), la balance commerciale est dans le rouge depuis longtemps ( autour de 65 milliards en 2013), la croissance est inexistante ( environ 0.1% en 201), les déficits et la dette croissants (75 milliards pour le déficit public en 2013), l’attractivité de la France s’écroule ( investissements étrangers -77% en 2013, alors qu’ils progressent de 38% dans l’union européenne et de 11% dans le monde. On pourrait continuer avec le classement mondial du système éducatif français qui ne cesse de dégringoler, l’insécurité aussi,  la précarité, la pauvreté, les inégalités sociales. La réalité c’est que le pays n’est plus dirigé depuis longtemps, que le vrai pouvoir est aux mains de superstructures inefficaces et incontrôlables qui se reproduisent (politiques, économiques, administratives etc.). Une sorte de pieuvre impossible à reformer et que les élections ne changeront pas. Conséquences : le record du monde de fiscalité, des procédures qui tuent l’initiative, des improductifs partout. Dans l’Etat mais tout autant dans les collectivités locales ;   avec e n moyenne un mois d’arrêter de travail par an ! Même chose dans les plus petites communes. Tout cela a un coût et surtout génère aussi une bureaucratie qui asphyxie. Avec un million de fonctionnaires en moins cela per mettrait d’équilibrer  le budget de l’Etat, donc d’alléger la fiscalité, de retrouver de la compétitivité, de créer des emplois, de relancer consommation et emploi. Or 80% environ de la classe politique émane de la fonction publique et assimilée, on passe allégrement de l’ administration, à l’économie et à la politique (et inversement)  grâce aux passerelles permises par le corporatisme de cette oligarchie. Le gouvernement lui-même est un gouvernement de fonctionnaires pour l’essentiel ; les conseillers sont des fonctionnaires qui n’ont qu’une idée se reclasser dans l’ administration dans une poste plus élevé que lors de leur détachement ou de pantoufler dans une entreprise. Les fonctionnaires en place n’ont évidemment qu’une idée approximative des réalités économiques et sociales. Les anciens fonctionnaires à la tête des entreprises sont pour la plupart incompétents (ce qui conduit à des faillites retentissantes, la dernière Mory par exemple dont  un ancien fonctionnaire avait déjà plombé l’avenir.). Comment dès lors ne pas désespérer de l’avenir de la France. Il faudrait des réformes structurelles, nombreuses, cohérentes, volontaristes. Parmi celle-ci sans doute, une plus urgente :  interdire définitivement aux fonctionnaires d’exercer des mandats politiques ou bien de démissionner de leur statut. Une vielle proposition dont Raymond barre est le premier auteur, vite enterrée par l’oligarchie !

2025 : trois dangers, le vieillissement, le déclin, le manque de capital (Moscovici)

2025 : trois dangers, le vieillissement, le déclin, le manque de capital (Moscovici)

En guise de rentrée gouvernementale ce lundi 19 août, François Hollande reçoit à 10 heures ses ministres, à l’Elysée, pour un séminaire consacré à « la France en 2025″. Objectif de l’exécutif: dessiner la France du futur. Chaque ministère a eu un mois pour rendre sa copie. Parmi elles, celle de Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie et des Finances. Pour lui, trois périls menacent la France. Le premier est d’ordre macro-géo-économique. En clair, il consiste en une perte d’influence et un déclassement de la France notamment face au émergents. Le second danger est démographique et social. La France vieillit, le nombre d’actifs diminue. Enfin, le dernier est un péril micro-économique et technologique. Sans accumulation massive de capital, la révolution numérique pourrait être compromise, estiment les services de Bercy.  Pierre Moscovici relativise toutefois. « Ces trois périls inévitables ne sont pas pour autant inéluctables », si tant est que le France soit capable de « rénover son état providence ». Dans la check-list du ministre: modernisation, dématérialisation des services publics, réforme du marché du travail, allègement de la fiscalité. Au niveau européen, le ministre de l’Economie propose de définir une politique économique commune. A noter, cette petite phrase en page 3 du document: « Prenons garde à ne pas faire l’erreur stratégique de copier le modèle allemand actuel, et de chercher à grand renfort d’argent public, à reconstruire une industrie perdue. ». Bref, beaucoup d’incantations, douze ans pour les concrétiser.

