Archive pour le Tag 'l’armée'

Le coût des normes en hausse : La conséquence de l’armée des hauts fonctionnaires

Le coût des normes en hausse : La conséquence de l’armée des hauts fonctionnaires

La complexification des règles de toute nature porte une grave atteinte à la compétitivité et à la réactivité de l’économie française. Elle ajoute en outre un surcoût. En cause, le fait que la France a pris depuis longtemps l’habitude de rendre les directives européennes encore plus exigeantes et plus compliquées. En cause évidemment, cette armée de hauts fonctionnaires qui pullulent dans les grandes directions des différents ministères et qui justifient leur existence en multipliant les procédures administratives.

Un seul exemple, il faut cinq ans pour construire une centrale nucléaire en Chine tout en respectant les règles internationales mais il faut 15 ans en France du fait des règles hexagonales complètement kafkaïennes. On retrouve la même complexité dans l’industrie ou le bâtiment par exemple. Cette complexité affecte y compris les collectivités locales

Via un nouveau rapport paru ce 26 janvier, la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation du Sénat entend bien alerter les autorités concernées. Sa présidente (UDI) Françoise Gatel et son premier vice-président (LR) Rémy Pointereau chargé de la simplification, s’alarment d’une « addiction » et plaident pour une « thérapie de choc ».
« Les élus locaux n’en peuvent plus et nous parlent de ‘ harcèlement textuel’ ! », s’exclament-ils auprès de La Tribune, d’une même voix.

Le constat est unanime : l’ordre juridique doit bâtir des équilibres toujours « plus subtils » et « plus complexes » entre des demandes « toutes légitimes » mais « souvent contradictoires ». « Les pouvoirs publics cèdent volontiers à la création de la norme  »magique » afin de donner l’impression, voire l’illusion, qu’ils ont réglé la question dans l’intérêt général », écrivent la sénatrice d’Ille-et-Vilaine et le sénateur du Cher.

D’autant qu’une norme peut rimer avec « judiciarisation excessive de la société ». Les parlementaires, imaginent-ils, ne sont pas à l’abri d’un projet de loi qui viendrait protéger les maires contre les recours abusifs de leurs habitants qui les attaqueraient suite à des accidents voire à des agressions en-dehors des horaires d’éclairage public.

L’exemple du principe de « zéro artificialisation nette » (ZAN) des sols
Tant est si bien que l’inflation normative « complexifie » les projets locaux et « augmente significativement le coût ». « La multiplication des normes constitue donc indéniablement un frein au développement des territoires (…) Or la loi doit avant tout permettre et non entraver », ajoutent les deux membres de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation du Sénat.

A cet égard, ils évoquent le principe de « zéro artificialisation nette » (ZAN) des sols, inscrit dans la loi « Climat & Résilience », mais dont les décrets d’application ne leur conviennent pas. Si le Conseil d’Etat a été saisi, le Sénat vient de présenter une proposition de loi pour soulager les maires démunis face à cet objectif très complexe à mettre en œuvre sur le terrain.
Lire aussiLe Sénat veut soulager les maires démunis face au « zéro artificialisation nette » (ZAN)
Le Code de l’urbanisme qui a, par exemple, augmenté de 44% entre 2002 et 2022 reste un indicateur officieux parmi d’autres. D’autant qu’il n’existe « aucun thermomètre mesurant la fièvre normative ». Tant est si bien que le coût total du surcoût normatif est évalué à 2 milliards d’euros par la Direction générale des collectivités locales (DGCL, ministère de l’Intérieur) sur la période 2017-2021 !
« Les normes changent tout le temps. C’est une vraie difficulté pour conduire un projet local ! » affirment les sénateurs Gatel et Pointereau.

Et ce alors qu’entre la crise sanitaire, la guerre en Ukraine, l’explosion des prix de l’énergie et le dégel du point d’indice des fonctionnaires, avant la hausse de la cotisation employeurs prévue dans la réforme des retraites, les élus locaux subissent l’inflation de plein fouet.
La réaction des maires de France
« La démarche engagée par Rémy Pointereau et Françoise Gatel est essentielle pour mettre en lumière la réalité du poids des normes dans l’action locale. Aucune simplification n’est possible sans le Parlement. L’association des maires de France (AMF), partenaire des Etats généraux de la simplification organisés par la Délégation aux collectivités du Sénat, est pleinement engagée à ses côtés dans ce combat contre l’inflation normative, et force de propositions », réagit, pour La Tribune, Eric Verlhac, directeur général de l’AMF.

Ils recommandent donc de donner au Parlement plus de visibilité sur les textes envisagés par le gouvernement dans le domaine des collectivités territoriales. Et d’inviter l’exécutif à présenter, à chaque début de session parlementaire, les principales mesures s’appliquant aux élus locaux.
« Cela nous permettrait de nous assurer qu’un projet de loi est nécessaire en vérifiant que cela n’existe pas déjà dans l’arsenal réglementaire », estiment-ils encore.
Les deux parlementaires demandent en outre des études d’impact « plus sincères, plus objectives et mieux contrôlées » pour sortir de « l’autojustification » ou du « plaidoyer pro domo ».
« Ces études d’impacts sont faites par le gouvernement qui est juge et partie ! », pointent-ils.

Ils relèvent également que les projets de loi liés aux pouvoirs locaux souffrent d’un « défaut majeur » : ils ne respectent pas les principes de simplification, de libre-administration des collectivités territoriales – consacrée par la Constitution -, de subsidiarité et d’autonomie financière.

Politique-Macron trouve miraculeusement 400 milliards pour l’armée !

Politique-Macron trouve miraculeusement 400 milliards pour l’armée !

 

Le retour de l’argent magique. !

Indiscutablement, l’armée doit bénéficier d’un effort beaucoup plus considérable pour se moderniser. En effet,l’armée française est très performante dans tous les domaines mais c’est en quelque sorte une micro armé qui serait bien incapable de faire face à une attaque globale massive.
Le problème c’est que ce n’est pas la première fois qu’on promet dans des lois d’orientation de faire l’effort nécessaire pour la mise à niveau de la défense française. Mais ce n’est pas la première fois sans doute qu’on ne tiendra pas la promesse.

