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Aéroport de Notre-Dame des Landes : un vrai dossier pourri dès le départ

Aéroport de Notre-Dame des Landes : un vrai dossier pourri dès le départ

 

Contrairement à ce que disent certains experts,  les lobbys et les élus nantais,  la perspective d’un nouvel aéroport à Notre-Dame des Landes ne s’inscrivait pas dans une problématique aéroportuaire. Il est démontré que l’aéroport actuel peut facilement -pour peu qu’il soit un peu modernisé- avaler trois à quatre fois plus de trafic qu’actuellement si l’on se réfère à des aéroports étrangers. L’enjeu était ailleurs il s’agissait de récupérer environ 3 km² occupés par l’aéroport actuel de Nantes Atlantique pour une vaste opération urbanistique afin d’y développer commerce, habitat et services. Bref de faire croître la ville de Nantes qui d’un coup aurait pu voir sa population augmenter de 30 à 50 000 habitants avec les ressources fiscales qui sont attachées. Une vraie aubaine les élus nantais aussi pour les lobbies qui auraient eu l’occasion de faire du béton d’abord sur l’ancienne aéroport de Nantes Atlantique ensuite sur le nouveau projeté à Notre-Dame des Landes. Les élus s’appuient  sur la saturation de Nantes Atlantique, ce qui est totalement faux. Ils avancent aussi le problème des nuisances notamment de bruits. Il est clair que certains habitants subissent les conséquences de ces bruits mais s’il y a de plus en plus d’habitants concernés c’est que la zone a vu ses habitants progresser. Comme souvent au départ il n’y a pas beaucoup d’urbanisation autour de la zone aéroportuaire et progressivement la région se densifie ne serait-ce que pour loger les salariés de  l’aéroport. Ainsi à Bouguenais, la population a doublé depuis 1970. Tous les aéroports mondiaux connaissent le même phénomène. Au départ la zone est presque vide de toute habitation mais progressivement l’urbanisme progresse d’autant que les activités économiques sont favorables. Bref, un vrai dossier pourri depuis le départ quant à son objet réel. 

Notre Dame des Landes : lancement des travaux

Notre Dame des Landes : lancement des travaux

 

 

La reprise des travaux venet d’être décidée pour le très contestable et contesté aéroport de Notre dame des landes (la moitie de français étaient contre dans le dernier sondage). Et dans l’urgence comme s’il agissait d’une question de principe pour Ayrault et le gouvernement. Pas une urgence pour la gestion de la mobilité mais sans doute pour l’énorme opération d’urbanisme qui pourra être lancé après le déménagement de l’actuel aéroport .  Bref la métropolisation à marche forcée tandis que villes moyennes, petites agglomérations et zones rurale sont laissées  à l’abandon (moins d’emplois, moins d’équipements publics,).  Un appel d’offres pour des travaux de débroussaillage de la desserte routière de l’aéroport a donc été publié lundi au bulletin officiel des annonces de marchés publics. L’échéance est fixée au 23 novembre 2015 pour des travaux « en 2016″. Une rapidité qui contraste avec les nombreux délais qui ont progressivement fait prendre trois ans de retard à un aéroport déclaré d’utilité publique en 2008 et qui devait initialement être inauguré en 2017, une dizaine de km au nord de Nantes, afin de remplacer l’actuel aéroport de Nantes Atlantique situé au sud de l’agglomération. Le projet contesté était en suspens depuis l’automne 2012 mais la tension n’est jamais vraiment retombée et les manifestations se poursuivent. En juillet dernier, les 17 recours déposés par des opposants à l’aéroport ont été tous rejetés par le tribunal administratif de Nantes. Après ces derniers recours, « il faudra alors s’engager dans la construction de Notre-Dame-des-Landes », avait promis en fin d’année dernière le Premier ministre Manuel Valls, favorable comme son prédécesseur Jean-Marc Ayrault à cet aéroport.

Notre Dame des landes : coup de menton de Valls

Notre Dame des landes : coup de menton de Valls

 

