Archive pour le Tag 'langage'

Djihadistes et peine capitale : un double langage

Djihadistes et peine capitale : un double langage

D’une certaine manière,  c’est aussi le en même temps cher à Macron qui prévaut dans la définition de l’attitude de la France vis-à-vis des Français condamnés en Irak ou en Syrie. D’un côté,  on affirme (notamment la ministre des armées)  que la France n’a aucun état d’âme vis-à-vis de ses terroristes. De son côté la ministre de la justice rééquilibre la position en déclarant pour la première fois que la France interviendrait en cas de condamnation à la peine capitale.  « Les djihadistes n‘ont jamais eu d’états d’âme, je ne vois pas pourquoi nous en aurions pour eux” avait déclaré la ministre de la défense. “J‘ai eu d‘ailleurs des mots sur les djihadistes qui ont fait couler pas mal d‘encre, je le redis ici devant vous, je les assume”, a-t-elle poursuivi. Aux prémices de la chute de la ville de Rakka, le fief du groupe Etat islamique en Syrie, à l‘automne dernier, Florence Parly avait estimé que le sort des combattants étrangers de Daech (acronyme arabe de l‘EI) incombait aux forces syriennes.“Si des djihadistes périssent dans ces combats, je dirais que c‘est tant mieux, et s‘ils tombent entre les mains des forces syriennes, ils dépendront de la juridiction syrienne”, avait-elle affirmé au Grand Rendez-Vous Europe 1, les Echos et CNEWS.“Nous ne pouvons rien faire pour empêcher le retour des djihadistes à part poursuivre ce combat et aller jusqu‘au bout”, avait-elle conclu. La ministre s‘est refusée dimanche sur France 3 à tout “angélisme” à l’égard des Français partis combattre dans les rangs de l‘EI. Dans l‘hypothèse où un ressortissant français était condamné à mort, “l‘Etat français interviendrait, en négociant avec l‘Etat en question, et encore une fois ce serait un traitement au cas par cas”, a pourtant  rectifié Nicole Belloubet dans le cadre du “Grand Jury” RTL-LCI-Le Figaro.  “Je ne crois pas qu‘il y ait de différence d‘analyse”, a répondu la ministre de la Justice à une question sur les propos de Florence Parly. “Je redis comme ma collègue Parly que c‘est volontairement que ces gens sont allés combattre aux côtés de Daech et donc ils assument une responsabilité et un choix”, a-t-elle justifié. “Mais en tant que ministre de la Justice, je ne peux dire autre chose que mon attachement aux règles du procès équitable”, a-t-elle nuancé. “La situation est différente selon les Etats dont vous parlez. Avec la Turquie, nous avons des accords qui sont clairs et qui nous permettent de faire revenir les personnes, avec l‘Irak, c‘est un Etat qui est reconnu comme tel et donc bien entendu les Français qui sont là-bas peuvent être jugés par l‘Etat irakien”, a-t-elle répété. “La Syrie, c‘est un peu plus compliqué puisque l‘Etat n‘est pas reconnu en tant que tel, et bien entendu c‘est un traitement au cas par cas qui doit être effectué”, a-t-elle expliqué, réitérant une position qui ne parvient pas à masquer l‘embarras de l‘exécutif français.  676 Français, dont 295 femmes, se trouveraient encore sur le terrain irako-syrien.