En cause justement, l’incohérence récurrente des gouvernements successifs et surtout celui de Macrno capable de faire du « en même temp »s en affirmant un jour la fin du » quoi qu’il en coûte »et le lendemain la rigueur budgétaire à l’euro près.

Résultat , faute de gestion rigoureuse planifiée, la France va continuer de glisser vers un endettement qui va se révéler mortel un jour. Un endettement aujourd’hui égal à 115% du PIB  soit autour de 3000 milliards et qui représente 50 milliards de charges financières par an. Une véritable politique de gribouille de la part de Macron

 

D’après Emmanuel Macron  la prochaine loi de programmation militaire (LPM) de 2024 à 2030 consacrera un effort budgétaire de 400 milliards d’euros pour les armées. L’augmentation est significative, compte tenu du contexte économique global, même si l’institution militaire aurait aimé davantage. Des «cessions d’infrastructures »permettront d’augmenter encore le montant pour permettre de « couvrir un besoin de 413 milliards d’euros ».

Le changement d’échelle se veut « inédit ». La précédente LPM 2019-2025 prévoyait un budget de 295 milliards d’euros. Elle a été exécutée conformément aux prévisions, ce qui n’était pas arrivé depuis des décennies. «Au total, les deux lois auront conduit à un doublement du budget de nos armées», a souligné le président de la République lors d’un discours vendredi sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan.

Après une LPM de «réparation» des armées pour «redonner du souffle et des moyens» et «sortir de la pénurie», la nouvelle loi de programmation devra «transformer» les armées, a expliqué le chef de l’État. «Nous ne devons pas faire pareil avec plus mais faire mieux», a-t-il insisté. La guerre en Ukraine, depuis presque un an, a évidemment bouleversé les perspectives, même si le besoin de réarmer la France était déjà envisagé durant le précédent quinquennat. Aujourd’hui, les dangers sont «considérables», a prévenu Emmanuel Macron. «Les menaces sont multiples et s’agrègent plutôt qu’elles ne se succèdent», a-t-il poursuivi en égrenant les champs de conflictualité comme les formes d’affrontement. Même si en Europe elle dispose d’une crédibilité militaire, la France devra faire l’examen lucide de ses moyens.

La «transformation» des armées promise par la nouvelle LPM devra s’appuyer sur quatre «pivots», a exposé Emmanuel Macron : un renforcement du cœur de souveraineté de la défense française, la dissuasion ou la posture de défense cyber, une adaptation aux exigences de la haute intensité, une préparation pour intervenir sur les espaces communs, comme l’espace, le numérique ou les mers, une capacité à nouer des partenariats. La France veut monter en gamme pour être en mesure d’assumer des responsabilités de commandement de coalition, que ce soit au sein de l’OTAN ou ailleurs, en Afrique. « C’est une responsabilité qu’elle seule en Europe continentale pourrait assurer », a affirmé Emmanuel Macron en évoquant, de façon allusive, la possibilité que les États-Unis soient mobilisés ailleurs et ne puissent plus jouer leur rôle de leader. En s’investissant en « ensemblier », ou «assemblier» selon la formule préférée, la France veut gagner en influence en Europe et en épaisseur militaire.

Concrètement, le président n’est pas rentré dans tous les détails. Il a mentionné quelques domaines symboliques. Il a assuré que les moyens consacrés au renseignement augmenteraient de 60% et que les budgets de la DRM (renseignement militaire) et de la DRSD (protection des forces) doubleraient. En ce qui concerne le cyber, la capacité de traitement d’attaques majeures sera doublée. En matière d’équipement, l’armée de l’air passera « au tout Rafale ». Il a confirmé la construction du porte-avions de nouvelle génération pour succéder au Charles de Gaulle. Il a évoqué le renforcement des défenses sol air, des capacités spatiales, la modernisation des équipements le renforcement de l’échelon national d’urgence ou encore l’effort particulier pour doter de moyens les outremers qui forment une « constellation stratégique ». Dans l’Indopacifique, les outremers sont exposés aux tensions internationales. La réserve opérationnelle sera aussi doublée pour donner aux armées un soutien plus important. Enfin, le chef de l’État a évoqué la question sensible des stocks de munitions ou de matériels. Ceux-ci avaient été taillés au plus juste, voire moins.

Reste maintenant à trouver les moyens financiers !

Politique : Macron trouve miraculeusement 400 milliards pour l’armée !

Politique : Macron trouve miraculeusement 400 milliards pour l’armée !

 

Le retour de l’argent magique. !

Indiscutablement, l’armée doit bénéficier d’un effort beaucoup plus considérable pour se moderniser. En effet,l’armée française est très performante dans tous les domaines mais c’est en quelque sorte une micro armé qui serait bien incapable de faire face à une attaque globale massive.

Le problème c’est que ce n’est pas la première fois qu’on promet dans des lois d’orientation de faire l’effort nécessaire pour la mise à niveau de la défense française. Mais ce n’est pas la première fois sans doute qu’on ne tiendra pas la promesse.

En cause justement, l’incohérence récurrente des gouvernements successifs et surtout celui de Macrno capable de faire du « en même temp »s en affirmant un jour la fin du » quoi qu’il en coûte »et le lendemain la rigueur budgétaire à l’euro près.

Résultat , faute de gestion rigoureuse planifiée, la France va continuer de glisser vers un endettement qui va se révéler mortel un jour. Un endettement aujourd’hui égal à 115% du PIB  soit autour de 3000 milliards et qui représente 50 milliards de charges financières par an. Une véritable politique de gribouille de la part de Macron

 

D’après Emmanuel Macron  la prochaine loi de programmation militaire (LPM) de 2024 à 2030 consacrera un effort budgétaire de 400 milliards d’euros pour les armées. L’augmentation est significative, compte tenu du contexte économique global, même si l’institution militaire aurait aimé davantage. Des «cessions d’infrastructures »permettront d’augmenter encore le montant pour permettre de « couvrir un besoin de 413 milliards d’euros ».

Le changement d’échelle se veut « inédit ». La précédente LPM 2019-2025 prévoyait un budget de 295 milliards d’euros. Elle a été exécutée conformément aux prévisions, ce qui n’était pas arrivé depuis des décennies. «Au total, les deux lois auront conduit à un doublement du budget de nos armées», a souligné le président de la République lors d’un discours vendredi sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan.

