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Défense – Le lâche renoncement sous couvert de pacifisme du monde politique et de l’opinion

Défense – Le lâche  renoncement sous couvert de pacifisme du monde politique et de l’opinion

Curieusement émergent à nouveau les vieux clivages concernant la problématique de la défense du pays. Comme lors de la dernière grande guerre, de l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par la droite et la gauche classique, on  se réfugie derrière le drapeau du pacifisme pour n’avoir pas à prendre parti vis-à-vis des guerres existantes et potentielles .

Pour une fois, Macron,  avec retard,  fait preuve de pertinence en soulignant le danger de l’impérialisme russe et la nécessité le moment venu de s’y opposer. Il a même évoqué forcément la possibilité d’envoi de troupes au sol. Inutile de tourner autour du pot, cette position est largement minoritaire pour l’instant dans le pays. Minoritaire dans l’opinion publique mais plus inquiétant dans la plupart des partis. À l’extrême gauche comme à l’extrême droite qui se rejoignent finalement pour des motifs différents qui aboutissent au même résultat mais cela traverse aussi les partis de gouvernement comme les Républicains ou  le parti socialiste.

Évidemment cette position nouvelle de Macron ne le dédouane pas de ses contradictions, de ses atermoiements et de l’indigence de la politique  défense.

Il est clair en effet que la France qui dispose d’une armée très complète mais minuscule ne pourrait tenir longtemps seule face à la Russie. La perspective ne vaut donc que si elle prend une dimension européenne qui disposent  des moyens économiques et financiers. Reste la volonté de pays qui préfèrent se mettre à l’abri sous l’aile américaine dans le cadre de l’OTAN. Le problème, c’est que les Américains eux-mêmes souhaitent financièrement se désengager de l’OTAN à propos des dépenses militaires concernant l’Europe.

Or le danger Poutine est bien là et sa politique expansionniste lui permet de rester au pouvoir en alimentant en permanence le nationalisme russe. Le « salopard dément » comme l’appelle Biden va continuer de déstabiliser non seulement l’Europe mais le monde entier en se faisant le leader de ce moment sulfureux du » sud  globa »l. L’objectif étantde détruire le concept même de démocratie pour lui substituer  des systèmes illibéraux voire dictatoriaux.

La constitution d’un système de défense européen va sans doute devenir un objectif prioritaire par rapport aux autres aspects des politiques communes. Ce qui est en jeu comme déjà indiqué , c’est la démocratie et la liberté. Comme lors de la dernière guerre mondiale. Au départ il n’était pas nombreux les partisans de la résistance au fascisme. Beaucoup ont succombé aux supposées vertus du pacifisme face à Hitler. Faut-il rappeler que le Parlement a même voté des pouvoirs au gouvernement Pétain, allié objectif de l’Allemagne.

Depuis des progrès considérables au plan économique et social  ont été réalisés mais les Français comme l’ensemble des Européens se sont réfugiés dans le confort de l’individualisme au détriment des enjeux collectifs de sociétés. Par lâcheté politique, on a même supprimé le service militaire pourtant si nécessaire à une politique de défense cohérente et si utile pour le brassage sociologique et les valeurs républicaines. Cela avec la complicité de nombre de hauts dignitaires militaires qui ne veulent pas partager le budget de défense avec des appelés. Pourtant depuis deux jours, certains anciens responsables conviennent que l’envoi de troupes au sol nécessitera beaucoup d’effectifs passant notamment par le service militaire obligatoire. On voit bien dans les conflits récents que les technologies seules sont insuffisantes sur le terrain des opérations et que les troupes au sol sont nécessaires.

Voir par exemple évidemment le conflit d’Ukraine mais aussi des conflits en Afrique et le conflit en Palestine. Globalement l’Europe dispose de moins de 1 million d’hommes tandis que la Russie peut déjà compter sur 2 millions. Quant à la France ses effectifs atteignent atteignent seulement 200 000 personnes. Une armée très complète mais miniature, témoins par exemple la France jetée en dehors de l’Afrique par la Russie.

Les experts vont objecter que l’Europe a pris conscience de ses insuffisances en matière de défense pour monter les budgets à hauteur de 2 % du PIB. Il faut d’abord noter que ces engagements ont rarement été tenus notamment en France et qu’il faudrait sans doute encore en doubler l’ampleur pour faire face aux enjeux.
Le monde politique actuel et la plupart de ses dirigeants ne se grandissent  pas en confortant les Français dans leur posture confortable du pseudo pacifisme. Une situation qui n’est pas nouvelle quand  la démagogie et le manque de courage caractérisent la plupart des projets politiques.

 

 

 

Le lâche abandon du Haut-Karabakh… pour du pétrole et du gaz

Le lâche abandon du Haut-Karabakh… pour du pétrole et du gaz

En novembre 2022, l’Azerbaïdjan a conclu un accord avec la Russie : celle-ci y exporte une partie de son gaz, lequel est ensuite réexporté vers l’Europe. L’UE achète le gaz de Bakou, fermant les yeux sur son origine réelle. Par ailleurs un accord récent a été passé par l’union européenne et l’Azerbaïdjan pour l’approvisionnement de l’Europe.

par
Élodie Gavrilof
Historienne, Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) dans The conversation .

La situation des quelque 120 000 personnes qui vivent au Haut-Karabakh, enclave arménienne au sein de l’Azerbaïdjan revendiquée aussi bien par Erevan que par Bakou, est aujourd’hui tragique.

Coupés du reste du monde, et spécialement de l’Arménie, les habitants, des Arméniens ethniques, voient se profiler le spectre d’une famine désastreuse, imposée par les autorités azerbaïdjanaises, qui souhaitent ainsi les contraindre à l’exode.

Ni la Russie, pourtant supposée proche de l’Arménie, et dont des forces de maintien de la paix sont déployées dans la région, ni les pays occidentaux n’interviennent pour empêcher la catastrophe humanitaire qui s’annonce. Comment l’expliquer ?

Cette carte montre la répartition des terres consécutive à l’accord de paix en 2020. Les Arméniens ethniques du Haut-Karabakh sont désormais coupés de l’Arménie, les zones séparant les deux territoires ayant été reprises par l’Azerbaïdjan.

Le Haut-Karabakh est une région disputée entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan depuis la chute de l’Union soviétique. Dans les années 1920, cette zone peuplée à plus de 90 % d’Arméniens avait été rattachée à la République socialiste soviétique (RSS) d’Azerbaïdjan. En 1991, après la chute de l’URSS, le Haut-Karabakh proclame son indépendance. Bakou envoie l’armée. Soutenu par l’Arménie, le Haut-Karabakh (dénommé Artsakh par les Arméniens) finit, en 1994, par remporter, cette guerre au bilan très lourd (plusieurs dizaines de milliers de morts). L’Arménie et le Haut-Karabakh conquièrent à cette occasion sur l’Azerbaïdjan des terres dont ils décident de conserver le contrôle, afin d’établir un cordon sanitaire autour du Haut-Karabakh et d’être directement liés l’une à l’autre.

