Archive pour le Tag 'lâcher'

Gilets jaunes: «Lâcher du lest» (Stéphane Richard, Orange)

 «Lâcher du lest» (Stéphane Richard, Orange)

 

C’est le premier patron qui prend position pour ouvrir les vannes d’une vraie négociation sur le pouvoir d’achat. . « Je crois qu’il va falloir qu’on entende la colère qui s’est manifestée, la frustration qu’elle exprime aussi, que ce soit à l’occasion peut-être de la fin de l’année ou des négociations salariales qui doivent se tenir », avait estimé Stéphane Richard, le PDG d’Orange, la veille sur Franceinfo, alors qu’il était l’invité de L’Interview éco. « Il va falloir qu’on prenne en compte ce qui se passe. Je ne pense pas qu’on puisse opposer le mur du système, le mur de la compétitivité, des équilibres financiers. (…) Il va falloir qu’on lâche du lest », soulignait le grand patron français, en évoquant « la responsabilité » des entreprises. Du côté du gouvernement, plusieurs options sont actuellement sur la table pour aider les salariés. Notamment une prime optionnelle et exceptionnelle de fin d’année, défiscalisée, et qui pourrait aller jusqu’à 1 000 euros versée aux salariés. Mais le problème c’est que l’Etat ne déteint pas d’autorité pour les salaires sauf pour le montant du SMIC et les fonctionnaires. Du coup la négociation entre les partenaires sociaux serait sans doute nettement préférable car on tiendrait alors qu’on des réalités et spécificités de chaque branche.

 

 

Macron : lâcher ou partir !

Macron : lâcher ou partir ! 

 

 

La colère se nourrit de l’injustice sociale mise en avant pas les gilets jaunes, de la crise démocratique mais aussi de l’échec total de Macron en matière de croissance, de chômage et d’équilibres financiers. Plus les jours ne passent et plus la situation économique et sociale se complexifie pour Macron. Au départ la revendication portait essentiellement sur la fiscalité du carburant et autre fuel. Mais le mouvement s’est rapidement nourri du ras-le-bol plus général sur la fiscalité voir maintenant sur la crise des institutions y compris sur la légitimité de l’Assemblée nationale voire du président de la république. On a bien vu combien  apparaissait désuète cette rencontre entre des gilets jaunes et le Premier ministre. Une réunion pour rien avec un appel à Macron.  Si le gouvernement ne s’était pas montré aussi radical, aussi méprisant il aurait pu peut-être avec une mesure de suspension de la hausse des taxes sur le carburant éviter une telle crise. Aujourd’hui la problématique dépasse et de loin la seule question de la fiscalité sur l’essence. Il reste peut-être encore une possibilité pour éviter le pire à Macron. Mais il faut agir rapidement, décider la suspension de toute hausse fiscale pendant son mandat,   prendre des mesures pour les bas revenus, rétablir l’impôt sur la fortune et surtout ne pas répondre par l’indifférence voire le mépris au profond mécontentement des Français. Macron peut encore régler cette crise, mais ils doivent agir vite, très vite. Réinsérer aussi les corps intermédiaires dans le processus de décision.  Sinon le champ du de la colère et sa nature va encore s’amplifier. En clair très prochainement Macron devra choisir : entre lâcher ou partir. Juridiquement certes pourra demeurer président mais la fin de ce mandat risque d’être pathétique pour lui comme pour le pays.