Après une LPM de «réparation» des armées pour «redonner du souffle et des moyens» et «sortir de la pénurie», la nouvelle loi de programmation devra «transformer» les armées, a expliqué le chef de l’État. «Nous ne devons pas faire pareil avec plus mais faire mieux», a-t-il insisté. La guerre en Ukraine, depuis presque un an, a évidemment bouleversé les perspectives, même si le besoin de réarmer la France était déjà envisagé durant le précédent quinquennat. Aujourd’hui, les dangers sont «considérables», a prévenu Emmanuel Macron. «Les menaces sont multiples et s’agrègent plutôt qu’elles ne se succèdent», a-t-il poursuivi en égrenant les champs de conflictualité comme les formes d’affrontement. Même si en Europe elle dispose d’une crédibilité militaire, la France devra faire l’examen lucide de ses moyens.

La «transformation» des armées promise par la nouvelle LPM devra s’appuyer sur quatre «pivots», a exposé Emmanuel Macron : un renforcement du cœur de souveraineté de la défense française, la dissuasion ou la posture de défense cyber, une adaptation aux exigences de la haute intensité, une préparation pour intervenir sur les espaces communs, comme l’espace, le numérique ou les mers, une capacité à nouer des partenariats. La France veut monter en gamme pour être en mesure d’assumer des responsabilités de commandement de coalition, que ce soit au sein de l’OTAN ou ailleurs, en Afrique. « C’est une responsabilité qu’elle seule en Europe continentale pourrait assurer », a affirmé Emmanuel Macron en évoquant, de façon allusive, la possibilité que les États-Unis soient mobilisés ailleurs et ne puissent plus jouer leur rôle de leader. En s’investissant en « ensemblier », ou «assemblier» selon la formule préférée, la France veut gagner en influence en Europe et en épaisseur militaire.

Concrètement, le président n’est pas rentré dans tous les détails. Il a mentionné quelques domaines symboliques. Il a assuré que les moyens consacrés au renseignement augmenteraient de 60% et que les budgets de la DRM (renseignement militaire) et de la DRSD (protection des forces) doubleraient. En ce qui concerne le cyber, la capacité de traitement d’attaques majeures sera doublée. En matière d’équipement, l’armée de l’air passera « au tout Rafale ». Il a confirmé la construction du porte-avions de nouvelle génération pour succéder au Charles de Gaulle. Il a évoqué le renforcement des défenses sol air, des capacités spatiales, la modernisation des équipements le renforcement de l’échelon national d’urgence ou encore l’effort particulier pour doter de moyens les outremers qui forment une « constellation stratégique ». Dans l’Indopacifique, les outremers sont exposés aux tensions internationales. La réserve opérationnelle sera aussi doublée pour donner aux armées un soutien plus important. Enfin, le chef de l’État a évoqué la question sensible des stocks de munitions ou de matériels. Ceux-ci avaient été taillés au plus juste, voire moins.

Reste maintenant à trouver les moyens financiers !

Argent magique : Macron trouve miraculeusement 400 milliards pour l’armée !

Argent magique : Macron trouve miraculeusement 400 milliards pour l’armée !

 

Le retour de l’argent magique. !

Indiscutablement, l’armée doit bénéficier d’un effort beaucoup plus considérable pour se moderniser. En effet,l’armée française est très performante dans tous les domaines mais c’est en quelque sorte une micro armé qui serait bien incapable de faire face à une attaque globale massive.
Le problème c’est que ce n’est pas la première fois qu’on promet dans des lois d’orientation de faire l’effort nécessaire pour la mise à niveau de la défense française. Mais ce n’est pas la première fois sans doute qu’on ne tiendra pas la promesse.

En cause justement, l’incohérence récurrente des gouvernements successifs et surtout celui de Macrno capable de faire du « en même temp »s en affirmant un jour la fin du » quoi qu’il en coûte »et le lendemain la rigueur budgétaire à l’euro près.

Résultat , faute de gestion rigoureuse planifiée, la France va continuer de glisser vers un endettement qui va se révéler mortel un jour. Un endettement aujourd’hui égal à 115% du PIB  soit autour de 3000 milliards et qui représente 50 milliards de charges financières par an. Une véritable politique de gribouille de la part de Macron

 

D’après Emmanuel Macron  la prochaine loi de programmation militaire (LPM) de 2024 à 2030 consacrera un effort budgétaire de 400 milliards d’euros pour les armées. L’augmentation est significative, compte tenu du contexte économique global, même si l’institution militaire aurait aimé davantage. Des «cessions d’infrastructures »permettront d’augmenter encore le montant pour permettre de « couvrir un besoin de 413 milliards d’euros ».

Le changement d’échelle se veut « inédit ». La précédente LPM 2019-2025 prévoyait un budget de 295 milliards d’euros. Elle a été exécutée conformément aux prévisions, ce qui n’était pas arrivé depuis des décennies. «Au total, les deux lois auront conduit à un doublement du budget de nos armées», a souligné le président de la République lors d’un discours vendredi sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan.

Après une LPM de «réparation» des armées pour «redonner du souffle et des moyens» et «sortir de la pénurie», la nouvelle loi de programmation devra «transformer» les armées, a expliqué le chef de l’État. «Nous ne devons pas faire pareil avec plus mais faire mieux», a-t-il insisté. La guerre en Ukraine, depuis presque un an, a évidemment bouleversé les perspectives, même si le besoin de réarmer la France était déjà envisagé durant le précédent quinquennat. Aujourd’hui, les dangers sont «considérables», a prévenu Emmanuel Macron. «Les menaces sont multiples et s’agrègent plutôt qu’elles ne se succèdent», a-t-il poursuivi en égrenant les champs de conflictualité comme les formes d’affrontement. Même si en Europe elle dispose d’une crédibilité militaire, la France devra faire l’examen lucide de ses moyens.

La «transformation» des armées promise par la nouvelle LPM devra s’appuyer sur quatre «pivots», a exposé Emmanuel Macron : un renforcement du cœur de souveraineté de la défense française, la dissuasion ou la posture de défense cyber, une adaptation aux exigences de la haute intensité, une préparation pour intervenir sur les espaces communs, comme l’espace, le numérique ou les mers, une capacité à nouer des partenariats. La France veut monter en gamme pour être en mesure d’assumer des responsabilités de commandement de coalition, que ce soit au sein de l’OTAN ou ailleurs, en Afrique. « C’est une responsabilité qu’elle seule en Europe continentale pourrait assurer », a affirmé Emmanuel Macron en évoquant, de façon allusive, la possibilité que les États-Unis soient mobilisés ailleurs et ne puissent plus jouer leur rôle de leader. En s’investissant en « ensemblier », ou «assemblier» selon la formule préférée, la France veut gagner en influence en Europe et en épaisseur militaire.