Politique: La gauche a lâché le monde du travail et Macron l’a ignoré (Laurent Berger, CFDT)

Politique: La gauche a lâché le monde du travail et Macron l’a ignoré (Laurent Berger, CFDT)

A trois semaines de son départ, le secrétaire général de la CFDT règle ses comptes avec Emmanuel Macron mais aussi avec la gauche politique dans la Tribune.

Croyez-vous vraiment que la proposition de loi du groupe Liot, si toutefois elle était adoptée à l’Assemblée nationale, permettrait d’abroger la retraite à 64 ans pourtant promulguée le 14 avril dernier ?

Non, on n’a jamais fait croire ça aux gens. Mais puisque le gouvernement a voulu s’exonérer d’un vote du Parlement sur cet article-là, et que de l’autre côté, ce sont les Insoumis qui avaient bloqué l’examen de l’article 7, voilà enfin une occasion pour les députés de s’exprimer pour la première fois sur la retraite à 64 ans ! Ce n’est pas la CFDT qui a déposé cette proposition.

Est-ce bien raisonnable de faire croire aux Français qu’on reviendra sur la réforme, de dire comme vous le faites qu’on n’en finira jamais avec la réforme des retraites ?

Non, ce n’est pas un leurre. C’est plutôt l’illustration que cette réforme est le résultat d’un vice démocratique. Je maintiens l’expression à propos d’un projet de loi aussi fondamental sur lequel il n’y aura pas eu de vote et une adoption grâce au 49.3. Je l’avais dit. Oui, je le répète il y a eu vice démocratique car l’exécutif a usé de tout l’arsenal parlementaire pour changer radicalement la vie de deux millions de travailleurs et particulièrement ceux qui sont les plus exposés à des métiers difficiles. Ça pose un problème quand même que le Parlement, sur une mesure phare, les 64 ans, ne puisse pas délibérer par le vote.


Quand le match est perdu, vient le moment où les joueurs finissent par rentrer aux vestiaires non ?

Oui, mais on nous offre du temps additionnel. Le score n’est pas le plus favorable pour nous. Mais j’insiste, la proposition de loi est une initiative parlementaire. Elle ne vient pas de nous. Quand j’affirme qu’on n’en aura jamais fini avec la réforme des retraites, je veux dire que le ressentiment est profond. Bien sûr, que le texte s’appliquera le moment venu. Pas sûr d’ailleurs que toutes les mesures s’appliquent dès le 1er septembre si j’en crois les explications de certaines directions de la Sécurité Sociale tant les dispositions semblent complexes à mettre en place


Est-ce responsable d’appeler à une nouvelle journée de mobilisation, le 6 juin, contre cette réforme, compte tenu des risques de violences ?

Oui, il y a eu des dérapages dans quelques endroits lors de la dernière manifestation le 1er mai. Mais les violences ne viennent pas des organisations syndicales et nous les condamnons toutes. Ce ne sont pas les syndicats qui dérapent. C’est le fait d’irresponsables qui viennent casser du flic, du syndicaliste et de soi-disant symboles capitalistes. Tout ça ne constitue pas un argument suffisant pour nous faire renoncer à mobiliser les gens dans la rue quand nous portons des revendications justes.

En savez-vous plus sur les projets du gouvernement depuis votre dernière rencontre à Matignon notamment sur le contenu de la future loi Travail, sur la place des séniors, la pénibilité etc… ?

Non, pour l’instant, on n’en sait pas plus. Il y a eu ces réunions bilatérales avec la Première ministre. On a remis un certain nombre de propositions sur lesquelles on souhaitait avoir des débats, des discussions. Il y a le sujet des séniors, celui sur la pénibilité, mais aussi l’organisation du travail. La Première ministre a proposé une prochaine rencontre mais cette fois avec tous les partenaires sociaux. Pour l’instant, on n’a pas de date et on ne sait pas si ce sera à Matignon ou à l’Elysée. La CFDT est prête à construire un agenda social avec une part de négociations qui se feront entre syndicats et patronat si les sujets sont suffisamment prometteurs pour les travailleurs. En gros, on attend toujours que l’exécutif remette en route le dialogue social.

Avez-vous confiance en Elisabeth Borne et son gouvernement ?

J’ai confiance en la Première ministre, sa loyauté et sa sincérité à vouloir construire un agenda pour avancer sur certains sujets essentiels pour les Français. J’ai des doutes, en revanche, sur son ministre du Travail sur son envie d’avancer avec nous. Mais plus globalement, ce qui est important, ce n’est pas d’avoir confiance ou pas en l’un ou l’autre, ce qui m’importe, c’est la situation des travailleurs et la volonté de construire du mieux pour eux. J’ai des doutes sur la volonté réelle d’obtenir de vraies avancées et sur le fait de se contenter de quelques mesurettes validées par le Président de la République.

Quel bilan tirez-vous des six ans d’Emmanuel Macron au pouvoir ?

Forcément contrasté. Sur l’emploi, on a quand même largement progressé même s’il subsiste encore un chômage de masse. La formation reste un sujet énorme. Globalement, les années Macron auront été celles d’une gouvernance trop verticale alors que les problèmes du pays sont de plus en plus complexes comme la transition écologique qui nécessite d’associer davantage les corps intermédiaires. Ce n’est pas à moi de tirer le bilan mais je constate un impensé sur trop de sujets comme le travail. Cette majorité n’est pas la seule malheureusement à avoir négligé ce sujet. La notion de travail est prise en otage entre deux visions : d’un côté ceux pour qui il s’agit juste d’une donnée productive et pas une réalité sociale, et de l’autre ceux qui ne conçoivent le travail qu’en termes de misère, d’exploitation et d’aliénation. Ce n’est pas ça le travail. Quand on écoute vraiment ce que disent les travailleurs, c’est entre les deux. C’est d’abord une réalité sociale, ça peut être un lieu de souffrance mais c’est aussi un vecteur de réalisation, d’émancipation.

Vous défendez une vision « en même temps » du travail… Vous aviez tout au départ pour vous entendre avec lui. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné entre vous ?

Sa vision des syndicats, de la place de la négociation sociale, de la démocratie sociale est aux antipodes de la nôtre. La CFDT, elle, n’a pas changé de logiciel. La preuve puisque nous avons signé dans les trois derniers mois trois accords nationaux interprofessionnels avec le patronat sur le partage de la valeur, sur la transition écologique et sur les accidents du travail. On continue donc de faire notre boulot de syndicaliste sur la base de compromis.

En fait, le président de la République n’est pas à l’aise avec cette notion de compromis. Il ne s’est pas ce que veut dire négocier c’est-à-dire entrer dans ce processus où on s’écoute, on se confronte et à la fin, évidemment, il y a accord ou non et alors dans ce cas il y en a un qui décide. Mais on a le sentiment que d’avoir écouté, ça a servi à quelque chose. A part pendant la période du Covid, on n’a jamais réussi à discuter, à être associés. On savait quand Emmanuel Macron a été élu en 2017 qu’il y aurait moins de place pour les organisations syndicales. Pour lui, les syndicats doivent être cantonnés au sein des entreprises et se mêler le moins possible des questions nationales. Je rappelle quand même qu’il y a un an, on a mouillé la chemise en signant une tribune avec Philippe Martinez pour appeler à voter pour lui contre le Marine Le Pen. Ce n’était pas gagné. On partait de loin… On aurait pu espérer repartir sur de bonnes bases au début de son deuxième mandat au moins en termes de discussions.