Finalement plus personne ne se préoccupe vraiment de l’avenir immédiat du pays, désormais c’est la recherche de la meilleure posture pour 2017. Ce que fait encore Valls qui réaffirme que l’aéroport inutile de Notre Dame des Landes se fera. Façon de montrer que lui a de l’autorité ( en creux que qu’ Hollande n’en a pas !),  qu’il a chaussé les bottes de Clémenceau ! Un nouveau coup de menton évidemment.  Un projet pourtant qui a peu de chance de se faire car il faudra épuiser les procédures juridiques, encore des mois et des mois et l’aéroport (qui est en fait une vaste opération immobilière) n’a guère de chances d’être engagé avant 2017.  Manuel Valls réaffirme pourtant la détermination du gouvernement à l’installation d’un aéroport sur le site de Notre-Dame des Landes. C’est en tout cas ce qu’il écrit à une association locale, favorable au projet. Ce courrier, que France info a pu se procurer, relance le débat. Eté conforte les militants pro-aéroport dans leur certitude qu’il verra bien le jour.  C’est inscrit noir sur blanc : « Les travaux ne s’engageront qu’une fois les recours contre le projet jugés« . Mais travaux il y aura à Notre-Dame-des-Landes (NDDL), c’est ce que la formule sous-entend. Il n’y a pas de conditionnel. Et donc plus de doutes pour l’association Des Ailes pour l’Ouest, à qui le courrier daté du 28 octobre est adressé.  Un courrier signé Manuel Valls, que s’est procuré France Info (voir ci-dessous), dans lequel il écrit que « la détermination de l’Etat à voir ce projet réalisé est intacte« . Le projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes fait l’objet de très vives contestations, tout comme celui du barrage de Sivens en ce moment. En ce qui concerne NDDL, depuis sa prise de fonction en avril dernier, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal essayait pourtant de ménager la chèvre et le chou. Jusqu’ici, la position du gouvernement supposait que de nouvelles discussions pourraient être engagées. Ségolène Royal aussi répétait qu’il fallait attendre. Mais attendre pour décider si le projet serait maintenu et sous quelles modalités. Le chef du gouvernement va donc plus loin. En continuant toutefois à s’abriter derrière les tribunaux, qui ne devraient pas trancher avant le printemps prochain.
 

 

Barrage de Sivens : nouvelle affaire type Notre Dame des landes

Barrage de Sivens : nouvelle affaire type Notre Dame des landes

 

Le barrage de Sivens est dans la lignée des projets surdimensionnés voire inutiles comme l’aéroport de Notre Dame des Landes (en fait qui est une vaste opération immobilière). Là auusi, peu de concertation (l’enquête publique a donné un avis défavorable ; Les élus sous influence des lobbys ont donné leur accord pour un barrage pour un ouvrage dont le coût est disproportionné par rapport à l’enjeu (il profiterait à une vingtaine d’agriculteurs).  Une expertise indépendante rédigée par deux ingénieurs des ponts, eaux et forêts, a été  remise lundi 27 octobre au ministère de l’écologie. Son contenu, très critique, a déjà été en grande partie dévoilé dimanche 26 octobre. Le rapport critique une évaluation « contestable » des besoins « réels » d’irrigation. Il évoque  « une surestimation du volume de substitution destiné à l’irrigation d’au moins 35 % ». Un surdimensionnement qui s’explique par une estimation des besoins établie « sur des données anciennes et forfaitaires ». « Le choix d’un barrage en travers de la vallée a été privilégié sans réelle analyse des solutions alternatives possibles », une situation d’autant « plus regrettable que le coût d’investissement rapporté au volume stocké est élevé », note également le rapport. Il qualifie en outre l’étude d’impact de « qualité très moyenne » et juge le financement du projet « fragile ». Le conseil général du Tarn souhaite créer une retenue d’eau artificielle d’une capacité de stockage de 1,5 million de mètres cubes sur le cours du Tescou, une petite rivière affluente du Tarn, sur la commune de Lisle-sur-Tarn. Objectif de cet aménagement : alimenter des agriculteurs en aval pour 70 % et soutenir le débit du Tescou en été pour 30 %. La hauteur maximale de la digue qui serait construite en travers de la rivière serait de 12,8 mètres et sa longueur de 315 mètres. La mise en eau est programmée pour l’hiver 2015-2016. Coût total du projet : 8,5 millions d’euros, un coût élevé, qui s’explique notamment par la création d’une nouvelle zone humide censée compenser la disparition des zones humides existantes. L’ouvrage doit faire disparaître 13 hectares de zones humides. « On y observe une quinzaine d’habitats différents », note le rapport d’expertise remis le 27 octobre au ministère de l’environnement. « Cette zone n’a pas les qualités requises pour faire partie du réseau Natura 2000, tempère-t-il aussitôt. Son niveau d’intérêt est départemental, mais il n’est nullement exceptionnel. »  Les opposants dénoncent un projet coûteux destiné, selon eux, à un petit nombre d’exploitants pratiquant une agriculture intensive. Ils estiment que la retenue d’eau bénéficierait à 19 exploitations agricoles, et non 81, comme le soutient la chambre d’agriculture du Tarn.




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