Concrètement, le président n’est pas rentré dans tous les détails. Il a mentionné quelques domaines symboliques. Il a assuré que les moyens consacrés au renseignement augmenteraient de 60% et que les budgets de la DRM (renseignement militaire) et de la DRSD (protection des forces) doubleraient. En ce qui concerne le cyber, la capacité de traitement d’attaques majeures sera doublée. En matière d’équipement, l’armée de l’air passera « au tout Rafale ». Il a confirmé la construction du porte-avions de nouvelle génération pour succéder au Charles de Gaulle. Il a évoqué le renforcement des défenses sol air, des capacités spatiales, la modernisation des équipements le renforcement de l’échelon national d’urgence ou encore l’effort particulier pour doter de moyens les outremers qui forment une « constellation stratégique ». Dans l’Indopacifique, les outremers sont exposés aux tensions internationales. La réserve opérationnelle sera aussi doublée pour donner aux armées un soutien plus important. Enfin, le chef de l’État a évoqué la question sensible des stocks de munitions ou de matériels. Ceux-ci avaient été taillés au plus juste, voire moins.

Reste maintenant à trouver les moyens financiers !

 

Poutine change encore le chef de l’armée en Ukraine !

Poutine change encore le chef de l’armée en Ukraine !

 

Comme d’habitude en Russie, on fait porter le chapeau aux subalternes. C’est le cas aussi pour la guerre en Ukraine ou le chef des armées a encore été remplacé.

La preuve de la faillite de l’armée russe minée par la corruption et l’incompétence.

Trois mois seulement après sa désignation, Sergueï Sourovikine a été remplacé par Valéri Guérassimov.

Acte politique autant que décision stratégique, le remplacement mercredi parVladimir Poutine du commandant militaire en Ukraine illustre, selon les observateurs, la rivalité entre les «clans» du pouvoir russe à un moment où Moscou tente coûte que coûte d’arracher un succès sur le terrain dans le Donbass.

Le général Valéri Guérassimov, 67 ans, chef d’état-major des armées russes, a été officiellement désigné pour diriger les opérations à la place du général Sergueï Sourovikine, 56 ans. Celui-ci avait été nommé il y a trois mois seulement, avec l’appui notamment du sulfureux Evgueni Prigogine, dont les mercenaires du groupe Wagner sont actuellement à la manœuvre dans l’empoignade sanglante de Bakhmout et Soledar. , dont les mercenaires du groupe Wagner sont actuellement à la manœuvre dans l’e, que l’on surnomme le «cuisinier de Poutine», mène depuis des mois une campagne de dénigrement contre les chefs de l’armée et Sergueï Choïgou, le ministre de la Défense.

Le Figaro

Une corruption généralisée responsable de la défaite de l’armée Russe

Une corruption généralisée responsable de la défaite de l’armée Russe

Il y a évidemment plusieurs plusieurs facteurs explicatifs à la véritable défaite de la Russie qui se profile en Ukraine notamment l’exceptionnelle résistance des ukrainiens mais aussi un climat général en Russie complètement infectée par la corruption.

En fait, Poutine a été trahi par ses propres services secrets, par son entourage et par son armée. Tous les responsables finalement sont impliqués à différents niveaux dans le système mafieux de la Russie. Tous les responsables ont des intérêts économiques fondés sur le détournement des richesses du pays et de ce point de vue, ils imitent Poutine.
Même le nouveau chef des armées, ancien bourreau de Syrie dirige de nombreuses affaires économiques au détriment de l’État. De la même manière ,le grand patron du groupe Wagner est plus préoccupé par son business que par les victoires. Ce qui lui importe c’est surtout de développer toutes ses autres activités.

Ce pays pourtant riche potentiellement est littéralement pillé à tous les niveaux de direction du pays. Ainsi par exemple l’armée n’existait que sur le papier et il manquait de l’ordre de 50 % des équipements pourtant répertoriés. On a même manqué d’uniformes et de pelles sans parler des munitions.

Du fait de la répression criminelle qui règne dans le pays, peu de voix osent s’élever. Mais ce régime est en pleine décomposition. Il tombera un jour ou l’autre à la fois pour des raisons politiques mais sans doute surtout économiques . Car dans le même temps la population vit dans un état de misère inadmissible.

Il n’y a que la dictature pour permettre au régime de durer mais même cette dictature commence en sous-main à être sérieusement mise en cause par les oligarques et autres qui constatent un affaiblissement économique qui aura des conséquences sur leur propre business.

La Russie vit une tragédie sociale, démocratique mais aussi économique.

L’armée française dépendante d’avion Antonov

L’armée française dépendante d’avion Antonov

L’armée française comme d’autres en Europe est contrainte d’utiliser l’avion géant Antonov 124. En effet l’armée française ne dispose pas d’Airbus béluga précisément destinée à transporter des marchandises de grande taille. Les Airbus béluga sont en effet affecté au transport des pièces de matériel aérien.

Or on a eu en Ukraine la confirmation du rôle très stratégique de la logistique. En effet les Russes se sont empêtrés en territoire ukrainien et ont été privés de ravitaillement et de matériel stratégique.

Faute d’avion de transport militaire de capacité équivalente, l’armée française, comme la plupart des armées européennes, s’est longtemps reposée sur la location d’Antonov russes et ukrainiens pour ses grosses opérations militaires

Il serait sans doute temps remettre à plat la défense française sur le papier très puissant mais qui peine à prouver sur le terrain son efficacité comme au Mali où nous avons dû reculer devant une poignée de terroristes et une armée malienne d’opérette.

Les faiblesses de l’armée russe

Les faiblesses de l’armée russe

 

Par Isabelle Facon , Directrice adjointe à la Fondation pour la recherche stratégique

L’invasion de l’Ukraine montre les faiblesses de l’outil militaire russe, malgré les efforts déployés par Vladimir Poutine pour convaincre de sa toute-puissance, analyse la spécialiste des politiques de sécurité et de défense russes dans une tribune au « Monde ».