Vous avez préféré les années François Hollande. C’est aussi ça qui a coincé entre vous ?

Non. D’abord je n’ai aucune préférence. Je fais avec ceux qui sont en face. On m’a prêté pendant des années un rôle auprès de François Hollande qui n’était pas le mien. Je ne fréquente personne dans le monde politique en dehors de mes obligations professionnelles. J’admets que j’ai soutenu des choix sous la présidence Hollande comme le pacte de responsabilité. La CFDT n’a pas tout soutenu mais il y avait à l’époque une volonté d’associer davantage les syndicats aux décisions.

Dans votre livre « Du mépris à la colère » (Ndlr, éditions du Seuil), vous écrivez que la gauche a une vision « misérabiliste » du travail, qu’elle n’est pas « travailliste ». La gauche version sociale-démocrate est-elle fichue ?

Non, la gauche n’est pas fichue. En Europe, elle est encore puissante. On la voit à l’œuvre en Allemagne et dans certains pays nordiques. En France, oui, la gauche a trop souvent considéré que le travail était un sujet subalterne. Par manque de réflexion, par facilité ou aussi parce qu’elle avait perdu les ouvriers, la gauche a lâché le monde du travail. Résultat : elle s’est contentée le plus souvent d’une vision misérabiliste quand certains ont carrément opté pour la défense du droit à la paresse !

Est-ce que vous maintenez que le pays vit une « grave crise démocratique », ce que le président de la République a contesté ? N’est-ce pas plutôt une crise de la gouvernance ?

Cette crise démocratique existait avant le conflit des retraites et même avant l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron. Elle s’est beaucoup creusée. C’est un fait : les gens n’ont plus vraiment confiance dans les institutions qui sont censées nous régir collectivement. Il y a une défiance manifeste. Quand les gens ont le sentiment de ne plus être écoutés, que leur situation n’est pas prise en compte par ceux qui sont censés les représenter alors s’installe une crise démocratique. Et dans cette situation que nos gouvernants préfèrent nier, les plus audibles sont les extrêmes. Quand on est dans un débat public qui est vicié, il ne faut pas s’étonner que les gens aient envie de gueuler pour se faire entendre.

Etes-vous favorable au principe d’un ISF Vert pour financer les conséquences économiques de la transition climatique préconisé par l’économiste Jean Pisani-Ferry ?

Je salue ce travail qui nous permet de prendre la mesure du chemin à parcourir et avance des propositions concrètes pour financer ce qui doit constituer notre priorité. On ne peut pas les balayer d’un revers de main uniquement parce qu’un terme, ISF, ne plait pas. Je suis favorable à l’idée que pour financer les investissements nécessaires à l’indispensable transition climatique, nous aurons besoin d’investissements publics massifs. Il faudra donc trouver des ressources. Évidemment qu’il faudra mettre les plus hauts revenus davantage à contribution. Je m’inquiète de voir à quelle vitesse le gouvernement a refermé le débat lancé par deux économistes qui n’ont rien de dangereux gauchistes. J’ai peur que leur rapport finisse dans un placard. Or, nous sommes à un moment de bascule de l’histoire où il faut se demander comment on accélère en termes de transition écologique, de la planification écologique et qui, sous la responsabilité de la Première ministre, à l’évidence patine.

Faut-il une nouvelle réforme de l’immigration ?

La 21ème en vingt ans, c’est ça ? Non, je ne la crois pas nécessaire. Celle qui avait été préparée par Gérald Darmanin et Olivier Dussopt contenait quelques bonnes choses comme le dispositif permettant de régulariser les travailleurs sans papiers qui travaillent même s’il y avait aussi des manques. On ferait œuvre collective en régularisant les travailleurs sans papiers. On libérerait un certain nombre d’hôtels sociaux. On permettrait à des gens qui travaillent déjà de rentrer dans le circuit économique normal. Or à quoi assistons-nous ? A une nouvelle instrumentalisation du débat migratoire à des fins politiques.

Mais les Français réclament une réduction drastique de l’immigration comme l’ont fait certains pays scandinaves, ou comme le recommandent Les Républicains…

La question migratoire est avant tout européenne. J’ai le sentiment qu’à force de ne pas vouloir poser un peu sereinement les enjeux du débat, c’est à dire en écoutant par exemple le patronat et le nécessaire besoin de main d’œuvre, on court à la catastrophe. Il y a aussi un devoir d’humanité avec les migrants. Il faut une politique de régularisation j’en suis convaincu mais essayons de poser le débat de façon apaisée. Quand j’entends Bruno Retailleau vouloir supprimer l’Aide médicalisée d’urgence, je dis halte au n’importe quoi. Écoutons les médecins qui nous disent que c’est juste impossible de ne pas soigner des gens malades !

Que ressentez-vous à vingt jours de votre départ ?

Un mélange de sérénité et de mélancolie. Je suis serein pour deux raisons. D’abord, le sentiment d’avoir fait le job. On ne le fait jamais parfaitement mais je vois que la CFDT va bien. Je me réjouis que la passation de pouvoirs se passe dans d’excellentes conditions comme ce fut le cas entre François Chérèque et moi-même et, avant, entre Nicolas Notat et François. Ce n’est pas le cas dans toutes les organisations. Je vais retrouver une vie normale, en tout cas plus calme. Presqu’onze ans, ça commence à peser même si j’éprouve au moment du départ de la mélancolie. J’ai adoré cette fonction. J’ai aimé les gens avec qui j’ai travaillé au quotidien. La page se tourne mais je reste un militant.

Que retenez-vous de votre décennie passée à la tête de la CFDT ? Avez-vous des regrets ?

Oui, des regrets forcément. Les chiffres d’adhésion sont meilleurs aujourd’hui mais, je regrette que l’on n’ait pas suffisamment développé la syndicalisation. Avant le conflit des retraites, on comptait à la fin de l’année 2022 610.000 adhérents. Depuis janvier, on a enregistré 40.000 nouvelles adhésions. Donc voilà, on redevient attractifs. Il faut poursuivre sur cette lancée. J’ai le regret que l’on n’ait pas toujours réussi à faire aboutir un certain nombre de négociations. Si on avait réussi sur le dialogue social en 2015, on aurait peut-être échappé aux ordonnances Pénicaud en 2017.

Le grand regret c’est aussi l’abandon du projet de loi sur le système de retraites universel qui permettait de corriger des inégalités du système actuel. La CFDT avait soutenu la réforme. Sans le Covid, ça passait. Mais il y a aussi de grandes fiertés comme En 2013, lorsqu’on a obtenu avec le Medef sous Laurence Parisot d’avoir des représentants salariés dans les conseils d’administration des entreprises. La plus grande étant sans doute d’avoir placé la CFDT tout en haut de la hiérarchie syndicale en 2018. Une première place confirmée en 2021.