Pourquoi Macron ne veut pas lâcher sur l’impôt sur la fortune

Pourquoi Macron ne veut pas lâcher sur l’ impôt sur la fortune

La réponse est relativement simple. Macron a été financé par les banquiers et les riches. En retour d’ascenseur, il a supprimé l’impôt sur la fortune. De toute manière le financement du parti la république en marche pose de sérieux problèmes. Lors de la campagne en effet ce sont seulement quelques dizaines de personnes qui ont fourni la moitié du financement. Des personnes qui évidemment se sont concertées. Les mêmes qui ont choisi Macron. Le jeu en valait la chandelle, ces  généreux donateur ont dépensé quelques millions et en retour ont reçu 3,5 milliards suite à la suppression de l’impôt sur la fortune. On comprendra que Macron est particulièrement gêné pour revenir sur cette récompense accordée à ses soutiens. Pour donner le change la commission de contrôle des comptes de campagne a ordonné une enquête préliminaire sur l’origine de 140 000 € dont a bénéficié la république en marche une goutte d’eau évidemment pour masquer le reste y comprit les énormes ristournes dont a bénéficié Macron lors  de la campagne La plupart des partis politiques font l’objet de soupçons voire d’enquête concernant le financement de la campagne électorale des présidentielles. Pas étonnant chaque candidat dépense de l’ordre de 10 millions pour cette élection. Les ressources classiques des partis politiques ne peuvent évidemment suffire pour satisfaire ce financement. Du coup,  on a recours à des recettes exceptionnelles, des dons mais aussi des financements occultes. On sait par exemple que la république en marche a bénéficié par exemple de réductions tout à fait exceptionnelles sur les prestations de Macron pendant sa campagne. Cette fois il s’agit d’une enquête sur l’origine de 144 000 €. Une goutte d’eau toutefois par rapport coût total de la campagne.   Emmanuel Macron est en effet le candidat qui a le plus dépensé durant la campagne pour l’élection présidentielle, avec plus 16,7 millions d’euros, suivi par le socialiste Benoît Hamon, selon les comptes déposés auprès de la Commission des comptes de campagne publiés au Journal officiel. Avec 16,698 millions de dépenses, le vainqueur de l’élection reste cependant loin du plafond de 22,5 millions autorisé par la loi pour un candidat accédant au second tour. Le candidat d’En Marche! L’a emporté le 7 mai avec 66,1% des voix. En deuxième position, Benoît Hamon, pourtant éliminé dès le 1er tour avec 6,36% des voix, a dépensé 15,072 millions d’euros, selon les comptes déposés à la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques parus au J.O du 3 août. Les dépenses du candidat socialiste approchent le plafond de 16,8 millions d’euros fixé pour un candidat au 1er tour. Hamon a ainsi dépensé 6,58 euros par vote, loin devant Emmanuel Macron et ses 2 euros par électeurs acquis. Seul Jacques Cheminade fait quasiment jeu égal avec Benoît Hamon en consacrant 6 euros 30 par voix obtenues. C’est un signalement de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, daté du 12 novembre, qui a justifié l’ouverture de cette procédure, contre LREM.  Plusieurs grands partis font l’objet d’enquêtes distinctes sur le financement de leurs activités, notamment le Rassemblement national (ex-Front national), le MoDem de François Bayrou et La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

Macron : l’alternative entre lâcher et partir se précise

Macron : l’alternative entre lâcher et partir se précise

 

 

Plus les jours ne passent et plus la situation économique et sociale se complexifie pour macron. Au départ la revendication portée essentiellement sur la fiscalité du carburant et autre fuel. Mais le mouvement s’est rapidement nourri du ras-le-bol plus général sur la fiscalité voir maintenant sur la crise des institutions y compris sur la légitimité de l’Assemblée nationale voire du président de la république. On a bien vu combien  apparaissait désuète cette rencontre entre deux gilets jaunes et l’oligarque carriéristes de Rugy. Aujourd’hui,  le Premier ministre souhaite même rencontrer les gilets jaunes avant samedi mais ces derniers refusent pour l’instant. Si le gouvernement ne s’était pas montré aussi radical, aussi méprisant il aurait pu peut-être avec une mesure de suspension de la hausse des taxes sur le carburant éviter une telle crise. Aujourd’hui la problématique dépasse et de loin la seule question de la fiscalité sur l’essence. Il reste peut-être encore une possibilité pour éviter le pire à macron. Mais il faut agir rapidement, décider la suspension de toutes fiscalité, prendre des mesures pour les bas revenus, rétablir l’impôt sur la fortune et surtout ne pas répondre par l’indifférence voire le mépris au profond mécontentement des Français. Macron peut encore régler cette crise, mais ils doivent agir vite, très vite. Sinon le champ du de la colère et sa nature va encore s’amplifier. En clair très prochainement macron devra choisir : entre lâcher ou partir. Juridiquement certes pourra demeurer président mais la fin de ce mandat risque d’être pathétique pour lui comme pour le pays.