 

Trois semaines après le début de sa guerre en Ukraine, l’armée russe est à la peine. Engagée sur la base d’une décision politique prise en comité bien trop restreint (la partie économique du gouvernement et même un certain nombre de membres du conseil de sécurité ont paru surpris de la tournure des événements), cette « opération militaire spéciale » se fonde sur une vision stratégique et politique déformée de la réalité ukrainienne qui a conduit à une planification pour le moins hasardeuse de l’intervention. Les biais d’analyse du Kremlin sur les dynamiques internes de cette ex-république soviétique sont perceptibles depuis des années. Le défaut d’expertise est, en outre, probablement aggravé par la distension des liens entre les élites des deux pays après l’annexion de la Crimée en 2014.

Confrontée à une résistance inattendue, tant de l’armée que de la population ukrainiennes, et subissant une importante usure de ses ressources humaines et matérielles, l’armée russe est bien loin de l’image qu’elle a projetée au cours des dix dernières années.

Vladimir Poutine n’a pas ménagé ses efforts pour amener l’opinion internationale à valider l’idée de la toute-puissance de son outil militaire, devenu un levier récurrent de sa politique étrangère. L’opération lancée en Syrie en 2015 lui a permis de modifier complètement la donne sur le terrain, tout en faisant la démonstration des performances de ses armements les plus récents, comme les missiles Kalibr et Kh-101.

 

Tout cela a fait oublier que l’armée russe, dont la réforme n’a été véritablement engagée qu’après 2008, partait de loin : dix à quinze ans de sous-financement conduisant à une attrition irréversible des capacités héritées de l’URSS.

La modernisation de l’outil militaire russe, bien réelle et accompagnée d’un vrai soutien budgétaire, n’a pu être que progressive et sélective – car si la Russie reste parmi les pays consacrant une part significative (environ 4 % par an en moyenne entre 2010 et 2020) de leur produit intérieur brut (PIB) à leurs dépenses de défense, la faiblesse relative de celui-ci se traduit par une contrainte financière persistante.

Certes, les nombreux exercices menés depuis le début des années 2010 ont permis d’améliorer la préparation opérationnelle de l’armée russe et de conforter sa réputation de machine militaire bien huilée. Mais l’emploi des forces en conditions réelles, dans un conflit majeur où il faut tenir beaucoup de terrain face à un adversaire mieux entraîné, mieux équipé et plus motivé qu’anticipé constitue un test de nature bien différente.

Ukraine: : l’armée française pas prête !

 

Ukraine: : l’armée française pas prête !

Au moment où le conflit en Ukraine s’étend sans qu’on puisse prédire exactement quelles seront les conséquences territoriales en Europe, il est plus que temps de s’interroger sur la capacité de l’armée française à faire face à un éventuel danger du type de celui qu’affronte l’Ukraine. La réponse est claire l’armée française n’est pas prête. C’est un rapport parlementaire récent qui l’affirme , les forces armées françaises, pourtant supérieures à celles des autres pays européens, n’auraient pas les moyens de soutenir dans la durée une guerre conventionnelle de haute intensité, comme celle en cours en Ukraine.

En cause, il y a une in suffisance de financement de la politique de défense depuis des années mais sans doute aussi des erreurs stratégiques. De ce point de vue on a sans doute trop laisser les militaires décider de nos orientations. Le tout technologique a montré ses limites car les guerres récentes se livrent aussi sur le terrain. On aura sans doute d’ailleurs l’occasion de vérifier que l’enjeu de la guerre d’Ukraine concernera surtout la guérilla urbaine notamment dans la capitale .

Autre élément d’appréciation , la reculade honteuse de la force barkhane au Mali où la France n’est capable d’aligner que 5000 militaires dans un territoire grand comme l’Europe. La question est donc à la fois quantitative et qualitative. Elle mérite pour le moins un  débat élargi. Pour preuve les différents experts, les militaires qui défilent sur des chaînes de télévision ne sont guère éclairant sur les scénarios d’avenir en Ukraine et sur les conséquences en matière de défense pour la France et l’Europe. Ces insuffisances ont été en partie relevée dans un rapport parlementaire. Après avoir procédé à plus de 50 auditions en commissions, les députés Jean-Louis Thiériot (LR) et Patricia Mirallès (LREM) ont dressé le 17 février un tableau des forces – et des nombreuses faiblesses -, de l’armée française en cas de guerre conventionnelle de grande ampleur, comme celle en cours en Ukraine .

La conclusion est plutôt préoccupante. « La France et ses voisins européens font face ensemble à un risque de déclassement stratégique », estiment les deux rapporteurs, tout en soulignant « les solides atouts » dont dispose notre pays. Pour éviter cela, un gros effort supplémentaire, de 40 à 60 milliards d’euros sur 12 ans serait nécessaire, estime les députés, sachant que le budget des armées en 2022 est déjà de 41 milliards d’euros.

Sahara : le chef islamiste tué par l’armée française

Sahara : le chef islamiste tué par l’armée française

 

Le chef du groupe djihadiste État islamique au Grand Sahara (EIGS), Adnan Abou Walid al Sahraoui, a été tué par la force Barkhane L’EIGS est considéré comme l’auteur de la plupart des attaques dans la zone des trois frontières, à cheval sur le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Cette zone dite des «trois frontières» est la cible récurrente d’attaques de deux groupes armés djihadistes: l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al Qaïda.

Une victoire d’après le président de la république. Reste cependant à définir l’avenir de la force Barkhane qui s’est mis en retrait depuis le coup d’État au Mali et qui souffre d’une inadaptation par rapport aux immenses enjeux. Dans cette affaire, la France demeure relativement isolée du fait de l’indifférence de l’union européenne notamment.

L’armée française peut tenir mais pas longtemps !

L’armée française peut tenir mais pas longtemps !

 

Un article du Figaro indique que la capacité de la France à soutenir un conflit de haute intensité est limitée.

Si les États-Unis étaient engagés dans un conflit de «haute intensité», quel genre d’alliée pourrait être la France? Quelle guerre mènerait-elle? Avec ce type de questionnement comme fil conducteur, la Rand Corporation a livré au printemps dernier une analyse lucide. Le think-tank anglo-saxon, référence dans les milieux de défense, aboutit à une conclusion ambivalente: «la France est prête pour la guerre, mais pas à une guerre longue.»

 

Le risque de «haute intensité» est devenu l’un des refrains militaires pour les conflits à venir. Mais après avoir mené des guerres asymétriques pendant deux décennies, la France risque d’être confrontée à des adversaires du même calibre qu’elle. «L’armée française est conçue comme une force polyvalente avec un accent mis sur le “segment médian”. Le segment médian est généralement défini comme assez lourd pour survivre dans un champ de bataille conventionnel mais assez léger pour demeurer déplorable dans des environnements austères, comme au Mali.

 

De quoi s’interroger sérieusement sur la marotte de certains militaires qui misent tout sur la cyber guerre et dédaignent les champs conventionnels qui appelleraient à une profonde réforme de notre stratégie militaire.

Cyber-guerre : l’armée embauche 770 spécialistes

Cyber-guerre : l’armée embauche  770 spécialistes

 

 

 

Le ministère des Armées compte recruter 770 cyber-combattants supplémentaires, en plus des 1100 embauches initialement prévues d’ici 2025. Ils seront 5000 au lieu des 4000 prévus au départ.

D’ici à 2025, les armées françaises compteront dans leur rang 5000 cyber-combattants. Lors du FIC (Forum international de la cybersécurité) qui se tient à Lille, Florence Parly, ministre des Armées a annoncé le recrutement de 770 spécialistes de la cyber défense, en plus des 1100 recrutements initialement prévus.

« Compte tenu de la multiplication et de la gravité des cyberattaques, j’ai décidé d’intensifier les recrutements durant la période 2019-2025″, a décidé Florence Parly.

Parmi eux, des experts du numériques, de l’informatique et des réseaux, mais aussi des linguistes, des psychologues et des spécialistes des relations internationales. a

Un détournement des données par l’armée américaine

Un détournement des données par l’armée américaine

Un article de Byron Tau Dans le Wall Street Journal

 Des personnes habitant dans le monde entier fournissent à leur insu des renseignements basiques à l’armée américaine, en utilisant simplement une application grand public sur leurs smartphones.

Premise, une société de San Francisco, paie des utilisateurs, dont beaucoup habitent dans des pays émergents, afin qu’ils accomplissent des petites tâches en échange d’un peu d’argent. Ces missions consistent souvent à prendre des photos, à répondre à des enquêtes ou à effectuer d’autres collectes de données simples ou des relevés d’observation, par exemple compter des distributeurs automatiques de billets ou pointer des prix de biens de consommation comme les denrées alimentaires.

Environ la moitié des clients de la société sont des entreprises privées à la recherche d’informations commerciales, indique Premise. Ces dernières peuvent vouloir obtenir des données sur l’implantation de leurs concurrents, faire du repérage pour des emplacements et effectuer d’autres tâches élémentaires d’observation dans les lieux publics. Ces dernières années, Premise a également commencé à travailler avec l’armée américaine et des gouvernements étrangers, en mettant en avant les possibilités offertes par sa main-d’œuvre flexible, internationale et travaillant à la tâche capable de faire des missions de repérage basiques et de sonder les opinions publiques.

Premise fait partie de ses entreprises, dont le nombre augmente, qui se situent à cheval entre les services aux consommateurs et la surveillance pour le compte de gouvernements. Ces sociétés s’appuient sur la prolifération des téléphones portables pour transformer des milliards d’appareils en capteurs recueillant des informations d’origine source ouverte (OSINT) utiles aux services de sécurité gouvernementaux du monde entier.

« Les données obtenues grâce à nos collaborateurs ont permis d’informer les décideurs politiques sur la meilleure façon de gérer l’hésitation à se faire vacciner, les risques liés à l’ingérence étrangère et à la désinformation lors des élections, ainsi que, par exemple, la localisation et la nature des activités des gangs au Honduras »

L’entreprise affirme que 90 % de son travail consiste à évaluer le ressenti des opinions publiques et à étudier la géographie humaine en rémunérant les utilisateurs pour qu’ils répondent à des enquêtes. Elle obtient ainsi des données qui, selon elle, peuvent servir aux entreprises commerciales, aux organisations à but non lucratif et aux gouvernements. Certains de ses projets, moins nombreux, consistent à demander aux utilisateurs de se déplacer sur le terrain pour accomplir des missions, par exemple prendre des photos ou suivre un itinéraire prédéterminé. Parfois, ces opérations impliquent la collecte de données concernant les réseaux mobiles situés à proximité ou d’autres téléphones portables, explique la société, comparant cette pratique à la façon dont Google et Apple cartographient les réseaux Wi-Fi avec les smartphones utilisant leurs systèmes d’exploitation.

« Les données obtenues grâce à nos collaborateurs ont permis d’informer les décideurs politiques sur la meilleure façon de gérer l’hésitation à se faire vacciner, les risques liés à l’ingérence étrangère et à la désinformation lors des élections, ainsi que, par exemple, la localisation et la nature des activités des gangs au Honduras », détaille Maury Blackman, directeur général de Premise. La société refuse de révéler l’identité de ses clients, invoquant sa politique de confidentialité.

Premise a été lancé en 2013 comme outil destiné à recueillir des données que les gouvernements et les ONG étaient susceptibles d’utiliser dans le cadre de leurs activités de développement international. Ces dernières années, il a également tissé des liens avec l’establishment de l’appareil sécuritaire américain et mis en avant sa capacité à servir d’outil de surveillance, selon des documents et des témoignages d’anciens employés. En 2019, les documents marketing de l’entreprise indiquaient qu’elle comptait 600 000 contributeurs opérant dans 43 pays à travers le monde, dont des zones sensibles comme l’Irak, l’Afghanistan, la Syrie et le Yémen.

Selon les registres de dépenses fédérales, Premise a reçu au moins 5 millions de dollars depuis 2017 dans le cadre de projets militaires — notamment des contrats avec les armées de l’air et de terre et en tant que sous-traitant d’autres entités du secteur de la défense. Lors d’un argumentaire présentant sa technologie, préparé en 2019 pour la Combined Joint Special Operations Task Force-Afghanistan, Premise présentait trois utilisations potentielles susceptibles de « répondre aux besoins d’information du commandement » : jauger l’efficacité des opérations d’information américaines ; repérer et cartographier les lieux d’interaction sociale clés telles que les mosquées, les banques et les cybercafés ; surveiller secrètement les signaux des antennes-relais et du Wi-Fi dans une zone de 100 km2. Selon cette présentation, les missions doivent être conçues de manière à « masquer leur intention véritable » vis-à-vis des participants qui ne sont pas nécessairement conscients de travailler pour une opération gouvernementale.

La société assure que le document ne décrivait que des fonctionnalités potentielles et ne dépeignait pas exactement le travail effectué pour ses clients militaires. Un porte-parole des forces de la coalition en Afghanistan n’a pas réagi à notre demande de commentaire destinée à savoir si elles avaient eu connaissance de la note de synthèse ou avaient fait appel aux services de Premise.

Un deuxième document, soumis à l’armée de l’air en vue d’obtenir une subvention que la société a finalement reçue, évoque des fonctionnalités similaires. Premise y indique qu’elle peut envoyer des collaborateurs effectuer des « missions d’observations suivant des instructions, recueillir leur impression sur celles-ci, et cartographiers de réseaux mobiles ». Un autre document produit par Premise indique que la société peut concevoir des « activités réalisés par des mandataires », comme le comptage d’arrêts de bus, de lignes électriques ou de distributeurs automatiques de billets, afin d’inciter les contributeurs à se déplacer pendant la collecte de ces données basiques.

Les données provenant des réseaux Wi-Fi, des antennes-relais de téléphonie cellulaire et des appareils mobiles peuvent être précieuses pour l’armée notamment en termes de connaissance de la situation, et de suivi des cibles. Le fait de disposer d’un réseau distribué de téléphones faisant office de capteurs offre également une capacité en matière de géolocalisation. Connaître la puissance du signal des antennes-relais et des points d’accès Wi-Fi situés à proximité peut être utile pour tenter de brouiller les communications lors d’opérations militaires. Selon les experts en la matière, les noms des réseaux sans fil existants peuvent également aider à identifier l’emplacement d’un appareil, même si le GPS est désactivé.

En juillet dernier, Premise a soumis au gouvernement britannique un document détaillant ses capacités. La société y affirme qu’elle peut récupérer plus de 100 types de métadonnées à partir des téléphones de ses contributeurs et les fournir à ses clients — notamment la localisation d’un téléphone, son modèle, le niveau de la batterie et les applications installées dessus

M. Blackman affirme que la collecte de ce genre de données open source ne constitue pas un travail de renseignement. « Elles sont disponibles pour quiconque possède un téléphone portable, dit-il. Elles ne sont pas uniques ou secrètes. »

«  Si certaines de nos données sont utilisées par les agences gouvernementales pour élaborer des politiques et protéger nos citoyens, nous en sommes fiers », ajoute M. Blackman.

En juillet dernier, Premise a soumis au gouvernement britannique un document détaillant ses capacités. La société y affirme qu’elle peut récupérer plus de 100 types de métadonnées à partir des téléphones de ses contributeurs et les fournir à ses clients — notamment la localisation d’un téléphone, son modèle, le niveau de la batterie et les applications installées dessus. Un porte-parole de l’ambassade britannique à Washington n’a pas voulu dire si des structures gouvernementales de son pays avaient recours à ce service.

Les utilisateurs de l’application Premise ne sont pas informés de l’entité qui a passé un contrat avec la société pour les informations qu’ils sont chargés de recueillir. La politique de confidentialité de la société indique que certains clients peuvent être des gouvernements et qu’elle peut collecter certains types de données à partir du téléphone, selon un porte-parole.

« Tous ceux qui collectent pour le compte de Premise et l’utilisent sont pleinement informés grâce aux conditions générales d’utilisation — disponibles sur l’application et le site web de Premise — que les données open source, collectées par des “contributeurs” locaux rémunérés à partir de leurs téléphones portables, peuvent être partagées avec n’importe quel client de Premise, y compris les agences gouvernementales », indique M. Blackman.

Actuellement, l’application assigne environ cinq tâches par jour à ses utilisateurs en Afghanistan, selon des témoignages d’utilisateurs sur place. Ils doivent, par exemple, prendre des photos de distributeurs automatiques de billets, de bureaux de change, de supermarchés et d’hôpitaux.

Selon Premise, photographier des sites religieux tels que des mosquées, des temples, des synagogues et des églises est une tâche classique confiée à des contributeurs du monde entier pour aider les clients à comprendre la géographie physique et sociale d’un lieu. Elle affirme qu’elle ne demande aux contributeurs que des photos d’extérieur et pas d’entrer dans les sites

Un utilisateur afghan explique qu’il est, comme les autres personnes sur place, généralement payé 20 Afghani par tâche, soit environ 25 centimes — ce qui leur permet de financer leur forfait téléphonique. Il y a quelques mois, certaines des missions proposées sur le site lui ont paru potentiellement risquées. Selon lui, l’application a proposé plusieurs missions consistant à identifier et à photographier des mosquées chiites dans un quartier de l’ouest de Kaboul, en grande partie peuplé de membres de la minorité chiite Hazara. Le quartier a été attaqué à plusieurs reprises par l’Etat islamique au cours des cinq dernières années, et au moins 50 personnes y ont été tuées en mai lors de trois explosions visant une école de filles — une attaque qu’aucune organisation n’a revendiquée. En raison de la nature et de l’emplacement des missions dans une zone ciblée par le terrorisme, l’utilisateur indique qu’il pense que ces missions pouvaient être liées à de l’espionnage et ne les a pas acceptées.

Selon Premise, photographier des sites religieux tels que des mosquées, des temples, des synagogues et des églises est une tâche classique confiée à des contributeurs du monde entier pour aider les clients à comprendre la géographie physique et sociale d’un lieu. Elle affirme qu’elle ne demande aux contributeurs que des photos d’extérieur et pas d’entrer dans les sites.

Aucune des plus de trois millions de personnes qui ont travaillé avec Premise au cours des cinq dernières années n’a subi de préjudice, alors qu’elles ont accompli plus de 100 millions de tâches ou d’enquêtes, déclare la société.