Pourquoi dites-vous que le syndicalisme est sorti gagnant de la séquence des retraites alors que des millions de salariés ont marché pour rien ?

Je ne peux pas vous laisser dire qu’ils n’ont marché pour rien. Oui, le syndicalisme sort renforcé parce qu’on a démontré la centralité syndicale parce qu’il a permis à des millions de travailleurs d’exprimer leur dignité, leur fierté. Il faut quand même se rappeler d’où l’on vient. En 2018, on disait de nous après les gilets jaunes qu’on ne représentait rien, que la contestation sociale prendrait de nouvelles formes. C’est l’inverse qui s’est passé. Les cortèges ont dépassé nos espérances. Après, on nous a dit « ça va être le bordel ». Pas du tout. Les manifestations se sont déroulées dans un parfait calme à de rares exceptions. On a réussi à manifester dans la dignité. J’ajoute que la CFDT a assumé le leadership sur cette mobilisation. Bien sûr, à l’arrivée, on n’a pas réussi à faire revenir le gouvernement sur sa décision. On ne gagne pas à tous les coups.

Les syndicats ont perdu toutes leurs batailles ces dernières années…

Non, ce n’est pas vrai. Sur le terrain, les syndicats remportent des luttes locales. On a obtenu des augmentations salariales conséquentes, on a préservé des emplois, on a amélioré les conditions de travail de milliers de salariés dans les entreprises où nous sommes présents. Ce que je constate c’est qu’il y a trois ans, on n’avait pas le même regard sur les syndicats. On disait de nous que nous étions morts. Nous nous sommes remis en cause à la CFDT. On a mené un travail de fond pour élargir notre implantation et se mettre à l’écoute des salariés. Cela a payé. 60% de nos adhérents sont issus du privé. Nous sommes en prise avec le monde du travail réel. Je n’ai pas été surpris de voir ces salariés du secteur des services et de la santé participer à leurs premières manifs. Nous n’avons peut-être pas gagné au sens sportif du terme, mais on a montré qu’on savait mettre en exergue ce qui était l’expression du monde du travail et se mobiliser contre une réforme qu’on considère injuste.

Mais pendant le conflit des retraites, cela a tourné aussi à une affaire personnelle entre Emmanuel Macron et vous-même ? Vous allez d’ailleurs quitter la tête de la CFDT sans revoir le président de la République ?

Oui et alors ? Cette personnalisation du conflit est venue beaucoup de lui et sans doute aussi des médias. Quand il cible la CFDT dans son interview au journal de 13 heures, il jette inutilement de l’huile sur le feu. Il n’a pas cherché à apaiser la situation. Même chose quand il évoque le camp des irresponsables devant des éditorialistes. Il est président, je suis syndicaliste. Chacun est à sa place.

En 2012, vous déclariez que « le Front national était toujours trop haut et que ce parti était une tâche sur la démocratie ». Diriez-vous la même chose du Rassemblement national dix ans plus tard ?

Oui. Le Rassemblement national est beaucoup trop haut. Ça montre bien qu’on a un problème démocratique. Parce que c’est faux de croire que le Rassemblement national serait une réponse aux enjeux de transformation que sont la question écologique, la situation internationale, les tensions sociales. Je ne crois pas que le Rassemblement national soit un parti comme les autres et je continue de le penser. Je ne m’accommode pas de cette situation avec une Marine Le Pen aux portes du pouvoir.

La perspective de Marine Le Pen favorite pour la présidentielle de 2027 pourrait-elle être une raison exceptionnelle pour vous engager en politique
?

Si, j’avais foi dans l’homme ou la femme providentielle… Mais je ne crois pas du tout que la réponse soit individuelle. Je ne veux pas faire de politique. Pas question de gêner la CFDT. Et puis, je n’ai pas le goût pour la politique. Pour autant, je ne me tairai jamais face au risque Le Pen. Je participerai au débat public sous une forme ou sous une autre mais à la place qui sera la mienne. Et après on verra bien ce qui se passe dans les années à venir. Mais si c’est pour aller conduire sur une liste ou aller chercher les suffrages, c’est non.

Que dites-vous à votre successeure Marylise Léon avant de prendre ses fonctions ?

Bon courage. C’est une chance de diriger l’organisation syndicale dans laquelle on a choisi de militer. C’est beaucoup de travail et des satisfactions. Je lui dis aussi de se méfier de l’écume des réseaux sociaux. La vérité se situe toujours sur le terrain, au contact des militants.

Qui seraient vos invités (personnages morts ou vivants) dans un dîner parfait
?

Nelson Mandela, un modèle, une inspiration par sa capacité à apaiser les situations les plus compliquées. Ensuite Pierre Mendès-France pour son éthique et sa pratique du pouvoir. Bruce Springsteen enfin car j’ai raté son dernier concert. Et puis, il y a mon prédécesseur François Chérèque, décédé trop tôt, et avec qui j’aurais aimé faire cette bouffe.

En quoi souhaiteriez-vous vous réincarner ?

En dauphin, ceux qu’on croise près de l’île de Sein.

Qu’aimeriez-vous sur votre épitaphe ?

La distance entre le rêve et la réalité s’appelle l’action.

Et si c’était à refaire, quel métier aimeriez-vous exercer ?

Journaliste. Cela permet de poser des questions et de ne pas y répondre.

De quoi rêviez-vous enfant ?

Je voulais être berger dans les montagnes.

Où aimeriez-vous être en 2027 ?

Sur un kayak le long des côtes bretonnes.

La lâche faillite de l’OTAN en Ukraine met en cause notre défense

La lâche faillite de l’OTAN en Ukraine met en cause notre défense

 

Inutile de tourner autour du pot,  ce n’est pas uniquement pour des questions techniques que l’armement des pays occidentaux ne parvient pas en quantité suffisante en Ukraine.

Certes il existe certaines difficultés logistiques mais depuis des semaines et des semaines, ces  problèmes auraient dû être résolus. Les problèmes sont moins techniques que politiques. D’abord une constatation évidente, ce sont surtout les États-Unis qui fournissent l’essentiel de l’effort à 90 %. L’Europe est particulièrement réticente entre dépit  de propos rassurants vis-à-vis de l’Ukraine. Et à l’intérieur de l’Europe la France mais aussi l’Allemagne et l’Italie freinent des quatre fers pour n’apporter que des contributions assez anecdotiques. Exemple une dizaine de canons pour la France quand il faut faire face aux centaines de la Russie.

Les raisons de ces atermoiements sont essentiellement politiques. Nombre de pays européens seraient bien satisfaits d’un accord favorable à la Russie ce qui suppose que l’Ukraine convienne d’abandonner presque un quart de son territoire. Le prix à payer à la folie du dictateur russe que les occidentaux ménagent depuis 20 ans alors qu’il ne cesse de tuer massivement dans et hors de ses frontières. Alors qu’il ne cesse sa politique d’expansion territoriale. La vérité sans doute c’est que l’opinion publique en tout cas une partie comme nombre de chefs d’État ont adopté une attitude munichoise.