 

Macron doit lâcher sur le social (Brigitte Bourguignon, LREM)

Macron doit lâcher sur le social (Brigitte Bourguignon, LREM)

C’est en substance ce que dit  la présidente En Marche de la Commission des Affaires sociales Brigitte Bourguignon qui ne remet pas en cause la politique libérale conduite jusque là mais qui demande un sérieux équilibrage au profit du social notamment des plus défavorisés.

Ce pourrait bien être un avertissement pour Macron qui par ailleurs dévisse sérieusement dans les sondages pour  les catégories les moins aisées.  La grande faiblesse de Macron concernant le manque d’équilibre de sa politique économique et sociale est confirmée  par les enquêtes notamment  un sondage Odoxa pour BFM Business, Challenges et Aviva Assurances publié jeudi. Un an après son élection, 58% des Français ont une mauvaise opinion de sa politique économique et fiscale, une proportion qui monte à 88% parmi les sympathisants de La France insoumise, 75% des sympathisants Front national, 59% des sympathisants socialistes et 56% des sympathisants Les Républicains. Les sympathisants La République en marche la plébiscitent (92%). Cette politique est jugée favorable aux entreprises (70%), plutôt “de droite” (69%) et a rehaussé l’image de la France (55%). Une majorité estime qu’elle n’a pas amélioré la situation économique de la France (58%). (Le sondage a été réalisé les 25 et 26 avril)  Députée du Pas-de-Calais, ancienne du PS et leader de l’aile gauche du groupe La République En Marche, Brigitte Bourguignon,  lance dans le JDD un cri d’alarme pour un rééquilibrage social de la politique de l’exécutif. « Ce pari de la première année, qui visait à libérer l’économie et à renforcer la compétitivité des entreprises, je le soutiens, dit-elle. Mais il faut désormais déployer la même énergie au service du grand projet social que le Président a appelé de ses vœux. S’il y a un élan économique, on ne peut pas admettre que les plus fragiles, en particulier les mères célibataires, les jeunes, les seniors et les territoires abandonnés, restent à l’écart. » La vérité c’est que Macron est considéré comme le président de riches ; D’après un  sondage Odoxa pour Aviva, Challenges et BFM Business publié jeudi  82% des Français estiment que les grandes fortunes sont “plutôt avantagées” par la politique fiscale voulue par le président de la République. Les sondés sont également 77% à dire que les chefs d‘entreprises sont plutôt avantagés et 74% à dire que les salariés à haut revenus le sont aussi. Les propriétaires immobiliers assujettis à l‘ISF sont également considérés, par 68% des personnes interrogées, comme plutôt avantagés. A l‘inverse, les retraités modestes sont considérés, par 76% des sondés, comme plutôt désavantagés. Les salariés modestes sont également considérés, par 69% des Français, comme plutôt désavantagés par la politique fiscale. Du coup l’ancienne socialiste aujourd’hui en marche lance un appel à Macron. « Nous devons veiller à ce que notre action poursuive ces deux objectifs pour créer un nouvel équilibre. Je suis convaincue que l’investissement social est la clé de cet équilibre. Nous avons le devoir de faire plus, et plus vite, pour ceux qui ont moins. Il ne faut pas rater cette marche-là. » Elle revient également sur la baisse des APL décidée l’été dernier (« une erreur tant sur le fond que sur la forme ») et la cheffe de file de l’aile gauche du groupe LREM fait part « d’un certain trépignement et un désir d’avancer sur les sujets sociaux ». « De plus en plus de parlementaires disent : ‘Maintenant, on veut porter plus de mesures fortes sur le social’ », explique-t-elle. Pas sûr que Macron tellement persuadée la justesse de sa politique entende beaucoup de son oreille gauche !

 

Ukraine : Poutine devra lâcher les séparatistes (Védrine)

Ukraine : Poutine devra  lâcher les séparatistes (Védrine)

L’ancien ministre des Affaires étrangères français, Hubert Védrine, estime que Vladimir Poutine va « devoir sortir de l’ambiguïté » et cesser de soutenir les séparatistes russes. (interview JDD)

Quelles conséquences tirez-vous de la tragédie du vol MH 17, abattu au-dessus de l’Ukraine?
Une escalade sous la pire des formes me paraît désormais improbable. Je pense que cette épouvantable « bavure » des séparatistes, si c’est le cas, condamne leur combat et que Poutine, en dépit des dénégations, va devoir sortir de l’ambiguïté et cesser de les soutenir, ou même les désavouer. Ce qui vient de se passer donne une légitimité encore plus grande aux autorités de Kiev pour rétablir leur souveraineté avec un soutien accru des Occidentaux, sans que la Russie puisse s’y opposer. C’est ce qu’indique la fermeté d’Obama dans sa mise en cause des responsabilités russes.