Juppé condamne les excès de langage de Sarkozy

 

Juppé condamne les excès de langage de Sarkozy

 

Excès de langage, sifflets à son égard autant d’éléments qui font prendre du recul à Juppé par apport à Sarkozy. « Un certain vocabulaire qui fait un peu trop monter la pression, qui attaque les personnes, c’est pas mon genre de beauté. » A déclaré Juppé lors du « Grand rendez-vous Europe 1/iTELE/Le Monde ». Tandis que que Sarkozy repart en campagne en tenue de camelot, Juppé lui joue la posture de l’homme tranquille, déterminé mais mesuré. C’est sur une phrase précise de Nicolas Sarkozy qu’Alain Juppé était interrogé ce matin, celle où le président des Républicains critique la « terrifiante médiocrité » de François Hollande. « Ce n’est pas ce que j’ai dit. Chacun s’exprime comme il s’entend. J’ai dit que j’étais un homme de droite ouvert et pas sectaire. Un certain vocabulaire qui fait un peu trop monter la pression, qui attaque les personnes, c’est pas mon genre de beauté (…)  »Je n’ai aucune espèce de pudeur à combattre le pouvoir actuel car je pense que c’est la politique menée depuis 2012 qui nous a mis dans le marasme dans lequel nous sommes aujourd’hui, mais ce n’est pas pour autant que j’utilise un vocabulaire qui n’est pas le mien » a déclaré le maire de Bordeaux. Et en généralisant, il a jugé que  »la tonalité de certains discours m’a paru un peu vigoureuse, un peu excessive. »  Conforté par plusieurs sondages qui le donnent gagnant face à Nicolas Sarkozy lors de la primaire de novembre 2016 qui désignera le candidat de la droite et du centre à l’élection de 2017, Alain Juppé a mis en avant son poids dans l’opinion. « Nicolas Sarkozy a le parti, moi pour l’instant j’ai l’opinion », a-t-il dit. « J’organise ma petite PME, parfois il arrive que des PME performantes soient plus efficaces que des grandes entreprises du CAC 40« . Invité au 20h de France 2, Nicolas Sarkozy a défendu ses propos tenus la veille au congrès et a minimisé les sifflets et les huées, mettant en avant le chemin parcouru depuis la guerre des chefs qui avait opposé François Fillon et Jean-François Copé en 2012. « Pendant trois ans cette famille politique s’est déchirée, s’est divisée, s’est affrontée« , a-t-il dit. « Depuis six mois, l’unité est revenue. Est-ce à dire que l’unité c’est la fin des ambitions de chacun? C’est tout à fait normal, il n’y a pas de problème.« « Je regrette qu’il y ait quelques sifflets mais quand vous avez 15.000 à 17.000 personnes devant vous on ne peut pas contrôler que chacun puisse se tenir hors de ses sensibilités. ». Dans les rangs des Républicains, les sifflets dont ont été victimes les deux anciens Premiers ministres n’ont pas manqué de faire réagir. « Pour moi, ça, c’est la résurgence de l’ancien parti« , a estimé Nathalie Kosciusko-Morizet, la vice-présidente des Républicains, sur France 3. « Ca peut durer longtemps mais ça ne doit pas être ça les Républicains (…) Je n’aime pas ça ».  « C’est plus qu’un couac, moi ce n’est pas ce que j’aime dans la politique. C’est surtout très dommage« , a-t-elle ajouté.

Poutine-Ukraine :le double langage permanent

Poutine-Ukraine :le double langage permanent

 