Le problème c’est que cela démontre aussi l’inefficacité de l’OTAN incapable de faire face en moyens suffisants à un conflit finalement relativement localisé. Que se passerait-il si Poutine décidé une attaque d’envergure ? Si l’OTAN n’est pas capable de répondre en quelques jours au plus en quelques semaines autant dire que l’OTAN  est obsolète d’autant  il n’y a pas d’alternative de défense en Europe.

D’un certain point de vue, l’attitude de nombre de pays et de chefs d’État en Europe est assez pitoyable. Il faut dire que la plupart de ces pays n’ont pas pour beaucoup eu  à subir le joug de 50 ans d’occupation soviétique. Il faut aussi observer que nombre de chefs d’État compris Macron  n’ont jamais connu la guerre voir même le devoir militaire.

Il ne s’agit sans doute pas d’espérer ou de provoquer une guerre en Russie mais au moins d’assurer les moyens d’une défense face à une éventuelle attaque potentielle. De ce point de vue le concept de défense en Europe est aujourd’hui obsolète et constitue une grande fragilité par rapport au potentiel agressif de Poutine. Il serait temps que les experts patentés et autres politiques n’ayant jamais connu de guerre réelle en Europe se réveillent pour au moins préparer la guerre à fin de mieux l’éviter

EDF lâche le solaire

EDF lâche le solaire

 

EDF va sans doute céder sa filiale Photowatt.

 

 

Après avoir investi, depuis sa reprise en 2012, près de 360 millions d’euros dans une filiale toujours jugée comme « structurellement déficitaire », la branche EDF Renouvelables (dont dépend Photowatt) aurait ainsi annoncé à ses salariés la semaine dernière qu’un nouveau projet de rachat est en cours de discussions, auprès d’un consortium d’acteurs européens.

Si sur le terrain, la perspective d’une solidification de l’entreprise en faisant rentrer de nouveaux actionnaires semblerait, en elle-même, plutôt bien accueillie par une portion des salariés, la perspective d’un possible désengagement total d’EDF au sein du capital de la filiale fait cependant bondir.

Un tel retrait constituerait en effet une « grave erreur stratégique pour EDF, comme pour l’Etat », selon la CFE-CGC, qui rappelle que dans un contexte « ultra favorable » au développement de l’industrie solaire, « il est incompréhensible qu’EDF décide de se retirer totalement de l’actionnariat de Photowatt ».

EDF Renouvelable ne souhaite pas confirmer l’information à ce stade.

La CFE-CGC, l’un des trois syndicats présents chez Photowatt, estime que « malgré des investissements de la part d’EDF pour maintenir l’outil de production à l’état de l’art, EDF ne montre aucune volonté pour ramener l’entreprise sur le chemin de la rentabilité ».

Le syndicat brandit notamment en exemple le projet de la ferme solaire annoncée au sein de la centrale nucléaire de Creys-Malville, en Isère. Un exemple jugé emblématique, pour lequel « EDF a préféré utiliser des panneaux asiatiques, plutôt que ceux de sa filiale, Photowatt, située à 26 km de là, alors que nous avions remporté un appel d’offres pour un projet voisin, situé à Saint-Savin par un autre développeur », explique à La Tribune Emilie Brechbuhl, ingénieure et déléguée syndicale CFE-CGC.

Depuis 2019, le nombre de projets remportés par Photowatt auprès de sa maison-mère se serait ainsi tari drastiquement, affirment les représentants du personnel. Questionné à ce sujet, le groupe EDF Renouvelables justifie quant à lui ses choix par les critères présents au sein des appels d’offres de la CRE, ainsi que son engagement de consulter, à chaque reprise, sa filiale Photowatt, tout comme l’ensemble des acteurs du marché.

Et Barbara Bazer-Bachi, élue CGE-CGC du CSE, d’abonder : « Nous répondons aux appels d’offres, mais le critère principal est toujours en premier lieu celui du prix », rappelle-t-elle. « Le critère carbone ne pèse pas encore assez », abonde également à la commission Mines et Energie de la CGT, Cédric Thuderoz.

« EDF justifie sa position en disant qu’il n’est pas un industriel chargé de développer la filière photovoltaïque, mais il est important selon nous que l’Etat, à travers EDF, reste présent au capital d’un acteur comme Photowatt, afin de conserver une souveraineté sur des approvisionnements amenés à être critiques », reprend Barbara Bazer-Bachi.

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Ukraine: Le lâche abandon par l’Union européenne

Ukraine:  Le lâche abandon  par l’Union européenne

 

 

 

Inutile de tourner autour du pot en dépit des promesses et des vagues évolutions des relations économiques, politiques, l’Union européenne a décidé de lâcher l’Ukraine. On a d’abord refusé la protection aérienne comme les États-Unis, ce qui était prévisible. Mais on a évidemment exclu une éventuelle adhésion à l’OTAN mais aussi à l’union européenne. On a seulement promis des sanctions massives si la guerre se fait plus dure mais il s’agit surtout de dialectique politique pour cacher la mollesse de l’Europe. Et c’est cette mollesse que Poutine poursuit sa politique de terreur et de démolition de l’Ukraine. Car l’Ukraine va subir l’horreur avec la destruction matérielle de villes,  sans doute des centaines de milliers de blessés et de morts. Et en plus des pseudos référendums qui vont destituer les élus ukrainien. En clair l’union européenne a affiché son impuissance tout autant que sa lâcheté. Et le propos de Macron ne peut faire illusion :

« Soyons clair, il y a une guerre sur le terrain. Et nous ne sommes pas en guerre. Mais la réalité politique, le choix souverain, qui est le nôtre, est aussi celui-là. Et donc vous avez parfaitement le droit de dire que nous n’avons pas une réponse sur un théâtre de guerre, qui a été déclenchée par la Russie parce que nous ne sommes pas en guerre contre la Russie », a expliqué Emmanuel Macron à l’issue du Sommet de deux jours des Vingt-Sept à Versailles en réponse à une journaliste qui lui demandait si les Vingt-Sept étaient impuissants face à Vladimir Poutine.

 

Les Etats-Unis ont affirmé jeudi que l’Ukraine n’avait pas vraiment besoin d’avions de combat MiG-29 polonais pour contrer les attaques russes, mais ont envisagé de lui fournir davantage de systèmes de défense sol-air. « Les avions, ce n’est pas ce dont nos partenaires ukrainiens ont principalement besoin en ce moment », a déclaré le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price devant la presse. Clairement, les Etats-Unis et les Vingt-Sept ne veulent pas donner à Vladimir Poutine des arguments de co-belligérance, ce qui entrainerait une nouvelle guerre mondiale (OTAN contre Russie). Cela vaut aussi pour la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine réclamé par Volodymyr Zelensky. Cette option a été catégoriquement exclue par les Etats-Unis comme l’Otan.

Le lâche abandon de l’Ukraine par l’Union européenne

Le lâche abandon de l’Ukraine par l’Union européenne

 

 

 

Inutile de tourner autour du pot en dépit des promesses et des vagues évolutions des relations économiques, politiques, l’Union européenne a décidé de lâcher l’Ukraine. On a d’abord refusé la protection aérienne comme les États-Unis, ce qui était prévisible. Mais on a évidemment exclu une éventuelle adhésion à l’OTAN mais aussi à l’union européenne. On a seulement promis des sanctions massives si la guerre se fait plus dure mais il s’agit surtout de dialectique politique pour cacher la mollesse de l’Europe. Et c’est cette mollesse que Poutine poursuit sa politique de terreur et de démolition de l’Ukraine. Car l’Ukraine va subir l’horreur avec la destruction matérielle de villes,  sans doute des centaines de milliers de blessés et de morts. Et en plus des pseudos référendums qui vont destituer les élus ukrainien. En clair l’union européenne a affiché son impuissance tout autant que sa lâcheté. Et le propos de Macron ne peut faire illusion :

« Soyons clair, il y a une guerre sur le terrain. Et nous ne sommes pas en guerre. Mais la réalité politique, le choix souverain, qui est le nôtre, est aussi celui-là. Et donc vous avez parfaitement le droit de dire que nous n’avons pas une réponse sur un théâtre de guerre, qui a été déclenchée par la Russie parce que nous ne sommes pas en guerre contre la Russie », a expliqué Emmanuel Macron à l’issue du Sommet de deux jours des Vingt-Sept à Versailles en réponse à une journaliste qui lui demandait si les Vingt-Sept étaient impuissants face à Vladimir Poutine.

 

Les Etats-Unis ont affirmé jeudi que l’Ukraine n’avait pas vraiment besoin d’avions de combat MiG-29 polonais pour contrer les attaques russes, mais ont envisagé de lui fournir davantage de systèmes de défense sol-air. « Les avions, ce n’est pas ce dont nos partenaires ukrainiens ont principalement besoin en ce moment », a déclaré le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price devant la presse. Clairement, les Etats-Unis et les Vingt-Sept ne veulent pas donner à Vladimir Poutine des arguments de co-belligérance, ce qui entrainerait une nouvelle guerre mondiale (OTAN contre Russie). Cela vaut aussi pour la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine réclamé par Volodymyr Zelensky. Cette option a été catégoriquement exclue par les Etats-Unis comme l’Otan.

Présidentielle 2022 : l’inutile Michèle Alliot-Marie lâche Valérie Pécresse

Présidentielle 2022 : l’inutile Michèle Alliot-Marie lâche Valérie Pécresse

s’il y en a une qui n’a jamais fait preuve de la moindre personnalité et du moindre charisme ,c’est bien Michele Aliot Marie. Même lorsqu’elle a été ministre, elle a été d’une transparence totale. Ce qui ne l’empêche pas d’espérer un avenir politique en refusant de soutenir Valérie Pécresse, la candidate de son parti, avec des arguments d’une hypocrisie à pleurer quand elle refuse de dire pour qui elle votera. Comme d’autres du parti socialiste où des républicains, elle rejoint les vieux crocodiles à 76 ans en espérant sans doute aussi un jour un Marocain.

 

On objectera qu’elle n’est pas la seule évidemment mais ce spectacle de ralliement à un mois des élections paraît particulièrement pitoyable et révèle l’inconsistance des convictions politiques dés intéressée

 

«La question n’est pas là, je m’adresse à tout le monde. Je m’adresse à tout le monde, je voterai parce que je suis une citoyenne française. Comme chacun, j’ai le droit au silence sur ce que je voterai.» Une réplique qui a de quoi surprendre alors que la chiraquienne était présente lors du fameux «conseil stratégique de défense» organisé la semaine dernière par Valérie Pécresse, en réponse à la crise ukrainienne.

Taubira lâché par ses soutiens ?

Taubira lâché par ses soutiens ?

 

 

La candidature de Christiane Taubira semble avoir du plomb dans l’aile. D’abord parce que politiquement elle peine à exister ensuite parce qu’elle ne parvient pas à recueillir les parrainages nécessaires. Sans parler des moyens financiers qui font défaut.  Libération révélait en effet ce vendredi qu’une partie du mouvement «ne supporte plus de soutenir une candidate qui ne parvient ni à unir la gauche, ni à monter dans les sondages».

La candidate de la Primaire populaire précise n’avoir «absolument eu aucun message sous aucune forme de ce contenu et de cette nature», et rappelle que «le sujet c’est le processus démocratique de la Primaire populaire», dont le principe est le suivant : «tout faire pour le rassemblement de la gauche et porter le socle commun».

Christiane Taubira est cependant en difficulté. Elle stagne autour de 3% d’intentions de vote dans les sondages, et n’a pour l’instant réuni que 86 parrainages d’élus, à moins de deux semaines de l’échéance. Le Parti radical de gauche, qui avait porté sa candidature en 2002, lui a également retiré son soutien.

Dépenses budgétaires : Macron lâche tout alors que les caisses sont vides

Dépenses budgétaires : Macron lâche tout alors que les caisses sont vides

 

La campagne électorale du chéquier par Macron est de plus en plus critiquée par l’opposition. Ainsi la vice-présidente des Républicains, députée du Doubs et vice-présidente de l’Assemblée nationale, estime que le chef de l’État poursuit la politique du «quoi qu’il en coûte» à des fins électorales.

 » - Nous allons observer sérieusement les lignes et voir comment celles-ci sont financées. Ce sera un travail d’opposition et de propositions, mais nous dénoncerons avec force tout ce qui apparaîtra comme une instrumentalisation des finances à des fins électorales.

 

Dépenser n’est pas réformer. Par exemple, augmenter les dépenses de santé n’est pas réformer le système de santé. Emmanuel Macron et sa majorité placent cette rentrée parlementaire sous le signe d’une monumentale hypocrisie! Il promet des lois, des plans, des mesures… dont une large part ne verra jamais le jour. Et il le sait, car soit le temps parlementaire »

Afghanistan : le lâche abandon des occidentaux

Le spécialiste de l’Afghanistan Jean-Charles Jauffret, lundi 9 août sur franceinfo prédit « une date symbolique catastrophique pour la prise de Kaboul«  : le 11 septembre 2021. ‘xetrait)

franceinfo : Comment les talibans ont-ils pu reprendre aussi vite autant de territoires?

Jean-Charles Jauffret : C’est assez facile à comprendre. Dès lors que le pilier central, l’Amérique, puis l’OTAN, plient bagages, il y a une débandade générale d’une armée afghane qui ne se sent plus du tout soutenue. Je crois qu’il y a chute du moral qui est extrêmement importante. Les talibans pratiquent la tactique du boa constrictor en étouffant petit à petit la proie. Ils sécurisent d’abord leurs frontières, puis resserrent l’étau autour des grandes villes. Ensuite, ce sera Kaboul. On va se retrouver peut être avec une date symbolique catastrophique pour la prise de Kaboul, le 11 septembre 2021. D’autant qu’ils abritent en leur sein depuis deux ans une renaissance d’Al-Qaïda.