Barack Obama n’a pas rendu Poutine directement responsable de ce qui s’est passé, mais il a clairement pointé du doigt l’implication du Kremlin dans le soutien russe aux séparatistes…
Depuis le début de l’affaire ukrainienne, Obama a saisi l’occasion de se refaire une image de fermeté alors qu’il était jugé de plus en plus faible et inconstant, par exemple sur la Syrie. Cela s’explique par l’importance prioritaire pour lui d’un éventuel accord sur le nucléaire avec l’Iran qui aura, s’il est signé, des conséquences considérables. Mais pour cela il aura besoin de convaincre le Congrès, largement aligné sur Netanyahou. Pour y arriver donc, il faudra qu’il ait démontré sa fermeté dans une grande crise. Pour lui les provocations de Poutine tombent à pic, d’autant plus que l’escalade dans les sanctions contre la Russie ne présente aucun inconvénient économique pour les États-Unis.

Intermittents : le gouvernement va lâcher…en douce

Intermittents : le gouvernement va lâcher…en douce

Pour le gouvernement, il faut monter ses muscles, déclarer que la réforme, c’est la réforme, on ne recule pas. Pourtant pour les intermittents (largement soutenus contrairement aux cheminots) on va trouver des accommodements. En clair on dit non d’abord, ensuite on négocie. . Le gouvernement  va valider la convention chômage (qui allonge pour certains la durée avant de toucher leurs allocations, augmente leur taux de cotisation et limite le cumul allocation et salaires). Puis il lâchera du lest sur d’autres aspects. Comment? En proposant des mesures pour aider les artistes et techniciens du spectacle les plus précaires, puis en lançant à l’été une grande concertation - entre l’État, le patronat et les syndicats - qui travaillera à une remise à plat à moyen terme du système. «Il faut trouver une solution immédiate pour préserver le dialogue social, les accords entre partenaires sociaux, mais aussi ouvrir une voie d’espoir pour les intermittents du spectacle», a ainsi justifié Manuel Valls sur France Info lundi. Ironie de l’histoire, cette stratégie ressemble à s’y méprendre à celle suivie en 2003 par le gouvernement Raffarin, qui avait créé un fonds d’aide pour les intermittents fragilisés par les nouvelles règles de l’époque. Un fonds qui a coûté jusqu’à 109 millions par an en 2006, avant de s’éteindre. Le gouvernement a peu, à vrai dire, d’alternatives. Il ne peut pas ne pas agréer la convention Unedic qui découle d’un accord signé par le patronat et une majorité de syndicats (CFDT, FO, CFTC) sous peine de tuer le dialogue social. Les syndicats signataires sont d’ailleurs sourcilleux sur les intermittents. Au sortir de la réunion de préparation de la conférence sociale, qui s’est tenue lundi à Matignon, les numéros un de FO et de la CFDT ont vivement réagi aux propos d’Aurélie Filippetti qui appelait samedi les partenaires sociaux «à prendre leurs responsabilités», sous-entendu à renégocier un accord mauvais. «Qu’elle prenne la présidence de l’Unedic!», a tonné Jean-Claude Mailly, de FO. «Aurélie Filippetti a fait une grave erreur», a renchéri Laurent Berger. Pour soutenir leur position, les signataires peuvent s’appuyer sur les dernières évaluations de l’Unedic qui montrent que 74 % des artistes et 25 % des ouvriers et techniciens du spectacle ne subiront, avec le nouvel accord qui entrera en vigueur le 1er juillet, aucun jour de différé (délai avant de percevoir les allocations chômage). Mais l’exécutif a peur de l’annulation des grands festivals de l’été et ne peut se couper d’un monde de la culture traditionnel soutien de la gauche. D’où son projet de redonner des billes aux intermittents. Les mesures seront annoncées en fin de semaine et s’appuieront sur les propositions du médiateur, le député PS Jean-Patrick Gille. L’exercice s’annonce complexe, en période de disette budgétaire. Manuel Valls devra trancher entre les ministères des Finances et du Travail qui campent sur une ligne dure et celui de la Culture, pro-intermittents. Aurélie Filippetti a déclaré dans Le Monde daté de mardi que «l’État est prêt à aller très, très loin dans cette voie» de la réforme du régime. Certes, certaines pistes de réforme, incluses dans le rapport Gille de 2013, ne coûtent rien, comme la requalification des CDD d’usage des intermittents en CDI passé un nombre d’heures, ou la lutte contre les abus. Mais d’autres sujets, comme la remise à plat de la liste des 193 professions ouvrant droit au statut d’intermittent, peuvent être polémiques. Surtout, la manœuvre en deux temps a peu de chances de fonctionner. «La remise à plat du système n’est acceptable que si, au préalable, il n’y a pas d’agrément de la convention», a martelé lundi Denis Gravouil, le patron de la CGT-spectacle. Bref, la situation est, comme à la SNCF, bloquée. En fin de journée, les intermittents du spectacle réunis en assemblée générale dans le parc de la Villette à Paris ont appelé à «amplifier la grève» contre l’agrément de la convention chômage.