Fidèle à sa stratégie du double langage Poutine signe avec une main un accord de paix et menace avec les armes de  l’autre. En fait il ne respecte pas plus  l’accord récent  de Minsk que le précédent. L’Europe s’est encore fait berner  parc celui qui ne connaît que les méthodes du KGB où tous les moyens sont bons ; Comme l’indiquait un rapport du parlement britannique l’Europe à complètement sous estimé  le coté tordu du personnage. L’Europe pensait négocier avec un démocrate or Poutine est un dictateur. Un personnage qui ne connaît pas l’imposition et la défaite. Il a tué  toute opposition, muselé la presse ; Cet oligarque (  qui a pillé son pays comme les autres oligarques)  na aucun morale  et ne connait que le rapport de forces. Pour cela il utilise le reflexe nationaliste car son pays s’est par ailleurs en grande difficulté ( baisse du rouble , du prix du pétrole, fuite des capitaux) ;  d’une  certaine manière un conflit avec l’occident lui permet de masquer son échec économique.  Alors que les chefs de la diplomatie français, allemand, russe et ukrainien devraient se retrouver ce mardi à Paris, les affrontements continuent près de Marioupol. Londres parle de l’engagement « plutôt cynique » de Moscou dans le processus de Minsk.    »Un scénario d’apocalypse est peu probable et j’espère qu’il ne se produira jamais. Personne n’a besoin d’un conflit, à fortiori armé, à la périphérie de l’Europe ». C’est ce qu’a déclaré lundi soir Vladimir Poutine à la chaîne publique Rossia-1. Une façon de maintenir la pression sur des Occidentaux dont les réactions aux multiples ruptures du cessez-le-feu sont jugés « faibles » par le ministre lituanien des Affaires étrangères.  « Toutes nos lignes rouges ont été franchies par des tanks à plusieurs reprises. Nous sommes faibles dans nos réactions, nous réagissons parfois trop peu et trop tard. » Et il a interpellé l’Europe : « Les Nations unies ne peuvent pas faire grand chose en raison de la nature de cette organisation mais l’Union européenne peut faire davantage ».   »La Russie doit savoir que toute tentative des séparatistes d’étendre leur territoire, que ce soit vers Marioupol ou ailleurs, se traduira par des sanctions européennes et américaines d’une ampleur considérable » a prévenu lundi soir le Premier ministre britannique, David Cameron. « Au vu de l’expérience des derniers 10 ou 12 jours, l’engagement de la Russie dans le processus de Minsk est plutôt cynique » a admis Philip Hammond, le ministre britannique des Affaires étrangères, en visite à Tallinn.

 

« Lucidité et combativité », nouveaux éléments de langage de Hollande et Valls

« Lucidité et combativité », nouveaux éléments de langage de Hollande et Valls

 

Impuissants devant la situation dramatique du pays, Hollande et Valls  s’en remettent une nouvelle fois à la communication avec de « nouveaux éléments de langage » : « lucidité et combativité ». Lucidité sans doute parce qu’on ne peut pas faire autre chose que de constater que la France est en panne et qu’il illusoire d’annoncer des prévisions optimistes l’inversion du chômage ou la sortie de crie. Combattivité, parce qu’il fait montre qu’on est prêt à entreprendre quelque chose même si on ne sait pas quoi. François Hollande et Manuel Valls ont tenu une réunion de travail vendredi pour préparer la rentrée avec « lucidité » et « combativité » au lendemain de la publication des mauvais chiffres de la croissance, nulle pour le deuxième trimestre. Le président et le Premier ministre ont fait le point dans la résidence présidentielle varoise du fort de Brégançon, en marge des cérémonies du 70e anniversaire du Débarquement de Provence.  Manuel Valls a assuré qu’il entendait garder le cap et renforcer les réformes malgré les critiques d’une partie de la gauche et de l’opposition sur la politique économique suivie par l’exécutif. « Le cap doit rester le même, il ne s’agit pas de zigzaguer, il s’agit d’avoir du sang-froid, de tenir bon, et de mettre en œuvre une politique qui doit créer de la richesse et donc, de l’emploi », a-t-il dit sur France 2. « Nous n’allons pas faire des annonces, nous allons au contraire renforcer les réformes qui sont plus que jamais nécessaires pour que le pays soit plus fort demain », a-t-il ajouté. « Les chiffres annoncés hier ont confirmé les estimations de ces dernières semaines », a commenté pour sa part un membre de l’entourage présidentiel.   »Le président et le Premier ministre ont considéré qu’il fallait les regarder avec lucidité et affronter la situation avec combativité », a-t-il ajouté.  Le gouvernement a implicitement abandonné jeudi l’objectif de ramener les déficits publics à 3% du PIB en 2015 en raison d’une croissance nulle aux premier et deuxième trimestres, alors que le chômage de cesse de grimper et que les mises en construction sont en chute libre.

 




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