« La guérilla afghane des talibans est la plus riche du monde. »

Pourquoi les talibans cherchent-ils à prendre le contrôle des zones de production d’opium dans le sud du pays ?

Quand vous avez un pays qui est le premier narco-État du monde, avec 900 tonnes d’héroïne pure par an, 7 000 à 8000 tonnes d’opium produit par an, soit 90% de la production mondiale. Vous pouvez vous acheter les derniers modèles d’armes, vous pouvez acheter n’importe quelle complicité. Ce ne sont plus les talibans de 2001 aux revenus qu’on pouvait estimer assez modestes. Ils contrôlent les champs de pavot de la principale région productrice depuis des années.

« Nous vivons un drame en direct après 20 ans de présence inutile de l’OTAN et des Etats-Unis. »

La solution, ce serait que les Etats-Unis stoppent leur retrait ?

Non, le processus est enclenché. C’est une prise de conscience à l’échelle mondiale qu’il faudrait, mais on en est vraiment très loin. Une seule capitale se réjouit de ce qui se passe, c’est Islamabad et donc le Pakistan. En dehors de ce pays, tous les pays frontaliers et l’ensemble de la communauté internationale sont inquiets. Sauf qu’on l’a vu il y a quatre jours encore à New York, l’ONU a décidé de ne rien décider. Nous assistons au naufrage d’un pays en nous croisant les bras. On assiste aussi à cette déferlante de milliers de réfugiés qui prennent la route de la Turquie.

Politique- Évasion fiscale : la cour suprême lâche Trump

PolitiqueÉvasion fiscale : la cour suprême lâche Trump

 

Trump avaient toujours réussi jusque-là à éviter toute transparence sur sa situation fiscale. En fait, il n’aurait pas payé d’impôts pendant plusieurs exercices grâce à des procédures d’évitement très discutables ( en 2016 et 2017 il aurait payé 750 $ et rien du tout pendant de nombreuses années !) . Un juge américain a demandé que soit publié cette situation fiscale. Trump a attaqué cette décision mais les juges de la cour suprême ont rejeté la demande de Trump de suspendre cette décision.

Trump a publié une déclaration décrivant l’enquête qui le concerne comme «la plus grande chasse aux sorcières politique de l’histoire de notre pays», accusant les démocrates de New York de dépenser leur énergie pour abattre un opposant politique au lieu de s’attaquer aux crimes violents.

« C’est du fascisme, pas de la justice – et c’est exactement ce qu’ils essaient de faire à mon égard, sauf que les habitants de notre pays ne le supporteront pas », a ajouté Trump.

Contrairement à tous les autres présidents américains récents, Trump a refusé de rendre ses déclarations de revenus publiques. Les données pourraient fournir des détails sur sa richesse et les activités de sa société immobilière familiale, la Trump Organization.

Le New York Times a rapporté l’année dernière que Trump avait payé 750 $ d’impôt fédéral sur le revenu en 2016 et 2017, et aucun impôt sur le revenu dans 10 des 15 années précédentes, reflétant des pertes commerciales chroniques qu’il avait utilisées pour éviter de payer des impôts. Trump a contesté le rapport du Times.

Évasion fiscale : la cour suprême lâche Trump

Évasion fiscale : la cour suprême lâche Trump

 

Trump avaient toujours réussi jusque-là à éviter toute transparence sur sa situation fiscale. En fait, il n’aurait pas payé d’impôts pendant plusieurs exercices grâce à des procédures d’évitement très discutables ( en 2016 et 2017 il aurait payé 750 $ et rien du tout pendant de nombreuses années !) . Un juge américain a demandé que soit publié cette situation fiscale. Trump a attaqué cette décision mais les juges de la cour suprême ont rejeté la demande de Trump de suspendre cette décision.

Trump a publié une déclaration décrivant l’enquête qui le concerne comme «la plus grande chasse aux sorcières politique de l’histoire de notre pays», accusant les démocrates de New York de dépenser leur énergie pour abattre un opposant politique au lieu de s’attaquer aux crimes violents.

« C’est du fascisme, pas de la justice – et c’est exactement ce qu’ils essaient de faire à mon égard, sauf que les habitants de notre pays ne le supporteront pas », a ajouté Trump.

Contrairement à tous les autres présidents américains récents, Trump a refusé de rendre ses déclarations de revenus publiques. Les données pourraient fournir des détails sur sa richesse et les activités de sa société immobilière familiale, la Trump Organization.

Le New York Times a rapporté l’année dernière que Trump avait payé 750 $ d’impôt fédéral sur le revenu en 2016 et 2017, et aucun impôt sur le revenu dans 10 des 15 années précédentes, reflétant des pertes commerciales chroniques qu’il avait utilisées pour éviter de payer des impôts. Trump a contesté le rapport du Times.

Deutsche Bank lâche Trump

Deutsche Bank lâche Trump

En raison notamment des événements du Capitole et de la mise en cause de la démocratie américaine parTtrump, , la banque allemande a décidé d’une certaine manière de couper les ponts avec le milliardaire américain. Des raisons politiques mais aussi sans doute des raisons financières car après le départ de trump comme président, les affaires du milliardaire pourraient connaître des suites judiciaires très préjudiciables.( Business américain mais aussi business international).

 

Deutsche Bank, qui est le plus grand créancier de la Trump Organization, le conglomérat du président, actuellement dirigé par ses deux fils, ne devrait toutefois pas complètement couper les ponts avec le locataire de la Maison Blanche, puisqu’il lui doit encore environ 340 millions de dollars (279,67 millions d’euros) de prêts en cours accordés. Ces prêts concerneraient un terrain de golf à Miami et des hôtels à Washington et Chicago.

Deutsche Bank a une histoire compliquée avec le président en exercice. L’établissement allemand est l’une des seules grandes banques occidentales à avoir continué à prêter de l’argent à l’empire de Donald Trump après la mise en faillite de plusieurs de ses casinos dans les années 1990. Ce rôle lui vaut d’être au centre de nombreuses enquêtes aux États-Unis. La banque a notamment été sollicitée à plusieurs reprises pour fournir des documents, dans le cadre de l’enquête sur les soupçons de collusion entre la campagne du milliardaire américain et la Russie par exemple, ou sur des prêts liés à l’entreprise immobilière de la famille de Jared Kushner.

 

La banque américaine Signature Bank, où siégeait autrefois la fille de Donald Trump, Ivanka, prend elle aussi ses distances. D’après les confidences d’un porte-parole de l’établissement au New York Times, deux des comptes personnels de Donald Trump devraient bientôt être fermés. Ces comptes représentent un montant d’environ 5,3 millions de dollars, selon une porte-parole.

 

Signature Bank s’est aussi engagée «à ne plus collaborer à l’avenir avec aucun des membres du Congrès ayant voté contre» la certification de l’élection de Joe Biden à la présidence des États-Unis le 6 janvier, a ajouté la porte-parole.

«On ne peut pas blesser sciemment et gravement des fidèles d’autres confessions » Jean-Marc Sauvé encore un catho qui lâche !

«On ne peut pas blesser sciemment et gravement des fidèles d’autres confessions » Jean-Marc Sauvé  encore un catho qui lâche !

 

 

Encore un intellectuel Catho qui lâche  sur le concept de laïcité et sur la liberté de caricature en France. En effet, l’’ancien vice-président du Conseil d’Etat, qui a été secrétaire général du gouvernement sous Jacques Chirac, président  aujourd’hui la commission d’enquête sur les abus sexuels dans l’Eglise catholique critique la liberté de caricature. .( Interview dans l’Opinion)

La laïcité française est-elle un mystère à l’étranger ?

Elle est mal comprise, c’est un fait. Et pourtant elle est simple : elle implique la neutralité absolue de l’Etat et de toutes les personnes publiques à l’égard des cultes. Rien à voir, par exemple, avec les constitutions irlandaise, polonaise ou hongroise qui se réfèrent à Dieu et au catholicisme, avec la constitution grecque qui reconnaît la primauté de l’Eglise orthodoxe, ni avec le Royaume-Uni où la reine est chef de l’Eglise anglicane, ni même avec l’Allemagne où, par le Kirchensteuer, l’Etat lève l’impôt pour les Eglises. Sans oublier les Etats-Unis où un président, quel qu’il soit, ne peut omettre de parler de Dieu dans ses discours. Jean Lacouture écrivait en 1968 à propos de De Gaulle : « Il est peu question de Dieu dans le discours gaullien. Moins souvent en tout cas que chez Lyndon Johnson, à peine plus souvent que chez Nikita Khrouchtchev ». Et son chapitre « De Dieu » à propos du Général tient en deux pages !

Comment expliquer cette tradition laïque à un public étranger ?

Par la pédagogie. En 2007, nous avons reçu la Cour suprême des Etats-Unis au Conseil d’Etat. Nos collègues américains s’intéressaient à la question de la liberté religieuse en France, car le concept de laïcité (intraduisible en anglais, sauf par secularism) et notre réputation de fermeté dans la lutte contre les sectes nous créaient en Amérique une réputation d’intolérance religieuse, alimentée notamment par l’Eglise de la Scientologie et certains groupes évangéliques. Nous avons expliqué comment la liberté de conscience et de culte était garantie dans notre pays.

Avec nos voisins européens, nos traditions ne sont en réalité pas si éloignées ; leurs systèmes juridiques consacrent aussi la liberté d’opinion et d’expression religieuse. Et le principe de non-discrimination les oblige à respecter l’égalité entre les cultes, même si un seul d’entre eux est inscrit dans leur Constitution. Nous ne sommes pas identiques, mais compatibles. L’universalisme républicain nous distingue, mais il n’est pas en opposition avec le reste du monde.

Avons-nous, depuis 1905, rigidifié la notion de laïcité ?

Le principe de laïcité – c’est-à-dire de liberté de conscience, de religion et de culte – est interprété à tort comme prohibant toute expression publique de sa foi. C’est un contresens que l’on commet en France comme à l’étranger. La laïcité ne conduit pas à interdire l’exercice public des cultes. Dès 1909, par l’arrêt Abbé Olivier, le Conseil d’Etat a annulé un arrêté du maire de Sens qui interdisait les processions sur la voie publique lors des obsèques. Un souvenir personnel, au passage : élève de l’école publique, j’étais aussi enfant de chœur. Quand il avait besoin de mes services pour des enterrements, le curé demandait une autorisation de sortie à l’instituteur qui la lui donnait bien volontiers. Un arrangement typique de la laïcité à la française. Il ne peut être porté atteinte à la liberté de culte que dans les strictes limites de l’ordre public. Il y a eu des controverses sur les processions, les sonneries de cloches des églises et, récemment, les crèches de Noël, mais la jurisprudence reste sur cette ligne.

«Il ne s’agit pas d’en rabattre sur notre liberté d’expression, mais est-il besoin d’afficher les caricatures de Mahomet sur les façades des mairies ?»

N’est-ce pas la confrontation avec l’islam qui renforce les partisans d’une « laïcité de combat » ?

Que l’islam provoque des crispations, et parfois des dérives, est une réalité. Mais qui ne peut conduire à confondre laïcité avec lutte antireligieuse. On ne peut ainsi mettre en cause la présence de rayons halal ou casher dans les supermarchés. Pas plus que la laïcité n’a jamais imposé de manger gras dans les cantines scolaires le vendredi ! Certains ont tendance à rejouer aujourd’hui le combat du début du XXe siècle en pensant que Combes l’avait emporté sur Briand : c’est le contraire qui s’est passé. Briand a très justement insisté sur le fait que le principe de la loi de séparation était la liberté et que les restrictions étaient l’exception. La laïcité, ce n’est pas que le droit de pratiquer sa religion dans la sphère privée. Ce n’est pas non plus l’interdiction par principe des signes religieux extérieurs, comme le voile ou du burkini.

Mais la burqa a été interdite dans l’espace public…

Le législateur a trouvé une position d’équilibre, avec un argument de sécurité publique et l’idée que notre vie sociale implique que l’on soit à visage découvert dans l’espace public. Cette position a été validée par la CEDH.

Comment réagissez-vous aux propos de Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse, qui a assuré, après l’assassinat de Samuel Paty : « On ne se moque pas impunément des religions » ?

Je ne partage en aucun cas le terme « impunément ». La liberté d’expression comprend le droit de faire des caricatures. Y a-t-il pour autant un « droit au blasphème » ? Non. Le blasphème n’est pas un délit et il y a un droit à la liberté d’expression qui peut conduire à des paroles ou dessins qui, pour d’autres, sont des blasphèmes. Après Charlie Hebdo et l’assassinat de Samuel Paty, il est extrêmement difficile de tenir un discours « audible », mais je suis convaincu qu’on ne peut pas blesser sciemment et gravement des fidèles d’autres confessions. Il ne s’agit pas d’en rabattre sur notre liberté d’expression, mais est-il besoin d’afficher les caricatures de Mahomet sur les façades des mairies ? Indépendamment de la religion, nous ne cessons pas dans la vie sociale de nous abstenir de comportements licites, mais qui pourraient choquer inutilement des personnes ou des groupes sociaux. Il faut juste faire la même chose en matière religieuse, ni plus, ni moins.

Pour les tenants d’une stricte laïcité, tenir compte des sensibilités des croyants, c’est déjà renoncer à la liberté d’expression…

Dans le contexte actuel, je suis sensible aux arguments du courant laïc mais on ne peut pas vivre ensemble dans un climat de provocations perpétuelles. Ne tombons pas dans ce panneau ! Il nous faut absolument éviter de donner au monde une image d’intolérance religieuse. A vouloir surinterpréter la laïcité, on ne cesse de se fourvoyer. Et, croyez-moi, il ne s’agit nullement de déroger de manière un peu honteuse au principe de laïcité, ni d’ouvrir la voie à des « accommodements raisonnables », ni de soustraire certains de nos compatriotes à l’application de la loi commune. Là-dessus, il faut être très ferme.

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