 

Espagne : la commison européenne prête à lâcher du lest sur l’austérité

Espagne : la commison européenne prête à lâcher du lest sur l’austérité

 

Sans le dire ouvertement la commison européenne change stratégie vis-à-vis de l’Espagne car sa politique drastique d’austérité est un échec sur le plan de la croissance et de l’emploi mais aussi en matière de dette publique. L’Espagne compte le taux de chômage le plus élevé de la zone euro après la Grèce, avec 26,02% de la population active, et 55,13% chez les moins de 25 ans.  Le chômage des jeunes est la première préoccupation du gouvernement. Toutes les politiques économiques du gouvernement ont un seul objectif: réduire le taux de chômage, et en particulier celui des jeunes », a de son côté affirmé Luis de Guindos. Olli Rehn s’est dit « conscient de la situation difficile que vivent de nombreux Espagnols ». Si 2013 sera « une nouvelle année difficile » pour le pays, elle devrait toutefois également être celle du « tournant vers la reprise », a-t-il ajouté.  Interrogé sur la possibilité d’une révision des objectifs de déficit publics fixés par la Commission européenne à l’Espagne, Olli Rehn a laissé ouverte cette possibilité, invitant à attendre la prochaine publication des prévisions de croissance de l’Union européenne, le 22 février.  Dans ses recommandations en matière de réduction du déficit, la Commission européenne « tient compte des perspectives de croissance et de la marge de manoeuvre budgétaire de chaque pays », a-t-il souligné.  S’il s’avère que la situation économique de l’Espagne s’est « détériorée de façon importante, nous pouvons réviser le rythme de réduction du déficit », a ajouté le commissaire.  L’Espagne, qui a enregistré un déficit de 9,4% du PIB en 2011, s’est engagée à le réduire à 6,3% en 2012, puis à 4,5% en 2013 et 2,8% en 2014. Mais le seuil visé pour 2012 devrait être largement dépassé selon nombre d’analystes.  La Commission européenne a elle-même reconnu la semaine dernière dans un rapport qu’il serait « très difficile » pour l’Espagne de respecter cet objectif, en partie du fait du dérapage budgétaire de certaines régions autonomes. Les chiffres du déficit public pour 2012, qui doivent être publiés dans quelques jours, « mettront en évidence l’énorme effort fourni par toutes les administrations publiques pour réduire le déficit », a de son côté affirmé Luis de Guindos.  Le ministre n’a toutefois pas précisé si l’Espagne respecterait l’objectif de 6,3%.  Luis de Guindos a également assuré que les efforts de réduction du déficit étaient « équitablement répartis » entre l’Etat central et les régions autonomes, alors que certaines d’entre elles, telles la Catalogne, affirment le contraire.

 

 

Nouveau :- site chansons-poèmes de  g.bessay:

http://chansontroisiemeage.unblog.fr/




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol