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L’annulation des dettes publiques !

L’annulation   des dettes publiques !

Les trois économistes Thomas Coutrot, Pierre Khalfa et Jacques Rigaudiat réfutent, dans une tribune au « Monde », les arguments de quatre-vingts de leurs collègues opposés à l’annulation de la dette des Etats détenue par la Banque centrale européenne.

Tribune.

 

Un certain nombre d’économistes, dont par ailleurs nous partageons usuellement les analyses et les combats, viennent, dans une tribune au Monde, de prendre position contre l’annulation par la Banque centrale européenne (BCE) des dettes publiques que cette dernière détient.

Rappelons que, dans le cadre de sa politique dite « non conventionnelle », la BCE achète régulièrement sur le marché secondaire des obligations d’Etat. Elle possède ainsi, par l’intermédiaire de la Banque de France (BdF), environ 20 % de la dette publique française.

Il y a un premier paradoxe dans leur prise de position. En effet, dans les propositions qu’ils mettent en avant pour s’opposer à l’annulation des titres de dette publique par la BCE, figure celle de « transformer ces titres en dette dite perpétuelle ».

Or cette modalité n’est jamais que l’une des façons possibles d’annuler la dette, puisque l’Etat n’aurait plus alors à réemprunter afin de rembourser ces titres lorsqu’ils arrivent à échéance, cette dernière étant indéfiniment repoussée dans le temps. Est-ce donc simplement l’utilisation du mot « annulation » que refusent nos amis ?

Au-delà de cette contradiction, un de leurs arguments porte sur le fait que le capital de la BdF étant détenu à 100 % par l’Etat, « il s’agirait donc d’annuler une dette que nous avons envers nous-mêmes ». C’est d’abord oublier que cette propriété ne vaut pas contrôle, la BdF étant intégrée au Système européen des banques centrales (SEBC), gouverné par la BCE. Affirmer que cette dette est « envers nous-mêmes », c’est donc tout simplement oublier le cadre institutionnel, pourtant particulièrement contraignant, que fixent les traités européens.

Risque récurrent d’implosion

Cet oubli est aussi manifeste dans un autre argument étrange : annuler la dette de la BCE renforcerait la dépendance des Etats envers les marchés, car on supprimerait « la dette détenue hors marché, pour la remplacer ensuite par une nouvelle dette, certes verdie, mais recontractée sur les marchés financiers ».

C’est d’abord faire bien peu de cas de l’intérêt vital qu’il y aurait à « verdir » la création monétaire au lieu de la déverser aveuglément sur le système bancaire. Mais c’est aussi oublier que les obligations détenues par la BCE ne sont « hors marché » que temporairement, en attendant leur échéance, à laquelle les Etats devront les rembourser en se finançant sur les marchés s’ils le peuvent (c’est-à-dire si leurs politiques reçoivent la bénédiction de la finance privée), ou par des plans d’austérité comme on l’a vu pour la Grèce.

L’annulation de la dette : la nouvelle martingale

L’annulation de la dette : la nouvelle martingale

Après la lettre d’une centaine d’économistes qui appellent à l’annulation des dettes publiques pourrait bien apparaître une lettre  d’une autre centaine d’économistes défendant le contraire. En effet le monde des économistes est partagé entre deux religions les libéraux d’un côté et les étatistes de l’autre avec dans chaque camp évidemment des EXTREMISTES. Cela fait davantage penser à des clivages politiques qu’à  différences d’approche scientifiques. 

 

De toute manière,  l’économie est une science très approximative, certes utile voire indispensable mais qui ne peut prétendre détenir la vérité. Ainsi certains économistes semblent avoir soudain trouvé la martingale. Celle qui consiste tout simplement à annuler les dettes dans un contexte d’endettement tout à fait exceptionnel. Ce simplisme peut surprendre surtout de la part d’experts qui sont loin de manquer d’intelligence mais il y a évidemment derrière des arrière-pensées politiques pour mettre en cause non seulement la politique intérieure mais aussi le principe même de l’Europe

 

Le raisonnement est simple puisqu’on ne parvient pas à rembourser pourquoi ne pas annuler ce remboursement.  Le seul détail,  c’est que les Etats ne peuvent fonctionner sans emprunter. Ne pas rembourser la dette inciterait donc les prêteurs à ne plus souscrire à la demande de dettes des Etats. Cela signifierait par exemple qu’on ne peut plus payer les fonctionnaires ou les retraites. Faire reprendre les dettes des Etats par la banque centrale européenne constitue aussi une illusion.

 

En effet, cette dette devrait quand même être remboursée aux prêteurs avec évidemment une monnaie de singe qui affecterait la crédibilité de l’euro. Ce que serait précisément recherchent  certains économistes qui contestent non seulement la monnaie européenne mais l’existence même de l’Europe. Par ailleurs il faut observer qu’avec beaucoup d’équilibre la banque centrale européenne offre déjà une grande souplesse et manifeste même un grand accommodement en reprenant une partie des emprunts d’État et en fournissant des liquidités aux banques pour que ces mêmes Etats puissent continuer d’emprunter y compris un taux presque zéro voire négatif. Mais il y a forcément des limites à faire tourner la planche à billets.

 

Dette : l’illusion de l’annulation

Dette : l’illusion de l’annulation

Le professeur de finance Pierre Gruson dénonce, dans une tribune au « Monde », l’illusion d’une annulation pure et simple de la dette, mais préconise l’émission de titres à long terme et à coupon zéro.

Tribune. « Vous voulez que je fasse de la dette ? », avait répondu François Fillon, en mars 2017, à des soignants épuisés qui l’interpellaient sur leurs conditions de travail. La crise du Covid-19 a balayé bien des dogmes qui prévalaient depuis que les dettes publiques des pays développés ont explosé. Ce phénomène avait débuté à la suite des deux chocs pétroliers de 1973 et 1979. L’endettement s’est encore aggravé lors de la crise financière de 2008. L’ombre de cette dette pèsera longtemps sur les prochaines générations. Elle siphonne une partie des ressources fiscales pour le paiement des intérêts. Une part de plus en plus importante des nouveaux emprunts est affectée au remboursement des précédents.

Lorsque les ratios dette/PIB ont flirté avec le seuil symbolique de 100 %, on pensait avoir franchi une ligne rouge. L’histoire nous procure quelques épisodes bien plus marquants. Au sortir des guerres napoléoniennes, la dette de l’Angleterre approchait les 200 %. Mais le retour à la paix et la révolution industrielle confirmaient son aspect conjoncturel, voire accidentel. A l’heure actuelle, nous devons accepter l’idée de voir ce ratio s’installer durablement à des valeurs stratosphériques. Alors, comme un marronnier, la tentation du défaut de paiement volontaire revient régulièrement, chez les politiques, mais aussi chez les économistes. Nous rêvons tous à la liberté retrouvée de financer le monde d’après-Covid-19. Il est pourtant des contraintes qu’on ne peut ignorer.

Quasi-certitude de faillites

Les créanciers des Etats ne sont pas d’anonymes petits épargnants qu’on pourrait envisager de spolier sans conséquences. La dette publique française est détenue à 24 % par des institutionnels français. Ne pas rembourser, c’est la quasi-certitude de mettre en faillite des banques, des compagnies d’assurances et d’assurances-vie, des fonds de retraites. Pas sûr qu’on y gagne. Faire racheter la dette par la Banque centrale ? C’est déjà le cas, depuis la crise de 2008. Enfin, plus de la moitié de la dette est détenue par des non-résidents (52 %). Ces investisseurs institutionnels ne manqueraient pas de nous traîner en justice, avec le risque de ne plus pouvoir emprunter sur les marchés financiers. Une part important de notre dette est dans les comptes d’autres banques centrales. A l’image de la Banque de France, chaque banque centrale détient en effet des devises pour assurer les besoins commerciaux et financiers de ses ressortissants. Ces avoirs en devises sont investis dans les titres les plus sûrs, les obligations d’Etat d’autres pays. Mais une décision unilatérale entraînerait immédiatement la réciprocité du défaut de paiement, et le commerce international se gripperait.

 

Greenpeace demande l’annulation des aides à Air France

Greenpeace demande l’annulation des aides à Air France

 

 

Greenpeace, l’organisation écolo d’origine américaine mène parfois des actions très sulfureuses. Ainsi Greenpeace s’est souvent attaqué à l’Europe et à la France en particulier. Cette fois l’organisation écolo demande l’annulation des aides à Air France. Officiellement il s’agit de lutter contre l’activité aérienne considérée comme très polluante.

Le problème c’est que Greenpeace ne manifeste pas le même enthousiasme pour obtenir la suppression des aides à la branche de construction aérienne de Boeing. En plus un énorme soutien aux activités militaires du constructeur aéronautique. Notons aussi que Greenpeace a observé le plus grand silence quant à la  levée décidée hier de l’interdiction de vol du dangereux 737 Max américain.

On comprend évidemment que des organisations écolos défendent la maîtrise voir la réduction du transport aérien mais encore faudrait-il que cette revendication concerne l’ensemble du monde et y compris les États-Unis. Greenpeace a demandé mercredi à la justice de bloquer les 3,4 milliards d’euros d’aide publique octroyés à la branche néerlandaise d’Air France-KLM tandis que le gouvernement français a réitéré son soutien à la compagnie aérienne, qui chercherait à lever 6 milliards d’euros supplémentaires pour faire face à la pandémie selon Le Monde.

“Le gouvernement a manqué l’occasion qu’il avait maintenant de lutter contre la pollution engendrée par l’aviation”, a déclaré l’avocat de Greenpeace Frank Peters lors d’une audience devant le tribunal de district de La Haye.

Après plusieurs mois de négociations, l’État néerlandais a accepté en juin dernier de secourir KLM, à condition que la compagnie aérienne respecte de nouveaux objectifs climatiques appuyés par le parlement.




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