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«Il faut augmenter les prix de l’alimentation »

«Il faut augmenter les prix de l’alimentation »

Jérôme Foucault, cofondateur du groupe Cofigeo, ,le président d’Adepale, l’association des entreprises des produits alimentaires élaborés milite pour une augmentation des prix pour des raisons autant économiques qu’ écologiques. Une approche forcement un peu corporatiste aussi ( Interview dans l’opinion)

 

Adepale, l’association des entreprises des produits alimentaires élaborés (conserves, produits congelés, traiteur frais, salades, riz, légumes secs…) représente près de 400 établissements, 50 000 salariés directs et 70 000 salariés indirects. Des TPE, des PME, des ETI de toute nature, réparties sur 80 % du territoire français.

Adepale a quitté l’Ania, la grande association du secteur agroalimentaire, en juillet 2020. Pourquoi cette décision ?

Il y a trois ans, il y a eu une réforme des statuts de l’Ania. Plusieurs fédérations comme la nôtre ont estimé que leur point de vue était trop dilué. Ce que nous sommes, des entreprises ancrées dans les territoires, qui investissent de la valeur ajoutée localement, en maintenant centres de décision, savoir-faire, sites industriels et emplois, nous semblait disparaître derrière de grandes multinationales. Leur travail mérite le plus grand respect, mais nous promouvons une autre vision de l’industrie, plus européenne ! Or, ce qui fait la force et l’identité de notre industrie agroalimentaire, c’est sa diversité. C’est cela que nous défendons et nous ne retrouvions pas assez cette préoccupation dans l’Ania.

Quelle analyse faites-vous de la nouvelle mouture d’Egalim, portée par le député Grégory Besson-Moreau, qui vient d’être votée à l’Assemblée ?

Nous applaudissons la volonté des politiques d’améliorer les revenus des agriculteurs en général et d’impliquer les interprofessions, les organisations de producteurs, dans l’élaboration des indices de coûts. Bien sûr, cela mérite encore maturation, mais, chez nous, un élément comme le contrat triennal n’est pas une révolution ! Il est déjà largement pratiqué par nos industriels avec leur amont agricole des légumes, des fruits, du foie gras… La mise en place d’une interdiction de discrimination tarifaire entre les clients nous semble aussi positive. La proposition Besson-Moreau avait beaucoup de points insatisfaisants pour les entreprises à ses débuts, mais elle va désormais plutôt dans le bon sens avec des ajouts comme l’intangibilité des tarifs, la prise en compte des volumes dans les contrats concernant les marques de distributeurs. Il reste cependant des points à traiter, que peut-être le Sénat abordera, comme les pénalités logistiques imposées par la grande distribution. C’est devenu un centre de profit pour les distributeurs, c’est insidieux.

« Du Nutriscore aux emballages, des transitions agroécologiques aux chartes d’engagement, il y a encore beaucoup à faire »

Comment est-il possible de pacifier les relations entre les différents maillons de la chaîne alimentaire ?

Il n’y a qu’une solution : il faut accepter de voir les prix de l’alimentation augmenter. Cela resterait très relatif : dans le budget des ménages, elle ne représente qu’environ 12 %. C’est la condition d’une meilleure rémunération des agriculteurs, en maintenant le modèle de petites exploitations, près des territoires. Cela permettrait aussi de sécuriser les marges de tous les acteurs, d’investir, ce qui est la condition du dynamisme des filières, et aussi celle d’une sortie de la guerre des prix entre distributeurs qui détruit la création de valeur. C’est en fait un vrai choix de société. Pourquoi être si réticents à une inflation des produits alimentaires, alors que c’est un sujet capital, lié à la santé publique, à la souveraineté alimentaire et industrielle, et que c’est la condition de l’existence d’une pépite de la Nation ?

Comment vivez-vous l’agrobashing, pendant industriel de l’agribashing, récurrent en France ?