A l’origine, Premise était un outil conçu pour relever les prix dans les pays en développement et aider ses clients à mieux comprendre les besoins de leur population. Mais la société a eu du mal à dégager des bénéfices sur ces marchés, et la demande pour ses services était irrégulière, selon d’anciens employés.

En 2018, le conseil d’administration a nommé M. Blackman CEO, en espérant qu’il pourrait stabiliser les finances de l’entreprise et élargir ses activités, selon des employés actuels et anciens. M. Blackman disposait d’une expérience en matière de contrats publics. Il avait auparavant fondé Accela, une entreprise qui développait des logiciels destinés aux administrations. Selon les employés, il a poussé pour obtenir davantage de contrats dans les domaines militaire et du renseignement, ce qui a provoqué un choc culturel au sein de la société. Beaucoup de développeurs expérimentés se sont opposés à certaines utilisations à caractère militaire et de renseignement envisagées par la plateforme. Un porte-parole de la société réfute ces témoignages, expliquant qu’ils proviennent d’anciens employés mécontents et affirme que la société ne s’est jamais écartée de sa mission initiale. David Soloff, le cofondateur de Premise, auquel M. Blackman a succédé au poste de CEO, n’a pas répondu à notre demande de réaction.

Ces dernières années, les données collectées par Premise ont été achetées par de nombreux fournisseurs de la défense ou par des agences gouvernementales travaillant sur des programmes de défense, comme le montrent les dossiers fédéraux. En 2019, l’Air Force a versé 1,4 million de dollars à l’entreprise pour faire de l’« ISR terrestre régulier » — une abréviation militaire qui signifie intelligence, surveillance et reconnaissance. L’Air Force Research Laboratory indique que le contrat était axé sur la science des données et le travail d’apprentissage automatique pour les unités militaires, mais refuse de fournir plus de détails.

Au moins cinq autres fournisseurs du secteur de la défense ou des services de renseignement ont acheté des données à Premise, selon les documents répertoriant les dépenses fédérales. Premise a renforcé sa présence à Washington ces dernières années, comme le montrent des offres d’emploi, publiées sur LinkedIn, exigeant d’avoir des habitations de sécurité, et le recrutement d’employés disposant d’une grande expérience dans le monde du renseignement, selon leurs profils sur ce même réseau social.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Grégoire Arnould)

Traduit à partir de la version originale en anglais

Contre les Drones : une action commune avec aussi l’armée

Contre les Drones : une action commune avec aussi l’armée

Les incidents impliquant des drones se répètent de plus en plus fréquemment en particulier autour des aéroports

Le groupe de l’armée de l’Air, le Cnes et ADP a notamment développé depuis 2017 un système de détection, baptisé Hologarde, qui avait en particulier été testé cette année-là lors du salon aéronautique du Bourget.

Pour le Cnes, il s’agit de « renforcer la protection du Centre spatial guyanais » à Kourou et de s’assurer de la protection du centre spatial de Toulouse qui doit abriter d’ici 2025 le commandement militaire de l’espace.

Chargée de la protection du ciel français, l’armée de l’Air et de l’Espace est fréquemment amenée à instaurer des bulles de sécurité aérienne, comme lors du 14-Juillet, pour le sommet du G7 de Biarritz en 2019, ou bientôt pour la Coupe du monde de rugby en 2023 et les Jeux olympiques l’année suivante. Pour son chef d’état-major, le général Philippe Lavigne, « l’innovation, couplée à des processus d’acquisition de matériels courts et réactifs, seront demain déterminants pour relever ces défis majeurs en matière de sûreté aérienne ».

Les 35 heures aussi dans l’armée ?

Les 35 heures aussi dans l’armée ?

 

Les 35 heures qui ont largement contribué à porter un coup fatal à l’économie française devrait aussi être applicable dans l’armée d’après l’Europe. Une perspective très contestée dans le Monde par Jean-Pierre Chevènement, Membre honoraire du Parlement, ancien ministre et Cedric Perrin,Vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat

 

Tribune.

 

Pour être efficace, la défense requiert une disponibilité permanente. Nos soldats devront-ils demander à leurs adversaires de bien vouloir cesser les hostilités au terme de leur temps de travail réglementaire ? En effet, Henrik Saugmandsgaard, l’avocat général près la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), a proposé [le 28 janvier] à la plus haute juridiction de l’UE de conclure à ce que la directive européenne du temps de travail (DETT) trouve à s’appliquer par principe aux militaires.

En d’autres termes, il suggère aux juges d’imposer à notre armée un temps de travail hebdomadaire limité, des pauses lorsque le temps de travail est supérieur à six heures, ou encore des périodes minimales de repos journalier et hebdomadaire. Nos militaires n’en seraient temporairement exclus que dans l’exercice de leurs « activités spécifiques » (circonstances exceptionnelles ou missions d’unités d’élite).

Eviter le désastre

Disons-le clairement : ce serait un coup mortel porté à notre défense. Il est encore temps pour la CJUE, qui ne suit pas toujours les recommandations de l’avocat général et qui statuera définitivement dans les mois qui viennent, d’éviter le désastre pour la France et pour l’Europe.

Pour la France, la solution proposée reviendrait immanquablement à affaiblir nos armées qui assurent en permanence la sécurité des Français et des Européens. Leur niveau d’engagement est bien plus élevé que celui de toute autre armée de l’Union et, contrairement à d’autres, elle est entièrement professionnalisée. Dans ces conditions, la continuité, la disponibilité, la permanence et l’efficacité dans l’action de nos militaires ne sont guère compatibles avec les 35 heures…

« L’armée française est un acteur fondamental de la sécurité européenne. Mettre en danger les Européens pour des raisons liées au temps de travail est inimaginable »

Leur imposer les dispositions de la directive européenne se traduirait immédiatement, soit par la nécessité de compenser substantiellement les vides créés (en matière d’effectifs et de budget), soit par l’obligation de renoncer à certaines de leurs missions. Mais si la Cour de justice de l’UE devait donner suite à ce mauvais combat, elle fragiliserait surtout l’Union elle-même. Elle porterait un rude coup à une armée française de métier, qui est, depuis le départ des Britanniques, la plus puissante force opérationnelle de l’UE. Déployée sur tous les continents, l’armée française est un acteur fondamental de la sécurité européenne. Limiter son action et mettre en danger les Européens pour des raisons liées au temps de travail est inimaginable.

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