 

« Chacun pour sa gueule » ou la nouvelle philosophie qui annonce le déclin

 

Les civilisations ne s’étiolent pas seulement pour des motifs économiques, même si cela y contribuent, mais en amont souvent par la dégénérescence des valeurs qui fondaient leur existence. Quand des élites (grands patrons, banquiers, artistes) osent affirmer que c’est désormais chacun pour sa gueule c’est que le déclin n’est pas loin ; Ii ne s’agit pas d’une révolte contre la fiscalité qui handicape la compétitivité, encore moins contre la pauvreté non mais contre la fiscalité qui atteint le patrimoine accumulé ; protéger le patrimoine, voilà l’ambition de cette génération de sexagénaires qui ne croit plus en rien sinon qu’en la religion de l’argent. Ils sont même  soutenus par certains politiques  éboueurs de voix putrides. Ils n’ont pas honte, non au contraire, ils s’affichent le plus souvent, parlent, philosophent même. exemple Tapie et Michel Edouard Leclerc : «  ce ne sont pas les riches qui sont responsables de la pauvreté, ce sont les pauvres qui ne sont pas assez riches » De quoi méditer sur la profondeur de la réflexion ; cela de la part de beaucoup qui sont en fait des parvenus grâce à leurs liens avec le pouvoir ou parce qu’ils ont hérité de la fortune familiale, ou parce qu’ils  ont bénéficié de l’injuste répartition des richesses  ( ce qui vaut aussi dans le milieu artistique) ; ceux qui ont réussi par leur seul travail ne peuvent cependant se parer des vertus de la justice et donner de leçons en politique ; une société qui repose sur le principe du chacun pour sa gueule ne peut résister longtemps, elle éclate nécessairement ou jour ou l’autre sous le poids de ses contradictions. Les médias complaisants, au service le plus souvent de ces nantis qui se font la courte échelle,  ne font qu’approfondir cette crise des valeurs qui ont nom solidarité, justice, fraternité mais qui paraissent bien désuètes aujourd’hui dans un mode de requins et de   stupides.

Révolte des riches et perte des valeurs ou pourquoi le déclin de la France

 

Révolte des riches et  perte des valeurs ou pourquoi le déclin  de la France  

 

L’exil des riches est révélateur de l’effondrement des valeurs notamment républicaines. L’individualisme et l’égoïsme ont pris le pas sur les valeurs de solidarité et d’attachement au pays ; la valeur désormais se mesure au patrimoine financier ; il n’ya pas de honte chez les exilés fiscaux ;  au contraire, du mépris pour le pays qui leur a permis d’acquérir leur fortune. Ce comportement témoigne de la dérive d’un pays qui a perdu ce qui fait l’essence d’une nation ; c’est le chacun pour soi, l’individualisme, l’égoïsme surtout de la part d’une génération qui n’a pas connu la guerre mais a su récolté les fruits des efforts de redressement à partir des années 50.  Certes la fiscalité française est excessive (57% du PIB de prélèvement obligatoire), insupportable pour l’économie, source de notre perte de compétitivité, de l’écroulement de la croissance et du chômage. La faute à ces politiques qui pour l’essentiel sont des fonctionnaires qui n’ont qu’un rapport approximatif avec les réalités économiques, sociales et même sociétales ; un seul slogan de la plus petite collectivité locale jusqu’au sommet de l’Etat, des impôts, encore des impôts. Ceci étant qui subit le plus dramatiquement cette situation ? Les riches ou les smicards ? Curieuse inversion de la victimisation.  Des smicards qui précisément, outre la fiscalité, subissent la veulerie des grands responsables économiques qui se sont gavés de dividendes. Le smicard paye la fiscalité plein pot, avec la fiscalité locale, avec la TVA au supermarché, avec l’énergie, avec l’alimentation. La totalité de son revenu est soumise à l’impôt et il ne lui reste rien. Une différence de taille avec les riches qui eux se révoltent pour protéger des fortunes indécentes. Quand les élites  (financièrement, ce qui limite le qualificatif) se comportent ainsi et sans vergogne, cela démontre que le pays est en mauvaise santé morale. Aux valeurs traditionnelles qui fondent une nation se sont substitués la seule valeur de l’argent et cela dans des limites inqualifiables. Le pire, c’est qu’on hésite à légiférer pour arrêter cette pantomime de l’exil fiscal alors qu’on ne cesse de produire des lois par milliers aussi inutiles que couteuses.  L a crise est certes économique mais ne n’est que la conséquence d’une crise plus profonde de nature sociétale qui pourrit le pays, ses élites.et  contamine même une partie de la population.

 




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