Le débat agroalimentaire y tourne autour de totems type « soda ou pâtes à tartiner », ce qui ne dit absolument rien de la qualité globale. Cela ne dit pas à quel point nous avons progressé ces quarante dernières années, et combien nous progressons encore. Du Nutriscore aux emballages, des transitions agroécologiques aux chartes d’engagement, il y a encore beaucoup à faire. Nous n’allons pas contre ce mouvement, mais l’accompagnons.

Les polluants les plus fréquents dans l’alimentation

Les polluants les plus fréquents dans l’alimentation

Un article de consoglobe rappelle qu’elles sont les polluants des plus dangereux pour l’alimentation.( Extrait)

 

Plusieurs milliers sont utilisées pour fabriquer des aliments ou pour l’agriculture. Ces molécules se sont répandues dans la nature, dans les sols, les cours d’eau, … bref dans toute la chaîne alimentaire. Colorants, additifs, produits de synthèse (faux sucre, faux sel, …) sont présents dans l’alimentation mais aussi dans les emballages.

 

  • Certains polluants sont moins présents  : le plomb, le mercure, l’arsenic et certaines mycotoxines ont été moins identifiées. L’Anses a trouvé 4 fois moins de dioxines ou le PCB qu’en 2004.
  • Pour 307 substances ne dépassent pas la VTR, autrement dit, pour 85 % des 445 substances analysées, il n’y a aucun risque.
  • Les enquêtent confirment le « bon niveau de maîtrise des risques sanitaires associés à la présence potentielle de contaminants chimiques dans les aliments en France, sur la base des seuils réglementaires et valeurs toxicologiques de référence disponibles ».
  • Pour 12 % des substances recherchées par l’Anses, le risque toxicologique ne peut être écarté.
  • 54 substances (plomb, cadmium, arsenic, aluminium…) sont présentes à une concentration à des niveaux supérieurs aux « seuils de sécurité », les VTR (valeurs toxicologiques de référence) qui correspondent aux DJA (doses journalières admissibles). Par exemple, 2 % des enfants sont exposés à un risque toxicologique dû à l’aluminium parce qu’ils mangent certains aliments qui en contiennent.
  • Pour 72 substances, l’Anses n’a pas pu se prononcer.

Les métaux lourds et d’autres substances encore trop présentes

  • Manger cru accroît, en moyenne, le risque toxicologique.

On savait déjà que les dioxines, les nitrates, les pesticides et les métaux lourds nuisent à nos aliments. Mais l’Anses pointe des substances moins connues ou plus surprenantes : des composés perfluorés, des retardateurs de flamme bromés, des mycotoxines (des champignons qui prospèrent avec de mauvaises conditions de stockage). Ou encore des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dont 32 % proviennent du transport routier, sont tout aussi nuisibles pour notre organisme. Les enquêtes mettent aussi en évident la nécessité d’éduquer les consommateurs en absence de réglementation suffisante et d’évaluation suffisante des risques.

Des substances toxiques persistantes qui agissent longtemps

On appelle ces substances des polluants organiques persistants (POP)  : ce sont les dioxines, PCB, pesticides, etc. Une étude suédoise  publiée dans la revue Environmental Health Perspectives a montré qu’ils peuvent favoriser l’athérosclérose. Une autre étude canadienne de 2010 montrait que des POP présents dans les emballages de fast-food à l’épreuve des graisses (papiers sulfurisés) et de pop-corn à éclater migrent dans les aliments et sont ingérés par les consommateurs. Et ils y restent.  On utilise aussi des POP, comme les PFOA, dans la fabrication des casseroles et des poêles anti-adhésives.

L’effet cocktail, mesurable, mais pas mesuré

C’est le mélange des substances qui fait peur aux toxicologues, plus encore que le niveau des polluants pris individuellement. Cet effet cocktail est particulièrement redouté quand il est composé de perturbateurs endocriniens (phtalates, bisphenol A, parabens).

95 % des Américains ont du bisphenol dans les urines et 90 % des bébés ont été exposés aux phtalates dans le ventre de leur mère. Or, les chercheurs les soupçonnent d’avoir un rôle dans les problèmes de tension artérielle, de diabète, cancer ou stérilité.




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