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Ukraine: L’apocalypse nucléaire toujours possible

Ukraine: L’apocalypse nucléaire toujours  possible 

L’usage de l’arme atomique par les démocraties est impensable « sérieusement » face à une attaque « classique » estime, dans une tribune au « Monde », l’ancien eurodéputé écologiste Alain Lipietz, qui explique pourquoi les écologistes sont « déterminés » à engager la France dans le processus du traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

 

Tribune. 

Voici l’Europe replongée dans son vieux cauchemar : une guerre majeure sur son sol. La France pensait depuis De Gaulle sa défense assurée par la dissuasion nucléaire. Si « la crise ukrainienne a aussi une dimension nucléaire », comme le rappelait dans Le Monde la chercheuse en relations internationales Mélanie Rosselet le 2 février, elle semble cependant évoluer par les méthodes classiques (mobilisation, frappes, pressions économiques, diplomatie), sans que la dissuasion n’ait pesé.

A vrai dire, « l’équilibre de la terreur » n’a jamais empêché les guerres « classiques », de la Corée au Vietnam et à l’Afghanistan. Chine, URSS, et Etats-Unis y engagèrent des centaines de milliers de soldats sans que l’imminence de la défaite ne les pousse à déclencher le feu nucléaire. Il y a donc une faille dans la « dissuasion ».

Pourtant, le consensus français sur l’efficacité de la dissuasion nucléaire est encore rappelé, dans ces colonnes, par Fabien Gouttefarde pour La République en marche (31 décembre 2021), par Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud pour La France insoumise (11 janvier). Les auteurs LFI, craignant de voir nos sous-marins nucléaires bientôt repérables, prévoient de leur ajouter une menace aussi dissuasive : une militarisation de l’espace permettant la paralysie électronique de l’adversaire.

Sans entrer dans ce débat technique, c’est le consensus même LRM-LFI pour la dissuasion nucléaire que nous, écologistes, rejetons. La dissuasion repose sur la théorie des jeux. Imaginons un pays A (la France) disposant de l’arme nucléaire, attaqué « classiquement » dans ses intérêts vitaux par un pays B (la Russie). Il peut riposter en annihilant les principales villes du pays B : Moscou, Saint-Pétersbourg, etc.

Donc B, le sachant, n’attaquera pas A. On l’a vu : ce raisonnement n’a jamais empêché les guerres classiques, car, si B a lui aussi l’arme nucléaire, il ne manquerait pas de détruire en rétorsion les villes de A (Paris, Lyon, etc.). A ne ripostera donc pas à une attaque classique par une frappe nucléaire. B est donc libre d’attaquer A, mais par des moyens exclusivement classiques.

En somme, le nucléaire dissuade du nucléaire, mais ne dissuade que du nucléaire. Le passage à l’acte de la dissuasion nucléaire ne serait pas « un » crime contre l’humanité, mais, en déclenchant l’apocalypse, « le » crime final contre l’humanité et le vivant sur la Terre.

C’est pourtant de tels crimes qu’envisagent sérieusement nos trois auteurs, invoquant la menace sur « l’existence même de notre nation » comme circonstance atténuante. Mais, autre nuance : Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud n’évoquent pas « nos alliés », nous ne sommes pas concernés par « les vieilles querelles frontalières » entre la Russie, l’Ukraine et la Lituanie. Et certes l’Ukraine n’est pas liée par un traité avec l’Union européenne ni les Etats-Unis.

L’apocalypse nucléaire toujours possible

 L’apocalypse nucléaire toujours  possible 

L’usage de l’arme atomique par les démocraties est impensable « sérieusement » face à une attaque « classique » estime, dans une tribune au « Monde », l’ancien eurodéputé écologiste Alain Lipietz, qui explique pourquoi les écologistes sont « déterminés » à engager la France dans le processus du traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

 

Tribune. 

Voici l’Europe replongée dans son vieux cauchemar : une guerre majeure sur son sol. La France pensait depuis De Gaulle sa défense assurée par la dissuasion nucléaire. Si « la crise ukrainienne a aussi une dimension nucléaire », comme le rappelait dans Le Monde la chercheuse en relations internationales Mélanie Rosselet le 2 février, elle semble cependant évoluer par les méthodes classiques (mobilisation, frappes, pressions économiques, diplomatie), sans que la dissuasion n’ait pesé.

A vrai dire, « l’équilibre de la terreur » n’a jamais empêché les guerres « classiques », de la Corée au Vietnam et à l’Afghanistan. Chine, URSS, et Etats-Unis y engagèrent des centaines de milliers de soldats sans que l’imminence de la défaite ne les pousse à déclencher le feu nucléaire. Il y a donc une faille dans la « dissuasion ».

Pourtant, le consensus français sur l’efficacité de la dissuasion nucléaire est encore rappelé, dans ces colonnes, par Fabien Gouttefarde pour La République en marche (31 décembre 2021), par Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud pour La France insoumise (11 janvier). Les auteurs LFI, craignant de voir nos sous-marins nucléaires bientôt repérables, prévoient de leur ajouter une menace aussi dissuasive : une militarisation de l’espace permettant la paralysie électronique de l’adversaire.

Sans entrer dans ce débat technique, c’est le consensus même LRM-LFI pour la dissuasion nucléaire que nous, écologistes, rejetons. La dissuasion repose sur la théorie des jeux. Imaginons un pays A (la France) disposant de l’arme nucléaire, attaqué « classiquement » dans ses intérêts vitaux par un pays B (la Russie). Il peut riposter en annihilant les principales villes du pays B : Moscou, Saint-Pétersbourg, etc.

Donc B, le sachant, n’attaquera pas A. On l’a vu : ce raisonnement n’a jamais empêché les guerres classiques, car, si B a lui aussi l’arme nucléaire, il ne manquerait pas de détruire en rétorsion les villes de A (Paris, Lyon, etc.). A ne ripostera donc pas à une attaque classique par une frappe nucléaire. B est donc libre d’attaquer A, mais par des moyens exclusivement classiques.

En somme, le nucléaire dissuade du nucléaire, mais ne dissuade que du nucléaire. Le passage à l’acte de la dissuasion nucléaire ne serait pas « un » crime contre l’humanité, mais, en déclenchant l’apocalypse, « le » crime final contre l’humanité et le vivant sur la Terre.

C’est pourtant de tels crimes qu’envisagent sérieusement nos trois auteurs, invoquant la menace sur « l’existence même de notre nation » comme circonstance atténuante. Mais, autre nuance : Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud n’évoquent pas « nos alliés », nous ne sommes pas concernés par « les vieilles querelles frontalières » entre la Russie, l’Ukraine et la Lituanie. Et certes l’Ukraine n’est pas liée par un traité avec l’Union européenne ni les Etats-Unis.

Conflit Ukraine-Russie : de la chute de Poutine à l’apocalypse nucléaire

Conflit Ukraine-Russie : des scénarios de l’horreur

Dans tous les cas, les conséquences du conflit en Ukraine risquent d’être dramatiques pour les ukrainiens, pour les Russes mais aussi pour l’ensemble de l’économie mondiale qui pourrait bien s’écrouler. Le Figaro évoque les scénarios possibles. 

Éliminer Poutine

En frappant l’économie russe de sanctions élaborées depuis novembre, avec un nouveau train en cours de préparation, ils entendent fragiliser Vladimir Poutine jusqu’à provoquer sa chute. L’armée pourrait décider de ne plus le suivre, le peuple se révolter face à une crise économique majeure, les oligarques s’éloigner après la saisie de leurs avoirs. Mais la perspective reste confuse.

« Un changement de régime en Russie peut sembler la seule porte de sortie dans cette tragédie. Mais (…) cela n’est pas plus susceptible d’améliorer les choses que de les empirer », écrit sur son compte Twitter Samuel Charap, chercheur à la RAND corporation. « Le scénario d’un successeur libéral réformateur implorant le pardon pour les péchés de Poutine serait génial, mais ce serait génial aussi de gagner au loto », ironise-t-il.

Même prudence du côté d’Andrei Kolesnikov, du Carnegie Center, qui constate que Poutine, selon des analyses indépendantes, reste populaire. Et « pour le moment, la pression financière occidentale sans précédent » a transformé la classe politique russe et les oligarques « en supporters indéfectibles » de leur chef.

Écraser l’Ukraine

L’armée russe est supérieure et pourrait le conduire à soumettre l’Ukraine. Mais les difficultés semblent à beaucoup insurmontables.

« C’est une guerre que Vladimir Poutine ne peut pas gagner, quelles que soient sa durée et la cruauté de ses méthodes », assure l’historien britannique Lawrence Freedman, du King’s College de Londres. « Entrer dans une ville n’est pas la même chose que la tenir. »

Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), expose plusieurs alternatives. Annexion pure et simple ? « Cela n’a peu près aucune chance de se produire », écrit-il. Division de l’Ukraine, comme la Corée ou l’Allemagne en 1945 ? À peine plus plausible, selon lui. Reste l’option où « la Russie parvient à battre les forces ukrainiennes et installer un régime fantoche à Kiev ».

Une longue guerre comme en Tchétchénie

Les Ukrainiens ont surpris les Russes, l’Occident, eux-mêmes peut-être, avec une mobilisation totale, même si destructions et pertes sont massives.

« L’État, l’armée, l’administration ne se sont pas effondrés », constate un diplomate occidental. Contrairement au discours de Poutine, « la population n’accepte pas les Russes comme des libérateurs », ajoute-t-il, évoquant « probablement dans la chaîne militaire russe des difficultés qu’il est trop tôt pour qualifier ».

La résistance est en outre portée par Volodymyr Zelensky, un ex-comique devenu président de l’Ukraine qui a stupéfait le monde par son sang-froid et son courage. Soutenues par les services de renseignement occidentaux et des livraisons d’armes, les forces ukrainiennes peuvent entraîner leur adversaire dans un conflit urbain destructeur, mais où la connaissance du terrain sera décisive. Or l’expérience montre que les guérillas sont rarement défaites.

Une guerre mondiale

L’Ukraine partage ses frontières avec quatre membres de l’OTAN jadis membres du bloc soviétique, pour lequel Poutine ne cache pas sa nostalgie. Après avoir absorbé le Bélarus, envahi l’Ukraine, peut-il regarder du côté de la Moldavie, petit État coincé entre l’Ukraine et la Roumanie, voire la Géorgie, sur la côte Est de la mer Noire ?

Moscou pourrait tenter de rompre les équilibres de sécurité européens et transatlantiques « en provoquant des incidents aux frontières de l’Europe » ou via notamment des cyberattaques, estime Bruno Tertrais.

Mais la Russie osera-t-elle défier l’OTAN et son article 5, qui impose à l’alliance de répondre si un membre est attaqué ?  »Peu probable tant les deux parties veulent l’éviter », avance Pascal Ausseur, ex-amiral, directeur de la Fondation méditerranéenne d’études stratégiques (FMES). Pour autant, « la rentrée de forces russes dans un pays de l’OTAN, la Lituanie par exemple pour relier Kaliningrad (au Bélarus) reste envisageable« , précise-t-il à l’AFP.

« Une méprise ou un accrochage sont également possibles aux frontières (européennes) de l’Ukraine ou en mer Noire, où de nombreux aéronefs et navires de guerre sont déployés dans un espace restreint et une ambiance électrique. »

L’apocalypse nucléaire

Poutine a fait monter les enchères en plaçant en « état spécial d’alerte » ses forces nucléaires dimanche dernier, déclaration à la fois inquiétante et sans substance réelle – une partie des armes nucléaires sont constamment utilisables en un rien de temps.

De là, deux types d’opinions. Celles portées notamment par Christopher Chivvis (Carnegie) pour qui une bombe, fut-elle « tactique » et donc d’impact localisé, pourrait être utilisée.

« Franchir le seuil nucléaire ne signifierait pas nécessairement (…) une immédiate guerre thermonucléaire mondiale. Mais elle constituerait un tournant extrêmement dangereux dans l’Histoire du monde », écrit-il.

D’autres, comme Gustav Gressel, du Conseil européen des relations internationales (ECFR), sont plus rassurants. « Il n’y a pas de préparation côté russe pour une frappe nucléaire », estime-t-il. Les annonces de Poutine « sont essentiellement destinées aux publics occidentaux pour nous faire peur ».

(Avec l’Afp – Adam Plowright et Didier Lauras)

L’apocalypse : le discours réactualisé des sectes

L’apocalypse : le discours réactualisé des sectes

C’est le retour en grâce des sectes avec des discours apocalyptiques qui prévoient la fin prochaine du monde. Le contexte est favorable à la diffusion de messages religieux et sectaires les plus tordus. Exemple le discours des témoins de Jéhovah qui affirme que Jésus (Nouveau Testament, Luc 21:11) avait prévu l’épidémie. «Il y aura de grands tremblements de terre, et, en divers lieux, des pestes et des famines; il y aura des phénomènes terribles, et de grands signes dans le ciel», aurait-il dit.

 

Ainsi, l’organisation assurait ne pas être surprise de la survenue de la pandémie. «Les événements que nous vivons montrent plus que jamais que nous vivons la fin des derniers jours et même sans aucun doute la fin de la fin des derniers jours, juste avant le dernier des derniers jours», alertait un éminent membre du collège central dans une vidéo publiée sur leur site.

 

De quoi évidemment attirer les gogos et accessoirement de pomper leurs finances, la spécificité du mouvement en plus du caractère sectaire.

 




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